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TD2 Outils et méthodes d’analyses S2

A. Roche

L’archéologie – 29.01
Science humaine et sociale qui permet d'étudier le passé des hommes pour comprendre
leur culture, civilisation etc. par les vestiges matérielles

la formation de l’archéologue
UMR unité mixte recherche: chercheurs + personnel universitaire = projet scientifique
commun
pour financer la recherche:
1. ministère de la culture: deux départements au niveau national
i. sda sous direction de l'archéologie, au niveau national
ii. drassm: protège les vestiges sur l’eau, departement recherche
aquatique sous marine
b. drac direction régionale affaires culturels, une dans chaque région, niv.
régional
i. sra: services régionaux de l'archéologie
ii. inrap: institut national recherche archéologie preventive
2. ministere enseignement superieur
3. ministere affaires etrangeres

en france: deux types d'archéologie


plus récente et plus commune: archéologie préventive
prise de conscience dans les années 70
1974 carte archéologique nationale: territoires métropolitaines et outre mer, in funzione delle
origini della determinata città si pensa che sotto ci siano dei vestigi di qualche tipo di civiltà
faiblesses législatives de l'AFAM
aménageur: société privé, collectivité locale, qui lance un projet d'aménagement du territoire,
ex. construction hôpital, lycée… pas une personne physique qui met à risque la
conservation du terrain
1997: affaire Rhodes, ville de la france d’origine gallo-romaine
aménageur dans le centre ville, scandal perché vuole distruggere i due siti sotterranei ben
conservati
nuova legge nel 2001 votata
janvier 2002: fondation INRAP
toutes les étapes de l'archéologie sont payés par l'aménageur diagnostic

diagnostic archéologique: archéologie par prospection/ etude du terrain


creusement du sol
evidenziare gli elementi che potenzialmente potrebbero esserci sottosuolo
sondage e stimare i vestigi e i periodi concernés

dopo fouille préventive: signature dans une attestation de libération du terrain : libera
l'aménageur dai lavori
post-fouille
regier une document de fouille

1
2. archéologie programmée
ex. chantiers-écoles
sur un même site différents secteurs ou on fouille progressivement pour une vision globale
répondre à une problématique scientifique exposée par les archéologues
autorisation de l’etat → tout bien archéologique est supposée d'appartenir à l’etat
autorisation du propriétaire du terrain

rédiger un rapport → transmettre les données retrouvées sur le terrain


découverte fortuite

specialites en archeologie:
1. soutien logistique: topographe: technicien qui prend les mesures dans les trois
mesures, relevés positionnés sur un plan, produire le plan d’un site archéologique
rendre intelligibles et visibles des données sur un plan
2. géomorphologue: formes de paysage et cherche d' expliquer leur mise en place et
leur évolution
3. archéologie funéraire: par des anthropologues
4. archeo-botanique
5. archeo-zoologie
6. palynologie: créer un diagramme polinique
7. anthropologue: charbons de bois, relation entre homme et bois
8. xylologue?

2
3
TD03: la datation en archéologie
chronologie→ science qui a pour but de localiser les événements dans le temps
sert à
- ordonner les événements en séquence
- dater les événements
- déterminer la durée d’événements

différentes méthodes de datation


- chronologie historique
- données textuelles
- numismatique: terminus post/ante quem
- datation relative
- stratigraphie
- typologie et typo-chronologie
- datation absolue
- cycles saisonniers ou biologiques
- methodes radiometrie
- exposition à un rayonnement
- champs magnétiques

datation relative→ permettent de dater des faits en les ordonnant en séquence dans le
temps
stratigraphie: ordonnancement vertical des couches sédimentaires avec pour principes
essentiels:
- les dépôts les + anciens constituent les couches les + profondes

4
- les dépôts les + récents …
- deux artefacts retrouvés dans une même couche sont associés chronologiquement à
cette couche et sont contemporains

diagramme de Harris= creato dopo degli scavi molto complessi da comprendere in gran
bretagna: outil permettant de synthétiser sous la forme de graphe l’analyse des unités et des
relations stratigraphiques
trois types de relation entre les unités stratigraphiques
- pas de relation directe
- superposition
- correlation

la réalisation de diagramme de harris permet:


- d'établir des séquences stratigraphiques
- de regrouper des ensembles structurels ou des unités
- de mettre en phase des séquences et de les inscrire dans le temps

dopo la roche mer: non ci sono sicuramente + sedimenti umani, lo metto in basso nel
diagramma: più antico, e da lì si sale fino al numero 1, più recente

typologie: méthode de classification qui permet de classer des artefacts en différents types
en fonction de leurs caractéristiques

typo-chronologie: utilise les caractéristiques typologiques des artefacts pour classer les
objets en série chronologiques
elle repose sur deux principes fondamentaux
- les produits d’une période et d’un lieu donné ont un style reconnaissable
- le style (forme, décor) varie avec le temps

-> contextes bien définis

les méthodes de datation absolue


permettent d’obtenir une date calendaire ou chiffrée correspondant à un événement précis
1. cycles saisonniers ou biologiques = méthodes de datations qui se fondent sur la
mesure des accumulations annuelles
a. dendrochronologie: mesure des cernes de croissance annuelles des arbres
i. méthode inventée dans les années 1930 par AE Douglass lors de ses
travaux portant sur l’influence solaire sur le développement des arbres
ii. méthode de datation qui se base sur le décompte et l’analyse des
cernes de croissance annuelles des arbres et dont l’objectif est de
déterminer la date d’abattage des arbres coupés
iii. méthode qui a servi à la calibration des datations carbone 14
La méthode repose sur la mesure des cernes d'accroissement annuel et leur corrélation.
Chaque cerne du bois correspond à une année de la vie de l’arbre. l'épaisseur et la densité
de chaque cerne annuelle de croissance du bois varient en fonction du climat. Ces
variations sont identiques pour les arbres d’une même essence dans une même région. les
cernes sont ensuite mesurés et transformés en courbe

5
avantage: précision annuelle voire saisonnière, informations environnementales et
climatiques
limites: préservation du bois uniquement dans certains contextes, principalement utilisable
dans les régions tempérées, problemes d’interpretation possible
limite de datation: 10 000 ans

b. Varves: accumulation des strates qui se sont déposées dans un lac pendant
une année. la stratification est due aux variations climatiques saisonnières
c. calottes glaciaires= accumulation des couches successives de neige
compressée, elles peuvent être datées et utilisées pour reconstituer le climat
2. méthodes radiométriques: méthode de datation qui repose sur le calcul de la perte
des atomes à travers le temps en raison du processus de désintégration radioactive
a. radiocarbone
b. potassio-
c. xxx
methode developpee en 1949 par WF Libby de l’uni chicago et pour laquelle il a obtenu le
prix nobel de chimie en 1960
à l'origine d’une révolution favorisant le passage de chronologies majoritairement relatives à
des chronologies absolues
aujourd'hui indispensable en archéologie
a. datation radiocarbone
isotope: nucléide d’un élément qui ont le même nombre de proton mais un nombre de
neutrons différents
Le carbone présente trois isotopes distincts: c12 stable, c13 stable, c14 instable. pour
devenir stables les éléments subissent une désintégration radioactive (=transformation
spontanée des isotopes instables en isotopes stables selon une période de désintégration
appelée demi-vie)
le carbone 14 est produit par l'atmosphère et transformé en C02 puis ingéré par les
organismes vivants
l’incorporation de carbon 14 s'arrête à la mort de l’individu
demi-vie (T) temps au bout duquel la moitié des noyaux radioactifs d’une source se sont
désintégrés
il s’agit donc de la durée avant laquelle il reste plus de 50% du produit et après laquelle il en
reste moins de 50%
demie vie du carbone 14= 5730 ans
la datation se fait en fonction de la proportion restante de carbone 14 par rapport à celle du
carbone 12
limite de datation: 50 000 ans

6
SÉANCE 4: Ethnoarchéologie et archéologie expérimentale
ne sont pas des disciplines, se sont des méthodes d’analyses auxquelles l'archéologue à
recours pour répondre à une problématique posée en amont.

L’ethnoarchéologie

Ethnographie: étude descriptive de terrain auprès de groupes humains contemporains afin


de recueillir des matériaux et des données

Ethnologie: étude théorique des matériaux et des données acquises pendant l'enquête
ethnographique

Archéologie: étude des artefacts et des écofacts témoignant de la vie de groupes humains,
de sociétés ou de civilisation passés

Ethnoarchéologie: comparaison de situations actuelles à des situations archéologiques pour


proposer des modèles interprétatifs des modes de vie passés

1900: Jesse Walker Fewkes utilise le terme “ethnoarchéologie”


1939: Donald Fergusson Thompson mène la première enquête ethnoarchéologique
50s-60s: L’ethnoarchéologie devient une discipline universitaire
1969: André Leroi-Gourhan crée l’enseignement Ethnologie préhistorique au Collège de
France
70s: essor de la New Archaeology. L’ethnoarchéologie devient l’un des fers de lance du
mouvement
1982: Jean-Claude Gardin et Alain Gallay proposent les premiers travaux francophones de
la théorisation de l’ethnoarchéologie
2000: l'ethnoarchéologie devient une méthode d’analyse courante et reconnue. Les
rencontres de chercheurs autour de ce sujet se multiplient.

trois axes aujourd’hui:


1. Dépasser le statut d’objet de la culture matérielle pour atteindre les facteurs sociaux
et culturels
2. Poser des questionnements éthiques et politiques sur la fabrication identitaire de la
culture matérielle
3. nuancer les interprétations anthropologiques

L’ethnoarchéologie est fondée sur 2 postulats scientifiques:


- L’uniformisme: les règles qui conditionnent la vie des populations archéologiques
sont les mêmes que celles qui régissent celle des populations modernes
- Le raisonnement par analogie: deux objets de la même forme sont susceptibles de
partager la même fonction et d’avoir la même place dans le système
socio-économique
→ chercher des modèles interprétatifs au sein de populations actuelles pour les extrapoler
par rapport à des situations archéologiques

7
L'ethnoarchéologie ne fournit pas de réponses fermes et absolues à un questionnement
archéologique.
Cette discipline consiste en l'élaboration des hypothèses, qui seront appuyées par d’autres
méthodes d’analyse

Comment pratiquer l’ethnoarchéologie?


1. L’observation du mobilier archéologique: premières analyses qui vont permettre
de dégager des problématiques
2. Le choix du ou des groupes humains modernes à observer
3. La récolte des données
a. par sources primaires: l’archéologue se rend directement sur le terrain pour
récolter les données ethnographiques
b. par sources secondaires: l'archéologue consulte les travaux d'ethnologues de
missionnaires ou de voyageurs pour récolter les données
4. Analyse de données
5. Interprétation et élaboration de modèles interprétatifs

Comment déterminer quels groupes humains modernes sont pertinents à comparer avec
des populations sarh écologiques?
- la continuité historique → observer une population moderne dont les membres
sont les descendants directs d’une société archéologiques
- le contexte géographique → soit observer une population moderne évoluant au
sein de la même zone géographique qu’une population archéologique, soit comparer
deux sociétés évoluant dans des micro environnements comparables
- le contexte socio-économique → observer une population moderne qui présente
des similarités au niveau de sa culture matérielle ou de ses techniques avec une
population archéologique

Ne pas tomber dans le raccourci interprétatif; il est impossible de calquer une réalité
moderne sur une situation archéologique.
Si un fait humain existe aujourd’hui, ce n’est pas nécessairement la solution choisie par les
populations passées.
disparition progressive des terrains ethnographiques: la mondialisation et l’industrialisation
engendrent une perte du patrimoine immatériel humain et les sociétés traditionnelles se font
de plus en plus rares

Étude de cas: le travail des peaux avec des outils en pierre- S. Beyries et V. Rots
Tracéologie: méthode visant à déterminer à quoi et comment à servi un objet par l’analyse
des traces d’usure qu’il porte
80s: 1ère thèse de tracéologie préhistorique en france associent les grattoirs au travail de la
peau

problématique: l’analyse des grattoirs paléolithiques peut-elle fournir des informations sur
l’artisan et le déroulement du traitement des peaux au sein des sites archéologiques?
→ quelles populations modernes choisir pour mener une enquête ethnographique
susceptible de répondre à cette question?

8
S. Beyries et V. Rots choisissent des sociétés comparables sur leur contexte
socio-économique.
Elle doivent remplir plusieurs critères:
- Les artisans de la peau doivent utiliser des grattoirs en pierre
- Ils ne doivent pas avoir recours à des processus industriels
- Les enquêtes ethnographiques doivent faire état d’un grand nombre de données
techniques (sur l’artisan, sur la peau animale, sur l’outil et sur le geste réalisé)

4 groupes humains sélectionnés


- Femme Tchouktche
- Homme Athapascan
- Femme Konso
- Homme Gamo

1. Variété des gestes → geste technique = fait culturel


2. La localisation des traces renseigne sur l’angle et la prise en main de l’outil sur l’outil
→ reconstitution du geste technique
3. Détermination possible de la mains dominante de l’artisan → passer de l’outil à
l’humain
4. La morphologie de l’outil renseigne sur le type de peau travaillée → implications
techniques, sociales et économiques

L’archéologie expérimentale

Reconstruction, à travers l’expérimentation, des modes de production, d’utilisation ou


d’abandon des objets ou des structures archéologiques
→ participer à la connaissance du passé au-delà des limites de la recherche et de la
déduction

XIXe: Premiers travaux d’archéologie expérimentale


1864: Jean-Baptiste Verchère de Reffye reproduit des pointes en fer de pilum d’Alésia
1903: Jane Harrison se questionne sur les techniques de vannage antique et mène des
expérimentations basées sur l’iconographie et les pratiques agricoles méditerranéennes
40s: Léon Coutier réalise des opérations de taille lithique préhistorique devant public au
Musée des Eyzies-de-Tayac
70s: Essor de la New Archaeology. Les techniques deviennent une voie d’accès privilégiée
aux faits sociaux et culturels
80s- 2000s: Multiplication des études expérimentales. Fondements de la méthodologie
expérimentale en France portés par de grandes figures universitaires: Jacques Tixier,
François Bordes et André Leroi-Gourhan.

Aujourd’hui: la démarche expérimentale est devenue un outil de base de l’archéologue

9
Les 3 objectifs à l’origine d’une démarche expérimentale:
1. La reconstitution historique: présentation de gestes et techniques archéologiques
devant un public dans un but pédagogique
2. L’archéologie expérimentale “didactique”: mener des expérimentations “en
aveugle” sans chercher à répondre à une problématique précise, pour explorer les
mécanismes intrinsèques de la production ou de l’utilisation d’objets archéologiques
3. L’archéologie expérimentale “protocolaire”: mener des expérimentations ciblées
afin de documenter des gestes techniques pour répondre à une problématique
scientifique

Comment pratiquer l’archéologie expérimentale?


1. L’observation du mobilier archéologique: premières analyses qui vont permettre
de dégager des problématiques
2. Conception du protocole expérimental: explicite les enjeux et les modalités de
réalisation de l’expérimentation
3. Réalisation de l'expérimentation: l'expérimentation doit respecter le protocole
établi en amont et être documentée et enregistrée
4. Analyse des données
5. Interprétation et élaboration de modèles interprétatifs

Protocol expérimental: pierre angulaire de la démarche expérimentale


Il doit definir:
1. Le but de l'expérimentation: pourquoi?
2. Les modalités de réalisation de l'expérimentation: quoi, qui et où?
3. Les paramètres qui seront testés lors de l'expérimentation: comment?
Les paramètres peuvent être qualitatifs ou quantitatifs, intrinseques et extrinseques
4. Les modalités de documentation de l’observation: comment enregistrer?
5. Les méthodes d’analyses de produits de l'expérimentation: quelles analyses?

Les limites de l’archéologie expérimentale


Une expérimentation valide est une expérimentation reproductible.
La qualité d’une expérimentation est définie par le contrôle de ces paramètres, afin que tous
puissent reproduire les résultats obtenus.

L'expérimentation est une voie d'accès privilégiée aux facteurs techniques.


Elle ne permet pas de questionner les facteurs sociaux, culturels, politiques…

L'expérimentation ne permet de proposer que des hypothèses interprétatives.


Plusieurs méthodes de production ou d’utilisation peuvent aboutir au même produit final.

10
Etude de cas: les pots à cuire médiévaux - A. Chantran
Problématique= Peut-on déterminer quel type de cuisson est réalisé dans une céramique
médiévale à partir de l’analyse des traces de cuisson?
→ Conception d’un protocole expérimental

Paramètres testes:
- Le mode de cuisson: frit, rôti ou bouilli
- Les aliments: viande, froment ou pois

Analyses des objets expérimentaux


1. Rôtir= pas de traces
2. Bouillir= noircissement homogène de la surface
3. Frir= inversion du noircissement entre les surfaces interne et externe

Comparaisons des mobiliers expérimental et archéologique


1. Cuisson bouillie est la plus répandue dans le Nord de la France médiévale, suivie de
la cuisson par friture
2. Cuisson par friture plus importante dans les sites urbains de Normandie
→ Pratique culinaire régionale?

Des terrains d'étude différents, des enjeux similaires

Ethnoarchéologie: contrôle faible sur les paramètres techniques ET extrapolation possible


de données immatérielles

Archéologie expérimentale: contrôle fort des paramètres techniques ET occultation des


données immatérielles

Ceux deux approches peuvent:


- Se compléter: permettre d’élaborer des modèles interprétatifs plus riches
- Se confirmer réciproquement: si des mêmes résultats sont obtenus par plusieurs
méthodes d’analyse, le modèle interprétatif aura plus de poids

Étude de cas: l’agriculture néolithique au Proche-Orient par P. Anderson


Problématique: À quoi ont servi ces lames en silex et en obsidienne?

Comparaison des mobiliers expérimental et archéologique:


1. Les lames néolithiques ont été utilisés comme lames de tribulum
2. Les lames néolithiques ont été utilisées selon un système reprenant les
caractéristiques mécaniques du tribulum

L’ethnoarchéologie et l'archéologie expérimentale ne sont pas des disciplines


archéologiques (ex. technologie, archéologie, archéozoologie)
Ce sont des méthodes d’analyses auxquelles l'archéologue à recours pour répondre à une
problématique posée en amont

11
Archéologie éthique
25-26 mai 2018, le colloque Archéo-Ethique

“L'éthique est une façon de nous comporter vis-à -vis de notre objet d’étude, de nos
pairs et des différents acteurs avec lesquels nous sommes amenés à interagir (homme
politiques, journalistes, populations voisines des sites, grand public). Une pratique
professionnelle éthique requiert un questionnement réflexif, depuis l’élaboration des
problématiques de recherche jusqu’à la publication et la médiatisation des résultats,
en passant par le processus de fouille”.

Archéologues ou locaux: à qui appartient


De l'archéologie coloniale à l’archéologie postcoloniale
Un ex: Suse, Iran
- un monopole français sur les fouilles en Iran de 1895 à la 2e Guerre Mondiale
- Jacques de Morgan, responsable des fouilles de Suse, formation d’ingénieur
- Fouilles par grandes tranches de 5m de large et 20m de long
- Répartition des antiquités entre la France et l’Iran

Un système de prélèvement organisé des antiquités locales


Les artefacts découverts à Suse représentent aujourd’hui une partie non négligeable des
objets des Antiquités orientales du Louvre!

Un cadre juridique transnational


- 1937: première rencontre à la Conférence internationale des fouilles du Caire –<
volonté de standardiser les méthodes de fouilles et documentation et d’imposer le
paradigme de la fouille stratigraphique
- 1939: publication d’un manuel sur la technique des fouilles
- 27 septembre 1941: première loi française sur les fouilles archéologiques et
première définition des fouilles préventives
- 5 décembre 1956: recommandation UNESCO définissant les principes
internationaux à appliquer en matière de fouilles archéologiques
- indigenous archaeology
- 1990: loi GAFRA (native american graves protection and repatriation act) aux Etats
Unis → inventaire systématique des vestiges humains, objets funéraires ou de
patrimoine sacré et obligation de restitution des restes si les communautés
autochtones en font la demande
- Un programme de restitution similaire organisé au Canada sur une base volontariste

Les tetes maories


- restitutions de têtes maories par le muséum d’histoire naturelle de Rouen au musée
national Te Papa Tongarewa de Wellington en Nouvelle-Zélande
- 2007: délibération du conseil municipal en faveur de cette restitution
- 2008: annulation de la restitution par le Tribunal administratif
- 2009: prise de position au Sénat pour les restitutions

12
Archéologie et populations locales
- des populations locales qui n’ont pas la même vision de l’appropriation du patrimoine
- détectoriste et pillage en france
- nécessité d’une médiation renforcée

Archéologie politique
Les récupérations politiques de l’archéologie
cas du Pérou, royaume d’inca
assez court
travail d’appropriation de cet héritage de la parte des autorités du pérou
utilisation des sites archéologiques

Archéologie et roman national


Roman national: création d’une histoire utilisant un ancêtre commun pour fédérer une
communauté
Au pérou, l’ethnie Q’ero est érigée en seule descendante légitime des incas
L'archéologie devient le support des romans nationaux, et les sites leur apportent une
“preuve” matérielle

Archéologie et théories du complot


A propos de l’identification du site d’Alésia:
- “nous ne pouvons pas faire de découvertes archéologiques puisque les autorisations
de fouille sur le site de Chaux-des-Crotenay sont systématiquement refusées depuis
la découverte d’André Berthier”
- “il y a un front uni de tous les services de l’etat, de l’inrap, de l’archeologie nationale,
de la DRAC, tout ce monde-là a décidé”
- “des gens qui sont précisément des mandarins, qui mentent aux gens, qui refusent
de dire la vérité parce que dans le cas d’Alésia, vous avez tous ces grands profs de
la Sorbonne, du collège de France, qui se tiennent et qui refusent d’admettre des
vérités établies”.

La patrimonialisation dans un contexte mondialisé


- Tentative de mettre le patrimoine hors du marché par la labellisation
- Labellisation → augmente le prix des terrains et renforce les pressions du marché
sur le patrimoine
- Renforcement des inégalités et éviction des populations locales
- Ex. de la Quebrada d’Humahuaca, effet de bulle spéculative immobilière sur les
terrains attenants

Le trafic d’antiquités et son aboutissement


- Trafic d’antiquités au Moyen-Orient: financent le terrorisme international
- L’expertise de l’archéologue produit une valeur ajoutée

13
Archéologie et ingérences du monde occidental: le Cas de Mes Aynak
- Site afghan exceptionnel, retraçant les évolutions du bouddhisme
- Menacé en 2011 par un projet d’exploitation du cuivre
- Immense impact du projet: la communauté internationale se mobilise et le projet
d’exploitation est suspendu
- Mais le site reste sans protection à long terme et les équipes afghanes n’ont pas les
moyens de fonctionner

Le traitement des vestiges humains dans les textes


Droit + éthique
- Les textes de lois vont dans le sens d’une application large du principe de dignité de
l'être humain
- Art. 16-1 du Code Civil: “Chacun a droit au respect de son corps. Le corps humain
est inviolable, Le corps humain, ses éléments et ses produits ne peuvent faire l’objet
d’un droit patrimonial.”
- Ajout ultérieur: Article 16-1-1 du Code Civil: “Le respect dû au corps humain ne
cesse pas avec la mort. Les restes des personnes décédées, y compris les cendres
de celles dont le corps a donné lieu à la crémation, doivent être traités avec respect,
dignité et décence”
- Mais une zone de tolérance par rapport aux fouilles archéologiques au nom de
l'intérêt collectif quant au patrimoine
- Le débat reste important dans les textes de recommandation éthique et parmi les
professionnels du patrimoine
- “L’avis rendu par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) du 7 janvier 2010
s’interroge plus largement sur l’utilisation du corps des personnes après leur mort à
des fins de conservation ou d’exposition muséale” (NEGRI et Cornu 2019)
- “Un article L. 546-9 intégré au Code du patrimoine envisageait la réinhumation des
restes humains non affectés à une collection publique dès lors que “l’autorité
administrative approuve la perte d'intérêt scientifique de la conservation de ces
vestiges établie par le service de l’Etat chargé de l’archéologie, et en l’absence de
manifestation de personnes ayant qualité ou intérêt pour pourvoir aux funérailles”

Les fouilles de l'Hôtel-Dieu à Lyon: une nouvelle éthique du traitement des vestiges
humains?
Le devenir des restes humains des fouilles
- Restes de sépultures protestantes → étude archéologique des restes
- Restes des sépultures juives → rendus à la communauté et inhumées selon les rites
confessionnels dans un autre cimetière
- Restes des autres sépultures, non identifiées → placées dans des urnes et
inhumées avec une cérémonie interconfessionnelle dans un autre cimetière, alloué à
la perpétuité par la ville

14
SÉANCE 1 La peinture

Matérialité: support, surface sur laquelle on va appliquer les différentes couches → toile,
bois, carton..
composé de plusieurs parties: polyptyque: diptyque (deux parties), triptyque (trois parties)

encollage: couche de colle qui va rendre le support moins absorbant et protège le support
des autres couches ultérieurs, sur un support qui a déjà été utilisée

préparation: couche de matière uniforme permettant de contrôler le pouvoir absorbant du


support et de rectifier ses irrégularités, ainsi que d’assurer l’adhésion des couches picturales

couche picturale/ couche colorée: ensemble de couches de peinture superposées

glacis: couche transparente légèrement colorée servant à intensifier les couleurs


vernis: couche protectrice

peinture: liant + pigments


liant: substance qui agglutine les pigments de façon à ce que la peinture forme une couche
solide et durable
pigment: substance colorante insoluble

fresque: technique dans laquelle les pigments mélangés dans de l’eau, ou de l’eau de
chaux sont appliquées sur un enduit frais composé de chaux éteinte.

la mise au carreau: technique destinée au report de la composition d’une oeuvre


La composition à reporter comporte un réseau de lignes perpendiculaires ou obliques afin
de placer des points de repère. un même quadrillage de proportion inférieure ou supérieure
est réalisée sur le support définitif
il peut être plus petit, plus grand ou de taille équivalente

les genres picturaux


la scène de genre: vie quotidienne

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paysage
nature morte

perspective linéaire: obtenue par un système géométrique de projection linéaire sur un


plan d’espace réel
perspective atmosphérique: perspective restituant à la profondeur de lìespace par le
dégradé progressif des couleurs et les variations de la netteté des contours en fonction de la
distance, du degré de l’humidité de l'atmosphère et de l’intensité de la lumière

SÉANCE 2 Les arts graphiques

Arts graphiques → oeuvres dont la technique de représentation utilise les lignes ou les
courbes et évoque le dessin. Par extension, on inclut les œuvres réalisées, le plus souvent
sur papier, par des procédés de reproduction…

Le dessin
enluminure: décor exécuté à la main ornant ou illustrant un texte
lavis: technique consistant à n’utiliser qu’une seule encre diluée pour obtenir différentes
intensités de couleur
fusain: charbon de bois, en principe de l’arbre le fusain, qui sert à dessiner
pastel: crayon préparé à partir de pigments et de gomme

filigrane: dessin constitué d’un ensemble de fils de cuivre et de laiton. Il est fixé sur le
support destiné à recevoir la pâte à papier

La gravure → travail d’art, d’artisanat ou d’industrie utilisant l’incision ou le creusement, à


l’aide d’un instrument tranchant ou d’un mordant, pour confectionner un élément imprimant,
en relief ou en creux, destiné à la reproduction.
matrice: support gravé utilisé pour l’impression de l’estampe
estampe → image sur papier ou vélin obtenue par l’impression d’une plaque de cuivre ou de
bois gravé
L’état → étape dans le tirage d’une estampe avant une modification. Chaque correction
apportée, même minime, fait passer l’estampe d’un état à un autre, numéroté premier état,
deuxième état, etc… Les épreuves précédant l’état définitif sont appelées épreuves d’état.
xylographie/ xylogravure: impression réalisée à partir d’une matrice en bois. Seules les
parties en relief qui constituent le dessin sont encrées. (gravure sur bois)

16
eau-forte: impression réalisée à partir d’une plaque de métal creusée à l’aide d’un bain
d’acide
1. réalisation du dessin sur la plaque enduite d’un vernis
2. la matrice est plongée dans un bain d’acide qui va creuser les lignes du dessin
3. l’encre est placée dans les creux de la matrice. Elle est ensuite installée sous une
presse avec un support pour l’impression du dessin

lithographie → procédé de reproduction qui consiste à imprimer sur papier à l’aide d’une
presse, un écrit, un dessin, tracé à l’encre grasse, au crayon gras sur une pierre calcaire.
1. réalisation du dessin sur une pierre lithographique
2. la matrice est humidifiée puis encrée. L’encre n’adhère qu’aux parties dessinées
3. elle est ensuite installée sous une presse avec un support pour l’impression du
dessin

SEANCE 3 L’architecture
Architecture antique → plinthe, base, fut
pilastre: pilier adossé ou encastré dans une paroi
chapiteau → partie supérieure d’une colonne formant un motif décoratif et disposée pour
supporter les poutres d’une charpente ou les retombées des arcs supportant une voûte
- style dorique: style le plus ancien et sobre: considéré comme sévère et martial,
employé pour les monuments imposants (Parthénon)
- style ionique: ornements en forme de volutes; bâtiments de faible proportion
- style corinthien: volutes et décors en forme de feuilles d’acanthe; monuments
précieux

entablement: partie supérieure d’un bâtiment soutenant la charpente de la toiture →


architrave, frise, corniche
attique: couronnement horizontal placé au-dessus d’un entablement
fronton → ornement d’architecture, de forme triangulaire ou en segment de cercle, qui
surmonte et couronne l’entrée principale d’un édifice

17
Architecture chrétienne
portail: couronnement horizontal placé au-dessus
d’un entablement
arc-boutant: arc qui contre les poussées exercées
sur les murs par les voûtes
contrefort: pilier perpendiculaire à un mur pour
éviter son écroulement, il contre les poussées
exercées par les murs
église: édifice consacré ou les chrétiens célèbrent
leur culte
basilique → église que le pape a voulu
particulièrement honorer en raison de son
importance religieuse
cathédrale: église principale 3h d’un diocèse, ou
se trouve le siège de l'évêque
- type basilical: tout eglise de plan allongé à
plusieurs vaisseaux, dont le vaisseau central est
directement éclairé par des fenêtres-hautes
- plan centré en croix grecque ou croix latine

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SEANCE 4 La sculpture

modelage: travailler une matière très facilement modelable avec les mains ou des outils
ajouter/retirer matière
pour les sculptures les + imposantes: morceaux autour des fils de fer
matériaux pillables (terre) → utilisée x travaux de préparation

taille: soustraire de la pierre pour avoir une forme particulière


deux techniques principales dans la taille:
1. taille directe: effectuée sans croquis préalable ni modèle, le sculpteur détermine la
forme sur les blocs: il y a des irrégularités a niv. du bloc, comment jouer avec ces
irrégularités, comment les soustraire…
2. taille avec mises au point: copie d’un modèle à partir de mesures exactes → mise au
point à la machine
ou méthode des trois compas: repères qui vont être fixes, la distance doit être multiplié ou
divisé

Due lavorazioni permettono di passare dal modello in gesso al marmo: la rettifica a macchina, per
traslazioni sulla stessa scala, e il metodo dei tre compassi, che permette l'ingrandimento o la
riduzione, a seconda della spaziatura dei rami ad una moltiplicazione o coefficiente di divisione. In
entrambi i casi si tratta di trasferire sul marmo i segni tracciati a matita sul modello e di determinare la
profondità a cui scavare. Dopo questo lavoro di messa a punto, il taglio viene effettuato da un
professionista che traduce l'opera secondo le indicazioni dell'artista. La cucitrice, a forma di “T”
rovesciata, porta alle sue estremità delle aste perpendicolari che servono per fissarla su punti di base
posti analogamente sul modello e sul marmo: per un busto, ad esempio, sulla sommità della testa e
su ciascuna spalla. L'asse verticale della T presenta un braccio snodato, terminante con un lungo
ago, che scorre lungo l'asta. Una volta puntato su un segno, l'ago viene bloccato nella sua posizione
mediante un tappo e lo strumento viene riposto sulla biglia.

Conosciamo la profondità da scavare misurando la distanza alla quale l'ago doveva arretrare per
essere a filo della superficie del marmo. Per il metodo dei tre compassi si posizionano tanti chiodi
nelle stesse posizioni sul modello in gesso e sul marmo. Ogni punto da individuare, segnato a matita,
è definito geometricamente dalla sua posizione in un triangolo i cui vertici sono chiodi. Ogni bussola
misura la distanza da un chiodo alla punta. Ogni misura viene trasferita sulla biglia tramite un arco di
cerchio. Il punto da raggiungere nella profondità del marmo è nel punto preciso dove, scavando, si
incontrano i tre archi di cerchio. Vengono utilizzati successivamente diversi strumenti: punte, che
rimuovono grossi frammenti o scavano solchi; i gradoni, che lasciano aloni sulla superficie del marmo;
forbici, che conferiscono un aspetto liscio e teso. La finitura, mediante lucidatura, lascia talvolta visibili
i piccoli incavi praticati durante la regolazione.

Deux procédés permettent de passer du modèle en plâtre au marbre: la mise aux points à la
machine, pour des traductions à même échelle, et la méthode des trois compas, qui permet
l’agrandissement ou la réduction, en soumettant l’écartement des branches de compas à un
coefficient multiplicateur ou diviseur. Dans les deux cas, il s’agit de reporter sur le marbre des repères
marqués au crayon sur le modèle, et de déterminer la profondeur à creuser. Après ce travail de mise
aux points, la taille est réalisée par un praticien qui traduit l’œuvre en respectant les indications de
l’artiste. La machine à mettre aux points, en forme de «T» renversé, porte à ses extrémités des tiges
perpendiculaires servant à la fixer sur des points de basement situés pareillement sur le modèle et
sur le marbre: pour un buste, par exemple, sur le haut du crâne et sur chaque épaule. L’axe vertical
du T possède un bras articulé, terminé par une longue aiguille, qui coulisse le long de la tige. Une fois

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pointée sur un repère, l’aiguille est bloquée dans sa position à l’aide d’un butoir, et l’outil est replacé
sur le marbre.

On connaît la profondeur à creuser en mesurant la distance à laquelle l’aiguille a dû reculer pour


affleurer la surface du marbre. Pour la méthode des trois compas, de nombreux clous sont
positionnés aux mêmes emplacements sur le modèle en plâtre et sur le marbre. Chaque point à
repérer, marqué au crayon, est défini géométriquement par sa position dans un triangle dont les
sommets sont des clous. Chaque compas mesure la distance entre un clou et le point. Chaque
mesure est reportée sur le marbre par un arc de cercle. Le point à atteindre dans la profondeur du
marbre se trouve à l’endroit précis où, en creusant, les trois arcs de cercle se rejoignent. Plusieurs
outils sont utilisés successivement: les pointes, qui retirent de gros éclats ou creusent des sillons; les
gradines, qui laissent des stries à la surface du marbre; les ciseaux, qui donnent un aspect lisse et
tendu. La finition, par polissage, laisse parfois visibles les petits creux percés lors de la mise aux
points.

technique de la fonte: le métal en fusion est versée dans un moule


- fonte à la cire perdue: a partir d’un modèle en terre
le moule est rempli par un matériau résistante qui va servir de noyau
placé dans un modèle de plâtre, la cire va être coulée
- fonte au sable

Due processi permettono di passare dal modello in gesso al bronzo: la fusione a cera persa e la
fusione in sabbia, utilizzata ai tempi di Rodin ma oggi molto rara. In entrambi i casi il bronzo fuso
viene colato in uno stampo attorno ad un'anima che verrà poi rimossa. In definitiva, l'opera in bronzo
è cava, il che ne riduce il peso e il costo. La fusione a cera persa inizia con la realizzazione di uno
stampo flessibile, anticamente in gelatina, ripreso per impronta sul modello in gesso o creta. Dopo la
sformatura il modello viene conservato con cura. Lo stampo flessibile, trattenuto da un massetto in
gesso, viene riempito con un materiale molto resistente che funge da anima. La sua forma,
leggermente ridotta allo spessore che sarà quello del bronzo, viene rimessa nello stampo e tenuta
lontana dalle pareti da aste metalliche. Tra l'anima e la parete dello stampo viene colata la cera
liquida che indurisce. Apriamo lo stampo. La forma di gelatina viene pulita per un possibile riutilizzo.
Porte de l'Enfer, pensata per un progetto che non ha avuto seguito, diventa un repertorio di forme
dalle infinite potenzialità. Ritroviamo così, nella ricerca per il monumento a Victor Hugo, la
propensione di Rodin a far migrare le figure, a comunicare, a modificarne le dimensioni o la posizione
nello spazio. Nel progetto per Balzac, andando oltre il criterio della somiglianza, opta per una visione
sintetica e simbolica del grande uomo che sconvolge la nozione di monumento pubblico. I marmi
evocano soggetti tratti dalla mitologia e illustrano astrazioni in uno spirito simbolista, il cui eclettismo è
servito da un'estetica combinatoria. Rodin, apprezzato ritrattista, realizzò anche variazioni sul volto. In
affinità con gli impressionisti, si interessa ai fenomeni percettivi e alla mobilità delle forme sotto la
luce. Nel 1900 Rodin è all'apice della sua gloria. Per la sua retrospettiva al Pavillon de l'Alma, sta
rileggendo il proprio lavoro e orientando il modo in cui vuole che il pubblico lo guardi.

La stampa in cera, contenente ancora l'anima, è ritoccata e firmata dall'artista. Vi sono scritti il
​numero dell'edizione e il timbro della fonderia. Creiamo attorno ad esso una rete di bastoncini di cera.
Il tutto è avvolto da terra refrattaria capace di sopportare la temperatura e la pressione del bronzo
fuso. Questo stampo da colata viene introdotto in un forno per cuocerlo e sciogliere la cera.
All'interno, le bacchette di cera svuotate della loro sostanza diventavano: le fogne, attraverso le quali
veniva evacuata la cera; i getti, che riceveranno il bronzo fuso; prese d'aria che consentono all'aria di
fuoriuscire. Lo stampo, ulteriormente rinforzato, viene calato nella fossa di colata. Riceve il bronzo
fuso che deve distribuirsi velocemente all'interno, nel vuoto lasciato dallo scorrimento della cera.
Quando il bronzo si raffredda, lo stampo si rompe. Inizia poi un lungo lavoro di rifinitura: tagliare la
rete di alimentazione, sbriciolare il nocciolo, cesellare e lucidare la superficie. Infine, sul bronzo

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vengono applicati ossidi metallici. Attraverso la corrosione controllata, formano la patina, che
protegge la superficie dell'opera e la colora con una tonalità marrone, verde, blu o nera.

Deux procédés permettent de passer du modèle en plâtre au bronze: la fonte à la cire perdue et la
fonte au sable, utilisée à l’époque de Rodin mais très rare aujourd’hui. Dans les deux cas, le bronze
en fusion est coulé dans un moule autour d’un noyau qui sera ensuite retiré. Finalement, l’œuvre en
bronze est creuse, ce qui allège son poids et son coût. La fonte à la cire perdue commence par la
fabrication d’un moule souple - autrefois en gélatine, pris par empreinte sur le modèle en plâtre ou en
terre. Après démoulage, le modèle est rangé soigneusement. Le moule souple, maintenu par une
chape de plâtre, est rempli par un matériau très résistant qui servira de noyau. Sa forme, légèrement
réduite d’une épaisseur qui sera celle du bronze, est replacée dans le moule et maintenue à distance
des parois par des tiges métalliques. Entre le noyau et la paroi du moule, on coule de la cire liquide,
qui durcit. On ouvre le moule. La forme en gélatine est nettoyée en vue d’une éventuelle réutilisation.
Porte de l’Enfer, conçue pour un projet qui n’a pas eu de suite, devient un répertoire de formes au
potentiel infini. On retrouve ainsi, dans ses recherches pour le monument à Victor Hugo, la
propension de Rodin à faire migrer les figures, à les combiner, à modifier leurs dimensions ou leur
position dans l’espace. Dans le projet pour Balzac, dépassant les critères de la ressemblance, il opte
pour une vision synthétique et symbolique du grand homme qui bouscule la notion de monument
public. Les marbres évoquent des sujets tirés de la mythologie et illustrent des abstractions dans un
esprit symboliste, dont l’éclectisme est servi par une esthétique combinatoire. Rodin, prisé comme
portraitiste, produit aussi des variations sur le visage. En affinité avec les impressionnistes, il
s’intéresse aux phénomènes perceptifs et à la mobilité des formes sous la lumière. En 1900, Rodin
est au faîte de sa gloire. Pour sa rétrospective au Pavillon de l’Alma, il se livre à une relecture de sa
propre œuvre, et oriente la façon dont il souhaite que le public la regarde.

L’épreuve en cire, contenant toujours le noyau, est retouchée et signée par l’artiste. On y inscrit le
numéro du tirage et le cachet de la fonderie. On crée autour d’elle un réseau de tiges en cire. Le tout
est enveloppé d’une terre réfractaire capable de supporter la température et la pression du bronze en
fusion. Ce moule de coulée est introduit dans un four pour le cuire et faire fondre la cire. À l’intérieur,
les tiges en cire vidées de leur substance sont devenues: les égouts, par lesquels la cire a été
évacuée; les jets, qui recevront le bronze en fusion; les évents, qui permettent à l’air de s’échapper.
Le moule, encore renforcé, est descendu dans la fosse de coulée. Il reçoit le bronze en fusion qui doit
se répartir rapidement à l’intérieur, dans le vide laissé par la cire écoulée. Lorsque le bronze est
refroidi, le moule est brisé. Commence alors un long travail de finition: coupé du réseau
d’alimentation, émiettement du noyau, ciselure et polissage de la surface. Enfin, des oxydes
métalliques sont appliqués sur le bronze. Par une corrosion maîtrisée, ils forment la patine, qui
protège la surface de l’œuvre et la colore d’une tonalité brune, verte, bleue ou noire.

Due processi permettono di passare dal modello in gesso al bronzo: la fusione a cera persa e la
fusione in sabbia, utilizzata ai tempi di Rodin ma oggi molto rara. In entrambi i casi il bronzo fuso
viene colato in uno stampo attorno ad un'anima che verrà poi rimossa. In definitiva, l'opera in bronzo
è cava, il che ne riduce il peso e il costo. Il normanno-romano, Antonietta, Rodin e il bronzo. Catalogo
delle opere conservate al Museo Rodin, Éditions du musée Rodin / Éditions de la Réunion des
musées nationaux, Paris, 2007, 2 voll.; p.6

“In termini generali, la fusione in sabbia non è molto diversa dalla fusione a cera persa. È un po' più
semplice, però, perché c'è un solo stampo, in sabbia, e nessuna prova in cera: questo significa che
l'artista non ha la possibilità di ritoccare un'ultima volta la sua opera, ma che può esserne assicurato a
priori di grande fedeltà al modello originale. Per Rodin, che mise in circolazione diverse centinaia di
bronzi, questo fu ovviamente un vantaggio. Il modello, che può essere in gesso o in bronzo più

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resistente se si tratta di un'edizione illimitata (si chiama allora "modello di testa"), viene generalmente
tagliato per facilitare la modellazione. Lo stampo viene realizzato imballando la sabbia attorno ad
esso. Quando il modello è in gesso, subisce queste operazioni: "Se il modello fosse stato trattato con
la fusione in sabbia, si sarebbe completamente scomposto, scriveva Jean Bernard in una nota del 9
dicembre 1977 a proposito della fusione di La Porte di Diavolo, ogni pezzo assemblato mediante tagli
romani, passato con gommalacca che avrebbe tolto il suo carattere originale di gesso. Inoltre, ogni
pezzo che sopportava la calpestio della terra di fonderia e il taglio dei pezzi sarebbe stato
irrimediabilmente segnato, per non dire danneggiato, da queste varie operazioni (Con la cera persa) il
modello non verrà assolutamente alterato in alcun modo e, anzi, restaurato e rinforzato, riportato nello
stato in cui poteva essere esposto. Dopo la trafilatura a spessore, l'anima viene rimessa all'interno di
questo stampo e il bronzo viene colato direttamente. Per rimuovere il test è necessario rompere lo
stampo: non può quindi essere riutilizzato, ma la sabbia è riutilizzabile. Dopo la fusione, e nonostante
la rete di fornitura sia meno complessa, il lavoro di cesellatura è più importante che nel caso di una
cera persa perché, essendo il modello generalmente tagliato, le diverse parti devono essere
assemblate. Questi tagli comportano rischi di deformazione e Rodin cercò di evitarli:
Leblanc-Barbedienne gli fece così sperare che non sarebbe stato necessario realizzarli per Les
Bourgeois de Calais e Jean-René Carrière ricordò di aver assistito al casting “in un colpo solo” del
grande Pensatore, “un processo raro ma meno raro del suo successo”. Tali calchi, possibili solo in
caso di forme non troppo complicate, costituivano infatti una vera e propria impresa di cui andavano
fieri i fondatori che ne furono capaci.

«Dans ses grandes lignes, la fonte au sable n’est pas très différente de la fonte à cire perdue. Elle est
un peu plus simple toutefois car il n’y a qu’un seul moule, en sable, et pas d’épreuve en cire : cela
veut dire que l’artiste n’a pas la possibilité de retoucher une dernière fois son œuvre, mais qu’il peut
être assuré a priori d’une grande fidélité au modèle d’origine. Pour Rodin, qui a mis en circulation
plusieurs centaines de bronzes, c’était évidemment un avantage. Le modèle, qui peut être en plâtre
ou en bronze plus résistant s’il s’agit d’une édition illimitée (il est dit alors « chef-modèle »), est en
général coupé pour faciliter le moulage. Le moule est réalisé en tassant du sable autour de lui.
Lorsque le modèle est en plâtre, il souffre de ces opérations :"Si le modèle avait été traité par la fonte
au sable, il eût été complètement morcelé, écrivait Jean Bernard dans une note du 9 décembre 1977
à propos de la fonte de La Porte de l’Enfer, chaque morceau assemblé par des coupes à la romaine,
passé à la gomme laque qui lui eût retiré son caractère originel de plâtre. De plus, chaque morceau
supportant le foulage de la terre de fonderie et la coupe des pièces eût été irrémédiablement marqué,
pour ne pas dire abîmé, par ces différentes opérations. (Avec la cire perdue) le modèle ne sera
absolument pas altéré d’aucune façon et, au contraire, restauré et conforté, rendu dans un état tel
qu’il pourra être exposé." Après le tirage d’épaisseur, le noyau est replacé à l’intérieur de ce moule et
le bronze coulé directement. Pour sortir l’épreuve, le moule doit être cassé: il ne peut donc resservir,
mais le sable, lui, est réutilisable. Après la fonte, et bien que le réseau d’alimentation soit moins
complexe, le travail de ciselure est plus important que dans le cas d’une cire perdue car, le modèle
ayant généralement été coupé, il faut en assembler les différentes pièces. Ces coupes entraînent des
risques de déformation et Rodin cherchait à les éviter : Leblanc-Barbedienne lui fit ainsi espérer qu’il
ne serait pas nécessaire d’en faire pour Les Bourgeois de Calais et Jean-René Carrière se souvenait
d’avoir assisté à la fonte « d’un seul jet » du grand Penseur, «procédé rare mais moins rare que sa
réussite». De telles fontes, possibles seulement dans le cas de formes pas trop compliquées,
constituaient en effet une véritable prouesse dont s'enorgueillissent les fondeurs qui en étaient
capables.»

les différents formats en sculpture


- relief: ouvrage qui comporte une partie en saillie par rapport à une autre partie qui
sert de fond
- bas-relief
- la ronde-bosse: ouvrage en relief qui se détache du fond ou ne dépend pas du fond

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- le gisant: effigie funéraire d’un personnage couché sur une tombe, créée à la fin du
moyen age, et a la fin du 16e siècle on va le .. avec les figures en prière?
- la cariatide: statue de femme tenant lieu de colonne ou de pilastre et soutenant sur
sa tete une corniche, une arhitrave, un balcon..
- plusieurs sujets: un groupe de sculpture

le piédestal: pour soulever les sculptures


pour buste: piédouche

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