Signifiant : Mot et son qui représente l’objet
Signifié : Représentation de l’objet dans la réalité
Référent : Objet réel
Arbitraire : Autorité qui n'est limitée par aucune règle
Motivation du signe directe : Un mot est directement motivé s’il constitue une onomatopée
(coucou, plouf – bruit de la chute d’un solide dans un liquide ; coasser – le mot reproduit au
moins approximativement, le son émis par le grenouille). Autres exemples : boum, cocorico,
gla-gla, patati-patata, blablater, etc.).
Motivation du signe indirecte : La motivation indirecte peut être morphologique ; c’est le cas
de certains mots composés comme un chien-loup (= race de chiens dont l'aspect rappelle celui
du loup) ou encore un poisson-chat (= poisson qui possède une moustache rappelant celle du
chat). Ce type de motivation est aussi appelé motivation morphologique. La motivation
indirecte peut être de nature sémantique. S’il n’y a aucune raison pour qu’un ours soit désigné
par le mot ours.
Catachrèse : La catachrèse est une figure de style qui consiste à détourner un mot ou une
expression de son sens propre en étendant sa signification : le pied d'une table, être à cheval
sur une chaise, les aile d’un moulin.
Sens référentiel : Le sens référentiel d’une unité lexicale (appelé aussi sens dénotatif) est le
signifié stable du signe qui correspond à la relation de désignation entre le signe et le référent.
Sème : Unité minimale différentielle de signification (dans l'analyse du sens d'un mot).
Nom propre
Nom commun
Emploi autonomique :
On distingue l’emploi référentiel du signe de son emploi autonymique. Lorsque le signe ne
renvoie pas à un référent externe, mais à lui-même, on parle d’emploi autonymique (le signe
est signe de lui-même).
L’autonymie est liée à la propriété de la langue de parler d’elle-même (cf. la fonction
métalinguistique de Roman Jakobson) et est spécifique au langage humain.
L’autonymie se manifeste par certaines caractéristiques (avec des usages variables) : –
particularités graphiques : l’emploi des guillemets ou des italiques est fréquent (mais pas
obligatoire) : « Je » est un pronom (≠ Je suis heureux). Chat est un mot de quatre lettres (≠ Le
chat miaule). Remarquez aussi l’accord différent du verbe (cf. infra) ! + à l’oral sur prosodie
particulière. – particularités morphosyntaxiques :
Tout signe peut être utilisé comme sujet d’une phrase : QUAND est une conjonction.
Les noms perdent généralement leur adjectif quantifiant (article) dont le rôle est précisément
d’« actualiser » : TABLE est féminin.
Tout terme en emploi autonymique devient un nom masculin singulier : MALADROITE est
féminin. CHEVAUX est un pluriel irrégulier. PRENONS est un mot au pluriel.
Différentiel :
Pour Saussure, le sens d’une unité lexicale est différentiel. La langue étant un système de
signes dont tous les termes sont solidaires (cf. l’image d’un jeu d’échecs), le signifié d’un
signe est donné par la position de ce signe au sein du système linguistique. Des synonymes
comme peine, tristesse, malheur, cafard, spleen, etc. n’ont de valeur propre que par leur
opposition. La tristesse ne se définit pas par un référent qui serait dans le monde l’archétype
de la tristesse, mais par opposition à tous les autres signes (la tristesse, c’est tout ce que les
autres signes ne sont pas). Si le mot « peine » disparaissait, son signifié serait repris par les
autres termes (tristesse, douleur, souffrance, etc.).
Extension : Ensemble des choses auxquelles l’intension s’applique.
L’extension et l’intension sont deux concepts de la logique fréquemment utilisés en
lexicologie et en lexicographie. Lorsqu’on définit une classe d’objets (drapeau), on peut opter
entre deux solutions :
–énumérer les éléments dont se compose la classe (= définition en extension)
Dérivé de « logos » (étude, raisonnement,). La logique est à l'origine la recherche de règles
générales et formelles permettant de distinguer un raisonnement (une argumentation)
concluant de celui qui ne l'est pas. Dans une première approche, la lexicographie peut être
définie comme la technique de composition de répertoires d’unités lexicales recensant les
mots et locutions d’une langue (cf. infra).
–définir la classe à l’aide de propriétés communes aux objets de la classe (= définition en
intension) L’extension d’un signe linguistique est l’ensemble des référents auxquels il
s’applique. L’extension d’arbre est l’ensemble des arbres (marronniers, cerisiers, saules, etc.).
Intension : Définition
L’intension d’un signe est l’ensemble des traits qui constituent son signifié (ou sens
dénotatif). L’intension d’arbre est le sens d’arbre composé des traits sémantiques /végétal/,
/ligneux/, /taille variable/, /possède un tronc/, /garni de branches/, etc.
Dénotation : Sens littéral
On appelle dénotation le noyau stable d’un signifié, cependant que la connotation est
constituée des associations secondes, liées au contexte socioculturel et au locuteur.
La dénotation est le sens littéral d'un terme, que l'on peut définir (et trouver dans le
dictionnaire) - Ainsi policier et flic ont en commun un signifié stable qui leur permet de
désigner une personne qui appartient à un service de police. Si ces deux mots ont un sens
dénotatif identique, ils diffèrent en revanche par leur connotation. Le second ajoute des notes
péjoratives et familières.
Connotation : Sens figuré
D’après le Dictionnaire de lexicologie française, « connotation » désigne l’ensemble des
éléments variables et le plus souvent subjectifs, de nature mémorielle, affective ou culturelle,
qu’un mot peut évoquer, en dehors de son sens objectif proprement dit (= dénotation). La
connotation peut concerner un seul individu ou un groupe d’individus, voire être collective.
On appelle parfois la connotation le « halo (sémantique) du mot ». Il est à noter que la
connotation n’est pas systématique. Ainsi l’adjectif infantile n’a pas de connotation
particulière dans une maladie infantile, mais reçoit une connotation péjorative dans un
comportement infantile. Le champ de la connotation est difficile à définir, car il recouvre tous
les sens indirects, subjectifs, culturels, implicites et autres qui font que le sens d'un signe se
réduit rarement à son sens dénotatif (cf. par ex. la paire « sans-papiers » et « clandestin » ; des
termes comme « peuple », « paysan », etc. ont aussi des champs connotatifs très variables
selon les individus et les contextes). La connotation d’un terme est évidemment sujette à
évolution (cf. l’exemple récent de « rafle »).
Définition par inclusion :
La définition est une forme particulière de la périphrase. À la question « qu’est-ce que X » (un
drapeau p. ex.), il est toujours possible de répondre en reformulant en plusieurs mots ce qui a
été exprimé en un seul.
Rappel – périphrase : figure dans laquelle on substitue au terme propre et unique (mot usuel
ou nom propre) une expression imagée ou descriptive qui le définit ou l'évoque. Exemple :
parler du « grand-duc des chandelles » à la place du « soleil ». – paraphrase : développement
explicatif d'un texte, souvent verbeux et diffus, qui ne fait qu'en délayer le contenu sans que
rien ne soit ajouté au sens ou à la valeur. La connotation de ce terme est souvent péjorative.
Analyse sémique, componentielle :
Il s'agit d'un procédure qui vise à établir la configuration des unités minimales de signification
(composants sémantiques, traits sémantiques, sèmes) à l'intérieur d'une unité lexicale
(morphème lexical ou mot)
Onomasiologique : Champ lexical
La démarche de l’analyse sémique est de nature onomasiologique. Elle consiste à partir d’une
notion commune [siège] et à recherche comment cette notion se réalise dans les différents
signifiants. Dans une démarche onomasiologique, l’on part toujours du sens pour aller vers les
formes (comment est exprimée l’« idée de pluie » en français ? Ensuite, on identifie les
signifiants exprimant cette idée). Pluie > Bruine, crachin / Animaux > Cochon, vache
On part du concept c’est-à-dire de la notion technique, l’objet scientifique, un comportement
ou une pratique dans un domaine spécialisé, pour aller vers les différentes réalisations du
terme dans les différentes langues.
On parle dans ce cas d’approche notionnelle. Idéalement, un concept (ou une notion)
correspond à un terme, et un terme correspond à une notion. C’est l’idéal de la relation
univoque entre le terme et le concept.
La terminologie a traditionnellement une démarche onomasiologique. Elle s'intéresse à des
notions (concepts) et aux mots ou expressions (les termes) qui les désignent. Elle traduit en
termes une classification conceptuelle.
Sémasiologique : Définiton
Dans une démarche de type sémasiologique, l’on part des mots (c’est-à-dire des formes,
signifiants graphiques ou sonores) et l’on essaie de déterminer et de décrire leur sens. Les
dictionnaires sont en général sémasiologiques. Sur base de cette opposition, on distingue
généralement le champ lexical de nature onomasiologique (p. ex. l’ensemble des mots
désignant la notion de « pluie ») du champ sémantique de nature sémasiologique (p. ex. les
différents sens et emplois du mot pluie)
Bruine > Pluie
Celle qui, inversement, va du signe vers le concept. Elle étudie les signes, leur formation, leur
évolution, leurs agencements, leur variabilité dans les corpus. C'est la démarche du linguiste.
Discours indirect :
- Emploi de l’infinitif : Il a dit à Marie de ranger.
- Il lui a dit que …
Les trois premiers grands dictionnaires monolingues de la langue française paraissent : 17ème
siècle
Les deux premiers dictionnaires analogiques de la langue française : 19ème siècle
Loc. pop. = Diastratique
Pourquoi les chiffres de la fréquence relative peuvent-ils être plus élevés que ceux de la
fréquence absolue ?
Parce que la fréquence relative est calculée sur cent millions d’occurrences alors que le corpus
littéraire du TLFi ne contient que soixante-dix millions d’occurrences.
Grisbi, rififi = variation diastratique, diaphasique
Grisbi = Argent, Rififi = Bagarre, dispute
Mot dont il n’existe qu’une attestation : Hapax
Antonomase : Un machiavel
Calque et xénisme = Emprunt
Embarquement = Em-barque-ment
Procédure de substitution
Barque = Morphème libre
Les préfixes n’affectent jamais le début des bases en contact
Les préfixes ne sont pas monosémiques
Les préfixes ne permettent pas d’identifier la classe du dérivé
Le suffixe peut restreindre la valeur d’emploi d’une base
Le procédé de suffixation peut être cumulatif
Le suffixe peut entrainer un changement de classe du mot
Par principe dans un mot dérivé par suffixation, la base est différente de celle du mot auquel
le suffixe est adjoint
Les différentes variantes d’un préfixe sont appelées des allomorphes
Composition = Soudure + trait d’union
Motivation direct : Cocorico – Onomatopée ( Formation onomatopéique)
Motivation indirecte : Morphologique = Chien – Loup / Sémantique = Ours
Catachrèse : Pied de la table, aile du moulin
Hyperonyme = Donner ++ détails
Hyponyme = Donner – détails
Homonyme = même champ lexical = 1 sème en commun
Antonymes :
Contradictions : Beau / Moche
Gradables : Grand / Petit
Réciproques : Donner / Recevoir
Microstructure : Horizontal
Macrostructure : Vertical
Graphie – Prononciation – Classe syntaxique – Date de la première attestation – Étymologie –
Marque diachronique. diatopique, diastratique, diaphasique – Domaine sémantique,
syntaxique – Définition – Exemple
GPCDEMDDE
Antonomase : Nom propre > Nom commun
Métaphore : Comparaison sans mot de comparaison
Métonymie : Le tout pour la partie / Cause pour l’effet / Etc.
Calque : Emprunt traduit : Col blanc
Xénisme : Emprunt utilisé tel quel dans la langue : Toundra
Morphème : Mot simple ou élément de mot
Phonème : Unité distinctive : Voyelle, Consonne
Dérivation : Affixe
Dérivation inverse : Galoper = Galop, Accorder = l’accord
Dérivation impropre : Change la catégorie grammaticale = Le déjeuner
Mot valise : Smog, motel = Partie de morphème assemblée
Sigle : CGT
Acronyme : Ena
Signe naturel indiciel : La fumée : l’indice est prélevé de la chose elle-même
Signe naturel iconique : Signe homme ou femme au-dessus des toilettes car c’est la silhouette
d’un homme et d’une femme
Sémiologie : étude des systèmes de signes
Ubuesque : Absurde