Rapport sur le script de chargement de vol
Rapport sur le script de chargement de vol
Auteur :
Maxime Fromentin
5 août 2023
Table des matières
4 Stabilité : 40
4.1 Subsonique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.1.1 Centre de pression de la coiffe : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.1.2 Centre de pression d’un épaulement conique : . . . . . . . . . . . . 43
4.1.3 Centre de pression des ailettes : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
4.1.4 Centre de pression d’une section cylindrique : . . . . . . . . . . . . 43
4.1.5 Centre de pression total : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
4.2 Transonique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
4.3 Supersonique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
4.3.1 Centre de pression d’une section cylindrique : . . . . . . . . . . . . 44
4.3.2 Centre de pression d’un ailette : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
4.3.3 Centre de pression total : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
8 Améliorations à venir : 49
1 Introduction
L’objectif de ce rapport est de détailler les fondements des calculs de structure du
script de chargement de vol utilisé par le département d’aérostructure. Ce script intègre
différentes sources d’informations afin de l’adapter à notre contexte spécifique de fusée-
sonde. Ce rapport fournit aussi un guide d’utilisation pour permettre à tous les membres
de l’équipe d’utiliser le script.
Le script de structure se base sur la méthode proposée par le livre E. F. Bruhn (1967),
Rapport, "Missiles Structure, Analysis and Design" [1]. Ce livre est un ouvrage de réfé-
rence dans le domaine de l’aérospatiale et a été écrit par le célèbre ingénieur en aéronau-
tique E.F. Bruhn en 1967. Ce livre couvre les principes fondamentaux de la conception et
de l’analyse des structures de fusées.
CDb : Le coefficient de trainée de base est liée à une dépression en aval de la fusée,
causée par un vide partiel proche de la queue de la fusée. Elle va participer à augmenter
localement la différence entre le devant et l’arrière de la fusée. On suppose que le gradient
de pression qu’il existe entre le devant et l’arrière de la fusée sera considéré linéaire. Donc
la trainée de base sera distribuée uniformément sur la longueur de la fusée. C’est une
hypothèse simplificatrice, le profil de trainée de base aura probablement tendance à etre
plus important proche du tail cone ou de la base de la fusée. Ce coefficient ne représente
pas une proportion très conséquente de la trainée totale. Ce vide créé par le passage de
la fusée dans l’air évolue au cours du vol. Lorsque le moteur est en marche, la traînée est
minimale car l’énorme volume de gaz généré par le moteur remplit ce vide. La traînée
augmente brusquement au moment de la fin de la combustion.
zones de forte pression et des tourbillons, ce qui peut augmenter la traînée globale.
Régime vitesse
Subsonique 0-0.6 Mach
Transonique 0.6-1.2 Mach
Supersonique 1.2-2 Mach
Le logiciel Engauge Digitizer a été utilisé, c’est un logiciel libre et open-source pour
extraire des données numériques à partir d’images de graphiques ou de diagrammes.
Une fois exporté en une nuage de point une regression polynomiale à l’ordre 10 a été
effectué à l’aide de la méthode des moindres carrés.
La fonction de regression est donnée par :
p(x) = −585.088x10 +861.367x9 −567.536x8 +220.428x7 −55.897x6 +9.671x5 −1.156x4 +0.094x3 −0.005x2
(1)
Cette méthode sera utilisée pour les autres graphiques avec des vitesses différentes, le
script s’occupera aussi de faire les interpolations necessaires.
Si la queue de la fusée possède une réduction de section il est possible de faire l’ap-
proximation que la surface de la queue est réduite du diamètre de réduction. [8]
2.6 Subsonique
2.6.1 Trainée du corps de la fusée sans angle d’attaque
D’après la référence DATCOM 4.2.3.1-a la trainée du corps se définit par :
SS
CB = Cf + Cp + CDb (3)
SB
ou :
60 lB SS
Cp = Cf ( 3
+ 0.0025 ∗ ( )) (4)
(lB /d) d SB
db q
CDb = 0.0029 / (CDf )b (5)
d
La surface de référence est l’aire de section de coupe maximale de la fusée.
— Cf est le coefficient de frottement de peau turbulent des plaques planes, y compris
les effets de rugosité. Ce coefficient est trouvable grace au graphique de référence
4.1.5.26. Pour la lecture il faut utiliser la règle suivante : le ratio l/k (k la rugosité)
permet avec la figure 4.5.1.27 d’obtenir le nombre de Reynolds de coupure. Si le
Reynolds de coupure est plus grand que le nombre de Reynolds classique, la valeur
de Cf est basée sur sur le nombre de Reynolds classique et inversement.
— lb /d est l’allongement du corps de la fusée, dans notre contexte ce sera le diamètre
divisé par la longueur.
— CDb est le coefficient de trainée de base.
db
— d
rapport entre le diamètre de la base de la fusée et le diamètre maximale de la
fusée.
CR d
CDint = COF (7)
SB 2
— COF est le coefficient de frottement de l’ailette basé sur la surface de référence de
l’ailette.
— CR est la longueur en base d’ailette. Typiquement la longueur de l’interférence entre
le fuselage et l’ailette.
— SB est l’air frontale maximale du corps de la fusée (uniquement fuselage).
— d est le diamètre du fuselage.
Relb 16.6e7
Rcut 2e6
d 0.526667 in
SS 3176 in2
lb 170 in
k 0.4e-3 in
SB 30 in2
Cf 0.0025
CDf 0.2827
CDb 0.05
CB 0.33
COF 0.00685
cR 17.5 in
d 6.21 in
CDint 0.01165
Sb Sp
CD (α) = 2α2 2 + νcdc 2 α3 (10)
(VB ) 3 (VB ) 3
CL2
CDi = (13)
πAe∗
— CL est le coefficient de portance de l’ailette. Calulé dans la suite de ce document.
2b
— A est l’allongement des ailettes. A = S
avec b l’envergure de une ailette.
— e* est le span-efficiency factor
Le facteur e* est donné par :
1.1CLα
e∗ = (14)
RCLα + A(1 − R)π
— CLα est le gradient de portance de l’ailette. Calulé dans la suite de ce document.
2b
— A est l’allongement des ailettes. A = S
avec b l’envergure de une ailette.
— R est le paramètre d’aspiration du bord d’attaque défini comme le rapport entre
l’aspiration du bord d’attaque réellement atteinte par rapport à celle théoriquement
possible.
Si l’ailette a des bords d’attaque tranchants ce qui est le cas pour les fusées de Oronos.
On peut approximer CDL par [2] :
CL2
CDL = (15)
1.1CLα
Note : C’est cette équation qui sera implémentée pour la première version du script.
Mais les autres formules plus précises seront prises en compte pour une prochaine version
du script.
2.7 Transonique
2.7.1 Trainée du corps de la fusée sans angle d’attaque
D’après la méthode [2] :
Etape 1 :
Il faut calculer le coefficient de frottement de peau à M=0.6 Mach :
SS
CDf = Cf (17)
SB
— Cf est le coefficient de frottement de peau turbulent des plaques planes, y compris
les effets de rugosité. Ce coefficient est trouvable grace au graphique de référence
4.1.5.26. Pour la lecture il faut utiliser la règle suivante : le ratio l/k (k la rugosité)
permet avec la figure 4.5.1.27 d’obtenir le nombre de Reynolds de coupure. Si le
Reynolds de coupure est plus grand que le nombre de Reynolds classique, la valeur
de Cf est basée sur sur le nombre de Reynolds classique et inversement.
— SB est l’air frontale maximale du corps de la fusée
— SS est la surface mouillée du corps de la fusée. L’air extérieur du corps de la fusée
Etape 2 :
Il faut calculer la trainée de pression subsonique à M=0.6 Mach :
60 lB SS
Cp = Cf ( 3
+ 0.0025 ∗ ( )) (18)
(lB /d) d SB
— Cf est le coefficient de frottement de peau turbulent des plaques planes, y compris
les effets de rugosité. Ce coefficient est trouvable grace au graphique de référence
4.1.5.26. Pour la lecture il faut utiliser la règle suivante : le ratio l/k (k la rugosité)
Etape 3 : Il faut calculer la trainée de base subsonique à M=0.6 Mach pour l’utiliser
comme guide pour l’interpolation de la figure 4.2.3.1-24. CDb s’obtient par interpolation
graphique de cette figure.
Etape 4 : Il faut calculer la trainée d’onde de choc qui s’obtient à partir de l’inter-
polation de la figure 4.2.3.1-26. Cette méthode fait l’hypothèse d’un corps parabolique ce
qui n’est pas exactement le cas pour les fusées. Ce coefficient sera approndie dans une
prochaine version du script.
Etape 1 :
Il faut calculer le coefficient de frottement de peau à M=0.6 Mach :
t Swet
CDf = Cf (1 + L ) (20)
c SB
— Cf est le coefficient de frottement de peau turbulent des plaques planes, y compris
les effets de rugosité. Ce coefficient est trouvable grace au graphique de référence
4.1.5.26. On trouve Cf à l’aide du coefficient de Reynolds de coupure trouvable à
l’aide du ratio de fini de surface admissible.
— t/c est le rapport d’épaisseur moyen de l’aile dans le sens de l’écoulement
— L est le paramètre de localisation de l’épaisseur du profil. L = 1,2 pour (t/c)max
situé à x >= 0.30c. L = 2,0 pour (t/c)max situé à x < 0.30c (x est la position de la
corde de l’épaisseur maximale).
— Swet est la surface mouillée de l’ailette. La totalité de la surface extérieure de l’ailette
(on négligera l’epaisseur dans le code)
— SB est la surface d’une section du corps de la fusée, prise comme référence.
Etape 2 : Il faut déterminer à l’aide de la figure 4.1.5.1-29 le coefficient de trainée de
choc CDw pour une ailette sans angle de flèche.
Etape 3 : Pour prendre en compte l’angle de flèche des ailettes il faut passer par des
constructions graphiques, il faut trouver les termes suivant :
— Le nombre de Mach de divergence de traînée MD∆ trouvable en tracant la fonction
CDw sans angle de flèche en fonction du nombre de Mach, MD∆ représente la vitesse
a partir de laquelle la pente de la fonction est égale à 0.10.
— CDw p eak la ou le coefficient de trainée d’onde est maximal
— MD∆p eak la vitesse ou le coefficient de trainée d’onde est maximal
Pour interpoler la trainée avec des ailettes avec un angle de flèche il faut calculer les
nouvelles valeurs :
MD∆
— Le nouveau nombre de Mach de divergence de traînée MD∆ ∗ = cos(n)1/2
avec n l’angle
du quart de corde.
— Le nouveau coefficient de trainée d’onde est maximal CDw p eak ∗ = CDw p eak ∗ cos(n)2.5
avec n l’angle du quart de corde.
MDp eak
— La nouvelle vitesse ou le coefficient de trainée d’onde est maximal MDp eak ∗ = cos(n)1/2
Il suffit de reconstruire en suivant la meme forme de courbe et les trois nouveaux points
comme guide. Cette étape sera un véritable défi pour l’implémentation. Elle permet de
calculer le terme CDw
Etape 4 : Il suffit d’additionner les coefficients de trainée pour avoir la trainée des
ailettes en supersonique.
CD (α) = α2 (24)
2.8 Supersonique
2.8.1 Trainée du corps de la fusée sans angle d’attaque
Le coefficient de traînée sans angle d’attaque des corps de révolution, basé sur la
surface frontale maximale, est donné par la formule suivante [2] :
SS
CB = Cf + CDN 2 + CDA + CDA(N C) + CDb (26)
SB
— Cf est le coefficient de frottement de peau turbulent des plaques planes, y compris
les effets de rugosité. Ce coefficient est trouvable grace au graphique de référence
4.1.5.26. Pour la lecture il faut utiliser la règle suivante : le ratio l/k (k la rugosité)
permet avec la figure 4.5.1.27 d’obtenir le nombre de Reynolds de coupure. Si le
Reynolds de coupure est plus grand que le nombre de Reynolds classique, la valeur
de Cf est basée sur sur le nombre de Reynolds classique et inversement.
— lb /d est l’allongement du corps de la fusée, dans notre contexte ce sera le diamètre
divisé par la longueur.
— Pour les autres paramètres voir étape 1.
— SB est l’aire frontale maximale du corps de la fusée
— SS est la surface mouillée du corps de la fusée. L’air extérieur du corps de la fusée
— CDN 2 est le coefficients de traînée d’onde basé l’aire frontale maximale du corps de la
fusée. Pour des formes de nez ogival ce coefficient est trouvable à la figure 4.2.3.1-61.
Pour des formes de nez conique ce coefficient est trouvable à la figure 4.2.3.1-62. Le
facteur Kn est trouvable à l’aide de la figure 4.2.3.1-63 en utilisant l’angle formé par
l’axe du nez et une droite reliant le sommet à une extrémité de la base. Le facteur
fN est l’allongement du nez.
— CDA est le coefficient de traînée d’onde sans angle d’attaque de l’arrière-corps
trouvable dans la figure 4.2.3.1-64 ou 4.2.3.1-65, qui concernent respectivement les
arrière-corps ogivaux et coniques à sections transversales circulaires. Ces graphiques
sont basés sur la théorie du second ordre de Van Dyke. Le facteur fA est l’allonge-
ment de la queue.
SS
CDf = Cf (28)
SB
— Cf est le coefficient de frottement de peau turbulent des plaques planes, y compris
les effets de rugosité. Ce coefficient est trouvable grace au graphique de référence
4.1.5.26. Pour la lecture il faut utiliser la règle suivante : le ratio l/k (k la rugosité)
permet avec la figure 4.5.1.27 d’obtenir le nombre de Reynolds de coupure. Si le
Reynolds de coupure est plus grand que le nombre de Reynolds classique, la valeur
de Cf est basée sur sur le nombre de Reynolds classique et inversement.
— SB est l’aire frontale maximale du corps de la fusée
— SS est la surface mouillée du corps de la fusée. L’air extérieur du corps de la fusée
Lorsque βcotΛLE > 1
K t 2 Sbw
CDw = ( ) (29)
β c SB
Lorsque βcotΛLE < 1
t Sbw
CDw = Kcot(ΛLE )( )2 (30)
c SB
— ΛLE est l’angle de flèche du bord d’attaque de l’ailette.
— SB est l’aire frontale maximale du corps de la fusée
— Sbw est la surface de l’aile de base - pour les formes trapézoïdales conventionnelles,
la surface totale de l’aile.
t
— c
est le ratio entre l’épaisseur de l’ailette et la corde.
— K est le facteur donné dans la figure suivante en fonction de la forme de l’ailette
CD (α) = CN α α (33)
— α l’angle d’attaque de la fusée en radian
— CN α le gradient de portance (déterminer dans la suite du document)
Etape 3 :
calculer :
CDL 1 + p 1 1 + p
CDL = CL2 [πA ] (34)
CL2 p πA p
— CL est le coefficient de portance pour une ailette calculé plus tard dans le document
S
— p est un paramètre de l’ailette calculable avec bl
Une théorie développée par James. S. Barrowman [4] permet de calculer la portance
des fusées.
3.3 Subsonique :
La méthode proposée par J. Barrowman [4] sera employée pour le calcule de la por-
tance de la fusée dans des conditions subsoniques.
Hypothèses :
1. L’angle d’attaque de la fusée est inférieur à 10 degrés
2. La vitesse de la fusée est inférieure à 600ft/s
3. L’écoulement est stationnaire et ne change pas subitement
4. La fusée est fine comparé à sa longueur
5. La fusée est axialement symétrique
CN α = 2 (37)
8( s )2
(CNα )f = q d (39)
2l 2
1 + 1 + ( a+b )
Une interférence wing-body est à prendre en compte, le facteur de correction est donnée
par la formule :
R
Kf = 1 + (40)
R+b
Note : Valable pour un nombre d’ailettes de 3 ou 4
R
Kf = 1 + (41)
2(R + s)
Note : Valable pour un nombre d’ailettes de 6
— R : est le rayon du corps sur lequel est accroché les ailettes
— s : est la demi envergure des ailettes
Le gradient de portance total d’une ailette se calcule avec :
(CNα )f t = Kf (CNα )f (42)
3.4 Transonique
Aucune tentative n’a été faite pour analyser le régime transsonique par J.Barrowman.
Le document Datcom ne permet pas non plus de calculer une valeur pertinente du gradient
de portance car les allongements des ailettes de fusées sont très petits et se trouvent au-
delà des limites d’allongement étudier pour la portance. Peu de document sont accessibles
au public à cause des restrictions ITAR de ce type de documentation.
Aπ Af
Cn α = [ |sin(α)cos(α)| + 2sin(α)2 ] (44)
2 Ar
— A : allongement du l’ailette
— Af : surface mouillée de l’ailette
— Ar : surface de référence
— α : est l’angle d’attaque de l’ailette
Note : Valable pour des angles inférieurs à 10 degrés et un allongement inférieur ou
égale à 2.
3.5 Supersonique
La documentation sur la portance des fusées dans le régime supersonique rencontre
les memes problèmes que le régime transonique.
— M : nombre de Mach
— Af : surface mouillée de l’ailette
— Ar : surface de référence
Note : Valable pour des angles inférieurs à 10 degrés.
4 Stabilité :
La stabilité des fusées sera basée en subsonique sur la théorie développé par James.
S. Barrowman [4] qui permet à partir de la décomposition du gradient de portance par
station sur la fusée de calculer le centre de pression qui permet d’évaluer la stabilité de
l’engin. Le calcul de la portance des différentes stations a été effectué à la section précé-
dente pour différentes phases de vol.
4.1 Subsonique
La référence de la distance du centre de pression des composants est la pointe de la
coiffe.
Coiffe en ogive :
Xn = 0.534L (48)
Note : Valable pour L > 6R
Coiffe parabolique :
L
Xn = (49)
2
Note : Valable aussi pour les coiffes de la série Power
Coiffe elliptique :
(a) Décomposition des différentes sections (b) Décomposition des différentes forces
de la fusée sur la fusée
3L
Xn = (50)
2
Note : Valable aussi pour les coiffes de la série Power
Coiffe LV-Haack :
Xn = 0.437L (51)
Coiffe Von-Karman :
Xn = 0.5L (52)
Note : Cette forme est la plus répandue dans les fusées de l’équipe.
Ce sont des approximations mais il est possible de calculer plus précisement le centre
de pression en utilisant la formule :
V
XN = (53)
A
L 1 − dd12
XN = Xcs + [1 + ] (54)
3 1 − ( dd12 )2
— Xcs est la distance l’avant de l’épaulement par rapport à la pointe de la coiffe
— L est la longueur de l’épaulement
— d1 est le premier diamètre par rapport à la coiffe
— d2 est le deuxième diamètre par rapport à la coiffe.
m(a + 2b) 1 ab
XN = Xf + + (a + b − ) (55)
3(a + b) 6 a+b
— Xf est la distance entre le point du bord avant de la corde à la base de la jonction
corps-ailette et de la pointe de la coiffe
Les autres facteurs étant dimensionel, il est plus simple de les représenter graphique-
ment :
4.2 Transonique
Aucune documentation n’a fournie d’analyse assez pertinente en régime transonique.
Une interpolation linéaire sera effectuée entre le régime transonique et supersonique.
4.3 Supersonique
4.3.1 Centre de pression d’une section cylindrique :
D’après la théorie des corps effilés [5], le centre de pression du corps de la fusée (com-
prenant la coiffe de la fusée) est donné par :
mais ce script existe dans l’interet de faire des calculs de chargements qui a besoin de
décomposer la fusée et de réportorier tous les centres de masse des objets dans la fusée.
R
xf (x)dx
x̄ = R (60)
f (x)dx
Pour une surface de révolution :
Z
x̄M = xdm
ZZZ
x̄ρV = xρdV
Z L Z f (x) Z 2π Z L Z f (x) Z 2π
x̄ rdθdrdx = xrdθdrdx
0 0 0 0 0 0
Z L Z L
2
x̄ (f (x)) dx = x(f (x))2 dx
0 0
xf (x)2 dx
R
x̄ = R (61)
f (x)2 dx
5.2 Implémentation
Afin de faire les calculs de CG il faut intégrer numériquement précisement. L’intégra-
tion se fera à l’aide de la méthode de quadrature adaptative qui ajuste automatiquement
le nombre de points d’échantillonnage en fonction de la complexité de la fonction, ce qui
permet d’obtenir une précision élevée avec un nombre minimal de points d’échantillon-
nage.
Le script prend en compte l’effet de l’epaisseur sur la position du cg. Pour cela il
décompose l’élement en plusieurs sous-éléments et calcul le cg à l’aide des formules qui
suivent :
X
X̄V = x̄V (62)
X
X̄A = x̄A (63)
5.3 Validation
Figure 42 – Géométrie
Figure 43 – Solidworks
L
f (x)4
Z
Ix = ρπ dx (65)
0 2
Note : l’implémentation python du code donne un résultat identique à solidworks.
moment d'inertie
0.6
C = 1.333
0.4 C = 1.000
C = 0.667
0.2 C = 0.333
C = 0.000
Axe de révolution
0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
Length L
Note : les éléments internes seront approximés par des géométries simple comme des
cylindres ou des plaques minces (PCB).
8 Améliorations à venir :
— Calcul plus précis du centre de pression des coiffes
— Ajouter le calcul de la portance provoquée par une transition conique en superso-
nique et transonique
— Analyser l’amortissement des occilations. Le script devra essayer de trouver la
meilleure combinaison entre la plus forte correction de trajectoire et le plus fort
amortissement.
— Ajouter la variation des coefficients aérodynamiques dans la portion angulaire ou la
portance n’est plus linéaire.
— Implémenter la trainée d’interférence en transonique
Références
[1] E. F. Bruhn (1967), Rapport, "Missiles Structure, Analysis and Design"
[2] FINCK, R. D (1978), Air Force Flight Dynamics Laboratory, "USAF Stability and
Control Data Compendium (DATCOM)"
[3] Dr. Gerald M. Gregoret (1978), ESTES, "Aerodynamic Drag of Model Rocket"
[4] James. S. Barrowman (1967), NASA, "The practical calculation of the aerodynamic
charateristics of slender finned vehicles"
[5] L.H. Jorgensen (1973), NASA, "Prediction of Static Aerodynamic Characteristics for
Space-Shuttle-Like, and Other Bodies at Angles of Attack From 0 Degrees to 180
Degrees"
[6] Robert Galejs (Date inconnue, après 1998), MIT, "Wind instability, What Barrowman
Left Out"