- DROIT COMMERCIAL -
SOMMAIRE :
INTRODUCTION
DEFINITION DU DROIT COMMERCIAL ET DES AFFAIRES
RAISON D’ETRE
SOURCES
I - LES ACTES DE COMMERCE ET LES
COMMERCANTS
DETERMINATION DES ACTES DE COMMERCE
LES COMMERCANTS : CAPACITE, OBLIGATIONS,
INTERDICTIONS, INCOMPATIBILITES
II - LE FONDS DE COMMERCE
DEFINITION
ELEMENTS CORPORELS ET ELEMENTS INCORPORELS
OPERATIONS SUR FONDS DE COMMERCE : VENTE,
NANTISSEMENT ET LOCATION GERANCE
III - LES SOCIETES COMMERCIALES
NOTIONS GENERALES SUR LES SOCIETES
LES DIFFERENTES SOCIETES COMMERCIALES
REGLES COMMUNES DE CONSTITUTION
REGLES COMMUNES DE DISSOLUTION
SOCIETES A RESPONSABILITE ILLIMITEE
- SOCIETE EN NOM COLLECTIF (SNC)
- SOCIETE EN COMMANDITE SIMPLE (SCS)
SOCI ETETE HYBRIDE : SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE
(SARL) ET ENTREPRISE A RESPONSABILIT2 LIMITEE (EURL)
SOCIETES DE CAPITAUX
- SOCIETE PAR ACTIONS
- SOCIETE PAR ACTIONS SIMPLIFIEE ET SOCIETE PAR
ACTIONS SIMPIFIEE UNIPERSONNELLE
- SOCIETE EN COMMANDITE PAR ACTIONS
IV – DEVELOPPEMENT DES SOCIETES COMMERCIALES
(support en diaporama)
LA FUSION ABSORPTION ET LA FUSION ACQUISITION
LA SCISSION
L’APPORT PARTIEL D’ACTIFS
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V- RELATIONS ENTREPRISES COMMERCIALES ET
ACTEURS DE LA DISTRIBUTION (VOIR COURS SUR DIAPORAMA)
DEFINITION DU DROIT DE LA DISTRIBUTION
LES ACTEURS DE LA DISTRIBUTION
LES CONTRATS DE DISTRIBUTION :
- LE CONTRAT D’AGENCE COMMERCIALE
- LE CONTRAT DE FRANCHISE
- LE CONTRAT DE DISTRIBUTION SELECTIVE
- LE CONTRAT DE DISTRIBUTION EXCLUSIVE
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DEFINITION ET BUT DU DROIT COMMERCIAL :
Le droit commercial est la seconde branche de droit privé.
Les principales institutions du droit privé sont régies par le
code civil. On y trouve notamment les règles générales sur les
obligations et les contrats.
Le code de commerce renferme des dispositions spéciales aux
actes de commerce et aux commerçants, qui dérogent au code
civil dans un esprit de faveur et de protection pour le
commerce.
En somme le droit civil est la règle, le droit commercial
l’exception.
Cette « dualité » est justifiée par plusieurs considérations :
1 - Les transactions commerciales sont fréquentes et répétées :
elles se forment avec une telle rapidité, qu’il est impossible de
contraindre les commerçants à observer les pratiques
minutieuses du droit civil, à dresser autant d’écrits en règle, à
les faire enregistrer ; des simplifications sont indispensables.
2 - La plupart des contrats commerciaux se font à crédit : les
commerçants sont obligés d’avoir confiance les uns dans les
autres. Il faut donc que la loi protège spécialement les
créanciers contre la défaillance et la mauvaise foi des
débiteurs.
Le droit commercial constitue le socle du droit des
affaires.
Ainsi, le droit commercial s’attache t-il principalement aux
domaines suivants :
les actes de commerce, les commerçants
le fonds de commerce
Les sociétés commerciales
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I - LES ACTES DE COMMERCE ET LES COMMERCANTS
A - DETERMINATION DES ACTES DE COMMERCE
On en distingue trois (03) catégories :
Les actes commerciaux en raison de leur forme
Les actes commerciaux par leur nature propre et d’une
façon absolue
les actes revêtant accidentellement ce caractère (par
accessoire).
I - LES ACTES COMMERCIAUX PAR LEUR FORME :
Rentrent notamment dans cette catégorie selon le code de
commerce :
La lettre de change : la loi la répute acte commercial
entre toutes les personnes ; C’est à dire alors même
qu’elle émane d’un non-commerçant.
Les sociétés commerciales
Tout contrat concernant le commerce par air et par
mer.
II - LES ACTES COMMERCIAUX PAR LEUR OBJET :
Ils sont énumérés par l’article 2 du code de commerce.
Il s’agit d’actes juridiques qui ont objectivement un caractère
commercial, indépendamment de la qualité de celui qui les
accomplit.
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Le critérium de la commercialité étant à la base de cette règle.
Exemple :
Mohamed est chômeur. Il achète auprès de Kaddour une partie
de sa récolte de tomates en vue de la revendre et d’en tirer des
bénéficies substantiels.
Il s’agit là d’un acte de commerce par nature propre même si
Mohamed et Kaddour n’ont pas la qualité de commerçant.
Les actes de commerce par leur objet sont énumérés par le
code de commerce comme étant les suivants :
A - LES ACHATS EN VUE DE LA REVENTE OU DE LA LOCATION :
Un achat est donc commercial, des lors que l’acheteur a
l’intention de revendre au moment de l’achat. L’intention étant
spéculative.
B - LES ENTREPRISES COMMERCIALES ET INDUSTRIELLES :
Le code de commerce répute également actes de commerce une
série d’entreprises.
1 - Les entreprises de manufactures :
Ce sont celles qui opèrent la transformation de matières
premières ou de produits ayant déjà subi une fabrication :
Exemple : Entreprises de tissage, de tannage, de produits
laitiers....
2 - Les entreprises de commission :
Qui se chargent à titre de mandataires, (professionnels) de
faire des actes de commerce pour le compte de leurs clients.
3 - Les entreprises de transport de personnes ou de
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marchandises quel que soit le mode de transport (bateau,
voiture, train, avion,...)
4 - Les entreprises de fournitures :
C’est le fait d’une personne qui s’engage envers une autre
(souvent une personne morale, une administration publique), à
lui procurer la propriété ou l’usage de certaines choses, dans
des conditions déterminées, moyennant un prix.
Ainsi l’entrepreneur de fournitures n’achète les produits que
lorsqu’il a déjà trouvé le preneur.
5 - Les entreprises de ventes aux enchères publiques de
marchandises neuves en gros ou d’objet usagés end détail.
6 - Les établissements de spectacles publics :
Il s’agit de tout établissement destiné à divertir le public.
7 - Les entreprises de travaux de construction ou de
réparation d’immeubles.
8 - Les entreprises d’assurances.
C - LES ACTIVITES FINANCIERES
Le trafic de l’argent est le domaine par excellence de la
commercialité.
Sont notamment visées :
1. Les opérations de banque : opérations portant sur la
monnaie, les métaux précieux et les titres fiduciaires (ex :
opérations d’escompte d’effets de commerce…).
2. Les opérations de bourse
3. Les opérations de change, de courtage ou de commission
4. Les opérations d’intermédiaires
5. Les opérations d’assurance concernant le commerce par
mer.
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III - LES ACTES COMMERCIAUX PAR ACCESSOIRE :
La loi répute commerciaux tous les actes que le commerçant
fait à l’occasion et dans l’intérêt de son commerce.
Exemple :
Achat de son fonds de commerce, achat de matériel pour ses
magasins, de machines pour son usine, de voitures pour le
transport de ses marchandises, contrat de publicité avec un
journal ...
La règle ne souffre d’exception que lorsqu’il s’agit de ventes ou
de locations ayant pour objet un immeuble, les opérations
immobilières ne pouvant jamais être commerciales.
IV – LES ACTES MIXTES
Lorsqu’un commerçant conclut un acte avec un non-
commerçant, l’acte est un acte de commerce pour le
commerçant et un acte civil, pour le non-commerçant.
On dit que l’acte est mixte.
En cas de conflit, la compétence judiciaire est la suivante :
- Si le demandeur est commerçant : il doit porter le litige
devant les tribunaux civils.
- Si le demandeur est non-commerçant : il a l’option de
juridiction (choix du tribunal civil ou commercial).
B - LES COMMERCANTS
I - DERMINATION DU COMMERCANT : QUI EST COMMERCANT?
DEFINITION :
Aux termes de l’article 1er du code de commerce, une personne
a la qualité légale de commerçant lorsqu’elle réunit deux(02)
conditions :
Exercer des actes de commerce.
En faire sa profession habituelle.
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1 - Il faut faire des actes de commerce et les faire en son nom
propre :
Ceux qui font de pareils actes au nom d’autrui, comme les
commis, les préposés, le gérant d’un fonds de commerce, le
représentant de commerce, l’agent d’assurance…
*Les administrateurs et directeurs de sociétés par actions ont
depuis la dernière modification du code de commerce la
qualité de commerçant.
2 - Il faut que ces actes constituent la profession habituelle de
la personne.
L’habitude de faire certains actes de commerce ne suffit pas, si
la répétition de ces actes ne constitue pas une profession.
Exemple : Le rentier qui souscrit habituellement des lettres de
change pour payer ses fournisseurs n’est pas, pour ce motif,
réputé commerçant.
LA CAPACITE DE FAIRE LE COMMERCE :
Le principe établi est que toute personne est libre de faire tel
négoce ou d’exercer telle profession, art ou métier.
Mais ce principe a toujours subi des restrictions.
Ces restrictions dérivent soit des règles générales du droit civil
(intérêt des individus) soit du souci de protection de l’intérêt
général.
1 - LA CAPACITE D’EXERCICE :
Sont incapables de faire le commerce : les interdits, et les
mineurs.
a - Interdits et prodigues :
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L’interdit judiciaire ou légal est incapable d’exercer ses droits
civils. Il ne peut donc devenir commerçant, ni même faire des
actes de commerce.
Quant à l’individu muni d’un conseil judiciaire, il peut avec
l’assistance de ce conseil, faire des actes de commerce isolés ;
Mais il est impossible de l’habiliter pour qu’il exerce une
profession commerciale.
b - Mineurs :
Au contraire le mineur peut être muni d’une pareille
habilitation, moyennant 4 conditions :
Il doit être émancipé.
Il doit être âgé de 18 ans accomplis.
Il doit être autorisé par son père ou tuteur
(l’autorisation doit être préalable et expresse : l’acte
doit être publié).
L’habilitation doit être portée à la connaissance du
public par une inscription au registre du commerce.
2 - LES INCOMPATIBILITES ET INTERDICTIONS :
La législation connaît également des limitations à la liberté de
faire le commerce, inspirées par les motifs d’intérêt général.
Ces limitations s’attachent à la dignité et à l’intégrité de
certaines fonctions que la loi déclare incompatibles avec
l’exercice du commerce ;
D’autres sont le fait du contrôle et de la direction exercée par
l’Etat sur le commerce lui-même.
a - Incompatibilités :
D’assez nombreuses professions sont déclarées par les lois et
règlements qui les concernent, incompatibles avec le
commerce.
Exemple :
Fonction d’avocat, d’officier ministériel, de magistrat, et en
général toutes fonctions publiques.
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Mais à la différence des incapacités, elles ne mettent pas
obstacle à la validité des actes de commerce établis.
b - Interdictions ;
L’état assumant la direction de l’économie nationale est
amené :
à contrôler plus particulièrement certains commerces.
Exemple :
Certaines entreprises sont interdites aux particuliers car l’Etat
s’en réservé le monopole (monnaies, poudres, fabrication des
armes, PTT.....)
A interdire ou à limiter l’exercice du commerce à certains
individus.
Exemple :
* En vue d’empêcher l’exercice du commerce ou de certains
commerces par des personnes ne présentant pas des garanties
suffisantes de moralité.
La loi interdit aux individus frappés de certaines
condamnations d’être banquier, assureur ou agent
d’assurances ou encore de gérer une société...
* La liberté de faire le commerce est reconnue en principe aux
étrangers mais sous certaines conditions.
II - LES OBLIGATIONS DU COMMERCANT :
Le droit commercial assujettit le commerçant à deux (02)
obligations dont le but général est de consolider le crédit du
commerçant et de faciliter ses relations avec ses clients ou
fournisseurs. C’est pourquoi le commerçant est obligé :
à tenir des livres
à se faire immatriculer au registre de commerce.
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LES LIVRES DE COMMERCE
Le code de commerce oblige les commerçants à tenir une
comptabilité à la fois pour leur propre intérêt et pour des
motifs d’ordre général.
C’est grâce à cette pratique qu’un commerçant peut à tout
instant, se rendre compte de la tournure que prennent ses
affaires et qu’il peut établir vis à vis du fisc, son chiffre
d’affaires et le montant de ses bénéfices.
Ainsi, à défaut d’écrit spécialement dressé pour constater une
opération, les juges en cas de procès trouveront des
renseignements dans les livres des parties.
Enfin, lorsqu’un commerçant tombe en faillite, l’examen de ses
livres permettra de savoir les causes de sa ruine et de savoir
s’il a commis des fautes ou des fraudes susceptibles d’entraîner
la banqueroute.
LIVRES OBLIGATOIRES :
Le code de commerce en ces articles 9 et 10 prévoit deux (02)
livres obligatoires que le commerçant tient lui-même :
Le livre -journal
le livre d’inventaires.
Le livre-journal : Est un registre sur lequel doivent être
inscrites, jour par jour, et dans l’ordre chronologique toutes les
opérations du commerce, toutes les sommes qui entrent dans la
caisse et qui en sortent. Ces opérations peuvent être
récapitulées au moins mensuellement.
Le livre d’inventaires : Est un état descriptif et estimatif de tout
ce qui compose l’avoir commercial d’un commerçant. Quand
l’inventaire est terminé on établit le Bilan C’est à dire un
tableau de tous les éléments de l’actif et du passif, tels qu’ils
résultent de la comptabilité qui a été tenue : le compte de
pertes et profits.
Le bilan et le compte de perte et profits sont copiés sur le livre
d’inventaires.
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Le livre-journal et le livre d’inventaire sont tenus
chronologiquement, sans blanc ni altération d’aucune sorte, ni
transport en marge.
Ils sont cotés et paraphés par le juge du tribunal.
Il doivent être conservés pendant 10 ans à partir de leur
clôture.
IMPORTANCE DU REGISTRE DU COMMERCE
1 - BUT DE L’INSTITUTION:
Le but initial de cette institution qui existe dans un grand
nombre de pays étrangers, était de donner au public un moyen
facile de connaître l’existence et l’importance de toutes les
maisons de commerce existant dans le pays, de trouver tous les
renseignements complets sur l’état civil et la nationalité des
commerçants et les circonstances diverses pouvant influer sur
leur capacité et leur crédit (ex: faillite, liquidation judiciaire,
mineur émancipé...)
2 - DEFINITION
C’est un catalogue officiel (registre) de personnes physiques et
morales exerçant le commerce. Il est tenu au niveau local (chef
lieu de chaque wilaya) par des antennes du CNRC et au niveau
central (Alger) par le centre national du RC pour tout le
territoire national. Il comporte les renseignements relatifs aux
commerçants.
L’inscription au registre du commerce concerne :
Le commerçant (personne physique ou morale) ayant
son siège en Algérie.
Toute entreprise commerciale ou représentation
commerciale ayant sont siège à l’étranger et qui ouvre
une agence, succursale ou tout autre établissement en
Algérie.
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3 - CONSEQUENCES DE L’INSCRIPTION AU REGISTRE DU
COMMERCE :
Toute personne physique ou morale inscrite au registre est
présumée avoir la qualité de commerçant, sauf preuve
contraire.
La qualité de commerçant n’est pas appliquée aux personnes
physiques et morales qui ne se sont pas faites inscrire au
registre du commerce dans un délai de 2 mois.
Le défaut d’inscription ne peut toutefois être invoqué pour se
soustraire aux responsabilités et aux obligations inhérentes à
cette qualité.
Enfin, il y a lieu de souligner que toute personne physique ou
morale inscrite au registre du commerce est tenue d’indiquer
en tête de ses factures, notes de commande, tarifs et
prospectus, ainsi que toutes correspondances commerciales, le
centre auprès duquel elle est immatriculée à titre principal et le
numéro d’immatriculation qu’elle a reçu.
- LE FONDS DE COMMERCE
A - FONDS DE COMMERCE ET DROITS ACCESSOIRES
I - DEFINITION DU FONDS DE COMMERCE :
On appelle fonds de commerce, l’établissement qu’un
commerçant exploite à son profit, en y comprenant divers
éléments qui concourent à rendre cette exploitation
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productrice. Les éléments peuvent être plus ou moins
nombreux, suivant l’intention que manifestent les parties dans
les contrats dont le fonds est l’objet.
Ils se divisent en deux catégories, les uns incorporels, les
autres corporels.
1. LES ELEMENTS INCORPORELS SONT :
LA CLIENTELE ET L’ACHALANDAGE : élément essentiel sans
lequel il n’y a pas de fonds de commerce (faculté de profiter
de la clientèle attachée à l’établissement).
LE DROIT AU BAIL : lorsque le commerçant occupe en
qualité de locataire les locaux affectés à son entreprise.
Pour attirer et retenir la clientèle, un commerçant se sert
habituellement de plusieurs signes apparents aux yeux du
public, qui doivent être considérés comme les accessoires de
son fonds de commerce.
Ce sont :
LE NOM COMMERCIAL :
C’est à dire l’appellation avec laquelle il exerce le commerce.
Ce n’est pas nécessairement sont nom patronymique. Ce peut
être un prénom, un surnom, un pseudonyme...
Pour une société, c’est la raison sociale.
L’ENSEIGNE :
C’est dire le signe particulier qu’on appose souvent à la
devanture de l’établissement sous lequel il est connu du public.
LA MARQUE :
Il s’agit de la marque de fabrique ou de commerce dont sont
revêtus les produits fabriqués par l’industriel ou mis en vente
par le commerçant.
2. LES ELEMENTS CORPORELS SONT :
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MOBILIER, OUTILLAGE : tout ce qui sert à l’exploitation
du fonds
Stocks de marchandises qui garnissent les magasins.
B - OPERATIONS SUR FONDS DE COMMERCE
I - VENTE DES FONDS DE COMMERCE :
FORMALITES :
Suivant la volonté des contractants, elle comprend tout ou
partie des éléments indiqués au chapitre précédent.
Toute cession de fonds de commerce consentie doit être
constatée par acte authentique, à peine de nullité.
Au jour de la cession, le vendeur est l’acheteur visent tous les
livres de comptabilité qui ont été tenus par le vendeur et qui se
réfèrent aux 3 années précédant la vente.
Ces livres font l’objet d’un inventaire signé par les parties.
PUBLICITE :
La cession du fonds de commerce est publiée, à la diligence de
l’acheteur, au bulletin officiel des annonces légales dans la
quinzaine de sa date. Cette publication est renouvelée du 8ème
au 15ème jour suivant la 1ère insertion.
DROITS DES CREANCIERS DU VENDEUR APRES LES
PUBLICATIONS :
Tout créancier du précédent propriétaire, peut, dans les
15jours suivant la dernière en date de ces publications, former
opposition du paiement du prix, au domicile élu.
L’opposition doit énoncer le chiffre et les causes de la créance.
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Une expédition de l’acte de vente est tenue au domicile élu du
vendeur jusqu’à l’expiration d’un délai de 20 jours après la
dernière publication.
Ces formalités ont pour but de tenir informés les créanciers de
la vente afin qu’ils puissent être désintéressés.
II - NANTISSEMENT DU FONDS DE COMMERCE :
C’est une opération qui permet au commerçant de donner son
fonds de commerce en garantie.
Exemple :
Mohamed a un fonds de commerce « boulangerie » il veut
étendre son activité à la pâtisserie; Il demande à Kaddour,
commerçant et ami, une somme d’argent qui lui permettra de
réaliser son projet.
Kaddour lui accorde le crédit moyennant le nantissement du
fonds de commerce de Mohamed.
Le nantissement du fonds de commerce se fait par acte
authentique soumis à publicité au CNRC.
Le débiteur (commerçant) conserve le droit de jouissance du
fonds, mais ne peut le vendre tant qu’il n’a pas remboursé son
créancier.
Sont compris dans le nantissement : l’enseigne et le nom
commercial, le droit au bail, la clientèle ou l’outillage, et
généralement tous les droits de propriété industriels, littéraire
ou artistiques y attachés (brevet, licences, marques...).
V - GERANCE LIBRE ET LOCATION GERANCE :
Dans le cas de la gérance libre, c’est le locataire qui devient
commerçant parce qu’il assume seul les risques de l’entreprise,
le bailleur se contente de toucher la somme prévue au titre du
loyer.
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Tout contrat de gérance est établi en la forme authentique, le
loueur est également tenu de se faire inscrire, au registre du
commerce.
Le bailleur qui concède la location gérance doit avoir été
commerçant ou avoir lui même exercé la fonction de gérant.
Dans le cas de la gérance salariée, le commerçant confie son
exploitation à un employé qu’il rémunère soit par un salaire
soit par intéressement aux bénéfices.
III - LES SOCIETES COMMERCIALES
I - NOTIONS GENERALES SUR LES SOCIETES
1 - IMPORTANCE DES SOCIETES COMMERCIALES :
Le commerce peut être exercé non seulement par des individus
isolés mais aussi par des groupements de personnes qui se
réunissent pour former une société.
De tout temps et chez tous les peuples civilisés, il a existe des
sociétés commerciales, mais c’est seulement au cours du
19ème siècle qu’ils ont pris un développement considérable
principalement sous la forme de société, par actions ; les
grandes entreprises industrielles et commerciales n’étant
possibles que grâce à la concentration de capitaux apportés par
un grand nombre d’intéressés.
En droit, la société ne doit pas être confondue avec
l’association ;
Les membres d’une société se proposent essentiellement de
réaliser des bénéfices qui seront partagés entre eux.
Tous les groupements d’individus dans lesquels ceux-ci mettent
en commun leur activité pour atteindre un but différent
(généralement un but désintéressé : bienfaisance,
encouragement, à la science, aux arts...) sont des associations.
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2 - CARACTERES DISTINCTIFS DU CONTRAT DE
SOCIETE
Trois (03) conditions doivent être réunies pour l’existence de ce
« contrat de société » :
Les apports.
La recherche et le partage des bénéfices
La volonté de s’associer
A - APPORTS :
Biens affectés à la société pour former son capital social.
Chaque associé doit, en faisant un apport, contribuer à la
formation du fonds social :
- Apport en numéraires ou somme d’argent
- Apport en nature pouvant consister en biens mobiliers ou
immobiliers dont l’associé transmet la propriété à la société.
- Apport en industrie : travail ou activité que l’apporteur
effectue ou promet d’effectuer en raison de ses compétences
techniques ou commerciales ou encore des services qu’il
pourrait rendre à la société (par ex son crédit commercial).
Les apports en industrie ne concourent pas à la formation du
capital social. Ils ne sont pas évaluables et sont donc interdits
dans les sociétés à responsabilité limitée.
B - RECHERCHE ET PARTAGE DE BENEFICES :
Les parties doivent se proposer d’obtenir par l’exploitation en
commun du fonds social, des bénéfices qui seront partagés
entre elles (de même que s’il y a des pertes, toutes devront y
contribuer).
On entend par bénéfice, un gain pécuniaire ou un gain matériel
qui ajouterait à la fortune des associés.
Les parties sont libres de déterminer la mesure dans laquelle
chacune d’elle participera aux bénéfices et contribuera aux
pertes.
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Tout associé court nécessairement le risque de l’entreprise, au
moins dans la mesure de son apport.
Tout contrat de société qui renferme une clause contraire à ces
principes serait entièrement nul.
C - LA VOLONTE DE S’ASSOCIER OU « L’AFFECTIO
SOCIETATIS » :
Il faut que les parties aient l’intention de travailler ensemble,
au succès de l’entreprise commune, ce que beaucoup d’auteurs
appellent l’affectio societatis.
3 - CONDITIONS DE VALIDITE DU CONTRAT DE
SOCIETE :
Ces conditions sont celles que le droit commun exige pour la
validité de tout contrat :
consentement des parties, exempt de vices
capacité des parties
objet réel et cause licite : est frappée de nullité
absolue toute société dont l’objet est contraire à la loi
au aux bonnes mœurs.
Contrat authentique, publié au BOAL et dans des
quotidiens
Publicité : dans les quotidiens et au BOAL et
immatriculation au CNRC : dans les 2 mois de sa
création.
4 - LES DIVERSES ESPECES DE SOCIETES :
Les sociétés en général peuvent être classées de deux manières
différentes.
La division qui présente le plus d’intérêt est celle qui distingue
les sociétés civiles des sociétés commerciales.
Les principaux intérêts de cette distinction sont :
Les sociétés commerciales sont seules assujetties aux
obligations professionnelles des commerçants.
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Elles sont susceptibles d’être déclarées faillite ou en
liquidation judiciaire.
Dans une société civile, les contestations entres
associés sont de la compétence du tribunal civil. Dans
une société commerciale, elles relèvent du tribunal
commercial.
Peut être existe t-il encore une autre différence entre les
sociétés civiles et les sociétés commerciales : Ces dernières
jouissent de la personnalité morale, dont l’existence est
discutée pour les sociétés civiles.
5 - LA PERSONNALITE MORALE DES SOCIETES
COMMERCIALES :
L’article 549 du code de commerce énonce que la société ne
jouit de la personnalité morale qu’à compter de son
immatriculation au registre de commerce.
La constitution régulière de la société commerciale fait naître
une personne nouvelle, distincte de la personne de chacun des
associés : en d’autres termes, la société jouit de la personnalité
morale ; Elle possède un patrimoine propre.
A ce titre, la société a une dénomination, un domicile ou siège
social ; Elle peut ester en justice....
II - LES DIFFERENTES SOCIETES COMMERCIALES
Suivant la nature des parts sociales, les sociétés commerciales
sont ou bien à responsabilité illimitée ou à responsabilité
limitée.
Les sociétés à responsabilité illimitée ou sociétés sont
contractées en considération de la personne des associés.
Les associés détiennent des parts sociales, en principe
intransmissibles et incessibles : un associé ne peut céder sa
part, qu’avec le consentement de tous les autres.
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Les sociétés à responsabilité limitée sont formées uniquement
en vue des capitaux qui doivent être mis en commun.
Les parts sociales, appelées actions, sont transmissibles à
cause de mort, librement cessibles et représentées par des
titres négociables et cotables en bourse.
1 - LES SOCIETES COMMERCIALES A RESPONSABILITE
ILLIMITEE OU SOCIETES DE « PERSONNES » :
Le code de commerce en prévoit trois (03) espèces :
la société en nom collectif
la société en commandite simple
la société à responsabilité limitée, qui présente un
caractère mixte (intérêt/actions).
A- LA SOCIETE EN NOM COLLECTIF :
La société en nom collectif est celle que contractent plusieurs
personnes et qui a pour objet de faire le commerce sous une
raison sociale.
La raison sociale est une formule avec laquelle sont signés tous
les actes faits au nom de la société ; Elle se compose des noms
de tous les associés ou de quelques uns d’entre eux ; Dans ce
dernier cas, elle se termine par les mots « et Cie ».
Les noms des associés seuls peuvent en faire partie.
Par ailleurs, tous les associés sont responsables
indéfiniment et solidairement des dettes sociales.
Ce principe est absolu.
Le code de commerce consacre treize articles à ce type de
sociétés commerciales (articles 551 à 563).
Caractères distinctifs
1. Les deux traits distinctifs les plus marquants de la
SNC ont trait aux associés :
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- Ils ont tous la qualité de commerçants
- Ils répondent indéfiniment et solidairement des dettes
sociales.
La qualité de commerçant
Chaque associé d’une SNC doit avoir la capacité de faire le
commerce ce qui implique l’exclusion des mineurs non
émancipés, des interdits et celle des individus déchus du droit
de commerce.
Il faudra en outre que chaque associé soit immatriculé au
registre de commerce.
En cas de faillite, d’interdiction d’exercer une profession
commerciale ou si une incapacité frappe l’un des associés,
la société est dissoute, à moins que la continuation ne soit
prévue à l’unanimité des associés.
La raison sociale de la société en nom collectif est
composée du nom de tous les associés ou du nom de l’un
ou plusieurs d’entre eux suivi des mots « et compagnie ».
Enfin, des personnes morales peuvent faire partie d’une
société en nom collectif au même titre que les personnes
physiques.
Responsabilité indéfinie et solidaire des associés :
Les associés en nom collectif ont une obligation
personnelle solidaire et indéfinie au payement du passif
social
Cependant, les créanciers de la Société ne peuvent poursuivre
le paiement des dettes sociales contre un associé qu’après
avoir vainement mis en demeure la société.
A défaut de paiement, les créanciers de la société ne
peuvent poursuivre un associé que 15 jours après une
mise en demeure de la société par acte extra judiciaire.
Le lien puissant entre la société et ses associés a pour
conséquence l’impossibilité pour un associé de céder ses
parts de son vivant, sauf consentement unanime des
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autres associés. De plus cette cession doit être constatée
par écrit et donner lieu à formalités de notification et à
publicité au Registre de Commerce.
De même, le principe est que la société est dissoute par le
décès de l’un de ses associés, sauf si les statuts ont prévu
le contraire.
Règles de fonctionnement
Capital social
La SNC n’appelle pas de prescription particulière
concernant son capital.
Certes, elle doit être nécessairement dotée d’un capital
mais sans exigence légale d’un minimum. Ceci s’explique
par le fait que pour cette société, les créanciers sociaux
peuvent exiger le paiement de leurs créances auprès de
n’importe lequel des associés, d’où l’inutilité de chercher à
les sécuriser d’avantage par la fixation d’un capital
minimum.
Les 3 types d’apports sont permis.
Nombre d’associés
Une SNC ne peut être valablement constituée que si elle
comprend au moins deux associés. En revanche aucun
maximum n’est fixé.
2. La gérance
Nomination des gérants :
La loi pose le principe que tous les associés sont gérants (art.
553 du CC ). Cependant dans la pratique, le plus souvent
les associés nomment un ou plusieurs gérants chargés de
diriger la société..
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Les gérants peuvent être associés ou non ; statutaires ou
désignés par un acte ultérieur.
Pouvoirs des gérants :
Lorsqu’il existe plusieurs gérants, ils disposent séparément des
pouvoirs d’engager la société.
Dans les rapports avec les associés, les pouvoirs du gérant sont
déterminés par les statuts. A défaut, le gérant peut accomplir
tout acte de gestion dans l’intérêt de la société.
Dans les rapports avec les tiers, le gérant engage la société par
tous les actes qui tendent à la réalisation de l’objet social.
Révocation :
Si le gérant est statutaire et associé, la révocation ne peut être
décidée qu’à l’unanimité des autres associés. Elle entraîne
alors, en principe, la dissolution de la société sauf si la
continuation est prévue par les statuts ou à l’unanimité des
autres associés.
Si le gérant est un tiers non-associé, la loi prévoit que la
révocation pourra intervenir à la majorité des associés, sauf
disposition contraire des statuts.
En tout état de cause, la révocation doit être fondée sur de
justes motifs. A défaut le gérant révoqué peut demander
réparation du préjudice subi.
Démission :
Le gérant peut démissionner librement. La loi ne prévoit rien
en cette matière. Il y a lieu à cet effet de recourir aux statuts ou
à défaut d’appliquer les mêmes règles que celles édictées ci-
dessus en matière de révocation.
- Les associés non-gérants :
25
Les associés non-gérants ne participent pas directement à
la gestion de la société ; ils n’ont aucun pouvoir de
l’engager. Ils ont cependant un pouvoir de décision et un
pouvoir de contrôle de la gestion sociale
Le pouvoir de décision des associés non-gérants concerne
les décisions relatives à la vie sociale (de la compétence
exclusive des associés en application de la loi)
Il s’agit de la nomination et de la révocation des gérants, des
modifications des statuts, de l’augmentation ou de la
diminution du capital, de l’extension de l’objet social, de la
prorogation de la durée de la Société, de la transformation
de la société…).
Le pouvoir de contrôle des associés non-gérants est
extrêmement important eu égard à la responsabilité
encourue par chaque associé. Il peut intervenir dans deux
circonstances :
En premier lieu, dans les six mois qui suivent la clôture de
chaque exercice social ils doivent approuver au vu des
documents légalement déterminés, les comptes et la gestion
des gérants de la société.
En second lieu, tout associé non gérant a le droit deux fois par
an de prendre connaissance des livres de commerce et de
comptabilité, des contrats, factures, correspondances, procès
verbaux et plus généralement de tout document établi par
la société ou reçu par elle.
Ce droit emporte celui de prendre copie
3. Le commissaire aux comptes
La SNC est tenue de nommer un ou plusieurs commissaires aux
comptes.
Pour les missions du commissaire aux comptes, se reporter à
la SPA
Transformation :
26
La S.N.C peut transformer sa forme juridique en EURL, SARL,
SPA
Exemples : départ d’un associé, associé incapable ou mineur,
développement d
l’activité
Conditions requises :
- Décision des associés votée à l’unanimité (AGEX avec
présence du commissaire aux comptes
- Modification des statuts
- Dépôt de la modification auprès du CNRC
- Publicité dans des quotidiens et au BOAL
- Continuité de la personnalité morale
- Les associés restent tenus indéfiniment et
personnellement des dettes antérieures à la
transformation même s’ils sont passés dans une société à
risques limités
Dissolution :
La société en nom collectif peut être dissoute pour les mêmes
causes que les autres sociétés commerciales (arrivée du terme,
jugement ordonnant la liquidation des biens sociaux, volonté
commune des associés de mettre fin à la société, condamnation
pour certains crimes et délits).
Les causes spécifiques de sa dissolution sont rattachées à la
considération de la personne des associés ; Ainsi, tout
événement pouvant affecter un associé et l’empêchant de jouer
son rôle, est susceptible d’entraîner la dissolution de la société.
Il en est ainsi du décès d’un associé, de la survenance d’une
incapacité (cf. Droit civil) ou d’une interdiction pour cause
de faillite concernant un associé, et de la révocation du
gérant statutaire.
B- LA SOCIETE EN COMMANDITE SIMPLE
27
La société en commandite simple renferme deux sortes
d’associés :
- les uns, les commandités sont de véritables associés en nom
collectif,
- les autres, commanditaires ou bailleurs de fonds ne sont
responsables des dettes sociales qu’à concurrence de leurs
apports et n’ont pas la qualité de commerçant.
Les parts sociales ne peuvent être cédées qu’avec le
consentement de tous les associés sauf, stipulation contraire
des statuts.
La commandite est une combinaison très utile.
Exemple :
Un inventeur a besoin du concours d’un bailleur de
fonds pour exploiter son invention en qualité de commandité
gérant ; Il conserve la libre direction de l’entreprise alors que
le commanditaire n’encoure le risque que dans la mesure de
son apport.
Si l’opération réussit, ce dernier peut obtenir des
bénéfices très supérieurs aux revenus d’un placement
ordinaire.
La société a une raison sociale qui ne peut contenir que les
noms des commandités.
Si la raison sociale comporte le nom d’un commanditaire, celui-
ci répond indéfiniment et solidairement des dettes sociales ;
A la différence du commandité, le commanditaire n’a pas la
qualité de commerçant.
La gestion appartient également aux seuls commandités.
Les événements survenant dans la vie personnelle d’un
commanditaire n’affectent pas directement l’existence de la
société. Ainsi la société continue malgré le décès d’un
commanditaire sans qu’il y ait besoin de stipulations statutaires
expresses pour en prévoir la continuation.
28
2 - SOCIETE A RESPONSABILITE LIMITEE : société hybride
La SARL est une société à caractère mixte, à mi-chemin entre
les sociétés de personnes et les sociétés de capitaux.
La SARL peut se former entre un petit nombre de
personnes, unies par des liens de famille ou d’amitié, qui
prendrait dans l’entreprise des parts proportionnées à la
valeur de leurs mises.
Il s’agit par exemple, d’un chef d’entreprise qui s’associera
avec ses fils, ses gendres, ses principaux employés tout en
conservant la direction de l’entreprise (ce qui ne serait pas
permis à un commanditaire).
Le montant du capital est divisé en parts sociales d’égale valeur
nominale de 1 000 DA au moins et dont la cession s’opère par
acte notarié.
Les parts sociales ne peuvent être des Actions susceptibles de
négociations en bourse : C’est pourquoi ce type de société est
classé dans les sociétés commerciales de personnes.
La SARL est désignée par une dénomination sociale, à laquelle
peut être incorporée le nom d’un ou de plusieurs associés et qui
doit être précédée ou suivie immédiatement des mots société à
responsabilité limitée ou des initiales SARL et de l’énonciation
du capital social.
La société peut être constituée pour un objet quelconque mais
ne peut concerner certains domaines tels : les assurances, les
banques ...
L’organe de direction se compose d’un ou plusieurs gérants
choisis parmi les associés ou en dehors d’eux.
Le(s) Gérant(s) est nommé par les statuts ou par acte séparé
postérieur à la constitution de la société.
Concernant les règles de dissolution, la SARL se distingue des
sociétés en nom collectif et en commandite simple : la mort ou
la faillite d’un associé n’entraîne pas la dissolution de la société
(sauf stipulation contraire dans les statuts).
29
La constitution de la SARL est soumise à certaines conditions
de fond propres à ce type de Société ; elle est en outre soumise
aux règles de forme et de publicité.
Caractères fondamentaux
Comme dans la société de capitaux, les associés n’ont pas la
qualité commerçant et ils ne supportent les dettes sociales que
jusqu’à concurrence de leurs apports mais comme dans la
société de personnes, les parts sociales ne peuvent être cédées
librement car elles ne constituent pas des titres négociables.
Les apports des associés sont en numéraires, en nature et
peuvent être en industrie.
La cession des parts à un associé est libre mais les statuts
peuvent prévoir une clause d’agrément et la cession devra
obéir alors à des conditions identiques à celles prévues pour la
cession à un tiers
La cession à un parent qu’elle intervienne au profit d’un
conjoint ou d’un ascendant ou d’un descendant ‘au 1er degré)
est en principe libre ; la transmission se fait aussi librement
par voie succession mais la aussi les statuts peuvent prévoir
une clause d’agrément.
Enfin, il faut noter que les cessions de parts sociales ne
peuvent être constatées que par acte authentique
Elles sont opposables à la société et aux tiers qu’après leur
signification à la société ou leur acceptation par elle dans un
acte authentique
Conditions de fond
Conditions relatives aux associés :
Le nombre minimum des associés est de deux. La loi fixe
le nombre maximum des associés à 50.
Si la SARL vient à comprendre plus de 50 associés elle
doit, dans le délai d’un an, être transformée en société par
actions.
30
A défaut elle est dissoute sauf si durant ce délai le
nombre est régularisé.
Il n’est pas nécessaire que les associés aient la capacité
requise pour être associés.
Individualisation de la Société :
- Dénomination sociale : la société est désignée par une
dénomination sociale, à laquelle peut être incorporé le
nom d’un ou plusieurs associés ; elle doit être précédée ou
suivie immédiatement des mots « Société à Responsabilité
limitée » ou des initiales « S.A.R.L » et de l’énonciation du
capital social.
- Objet social : la SARL, peut en principe être constituée
par un objet quelconque civil ou commercial.
Même si l’objet est civil, la SARL n’en est moins commerciale
par sa forme.
- Capital social :
Aucun capital minimum n’est requis.
Si son capital vient à être réduit en dessous du capita déclaré,
cette réduction doit être régularisée dans le délai d’un an :
- Soit d’une augmentation ayant pour effet de le porter
au montant prévu ci- dessus.
- Soit d’une transformation en société d’une autre forme.
A défaut, tout intéressé peut demander en justice la
dissolution de la société après avoir mis les représentants de
celle-ci en demeure de régulariser la situation.
Conditions de forme
Les statuts :
Les statuts doivent être établis par acte authentique c’est à dire
notarié.
31
Ils doivent contenir outre les précisions relatives à l’objet
social, la durée, la dénomination sociale, les associés, le siège
social…les précisions portant sur :
-les parts sociales qui ont été souscrites et intégralement
libérées,
- l’évaluation de chaque apport en nature lorsqu’il existe
-la répartition des parts sociales entre les différents associés.
Les pièces annexes aux statuts comprennent notamment les
rapports du commissaire aux apports comportant l’évaluation
des apports en nature
Publicité
La publicité de la SARL, à l’instar des autres sociétés
commerciales consiste en son immatriculation au registre de
commerce
La constitution de la SARL doit aussi faire l’objet d’une
publicité au bulletin officiel des annonces légales (BOAL).
Fonctionnement
L’assemblée des associés :
Les décisions des associés sont prises en assemblée. Toutefois,
les statuts peuvent stipuler que toutes les décisions ou
certaines d’entre elles pourront être prises par consultations
écrites des associés (sauf l’approbation des comptes de fin
d’exercice).
Dans les assemblées ou lors des consultations écrites, les
décisions sont adoptées par un ou plusieurs associés
représentant plus de la moitié du capital social .
Le pouvoir de décision des associés non-gérants s’applique
principalement :
- à la nomination et à la révocation des gérants
- à la modification des statuts
Le pouvoir de contrôle des associés non-gérants connaît deux
applications principales :
32
- à la fin de chaque exercice annuel, les associés doivent
obligatoirement être réunis en assemblée pour se prononcer
sur les comptes sociaux ; cette assemblée doit se tenir dans
le délai de six mois à compter de la clôture de l’exercice ;
- les associés peuvent à tout moment de la vie de la société
prendre connaissance au siège social de la SARL des
documents et pièces relatifs aux trois derniers exercices
écoulés (bilans, inventaires, comptes de perte et profit, P.V des
assembles …) et en prendre copie.
Le(s) gérant(s)
Désignation :
La société à responsabilité limitée est gérée par une ou
plusieurs personnes physiques statutairement nommés ou
nommés par acte postérieur
Cessation des fonctions :
Le gérant cesse normalement d’exercer ses fonctions au terme
de son mandat mais celle ci peut intervenir de manière
anticipée soit par la démission soit par la révocation.
Le gérant peut être révoqué à tout moment par décision des
associes représentant plus de la moitié du capital social ; si la
révocation est décidée sans juste motif elle peut donner lieu à
une réparation du préjudice subi.
D’autre part, le gérant est révocable par les tribunaux pour
cause légitime, à la demande de tout associé.
Le gérant est par ailleurs, admis à cesser ses fonctions en
donnant sa démission après observation des modalités
convenues.
Les pouvoirs des gérants :
Vis à vis des associés, les pouvoirs des gérants sont déterminés
sur les statuts.
En l’absence de stipulation particulière dans les statuts, il faut
se référer à la loi qui autorise chaque gérant à accomplir « tout
acte de gestion dans l’intérêt de la société » (Article 577 al d.
[Link] qui renvoie à l’article 554 Du [Link]).
A l’égard des tiers, les pouvoirs du gérant sont encore plus
importants. En effet le gérant est investi des pouvoirs les plus
33
étendus pour agir en toute circonstance au nom de la Société
(sous réserve des pouvoirs légaux des associés non -gérants).
A la différence de la société en non-collectif les gérants de la
SARL engagent la société même par les actes qui excéderaient
les limites de l’objet social. Ainsi la SARL ne peut être délivrée
des suites d’un acte souscrit en son non que s’il est établi la
mauvaise foi d’un tiers qui a contracté avec le gérant.
Le commissaire aux comptes
La SNC est tenue de nommer un ou plusieurs commissaires aux
comptes.
Pour les missions du commissaire aux comptes, se reporter à
la SPA
Transformation
La SARL peut transformer sa forme juridique en S.N.C, S.P.A
Elle se transforme automatiquement en EURL lorsque le
nombre des associés se
réduit à 1
Exemples : départ d’associés, associé unique ne souhaitant pas
de nouveaux associés, développement de l’activité
exigeant plus de capitaux …
Conditions requises :
- Décision des associés votée à à la majorité (3/4) en AGEX
avec présence du commissaire aux comptes si S.P.A
- Décision des associés votée à l’unanimité en AGEX avec
présence du commissaire aux comptes si S.N.C (s’assurer
que les conditions applicables aux associés sont réunies)
- Modification des statuts
- Dépôt de la modification auprès du CNRC
- Publicité dans des quotidiens et au BOAL
- Continuité de la personnalité morale
34
Dissolution
La SARL peut être dissoute pour les mêmes causes que les
autres sociétés.
Les causes spécifiques de dissolution sont relatives à :
- Perte des 3 /4 du capital Social
- Dépassement du nombre maximum des associés.
Dans tous ces cas, un délai de régularisation d’une année est
prévu au-delà duquel la transformation ou la dissolution sera
prononcée
L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée
L’E.U.R.L. est une variété de société à responsabilité limitée
(S.A.R.L.) en ce sens qu’elle ne comporte qu’un seul associé.
L’EURL est essentiellement faite pour le petit entrepreneur du
commerce, de l’artisanat et des services, qui veut se lancer :
elle lui permet de mettre à l’abri son patrimoine familial tout en
offrant des garanties à ses créanciers.
La gérance peut être assurée par l’associé unique ou distinct de
celui ci.
Dans l’hypothèse où une personne morale est l’associé unique,
le gérant sera nécessairement distinct puisqu’en vertu de la loi,
la société ne peut être dirigée que par une personne physique.
Les règles sont identiques à la SARL sauf :
l’associé unique :
- approuve les comptes présentés par le gérant
- Il ne peut déléguer ses pouvoirs
- ses décisions sont répertoriées dans un registre (pas
d’assemblée)
- le gérant est une personne physique ayant la qualité
de commerçant -
peut être l’associé unique ou un tiers
- - il n’est pas tenu de désigner un commissaire aux
comptes (loi de finance 2011) sauf, si activité d’import
(obligation de certification des comptes)
35
Dissolution (voir causes communes)
Transformation
Dans le cadre du développement de son entreprise, un
entrepreneur qui a démarré en EURL peut être amené à
accueillir un ou plusieurs nouveaux associés, ce qui conduit
à passer de l’EURL à la SARL
Ce changement ne constitue pas une transformation de
société car il s’agit de la même forme juridique.
Procédure :
- faire entrer un associé dans le capital de l’EURL au
moyen : d’une cession de parts sociales et/ou d’une
augmentation de capital
- Dresser un PV qui doit indiquer :
• le montant du capital actuel et le montant du nouveau
capital
• le montant de l’augmentation de capital
• les références du(es) souscripteur(s) : identité, apports…
- Adapter les statuts chez le notaire
- Enregistrer les statuts révisés au CNRC
- Procéder à la publication au BOAL
3- LES SOCIETES A RESPONSABILITE LIMITEE :
Les sociétés commerciales à responsabilité illimitée sont
formées par un petit nombre de personnes qui s’inspirent une
confiance réciproque.
Un événement qui toucherait gravement l’un des associés peut
avoir des conséquences sur la vie de la société.
Cette organisation ne convient pas aux grandes entreprises qui
exigent l’accumulation de capitaux considérables pour une
longue période de temps.
36
Dans ce cas, il faut rendre l’existence de l’entreprise
indépendante des événements qui peuvent atteindre ses
membres individuellement.
La législation prévoit deux espèces de sociétés par actions :
La Société Par Actions dans laquelle tous les associés
sont de simple actionnaires.
La commandite par actions.
A - LA SOCIETE PAR ACTIONS
DISPOSITIONS GENERALES
Les sociétés par actions sont des sociétés dont le capital est
divisé en actions et qui sont constituées, entre des associés qui
ne supportent pas pertes qu’à concurrence de leurs apports.
Le nombre des associés ne peut être inférieur à sept (07) cette
condition n’est pas applicable aux sociétés à capitaux publics).
Elles sont désignées par une dénomination sociale suivie ou
précédée de la forme de la société et du montant du capitale
social.
Le capital social est de cinq (05) millions de DA au moins si la
société fait publiquement appel à l’épargne et de un (01)
million au moins dans le cas contraire.
Sa réduction doit être compensée aux montants sus - visés dans
un délai d’un an. A défaut, la transformation de la société en
une autre forme doit être opérée.
FORME ET REGLES DE FONCTIONNEMENT :
Domination sociale
Dans une société par actions, aucun associé (pas même les
administrateurs) n’est responsable des dettes sociales au delà
37
de son apport. C’est pourquoi, elle n’existe pas sous un nom
social.
Elle n’est désignée par le nom d’aucun des associés.
Elle est qualifiée par la désignation de l’objet de son entreprise.
Exemple :
Air - Algérie S.P.A. Société Générale S.P.A….
Mais comme il arrive que plusieurs sociétés par actions se
livrent à la même activité, il est nécessaire que chacune se
distingue par une dénomination de fantaisie, qui constitue sa
raison de commerce.
C’est ce que font notamment les banques et les compagnies
d’assurances.
Règles de constitution :
La constitution de la société par actions se fait par acte
déclaratif écrit portant « statuts » de la société déterminant
l’objet de la société et fixant le montant de son capital, divisé en
tant d’actions.
Seuls les apports en numéraires et en nature sont permis.
La déclaration des fondateurs doit se faire auprès d’un notaire.
L’immatriculation auprès du CNRC est obligatoire.
Fonctionnement de la société :
Toute société par actions doit avoir trois (03) organes :
Plusieurs mandataires chargés de l’administration : le
conseil d’administration ou le directoire et le conseil de
surveillance.
Un ou plusieurs commissaires aux comptes
Une assemblée générale des actionnaires.
38
Le conseil d’administration (option 1):
La S.P.A est administrée par un conseil d’administration qui
choisit son président. Il se compose de trois (03) membres au
moins et de douze (12) au plus.
En cas de fusion d’entreprises se nombre peut être porté
jusqu’à 24 membres au maximum. Les administrateurs sont
nommés par l’assemblée générale constitutive (pour ce qui est
des premiers) ou par l’assemblée générale ordinaire. La durée
de leur mandat est déterminée par les statuts de la société. Elle
ne peut excéder six (06) ans.
Les administrateurs sont rééligibles sauf stipulation contraire
des statuts. Ils sont essentiellement révocables Ad Nutum (sans
préavis ni indemnité) par l’assemblée générale ordinaire.
Les conseils d’administration est investi des pouvoirs les plus
étendus pour agir en toute circonstance au nom de la société ,
et sous réserve de ceux expressément attribués par la loi aux
assemblées d’actionnaires. Les dispositions des statuts limitant
les pouvoirs du C.A ne sont pas opposables au tiers sauf preuve
contraire.
Le conseil d’administration doit être propriétaire d’un nombre
d’actions représentant au minimum 20% du capital social.
Le conseil d’administration élit parmi ses membres un
président.
Le président est nommé pour une durée qui ne peut excéder
celle de sont mandat d’administrateur. Il est révocable Ad
Nutum, à ‘instar des autres administrateurs.
Il est rééligible et peut assumer à titre permanent (durant sont
mandat), la direction générale de la société. On parle alors de
P.D.G. Il la représente alors dans ses rapports avec les tiers.
Le président du conseil d’administration, s’il ne cumule pas la
fonction de directeur général peut se faire assister d’un ou deux
directeurs généraux.
Les directeurs généraux sont nommés par le conseil
d’administration sur proposition du président.
Ils sont révocables conformément au contrat de performances
(contrat de cadre dirigeant) qui les lie à la société.
Ils disposent à l’égard des tiers, des mêmes pouvoirs que le
président.
39
Le directoire et le conseil de surveillance (option 2) :
Le code de commerce prévoit une faculté d’option pour les
sociétés par actions, en faveur des deux organes suivants :
le directoire
le conseil de surveillance
Le directoire : Se compose de trois (03) à cinq (05) membres il
exerce ses fonctions sous le contrôle d’un conseil de
surveillance.
Le membres du directoire sont des personnes physiques
nommées par le conseil de surveillance qui confère à l’un deux
la présidence.
Ils peuvent être révoqués à tout moment par l’assemblée
générale sur proposition du conseil de surveillance.
Le directoire est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir
au nom de la société dans les limites de sont objet social et sous
réserve de ceux expressément attribués par la loi au conseil de
surveillance et aux assemblées d’actionnaires.
Le président du directoire représente la société dans ses
rapports avec les tiers.
Le conseil de surveillance :
Il exerce le contrôle permanent de la société.
Il peut à chaque fois qu’il le juge nécessaire, opérer des
contrôles et se faire communiquer les documents qu’il estime
utiles à l’accomplissement de sa mission.
Il présente une fois par trimestre au moins, et à la fin de
chaque exercice, un rapport sur la gestion de la société.
Les documents sociaux lui sont également transmis pour
vérification, au terme de chaque exercice.
40
Il se compose de sept (07) à douze (12) membres au maximum.
Aucun membre du directoire ne peut en faire partie.
Les membres de conseil de surveillance sont élus par
l’assemblée générale.
La durée de leur mandat est fixée par les statuts de la société.
Elle ne peut excéder six (06) ans. Ils peuvent être révoqués Ad
Nutum, à tout moment par l’assemblée générale ordinaire.
Une personne morale peut être nommée au conseil de
surveillance ; Le conseil de surveillance élit en son sein un
président chargé de convoquer le conseil et de diriger les
débats.
Il a une mission de contrôle permanent et est destinataire d’un
rapport de gestion trimestriel du directoire.
Il ne délibère valablement que si la moitié au moins de ses
membres sont présents.
Les décisions sont prises à la majorité des voix (des membres
présents) sauf disposition contraire des statuts. En cas de
partage des voix celle du président est prépondérante.
Les assemblées d’actionnaires :
Il en existe trois (03) sortes :
L’assemblée constitutive : qui opère à la création de la
société.
Les assemblées extraordinaires :qui statuent sur les
modifications à apporter aux statuts
Les assemblées ordinaires : toutes les autres assemblées
entrent dans cette catégorie.
L’assemblée générale ordinaire ne se réunit la 1ère fois que si
au moins les actionnaires représentés ou présents possèdent le
¼ des actions et à la 2ème convocation, aucun quorum n’est
requis.
Elle statue à la majorité des voix exprimées.
41
Elle se réunit au moins une fois l’an, dans les six (06) mois qui
suivent la clôture de l’exercice sous réserve de prorogation de
délai demandée par le conseil d’administration ou de directoire.
Les commissaires aux comptes
Un contrôle externe est exercé sur la société par un ou
plusieurs commissaires aux comptes, choisis parmi les
professionnels inscrits sur le tableau de l’ordre national.
Ils sont nommés en général par l’assemblée générale et à
défaut par le tribunal.
Leur mandat est de 3 ans, renouvelables.
Ils ont pour mission, à l’exclusion de toute immixtion dans la
gestion de la société, de vérifier les livres et les valeurs de la
société et de contrôler la régularité et la sincérité des comptes
sociaux
Ils vérifient également la sincérité des informations données
dans le rapport du conseil d’administration ou du directoire
selon le cas ainsi que celle des documents transmis aux
actionnaires.
Ils certifient la régularité et la sincérité de l’inventaire des
comptes sociaux et du bilant, peuvent opérer leurs vérifications
à toutes époques de l’année et convoquer l’assemblée générale
en cas d’urgence. Les commissaires aux comptes sont nommés
pour trois (03) exercices.
Ils doivent dénoncer tout fait délictueux au procureur de la
république.
Ils sont nommés en général par l’assemblée générale.
Règles spécifiques de dissolution :
Elles concernent :
42
- Nombre des associés inférieur à 7
- Montant du capital social inférieur au minimum exigé
- Perte des ¾ du capital social.
Le délai de régularisation d’1 an est prévu
Transformation :
La SPA peut transformer sa forme juridique en SNC, SARL
Exemples : Nombre associés et capital social en deçà du
minimum requis
Conditions requises :
- Transformation en SARL : décision des associés votée à la
majorité (3/4) en AGEX avec présence du commissaire aux
comptes
- Transformation en SNC : Décision des associés votée à
l’unanimité en AGEX avec présence du commissaire aux
comptes (s’assurer que les conditions applicables aux
associés sont réunies)
- Modification des statuts
- Dépôt de la modification auprès du CNRC
- Publicité dans des quotidiens et au BOAL
- Continuité de la personnalité morale
B - LA SOCIETE PAR ACTIONS
SIMPLIFIEE/UNIPERSONNELLE
La Société par actions simplifiée est instituée exclusivement
par des sociétés ayant été certifiées «startup» (la loi N° 22-09
modifiant et complétant l’ordonnance N° 75-59 du 26 septembre 1975
portant code de Commerce)
- La SPAS peut être instituée par une ou plusieurs
personnes physiques et/ou morales, ajoute la loi expliquant
que lorsqu’elle ne comporte qu’une seule personne, l’entreprise
est dénommée «Société par actions simplifiée
unipersonnelle».
Ce type d’entreprise est instituée «sans obligation d’un
minimum d’associés ou de capital» et se caractérise aussi par
43
le fait que les modalités de son organisation et de son
fonctionnement sont fixées dans ses statuts.
S’agissant du capital social de la SPAS, il est fixé dans ses
statuts.
la loi souligne que ce type d’entreprises «ne peut faire appel
publiquement à l’épargne ou procéder à l’admission de
ses actions en Bourse».
Elle peut émettre des actions inaliénables résultant d’apports
en industrie.
Ces apports ne concourent pas à la formation du capital social,
mais donnent lieu à l’attribution d’actions ouvrant droit au
partage des bénéfices, de l’actif net et des pertes.
Leur valeur et les bénéfices qu’ils génèrent sont fixés dans les
statuts de la société.
Les attributions du Conseil d’administration ou de son
président sont exercées par le président de la SPAS ou le
dirigeant que les statuts désignent à cet effet, en qualité de «
directeur général » ou de «directeur général délégué ».
Dans le cas de la Société par actions simplifiée unipersonnelle,
la présidence est assurée par l’actionnaire unique qui exerce
les pouvoirs dévolus au président et prend les décisions
dévolues à l’assemblée des actionnaires.
Les règles fixant la responsabilité du président ou des
administrateurs de la société par actions, sont applicables au
président et au directeur général ou directeur général délégué
de la société par actions simplifiée.
La SPAS/U peut se transformer en :
- Société en Nom collectif
- Société en Responsabilité Limitée
- Société par Actions
- Pour ce, les associés doivent répondre aux exigences
prévues par la nouvelle forme juridique
- Les formalités sont identiques à celles prévues
précédemment, sauf à adapter la règle du vote des
associés (unanimité si SNC)
C - LA SOCIETE EN COMMANDITE PAR ACTIONS :
44
Cette société se compose de deux éléments :
un ou plusieurs commanditées, responsables
indéfiniment et solidairement des dettes sociales.
Un groupe de commanditaires, dont les parts sont des
actions et non des intérêts.
Le capital social est constitué par ces actions.
Le nombre des associés commanditaires ne peut être inférieur
à trois (03) et leur nom ne peut figurer dans la dénomination
sociale.
Le ou les premiers gérants de la société sont désignés par les
statuts. Au cours de l’exercice de la société ; ils sont désignés
par l’assemblée générale ordinaire avec l’accord des associés
commandités, sauf stipulation contraire des statuts.
Ils sont révoqués dans les mêmes formes.
Ils peuvent également ordinaire nomme également un conseil
de surveillance, de trois (03) actionnaires au moins, dans les
conditions arrêtées par les statuts.
Un associé commandité ne peut être membre du conseil de
surveillance. En outre, il ne peut participer à la désignation des
membres de ce conseil.
Le conseil de surveillance assume le contrôle permanent de la
gestion de la société.
Il dispose à cet effet, des mêmes pouvoirs que le commissaire
aux comptes.
Outre cet organe, l’assemblée générale ordinaire désigne un ou
plusieurs commissaires aux comptes.
AUTRES TYPES DE SOCIETES
LA SOCIETE EN PARTICIPATION
45
Son caractère essentiel est de ne pas se révéler aux tiers. Elle
n’existe que dans les rapports entre associés.
Elle n’a pas de personnalité morale. Elle ne comporte ni raison
sociale, ni dénomination et n’est pas soumise à publicité. Elle
peut être prouvée par tous moyens chacun des associés reste
propriétaire de ses apports.
Cette forme de société permet le réalisation de certaines
opérations pour lesquelles il faut agir rapidement.
LE GROUPEMENT D’ENTREPRISES :
C’est une convention entre plusieurs entreprises en vue de
parvenir à un ou plusieurs objectifs susceptibles de générer des
intérêts communs.
Le groupement d’entreprise est donc une juxtaposition
d’entreprises : chacune conserve ses statuts propres.
Le groupement jouit de la personnalité morale et est soumis à
l’immatriculation du registre du commerce.
Il peut se constituer sans capital social mais avec obligation
pour chacun de ses membres de participer selon un budget
prévisionnel, à la couverture des frais de son fonctionnement.