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Bulletin officiel spécial n° 8 du 13 octobre 2011

Annexe
Programme de l’enseignement spécifique et de spécialité de mathématiques
Classe terminale de la série scientifique
L’enseignement des mathématiques au collège et au lycée a pour but de donner à chaque élève la culture
mathématique indispensable pour sa vie de citoyen et les bases nécessaires à son projet de poursuite d’études.
Le cycle terminal de la série S procure un bagage mathématique solide aux élèves désireux de s’engager dans des
études supérieures scientifiques, en les formant à la pratique d’une démarche scientifique et en renforçant leur goût
pour des activités de recherche.
L’apprentissage des mathématiques cultive des compétences qui facilitent une formation tout au long de la vie et
aident à mieux appréhender une société en évolution. Au-delà du cadre scolaire, il s’inscrit dans une perspective de
formation de l’individu.
Objectif général
Outre l’apport de nouvelles connaissances, le programme vise le développement des compétences suivantes :
• mettre en œuvre une recherche de façon autonome ;
• mener des raisonnements ;
• avoir une attitude critique vis-à-vis des résultats obtenus ;
• communiquer à l’écrit et à l’oral.

Raisonnement et langage mathématiques


Comme en classe de seconde, les capacités d’argumentation, de rédaction d’une démonstration et de logique font
partie intégrante des exigences du cycle terminal.
Les concepts et méthodes relevant de la logique mathématique ne font pas l’objet de cours spécifiques mais prennent
naturellement leur place dans tous les champs du programme. Il importe toutefois de prévoir des moments
d’institutionnalisation de certains concepts ou types de raisonnement, après que ceux-ci ont été rencontrés plusieurs
fois en situation.
De même, le vocabulaire et les notations mathématiques ne sont pas fixés d’emblée, mais sont introduits au cours du
traitement d’une question en fonction de leur utilité.
Il convient de prévoir des temps de synthèse, l’objectif étant que ces éléments soient maîtrisés en fin de cycle terminal.
Utilisation d’outils logiciels
L’utilisation de logiciels, d’outils de visualisation et de simulation, de calcul (formel ou scientifique) et de
programmation change profondément la nature de l’enseignement en favorisant une démarche d’investigation.
En particulier lors de la résolution de problèmes, l’utilisation de logiciels de calcul formel limite le temps consacré à
des calculs très techniques afin de se concentrer sur la mise en place de raisonnements.
L’utilisation de ces outils intervient selon trois modalités :
• par le professeur, en classe, avec un dispositif de visualisation collective ;
• par les élèves, sous forme de travaux pratiques de mathématiques ;
• dans le cadre du travail personnel des élèves hors de la classe.
Diversité de l’activité de l’élève
Les activités proposées en classe et hors du temps scolaire prennent appui sur la résolution de problèmes purement
mathématiques ou issus d’autres disciplines. De nature diverse, elles doivent entraîner les élèves à :
• chercher, expérimenter, modéliser, en particulier à l’aide d’outils logiciels ;
• choisir et appliquer des techniques de calcul ;
• mettre en œuvre des algorithmes ;
• raisonner, démontrer, trouver des résultats partiels et les mettre en perspective ;
• expliquer oralement une démarche, communiquer un résultat par oral ou par écrit.
Des éléments d’épistémologie et d’histoire des mathématiques s’insèrent naturellement dans la mise en œuvre du
programme. Connaître le nom de quelques mathématiciens célèbres, la période à laquelle ils ont vécu et leur

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contribution fait partie intégrante du bagage culturel de tout élève ayant une formation scientifique. La présentation de
textes historiques aide à comprendre la genèse et l’évolution de certains concepts.
Fréquents, de longueur raisonnable et de nature variée, les travaux hors du temps scolaire contribuent à la formation
des élèves et sont absolument essentiels à leur progression. Ils sont conçus de façon à prendre en compte la diversité et
l’hétérogénéité de leurs aptitudes.
Les modes d’évaluation prennent également des formes variées, en phase avec les objectifs poursuivis. En particulier,
l’aptitude à mobiliser l’outil informatique dans le cadre de la résolution de problèmes est à évaluer.
Organisation du programme
Le programme fixe les objectifs à atteindre en termes de capacités. Il est conçu pour favoriser une acquisition
progressive des notions et leur pérennisation. Son plan n’indique pas la progression à suivre.
À titre indicatif, on pourrait consacrer la moitié du temps à l’analyse, l’autre moitié se répartissant équitablement entre
géométrie et probabilités-statistique.
Les capacités attendues indiquent un niveau minimal de maîtrise des contenus en fin de cycle terminal. La formation
ne s’y limite pas.
Les capacités attendues dans le domaine de l’algorithmique d’une part et du raisonnement d’autre part sont rappelées
en fin de programme. Elles doivent être exercées à l’intérieur de chaque champ du programme.
Plusieurs démonstrations, ayant valeur de modèle, sont repérées par le symbole Œ. Certaines sont exigibles et
correspondent à des capacités attendues.
De même, les activités de type algorithmique sont signalées par le symbole ‘.
Les commentaires notés ' distinguent des thèmes pouvant se prêter à des ouvertures interdisciplinaires, en
concertation avec les professeurs d’autres disciplines scientifiques.
Quelques propositions d’approfondissement, destinées à des activités dans le cadre de l’accompagnement
personnalisé, figurent en italique avec la mention .

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1. Analyse
Comme dans les classes précédentes, l’activité mathématique est motivée par la résolution de problèmes. L’un des
objectifs du programme est de permettre à l’élève, par une consolidation et un enrichissement des notions relatives aux
suites et aux fonctions, d’étudier un plus grand nombre de phénomènes discrets ou continus.
La notion de limite de suite fait l’objet d’une étude approfondie. On prépare ainsi la présentation des limites de
fonctions.
L’ensemble des fonctions mobilisables est élargi par l’introduction des fonctions exponentielle, logarithme, sinus et
cosinus. La fonction exponentielle intervenant dans différents champs du programme, il est souhaitable de l’introduire
assez tôt dans l’année.
Enfin, s’ajoute le nouveau concept d’intégration qui, bien que modestement abordé et développé, demeure un concept
fondamental de l’analyse.
L’acquisition d’automatismes de calcul demeure un objectif du programme, cependant, dans le cadre de la résolution
de problèmes, on a recours si besoin à un logiciel de calcul formel ou scientifique.

Contenus Capacités attendues Commentaires


Suites
Raisonnement par récurrence. • Savoir mener un raisonnement par Ce type de raisonnement intervient tout au
récurrence. long de l’année et pas seulement dans le
cadre de l’étude des suites.
Limite finie ou infinie d’une ‘ Dans le cas d’une limite infinie, étant Pour exprimer que u n tend vers l quand n
suite. donnés une suite croissante ( u n ) et un tend vers + ∞ , on dit que : « tout intervalle
nombre réel A, déterminer à l’aide d’un ouvert contenant l contient toutes les
algorithme un rang à partir duquel valeurs u n à partir d’un certain rang ».
u n est supérieur à A. Pour exprimer que u n tend vers + ∞ quand
n tend vers + ∞ , on dit que : « tout
intervalle de la forme ] A, + ∞ [ contient
toutes les valeurs u n à partir d’un certain
rang ».

Comme en classe de première, il est


important de varier les approches et les
outils sur lesquels le raisonnement s’appuie.

On présente des exemples de suites qui


n’ont pas de limite.
Limites et comparaison. Œ Démontrer que si ( u n ) et ( vn ) sont Œ On démontre que si une suite est

deux suites telles que : croissante et admet pour limite l, alors tous
- u n est inférieur ou égal à vn à partir les termes de la suite sont inférieurs ou
égaux à l.
d’un certain rang ;
- u n tend vers + ∞ quand n tend vers Le théorème dit « des gendarmes » est
+∞ ; admis.
alors vn tend vers + ∞ quand n tend
vers + ∞ .

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Contenus Capacités attendues Commentaires


Opérations sur les limites. • Étudier la limite d’une somme, d’un
produit ou d’un quotient de deux suites.
n
Comportement à l’infini de la Œ Démontrer que la suite ( q ), avec On démontre par récurrence que pour a réel
suite ( q n ), q étant un nombre q > 1 , a pour limite + ∞ . strictement positif et tout entier naturel n :
réel. (1 + a) n ≥ 1 + na .

• Déterminer la limite éventuelle d’une On peut étudier des situations où intervient


suite géométrique. la limite de la somme des premiers termes
d’une suite géométrique.

Suite majorée, minorée, • Utiliser le théorème de convergence Ce théorème est admis.


bornée. des suites croissantes majorées.
Œ Il est intéressant de démontrer qu’une
suite croissante non majorée a pour limite
+ ∞.

Des exemples de suites récurrentes, en


particulier arithmético-géométriques, sont
traités en exercice.

‘ Des activités algorithmiques sont menées


dans ce cadre.

Approximations de réels (π, e, nombre d’or,


etc.).

Limites de fonctions Le travail réalisé sur les suites est étendu


aux fonctions, sans formalisation excessive.
Limite finie ou infinie d’une L’objectif essentiel est de permettre aux
fonction à l’infini. élèves de s’approprier le concept de limite,
tout en leur donnant les techniques de base
Limite infinie d’une fonction pour déterminer des limites dans les
en un point. exemples rencontrés en terminale.

Limite d’une somme, d’un • Déterminer la limite d’une somme, La composée de deux fonctions est
produit, d’un quotient ou d’un produit, d’un quotient ou d’une rencontrée à cette occasion, mais sans
d’une composée de deux composée de deux fonctions. théorie générale.
fonctions.

Limites et comparaison. • Déterminer des limites par


minoration, majoration et encadrement.

Asymptote parallèle à l’un • Interpréter graphiquement les limites


des axes de coordonnées. obtenues.

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Contenus Capacités attendues Commentaires


Continuité sur un On se limite à une approche intuitive de la
intervalle, théorème des continuité et on admet que les fonctions
valeurs intermédiaires usuelles sont continues par intervalle.
On présente quelques exemples de
fonctions non continues, en particulier issus
de situations concrètes.
Le théorème des valeurs intermédiaires est
admis.
On convient que les flèches obliques d’un
tableau de variation traduisent la continuité
et la stricte monotonie de la fonction sur
l’intervalle considéré.

On admet qu’une fonction dérivable sur un


intervalle est continue sur cet intervalle.

• Exploiter le théorème des valeurs Ce cas particulier est étendu au cas où f est
intermédiaires dans le cas où la définie sur un intervalle ouvert ou semi-
fonction est strictement monotone, pour ouvert, borné ou non, les limites de f aux
résoudre un problème donné. bornes de l’intervalle étant supposées
connues.
‘ Des activités algorithmiques sont
réalisées dans le cadre de la recherche de
solutions de l’équation f ( x) = k .
Calculs de dérivées :
compléments • Calculer les dérivées des fonctions : À partir de ces exemples, on met en
x a u (x) ; évidence une expression unifiée de la
dérivée de la fonction x a f (u ( x) ) , mais
x a (u ( x ) ) , n entier relatif non nul ;
n
sa connaissance n’est pas une capacité
x a e u( x) ; attendue.
x a ln (u ( x) ) .
Les techniques de calcul sont à travailler
• Calculer la dérivée d’une fonction mais ne doivent pas être un frein à la
x a f (ax + b) où f est une fonction résolution de problèmes. On a recours si
dérivable, a et b deux nombres réels. besoin à un logiciel de calcul formel.

Exemples de fonctions discontinues, ou à dérivées


non continues.

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Contenus Capacités attendues Commentaires


Fonctions sinus et cosinus • Connaître la dérivée des fonctions On fait le lien entre le nombre dérivé de la
sinus et cosinus. fonction sinus en 0 et la limite en 0 de
sin x
.
x
• Connaître quelques propriétés de ces En dehors des exemples étudiés, aucun
fonctions, notamment parité et développement n’est attendu sur les notions
périodicité. de périodicité et de parité.

• Connaître les représentations On fait le lien entre les résultats obtenus en


graphiques de ces fonctions. utilisant le cercle trigonométrique et les
représentations graphiques des fonctions
x a cos x et x a sin x .
' [SPC] Ondes progressives sinusoïdales,
oscillateur mécanique.
Fonction exponentielle

Fonction x a exp(x) . Œ Démontrer l’unicité d’une fonction La fonction exponentielle est présentée
dérivable sur R, égale à sa dérivée et qui comme l’unique fonction f dérivable sur R
vaut 1 en 0. telle que : f ′ = f et f (0) = 1 .
L’existence est admise.

Relation fonctionnelle, Œ Démontrer que lim e x = + ∞ et On étudie des exemples de fonctions de la


x→ + ∞
notation e x . forme x a exp(u ( x)) , notamment avec
lim e x = 0 .
x→ − ∞ u ( x) = −k x ou u ( x) = −k x 2 ( k > 0 ), qui
sont utilisées dans des domaines variés.
• Utiliser la relation fonctionnelle pour
transformer une écriture. On fait le lien entre le nombre dérivé de la
fonction exponentielle en 0 et la limite en 0
• Connaître le sens de variation et la ex −1
représentation graphique de la fonction de .
x
exponentielle.
ex
• Connaître et exploiter lim = +∞ ' [SPC et SVT] Radioactivité.
x→ + ∞ x

et lim x e x = 0 . Étude de phénomènes d’évolution.


x→ − ∞

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Contenus Capacités attendues Commentaires


Fonction logarithme
népérien

Fonction x a ln x . • Connaître le sens de variation, les On peut introduire la fonction logarithme


limites et la représentation graphique de népérien grâce aux propriétés de la fonction
la fonction logarithme népérien. exponentielle ou à partir de l’équation
fonctionnelle.

Relation fonctionnelle, • Utiliser, pour a réel strictement On souligne dans les cadres algébrique et
dérivée. positif et b réel, l’équivalence graphique que les fonctions logarithme
ln a = b ⇔ a = e b . népérien et exponentielle sont réciproques
l’une de l’autre. Tout développement
• Utiliser la relation fonctionnelle pour théorique sur les fonctions réciproques est
tansformer une écriture. exclu.

On fait le lien entre le nombre dérivé de la


ln x
• Connaître et exploiter lim = 0. fonction logarithme en 1 et la limite en 0 de
x→ + ∞ x
ln(1 + x)
.
x
On évoque la fonction logarithme décimal
pour son utilité dans les autres disciplines.

' [SI] Gain lié à une fonction de transfert.


' [SPC] Intensité sonore, magnitude d’un
séisme, échelle des pH.

Équations fonctionnelles.
Intégration
Définition de l’intégrale On s’appuie sur la notion intuitive d’aire
d’une fonction continue et rencontrée au collège et sur les propriétés
positive sur [a, b] comme aire d’additivité et d’invariance par translation
sous la courbe. et symétrie.

b On peut mener un calcul approché d’aire


Notation ∫ a
f ( x)dx . (parabole, hyperbole, etc.) pour illustrer
cette définition.

Théorème : si f est une Œ Il est intéressant de présenter le principe


fonction continue et positive de la démonstration du théorème dans le cas
sur [a, b] , la fonction F où f est positive et croissante.
définie sur [a, b]
x
par F ( x) = ∫ a
f (t )dt
est dérivable sur [a, b] et a
pour dérivée f.

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Contenus Capacités attendues Commentaires


Primitive d’une fonction • Déterminer des primitives des Une primitive F de la fonction continue et
continue sur un intervalle. fonctions usuelles par lecture inverse du positive f étant connue, on a :
tableau des dérivées. b

f ( x)dx = F (b) − F (a ) .
a

• Connaître et utiliser les primitives de


u ′ e u , u ′u n ( n entier relatif, différent
de −1) et, pour u strictement positive,
u′ u′
, .
u u
Œ Il est intéressant de démontrer ce
Théorème : toute fonction
continue sur un intervalle théorème dans le cas d’un intervalle fermé
admet des primitives. borné, en admettant que la fonction a un
minimum.
On admet le cas général.
On fait observer que certaines fonctions
comme x a exp( − x 2 ) n’ont pas de
primitive « explicite ».

b
Intégrale d’une fonction
continue de signe
• Calculer une intégrale. La formule ∫ a
f ( x)dx = F (b) − F (a ) ,

quelconque. • Utiliser le calcul intégral pour établie pour une fonction continue et
déterminer une aire. positive, est étendue au cas d’une fonction
continue de signe quelconque.
Linéarité, positivité, relation • Encadrer une intégrale. L’intégration par parties n’est pas un
de Chasles. attendu du programme.
‘ Pour une fonction monotone positive,

Valeur moyenne. mettre en œuvre un algorithme pour La notion de valeur moyenne est illustrée
déterminer un encadrement d’une par des exemples issus d’autres disciplines.
intégrale.
' [SPC] Mouvement uniformément
accéléré.
' [SI] Valeur moyenne, valeur efficace
dans un transfert énergétique.

Calcul du volume d’un solide.

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2. Géométrie
Nombres complexes
En classe terminale, les nombres complexes sont vus essentiellement comme constituant un nouvel ensemble de
nombres avec ses opérations propres. Cette introduction s’inscrit dans la perspective d’un approfondissement lors
d’une poursuite d’études.

Contenus Capacités attendues Commentaires


Forme algébrique, conjugué. • Effectuer des calculs algébriques On introduit dans ce chapitre des éléments
Somme, produit, quotient. avec des nombres complexes. lui donnant une dimension historique.
Équation du second degré à • Résoudre dans C une équation du
coefficients réels. second degré à coefficients réels.

Représentation géométrique. • Représenter un nombre complexe par Le plan est muni d’un repère orthonormé
un point ou un vecteur. (O ; ur, vr ) .
Affixe d’un point, d’un • Déterminer l’affixe d’un point ou
vecteur. d’un vecteur.

Forme trigonométrique : • Passer de la forme algébrique à la La notation exponentielle est introduite


- module et argument, forme trigonométrique et inversement. après avoir montré que la fonction
interprétation θ a cos θ + i sin θ
géométrique dans un repère • Connaître et utiliser la relation vérifie la même relation fonctionnelle que
orthonormé direct ; zz= z 2
. la fonction exponentielle.
- notation exponentielle.
• Effectuer des opérations sur les Les nombres complexes permettent de
nombres complexes écrits sous mémoriser les formules trigonométriques
différentes formes. d’addition et de duplication vues en
première.

' [SI] Analyse fréquentielle d’un système.

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Géométrie dans l’espace


Dans cette partie, il s’agit, d’une part de renforcer la vision dans l’espace entretenue en classe de première, d’autre
part de faire percevoir toute l’importance de la notion de direction de droite ou de plan.
La décomposition d’un vecteur d’un plan suivant deux vecteurs non colinéaires de ce plan, puis celle d’un vecteur de
l’espace suivant trois vecteurs non coplanaires, sensibilisent aux concepts de liberté et de dépendance en algèbre
linéaire.
Le repérage permet à la fois de placer des objets dans l’espace et de se donner un moyen de traiter des problèmes
d’intersection d’un point de vue algébrique. Le concept d’orthogonalité, une fois exprimé en termes de coordonnées
dans un repère orthonormé, fournit un outil pour une caractérisation simple des plans de l’espace.
L’objectif est de rendre les élèves capables d’étudier des problèmes d’intersection de droites et de plans, en choisissant
un cadre adapté, vectoriel ou non, repéré ou non.

Contenus Capacités attendues Commentaires


Droites et plans
Positions relatives de droites • Étudier les positions relatives de Le cube est une figure de référence pour la
et de plans : intersection et droites et de plans. représentation des positions relatives de
parallélisme. droites et de plans.
Orthogonalité : • Établir l’orthogonalité d’une droite et On étudie quelques exemples de sections
- de deux droites ; d’un plan. planes du cube. Ce travail est facilité par
- d’une droite et d’un plan. l’utilisation d’un logiciel de géométrie
dynamique.
Géométrie vectorielle
Caractérisation d’un plan par On étend à l’espace la notion de vecteur et
un point et deux vecteurs non les opérations associées.
colinéaires.
On fait observer que des plans dirigés par le
même couple de vecteurs non colinéaires
sont parallèles.

Œ Il est intéressant de présenter la


démonstration du théorème dit « du toit ».
Vecteurs coplanaires. • Choisir une décomposition pertinente On fait percevoir les notions de liberté et de
Décomposition d’un vecteur dans le cadre de la résolution de dépendance.
en fonction de trois vecteurs problèmes d’alignement ou de
non coplanaires. coplanarité.
Repérage. • Utiliser les coordonnées pour : On ne se limite pas à des repères
- traduire la colinéarité ; orthogonaux.
- caractériser l’alignement ;
Représentation paramétrique - déterminer une décomposition de La caractérisation d’un plan par un point et
d’une droite. vecteurs. deux vecteurs non colinéaires conduit à une
représentation paramétrique de ce plan.

' [SI] Cinématique et statique d’un


système en mécanique.

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Contenus Capacités attendues Commentaires


Produit scalaire

Produit scalaire de deux On étend aux vecteurs de l’espace la


vecteurs dans l’espace : définition du produit scalaire donnée dans
définition, propriétés. le plan.

Vecteur normal à un plan. • Déterminer si un vecteur est normal à On caractérise vectoriellement


Équation cartésienne d’un un plan. l’orthogonalité de deux droites et on
plan. introduit la notion de plans
Œ Caractériser les points d’un plan de perpendiculaires.
l’espace par une relation
ax + by + cz + d = 0 avec a , b , c trois
nombres réels non tous nuls.

• Déterminer une équation cartésienne


d’un plan connaissant un point et un
vecteur normal.

• Déterminer un vecteur normal à un


plan défini par une équation cartésienne.

Œ Démontrer qu’une droite est


orthogonale à toute droite d’un plan si
et seulement si elle est orthogonale à
deux droites sécantes de ce plan.

• Choisir la forme la plus adaptée entre


équation cartésienne et représentation
paramétrique pour :
- déterminer l’intersection d’une
droite et d’un plan ; Perpendiculaire commune à deux droites non
- étudier la position relative de deux coplanaires.
plans. Intersection de trois plans.

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3. Probabilités et statistique
On approfondit le travail en probabilités et statistique mené les années précédentes.
Afin de traiter les champs de problèmes associés aux données continues, on introduit les lois de probabilité à densité.
Le programme en propose quelques exemples et, en particulier, la loi normale qui permet notamment d’initier les
élèves à la statistique inférentielle par la détermination d’un intervalle de confiance pour une proportion à un niveau
de confiance de 95 %.
Cette partie se prête particulièrement à l’étude de problèmes issus d’autres disciplines.
Le recours aux représentations graphiques et aux simulations est indispensable.

Contenus Capacités attendues Commentaires


Conditionnement,
indépendance

Conditionnement par un • Construire un arbre pondéré en lien On représente une situation à l’aide d’un
événement de probabilité non avec une situation donnée. arbre pondéré ou d’un tableau. On énonce
nulle. et on justifie les règles de construction et
Notation PA (B ) . • Exploiter la lecture d’un arbre d’utilisation des arbres pondérés.
pondéré pour déterminer des
probabilités. Un arbre pondéré correctement construit
constitue une preuve.
• Calculer la probabilité d’un Le vocabulaire lié à la formule des
événement connaissant ses probabilités probabilités totales n’est pas un attendu du
conditionnelles relatives à une partition programme, mais la mise en œuvre de cette
de l’univers. formule doit être maîtrisée.

Indépendance de deux Œ Démontrer que si deux événements A Cette partie du programme se prête
événements. et B sont indépendants, alors il en est particulièrement à l’étude de situations
de même pour A et B . concrètes.

‘ Des activités algorithmiques sont menées


dans ce cadre, notamment pour simuler une
marche aléatoire.

' [SVT] Hérédité, génétique, risque


génétique.
Notion de loi à densité à Les exemples étudiés s’appuient sur une
partir d’exemples expérience aléatoire et un univers associé
Ω , muni d’une probabilité. On définit alors
Loi à densité sur un une variable aléatoire X , fonction de Ω
intervalle. dans R, qui associe à chaque issue un
nombre réel d’un intervalle I de R. On
admet que X satisfait aux conditions qui
permettent de définir la probabilité de
l’événement {X ∈ J } comme aire du
domaine : {M ( x, y ) ; x ∈ J et 0 ≤ y ≤ f ( x)}
où f désigne la fonction de densité de la loi
et J un intervalle inclus dans I .

Toute théorie générale des lois à densité et


des intégrales sur un intervalle non borné
est exclue.

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Contenus Capacités attendues Commentaires


Loi uniforme sur [a, b] . • Connaître la fonction de densité de la L’instruction « nombre aléatoire » d’un
loi uniforme sur [a, b] . logiciel ou d’une calculatrice permet
Espérance d’une variable d’introduire la loi uniforme sur [0,1] .
aléatoire suivant une loi La notion d’espérance d’une variable
uniforme. aléatoire à densité f sur [a, b] est introduite
b
à cette occasion par E ( X ) = ∫ a
t f (t ) dt . On
note que cette définition constitue un
prolongement dans le cadre continu de
l’espérance d’une variable aléatoire
discrète.

Méthode de Monte-Carlo.

Lois exponentielles. • Calculer une probabilité dans le cadre Œ On démontre qu’une variable aléatoire T
d’une loi exponentielle. suivant une loi exponentielle vérifie la
propriété de durée de vie sans
vieillissement : pour tous réels t et h
positifs, PT ≥ t (T ≥ t + h) = P(T ≥ h) .

Espérance d’une variable Œ Démontrer que l’espérance d’une L’espérance est définie comme la limite
aléatoire suivant une loi variable aléatoire suivant une loi x

exponentielle.
exponentielle de paramètre λ est .
1
quand x tend vers +∞ de ∫ 0
t f (t ) dt
λ où f est la fonction de densité de la loi
exponentielle considérée.
Cette partie du programme se prête
particulièrement à l’étude de situations
concrètes, par exemple sur la radioactivité
ou la durée de fonctionnement d’un
système non soumis à un phénomène
d’usure.

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Contenus Capacités attendues Commentaires


Loi normale centrée réduite • Connaître la fonction de densité de la Pour introduire la loi normale N (0,1), on
N (0,1). loi normale N (0,1) et sa représentation s’appuie sur l’observation des
graphique. représentations graphiques de la loi de la
Théorème de Moivre Laplace X n − np
variable aléatoire Z n = où X n
(admis). np( 1 − p)
Œ Démontrer que pour α ∈ ] 0 ,1 [ , il
suit la loi binomiale B (n, p), et cela pour de
existe un unique réel positif uα tel que grandes valeurs de n et une valeur de p
P(− uα ≤ X ≤ uα ) = 1 − α lorsque X suit fixée entre 0 et 1. Le théorème de Moivre
la loi normale N (0,1). Laplace assure que pour tous réels a et b,
P( Z n ∈ [a, b] ) tend vers
x2
b 1 −
• Connaître les valeurs approchées
u0,05 ≈ 1,96 et u0,01 ≈ 2,58.
∫ a 2π
e 2 dx lorsque n tend vers + ∞ .

L’espérance d’une variable aléatoire suivant


la loi N (0,1) est définie par
0 y
lim
x→−∞ x ∫ t f (t )dt + lim ∫
y →+∞ 0
t f (t )dt où
f désigne la densité de cette loi.
On peut établir qu’elle vaut 0.
On admet que la variance, définie par
(
E ( X − E ( X )) 2 , vaut 1. )
Loi normale N ( μ , σ 2 ) • Utiliser une calculatrice ou un tableur Une variable aléatoire X suit une loi
d’espérance μ et pour calculer une probabilité dans le X −μ
N ( μ , σ 2 ) si suit la loi normale
d’écart-type σ. cadre d’une loi normale N ( μ , σ 2 ). σ
N (0,1).
On fait percevoir l’information apportée par
la valeur de l’écart-type.
' [SI et SPC] Mesures physiques sur un
système réel en essai.

• Connaître une valeur approchée de la La connaissance d’une expression


probabilité des événements suivants : algébrique de la fonction de densité de la loi
{ X ∈ [μ − σ , μ + σ ] }, N ( μ , σ 2 ) n’est pas un attendu du
{ X ∈ [μ − 2 σ , μ + 2 σ ] } et programme.
{ X ∈ [μ − 3σ , μ + 3σ ] } ,
lorsque X suit la loi normale On illustre ces nouvelles notions par des
exemples issus des autres disciplines.
N ( μ , σ 2 ).

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Contenus Capacités attendues Commentaires


Intervalle de fluctuation
ŒDémontrer que si la variable aléatoire La démonstration ci-contre donne
X n suit la loi B (n, p), alors, pour tout l’expression d’un intervalle de fluctuation
α dans ] 0 ,1 [ on a, asymptotique(*) au seuil 1 − α de la
Xn
⎛X ⎞ variable aléatoire fréquence Fn = qui, à
lim P ⎜ n ∈ I n ⎟ = 1 − α , n
n →+∞
⎝ n ⎠ tout échantillon de taille n, associe la
où I n désigne l’intervalle fréquence obtenue f.
⎡ p(1 − p) p(1 − p) ⎤
⎢ p − uα , p + uα ⎥.
⎣⎢ n n ⎦⎥

• Connaître l’intervalle de fluctuation Avec les exigences usuelles de précision,


asymptotique(*) au seuil de 95 % : on pratique cette approximation dès que
⎡ p (1 − p ) p (1 − p ) ⎤ où n ≥ 30 , np ≥ 5 et n(1 − p ) ≥ 5 .
⎢ p − 1, 96 , p + 1, 96 ⎥
⎣ n n ⎦
p désigne la proportion dans la En majorant 1, 96 p (1 − p ) , on retrouve
population. l’intervalle de fluctuation présenté en classe
de seconde.

La problématique de prise de décision, déjà


rencontrée, est travaillée à nouveau avec
l’intervalle de fluctuation asymptotique.

Estimation • Estimer par intervalle une proportion Les attendus de ce paragraphe sont
inconnue à partir d’un échantillon. modestes et sont à exploiter en lien avec les
Intervalle de confiance (*). autres disciplines.

Niveau de confiance. • Déterminer une taille d’échantillon Œ Il est intéressant de démontrer que, pour
suffisante pour obtenir, avec une une valeur de p fixée, l’intervalle
précision donnée, une estimation d’une ⎡ 1 1 ⎤
proportion au niveau de confiance 0,95. ⎢ Fn − n , Fn + n ⎥ contient, pour n assez
⎣ ⎦
grand, la proportion p avec une probabilité
au moins égale à 0,95.

On énonce alors que p est élément de


⎡ 1 1 ⎤
l’intervalle ⎢ f − ,f + ⎥ avec un
⎣ n n⎦
niveau de confiance de plus de 95 %, où f
désigne la fréquence observée sur un
échantillon de taille n.
Avec les exigences usuelles de précision,
on utilise cet intervalle dès que n ≥ 30 ,
np ≥ 5 et n(1 − p ) ≥ 5 .

La simulation de sondages sur tableur


permet de sensibiliser aux fourchettes de
sondage.

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Il est important de noter que, dans d’autres


champs, on utilise l’intervalle
⎡ f (1 − f ) f (1 − f ) ⎤
⎢ f − 1, 96 , f + 1, 96 ⎥
⎣ n n ⎦
qu’il n’est pas possible de justifier dans ce
programme.

' [SVT] Analyse de graphiques où les


données sont fournies par des intervalles de
confiance.

Prise de décision lors de la comparaison de deux


proportions (par exemple lors d’un essai
thérapeutique).

(*)Avec les notations précédentes :


Un intervalle de fluctuation asymptotique de la variable aléatoire Fn au seuil 1 − α est un intervalle déterminé à partir
de p et de n et qui contient Fn avec une probabilité d’autant plus proche de 1 − α que n est grand.
Un intervalle de confiance pour une proportion p à un niveau de confiance 1 − α est la réalisation, à partir d’un
échantillon, d’un intervalle aléatoire contenant la proportion p avec une probabilité supérieure ou égale à 1 − α ,
intervalle aléatoire déterminé à partir de la variable aléatoire fréquence Fn qui, à tout échantillon de taille n , associe la
fréquence.
Les intervalles de confiance considérés ici sont centrés en la fréquence observée f .

Algorithmique
En seconde, les élèves ont conçu et mis en œuvre quelques algorithmes. Cette formation se poursuit tout au long du
cycle terminal.
Dans le cadre de cette activité algorithmique, les élèves sont entraînés à :
• décrire certains algorithmes en langage naturel ou dans un langage symbolique ;
• en réaliser quelques-uns à l’aide d’un tableur ou d’un programme sur calculatrice ou avec un logiciel adapté ;
• interpréter des algorithmes plus complexes.
Aucun langage, aucun logiciel n’est imposé.
L’algorithmique a une place naturelle dans tous les champs des mathématiques et les problèmes posés doivent être en
relation avec les autres parties du programme (analyse, géométrie, statistiques et probabilités, logique) mais aussi avec
les autres disciplines ou le traitement de problèmes concrets.
À l’occasion de l’écriture d’algorithmes et de programmes, il convient de donner aux élèves de bonnes habitudes de
rigueur et de les entraîner aux pratiques systématiques de vérification et de contrôle.

Instructions élémentaires (affectation, calcul, entrée, sortie)


Les élèves, dans le cadre d’une résolution de problèmes, doivent être capables :
• d’écrire une formule permettant un calcul ;
• d’écrire un programme calculant et donnant la valeur d’une fonction, ainsi que les instructions d’entrées et sorties
nécessaires au traitement.

Boucle et itérateur, instruction conditionnelle


Les élèves, dans le cadre d’une résolution de problèmes, doivent être capables de :
• programmer un calcul itératif, le nombre d’itérations étant donné ;
• programmer une instruction conditionnelle, un calcul itératif, avec une fin de boucle conditionnelle.

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Notations et raisonnement mathématiques


Cette rubrique, consacrée à l’apprentissage des notations mathématiques et à la logique, ne doit pas faire l’objet de
séances de cours spécifiques, mais doit être répartie sur toute l’année scolaire.
En complément des objectifs rappelés ci-dessous, le travail sur la notion d’équivalence doit naturellement être
poursuivi (propriété caractéristique, raisonnement par équivalence) et l’on introduit le raisonnement par
récurrence.

Notations mathématiques
Les élèves doivent connaître les notions d’élément d’un ensemble, de sous-ensemble, d’appartenance et d’inclusion,
de réunion, d’intersection et de complémentaire et savoir utiliser les symboles de base correspondants: ∈ , ⊂ , ∪ , ∩
ainsi que la notation des ensembles de nombres et des intervalles.
Pour le complémentaire d’un ensemble A, on utilise la notation des probabilités A .

Pour ce qui concerne le raisonnement logique, les élèves sont entraînés sur des exemples à :
• utiliser correctement les connecteurs logiques « et », « ou » et à distinguer leur sens des sens courants de « et »,
« ou » dans le langage usuel ;
• utiliser à bon escient les quantificateurs universel, existentiel (les symboles ∀, ∃ ne sont pas exigibles) et à repérer
les quantifications implicites dans certaines propositions et, particulièrement, dans les propositions
conditionnelles ;
• distinguer, dans le cas d’une proposition conditionnelle, la proposition directe, sa réciproque, sa contraposée et sa
négation ;
• utiliser à bon escient les expressions « condition nécessaire », « condition suffisante » ;
• formuler la négation d’une proposition ;
• utiliser un contre-exemple pour infirmer une proposition universelle ;
• reconnaître et utiliser des types de raisonnement spécifiques : raisonnement par disjonction des cas, recours à la
contraposée, raisonnement par l’absurde.

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Enseignement de spécialité
L’enseignement de spécialité prend appui sur la résolution de problèmes. Cette approche permet une introduction
motivée des notions mentionnées dans le programme.
Plusieurs exemples de problèmes sont donnés à titre indicatif. L'étude des situations envisagées dans le cadre de cet
enseignement conduit à un travail de modélisation et place les élèves en position de recherche.
Les thèmes abordés sont particulièrement propices à l’utilisation des outils informatiques (logiciels de calcul, tableur)
et à la mise en œuvre d’algorithmes.
Le niveau d’approfondissement des notions est guidé par les besoins rencontrés dans la résolution des problèmes
traités.

Arithmétique
Les problèmes étudiés peuvent notamment être issus de la cryptographie ou relever directement de questions
mathématiques, par exemple à propos des nombres premiers.
Exemples de problèmes Contenus
Problèmes de codage (codes barres, code ISBN, clé du • Divisibilité dans Z.
Rib, code Insee • Division euclidienne.
Problèmes de chiffrement (chiffrement affine, • Congruences dans Z.
chiffrement de Vigenère, chiffrement de Hill).
• PGCD de deux entiers.
• Entiers premiers entre eux.
• Théorème de Bézout.
• Théorème de Gauss.
Questionnement sur les nombres premiers : infinitude, • Nombres premiers.
répartition, tests de primalité, nombres premiers • Existence et unicité de la décomposition en produit de
particuliers (Fermat, Mersenne, Carmichaël). facteurs premiers.
Sensibilisation au système cryptographique RSA.

Matrices et suites
Il s’agit d’étudier des exemples de processus discrets, déterministes ou stochastiques, à l’aide de suites ou de matrices.
On introduit le calcul matriciel sur des matrices d'ordre 2. Les calculs sur des matrices d'ordre 3 ou plus sont
essentiellement effectués à l'aide d'une calculatrice ou d'un logiciel.
Exemples de problèmes Contenus
Marche aléatoire simple sur un graphe à deux ou trois • Matrices carrées, matrices colonnes : opérations.
sommets. • Matrice inverse d’une matrice carrée.
Marche aléatoire sur un tétraèdre ou sur un graphe à N • Exemples de calcul de la puissance n-ième d’une
sommets avec saut direct possible d’un sommet à un matrice carrée d’ordre 2 ou 3.
autre : à chaque instant, le mobile peut suivre les arêtes
du graphe probabiliste ou aller directement sur n’importe • Écriture matricielle d’un système linéaire.
quel sommet avec une probabilité constante p . • Suite de matrices colonnes (U n ) vérifiant une relation
Etude du principe du calcul de la pertinence d’une page de récurrence du type U n +1 = AU n + C :
web. - recherche d’une suite constante vérifiant la relation de
Modèle de diffusion d’Ehrenfest : N particules sont récurrence ;
réparties dans deux récipients ; à chaque instant, une - étude de la convergence.
particule choisie au hasard change de récipient. • Étude asymptotique d’une marche aléatoire.
Modèle proie prédateur discrétisé :
- évolution couplée de deux suites récurrentes ;
- étude du problème linéarisé au voisinage du point
d’équilibre.
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