République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Enseignement Supérieur Et de la recherche Scientifique
Université Abderrahmane Mira de Bejaia.
Faculté des Sciences Economiques, Commerciales et des Sciences de Gestion
Département des Sciences Commerciales
Mémoire de fin de Cycle
Pour l’obtention du diplôme de Master en Sciences Commerciales
Option : Finance et Commerce International
Thème
Le rôle du transitaire au sein de la chaine
logistique internationale
Cas : SARL Transit BOUDEBZA
Réalisé par : Encadré par :
-MERZOUK Zakaria Mr. RACHID M
- LAIDI Lotfi
Promotion 2021/2022
REMERCIEMENTS
Nous remercions Dieu, le tout puissant de nous avoir accordé volonté et encouragé pour
accomplir ce travail.
Nous avons aussi le plaisir de remercier vivement notre encadreur Mr RACHID.M qui a
accepté de nous encadrer, on le remercie pour son soutien dans la préparation de ce travail,
pour ses conseils, ses pertinentes remarques et ses orientations.
Nos sincères congratulations à nos chers parents qui ont toujours veillé sur nous et surtout en
nous auréolant de leurs bénédictions et leurs prières.
Un égard très particulier à l’encontre de la « SARL Transit BOUDEBZA », à son personnel,
qui nous a offert l’opportunité et l’amabilité de réaliser notre stage pratique.
Nous tenons à remercier d’avance les membres du jury d’avoir fait l’honneur d’évaluer ce
mémoire.
Enfin, nous tenons à remercier également toute personne (enseignants, étudiants et autres),
ayant participé de prés ou de loin à l’aboutissement de notre travail.
DEDICACE
Je dédie ce travail à :
Mon très cher père, pour ses encouragements et son soutien, celui qui a
toujours sacrifié pour me voir réussir que rien ne m’entrave dans mes
études puisse dieu lui accorder meilleure santé.
Ma très chère mère, source de ma vie, qui me donne toujours l’espoir de
vivre et qui n’a jamais cessée de prier pour moi, qu’allah lui donne
santé et longue vie.
Ma très chère sœur. qui ne ménage aucun effort pour mon bien être.
Tous mes chers amis qui m’ont toujours encouragé, sans oublier mon
cher binôme Lotfi, sa patience et sa compréhension tout au long de ce
travail de recherche, je lui souhaite plus de succès.
M.ZAKARIA
DEDICACE
En signe de respect et de reconnaissance, je dédie ce travail :
d’abord a mes chers parents :
A ma très chère mère, qui ma tout donnée, qui ma soutenue par ses
prières, son amour, sa tendresse et qui est toujours présente, et
continue de l’être pour faire mon bonheur.
A mon très cher père, pour ses sacrifices, ses conseils, qui ma
encouragé à aller de l’avant tout au long de mes études.
A mes frères et sœurs, merci pour tout ce que vous faites pour moi.
A mes amis et particulièrement les plus intimes (Mounir, Hamza,
Hicham), en témoignage des moments inoubliables, des sentiments
sincères, et des liens solides qui nous unissent.
A mon très cher binôme Zakaria pour sa patience et sa compréhension
tout au long de ce travail
a toute personne qui a contribué de prés ou de loin a l’aboutissement
de ce travail.
LAIDI. L
Liste des abréviations :
GCL : Gestion de la Chaine Logistique.
ICC : International Chambre of Commerce
EXW : EX Works (à l’usine)
FCA : FREE CARRIER (franco transporteur)
CPT : CARRIAGE PAID TO (port payé jusqu’à)
CIP : CARRIER AND INSSURENCE PAID TO (Port assurance payes jusqu’à)
DAP : DELIVRED AT PLACE (Rendu à destination)
DPU : DILIVRED AT PLACE UNLOADED (livrée au lieu déchargé)
DDP : DELIVRED DUTY PAID (rendu droits Acquittés)
FAS : FREE ALONGSIDE SHIP (Franco le long de navire)
FOB : FREE ON BOARD (franco à bord)
CFR : COST AND FREIGHT (coût et fret)
CIF : COST INSSURANCE AND FREIGHT (coût assurance fret)
DAT : DILIVRED AT TERMINAL (Rendu au terminal)
IATA : International Air Transport Association
NVOCC : Non VESSEL Operating Common Carrier
UNTCA : Union National des Transitaires et Commissionnaires Algériens
SARL : Société à Responsabilité Limitée.
TC : Conteneur
B/L : Bill of LADING (Connaissement)
NIF : Numéro d’Identification Fiscale
GTD : Logiciel informatique utilisé par les transitaires pour la Gestion des Tarifs Douaniers
SIGAD : Système d’information DE Gestion Automatisée de la douane.
CMR : Convention de transport Marchandise par Route
BMT : Bejaïa Méditerranéen Terminal
EPB : Entreprise Portuaire de Bejaïa
Liste de figures
Figure 1 : Schéma représentatif du processus de la logistique ............................................ 7
Figure 2: Schéma représentatif des différents flux de la logistique. .................................... 9
Figure 3: Schéma représentatif de la SUPPLY Chain management. ................................ 13
Figure 4: Organigramme de la SARL Transit BOUDEBZA ............................................. 44
SOMMAIRE
Liste des abréviations
Liste des figures
Introduction générale
Chapitre I: de la logistique à la SUPPLY Chain management
Introduction
Section01 : Evolution et définition de la logistique
Section02 : La chaine logistique internationale
Conclusion
Chapitre II : Les incoterms et les auxiliaires de transport.
Introduction
Section01 : Définition et rôle des incoterms dans la chaine logistique.
Section 02 : Les risques et auxiliaires de transport international.
Conclusion
Chapitre III : la place des intervenants en douane au sein de la chaine logistique
internationale.
Introduction
Section01 : Statut juridique et activités du commissionnaire et du transitaire en douane.
Section 02 : activités, fonctions et rôles de transitaire.
Conclusion
Chapitre VI : Cas Pratique au sein de la SARL Transit BOUDEBZA.
Introduction
Section01 : présentation de l’organisme d’accueil.
Section02 : Etude de cas sur le déroulement et les procédures de dédouanement d’une
marchandise.
Conclusion
Conclusion générale
Introduction générale
Introduction générale
Le commerce international est défini comme étant l’ensemble des échanges
internationaux, particulièrement les opérations d’achats et de ventes des marchandises entre
les pays. Il s’est évolué à plusieurs reprises depuis l’antiquité, mais l’échange moderne n’est
apparu qu’à la fin de la seconde guerre mondiale où ont été enregistrés plusieurs facteurs qui
ont contribué à l’accroissement et l’évolution des échanges.
L’accroissement démographique constitue un facteur primordial dans l’augmentation du
volume de la consommation, et ensuite le développement du processus de production
(révolution industrielle). D’autre part, Les entreprises ont adopté plusieurs stratégies afin de
répondre à la demande croissante des biens et services, comme la diversification des produits.
Tous ces mouvements des échanges internationaux nécessitent un système qui permet
l’optimisation et la gestion de l’offre et la demande des produits ou services. Ce système est la
logistique internationale qui accomplit de nombreuses tâches et fonctions dont le but est de
faire parvenir dans les meilleurs délais et conditions les marchandises, d’un vendeur situé
dans un pays à un acheteur ou un client situé dans un autre pays. Sachant que la logistique
internationale n’est pas limitée par le transport seulement, elle inclut aussi d’autres opérations
comme : l’emballage, le choix des moyens de transport, le chargement en fonction de la
nature de la marchandise et de la destination, les opérations de dédouanement au départ qu’à
l’arrivée, le stockage, la livraison et l’assurance des marchandises.
En effet, on ne peut pas aborder le commerce international sans pour autant mentionner
l’évolution du transport, lequel a contribué à la réduction des distances et rapprocher les
différents espaces entre les acheteurs et les vendeurs en effectuant un nombre important de
déplacement de marchandises dans le monde, ce qui a donné au transport une place
importante. Pour le déplacement des marchandises à l’international, de différents modes de
transport sont utilisés, tels que : le transport terrestre, aérien, et maritime ; le choix d’un mode
de transport se fait par rapport aux opportunités que chaque mode offre en fonction la nature
des marchandises transportées.
Les opérations de la logistique deviennent de plus en plus complexes avec l’évolution du
volume des transactions à l’international, ce qui a rendu leurs gestions difficiles. A l’arrivée
d’un nouveau processus de la chaine logistique internationale qui offre les meilleures
solutions concernant une gestion et un contrôle plus vaste des flux en circulations ; le monde
logistique est plus au moins difficile à cerner.
1
Introduction générale
La chaine logistique internationale englobe l’ensemble des opérations réalisées pour la
fabrication d’un produit depuis l’extraction de la matière première chez le premier fournisseur
jusqu'à la livraison au client final (dernier consommateur), en passant par les étapes de
transformation, de stockage et de la distribution. La chaine logistique internationale peut se
définir comme la coopération de tous les partenaires pour l’élaboration d’un produit fini.
La chaine logistique internationale est gérée par des acteurs appelés auxiliaires de
transport international, qui exercent les prestations d’affrètement, de groupage, de stockage,
de manutention, de la livraison, de la cargaison, ainsi que le courtage et la commission de
transport, ces auxiliaires se chargent des produits depuis les lieux de production où
d’enlèvement, en passant par l’acheminement jusqu'à leurs destination où stockage dans les
entrepôts.
Les auxiliaires de transport sont multiples. Dans notre présente recherche nous nous
intéressons aux transitaires, qui accomplissent les différentes formalités douanières
nécessaires à l’opération d’enlèvement des marchandises. Pour l’administration des douanes,
elle s’intéresse beaucoup plus au transitaire car c’est un auxiliaire de transport qui exerce
l’ensemble des formalités douanières à la fois (déclarant en douane, prestataire de services,
mandataire de marchandises, commissionnaire en douane et de transport), le transitaire a le
pouvoir également d’intervenir dans les opérations de la chaine logistique, telles que : la prise
en charge de la marchandise à l’usine, pré-acheminement, passage portuaire où aéroportuaire,
transport principal, post-acheminement jusqu’à destination.
L’objectif de notre travail consiste à répondre la problématique suivante : Quel rôle joue-
t-il, le transitaire SARL Transit BOUDEBZA, au sein de la chaine logistique
internationale ?
A cet effet, plusieurs questions méritent réflexion à savoir :
Quels sont les acteurs de la logistique internationale ?
Quelles sont les différences entre les incoterms de 2010 et ceux de 2020 ?
Comment se déroule l’opération d’enlèvement d’une marchandise en douane ?
En ce qui concerne la méthodologie de recherche, nous avons adopté deux approches ;
approche théorique (ouvrages universitaires, mémoires, thèses soutenues, textes juridiques et
sites internet), et approche pratique (étude de cas au sein de la SARL Transit BOUDEBZA)
où nous avons recueilli des informations nécessaires pour notre recherche.
2
Introduction générale
Pour cela, notre travail se présente en quatre (04) chapitres. Dans le premier chapitre
qui est constitué de deux sections, nous allons expliquer le passage de la logistique à la chaine
logistique internationale, les enjeux et les flux d’une logistique à l’international.
Ensuite, dans le deuxième chapitre qui est consacré pour l’explication des incoterms
dans une première section. Nous allons aborder dans la deuxième section les différents acteurs
de la chaine logistique internationale et les risques liées au commerce international.
Par la suite, dans le troisième chapitre on abordera le statut juridique du transitaire
puis ses différentes activités exercées ainsi que son rôle.
Enfin, nous terminerons par un cas pratique sur l’établissement d’accueil SARL
Transit BOUDEBZA qui illustrera son processus fonctionnel.
3
Chapitre I : De la
logistique à la
SUPPLY Chain
management
Chapitre I : De la logistique à la SUPPLY Chain Management
Introduction
Pour assurer la disponibilité d’un bien ou d’un service, dans les lieux où le besoin
existe, et pour garantir une gestion de la combinaison (quantité, délais et coûts), les
entreprises regroupent l’ensemble de ses activités mises en Suvre par la fonction la plus
essentielle qui est la logistique ; cette dernière ne se limite pas seulement à l’organisation de
transport, mais elle regroupe les techniques de contrôle de gestion des flux, de matières
premières et de produits depuis le point de départ (source) jusqu’au point d’arrivée
(destination finale).
La logistique et le transport sont deux activités économiques intimement liées. Qu’elles
transitent par voie aérienne, maritime, routière ou ferroviaire, les marchandises doivent être
prises en charges par un personnel qualifié tout avant leur expédition qu’après leur réception.
La logistique internationale, c’est ce que l’on appelle la chaine logistique ou SUPPLY
Chain. Par la logistique internationale, l’on entend la pratique consistant à faire parvenir à un
autre pays des marchandises qui sont vendues par une entreprise ; il ne s’agit pas de parler de
transport a l’international, mais d’un ensemble de facteurs qui rentrent en jeu et qui sont
essentiels au bon fonctionnement de la logistique.
Dans ce chapitre nous allons déterminer ce que la logistique et la chaine logistique,
tout en traitant les éléments fondamentaux (flux, enjeux et système d’information) qui nous
permettent de bien comprendre la logistique en son ensemble, ainsi voire les différents modes
de transport et les critères de base pour le choix de mode de transport convenable dans les
transactions du commerce international.
5
Chapitre I : De la logistique à la SUPPLY Chain Management
Section01 : Evolution et définition de la logistique
1. L’évolution de la logistique
La logistique a pour origine de domaine militaire, elle a subie des différentes étapes
dans son évolution jusqu’au concept SUPPLY Chain management. Elle se représente
successivement comme une partie de l’art militaire, qui regroupe des activités qui permettent
aux armées de vivre en compagne et de se déplacer et bien même de combattre dans les
meilleures conditions. La logistique a vu naissance à partir de 1836, jusqu’au début des
années 1900.
En 1935, l’une des premières définitions de la logistique a été proposée: La logistique
regroupe les différentes activités réalisées par une entreprise, y compris les activités de
service, durant le transfert d’un produit du site de production jusqu’au site de consommation
(1)
.
Alors que pour la logistique industrielle elle n’a véritablement fait son apparition
comme une discipline de management qu’en 1997. Elle a été définie comme : L’ensemble des
activités qui maitrisent les flux de produits, la coordination des ressources et des débouchés,
en réalisant un niveau de service donné, au moindre coût (2).
La chaine logistique s’est évoluée encore plus par l’intégration de l’amont et l’aval de
l’entreprise, pour la couverture des flux physiques, flux d’informations et les flux financiers
depuis le fournisseur des fournisseurs vers le client des clients, c’est ce qui a formé la chaine
logistique globale.
2. Définition de la logistique
Le terme logistique a plusieurs définitions, parmi celles proposées, est le mouvement et
la manutention des marchandises du point de production au point de consommation ou
d’utilisation (3).
La logistique consiste à piloter des flux physiques de produits à destination du client
final en respectant un cahier des charges précis : dans les meilleurs délais, avec la meilleure
(1) 3 Rémy le MOIGNE, SUPPLY Chain management, France, 2015, P.03.
(2) 3 M. IL. Gérard BAGLINE et autres, Management industriel et logistique, édition 04, ECONOMICA, France, 2005, P.144.
(3) 3 PIERRE MEDANE et Anne GRATACAP, logistique et SUPPLU Chain management, Edition DUNOD, achevé d’imprimer sur les
presse de SNEL Gradins, Belgique, 2008, P.09.
6
Chapitre I : De la logistique à la SUPPLY Chain Management
qualité de service possible, tout en optimisant les stocks et les flux. Cette gestion des flux
passe par les outils innovants offrant de la traçabilité ou une image du stock en temps réel (4).
Figure 1 : Schéma représentatif du processus de la logistique
Source : www.institu-numérique.org
Le schéma ci-dessous, représente le processus de la logistique qui contribue à la mise
en Suvre des simplifications et détermine les étapes primordiales nécessaires pour que les
entreprises accomplissent leurs fonctions convenablement.
3. Les flux de la logistique : C’est à partir du processus de la logistique que l’entreprise
organise les différents flux existants : flux physiques, flux financiers, flux d’informations.
3.1 Les flux physiques : aussi appelés flux de produits.
Les flux physiques concernent le mouvement des matières qui circulent entre les
différents intervenants de la même chaine logistique. Ces matières peuvent être des produits
semi-finis, des produits finis ou des pièces de rechange. Les flux physiques peuvent être
regroupés en trois étapes : celle de produire (ou transformer), stocker et transporter, qui sont
assurées généralement par des différents acteurs dans des différents domaines. Ce type de
flux est considéré comme étant le cSur d’une chaine logistique, sans ce type de flux, les
autres flux n’existeraient pas. Les flux physiques sont répartis en trois (03) sous-flux :
Les flux entrant : au niveau de la production, il s’agit de matières premières, pièces
de rechange et composants de la production.
(4)- https://www.clog.fr/definition-logistique/, mardi, 17/05/2022, 11 :00h.
7
Chapitre I : De la logistique à la SUPPLY Chain Management
Les flux circulant : concerne les stocks intermédiaires, les produits semi-finis ou en
cours.
Les flux sortant : il s’agit de la distribution des produits finis destinés aux clients (5).
3.2 Les flux financiers
Ce type de flux concerne les échanges des valeurs monétaires qu’ont subi les flux
physiques, et la gestion financière des entreprises tels que : les ventes des produits, achats de
composants ou de matières premières. Ainsi que les outils de production, les divers
équipements, la location et les salaires des employés.
Le flux financier est géré généralement par le service financier ou comptabilité en liaison avec
le service d’approvisionnement et le service commercial (6).
3.3 Les flux d’informations
Ce flux représente l’ensemble des transferts ou les échanges des données qui circulent
entre les différents acteurs de la chaine logistique. Il est composé aussi d’un flux de décision,
En effet, pour le bon fonctionnement d’une entreprise, le gérant doit connaitre le
fonctionnement des autres acteurs de la chaine logistique pour prendre la bonne décision.
Le flux d’information est de plus en plus rapide et développé pour constituer un support
technique qui assure les échanges d’informations en utilisant les nouvelles technologies
d’information et de commercialisations.
Parmi les informations échangées entre les acteurs de la chaine logistique, on trouve les
informations commerciales, notamment les commandes qui comprennent les références des
produits, la qualité, la quantité commandée, le prix négocié, et les informations sur la
livraison. D’autres éléments peuvent s’ajouter tels que : les informations techniques sur les
produits (les gammes, les capacités,&) et les réclamations des clients éventuellement.
(5) - BENSALMA Rabah et LARBI Mohamed, management logistique et la performance de l’entreprise au niveau du groupe le
MARECHAL, mémoire fin de cycle, UMMTO, 2020/2021, P20.
(6) - MERZOUK Salah Eddine, problème de dimensionnement de lot et de livraison, application au cas d’une chaine logistique, thèse
doctorat en vue de l’obtention du titre de docteur de l’université de BELFORT-MontBéliard et de l’université de Franche-Comté,
BELFORT, 2007, P.14.
8
Chapitre I : De la logistique à la SUPPLY Chain Management
Figure 2: Schéma représentatif des différents flux de la logistique.
Source : www.industrie-dufutur.org
Ce Schéma, recouvre l’ensemble des mouvements réalisée lors d’une opération
logistique depuis le fournisseur des matières premières jusqu’au client, en passant par le
producteur. Dans ces mouvements on enregistre (03) différents flux (7) : les flux physiques qui
constituent le mouvement de la marchandise dans ses différents états, matière première,
produit semi finie, produit finie. Les flux financiers, sont les mouvements monétaires, c'est-à-
dire la contre partie du mouvement physique, et cela ne concerne pas seulement un seul coût
qui est lié à la marchandise, mais aussi l’ensemble des coûts relatifs (transport, frais de
stockage,&). Et enfin, les flux d’information, qui concernent la circulation de l’information
engendré par les mouvements physiques et financiers entre les parties liées à l’opération de la
logistique. Comme ; le type de marchandise, quantité, montant, mode de transport,&etc.
4 Les enjeux de la logistique
Les entreprises encourent des enjeux qui doivent être déterminés afin de se préparer
au changement éventuel dans les différents secteurs affectant directement son secteur
d’activité. Pour les différents enjeux on a :
La croissance de l’entreprise : les entreprises sont obligées d’améliorer leurs
compétitivités pour garder leurs places sur le marché, (chiffres d’affaires, la taille, l’effectif).
(7)- MERZOUK Salah Eddine, Op.cit.
9
Chapitre I : De la logistique à la SUPPLY Chain Management
La maitrise des coûts : permet à l’entreprise d’accroitre sa croissance. Certaines
stratégies des entreprises ne répondent pas aux règles de maitrise des coûts. Parfois, la
maitrise des coûts n’est pas toujours valable, exemple : APPLE qui n’applique pas la règle de
la maitrise des coûts, parce qu’elle considère que son produit est vendu à un prix élevé car il
est de bonne qualité
Possibilités d’externalisation : c’est lorsque on fait appel à l’entreprise elle-même de
déléguer une fonction (le transport). Certains critères permettent aux entreprises d’effectuer
l’externalisation, (les compétences, les coûts, se focaliser sur son activité principale, préserver
le secret de fabrication).
La normalisation : est la standardisation des produits et des processus de gestion.
La diversification de l’entreprise : c’est d’élargir la gamme de ses activités.
La flexibilité : la flexibilité permet à l’entreprise de s’adapter rapidement au
changement de son environnement et d’éviter que les concurrents prennent place sur le
marché.
La souplesse de l’entreprise en ce qui concerne la distribution amont et aval ainsi de la
maitrise de la gestion des transports et du stockage.
5 Les éléments qui composent la logistique internationale sont :
Le choix de transport,
L’emballage de la marchandise,
Le stockage,
Les opérations de douane (arrivée et départ),
La livraison,
Les assurances, le mode de paiement.
Pour que cette chaine logistique fonctionne correctement, plusieurs acteurs sont censés
travailler pour la bonne démarche du cheminement des marchandises :
Commissaire,
Transitaire,
Transporteur,
Banque (8).
(8)- www.wizishop.fr , dimanche, 19/06/2022, 21 :59h.
10
Chapitre I : De la logistique à la SUPPLY Chain Management
La chaine logistique internationale doit être contrôlée du début jusqu'à la fin. C’est alors
qu’apparait le métier de logisticien international. Il aura comme responsabilités :
l’organisation de chacune des différentes étapes, il devra surveiller que tout se passe
correctement :
Planifier l’acheminement international (du début à la fin, ce qu’on appelle porte à
porte).
Choisir les emballages et surveiller la protection des produits acheminés.
Choisir les transporteurs, les transitaires. Il s’occupe de signer un accord commercial
avec les différents prestataires. Ce sont ces prestataires qui deviennent
commissionnaires ou mandataires.
Choisir le type de transport.
Passer les ordres de transport, d’expédition, etc.&). à tout moment, il doit définir la
traçabilité des marchandises (9).
La complexité de la logistique internationale demande à chacun des acteurs une extrême
prudence et beaucoup de professionnalisme.
(9)- www.etudes-et-analyses.com, dimanche, 19/06/2022, 22 :15h.
11
Chapitre I : De la logistique à la SUPPLY Chain Management
Section02 : la chaine logistique internationale.
1. Définitions de la chaine logistique internationale
La chaine logistique est l’ensemble des processus nécessaires pour fournir des produits
ou des services.
La chaine logistique est souvent représentée comme une chaine de liaison depuis le
fournisseur du fournisseur au client du client (10).
La chaine logistique internationale, est l’ensemble d’organisation qui forme un unique réseau
(fournisseurs, usines, distributeurs, clients, prestataires logistique,&). Pour participer à la
fabrication, la livraison et la vente d’un produit à un client tout en réalisant des échanges tels
que : les produits, les informations, et l’argent.
La chaine logistique internationale est la gestion des flux de produits et d’informations depuis
l’achat des matières premières et composants jusqu’à l’utilisation du produit fini par le client,
visant à satisfaire la demande finale sous contraintes de délais, qualité et coût (11).
La chaine logistique est une fonction critique de l’entreprise, elle représente une partie
très importante des coûts, de 60% à 90% des coûts d’une entreprise industrielle (12).
La chaine logistique internationale est considérée comme étant responsable de l’impact
des entreprises sur l’environnement. Elle reste souvent difficile à comprendre par les
dirigeants et responsables d’entreprises, et cela du fait de nombreuses tâches couvertes : achat,
approvisionnement, production, maintenance,&
Aussi, elle suppose souvent la connaissance de nombreuses méthodes, théories des
contraintes, gestion partagée des approvisionnements.
La chaine logistique est difficile à comprendre car elle fait appel à de nombreux outils
comme : le système de modélisation et d’optimisation des réseaux logistiques, gestion de la
maintenance assistée par ordinateur,&etc.
(10) - Rémy Le MOIGNE, OP.cit, P.04.
(11) 3 M. IL. Gérard BAGLIN, OP.cit, P.144.
(12)- Rémy Le MOIGNE, OP.cit, P. 04.
12
Chapitre I : De la logistique à la SUPPLY Chain Management
Figure 3: Schéma représentatif de la SUPPLY Chain management.
Source : www.alamy.com
Le schéma suivant, représente un ensemble de trois systèmes logistique regroupés à la
fois pour une explication plus simplifiée et globale de la chaine logistique internationale.
Dans ce schéma, l’entreprise est la partie principale impliquée dans les trois systèmes
logistique, l’entreprise est l’intermédiaire entre deux acteurs de la chaine logistique qui sont le
client et le fournisseur. Ainsi on remarque que le réseau de la chaine logistique est plus large,
c’est-à-dire qu’à partir de ce schéma la demande initiale commence du client de client
jusqu’au fournisseur de fournisseur.
2. L’information dans le système de la chaine logistique internationale
Toute entreprise adopte un système d’information qui lui permettra de rester
concurrentielle et efficace, en utilisant des logiciels permettant de gérer les activités liées aux
différents composants de processus de la chaine logistique. Dans la chaine logistique
internationale, un système d’information est : un ensemble organisé de ressources, matériels,
logiciels, personnel, données, procédures,& permettant d’acquérir, de traiter, de stocker des
informations (sous forme de données, textes, images, sons, &etc.)
Est un ensemble d’acteurs sociaux qui mémorisent et transforment des représentations
via des technologies de l’information et des modes opératoires (13).
(13)- CHALAL Sabrina, KARA Samira, Mémoire fin de cycle, rôle de système d’information sur la logistique international, 2015-2016, cas
de CEVITAL.
13
Chapitre I : De la logistique à la SUPPLY Chain Management
3. Différences entre la logistique et la chaine logistique internationale
Pour la logistique, elle est respective. C'est-à-dire on s’intéresse seulement à la
logistique simple, celle du fournisseur et de son client.
Par la suite des événements poussent à s’intéresser à la SUPPLY Chain, comme la
mondialisation qui a rendu les distances beaucoup mieux réduites, ainsi elle a fait l’objet
d’accroitre le volume de la concurrence sur les marchés. Le second événement qui nous a
introduits dans le processus d’une chaine logistique mondiale qui est la technologie, qui a
procuré un développement énorme dans l’information avec l’apparition de nouvelles
techniques de communication et d’information.
Pour cela le champ d’application de la SUPPLY Chain est plus large par rapport à celui
de la logistique, c'est-à-dire : on s’intéresse maintenant même au client du client.
4. Les modes de transport
Dans une chaine logistique internationale, le choix du mode de transport dépend des
critères suivants : fréquence, coût, délais, fiabilités et risques. Comme pour le transport
terrestre, aérien et maritime, certaines contraintes spécifiques aux produits (fragilités,
conservation,&), et le degré d’urgence peuvent réduire le nombre de solutions offertes par
rapport au choix du mode de transport effectué. On détermine quatre (04) modes de transport :
4.1 Le transport terrestre
Un mode de transport des marchandises sur terre, dévissé en deux catégories :
4.1.1 Le transport routier : est le principal mode de transport terrestre, il s’est évolué
particulièrement par rapport au développement de réseau routier, trois (03) types de véhicules
assurant le transport routier des marchandises :
Les véhicules articulés, utilisés souvent dans les transports internationaux (semi-
remorque).
Véhicules isolés (camion).
Les trains routiers constitués d’un camion et d’une remorque.
L’utilisation optimale du transport routier de marchandises dépend du nombre de
kilomètres parcourus, du taux de chargement des véhicules ou encore du taux de retour à vide
(14)
.
Le transport routier est le transport le moins couteux.
(14)- Rémy le MOIGNE, op.cit, P.252.
14
Chapitre I : De la logistique à la SUPPLY Chain Management
4.1.2 Le transport ferroviaire : est le moyen utilisé dans le transport terrestre, pour le
transfert des passagers et des marchandises, sur des véhicules à roues situés sur des voies (15).
Le transport ferroviaire permet de transporter les matières premières et les produits finis via le
transport conventionnel ou combiné.
4.2 Le transport aérien
Pour le type de produits d’une valeur importante, ou même des produits qui nécessitent
une meilleure conservation au moment de l’acheminement, le choix du mode de transport se
réalise à base des critères et contraintes que le transport choisi peut offrir. Pour cela le
transport aérien répond au besoin de rapidité de livraison (le juste à temps) et la sécurité de
produit, prenant l’exemple des produits pharmaceutiques qui nécessitent une rapidité dans le
transport et une bonne conservation au moment du transport pour éviter que la marchandise
ne soit endommagée.
Le transport aérien utilise (02) deux types d’appareils pour acheminer les marchandises et les
passagers (16).
Les appareils tout mixtes : principalement utilisés pour le transport des passagers, et
une réception du fret supplémentaire réalisé par rapport au complément des bagages.
Les appareils tout cargo : l’aménagement intérieur de ce type d’appareil est réalisé
spécialement pour le transport des marchandises, composé d’un pont principal entièrement
dégagé.
Le transport aérien est le secteur économique qui regroupe toutes les activités de transport en
avion ou en hélicoptère (17).
4.3 Le transport maritime :
Dans les échanges internationaux, le transport maritime joue un rôle important, car il est le
type de transport le plus économique, il est utilisé dans les échanges massifiés et de longue
distance, ainsi que dans les échanges de courtes distance, plus particulièrement dans des
régions irriguées par les mers à partir d’une fonction dite cabotage.
Le transport maritime consiste à déplacer des marchandises ou des personnes par voie
maritime. Comprend également la prise en charge du pré-acheminement et du post-
acheminement couvert par un connaissement.
(15)- www.gefco.net , Dimanche 22/05/2022, 17 :00h.
(16)- Rémy le MOIGNE, OP.cit, P.252.
(17)- www.techno-science-net Dimanche 22/05/2022, 18 :30h.
,
15
Chapitre I : De la logistique à la SUPPLY Chain Management
Le transport maritime couvre l’essentiel des matières premières : (pétrole, phosphates,&etc.).
A coté du transport en vrac, il couvre également le transport de produits conditionnés, sous
forme de cartons, caisses, palettes, fûts (18).
4.4 Le transport multimodal
Un transport aussi appelé transport combiné, un mode qui consiste à acheminer des
marchandises d’une destination à une autre en utilisant au minimum deux mode de transport
différents, (successifs).
Est une solution logistique optimale plus économique et plus sûre.
Le transport multimodale a pour une autre spécificité pour laquelle il consiste que l’unité de
chargement ne change pas, c'est-à-dire les produits transportés sont placés dans un conteneur,
et qu’ils ne subissent pendant l’opération et la durée d’acheminement aucune manipulation
mais c’est le mode de transport utilisé qui change (19).
5 Les phases de la gestion de la chaine logistique
La gestion de la chaine logistique se décompose en trois phases :
Dans la phase stratégique, une entreprise prend des décisions à long terme, sur des mois et des
années pour optimiser et stabiliser le réseau logistique tout au long de la chaine de valeur (par
exemple, planification et expansion du site, investissements, externalisation, capacités).
Dans la phase tactique, les décisions à moyen terme sont coordonnées et mises en Suvre dans
un délai d’un trimestre ou d’un an (par exemple, les stratégies de livraison, la logistique des
entrepôts, la planification du personnel)
Dans la phase opérationnelle, les décisions de production et de livraison à court terme sont
prises en quelques jours ou semaines (par exemple, vente et stockage des produits et
distribution des commandes).
Bien que la gestion de la chaine logistique et la logistique soient similaires, elles portent sur
des domaines différents. La logistique est principalement concernée par la livraison effective
de biens ou de matériaux, la GCL traite quant à elle l’aspect fonctionnel de la création de
valeur et vise l’optimisation des coûts, des profits et des processus.
(18)- www.gefco.net/fr/glossaire/définition/transportmaritime Lundi 23/05/2022, 00:20h.
,
(19) 3 www.transportexpress-fr , Lundi 20/05/2022, 10 :00h.
16
Chapitre I : De la logistique à la SUPPLY Chain Management
6 La SUPPLY Chain management le long de la chaine logistique
Développement de produits : dans les premières phases de développement, GCL assure la
sélection et la compilation des fournisseurs et fabricants correspondant aux besoins. Les
exigences en matière de qualité et de rentabilité des produits peuvent être mises en Suvre à ce
stade précoce.
Approvisionnement : afin de rendre l’approvisionnement et le stockage des matériaux aussi
transparents et rentables que possible, GCL centralise et organise les concepts de logistique,
d’achat et de contrôle des fournisseurs, fabricants et des clients (20).
Production : la GCL contrôle les exigences de qualités pour les matériaux, la production,
l’emballage et les services et optimise le flux de marchandises grâce à la transparence et à
l’évaluation des résultats du travail.
Vente : la GCL évalue et optimise constamment le stockage, les sociétés de livraisons et les
routes transports afin de trouver les meilleurs itinéraires possibles pour les marchandises de la
production au consommateur (21).
20
https://www.michaelpage.fr>métiers , mercredi 15/06/2022, 14 :00h.
21
https://www.guideinformatique.com , mercredi 15 juin 2022, 14 :13h.
17
Chapitre I : De la logistique à la SUPPLY Chain Management
Conclusion
La logistique est une fonction transversale qui est considérée comme étant l’activité
cherchant à métriser les flux physiques pour mettre à disposition une gestion des ressources
efficaces. C’est un véritable outil de compétitivité qui a pour but d’améliorer la coordination
des services de l’entreprise et de les mobiliser pour poursuivre un objectif commun qui est la
satisfaction des clients ; pour cela, le responsable de la mission de la logistique (le contrôle,
les flux de marchandises) doit s’assurer que les biens et les produits soient livrés en temps et
en heure chez les clients.
Le transport fait partie de la logistique, il s’agit donc d’optimiser la gestion des
moyens pour atteindre les objectifs prédéfinis, c'est-à-dire, si l’entrepôt ou vous stockez vos
marchandises est trop petit pour accueillir toutes vos fournitures d’emballage, vous devez
alors optimiser l’espace de travail pour améliorer la gestion des flux.
La transformation d’une entreprise par la gestion de la chaine logistique représente un
défi majeur, car elle nécessite une conversion complexe des systèmes informatiques et des
canaux de communication tout au long de la chaine logistique ; l’implémentation de la GCL
nécessite des technologies efficaces et innovantes, notamment une mise en Suvre des
concepts de planification et des flux de marchandises et de financement, de l’optimisation des
ressources, de la transmission de données et de la logistique. Tout cela est dans l’objectif
d’évaluer directement les données et les besoins des consommateurs et en réduire les mesures
à prendre.
18
Chapitre II : LES
INCOTERMS ET
LES AUXILIAIRES
DE TRANSPORTS
Chapitre II : Les incoterms et les auxiliaires de transport
Introduction
Les incoterms élaborés et mis à jour périodiquement par la chambre de commerce
internationale (CCI) évitent toute confusion dans les contrats de commerce extérieur en
clarifiant les obligations des acheteurs et des vendeurs ; les parties impliquées dans le
commerce national et international les utilisent couramment comme une sorte de sténographie
pour mieux se comprendre et comprendre les termes exacts de leurs accords commerciaux.
Les incoterms constituent un ensemble universel de règles et de directives qui
contribuent à faciliter le commerce. Les activités typiques qui requièrent l’utilisation des
incoterms comprennent le remplissage d’un bon de commande, l’étiquetage d’une expédition
pour le transport, la rédaction d’un certificat d’origine ou la documentation d’un accord de
libre transporteur.
Dans ce chapitre nous allons traiter les différents incoterms existants, ainsi que les
réformes infligées à ces incoterms puis déterminer les différents auxiliaires de transports et
préciser la fonction de chaque type d’auxiliaires, En fin, nous allons énumérer les différents
risques liés à l’opération de transport international.
20
Chapitre II : Les incoterms et les auxiliaires de transport
Section01 : définition et rôle des incoterms dans la chaine logistique.
1. Définition des incoterms :
C’est un ensemble d’usages utilisés afin de déterminer les responsabilités de
l’exportateur et de l’importateur.
Les incoterms sont des règles internationales, qui sont utilisées dans le commerce. Ils
définissent les obligations de chaque partie (vendeur, acheteur) dans la transaction
commerciale : livraison, assurance, transport, risque, documents obligatoires (22).
Les incoterms appelés en anglais : international commercial Terme, sont un ensemble codifié
des dispositions contractuelles standards relatives au transport des marchandises.
Définie par la chambre de commerce internationale :
Les incoterms sont révisés tous les 10 ans afin de refléter l’évolution des pratiques du
commerce international, ces règles d’usage définissent de manière codifiée les conditions de
livraison des marchandises dans le cadre d’un contrat de vente.
Les incoterms permettent de déterminer les obligations réciproques du vendeur et de
l’acheteur, la répartition des coûts de transport ainsi que le lieu de livraison qui représente le
point de transfert des risques du vendeur à l’acheteur (23).
Créés en 1936 par l’ICC (international chambre of commerce).
Les Termes commerciaux internationaux définissent les obligations du vendeur et de
l’acheteur lors d’une transaction commerciale.
Les incoterms proposent une codification pour identifier les transactions commerciales,
chaque modalité est donc codifiée par trois lettres et indissociable du lieu de livraison et
d’acheminement (24).
(22)- http://sumup.fr.termes-comptable , Jeudi 26/05/2022, 11 :00h.
(23)- www.douane.gov.dz2022 , Jeudi 26/05/2022, 14 :00h.
(24)- www.LFC-Conseil.fr , Samedi 28/05/2022, 09 :00h.
21
Chapitre II : Les incoterms et les auxiliaires de transport
2. Les différents incoterms
Au total, 11 incoterms différents, chaque incoterm à sa spécificité la différence la plus
importante entre ces conditions commerciales internationales est le moment où le risque passe
du vendeur à l’acheteur, à ce titre, nous allons déterminer les différents incoterms, leurs
méthodes de calcul ainsi que les responsabilités tenues par l’acheteur et le vendeur dans
chaque incoterm.
Deux groupes d’incoterms définis selon le mode de transport :
Les incoterms transport multimodaux :
EXW, FCA, CPT, CIP, DAP, DPU, DDP
Les incoterms transports maritimes ou transports fluviaux :
FAS, FOB, CFR, CIF
2.1 Les incoterms de transport multimodaux
EXW (EX WORKS / A L’USINE) : l’expéditeur met à disposition les marchandises
transportées dans un endroit convenu, cette mise à destination est considéré comme obligation
minimale pour le vendeur.
L’acheteur supporte tous les coûts de transport et de formalités (25).
EXW= coût de la marchandise+marge bénéficiaire+emballage.
FCA (FREE CARRIER / FRANCO TRANSPORTEUR) : le vendeur livre la
marchandise au destinataire désigné qui est payée par l’acheteur, le transfert des risques est
matérialisé lors de cette opération.
Si, la livraison est effectuée dans les locaux du vendeur, il est responsable du chargement de
la marchandise.
Si, la livraison a eu lieu dans un autre endroit, le vendeur n’est plus responsable du
déchargement.
FCA= EXW+pré-acheminement+formalités douanières export+chargement et transport
principal (26).
CPT (CARRIAGE PAID TO / PORT PAYE JUSQU’A) : le vendeur supporte le
coût de transport jusqu’au lieu de destination, mais n’est plus responsable des marchandises
qui voyagent aux risques de l’acheteur. En effet, le transfert des risques intervient au moment
(25) -www.LFC-conseil , Dimanche 29/05/2022, 09 :00h.
(26)- www.LFC-conseil.fr , Dimanche 29/05/2022, 11 :00h.
22
Chapitre II : Les incoterms et les auxiliaires de transport
de la livraison, dès que les marchandises sont remises au transporteur, tandis que le transfert
des coûts à l’acheteur aura lieu lorsque les marchandises arrivent à destination (27).
CPT= FCA+transport principal.
CIP (CARRIAGE AND INSURANCE PAID TO / PORT ASSURANCE PAYES
JUSQU’A) : le vendeur supporte les coûts de transport jusqu’au lieu de destination indiqué
par l’incoterm (28).
CIP= CPT+assurance.
DAP (DELIVERED AT PLACE / RENDU A DESTINATION) : le vendeur prend
en charge le transport des marchandises jusqu’au point de livraison convenu, il assume les
coûts et les risques jusqu'à ce point. L’acheteur supporte le déchargement et le dédouanement
import.
DAP= CIP+ frais de déchargement (29).
DPU (DELIVERED AT PLACE UNLOADED / LIVRE AU LIEU
DECHARGE) : le vendeur organise le transport et paie le déchargement au lieu de
destination, une fois au terminal l’acheteur responsable de la marchandise doit effectuer les
formalités d’importation et s’acquitter des droits et taxes liés.
DPU= DAP+formalités douane import+post acheminement (30).
Le DPU est la seule règle qui oblige le vendeur à décharger les marchandises à
destination (31).
DDP (DELIVERED DUTY PAID / RENDU DROITS ACQUITTES) : le vendeur
livre la marchandise à l’acheteur ayant tout pris en charge, y compris les formalités
douanières import et le paiement des droits et taxes, (obligation maximale, du vendeur) (32).
2.2 Les incoterms de transport maritime :
Quatre (04) incoterms définis ainsi :
FAS (FREE ALONGSIDE SHIP / FRANCO LE LONG DU NAVIRE) : est un
incoterm de transport maritime qui égale à l’incoterm FCA dans les incoterms multimodaux.
est le chargement des marchandises de l’usine au port qui est assumé par le vendeur, puis les
marchandises sont livrées le long du navire sous les responsabilités de l’acheteur.
(27)- www.douane.gouv.fr , Samedi 28/05/2022, 13 :00h.
(28)- ibid., 13 :30h.
(29)- www.LFC-conseil.fr , OP.cit, 21 :00h.
(30)- Ibid., 21 :30h.
(31)- www.douane.gouv.fr , Op.cit, 23 :00h.
(32)- www.LFC.conseil.fr , Op.cit, 23 :30h.
23
Chapitre II : Les incoterms et les auxiliaires de transport
FOB (FREE ON BOARD / FRANCO A BOARD) : est la livraison de la
marchandise sur le navire au port d’embarquement convenu, avec transfert de risque et
charge. le vendeur doit dédouaner la marchandise.
FOB= FAS+mise à bord.
CFR (COST AND FREIGHT / COUT ET FRET) : le vendeur se charge du
transport principal jusqu’au port de destination. Il est tenu de s’occuper des formalités
d’export et des droits et taxes. Le vendeur n’est plus responsable de la marchandise dès son
chargement sur le port départ.
CFR= FOB+transport maritime.
CIF (COST, INSURANCE AND FREIGHT / COUT ASSURANCE FRET) :
- Le vendeur livre la marchandise au port d’embarquement convenu.
- le vendeur se charge des formalités d’export, des droits et taxes liés.
- le transfert des risques se fait au port de départ.
- l’acheteur prend en charge les frais d’arrivée des marchandises et les formalités import.
CIF= CFR+assurance.
3. La différence entre les incoterms 2010 et 2020 :
Comme les règles internationales (incoterms) sont révisées tous les 10 ans, dont
l’objectif est de suivre et refléter l’évolution des pratiques du commerce international, on doit
distinguer les principaux changements entre les incoterms de 2010 et ceux de 2020 :
Connaissement avec mention de mise à bord : transfert des documents, une
nouvelle option qui permettra de répondre aux exigences des banques sur ce qui concerne le
crédit documentaire.
Une option qui permettra au vendeur la remise des documents de transport attestant du
chargement à bord.
Elle Permet au vendeur de convenir avec l’acheteur sur une remise d’un connaissement
maritime ou autres documents de transport (33).
Différenciation du niveau de couverture d’assurance entre CIF et le CIP : la
version 2010 imposait au vendeur un niveau de couverture minimale identique pour les deux
règles. La règle incoterm CIP impose désormais une obligation de couverture <<tout
risque>>, qui augmente le niveau d’assurance et donc le coût de la prime à la charge du
vendeur.
(33) Fiche technique les nouvelles règles incoterms 2020 et la valeur en douane, Mercredi 15/06/2022, 12 :11h. P.06-07,
https://www.douane.gov.dz .
24
Chapitre II : Les incoterms et les auxiliaires de transport
L’incoterm DAT 2010 devient le DPU 2020 :
-Les règles incoterms 2010, la seule différence entre DAT et DAP est :
DAT : le vendeur livrait les marchandises une fois déchargées du moyen de transport
sur le terminal convenu.
DAP : les marchandises sont considérées livrées par le vendeur une fois mises sur le
moyen de transport à disposition de l’acheteur.
-En 2020, une double mise à jour des règles DAT, DAP :
DAP : vient avant le DAT où la livraison des marchandises est considérée réalisée
avant même leurs déchargements.
DPU : (livrée au lieu déchargé). Remplace le DAT, où les marchandises sont délivrées
et déchargés dans un lieu déterminé qui peut ne pas être seulement le terminal (34).
4. Que ne couvrent pas les incoterms
Il existe des cas spécifiques que les incoterms ne couvrent pas, les incoterms ne :
Traitent pas de toutes les conditions d’une vente, n’identifient pas les marchandises
vendues et n’indiquent pas le prix du contrat, ne font pas référence au mode ou au calendrier
de paiement négocié entre le vendeur et l’acheteur, le moment où le titre, ou la propriété des
marchandises, passe du vendeur à l’acheteur.
Préciser quels documents doivent être fournis par le vendeur à l’acheteur pour faciliter
le processus de dédouanement dans le pays de l’acheteur.
Traiter de la responsabilité en cas de défaut de fourniture des marchandises
conformément au contrat de vente, de retard de livraison ou de mécanisme de règlement des
litiges.
En raison de l’omission de certaines conditions de vente, travaillez uniquement avec
les incoterms peut être contraignant. Toutes les parties impliquées dans un contrat doivent
s’assurer que tous les cas applicables ci-dessous sont traités avant de signer le contrat. De
nombreux problèmes juridiques peuvent survenir si vous ne travaillez qu’avec les incoterms,
c’est pourquoi vous devez tenir compte de toutes les raisons mentionnées ci-dessus pour
garantir la fluidité des affaires.
(34)- https://www.douane.gouv.fr , Op.cit, P07.
25
Chapitre II : Les incoterms et les auxiliaires de transport
Section02 : les risques et auxiliaires de transport international
1. Les principaux intervenants dans le transport international
Les exportateurs ou les importateurs qui doivent organiser des prestations logistiques
se trouvent face aux problèmes du choix des partenaires extérieurs à qui ces opérations seront
confiées, les auxiliaires de transport sont répartis en deux (02) catégories :
1.1 Les catégories d’auxiliaires :
Les auxiliaires de transport international sont classés en deux catégories :
Le mandataire :
C’est un agent de liaison entre deux modes de transport, il agit sur instruction de son
client. Le mandataire doit conseil et diligence à son donneur d’ordre (35 )
, en matière de
stockage, réexpédition ou dédouanement de la marchandise.
Il n’a pas de responsabilité en cas de défaillance du sous-traitant, mais il doit prendre toutes
les dispositions utiles pour les recours de son mandant en cas de constat d’avaries.
Le commissionnaire de transport
C’est un intermédiaire professionnel qui agit en son nom propre ou social pour le
compte de l’expéditeur, il organise de façon libre et autonome la totalité du transport. Le
commissionnaire c’inclut en son nom personnel tous les contrats et s’engage à bien mener le
déplacement et la livraison de la marchandise (obligation de résultat), ainsi il est responsable
des fautes éventuelles (36).
1.2 Les auxiliaires de transport international
L’organisateur de transports multimodaux
C’est un commissionnaire de transport qui organise le transport de bout en bout. Il
inclut les différents modes de transport.
Le transitaire portuaire ou aéroportuaire
C’est un mandataire de transport ; il agit entre deux moyens de transport différents, où
la marchandise subit la rupture de change.
(35)- André MARCHAL, logistique globale, SUPPLY Chain management, 2006, P.305.
(36)- Ibid., P.305.
26
Chapitre II : Les incoterms et les auxiliaires de transport
Le groupeur
Est un commissionnaire de transport, il regroupe plusieurs expéditions dans un même
conteneur.
Le groupeur est libre de remettre le groupage au transporteur de son choix (maritime, aérien,
ferroviaire ou routier) ; ainsi, la négociation des tarifs avec les transporteurs.
Agent de fret aérien
Est un mandataire qui prépare les documents, organise l’enlèvement ou la livraison et
la remise du fret à la compagnie aérienne (37).
Il dispose de la procuration des compagnies aériennes pour établir et signer les lettres de
transport aérien ; ainsi il doit avoir l’agrément des associations mondiales régissant les
opérations de transport aérien, telles que l’IATA (International Air Transport Association)
L’agent de fret aérien rassemble la fonction de groupeur et de commissionnaire en Douane, le
plus souvent.
Affréteur routier
C’est un commissionnaire de transport qui fait les liens entre les transporteurs routiers
qualifiés disposant des matériels nécessaires et les marchandises à transporter. Il ne négocie
pas des contrats d’affrètements mais des contrats de groupage. L’affréteur routier offre les
meilleures conditions pour un transport qu’il fait exécuter sous sa responsabilité.
Le Commissionnaire en douane
C’est une personne physique ou morale habilitée à déclarer en douane pour le compte
d’autrui ; Cette profession a des règles très strictes, surtout les obligations envers la douane
(38)
.
L’agent maritime
C’est le mandataire qui représente les compagnies maritimes là ou elles ne sont pas
implantées ; il a des fonctions commerciales, marketing, prospections, cotations, signature des
connaissements. S’il livre ou va chercher la marchandise, en dehors du pays, il agit en tant
que commissionnaire de transport et doit être agréé.
Le consignataire de navire
(37)- André MARCHAL, Op.cit, P.306.
(38)- ibid. P.306.
27
Chapitre II : Les incoterms et les auxiliaires de transport
C’est le représentant de l’armateur, mais son activité est plus technique au niveau
portuaire (39).
Le NVOCC (Non VESSEL Operating Common Carrier)
Les NVOCC sont des commissionnaires qui proposent des lignes régulières de
conteneurs de groupage, sur des navires qui ne leurs appartiennent pas.
2. Les différents risques liés au transport international
En retrouve deux type de risques à subir lors de l’opération du transport international :
2.1 Les risques généraux : sont des risques que l’exportateur ou l’importateur peut
fréquenter au moment de l’opération du transport international, qui se manifeste est selon les
secteurs indiqués ci-dessous :
Le risque politique : Le risque « pays » représente l’ensemble des événements
d’origine politique ou économique susceptibles d’empêcher le bon déroulement d’une
opération commerciale ou d’investissement.
Le risque de non-paiement : Mise à part le paiement d’avance, l’exportateur
supporte le risque de ne pas être payé par son client.
Une analyse de la solvabilité du client s’impose avant de réaliser une opération commerciale.
Le risque économique : Il peut s’agir du risque économique lié à la hausse anormale
ou importante des matières premières ou des éléments du coût de fabrication.
Le risque de change : Un risque associé à toute transaction sensible aux variations de
la valeur d’une monnaie par rapport à une autre, il met l’entreprise dans la situation de
croissance des coûts
Le risque juridique : Ce risque est parfois ignoré ou il est sous-évaluer, il est
malheureusement souvent détecté lors de contentieux ou de conflit liés à des contrats de
vente, représentation, de cession ou de transfert de savoir-faire (40).
Le risque technologie : Il est propre aux activités industrielles. Un procédé de
fabrication ou une technologie adoptée par une entreprise peuvent se trouvé opposés à d’autre
option industrielles et mettre l’industrie en dehors du marché.
2.2 Les risques liés aux marchandises : En cas d’un problème survenu en transportant des
marchandises à l’international, ces produits peuvent faire l’objet de dommages et
anomalies qui prennent plusieurs types :
(39)- ibid. P.307.
(40)- https://fe.slideshar.net/ilhamyacha/les-risques-de-transport-international, Lundi, 30/05/2022, 16 :00h.
28
Chapitre II : Les incoterms et les auxiliaires de transport
2.2.1 Les avaries particulières
Ce sont les dommages et pertes matériels, ainsi que les pertes de poids ou de quantités
subisse par la marchandise assurée en cours de transport.
Selon le mode de transport, les avaries peuvent survenir :
Au cours du transport : Soit d’événements dits majeurs, frappant à la fois le moyen
de transport et son chargement (incendie, accident de camion ou d’avion, etc.) ; soit
d’accident affectant uniquement la marchandise (mouillure par eau de mer ou par pluie, casse
ou perte de quantité due au désarrimage).
Au cours de manutention : Risque de chargement à bord, manipulation en cale,
déchargement, transbordement, etc. Principalement à l’occasion du passage de la marchandise
d’un véhicule de transport à un autre (rupture de charge) et des séjours à quai ou en entrepôt
(casse ou coulage, mouillure par eau de pluie, vol, incendie, etc.)
Il est à signaler que des conséquences sont encourues du fait des risques liés au
transport, ces derniers peuvent entrainer divers coûts exposés en vue de préserver les objets
assurés d’un dommage ou d’une perte matérielle, ou d’en limiter l’importance, ou encore de
permettre aux marchandises de terminer leur voyage interrompu ou terminé ailleurs qu’au
point prévu de destination(41).
2.2.2 Les avaries communes :
Sont les sacrifices et dépenses extraordinaires supplémentaires et raisonnablement
encourus pour l’intérêt commun afin de se préserver d’un péril les biens engagés dans une
même expédition maritime. Contrairement aux avaries particulières, ces avaries sont
spécifiques au transport maritime pour assurer plus de sécurité (42).
(41)- https://fr.slideshar.net/ilhamyacha/les-risques-de-transport-international, Op.cit.
(42 )- ibid.
29
Chapitre II : Les incoterms et les auxiliaires de transport
Conclusion
L’utilisation des incoterms a un impact positif sur la normalisation et la spécificité des
aspects complexes du commerce international. Le fait de disposer d’un système qui élimine
toute ambigüité entre les nations a rendu le commerce beaucoup plus simple, notamment lors
de la négociation des conditions, cela permet d’économiser du temps et de l’argent qui
auraient auparavant été dépensé pour des avocats qui auraient rédigé des clauses en traduisant
les incoterms dans un langage différent, d’autre part, les incoterms présentent des
inconvénients dans le cas ou ils sont en faveur d’une partie au détriment de l’autre. A titre
d’exemple, les vendeurs peuvent choisir le CIF parce qu’il comprend mieux leurs expéditions
que les acheteurs, l’acheteur, en revanche, peut préférer le FOB pour les mêmes raisons;
cependant, les termes eux-mêmes ne sont pas le problème et il s’agit plutôt d’une question de
négociation sur les termes à utiliser plutôt que la transparence de ces termes. Les incoterms
sont des termes faciles à comprendre, ils offrent une normalisation des aspects internationaux,
mais certaines clauses exposent l’une des parties à des coûts excessifs.
En effet, les auxiliaires de transport participent d’une part importante dans les
opérations de transport internationaux, à savoir le choix du mode de transport, le calcul des
coûts et l’ensemble des tâches accomplies ; le secteur des auxiliaires de transport est
caractérisé par l’existence de plusieurs types d’activités qui constitue bien souvent pour une
entreprise une intégration d’une chaine complète de transport, ce qui procure des avantages
qui sont un meilleur contrôle de la chaine de transport et une plus grande souplesse pour
l’entreprise, et procure aussi des solutions aux différentes problématiques et risques liées au
transport international.
30
Chapitre III : La
place des intervenants
en douane au sein de
la chaine logistique
internationale
Chapitre III : La place des intervenants en douane au sein de la chaine logistique
internationale
Introduction
L’évolution importante des transactions du commerce à travers le monde, a boosté la
chaine logistique internationale et a multiplié le nombre d’acteurs et d’auxiliaires du transport
international pour garantir une meilleure prestation logistique assez organisée afin de
répondre à la demande croissante sur une logistique efficace.
Le transitaire est dit spécialiste de la logistique, il intervient pour procurer de la satisfaction en
termes de service accompli par rapport aux procédures de dédouanement d’une marchandise.
C’est un organisateur de transport international qui réagit à la demande de ses clients pour
l’ensemble des opérations relatives à leurs marchandises.
Dans ce chapitre, nous allons définir les fonctions du transitaire, démontrer sont rôle, ses
obligations dans l’exercice de son activité au sein de la chaine logistique internationale.
32
Chapitre III : La place des intervenants en douane au sein de la chaine logistique
internationale
Section01 : Statut juridique et l’activité du commissionnaire et transitaire en douane
1. Concept et cadre juridique du transit
Le transit est le régime douanier sous lequel sont placées les marchandises transportées
sous contrôle douanier d’un bureau de douane, par voie terrestre ou aérienne, en suspension
des droits et taxes, et des mesures de prohibition de caractère économique (43).
Il concerne le transport des marchandises :
D’un bureau d’entrée vers un bureau intérieur.
D’un bureau intérieur vers un bureau de sortie.
Entre bureaux intérieurs ou entrepôts sous douane.
Lorsque les marchandises sont en main et sous responsabilité du transit, les services de
douane n’ont plus le pouvoir de les surveiller. Pour cela il est recommandé au transitaire de
prendre certaines précautions, détaillées comme suit :
Mise en Suvre des mesures qui permettront le recouvrement (assurance) en cas de la
disparition de la marchandise, et cela exige également le paiement des droits et taxes et/ou les
pénalités prévues.
Déclaration des marchandises en douane avant l’expiration des délais convenus pour
élaborer les procédures douanières.
Les mesures adoptées pour la vérification des marchandises doivent être convenables
pour s’assurer que les marchandises importées sont celles réellement déclarées. Pour
bénéficier du transit, le commissionnaire doit souscrire une déclaration en détail comportant
un engagement cautionné par lequel il s’engage sous les peines de droit, à faire parvenir les
marchandises déclarées dans un bureau déterminé, sous scellement intacts, dans les délais
impartis et suivant l’itinéraire prescrit. Dès l’arrivée à destination, les marchandises et les
déclarations doivent être présentées au bureau des douanes et la déclaration doit être faite
selon le régime douanier assigné aux marchandises. Elles peuvent être déchargées dans les
magasins et aires de dépôt temporaire pour l’apurement du régime de transit.
Le commissionnaire est responsable vis-à-vis de l’administration des douanes, de l’exécution
des obligations découlant du régime du transit.
Une décision du directeur général des douanes fixe les modalités d’application du présent
article (44).
(43)- journal officiel de la république Algérienne N°71/ 18 DHOU El HIDJA 1431, 24 novembre 2010, article 125.
33
Chapitre III : La place des intervenants en douane au sein de la chaine logistique
internationale
2. Profil du transitaire et commissionnaire en douane
Les professions du transitaire et de commissionnaire en douane sont gérées par le décret
exécutif n°10-288 de 14 novembre 2010 relatif aux personnes habilitées à déclarer les
marchandises en détail.
2.1. Définition du transitaire
Un professionnel mandaté par l’expéditeur ou le destinataire d’une marchandise, qui
s’occupe des formalités et de la liaison entre les différents transporteurs (45).
Un intermédiaire du commerce international qui se charge complètement (gestion des
transports, des opérations administratives, des formalités de dédouanement,&) de
l’acheminement de n’importe quel type de marchandise vers n’importe quel point de la
planète. Il est le seul interlocuteur en ce qui concerne les expéditions. Il veille à la bonne
exécution des livraisons et assiste son client en cas de litige (46).
Un prestataire de service qui se charge pour le compte de ces clients là où il est
installé, de l’ensemble des opérations relatives à leurs marchandises : rupture de charge,
manutention, stockage, formalités commerciales et administratives diverses (47).
2.2. Les obligations du transitaire
Les transitaires représentent leur donneur d’ordre, ils sont responsables des actes
juridiques qu’ils effectuent au nom et pour le compte de leurs clients vis-à-vis de ceux-ci ; le
transitaire est tenu pour le compte de son client de diverses obligations :
Devoir d’information
Le commissionnaire en douane (transitaire) doit informer son mandant sur tout ce qui
concerne l’opération de dédouanement, telles que les conditions d’importation et
d’exportation exigées. Ainsi, de lui citer les documents indispensables relatifs aux conditions
de transport des marchandises.
Obligation d’accomplir les ordres du mandant
Le commissionnaire en douane a pour obligation de transmettre les ordres du mandant
aux prestataires concernés (assureurs, entreprise de chargement, gardiennage, pesage).
(44)- journal officiel, Op.cit. Article 127.
(45)- https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/transitaire/79151, Samedi 23/04/ 2022, 09 :00h.
(46)- www.glossaire-international.com , jeudi 21/04/2022, 14 :00h.
(47)- www.douane.gouv.fr , jeudi 21/04/2022, 16 :00h.
34
Chapitre III : La place des intervenants en douane au sein de la chaine logistique
internationale
Il doit effectuer les actes qui lui sont commandés par la mission exercée.
Obligation de rendre compte
Un mandataire est obligé de donner toutes les informations liées à l’accomplissement
de ses missions, de rendre compte de l’engagement de ses responsabilités et de lui faire part
des différents obstacles et entraves qu’il a rencontré. Un commissionnaire en douane qui
n’informe pas son mandant du niveau d’avancement de la démarche de dédouanement de ses
marchandises doit engager sa responsabilité (48).
2.3. Définition du commissionnaire en douane
Aux termes de l’article 03 du décret exécutif n° 10-288 du 14 novembre 2010 relatif
aux personnes habilitées à déclarer les marchandises en détail : Est considéré comme
commissionnaire en douane, toute personne physique ou morale agréée par l’administration
des douanes pour accomplir pour autrui les formalités de douane concernant la déclaration en
détail des marchandises sur l’ensemble du territoire douanier (49).
Dans la convention de Kyoto, le commissionnaire en douane est défini indirectement
par le biais du terme tiers comme : toute personne qui, agissant pour le compte d’une autre
personne, traite directement avec la douane en ce qui concerne l’importation, l’exportation,
l’acheminement ou le stockage des marchandises (50).
Le commissionnaire en douane peut être défini comme : une personne physique ou
morale, -le mandataire- agissant pour le compte d’une autre personne physique ou morale 3 le
mandant, sur la base du contrat- le mandat- ayant pour objet l’accomplissement des formalités
douanières concernant la déclaration en détail des marchandises (51).
2.4. les obligations du commissionnaire en douane
Les principales obligations du commissionnaire en douane vis-à-vis de
l’administration des douanes sont notamment :
(48)- KASMI Yanis, KANDI Rabah, Analyse de la fonction du commissionnaire de transport/ transitaire dans la chaine logistique
internationale ; cas de SARL Transit BOUDEBZA, mémoire fin de cycle, logistique et distribution, sciences commerciales, université de
Bejaïa, 2018-2019, 36.
(49)- KSOURI IDIR, les techniques douanières et fiscales, achever d’importation sur les pressés de l’imprimerie Mourad HASNAOUI
Alger-livre édition, 2éme édition mise à jour, Alger, 2013, P.166.
(50)- KSSOURI IDIR, Op.cit, P.167.
(51)- Ibid., P.167.
35
Chapitre III : La place des intervenants en douane au sein de la chaine logistique
internationale
Devoirs généraux
- le commissionnaire en douane est le conseiller et le défendeur de son client, et pour toutes
opérations douanières jugées opportunes pour ce dernier
- le changement de lieu de l’activité ou de la dénomination du commissionnaire en douane
doit être porté à la connaissance du service des douanes.
Le secret professionnel
- le commissionnaire en douane agréé est tenu d’observer le secret professionnel dans
l’exercice de la profession.
-le commissionnaire en douane est toutefois délié du secret professionnel dans les cas prévus
par la loi et règlements en vigueur.
- le commissionnaire en douane doit protéger les données commerciales qui ressortent des
dossiers de dédouanements de ses clients.
Devoirs envers les clients
- le commissionnaire en douane doit respecter et faire respecter le droit du client et ce, avant
l’enregistrement de la déclaration sur le répertoire.
- le commissionnaire en douane doit éclairer ses clients par les informations intelligibles et
loyales sur les raisons de tout acte de dédouanement.
- le commissionnaire en douane doit assurer à ses clients des actes consciencieux et dévoués
(52)
.
Autres obligations
- l’obligation de signer les déclarations en détail
- l’obligation d’assister à la vérification des marchandises.
- L’obligation de conserver les documents constitutifs du dossier de dédouanement pendant
dix (10) ans (53).
(52)- IDIR KSSOURI, les régimes douanier, BERTI édition, Alger, 2014, P.90.
(53)- IDIR KSSOURI, Op.cit, P.168.
36
Chapitre III : La place des intervenants en douane au sein de la chaine logistique
internationale
Section02 : activités, fonctions et rôles du transitaire.
1. Les activités du transitaire
Les activités physiques à l’importation et à l’exportation : à l’importation le
transitaire reçoit l’avis d’arrivée adressé à son client, et ensuite il s’en charge de la
marchandise jusqu’à sa destination.
Et pour l’exportation il s’occupe des activités de messagerie, d’emballement et de
fourniture des marchandises.
Il réalise aussi d’autres activités de : stockage, manutention, déclaration en douane et
livraison.
Activités matière grise : il s’agit des informations transmises par le transitaire à son
client, sur la conception globale du transport, les routes les plus adaptées et réserver le fret.
Les activités administratives : elles concernent toutes les formalités douanières
administratives, assurance et commerciales acquittées par le transitaire.
Les activités financières : elles englobent le paiement du fret et la couverture contre
les risques de l’exportation. Pour couvrir ces besoins, le transitaire devra choisir des moyens
de financement adaptés, soit des besoins de financement à court terme ou à long terme, et cela
pour qu’il assure l’équilibre financier et de développement de l’entreprise (54).
2. Les fonctions du transitaire
Le transitaire en tant que commissionnaire en douane
Le commissionnaire en douane effectue des opérations administratives
d’enregistrement et d’élaboration des documents douaniers.
Le commissionnaire en douane assure une liaison technique et administrative relatives
à la circulation des marchandises à l’international.
C’est un intermédiaire professionnel qui se charge de l’exécution d’un transport des
marchandises en son nom pour le compte de son client.
Le commissionnaire en douane est responsable de fautes personnelles ou de celles des
transporteurs auxquels les marchandises ont été confiées.
(54)- KASMI Yanis, KANDI Rabah, OP.CIT, P.38.
37
Chapitre III : La place des intervenants en douane au sein de la chaine logistique
internationale
Le transitaire en tant que consignataire de la cargaison
Dés que les marchandises arrivent au port, un intermédiaire appelé consignataire de la
cargaison intervient au compte des ayants droit sur la marchandise pour permettre d’éviter les
obstacles commerciaux, administratifs et juridiques.
- Au chargement : le consignataire doit assurer le chargement des marchandises à bord du
navire et de préserver les droits du destinataire en cas d’avaries.
- Au déchargement : le consignataire est l’entreprise désignée pour effectuer le déchargement,
et d’assurer la bonne réception des marchandises. L’obligation la plus importante du
consignataire de la cargaison est de vérifier le bon état des marchandises (55).
Le transitaire en tant que logisticien
Pour le transitaire, la logistique est comme une prestation intégrée, la notion
d’entreposage et de transport ne sont qu’une partie d’une prestation globale exactement à la
fin de la chaine de production. Où le transitaire peut exercer une influence d’une valeur
ajoutée au gain du producteur.
Le transitaire en tant qu’agent de manutention
Le déplacement des marchandises à quai nécessite des prestations de manutention,
visant le chargement et le déchargement ainsi que le stockage des marchandises. A la
demande du transitaire sur instruction de son mandant, une entreprise peut prendre en charge
la manutention ou c’est le transitaire lui-même qui s’en chargera. L’entreprise de manutention
se chargera de la surveillance et de la garde pendant le chargement ou le déchargement. Et
dans le cas où c’est le transitaire lui-même qui intervient, il s’en occupe principalement du
chargement, déchargement, d’arrimage et de mise à quai (56).
3. Les rôles du transitaire
Le transitaire exerce des différents rôles selon la nature des opérations effectuées, la
réalisation des tâches administratives inscrit le transitaire comme étant un agent de douane. Il
est mandataire lorsqu’il négocie avec les transporteurs et il détermine les coûts liés au
transport des marchandises. Le transitaire en douane est appelé groupeur lorsqu’il réunit les
(55)- OUZZANE Noria, le rôle des transitaires dans le transport maritime des marchandises : cas des transitaires de la wilaya de Bejaia,
mémoire fin de cycle, Economie du transport, sciences économiques, université de Bejaia, 2015-2016, P.36.
(56)- Ibid.
38
Chapitre III : La place des intervenants en douane au sein de la chaine logistique
internationale
envois des marchandises envoyée par un ou plusieurs expéditeurs dont l’objectif est le partage
des frais de transport entre clients.
Le rôle du transitaire se manifeste en trois (03) catégories :
Le rôle principal du transitaire
On parle du rôle principal du transitaire lors de la réalisation des opérations juridiques
qui doivent être réalisées au moment de la remise des marchandises par le transporteur :
Reconnaissance de la marchandise.
Signature du bon de livraison.
Prise de réserve en cas d’avarie.
L’accomplissement des opérations douanières lors de l’entreposage des marchandises.
Souscrire une assurance sous ordre de son mandant.
Etablir un nouveau contrat de transport (57).
Rôle spécifique du transitaire
IL intervient lorsque la livraison de la marchandise nécessite de faire appel à plusieurs
modes de transport successif.
Il fait le lien entre les différents transporteurs afin d’assurer la continuité de la chaine
logistique de son client, il peut aussi se charger des opérations administratives en lien avec le
transport des biens d’un territoire à un autre.
Lors d’une opération de fret maritime, il effectue une vérification méticuleuse des
marchandises lors des opérations de transbordement.
Rôles accessoires du transitaire
Ce rôle consiste à agir physiquement sur les marchandises en exécutant des missions
complémentaires, (entreposage, emballage, groupage,...) (58).
(57)- OUZZAN Noria, Op.cit,
(58)- OUZZANE Noria, Ibid., P.39.
39
Chapitre III : La place des intervenants en douane au sein de la chaine logistique
internationale
Conclusion
L’acteur primordial pour la réussite des opérations logistiques internationales est le
transitaire, ce dernier agit selon des règles qui ont pour objectif de faciliter les procédures
liées à l’opération de dédouanement des marchandises à l’import et à l’export.
Les activités du transitaire sont rattachées à celles d’autres intervenants (le transporteur, la
compagnie maritime,&), dans l’opération de dédouanement, ils veillent à ce que leurs
missions soient accomplies dans les conditions convenues, sur la base des règlements définis
par l’administration des douanes.
Ensuite, ils souhaitent obtenir des droits réservés par l’UNTCA (union nationale des
transitaires et commissionnaires algériens), qui protège la société de transit lorsqu’il se trouve
dans un conflit dans l’exercice de ses fonctions.
40
Chapitre VI : Cas
pratique au sein de la
SARL Transit
BOUDEBZA
Chapitre VI : cas pratique au sein de la SARL Transit BOUDEBZA
Introduction
Une certaine méthode de déroulement des opérations d’import et export, est adoptée
par le transitaire dans l’objectif d’effectuer une opération de dédouanement des marchandises
réussie. Pour cela un service de transit efficace est mis en place dans un contexte juridique et
légal.
A cet effet, nous présenterons la SARL transit BOUDEBZA située à Bejaia (organisme
d’accueil), ainsi on déterminera son profil et les différents missions à accomplir, et pour finir
nous présenterons les différents documents indispensable à l’opération de dédouanement de
marchandises ainsi que le déroulement des procédures de dédouanement à l’importation de
deux (02) TC (Conteneurs) du bois Hêtre au niveau de la SARL Transit BOUDEBZA.
42
Chapitre VI : cas pratique au sein de la SARL Transit BOUDEBZA
Section01 : Présentation de l’organisme d’accueil
1. Naissance et Présentation de la société Transit BOUDEBZA
C’est une société créée en 1992, son activité est de s’occuper du dédouanement des
marchandises à l’import et à l’export, dans le prétexte de respecter les droits et règlements régis
par la direction générale des douanes.
La SARL Transit BOUDEBZA est le trait d’union incontournable de la vie économique, qui
possède plusieurs équipes de travail d’une aptitude professionnelle, et dont chaque équipe est
spécialisée dans l’accomplissement d’une mission bien déterminée au sein de la société.
Une dynamique et un bon savoir-faire en ce qui concerne la réception-contrôle des documents
et visite-enlèvement des marchandises offre une meilleures image pour la société envers sa
clientèle. La SARL transit BOUDEBZA est Implantée à la résidence la PLAINE, Bloc D, 2eme
étage, cité TOBAL, commune de BEJAIA, wilaya de BEJAIA 06000, ALGERIE.
43
Chapitre VI : cas pratique au sein de la SARL Transit BOUDEBZA
2. Organigramme de la SARL Transit BOUDEBZA
La figure suivante représente l’organigramme de la SARL transit BOUDEBZA, qui
résume les différents postes de travail que son personnel occupe.
Figure 4: Organigramme de la SARL Transit BOUDEBZA
44
Chapitre VI : cas pratique au sein de la SARL Transit BOUDEBZA
3. Les différents services de la SARL Transit BOUDEBZA
3.1 Le commissionnaire : est le gérant de la société, qui s’occupe personnellement
d’adopter une stratégie sur laquelle la société poursuit son activité, ainsi il contrôle le bon
fonctionnement des missions de chaque service et s’occupe personnellement des responsabilités
financières et sociales.
3.2 Le service de la finance-comptabilité : l’agent comptable est l’interlocuteur direct du
gérant, il est au courant de l’état financière de la société car il détient haute la main sur les
documents comptable, et s’occupe des engagements de la société en matière de fiscalités.
3.3 Le chef déclarant en douane : est la personne qualifiée d’établir les documents de
douane nécessaires à l’opération de dédouanement des marchandises qui doivent être
conformes à la réglementation, et d’avoir des notes de détail et toutes nouvelles liées au monde
de la douane en ce qui concerne les documents commerciaux exigés, la vérification des
montants des droits et taxes, et même effectuer des visites en douane.
3.4 Le consignataire : A l’arrivé du navire aux autorités algériennes, le consignataire
effectue certaines fonctions comme ; la collaboration avec le capitaine du navire, se mettre en
relation pour se tenir informé de la situation du navire en rade et le jour de l’entrée au port et
déterminer les moments de déchargement.
3.5 Service de transport : C’est la personne dite prestataire de transport, sa fonction est la
poursuite des opérations de transport des marchandises. Il détermine l’itinéraire que les
camions poursuivent pour le transfert des marchandises. Le prestataire a pour mission d’établir
les factures de transport en utilisant un logiciel mis en Suvre par le gérant. La SARL transit
BOUDEBZA détient une succursale de transport public de marchandise et d’auxiliaires de
transport d’une flotte de six camions et de semi-remorques.
3.6 L’Agent de Saisie : est un agent qui est chargé de l’enregistrement des informations
concernant la marchandise en utilisant un outil informatique spécialisé mise Suvre par le
transitaire.
3.7 L’agent d’enlèvement : pour l’acheminement de la marchandise et son enlèvement, la
SARL transit BOUDEBZA dispose de cinq (05) agents d’enlèvement.
3.8 Service de facturation : l’agent de facturation s’occupe de la remise des documents
aux clients avec la préparation des factures liées au frais de la marchandise et celle de transit,
45
Chapitre VI : cas pratique au sein de la SARL Transit BOUDEBZA
3.9 Le serveur des archives : C’est une chambre sécurisée où l’accès est seulement
autorisé au gérant et à l’agent des archives, un serveur de dix mille unités centrales mis en
disposition contient toutes les informations concernant les dossiers déjà traités.
3.10 Services des emails : un système informatique par lequel la société détient tous les
contacts de ses clients, un système utilisé pour la réception des documents liés à la marchandise
et la confirmation de leurs réception et tenir les clients informés sur la situation de leurs
marchandise.
3.11 L’expertise : un service spécialisé dans l’expertise maritime et consulting, il agit en
étroite collaboration avec les services de douanes et services portuaires, afin de préserver
l’intérêt de toutes les parties ; client, fournisseur, banque, assureur,&etc. le bureau assure le
service d’agréage et suivi des opérations de débarquement ou embarquement et le contrôle de
l’état des marchandises.
4 Les missions de la SARL Transit BOUDEBZA
4.1 Missions
Jouer le rôle d’intermédiaire entre le port et son client comme étant la fonction principale.
La prise en charge de toutes les procédures de dédouanement comme à l’import ou à
l’export, quelle que soit leur nature ; marchandise, Conteneurs, Homogènes.
Pratiquer l’opération économique et la relier avec l’administration de douanes.
Prendre possession de la marchandise importée ou exportée pour le compte de ces clients.
4.2 Prise en charge
Une assistance sur les opérations de déchargement et chargement des marchandises
avec les experts maritimes agrée en assurant une meilleure organisation et coordination de ces
opérations.
Un contrôle sur place des marchandises et une vérification des documents pour voir si
réellement la marchandise dédouanées est celle réellement déclarée.
une coordination de l’acheminement des marchandises du port jusqu'à destination
indiqué par notre client en contre partie du dépôt de la déclaration en détail.
4.3 Points forts
Meilleures connaissances et expérience requis dans le domaine de transit.
la réalisation de toute une gamme d’activités.
46
Chapitre VI : cas pratique au sein de la SARL Transit BOUDEBZA
un bon réseau relationnel et solide au sein de la société, ainsi qu’avec les autorités
maritimes et douanières.
Un personnel qualifié et des services de qualité avec des moyens de travail modernes
mis au service des clients.
Le siège de la société situé à proximité du port permet la réalisation des opérations de
dédouanement dans les délais convenus ; c'est-à-dire en un temps court et à un coût faible.
La société SARL Transit BOUDEBZA dispose d’un groupe de travail composé de :
Commissionnaire (Gérant).
Agent de Saisie (03).
Préparation des nouveaux dossiers (02 agents).
Déclarant en douane (10).
Agent d’enlèvement (05).
Comptable (03).
Courtier (08).
47
Chapitre VI : cas pratique au sein de la SARL Transit BOUDEBZA
Section02 : Etude de cas sur le déroulement et les procédures de dédouanement d’une
marchandise.
1. La détermination de toutes pièces concernant le dossier de Transit
Sur demande du client à son transitaire de dédouaner une marchandise, il existe une
certaine confrontation documentaire ; donc chaque partie doit préparer et remettre des pièces
documentaires afin de réaliser le dossier de transit, et les documents relatifs au dossier de
transit sont comme suite :
1.1 Le Mandat : (voir Annexe N°01)
En application de l’article 11 du décret exécutif n°10-288 suscité, les commissionnaires
en douane établissent eux-mêmes les déclarations et les signets en leur qualité de déclarant et
présentent eux-mêmes les marchandises à la vérification.
Toutefois, ils peuvent donner mandat à leurs personnels pour agir en leur nom.
Le mandat est un engagement établi entre le commissionnaire en douane ou le propriétaire des
marchandises et le mandataire, par lequel le mandant donne pouvoir au mandataire de :
Signer les déclarations en douane et les actes s’y rapportant, et présenter les
marchandises à la vérification.
Effectuer les autres formalités douanières concernant la déclaration des marchandises en
détail.
1.2 La facture domiciliée: (voir Annexe N°02)
La domiciliation : ça concerne la domiciliation de la facture qui s’inscrit en vingt et un
(21) chiffres et le cachet rond de la banque domiciliaire, ainsi que les cachets et les signatures
des deux parties.
La facture : c’est la facture commerciale définitive, qui doit comporter : la date, le
numéro, nom et raison sociale du vendeur et de l’acheteur, la désignation de la marchandise, le
prix unitaire, le prix global, la quantité, l’incoterm, etc.
1.3 Le connaissement : (voir Annexe N°03)
C’est le document primordial dans le transport maritime, qui prouve le contrat de
transport conclu entre l’importateur et l’exportateur ainsi que la compagnie de consignation au
port d’embarquement dont il mentionne les caractéristiques de la marchandise.
48
Chapitre VI : cas pratique au sein de la SARL Transit BOUDEBZA
1.4 Certificat d’origine : (voir Annexe N°04)
C’est une pièce documentaire qui détermine le pays d’origine de la marchandise
importée, elle est établie par la chambre de commerce du pays d’origine.
1.5 EUR1 : (voir Annexe N°05)
C’est un certificat de libre circulation des marchandises dans une région bien
déterminée, elle permet l’expédition des marchandises de l’union européenne vers un pays ou
un groupe de pays ayant conclu des accords préférentiels. Elle est parfois considérée comme
étant un certificat d’origine.
1.6 Liste de colisage : (voir Annexe N°06)
C’est un document spécifique au transport international, qui permet de connaitre
l’ensemble des colis faisant partie d’une même expédition.
1.7 Avis d’aliment : (voir Annexe N°07)
C’est un document lié à l’assurance transport, il couvre les marchandises pour un
voyage déterminé, sur un trajet précis.
1.8 L’avis d’arrivée : (voir Annexe N°08)
C’est un document délivré par la compagnie maritime au profit de l’importateur, dés
l’arrivé du navire le document contient tous les renseignements concernant la marchandise.
1.9 Carte NIF : (voir Annexe N°09)
C’est une carte qui porte le numéro d’immatriculation fiscale de l’importateur en 15
chiffres, elle identifie l’opération économique et les renseignements qui traitent son registre de
commerce.
1.10 Registre de commerce : (voir Annexe N°10)
Est une pièce délivrée par le centre national du registre de commerce, elle détient les
informations suivantes :
Le nom du gérant et ses associés ainsi que leurs nationalités.
La dénomination ou la raison sociale de l’entreprise importatrice.
Le secteur d’activité et le capital social.
La date de début de l’activité.
1.11 La fiche de scanner : (voir Annexe N°11)
C’est une pièce documentaire qui démontre que la marchandise est passée au scanner.
49
Chapitre VI : cas pratique au sein de la SARL Transit BOUDEBZA
1.12 La grille de saisie : (voir Annexe N°12)
C’est pièce documentaire réalisée par le transitaire à travers un logiciel conçu pour
l’enregistrement des données nécessaires de la marchandise, qui par la suite permettra au
déclarant d’enregistrer facilement la déclaration en détail.
1.13 La déclaration en détail : (voir Annexe N°13)
C’est l’acte par lequel le déclarant indique le régime douanier à signer aux
marchandises et communique les éléments requis pour l’application des droits et taxes et pour
le besoins du contrôle douanier.
1.14 Certificat phytosanitaire algérienne : (voir Annexe N°14 et N°15)
C’est un document délivré par les services phytosanitaires au poste frontière algérien,
relatif à l’état phytosanitaire des végétaux ou produits végétaux destiné à l’exportation ou à la
réexportation. Démontrant que les marchandises ont été transportées dans de bonnes conditions
et en bonnes exigences convenues. Sachant que l’existence d’un certificat phytosanitaire
étranger ne suffit pas pour la poursuite des démarches de dédouanement des marchandises,
donc une demande d’établir un certificat phytosanitaire algérien est recommandée par le
transitaire.
1.15 Bon à délivrer : (voir Annexe N°16)
Un document remis par l’agent consignataire à la place du connaissement pour
continuer les formalités d’enlèvement.
1.16 Bon à enlever : (voir Annexe N°17)
C’est un document présenté par l’importateur ou son transitaire à la douane pour
procéder à l’enlèvement.
1.17 Autorisation de libre circulation : (voir Annexe N°18)
C’est un document délivré par la direction de la protection des végétaux et des contrôles
techniques qui autorise la libre circulation de la marchandise importée dans le territoire
algérien.
2. Déroulement et processus de dédouanement d’une marchandise (Cas Pratique)
Après avoir reçu une demande par le transitaire de son client, dans l’objet est la prise en
charge de dédouaner une marchandise de type : Bois Hêtre mise en deux (02) TC, le transitaire
procède à l’opération de dédouanement comme suit :
50
Chapitre VI : cas pratique au sein de la SARL Transit BOUDEBZA
2.1 La réception des documents
Après la réception des documents originaux de la marchandise envoyée par le client à
la SARL Transit BOUDEBZA, où on retrouve toutes les caractéristiques de la marchandise
que notre client souhaite dédouaner. Sachant que cette marchandise ne doit pas être interdite
soit à l’import ou à l’export.
Le service de recevabilité des dossiers après l’accord du gérant sur la prise en charge de
dédouaner ces marchandises, reçoit le pli cartable de ces documents originaux réalisé à base
de la nature de la marchandise. (Pour le cas de notre recherche la marchandise concernée est
le Bois Hêtre importé en deux (02) conteneurs). La liste des pièces est comme suit :
Facture d’achat domiciliée originale.
Connaissement (B/L) endossé original.
L’original du certificat d’origine.
L’original du document EUR1.
L’original du certificat phytosanitaire.
L’original de la liste colisage.
Avis d’aliment (dossier d’assurance).
Avis d’arrivée (envoyé par la compagnie maritime).
Dés la vérification de ces documents, le déclarant en douane doit établir un bon de réception,
ensuite il prépare la chemise de transit et les documents à joindre en accordant un numéro à
cette chemise dite : le répertoire, (qui pour notre étude de cas est le 338), ainsi que l’article,
qui est généralement l’année actuelle, (qui pour notre cas l’article N°22).
2.2 l’établissement des différents dossiers
Lorsqu’il s’agit de l’importation d’un produit récolté de la terre, ce produit doit être
soumis au contrôle phytosanitaire, donc le déclarant en douane dans cette étape doit
dispatchés les différents documents reçus pour la préparation de trois dossiers :
01- Dossier phytosanitaire.
02- Dossier de douane.
03- Dossier d’archives (une fois que la marchandise est enlevée).
Pour le dossier phytosanitaire on retrouve les pièces suivantes :
L’original du certificat de phytosanitaire.
51
Chapitre VI : cas pratique au sein de la SARL Transit BOUDEBZA
Copie de la facture.
Copie du connaissement.
Original du certificat d’origine.
Copie de l’avis d’arrivée.
Liste colisage.
Ce dossier est destiné au service phytosanitaire qui par la suite doit renvoyer une
deuxième forme de certificat phytosanitaire appelé : certificat phytosanitaire algérien.
Pour le dossier de douane, il est composé de :
Copie de la carte NIF (numéro d’identification fiscale).
Copie du registre de commerce copie.
Copie de la facture originale + facture original.
Copie du connaissement.
Avis d’aliment (dossier d’assurance)
L’original d’EUR1.
Copie du certificat phytosanitaire algérienne.
Copie de l’avis d’arrivé.
Copie de la fiche de scanner.
Copie de la liste de colisage.
2.3 l’enregistrement dans la base de données
Après la validation du dossier phytosanitaire par les services chargés de sa validation,
un extrait du certificat phytosanitaire algérien sera rajouté au dossier de douane que ce dernier
soit finalement complet ceci nous permettra de poursuivre notre démarche et c’est la
souscription et la déclaration de la marchandise dans la base de données :
2.3.1 L’enregistrement dans la grille de saisie : cela concerne l’enregistrement du dossier
à traiter dans un logiciel GTD 2022, qui contient toutes les informations concernant la
marchandise.
-la grille de saisie est composée de deux (02) parties :
La partie fixe : cette partie concerne la souscription des éléments tirés des documents et les
pièces jointe.
- Le numéro de dossier, le code régime, le numéro d’article.
52
Chapitre VI : cas pratique au sein de la SARL Transit BOUDEBZA
- Les informations concernant l’importateur et l’exportateur et leurs adresses.
- Le lieu de départ de la marchandise ainsi que la destination finale.
Ainsi que tout ce qu’une déclaration de marchandise doit contenir comme informations pour
que le service déclarant accomplisse sa mission.
La partie variable : cette partie concerne la souscription en détail des éléments liés à la
marchandise elle-même :
- Position tarifaire
- Nombre d’article
- Désignation de la marchandise
- Poids net et poids brut.
2.3.2 L’enregistrement de la déclaration en détail : une fois la tache de souscription,
l’enregistrement effectuer dans la grille de saisie sera envoyer afin d’être enregistré dans le
système SIGAD ; un système lié directement au service de douane.
Le client a le droit de faire recours en cas de marchandise non conforme, et cela auprès des
services compétents (service réexportation), sous réserve de présenter une attestation de non
transfert de devises délivrée par la banque et l’attestation d’acceptation du retour marchandise
par le fournisseur et de prendre en charge tous les frais de réexportation.
L’enregistrement de la déclaration en douane se fait à base du régime de chaque marchandise
contrôlée et vérifiée et certifiée par le commissionnaire en douane agréé pour éviter les
fausses déclarations d’espèce tarifaire, l’origine et la valeur. En cas de fausses déclarations un
contentieux sera établi conformément aux articles 319-320-325 du code des douanes.
2.4 L’enlèvement de la marchandise :
Pour la préparation du dossier d’enlèvement de la marchandise, l’inspecteur procède à
la liquidation de la déclaration et cela après que la brigade commerciale de la douane reçoit le
dossier suivant :
Bon à délivrer
D10 retour
Bon à Enlever
53
Chapitre VI : cas pratique au sein de la SARL Transit BOUDEBZA
B/L + facture fournisseur
Engagement de restitution des TC vide
Et c’est à fin d’effectuer l’apurement, qui signifie un contrôle sur pièce de la déclaration. Par
la suite un exemplaire (D10+Bon à enlever + Bon à enlever) original reste à la disposition de
la brigade commerciale pour vérifier les conteneurs qui vont être enlevés (à la porte). Et un
deuxième exemplaire va être remis au service CMR de la BMT comme preuve que la
marchandise est dédouanée puis procéder à l’enlèvement de la marchandise.
-Pour le dossier destiné à la BMT pour établir le CMR :
Copie du bon à délivrer apuré par la brigade commerciale.
B/L + Mise à Quai + Bon de chargement
Un imprimé de CMR est remis aux chauffeurs des camions qui vont déposer l’imprimé au
service enlèvement de la BMT pour l’obtention d’un Bon de Sortie.
Après que le chargement des marchandises dans les camions soit effectué, les TC doivent
passer par le scanner accompagné du dossier suivant :
Bon de sortie
Fiche scanner douane
Bon à enlever
D10 retour
B/L
Facture
Ainsi le camion poursuit la démarche du passage au scanner pour l’obtention du bon visé par
le scanner accompagné du permis de conduire du chauffeur et les déposer à la porte 23 qui est
le poste principal pour la sortir des TC au port de BEJAIA.
Le commissionnaire en douane a la possibilité de contrôler la marchandise en cas de doute sur
la détermination de la position tarifaire et cela avant le dépôt de la déclaration en douane,
sous forme d’une demande du permis d’examinassions de la marchandise par
l’administration des douanes (D41).
54
Chapitre VI : cas pratique au sein de la SARL Transit BOUDEBZA
Le dossier de l’opération de dédouanement de la marchandise doit être enregistré sur le
répertoire transit visé par la justice. Ainsi, le commissionnaire doit conserver le dossier pour
une durée de dix ans (10 ans) dans les archives.
55
Chapitre VI : cas pratique au sein de la SARL Transit BOUDEBZA
Conclusion
A partir d’une étude pratique au sein de la SARL transit BOUDEBZA nous avons pu
présumer que le transitaire lors de la réalisation d’une opération de dédouanement d’une
marchandise agit selon des règles établie par la direction générale des douanes.
Le régime applicable sur les marchandises a pour but de garantir la réussite des
procédures de dédouanement, de la déclaration de la marchandise jusqu'à l’enlèvement et la
livraison dans les bonnes et meilleurs conditions ainsi qu’aux moments prévus.
L’étude pratique réalisée nous nous a permit d’obtenir l’opportunité de bien résoudre
le déroulement d’une opération de dédouanement des marchandises ainsi que de connaitre la
nécessité des interventions de chacune des parties (DOUANE, BANQUE, BMT, EPB,
Phytosanitaire et le transitaire etc.). Toutes ces parties contribuent dans la réussite des
procédures de dédouanement.
56
Conclusion générale
Conclusion générale
Les échanges internationaux s’évoluent d’une façon permanente, cela est liés aux
nombres d’échanges effectué par les Etats. Ces derniers effectuent ces transactions parce
qu’ils y retrouvent un intérêt et un gain respectif. L’échange est tout simplement le résultat
des différences existantes entre pays : différences économiques, financières, technologiques et
même naturelles.
Afin de poursuivre l’évolution du commerce a l’international, certains paramètres qui
lui sont liés doivent être également développés, comme le transport qui est une nécessité pour
les entreprises de le développer, mais aujourd’hui il ne s’agit pas seulement du transport, mais
d’un ensemble de facteurs qui rentrent en jeu pour un bon fonctionnement de la logistique
internationale. La maitrise du processus logistique permet aux entreprises d’assurer le
contrôle de ses commandes et de gagner la confiance de ses clients après leurs satisfactions.
Dans le commerce international, la logistique est une chaine très organisée qui permet
la maitrise des flux physiques, financiers et d’informations. Les fonctions couvertes par la
chaine logistique sont : le transport, le stockage, et la manutention. Son objectif principale et
d’apporter ce qu’il faut, la ou il faut et quand il faut.
Le transitaire constitue un maillon fort de la chaine logistique internationale ; ses
activités sont complémentaires par rapport aux autres intervenants tels que : le logisticien,
commissionnaire, consignataire, transporteur,&
La fonction du transitaire est primordiale pour les activités d’importations et
d’exportations, en ce qui concerne le transport et ses opérations ; ceci, en utilisant les
incoterms qui déterminent les responsabilités des vendeurs et des acheteurs ainsi que la
répartition des couts liés au transport.
La tendance des développements des systèmes d’information et de la technologie
peuvent être un avantage pour le transitaire en lui facilitant la tache d’enlèvement des
marchandises. Néanmoins, la libéralisation des échanges mène à l’élimination des barrières
tarifaires et non tarifaires, et par conséquent, constituera un risque en réduisant l’activité du
transitaire et par là une menace en ce qui concerne sa place au sein du commerce
international.
57
Conclusion générale
Nous espérons que notre modeste étude sera d’une utilité pour l’amélioration des
connaissances liées au domaine du transit, dans le cadre des prérogatives incombant à
l’administration des douanes.
58
Bibliographie
Ouvrages
Rémy LE MOIGNE, SUPPLY Chain Management : achat, production, logistique,
transport, vente, DUNOD Editions, France, 2015.
Gérard BAGLINE et autres, Management industriel et logistique, Editions
ECONOMICA, Paris, 2008.
André Marchal, Logistique globale : SUPPLY Chain Management, ELLIPSES
Edition, France, 2006.
Idir KSOURI, Les techniques douanières et fiscales, 2eme édition, Alger-Livres
Editions, Alger, 2013.
Idir KSOURI, Les régimes douaniers, BERTI éditions, Alger, 2014.
Thèses et Mémoires
BENSALMA Rabah et LARBI Mohamed, Management logistique et la performance
de l’entreprise Au niveau du Groupe Le Marechal, Université Mouloud MAMMERI
Tizi-Ouzou, Mémoire de fin de cycle pour l’obtention du diplôme de Master
Spécialité : Management Stratégique, Promotion 2020/2021.
CHALAL Sabrina, KARA Samira, Le rôle du système d’information dans la
logistique internationale : cas de CEVITAL-AGRO, Université Abderrahmane MIRA
Bejaia, Mémoire de fin de cycle pour l’obtention du diplôme de Master en sciences
commerciales Option : Finance et Commerce International, Promotion 2015/2016.
KASMI Yanis, KANDI Rabah, analyse de la fonction du commissaire de
transport/transitaire dans la chaine logistique internationale : Cas de la SARL
TRANSIT BOUDEBZA, Université Abderrahmane MIRA Bejaïa, Mémoire de fin de
cycle pur l’obtention du diplôme de Master en Sciences Commerciales Option :
Logistique et Distribution, Promotion 2018/2019.
MARZOUK Salah Eddine, problèmes de dimensionnements de lots et de livraisons :
Application au cas d’une Chaine Logistique, Université de Technologie de Belfort-
Montbéliard, Thèse de Doctorat en vue de l’obtention du titre Docteur Spécialité :
Automatique et Informatique, Thèse soutenue le 08/11/2007.
OUZZAN Noria, Le rôle des transitaires dans le transport maritime des marchandises :
Cas des transitaires de la wilaya de Bejaia, Université Abderrahmane MIRA Bejaia,
Mémoire de fin de cycle en vue de l’obtention du diplôme de Master en Sciences
Economiques Option : Economie du Transport, Promotion 2015/2016.
Revues
Journal officiel de la république Algérienne N°/71/18 DHOU ELHIDJA 1431, 24
Novembre 2010, Article 125.
Journal officiel de la république Algérienne N°/71/18 DHOU ELHIDJA 1431, 24
Novembre 2010, Article 127.
Sites web
https://www.clog.fr/definition-logistique.
www.wizishop.fr.
www.etudes-et-analyse.com.
www.gefco.net.
www.techno.net.
www.gefco.net/fr/glossaire/definition/transportmaritin.
www.michealpage.fr<métiers.
www.guideinformatique.com.
https://sumup.tr.termes-comptable.
www.douane.gouvdz2022.
www.lfc-consiel.fr.
https://fe.slideshare.net/ilhamyacha/les-risques-de-transport-international.
https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/transitaire/79151.
ANNEXES
Annexes
Table des matières
Introduction générale .................................................................................................................. 1
Chapitre I : De la logistique à la SUPPLY Chain management ................................................. 4
Introduction ................................................................................................................................ 5
Section01 : Evolution et définition de la logistique ................................................................... 6
1. L’évolution de la logistique ................................................................................................ 6
2. Définitions de la logistique ................................................................................................. 6
3. Les flux de la logistique ...................................................................................................... 7
3.1 Les flux physiques ................................................................................................... 7
3.2 Les flux financiers .................................................................................................... 8
3.3 Les flux d’informations............................................................................................ 8
4 Les enjeux de la logistique .................................................................................................. 9
5 Les éléments qui composent la logistique internationale sont .......................................... 10
Section02 : la chaine logistique internationale. ........................................................................ 12
1. Définitions de la chaine logistique internationale ............................................................. 12
2. L’information dans le système de la chaine logistique internationale .............................. 13
3. Différences entre la logistique et la chaine logistique internationale ............................... 14
4. Les modes de transport ..................................................................................................... 14
4.2 Le transport aérien ................................................................................................. 15
4.3 Le transport maritime : ........................................................................................... 15
4.4 Le transport multimodal ......................................................................................... 16
5 Les phases de la gestion de la chaine logistique : ............................................................. 16
6 La SUPPLY Chain management le long de la chaine logistique ...................................... 17
Conclusion ................................................................................................................................ 18
Chapitre II : LES INCOTERMS ET LES AUXILIAIRES DE TRANSPORTS ..................... 19
Introduction .............................................................................................................................. 20
Section01 : définitions et rôle des incoterms dans la chaine logistique. .................................. 21
1. Définition des incoterms ................................................................................................... 21
2. Les différents incoterms .................................................................................................... 22
2.1 Les incoterms de transport multimodaux ............................................................... 22
2.2 Les incoterms de transport maritimes .................................................................... 23
3. La différence entre les incoterms 2010 et 2020 ................................................................ 24
4. Que ne couvrent pas les incoterms .................................................................................... 25
Section02 : les risques et auxiliaires de transport international ............................................... 26
1. Les principaux intervenants dans le transport international.............................................. 26
1.1 Les catégories d’auxiliaires .................................................................................... 26
1.2 Les auxiliaires de transport international ............................................................... 26
2. Les différents risques liés au transport international ........................................................ 28
Conclusion ................................................................................................................................ 30
Chapitre III : La place des intervenants en douane au sein de la chaine logistique
internationale ............................................................................................................................ 31
Introduction .............................................................................................................................. 32
Section01 : Statut juridique et l’activité du commissionnaire et transitaire en douane ........... 33
1. Concept et cadre juridique du transit ................................................................................ 33
2. Profil du transitaire et commissionnaire en douane .......................................................... 34
2.1. Définition du transitaire ......................................................................................... 34
2.2. Les obligations du transitaire ................................................................................. 34
2.3. Définition du commissionnaire en douane............................................................. 35
Section02 : activités, fonctions et rôles du transitaire. ............................................................. 37
1. Les activités du transitaire................................................................................................. 37
2. Les fonctions du transitaire ............................................................................................... 37
3. Les rôles du transitaire ...................................................................................................... 38
Conclusion ................................................................................................................................ 40
Chapitre VI : Cas pratique au sein de la SARL Transit BOUDEBZA .................................... 41
Introduction .............................................................................................................................. 42
Section01 : Présentation de l’organisme d’accueil .................................................................. 43
1. Naissance et Présentation de la société Transit BOUDEBZA .................................. 43
2. Organigramme de la SARL Transit BOUDEBZA .................................................... 44
3. Les différents services de la SARL Transit BOUDEBZA ........................................ 45
3.1 Le commissionnaire ............................................................................................... 45
3.2 Le service de la finance-comptabilité .................................................................... 45
3.3 Le chef déclarant en douane................................................................................... 45
3.4 Le consignataire ..................................................................................................... 45
3.5 Service de transport ................................................................................................ 45
3.6 L’Agent de Saisie ................................................................................................... 45
3.7 L’agent d’enlèvement ............................................................................................ 45
3.8 Service de facturation............................................................................................. 45
3.9 Le serveur des archives .......................................................................................... 46
3.10 Services des emails ................................................................................................ 46
3.11 L’expertise ............................................................................................................. 46
4 Les missions de la SARL Transit BOUDEBZA ............................................................... 46
4.1 Missions ................................................................................................................. 46
4.2 Prise en charge ....................................................................................................... 46
4.3 Points forts ............................................................................................................. 46
Section02 : Etude de cas sur le déroulement et les procédures de dédouanement d’une
marchandise. ............................................................................................................................. 48
1. La détermination de toutes pièces concernant le dossier de Transit .......................... 48
2. Déroulement et processus de dédouanement d’une marchandise (Cas Pratique) ..... 50
Conclusion ................................................................................................................................ 56
Conclusion générale ................................................................................................................. 57
Bibliographie ............................................................................................................................ 59
ANNEXES ............................................................................................................................... 61
Table des matières .................................................................................................................... 78
Résumé ..................................................................................................................................... 79
Abstract .................................................................................................................................... 79
Résumé
Le volume des transactions du commerce à l’international s’accroit de plus en plus,
cela a généré une forte circulation des marchandises au niveau des ports. A l’import ou à
l’export, les auxiliaires de transport se manifestent par l’offre des meilleures prestations liées
à la logistique en termes de coûts et délais ; ainsi, ils effectuent principalement des fonctions
administratives mais aussi des fonctions commerciales. Et ce dans le but de satisfaire la
clientèle. Notre étude sur le terrain, nous a permet de résoudre le rôle et la place du transitaire
dans la chaine logistique internationale, et cela en menant une étude méthodologique
documentaire et une étude sur un cas pratique au sein de la « SARL Transit BOUDEBZA ».
Mots clés : transitaire, la chaine logistique internationale, transport, incoterms, SARL Transit
BOUDEBZA.
Abstract
As the volume of international trade transactions increases, so does the flow of goods
through the ports. In import and export, the transport auxiliaries offer the best services related
to logistics in terms of costs and deadlines. They also carry out mainly administrative
functions but also commercial fonctions, all with the aim of satisfying the customers. Our
study on the ground, allowed us to solve the role and the place of the forwarding agent in the
supply chain, and that by carring out a documentary methodological study and a study on a
practical case within the « SARL Transit BOUDEBZA ».
Keywords : forwarding agent, supply chain, transport, incoterms, SARL Transit
BOUDEBZA.