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Contrats et relations du Slip français

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THEME 1 L’INTÉGRATION DE L’ENTREPRISE DANS SON

ENVIRONNEMENT

Droit – Comment les contrats sécurisent-ils les relations entre


l’entreprise et ses partenaires ?

CHAPITRE 3
LA FORMATION DU CONTRAT

Contexte
« Le Slip français », le slip qui bouge tous azimuts !
Lancée en 2011 par Guillaume Gibault, cette PME française est parvenue à imposer ses sous-
vêtements « made in France », aux noms humoristiques (Intrépide, Redoutable, Vaillant, etc.)
avec une croissance insolente et des perspectives florissantes.
Malgré des prix assez élevés, environ trente euros, Le Slip français a trouvé ses clients en surfant
sur le « made in France » via les réseaux sociaux et en nouant des collaborations éphémères avec
de grands noms de la mode (Agnès b., Princesse tam. tam, etc.) en commercialisant aussi une
ligne femme, des tee-shirts, des shorts de bain, des pulls en laine, des marinières, etc.
L’entreprise poursuit aussi des relations contractuelles avec ses fabricants historiques, plusieurs
petits fournisseurs et sous-traitants, qui sont rassurés par ces accords leur permettant de
poursuivre leur activité dans ce secteur menacé qui souffre tant de la concurrence asiatique.
Le Slip français a aussi conclu un contrat avec évian, dans une publicité pour vanter les mérites
du savoir-faire français.
En outre, afin d’accélérer son développement et atteindre une stature industrielle, Le Slip
français est en cours de négociation avec de futurs partenaires industriels afin d’anticiper l’achat
de robots pour parvenir à fabriquer de grandes séries.
Le Slip français et ses partenaires commerciaux ont manifestement de beaux jours devant eux !

Questions
1. Relevez tous les cas où l’entreprise Le Slip français a noué des relations
contractuelles ou est prête à le faire.
2. Les accords conclus entre Le Slip français et les industriels sont-ils tous
définitifs ? Plus globalement, dites en quoi tous ces contrats permettent de
sécuriser les relations de l’entreprise avec ses partenaires professionnels.

I. Les relations interentreprises, résultat d’un processus de


négociation
Soucieuse de créer un contact plus direct avec ses clients, l’entreprise « Le Slip français », qui
commercialise surtout ses produits en ligne, entend maintenant avoir pignon sur rue. Ce
traditionnel e-commerçant ouvre désormais des magasins dans des grandes villes françaises. Des
pourparlers sont en cours avec plusieurs propriétaires de locaux commerciaux pour louer un fonds
de commerce à Toulouse.

Document 1
Le contrat et sa formation

Questions

1. Après avoir pris connaissance du contrat que le représentant du Slip français


s’apprête à passer avec l’entreprise [Link], spécialisée dans le marquage
publicitaire sur les objets, pour personnaliser une nouvelle collection de slips,
expliquez en quoi consiste un contrat.
2. Si ce contrat est signé, comment va se manifester la rencontre de l’offre et de
l’acceptation qui formera le contrat ?

3. Relevez les obligations de chacune des parties en précisant si l’on peut dire qu’il
y a « équilibre » d’un contrat en formation « loyal » entre les deux entreprises.

4. Dites comment le droit, par l’intermédiaire des contrats, permet aux entreprises
de construire et de sécuriser leurs relations.

A. LES POURPARLERS

Document 2
Les pourparlers et la bonne foi
Calendrier des rencontres lors des derniers mois entre Clément Drot, représentant du
Slip français, et Marina Vil, représentant la société immobilière SIG, propriétaire d’un
local commercial.

Rendez-vous pour analyse


des dimensions de l’espace
JANVIER
de vente et de la surface
de stockage.

Trois rendez-vous sur la


faisabilité du projet, les
FÉVRIER
aménagements possibles,
le loyer.

Échange d’une quinzaine


de mails avec des
MARS
documents formalisant
petit à petit l’accord.

Travail sur les points de


AVRIL désaccord et accord
informel trouvé.
Rendez-vous en vue de la
MAI signature du bail annulé
par le vendeur.

Le représentant du Slip
français apprend que le
vendeur rompt
brutalement les relations.
Il négociait depuis plus
d’un mois avec un autre
commerçant. Son dernier
JUIN
mail indique : « J’ai
décidé de conclure avec
une autre entreprise car il
me semble évident que
j’ai le choix de passer mes
contrats avec qui je
veux. »

Article 1112 du Code civil


(issu de l’ordonnance
du 10 février 2016)
__________________
« L’initiative, le déroulement et la rupture des négociations précontractuelles sont libres.
Ils doivent impérativement satisfaire aux exigences de la bonne foi. […] »

Questions

5. Quel est l’intérêt de ces étapes de négociation appelées « pourparlers » ?

6. Que pensez-vous de la rupture de ces pourparlers ?

7. L’exigence de bonne foi dans la formation du contrat a-t-elle été respectée ? En


quoi est-elle capitale dans les relations interentreprises ?
8. Peut-on parler de loyauté dans l’attitude du propriétaire du local ?

9. A-t-il le droit d’évoquer sa liberté contractuelle, en prétendant avoir le choix de


conclure un contrat ou non ?

B. LES AVANT-CONTRATS

Document 3
Un contrat... avant le contrat
Échaudé par sa mésaventure, le responsable du Slip français décide de prendre des
précautions durant le processus de négociation avec un nouveau bailleur.
Extrait du courrier de Clément Drot, pour l’entreprise Le Slip français :

Avant de conclure définitivement notre accord, je vous propose que nous signions une
promesse de bail commercial. Je vous fais parvenir au plus vite un avant-contrat qui
sécurisera notre situation respective dans l’attente de la signature définitive. Plutôt
que vous vous engagiez seul dans une promesse unilatérale de bail, j’aimerais mieux
que nous signions un compromis, c’est-à-dire une promesse synallagmatique de bail,
dans lequel nous nous engageons tous les deux. Je vous soumets déjà une clause qui
apparaîtra dans notre avant-contrat si vous en êtes d’accord :
Le propriétaire Immotransac, appelé « le bailleur », s’engage à louer ses locaux
commerciaux au bénéficiaire (Le Slip français). Le futur locataire s’engage à prendre
ce bien en location dans un délai de trois mois.

Questions

10. Quel est l’intérêt de cet avant-contrat ?

11. Pourquoi peut-on dire qu’il est une étape vers la conclusion du contrat ?
C. L’INFORMATION PRECONTRACTUELLE

Document 4
Obligation d’information précontractuelle et bonne foi
Monsieur,
Merci de vouloir rejoindre notre réseau de distribution DadaDrinks. En notre qualité de
concédant, voici un certain nombre d’informations avant de finaliser notre accord. Pour
confirmer la jurisprudence, qui impose une obligation précontractuelle d’information,
l’ordonnance du 10 février 2016 impose, dans le nouvel article 1112-1 alinéa 1er du Code
civil, le devoir de bonne foi à la charge de la partie « qui connaît une information dont
l’importance est déterminante pour le consentement de l’autre dès lors que, légitimement,
cette dernière ignore cette information ou fait confiance à son cocontractant ».
Vous trouverez notre document d’information précontractuelle en pièce jointe avec, entre
autres, la durée du contrat, les conditions de son renouvellement, la présentation de notre
réseau de distribution, la présence, dans la zone d’activité de l’implantation envisagée, des
établissements dans lequel sont proposés les services concernés avec l’accord exprès du
concédant. J’attire déjà votre attention sur la clause que je vous joins ici pour votre
complète information. Cordialement,
M. Martin
Le présent document, établi par DadaDrinks (ci-après, « le Concédant »), est destiné à informer la
personne qui envisage de devenir son licencié, préalablement à tout engagement de sa part, afin de
lui permettre de s’engager en connaissance de cause. Aucun contrat ne sera conclu avant l’expiration
d’un délai de vingt jours à compter de la communication du présent document.

Question

12. En quoi consiste l’information précontractuelle fournie par le concédant de ce


réseau de distribution ? Quel est son intérêt ?
D. LA REPRESENTATION

Document 5
Un contrat de représentation
Entre la société XXL, produisant le groupe musical « The Gluteens » ci-après dénommé
l’Artiste MANDANT d’une part
Et la société STARLET, agence artistique représentée par son gérant en exercice dénommée
l’AGENT d’autre part
Étant préalablement rappelé que le mandat « d’artiste interprète à agent » est un mandat
de représentation.

Il a été convenu et arrêté ce qui suit :


Article I : À dater de la signature des présentes, l’Artiste MANDANT donne mandat à l’AGENT
pour la gestion et la défense de l’ensemble de ses activités artistiques et de ses intérêts
professionnels et ce pour une période de deux années consécutives renouvelables.
Article II : Obligations de l’AGENT – L’AGENT exercera, à l’égard de l’artiste, son activité
d’agent pour développer l’activité de l’artiste et effectuer la recherche d’engagements
pouvant lui convenir. L’AGENT examinera et communiquera à l’artiste MANDANT toutes
propositions qui seraient faites, le conseillera, l’assistera et le représentera dans tous les
pourparlers. L’AGENT mettra au point les contrats d’engagement, veillant à leur conformité
à la loi.
Article III : Obligations de l’artiste MANDANT – L’artiste MANDANT s’interdit formellement
d’avoir recours à tout autre mandataire ou intermédiaire quelconque pour tous les domaines
touchant à l’exercice de ses activités artistiques. Les contrats d’engagement seront signés
par l’artiste MANDANT et le représentant de l’organisation qui l’engagera, l’Agence
n’agissant qu’en sa seule qualité de mandataire en tant que représentant exclusif de l’artiste
MANDANT. […]

Signature du MANDANT Signature de l’AGENT

Questions

13. Au nom de qui le représentant agit-il ? Est-il une des parties au contrat signé ?
En quoi consiste le mécanisme de la représentation ?

14. Qui est engagé par les actes accomplis par le représentant ?
15. En quoi peut-on dire que le représentant n’est qu’un intermédiaire ?

16. Quels sont les intérêts de ce contrat pour chacune des parties ? Justifiez votre
réponse en citant les clauses du contrat qui les illustrent.

17. Qui d’autre peut être le représentant légal d’une société ?

18. Quel est l’intérêt d’un tel mécanisme dans tous ces cas ?
II. Les conditions de validité du contrat

A. LE CONSENTEMENT ET L’ABSENCE DE VICES DU CONSENTEMENT

Document 6
La notion de vice du consentement
Après deux années d’exploitation, les relations contractuelles entre Clé et Hydrolav tournent
mal. En effet, le chiffre d’affaires réalisé par la société Clé s’est révélé deux fois moins
important que le prévisionnel annoncé par Hydrolav, et le franchisé n’a jamais pu atteindre
le montant annoncé pour la première année.
Les tribunaux ont condamné Hydrolav, qui a fourni à la société Clé des chiffres prévisionnels
irréalistes et chimériques, et a failli à son obligation d’information. La société Clé, trompée
sur cet élément déterminant dans le calcul des risques qu’elle prenait en ouvrant un centre
et qui a été décisif dans sa décision de passer contrat, a donc été jugée victime d’un vice
du consentement.

Questions

1. À quel moment ces deux sociétés ont-elles manifesté leur volonté de s’engager en
concrétisant leur offre et acceptation respectives ?

2. Qu’est-ce qui est reproché au franchiseur Hydrolav ?

3. Qu’est-ce que le consentement ?

4. Pourquoi peut-on ici parler d’un vice du consentement ?


Document 7
L’erreur

Un récent arrêt a jugé, à l’occasion d’un litige entre un jeune e-commerçant de livraison de
fleurs à domicile qui a acheté un logiciel informatique :
« En ne prenant pas en considération la nécessaire spécificité des besoins du client (le
fleuriste) et en ne lui donnant pas les informations dont elle avait besoin pour exercer
valablement son choix, la société professionnelle en informatique a manqué à son obligation
de renseignements et de conseil. Le consentement du e-commerçant a été entaché d’erreur
portant sur les qualités essentielles de la prestation de service achetée, le système
informatique “standard” qui lui a été vendu étant dépourvu d’utilité pour elle. » La Cour
annule le contrat : le e-commerçant n’aurait pas passé contrat s’il avait su qu’il commettait
cette erreur.

Questions

5. Quels sont les faits ?

6. Quelle obligation n’a pas été respectée par l’entreprise informatique ?

7. Quel est le vice du consentement invoqué par la jeune entreprise ?

8. Quelles en sont les conséquences sur le contrat informatique ?


Document 8
Le dol
Un masseur-kinésithérapeute avait acquis un appareil d’épilation à lumière pulsée auprès
d’une société. Or celle-ci ne l’avait pas informé du fait que la réglementation réservait
l’usage de ce matériel aux médecins. Le masseur a donc saisi la justice pour faire annuler
le contrat. Les juges lui ont donné satisfaction. Pour eux, le fait pour ce professionnel de
l’informatique de ne pas lui avoir dit qu’il n’était pas autorisé à utiliser la lumière pulsée
constitue bien l’existence d’un dol de la part du vendeur.
Christophe Pitaud, Business les Echos, 21 juin 2016

Questions

9. En quoi consiste un dol ? Quelle est la différence avec l’erreur, autre vice du
consentement ?

10. Quelle conséquence le dol a-t-il eu sur le contrat ?

Document 9
La violence
La société Bouygues Immobilier a rédigé un contrat de transaction avec la société Karous
afin que cette dernière renonce à exercer des recours contre trois permis de construire
délivrés à Bouygues, en contrepartie d’un versement de 500 000 euros à cette société voisine
du terrain à construire. L’indemnité n’ayant pas été réglée, et face aux menaces d’action
de la société Karous contre elle, Bouygues a saisi la justice en invoquant la nullité du contrat
pour violence. La Cour de cassation a conclu à la nullité de la transaction, jugeant que celle-
ci avait été consentie sous la contrainte des recours en annulation des permis de construire.
Elle juge que cette menace illégitime a fait naître, pour Bouygues, la crainte de voir mettre
en échec une vaste et coûteuse opération immobilière, ce qui caractérise la contrainte
économique exploitée par la société Karous pour conduire son cocontractant à lui consentir
une indemnité transactionnelle d’un montant particulièrement élevé. Elle déclare nulle
cette transaction excessive. La Cour de cassation a donc admis que l’envergure financière
du promoteur n’empêche pas que celle-ci subisse une contrainte économique de la part de
son cocontractant réclamant une indemnité illégitime.
D’après Fanny Étienne, [Link], 7 mai 2016

Questions
11. Pourquoi peut-on parler de violence dans cette affaire ?

12. En quoi a-t-elle vicié le consentement de la société Bouygues ?

13. Sachant que la preuve du vice de consentement (erreur, dol, violence) est à la
charge de la partie qui l’invoque, dites dans chacun des cas précédents qui doit la
rapporter.

Document 10

Des formes variées de violence


Un garagiste, victime de l’incendie de ses locaux, accepte dans un premier temps la
proposition de l’expert de sa compagnie d’assurance. Un peu plus tard, il agit en nullité de
cet accord, jugé bien trop défavorable pour lui. Il obtient gain de cause, la cour d’appel
prononçant la nullité, dans la mesure où la contrainte économique à laquelle le garagiste
était soumis au moment de l’incendie, lors de la conclusion de l’acte litigieux, était bien
constitutive du vice de violence.
Questions

14. Quelles sont les formes respectives de violence dans ces deux affaires ?

15. Quelle en est la conséquence ?

B. LA CAPACITE DES PARTIES

Document 11
Votre enfant mineur signe un contrat : peut-il être annulé ?
Le mineur est incapable juridiquement jusqu’à sa majorité, ou 16 ans s’il est émancipé.
Il ne peut donc pas s’engager sans l’accord de ses parents, par exemple lors d’une
inscription dans une école, de l’ouverture d’un compte dans une banque, etc.
Avant 18 ans, sauf émancipation, un jeune ne peut pas s’engager par un contrat sans
l’autorisation de ses responsables légaux, généralement ses parents. Mais il peut accomplir
« les actes courants autorisés par la loi ou l’usage, pourvu qu’ils soient conclus à des
conditions normales » et ne le lèsent pas […], notamment les petits achats de la vie
quotidienne.

La nullité des contrats signés


Si un mineur non émancipé passe un contrat sans la signature de ses parents, il peut être
annulé car l’enfant n’a pas de « capacité juridique » (aptitude d’une personne à avoir des
droits et des obligations et à les exercer elle-même). L’autre partie ne peut pas demander
aux parents d’exécuter le contrat. Les juges sont stricts dans l’application de ce principe :
ils ont jugé nul le contrat d’inscription signé par une jeune fille âgée de 17 ans et 10 mois à
une formation de deux ans, au prix de 12 770 euros, alors même qu’elle avait suivi cette
formation pendant un an et cinq mois (cour d’appel de Paris, 18 octobre 2012, n°09/28133).
[…]
Robin Massonnaud, [Link], 31 juillet 2017

Questions

16. En quoi consiste la capacité juridique ? Pourquoi les mineurs n’en sont-ils pas
dotés ?

17. Quelle est la sanction en cas d’incapacité d’une des parties ?


C. LE CONTENU LICITE ET CERTAIN

Document 12
Quand le contenu du contrat est illicite
Paris Vox – On n’arrête pas le progrès…
C’est un véritable centre d’appel téléphonique de livraison de drogue à domicile,
couvrant le Val-de-Marne et Paris, qui a récemment été démantelé selon les informations
fournies par le parquet de Créteil.
« Il y avait un numéro de téléphone à appeler, joignable sept jours sur sept, 24 heures sur
24, pour passer commande et être livré à domicile en cannabis ou cocaïne », a ainsi expliqué
le parquet, confirmant une information du journal Le Parisien. « Lorsqu’il y avait un
arrivage de stupéfiants, ce numéro envoyait un message à plusieurs centaines de clients »,
a-t-il ajouté. Une véritable start-up ultra-professionnelle […], si ce n’était son objet illicite.
En effet, les membres du réseau avaient mis en place un système complet de livraison, avec
un gérant du centre d’appels, des convoyeurs qui acheminaient la drogue depuis les Pays-
Bas, des livreurs… […]
[Link], 30 mars 2018
Questions

18. Pourquoi ce contrat peut-il être considéré comme illicite ?

19. La licéité s’entend comme ce qui n’est pas prohibé par la loi, ni contraire à
l’ordre public. Expliquez la notion d’ordre public.

Document 13
Un contrat sans contenu
Une commerciale souhaite créer son fonds de commerce dans le domaine du prêt-à-porter.
N’ayant pas d’expérience dans ce domaine, elle contacte un franchiseur se prétendant
spécialisé dans le déstockage de prêt-à-porter de marque, pour bénéficier de son savoir-
faire et de sa notoriété. Il lui fait miroiter une telle réussite rapide que la commerciale signe
aussitôt le contrat prévoyant un droit d’entrée de 20 000 euros, des redevances mensuelles
de 1 000 euros et un forfait global de 9 000 euros.
Le franchiseur ne lui apportant ni informations sérieuses ni réel savoir-faire, la franchisée
se retrouve rapidement en grande difficulté. Les juges considérant qu’il a été impossible de
caractériser de la part du franchiseur l’existence et la transmission d’un savoir-faire, d’une
solide formation, de documents d’aide et de suivi, qui sont l’objet de tout contrat de
franchise, a déclaré nul le contrat litigieux faute de contenu.

Questions

20. Quel est le sort d’un contrat se révélant dépourvu de contenu ?

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