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Memoire Prof. de Tsimanda Rnauld

Importance de la formation professionnelle des enseignants sur l'évaluation

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Memoire Prof. de Tsimanda Rnauld

Importance de la formation professionnelle des enseignants sur l'évaluation

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REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA

Fitiavana – Tanindrazana – Fandrosoana


----------------
MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE
------------------------
INSTITUT NATIONAL DE FORMATION PEDAGOGIQUE
CENTRE REGIONAL DE L’INSTITUT NATIONAL DE FORMATION PEDAGOGIQUE
ANTSIRANANA

MEMOIRE PROFESSIONNELLE
En vue de l’obtention du Certificat d’Aptitude Pédagogique aux fonctions de
Conseiller Pédagogique de l’Enseignement Primaire (CAP/CP/EP)

IMPORTANCE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE


DES ENSEIGNANTS SUR LA PRATIQUE D’EVALUATION
DES ACQUIS DES APPRENANTS DANS UNE SEANCE DE
L’ENSEIGNEMENT/APPRENTTISSAGE DE BASKET
EN CLASSE DE 9 ème,
CAS DES TROIS ZAP DE LA CISCO D’ANTSIRANANA I,
DREN DIANA

Réalisé par TSIMANDA Renauld


Promotion : MARENGA
Encadreur réfèrent : NIRINASOA Annie Irène
Année 2024
REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Fitiavana – Tanindrazana – Fandrosoana
----------------
MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE
------------------------
INSTITUT NATIONAL DE FORMATION PEDAGOGIQUE
CENTRE REGIONAL DE L’INSTITUT NATIONAL DE FORMATION PEDAGOGIQUE
ANTSIRANANA

MEMOIRE PROFESSIONNELLE
En vue de l’obtention du Certificat d’Aptitude Pédagogique aux fonctions de
Conseiller Pédagogique de l’Enseignement Primaire (CAP/CP/EP)

IMPORTANCE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE


DES ENSEIGNANTS SUR LA PRATIQUE D’EVALUATION
DES ACQUIS DES APPRENANTS DANS UNE SEANCE DE
L’ENSEIGNEMENT/APPRENTTISSAGE DE BASKET
EN CLASSE DE 9 ème,
CAS DES TROIS ZAP DE LA CISCO D’ANTSIRANANA I,
DREN DIANA

Réalisé par TSIMANDA Renauld


Promotion : MARENGA
Encadreur réfèrent : NIRINASOA Annie Irène
Année 2024
DEDICACE
Nous dédions spécialement ce modeste travail à :
 Nos frères et nos sœurs qui nous incité à choisir le
métier d’enseignement et qui nous ont donné leurs
bénédictions.
 A ma femme Madame RAHELISOA Olivienne qui
nous a aidé et soutenu moralement et qui s’est occupée
seule de nos enfants pendant notre formation.
 Nos fils, TSIMANDA Jean Erauldo, qui nous a
toujours soutenu ses sagesses et fait beaucoup d’efforts
à ses études malgré notre si longue absence.
Nos anciens collègues à l’EPP Ambodivohitra-
.Kobahina, ainsi que les élèves conseillers
pédagogiques, promotion « MARENGA », qui nous
ont montré leur étroite collaboration et amitié durant la
formation.

XV
REMERCIEMENT
Tous d’abord, nous remercions Dieu tout puissant qui nous a aidés à
l’accomplissement de ce stage d’observation qui a été très important pour le
développement de notre carrière professionnelle :

- Monsieur RAVENANDRASANA Téophil Albertrand, Directeur de l’INFP


d’Antsiranana, qui, malgré les moments difficiles existant pendant la période de
notre formation, a su mener à bien part, notre promotion « MARENGA »

- Monsieur SAID Sylvain, Chef de CRINFP d’Antsiranana, de nous avoir accepté


comme élève stagiaire dans cet institut.

- Madame SOAZANDRY Emilienne Jeannine et Madame VOLARIZIKY Dalhia


Parfait, coordonnatrices du CRINFP d’Antsiranana pour leur dévouement au bon
fonctionnement de notre formation.

- Le responsable de l’ECP, monsieur JACQUELIN Victor qui nous a donné des


bons conseils.

- Madame NIRINASOA Annie Irène qui nous ont beaucoup encouragés et qui nous
ont aidées à réaliser ce rapport de stage.

-A tous les formateurs du CRINFP d’Antsiranana qui nous ont donné leur
connaissance

- Madame RASOLONDRABARY Antonia, Chef CISCO d’Antsiranana I qui nous


avons accueilli aux bras ouvert

- Madame RAZY Angeline, mon tuteur, qui m’a encadré durant mon stage,
- Tout le personnel de la CISCO d’Antsiranana I qui nous a accueillis à bras ouvert
pendant notre stage.

- Messieurs et Madame les Chefs ZAP : ainsi que tous les chefs d’établissements,
et puis, sur tous les enseignants dans ces ZAP qui nous ont accueillis pour réaliser
ce stage.

- Nous n’avons pas oublié de remercier aussi nos chères familles, nos collègues qui
nous ont beaucoup soutenus financièrement, moralement, et pour la collaboration étroite
tout au long de nos études
Mes vifs sincères remerciements à tous

XIV
LISTE DES ABREVIATIONS
% : Pourcentage
à l’école primaire
APC : Approche Par les Compétences
APS : Activité Physique et Sportive
APSE : Activité Physique Sportive et d’Expression
BEPC : Brevet d’Etude du Premier Cycle
BO : Bulletin Officiel
CAE/EB : Certificat d’Aptitude à l’Enseignement dans l’Education de Base
CAP/CP : Certificat d’Aptitude Pédagogique aux fonctions de Conseiller Pédagogique
CAP/EP : Certificat d’Aptitude Pédagogique à l’Ecole Primaire
CDC : Comité de Développement Communal
CE : Cours Elémentaire
CEG : Collège d’Enseignement Général
CEPE : Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires
CFFP/EF1 : Certificat de Fin de Formation Pédagogique dans l’Education
CHDI : Centre Hospitalier de District Niveau I
CHDII : Centre Hospitalier de District Niveau II
CISCO : Circonscription Scolaire
CRINFP : Centre Régional de l’Institut National de Formation Pédagogique
CSB I : Centre de Santé de Base du niveau I
CSB II : Centre de Santé de Base du niveau II
DAA : Délégué d’Arrondissement Administratif
DREN : Direction Régionale de l’Education Nationale
ECP/EP : Elève Conseiller Pédagogique à l’Ecole Primaire
ENF : Enseignant Non Fonctionnaire
ENNI : Ecole Normale Niveau I
EPP : Ecole Primaire Publique
EPS : Education Physique Sportive
EPT : Education Pour Tous
FAF : Fiaraha-miombon’Antoka amin’ny Fampandrosoana ny sekoly

XIII
FEC : Fiche d’Enquête Complémentaire
FEFFI : Farimbon’Ezaka ho Fahombiazan’ny Fanabeazana Ifotony
FER : Fiche d’Enquête Rapide
FFA : Fiche Fin d’Année
FO.FI : Foibe Fiofanana Fondamentale du niveau I
FPE : Fiche Primaire d’Enquête
FRAM: Fikambanan’ny Ray Aman-drenin’ny Mpianatra
MARENGA : Mature, Responsable, avoir une Neutralité pour Gérer un enseignant avec
Attention
MEN : Ministère de l’Education Nationale
O.I.I : Objectif Terminal d’Intégration
ONG: Organisme Non Gouvernemental
SAVA: Sambava-Antalaha-Vohémar-Andapa
SVT : Science de la Vie et de la Terre
TELMA : Télécom Malagasy
ZAP : Zone Administrative et Pédagogique

XII
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1 : Nombre de population par tranche d’âge ......................................................... - 7 -
Tableau 2 : Situation industrielle d’Antsiranana I .............................................................. - 8 -
Tableau 3 : Société d’Antsiranana......................................................................................... - 8 -
Tableau N°4 : les Chefs CISCO successifs et leurs années au poste : .............................. - 11 -
Tableau N°5 : Effectif des élèves dans les ZAP cibles par établissement ......................... - 20 -
Tableau N°6 : Situation des enseignants par établissement. ............................................. - 21 -
Tableau N°7 : Critère et indicateur de réussite ................................................................. - 49 -
Tableau n°8: Confrontation des résultats de recherche ................................................... - 53 -
Tableau n°9 : Evolution du nombre d’établissements scolaires depuis l’année scolaire
2018-2019 jusqu’à 2021-2023 ............................................................................................... - 61 -
Tableau n°10 : Evolution d’effectif des élèves par secteur par niveau et par sexe depuis
l’année scolaire 2018-20éà jusqu’à 2021-2023 .................................................................... - 62 -
Tableau n°11 : Effectif des élèves en classe de T3 dans les établissements cibles : ........ - 63 -
Tableau n°12 : Statut professionnel des enseignants ......................................................... - 63 -
Tableau n°13: Centre de formation des enseignants responsable des cours élémentaires
dans les établissements cibles : ............................................................................................. - 64 -
Tableaux n°14: Nombre d’encadrement reçu par les enseignants, cas de neuf
établissements :...................................................................................................................... - 66 -
Tableau n°15 : Situation d’encadrement année scolaire 2023 -2024, cas des établissements
cibles. ...................................................................................................................................... - 67 -
Tableau N°16 : Ancienneté des enseignants cibles ............................................................. - 68 -
Figure 5 : Représentation graphique des années d’expériences des enseignants ............ - 68 -
Tableau N°17 : La situation de la pratique de l’APSE ...................................................... - 69 -
Tableau N18 : Résultat d’enquête des 15 enseignants sur le non pratique de basket. .... - 70 -
Tableau N°19: Causes du non application du basket ........................................................ - 71 -
Tableau n°20 : Les résultats d’observation de classe avant la formation ........................ - 73 -
Tableau n°21 : Influence de la formation ........................................................................... - 75 -
Tableau n°22: Réponses des enseignants concernant les moments de l’évaluation, à la
question « Quand évaluez-vous ? » ...................................................................................... - 76 -
Tableau n°23: Réponses des enseignants à la question « Qu’est-ce qu’on évalue ? » .... - 77 -
Tableau n°24 : Réponse des enseignants à la question « Qui évalue ? » Ou « qui fait
l’évaluation ? » ...................................................................................................................... - 78 -
Tableau n°25 : Réponses à la question « qu’est-ce qu’on évalue ? » ................................ - 78 -
Tableau n°26 : Réponse des enseignants à la question : Pourquoi on évalue ? .............. - 79 -
Tableau n°27 : Catégorie des enseignants ayant pratiqué l’évaluation ........................... - 80 -
Tableau n°28: Evaluation fait par les enseignants lors d’une séance de basket ............. - 80 -

XI
Tableau n°29: Réponse des enseignants à la question : « Qu’est-ce que les élèves
apprécient quand ils jouent au basket ? » ........................................................................... - 81 -
Tableau n°30 : La préparation de la classe des enseignants responsable de 9ème ............ - 82 -
Tableau°31: Etapes suivies dans la fiche d’activités. ......................................................... - 83 -
Tableau n°32: Activités du maître avant la leçon en basket ............................................. - 84 -
Tableau n°33: Activité faites par les enseignants à la fin de la leçon. .............................. - 85 -
Tableau n°34: Cohérence « Objectif-Activité-Evaluation » .............................................. - 86 -
Tableau n°35 : Atteinte des objectifs ................................................................................... - 86 -
Tableau n°36 : Réponses de directeurs d’écoles à propos de l’évaluation du basket. En
9ème. ......................................................................................................................................... - 88 -
Tableau n°37: Réponses des enseignants titulaires de la classe 8ème concernant la
performance des lèves en basket « Les élèves sont-ils capable en basket ? » ................... - 88 -
Tableau n°38 : Les résultats d’interview avec des parents................................................ - 90 -
TABLEAU N°39 : Planification d’une sequence de la formation ................................... - 105 -

LISTE DES FIGURES


Figure n° 1 : Organigramme globale du Ministère de l’Education Nationale ................- 12 -
Figure n° 2 : Organisation administrative de la CISCO Antsiranana I .........................- 13 -
Figure 3 : Centre de formation des enseignants responsable de la classe de 9ème : .........- 65 -
Figure n°4: La variation du taux d’encadrement ..........................................................- 67 -
Figure 5 : Représentation graphique des années d’expériences des enseignants............- 68 -
Figure n°6 : Graphique des réponses des enseignants sur le moment d’évaluation .......- 76 -
Figure n°7 : La représentation graphique sur la spécificité de l’évaluation ..................- 77 -
Figure n°8 : Représentation graphique de la quantité d’atteinte d’objectif ...................- 87 -

LISTE DES ANNEXES


N° TITRE
1 Synthèse des visites de classe
2 Questionnaire auprès des enseignants
3 Grille de préparation et d’observation de la discipline APSE
4 Terminologies relatives au basket-ball

5 Canevas du fiche techniques

X
SOMMAIRE
CARTE DE MADAGASCAR ............................................................................................... VII
CARTE DE LA PROVINCE D’ANTSIRANANA ................................................................. VI
CARTE DE LA GEGION DIANA ........................................................................................... V
CARTE DE LA CISCO D’ANTSIRANANA ......................................................................... IV
CARTE REPERAGE DE LA ZAP CENTRE ........................................................................ III
CARTE REPERAGE DE LA ZAP EST ................................................................................... II
CARTE DE REPERAGE DE LA ZAP OUEST ....................................................................... I
INTRODUCTION ................................................................................................................... - 1 -
I. DESCRIPTION DU CHAMP PRATIQUE D’INVESTIGANTION ET
ELABORATION DU CADRE THEORIQUE DE REFERENCE ..................................... - 6 -
A. LA DESCRIPTION DU CHAMP PRATIQUE D’INVESTIGATION ..................... - 6 -
I.1.1. LOCALISATION ET DESCRIPTION DE LA CISCO ANTSIRANANA I : ..... - 6 -
I.1.2. ZONE ADMINISTRATIVE ET PEDAGOGIQUE (ZAP) : ................................... - 6 -
I.1.3. LE CLIMAT : .......................................................................................................... - 6 -
I.1.4. SITUATION DEMOGRAPHIQUE : ...................................................................... - 7 -
I.1.5. RESSOURCE ECONOMIQUES ............................................................................ - 7 -
I.1.6. LES RESSOURCES CULTURELLES ET CULTURELLE................................... - 9 -
I.1.7. CENTRES DE LOISIRS ET SPORTS .................................................................. - 10 -
I.1.8. FONCTIONNEMENT DE SERVICE DANS LA CISCO ............................... - 11 -
I.1.9. POPULATION DES ELEVES DANS LES TROIS ZAP DE LA CISCO I ......... - 20 -
Tableau N°5 : Effectif des élèves dans les ZAP cibles par établissement ...................... - 20 -
I.1.9. RAPPEL DU PROBLEME IDENTIFIE DANS LE PROJET PROFESSIONNEL :... -
22 -
I.1.10. RAPPEL DE LA PROBLEMATIQUE DE RECHERCHE ................................ - 23 -
B. LE CADRE THEORIQUE DE REFERENCE .......................................................... - 23 -
I.2.1. DEFINITIONS...................................................................................................... - 23 -
I.2.2. LES CONCEPTS PEDAGOGIQUES : ................................................................. - 24 -
I.2.3. LA THEORIE DE LA FORMATION ................................................................... - 43 -
I.2.4 DEFINITION DE QUELQUES CONCEPTIONS ................................................. - 45 -
I.2.5. RAPPORT DES RESULTATS DE RECHERCES ............................................... - 52 -
I.2.6. CONFRONTATION DES RESULTATS DE RECHERCHE ET PRISE DE
POSITION POUR ANALYSER LA PRATIQUE.......................................................... - 53 -
CONCLUSION DE LA PREMIERE PARTIE .............................................................. - 55 -

IX
II. ILLUSTRATION DE LA DEMARCHE METHODOLOGIQUE, ANALYSE DE LA
SITUATION ET INTERPRETATION DES RESULTATS POUR VERIFIER
L’HYPOTHESE .................................................................................................................... - 57 -
II.1. RAPPEL DE L’HYPOTHESE ET DE L’OBJECTIF DE LA RECHERCHE : .... - 57 -
II.2. ILLUSTRATION DE LA DEMARCHE METHODOLOGIQUE :..................... - 57 -
II.3. L’ANALYSE DE LA SITUATION ......................................................................... - 61 -
II.6. L’OBSERVATION RELATIVE A LA PRATIQUE DE L’APSE ....................... - 72 -
II.7. RESULTAT D’ENTRETIEN SUR LA DIDACTIQUE ET L’EVALUATION.. - 76 -
II.8. VERIFICATION DE L’HYPOTHESE .................................................................. - 81 -
II.9. L’INTERVIEW : ...................................................................................................... - 89 -
II.10. SYNTHESE ............................................................................................................. - 91 -
II.11. LES DIFFICULTES RENCONTRES .................................................................. - 91 -
CONCLUSION PARTIELLE DE LA DEUXIEME PARTIE : ................................... - 92 -
III. LES PROPOSITIONS DE SOLUTIONS .................................................................... - 94 -
A. SUR LE PLAN INSTITUTIONNEL .......................................................................... - 94 -
B. SUR LA DIMENSION ORGANISATIONNELLE : ................................................ - 94 -
1. AU NIVEAU DE LA CISCO : ................................................................................... - 94 -
2. AU NIVEAU DE LA ZAP : ....................................................................................... - 95 -
3. AU NIVEAU DE L’ETABLISSEMENT : ................................................................. - 95 -
C. LA PROFESSIONNALISATION DU METIER ENSEIGNANTS ......................... - 97 -
1. AMELIORER LES CONDITIONS DE RECRUTEMENT : ..................................... - 97 -
2. LA CONNAISSANCE GENERALE : ....................................................................... - 97 -
3. LA CO-FORMATION : .............................................................................................. - 99 -
4. LA FORMATION PERMANENTE ........................................................................... - 99 -
D. MOYEN DE LOCOMOTION : ................................................................................ - 101 -
E. SUR LA DIMENSION PEDAGOGIQUE : ............................................................. - 101 -
a) Préparation avant la séance : ............................................................................. - 102 -
b) Pendant la séance : .............................................................................................. - 102 -
c) La mise en train : ................................................................................................. - 102 -
d) La leçon proprement dite : ................................................................................. - 102 -
e) Retour au calme : ................................................................................................ - 103 -
f) Après la séance : .................................................................................................. - 103 -
g) Exemple d’une fiche d’activité de basket .......................................................... - 103 -
CONCLUSION PARTIELLE DE LA TROISIEME PARTIE .................................. - 110 -
CONCLUSION.................................................................................................................... - 112 -

VIII
LA PRESENTATION DE LA CARTE
EVENTUELLEMENT
CARTE DE MADAGASCAR

VII

Source: Diarin’ny Mpanabe (Taom-pianarana 2007/2008

CARTE DE LA PROVINCE D’ANTSIRANANA

VII
CARTE DE LA PROVINCE D’ANTSIRANANA

I.

VI
CARTE DE LA GEGION DIANA

V
CARTE DE LA CISCO D’ANTSIRANANA

IV
CARTE REPERAGE DE LA ZAP CENTRE

III
CARTE REPERAGE DE LA ZAP EST

II
CARTE DE REPERAGE DE LA ZAP OUEST

: MER
: PONT

I
INTRODUCTION
INTRODUCTION
L’éducation, l’enseignement et la formation de l’individu qui occupent une grande
place pour le progrès d’un pays. Ils favorisent le développement intellectuel des enfants
dans leur vie future. Ils sont aussi un droit fondamental et un dynamisme d’amélioration
sociale, un élément capital pour lutter contre la pauvreté. Proportionnellement aux
besoins du développement d’un pays et de ressources humaines, la mission globale du
secteur de l’éducation et de la formation consiste à transmettre aux différentes catégories
de la population tels que le savoir, le savoir-faire, le savoir être et la culture indispensable
du système éducatif précis. Madagascar est un pays en voie de développement. Donc,
l’éducation est le seul moyen efficace pour rehausser la situation économique, social et
culturel de notre pays. D’où, l’Etat malagasy, en faveur du Ministère de l’Education
Nationale ne cesse pas de trouver le moyen pour améliorer la qualité de cette éducation.
Suivant la loi N° 2008-011du 17 juillet 2008 pourtant orientation du système Education,
l’Enseignement et de Formation à Madagascar possèdent la mise en œuvre les articles ci-
après : Article 3 : « L’Etat s’engage à instaurer un système d’éducation, d’enseignement
et de formation capable : d’assurer l’épanouissement intellectuel, physique, moral,
civique et artistique de chaque individu »1. C’est la raison d’être de l’Institut National de
Formation Pédagogique (INFP) et des Centres Régionaux de l’Institut National de
Formation
Pédagogique (CRINFP) forment des éducateurs en préscolaire et des enseignants en
primaire pour qu’ils puissent assurer leurs fonctions et aussi améliorer la qualité du
système éducatif. De plus les recrutements des élèves conseillers pédagogiques suivant
l’appel à manifestation d’intérêt conformément à l’Arrête N°2015/029/MEN/SG/DGEFA
du 13/2/19 : favorisent et améliorent la qualité de l’enseignement à Madagascar.
Selon l’article 9 de l’arrêté N°9653/2013/MEN du 30 Avril 2013, chaque stagiaire doit
présenter un projet professionnel et le mémoire professionnel à la fin du cursus de
formation des conseillers pédagogiques pour l’obtention du certificat d’Aptitude
Pédagogique aux fonctions de conseiller pédagogique du niveau I.
Pour notre part, ce mémoire est intitulé « L’implication de la formation
professionnel des enseignants sur la pratique d’évaluation dans une séance de

1
L’extrait de la loi d’orientation N°2008-011du17juillet 2008 portant orientation générale du Système
d’Education, d’Enseignement et de Formation à Madagascar (article 3 page 06)

-1-
l’enseignement/apprentissage de basket en classe de 9ème. Cas des trois ZAP de la CISCO
d’Antsiranana I.
Pour rehausser la qualité de l’enseignement et/ ou apprentissage, il s’avère
important d’intégrer dans chaque séance, la pratiquer l’évaluation, car, elle permet de
situer la progression de l’élève par rapport à un objectif donné, lui indiquer les étapes à
franchir et de repérer les difficultés ou les obstacles rencontrés. Quant à l’enseignant,
l’évaluation est faite pour lui indiquer la progression pédagogique et les obstacles
auxquels se heurte l’apprenant.

Comme nous avons avancé ci-dessus, pour améliorer la qualité de


l’enseignement/apprentissage, les élèves conseillers pédagogiques ont dû réaliser au
terme de première année un projet. Le nôtre concerne le projet de formation selon les
besoins détectés. A ce moment, nous avons évoqué la notion générale du terme « évaluer »
et son importance dans une séance de l’enseignement/apprentissage pour toutes
disciplines enseignées en classe. Ce projet de formation fut intitulé « l’évaluation des
acquis des apprenants dans une séance de l’enseignement/apprentissage » en classe de
9ème. Cette étude a été menée auprès de tous les enseignants responsables de la classe de
9ème dans les trois (03) ZAP de CISCO Antsiranana I.
Après la réalisation de la formation, nous avons constaté que les enseignants ont
déployés beaucoup d’effort. Ils sont susceptibles de se perfectionner. Cet effort se justifie
par le fait que les enseignants ont bien géré leur tableau noir, ils ont établi la planification
de leur apprentissage, le journal de classe et surtout, ils ont vérifié le travail ainsi que les
cahiers des élèves, ils parlent suffisamment en classe, ils passent des consignes
moyennement claires et reformulent à celles qui semblent difficiles. Un indicateur pour
vérifier la réussite ou non du projet est le niveau de performance de l’élève. Lors du suivi
du projet professionnel, nous avons constaté que 70% des élèves dans les établissements
cibles ont le niveau moyen. Ce résultat montre que les objectifs ne sont pas atteints. Ce
qui relate qu’il y a encore des problèmes et des obstacles rencontrés aussi bien pour le
responsable du projet que pour les enseignants.
Pour ce qu’est des problèmes du responsable c’est primordialement l’inexistence
de la formation du thème en cours et l’insuffisance des documents d’accompagnement.
Une autre difficulté qui mérite d’être soulignée aussi est l’insuffisance du temps de
formation, de la plage horaire de formation sur les interrelations des étapes de
l’apprentissage ainsi que l’élaboration d’une fiche d’activité y afférente. Le problème

-2-
majeur empêchant l’atteinte de la finalité éducative est la mauvaise conduite de
l’apprentissage. Tout de suite, les enseignants ont persisté à entamer la nouvelle leçon en
écrivant le titre de leçon au tableau. Quelques fois ils n’ont pas abordé soit l’étape de la
révision soit celle de l’évaluation.
En plus, les exercices proposés n’ont pas permis de vérifier ce que les élèves ont
acquis et/ou appris lors du processus de l’apprentissage de la séance animé. Une chose
que les enseignants n’ont pas soulevée est l’importance de l’évaluation du processus
d’apprentissage. Une seconde chose réside à la méconnaissance sur le choix de la
démarche idéaux aux activités d’analyse ou d’expérimentation. Et en troisième n’est que
l’absence des usagers pratique ainsi que la notion intime du terme « évaluer ».
Pendant la réalisation du projet, nous tenons à souligner que seuls les enseignants
cibles ont été observés. Ils sont très hétérogènes, au point de vue de leurs expériences et
conscience professionnelle, leurs modèles de formations reçues, leurs niveaux, leurs
connaissances académiques ou professionnelles et leurs cultures professionnelles. Toutes
ces divergences ont en des impacts sur la pratique pédagogique des enseignants, plus
particulièrement sur la pratique de l’évaluation pendant une séance de transmission de
connaissances à des élèves. Ces faits susmentionnés nous incitent à choisir le thème.

Ce mémoire professionnel n’aborde pas tous les problèmes relatifs à l’éducation.


Il étudie plus l’amélioration et/ ou favorisation de la pratique d’évaluation du basket en
cours élémentaire. Pour notre étude, les principaux acteurs du système éducatif touchés
sont les enseignants, mais les résultats sont aux profits des apprenants. Donc, cette étude
que nous avons mené vise à :
 Identifier les catégories d’enseignants pratiquant l’évaluation ;
 Identifier les types d’évaluation pratiquée par une telle catégorie d’enseignants ;
 Clarifier la façon de définir et formuler les objectifs.
 Clarifier le rapport entre les objectifs fixés et les exercices proposés par le biais
des activités et/ou des méthodes utilisés par les enseignants.
 Appliquer la pratique d’évaluation sur la didactique de basket,
 Chercher des propositions de solutions pour évaluer le basket-ball en classe
Face à ces objectifs, nous pensons que la recherche entreprise remettrait en cause la
pratique de l’évaluation et la formation professionnelle des enseignants et serait un moyen
d’attirer l’attention des responsables de l’enseignement afin de prendre des mesures
adéquates pour que celui-ci soit de qualité.

-3-
Ainsi, pour notre étude, nous nous sommes posé la question suivante : « Dans
quelle mesure la formation professionnelle des enseignants influe-t-elle la pratique de
l’évaluation en basket cours élémentaire ? ». A ce propos, voici quelques
questionnements :
 La formation conduit-elle les enseignants à pratiquer divers types d’activités pour
atteindre les objectifs en basket ?
 L’absence de l’échange d’idée et de l’expérience contribuent-elles au choix des exercices
pour évaluer le basket-ball ?

Dans le souhait d’apporter des éléments de réponses à ces questions, il s’avère


nécessaire de voir quelques concepts à savoir : « L’évaluation », « la pédagogie par
objectif » et la méthode ». Nous avons aussi retenu la théorie de la « formation
professionnelle » de FRANÇOIS CLERC ET DE MARGUERITE ALTET pour sous-
tendre notre étude. Si telle est notre problématique, nous proposons qu’il existe aussi une
relation entre la maitrise de la didactique de l’enseignant en basket et l’évaluation des
acquis des apprenants.

Ces questions nous ont amené à avancer que « L’insuffisance de formation des
enseignants impliquerait la mauvaise conduite et la maitrise de la didactique de
l’enseignant en basket et l’évaluation des acquis des apprenants.
Plus les enseignants n’ont pas développé leurs compétences par les échanges
d’idées et d’expériences, plus les activités d’apprentissage proposées ne permettent pas
d’atteindre les objectifs prédéfinis »

La présente recherche nécessite des collectes de donnée dans les ZAP de la CISCO
Antsiranana I où notre recherche a eu lieu. Notre étude est faite auprès de 13 enseignants
de différentes catégories en utilisant les techniques d’approches comme : les enquêtes, les
entretiens et les observations directes.

Ainsi, des enquêtes ont été faites auprès des enseignants titulaires de cours
élémentaires et des Dirécoles dans les ZAP de la CISCO Antsiranana I. A ce propos, notre
objectif est d’accumuler des informations à partir des fiches questionnaires que nous
avons distribuées aux enseignants. Pour plus d’informations, nous avons aussi mené des
entretiens auprès des Dirécoles dans les trois ZAP de la CISCO Antsiranana I, un chef

-4-
ZAP et un conseiller pédagogique. L’objectif de cette technique est de faire parler
librement cette population cible.
Pour compléter les enquêtes et les entretiens, pour avoir d’amples renseignements,
nous avons procédé à des observations de classe. Ces dernières ont été réalisées auprès
d’une enseignante FRAM non subventionné, une enseignante sortant de l’EN1, dix
enseignants contractuel recruté sans formation initiale et une enseignante sortant du
CRINFP.
Cette méthode nous a permis de recueillir des informations précises en vue
d’analyser un ou plusieurs problèmes pédagogiques. C’est aussi une occasion d’apporter
notre contribution en donnant aux enseignants des conseils afin d’améliorer leur savoir-
faire pendant les pratiques de classe et d’apporter les innovations nécessaires dans
l’enseignement/apprentissage des élèves.

La première partie de notre mémoire débutera par la description du champ pratique


d’investigation et l’élaboration du cadre théorique où les réalités relatives au sujet de
recherche sont mises en exergue. Ensuite, dans la deuxième partie, nous ferons ressortir
l’illustration de la démarche méthodologique suivie de l’analyse et l’interprétation des
résultats pour vérifier l’hypothèse. Dans la troisième et dernière partie, nous avancerons
des propositions de solution sur le plan institutionnel, organisationnel, pédagogique et
didactique.

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PREMIERE PARTIE
DESCRIPTION DU CHANT PRATIQUE D’INVESTIGANTION ET
ELABORATION DU CADRE THEORIQUE DE REFERENCE
I. DESCRIPTION DU CHAMP PRATIQUE D’INVESTIGANTION ET
ELABORATION DU CADRE THEORIQUE DE REFERENCE
A. LA DESCRIPTION DU CHAMP PRATIQUE D’INVESTIGATION
I.1.1. LOCALISATION ET DESCRIPTION DE LA CISCO ANTSIRANANA I :
La CISCO Antsiranana I est l’une des cinq Circonscriptions Scolaires de DREN
DIANA. Elle se situe dans la Région DIANA et se confond géographiquement avec le
district d’Antsiranana I, Chef-lieu de la Région qui se trouve à l’extrême Nord de
Madagascar. Cette CISCO est encadrée :
- Au Nord par la Cap D’Ambre,
- Au Sud par le Fokontany Antanamitarana, CISCO Antsiranana II.
- A l’Est par la Baie de Pain de Sucre ou « Nosy Lonjo »,
- A l’Ouest par le Canal de Mozambique et
Elle a une superficie de 44kkm2, repartie en trois ZAP dont la ZAP a pour
superficie de 14km2, la ZAP CENTRE (15km2) et celle de la ZAP OUEST 18km2. Ce
district d’Antsiranana I est composée de 25 Fokontany dans une seule commune appelée
Commune Urbaine de Diégo Suarez. Les Fokontany les plus éloignés de la Commune
sont Anamakia (à 11 km) et Cap Diégo (46km par terre et 6 km par voie maritime). Le
bureau de la CISCO se situe dans le centre-ville, dans le Bloc Administratif et tout près
de l’hôtel de ville.

I.1.2. ZONE ADMINISTRATIVE ET PEDAGOGIQUE (ZAP) :


La Circonscription scolaire d’Antsiranana I agglomère trois Zones Administratives
et Pédagogiques qui sont équidistantes au bureau de la CISCO, à savoir : ZAP
Antsiranana Ouest, ZAP Antsiranana Centre et ZAP Antsiranana Est. La ZAP
Antsiranana Ouest est composée de 06 EPP, 01 CEG, 01 Lycée Publique et de 34
Etablissement Privés. Quant à la ZAP Antsiranana Centre, elle comprend 04 EPP, 01
CEG et de 32 Etablissements Privés. Enfin, la ZAP Antsiranana Est abrite 07 EPP, 02
CEG, 02 Lycées Publiques et de 34 Etablissement Prives.

I.1.3. LE CLIMAT :
Le district d’Antsiranana I est caractérisé par un climat chaud et humide. Il existe
deux vents qui soufflent durant toute l’année tels que :
- L’ALIZE ou « varatraza » qui souffle pendant le printemps, ce vent est
typiquement spécialisé à Diego Suarez,
- La MOUSSON qui souffle durant l’été

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La température varie entre 260C à 330C selon la succession de deux vents.
Le district d’Antsiranana I a une seule commune urbaine.

I.1.4. SITUATION DEMOGRAPHIQUE :


Au mois de mai 2024, la population du District d’Antsiranana I, compte environ
cent cinquante-sept mille cent soixante-onze (157.171). Une population
COSMOPOLITE, car elle est composée de citoyen d’origine différente qui est
l’Antemoro, Betsileo, Sakalava, Antandroy, Tsimihety et même des étrangers comme les
indiens, les comoriens, les chinois, les français, les italiens, … etc. Les « zanatany » ou
autochtones sont les Antakarana avec leurs traditions dominées par l’existence du
Mpanjaka qui surveille le respect des « Fady » ou interdits et de « Fomba » ou us et
coutumes (par exemple enterrement de dépouille mortelle le jour de mardi).

Tableau 1 : Nombre de population par tranche d’âge


TRANCHE D’AGE NOMBRE DE POPULATION POURCENTAGE

[0 - 1[ou 0 à 11 mois 5 627 3,58%

[1 - 5[ou 12 à 59 mois 22 665 14,42%

[5 - 14[ou 5 à 14 ans 37 251 23,70%

[15 - ꝏ[ou 15 ans et plus 91 628 58,30%

TOTAL 157 171 100%

Source : Bureau du médecin inspecteur

I.1.5. RESSOURCE ECONOMIQUES


En générale, la population d’Antsiranana I vivait grâce aux industries, les sociétés, le
commerce, l’élevage et la pêche traditionnelle. Malgré tout, cette pèche a eu des
rendements faibles.

a) INDUSTRIE
Les industries prennent une grande place dans le secteur économique de la population
d’Antsiranana I. Ce District possède des nombreuses sociétés industrielles, telles que
présentées dans le tableau ci-dessous

-7-
Tableau 2 : Situation industrielle d’Antsiranana I
INDUSTRIES PRODUITS FINIS/FONCTION
STAR Boisson alcoolique, hygiénique
PFOI Thon en boîtes
SECREN Construction et réparation navale
SOREDIE, CMDMD, Manutention, embarquement et débarquement des
COMADIE conteneurs
VITAFOAM Fabrication des MATELAS
SOMATOLES, MORATOLES Fabrication des tôles
JIRAMA Jiro sy Rano Malagasy (eau et électricité)
ENELEC Energie électrique

b) SOCIETE :

II. Tableau 3 : Société d’Antsiranana


SOCIETE FONCTION

CMDM, COMADIE Manutention


SOREDIE Logistique de manutention
BOLLORE, AUXIMAD Consignation et transit

c) BANQUES PRIMAIRES ET MICRO FINANCES :


 Des banques primaires sont en exercices tels que le BOA, BNI, BFV, BMOI
 L’existence de plusieurs micro- finance comme OTIV, SIPEM, ACCES
BANQUE, CAISSE D’EPARGNE…
 Des plusieurs grands hôtels qui font travailler de plusieurs populations telle que
le grand hôtel, l’hôtel de la poste, hôtel allamanda, hôtel belle vue, hôtel Colbert, hôtel
Impériale….

d) LA COMMUNICATION :
On trouve différents réseaux téléphoniques dont : Orange, TELMA, Artel, BIP,
Colis express, PAOSITRA MALAGASY, Service Rapide et plusieurs cyber café qui
assurent la communication interne et externe. Sans oublier les coopératives de transports
terrestre, régional ou national comme le CTVA PLUS, COTIS, COFMAD, FIFIABE,
BESADE et FIFIDI, …
Pareillement, les taxis ville est actuellement en extension, qui offre beaucoup de
travail pour les jeunes hommes. Ils assurent le bon déroulement aux activités citadines.

-8-
e) ELEVAGE :
En parlant de l’élevage, ce district pratique surtout l’élevage bovin et des volailles
dont les principaux éleveurs des zébus et des volailles se trouvent Anamakia qui se situe
à 13km au Sud-Ouest de la ville et l’autre à Cap-Diégo à 6km au Nord-Ouest de la ville
d’Antsiranana. On trouve aussi l’élevage de porcin à l’extrême Ouest de la ville.
f) L’AGRICULTURE :
L’activité agricole la plus intéressante dans ce district est la riziculture. A part cela,
les gens pratiquent également des cultures vivrières (fruits et légumes) selon leurs
localités.

I.1.6. LES RESSOURCES CULTURELLES ET CULTURELLE


a) La croyance
Nous avons constaté que le district d’Antsiranana I, possède deux religions
dominantes à savoir la religion chrétienne et la religion musulmane. Tandis que les gens
ni musulman, ni chrétien croient les Us et coutumes, etc. En effet, la religion traditionnelle
est constatée existante partout pourtant n’influe pas qu’à la minorité des ethnies de la
ville. Par exemple : ala volon-jaza, tsakafara, fora zaza, famadihana et la croyance des «
tromba » des kalanoro, tany masina « nosy lonjo » razana. Ici, la valeur de fihavanana,
fifanajana et firaisankina est attenuée.

o Le christianisme
Il se présente sous différente formes de croyants tels que :
ECAR, FJKM, FLM, TEMOIN DE JEHOVAH, JESOSY MAMONJY, REMA,
ADVENTISTE, …etc.

o L’Islam
Pour la religion Islamique existe également dans cette immense District. Elle a été
introduite par les Arabe depuis le XVIe siècle à Madagascar et s’est développée au sein
du royaume Antakarana et actuellement dans presque toute la Région de DIANA. Les
croyants se subdivisent en différentes sociétés :
Les Sunnits : qui fréquentent les mosquées Zanatany (à Soafeno) ; Dômony (…),
mosquée Bambao (ou mosquée des Antimahory), Mosquée Ajojo, chadouli, Hanafi
(place kabary et Bazarikely), Damo à la cité, BTM : tawid (Simon Malagasy) ;
Les Shiits : Mosquée Bohra, Koja, …

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Comme le District d’Antsiranana I, est le Chef-lieu de la région DIANA, il
bénéficie de plusieurs centres hospitaliers publics et privés, qui sont :
o Publics :

- Hôpital Manarapenitra: Centre Hospitalier Universitaire (CHU): Tanambao I


- HOPITAL-BE (CHU) : Place Kabary
- DISPENSAIRE (CSBII) : Tanambao
- HOMI : Place Kabary Ouest
o Privés :
- Polyclinique Samaritain : SCAMA
- Polyclinique Saint-Anne : Lazaret Sud
- Dispensaire FJKM : Avenir
- Dispensaire FLM : Ambalavola
- Dispensaire Catholique : Tanambao Ambodipamba
o Nous avons un centre de ressources culturelles :
- Alliance française
- Hall d’information

I.1.7. CENTRES DE LOISIRS ET SPORTS


Le district d’Antsiranana I possède une multitude variétés de loisirs et
sport. Leurs centres sont respectivement répartis dans différents lieux tels
que :
- Le basket-ball, football, volley ball, handball dans le stade municipal

Lazaret Sud,
- Le football dans le stade Manarapenitra SCAMA, puis dans quelques

établissements scolaires.
- De la boule de tank à Tanambao I et terrain du combat de coq auprès du

stade Manarapenitra à SCAMA


- Des terrains basket dans le gymnase à Soafeno, auprès de la mairie et

celle du Fokontany SOAFENO et,


- Quelques centres de judo et karaté, ….

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I.1.8. FONCTIONNEMENT DE SERVICE DANS LA CISCO
a) Historique de la CISCO Antsiranana I :
La CISCO Antsiranana I a été créée en 1972. Mais elle était rattachée à la CISCO
II et dénommée Bureau des conseillers pédagogiques (BCP). Le bureau de ladite CISCO
s’est implanté au sein de l’EPP Polygone dans la ville d’Antsiranana I. A partir de 1975,
le nom BCP a été renommé en Zone de L’Education de Base (ZEB). A 1976, le nom ZEB
est remplacé par Coordination de la Zone de l’Education de Base (COZEB). Elle a
comporté des différentes divisions, telles que : courrier et personnel,
PASCOMA. En 1980, la COZEB a été remplacé en CIRESEB (Coordination Inter-
Régional de l’Education Secondaire et de l’Education de Base). En 1985, la CIRESEB a
été changé par un nouveau nom appelé la CISCO.
Quelques dirigeants ont été succéder, voici quelques noms parmi-eux

Tableau N°4 : les Chefs CISCO successifs et leurs années au poste :

N° NOM ET PRENOMS ANNEE AU POSTE


1 Monsieur RABAONARISON Elson 5ans
2 Monsieur BEMORA Jean 5ans
3 Monsieur RAKOTOSALAMA Julien 5ans
4 Monsieur RAKOTOZAFY Noel 2ans
5 Monsieur ZARABE Marcellin 2ans
6 Monsieur ZIADY 5ans
7 Madame MAHO MARY Raymonde Baptistine 5ans
8 Madame MARIE Annick 5ans

Source : Service programmation

b) Organigramme globale du Ministère de l’Education Nationale :


La Circonscription Scolaire d’Antsiranana est affiliée par ses propres groupement,
tels que le Ministère de l’Education National, la Direction Régionale de l’Education
National, la Zone Administrative et Pédagogique et les établissements scolaires.

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Figure n° 1 : Organigramme globale du Ministère de l’Education Nationale

MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE

DIRECTION REGIONALE DE L’EDUCATION


NATIONALE

CIRCONSCRIPTION SCOLAIRE

ZONE ADMINISTRATIVE ET PEDAGOGIQUE

ETABLISSEMENT SCOLAIRE

Source : Programmation
Ce graphe montre la structure générale du ministère de l’éducation nationale par
voie hiérarchique. Toute décision concernant la politique de l’éducation découle du
ministère central. Cette décision sera envoyée au niveau de la DREN pour son exécution.
Ce dernier a la responsabilité d’informer toutes les CISCO de sa direction qui sont eux
aussi tenues de la transmettre au niveau de toutes les ZAP de leur circonscription. Ce sont
les Chef ZAP qui vont faire part aux établissements scolaires de leur zone sur la décision
prise par le ministère. Ce circuit hiérarchique se poursuit de bas en haut lorsqu’il s’agit
de l’envoi des rapports ou des données au niveau du ministère central.

c) Organigramme de la CISCO Antsiranana I

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Figure n° 2 : Organisation administrative de la CISCO Antsiranana I

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La CISCO est dirigée par un Chef de service hiérarchique appelé : le Chef CISCO.
C’est lui qui pilote le travail des neuf (09) éléments essentiels qui sont à la tête de chaque
division qui compose la CISCO. Afin d’assurer une meilleure qualité de service au niveau
de l’administration, chaque division est en collaborations avec plusieurs responsables qui
tiennent chacun leurs rôles.
d) Mission et attribution de chaque entité dans la CISCO Antsiranana I :
 Le bureau du Chef CISCO :
Le Chef CISCO est le grand Chef hiérarchique au niveau du district. Il est en
charge de piloter toutes les activités de la CISCO, que ce soit au bureau ou au niveau
des établissements scolaires. Il est le représentant du ministère au niveau du district
de sa localité de service. En effet, il se présente pour tous les échanges ou les réunions
avec les autorités locales et les divers partenaires de la CISCO. Par conséquent, il doit
être au courant de toutes les activités exercées au niveau de sa zone d’intervention et
aucune activité ne doit être accomplie sans son avis favorable. Il existe quelques
responsabilités qui lui est directement rattachées comme l’ATI, le responsable de la
communication, le secrétaire particulier et le chauffeur, mais hiérarchiquement parlant,
ces responsables sont sous ordre des neuf (9) chefs de divisions existantes au sein
de la CISCO.

 Rôle attribution de chaque division


1- La division de la Gestion des Ressources Humaines
Comme dans toutes les autres sociétés, cette division veuille à ce tous les avantages
des personnels soient bien respectés. Elle est responsable de diverses tâches liées à la
gestion et au développement des employés. Au niveau de la CISCO ANTSIRANANA I,
elle est en charge de rappeler à tous les personnels la situation de leurs carrières et ce
qu’ils doivent faire pour améliorer leur avenir professionnel. Ceci commence par la
collecte des dossiers des agents lors de leur recrutement, la supervision de leur arrive et
prise de service, le traitement des dossiers de validation et d’intégration, le traitement des
dossiers concernant leurs avancements, et les orienter jusqu’à la préparation des dossiers
de leur mis en retraite. Elle encadre aussi les agents dans la préparation des dossiers
concernant la chancellerie et à préparer les dossiers pour l’obtention de leur décision de
congé.
Elle travaille en collaboration avec la Division Administrative et Financière, et le
collectant tous les copies des dossiers concernant les personnels pour les transmettre au

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responsable d’archive de la CISCO.
A part cela, elle est chargée de faire part à tous les nouveaux recrutés de leurs
droits et leurs obligations vis-à-vis de leur travaille.

2- La Division Administrative et Financière :


Cette division assure le bon fonctionnement du service au niveau de la CISCO, que
ce soit au bureau ou au niveau des établissements scolaires. Elle supervise la présence de
tous les agents travaillant dans la CISCO, en collectant tous les rapports de service en
provenance de chaque division et de tous les établissements scolaires. Il supervise
également la disponibilité des matériels au niveau de la CISCO et leur mode d’utilisation.
Outre cela, cette division est en charge de vérifier tous les dossiers concernant la
présence ou la mise en congé de tous les agents de la CISCO, sans oublier que nulle
décision ne peut être prise sans l’avis favorable du Chef CISCO.
Elle est également chargée d’archiver tous les dossiers de la CISCO, que ce soit
au niveau administratif ou au niveau des ressources humaines.

3- La Division de l’Inspection et de l’encadrement Pédagogique :


La Division de l'Inspection et de l'Encadrement Pédagogique a pour responsabilité
la supervision et l'évaluation des activités pédagogiques au niveau des établissements
scolaires. Elle effectue régulièrement des descentes sur terrain pour contrôler et encadrer
les enseignants, afin de garantir la bonne qualité de l'enseignement. Son principal objectif
est d’assurer que les programmes éducatifs sont suivis correctement, soutenir et
encourager les enseignants dans leur développement professionnel, évaluer
périodiquement les acquis scolaires, réviser systématiquement les programmes scolaires
afin d’assurer leur pertinence et de les aligner sur les noms nationales et internationales.

4- Division de la Formation Administrative et Pédagogique :


Cette division est chargée d’assurer le développement des compétences des agents
travaillant dans la CISCO, tant pour les personnels administratifs que pour les personnels
enseignants. Sa principale mission est d’identifier les problèmes qui affectent la
qualification des agents dans l’accomplissement de leurs métiers, d’en définir les besoins
de la CISCO en termes de formation et d’élaborer un plan pour organiser les formations
nécessaires à l’accroissement du niveau d’instruction des agents. Elle travaille en
collaboration avec la DIEP dans la conception de module de formation pédagogique, et
avec la DGRH et DFAP pour la formation administrative.

- 15 -
5- La Division de la Gestion des Etablissements Scolaires :
Elle est chargée d’assurer le bon fonctionnement des établissements scolaires. Elle
accompagne les chefs d’établissement dans la gestion de leurs ressources, en apportant
des soutiens et conseil sur l’élaboration du projet d’établissement contractualisé et sur le
système d’identification des problèmes et de la recherche des solutions. Elle accompagne
également les FEFFI dans la gestion financière de l’établissement, en leur fournissant des
formations sur la bonne gestion des ressources. A part cela, elle supervise les
organisations générales des établissements scolaires comme la scolarité des élèves, les
évaluations des acquis scolaires, la santé des élèves, les activités péri-parascolaires et
l’insertion ou la réinsertion des élèves en classe.

6- La Division de Contrôle, de l’Audit Interne et de l’Inspection Administrative


et Financière :
Cette division assure la transparence, l'efficience et l'efficacité de l’utilisation des
ressources au niveau des établissements scolaires. Elle met en place un dispositif de
contrôle afin de minimiser les risques, éviter les erreurs et les fraudes, et garantir la
conformité avec les règles en vigueur. Pour se faire, elle effectue des descentes sur terrain
pour superviser le mode d’utilisation des ressources des établissements scolaires en
vérifiant toutes les pièces justificatives y afférents. Elle réalise ensuite une analyse par
rapport à sa constatation et propose des recommandations pour que les responsables
puissants apporter une amélioration ultérieurement. Elle accompagne aussi les chefs
d’établissements dans la gestion de leurs ressources en renforçant leur compétence sur ce
domaine et en les orientant sur la bonne voie, afin d’assurer la bonne gouvernance au
niveau de l’administration.

7- La Division des Intrants, des Patrimoines Fonciers et des Affaires


Juridiques :
Elle assure la disponibilité des matériels en matière des infrastructures et des
matériels pédagogiques dans la CISCO. Elle assurant ainsi le magasinage et la gestion de
stock. Elle vérifie périodiquement l’état de stock de ces matériels et collecte les besoins
des établissements scolaires. Elle vérifie également l’état des infrastructures scolaires,
pour identifier les besoins en construction, en réhabilitation et en rénovation afin de les
envoyer au niveau de la DREN et du ministère.
Elle accompagne aussi les établissements dans la préparation des dossiers concernant
la protection de leurs propriétés foncières, afin d’éviter tous les litiges et, dans le cas

- 16 -
échéant elle les accompagne dans la résolution des problèmes concernant ce litige.

8- La Division de la Planification Locale :


Cette division assure la collecte et le traitement de toutes les données statistiques
concertants les établissements scolaires. Elle élabore aussi la carte scolaire de la CISCO,
un document dans laquelle figure tous les établissements scolaires qui y existants, les
distances entre ces établissent, les villages sans établissement et la distance entre ceux-ci
et l’établissement le plus proche, le nombre de population qui y habite et la liste des
villages en besoin d’ouverture d’établissement scolaire.
Elle est en charge d’analyser la situation générale de la CISCO et d’identifier les
problèmes existants afin de formuler les objectifs à atteindre et d’élaborer un plan de
travail pour sa réalisation. Elle travaille donc en collaboration avec toutes les divisions de
la CISCO en collectant leurs besoins et leurs projets, afin de les inscrire dans le plan de
travail annuel de la CISCO qui sera ensuite budgétisé et envoyé au niveau de la DREN et
du ministère, dans le but faciliter la demande et la répartition du budget alloué à chaque
entité du ministère de l’éducation au niveau nationale.
Etant conceptrice du PTA, elle assure le suivi de l’exécution de ce plan et effectue
systématiques une évaluation pour mesurer les résultats obtenus, soulever les problèmes
rencontrés durant sa réalisation et les mesures prises pour les résoudre et mettre en
évidence les points à améliorer au futur. Elle est donc la responsable de la mise en œuvre
de tous les projets de la CISCO.

9- La Division de Suivi des Organismes Rattachées :


Elle assure le suivi du fonctionnement de service de toutes les entités qui sont
directement rattachées à la CISCO. Il s’agit de suivre la conformité des activités des
écoles privées, l’assurance des élèves, la progression du service d’infirmerie et la
conservation de l’environnement scolaire. De ce fait, elle effectue des descentes sur
terrain pour vérifier la conformité des établissements privés à la loi en vigueur et de leur
adresser une lettre de mise en vigueur dans le cas contraire. Elle vérifie aussi si les élèves
y sont tous assurés en cas d’accident et de rappeler aux chefs d’établissements sur
l’obligation de l’assurance des élèves à l’école. Elle est chargée de sensibiliser et
d’encourager les établissements scolaires sur la protection de l’environnement et
l’application de l’école verte. Elle assure aussi la continuité de collaboration avec tous les
partenaires de la CISCO.

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 Rôle attribution du chef ZAP :
Le Chef ZAP est le représentant du Chef CISCO dans sa zone. Il est l’intermédiaire
entre la CISCO et les établissements scolaires sur la passation des informations et la
distribution et remontée des fiches de collecte des données. Il a pour rôle, le suivi de la
régulation de la situation administrative et financière du personnel enseignant et
administratif comme l’obtention du contrat (renouvellement, maîtres FRAM,
vacataires…), cessation de service, prise de service, avancement, avantages divers,
proposition des chancellerie, proposition d’affectation, contrôle de la présence au poste,
mise à jour des fiches planning des personnels enseignants et administratifs de la zone,
etc…
Il est chargé de faire le suivi de toutes les activités au niveau des établissements
de sa zone d’intervention et d’envoyer systématiquement des rapports au niveau de la
CISCO.
Du côté pédagogique, il organise, dirige et anime les journées pédagogiques du
Niveau I avec l’Equipe Pédagogique de la CISCO. Il assure le soutien pédagogique des
enseignants du primaire, le suivi et contrôle de l’application du programme du Niveau I,
le suivi de l’application des décisions prises lors des journées pédagogiques, le contrôle
de la mise en place des documents administratifs et pédagogiques obligatoires du Niveau
2 et le suivi et contrôle de l’application des textes régissant les différents examens comme
l’inscription, déroulement et la statistique des résultats.
Quant à l’examen officiel, le Chef ZAP est le Chef de centre adjoint de l’examen
officiel CEPE et l’admission en classe de 6ème. Il propose les membres des jurys au Chef
de centre. Il est aussi le responsable de la collecte des propositions du sujet d’examen et
de l’acheminement des sujets proposés vers la CISCO.

 Rôle attribution de chef d'établissement :


Le Chef d’établissement est le premier responsable que ce soit au niveau
administratif ou pédagogique au niveau des établissements scolaires. Il assure la gestion
du domaine scolaire et du matériel de l’établissement, la gestion financière, les relations
administratives, la gestion du personnel et gestion des élèves.
Il est aussi chargé de garder en lieu sûr tous les dossiers concernant les propriétés
de l’établissement et toutes les pièces justificatives concernant l’entrée et la sortie de ses
ressources. Il a l’obligation de fournir à hiérarchies supérieures tous les rapports de ses
activités et toutes les données concernant l’établissement qui lui sont demandés.
Pour terminer, le directeur d’école doit aussi assurer une vie sociale bien

- 18 -
harmonisée au sein de son établissement, c’est-à-dire, il doit avoir une bonne relation
avec les enseignants, les élèves, les parents et toute la communauté.

La description de la CISCO dans laquelle nous avons effectué notre recherche


est ainsi faite, nous allons maintenant localiser les ZAP qui sont notre champ pratique
d’investigation.

e) LOCALISATION DES ZAP CIBLE.


Nous nous sommes investis dans les trois (3) ZAP de cette CISCO tels que la ZAP
Centre, la ZAP Est et la ZAP Ouest. Les chef- lieu de chaque ZAP se trouvent au niveau
des EPP :
i. LA ZAP CENTRE :
La ZAP Centre est située dans le centre de la ville d’Antsiranana I. Elle est délimitée
comme suit :
- A l’Est par le quartier Tanambao I,
- Au Sud par le quartier SCAMA,
- Au Nord et Ouest par le quartier Bazarikely.
Sa superficie est de 12km2. Son bureau est implanté dans l’EPP Avenue Pasteur, dans
le quartier Bazarikely. Cette ZAP contient quatre (4) EPP, un CEG et 56 écoles privées.

ii. LA ZAP EST


La ZAP Est se trouve à l’Est de la ville d’Antsiranana I. Elle est limitée au Nord
par le quartier Cap-Diégo, au Sud par le quartier Morafeno et à l’Ouest par le quartier
Avenir. Sa superficie est de14km2. La majorité de la population sont jeunes qui sont
travaillés dans les sociétés privées, telles que : PFOI, CMDM,
SOREDIE, …
Cette ZAP est constituée de sept Fokontany, qui sont : Cap-Diégo, Place Kabary,
Avenir, Lazaret Nord, Lazaret Sud, Citée Ouvrière et Morafeno. Elle comprend deux
centres hospitaliers, sept EPP, deux CEG, deux Lycées et 45 écoles privées. Son bureau
se situe dans l’enceinte de l’EPP Lally Tollendal dans le quartier Avenir.
iii. LA ZAP OUEST
Elle se situe dans la partie Ouest de la ville d’Antsiranana I. la ZAP Ouest est limitée :
- Au Nord par le quartier de Tanambao V,
- Au Sud par le quartier d’Anamakia,
- A l’Est par le quartier d’Ambohimitsinjo et
- A l’Ouest par le quartier de Mahatsara.

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Elle est composée de six EPP, un CEG et 62 écoles privées. Sa superficie est de
18km2. Le bureau de la ZAP OUEST se trouve au sein de l’EPP Labigorne dans le quartier
Tanambao IV.

I.1.9. POPULATION DES ELEVES DANS LES TROIS ZAP DE LA CISCO I


Tableau N°5 : Effectif des élèves dans les ZAP cibles par établissement

ZAP Etablissement CI Présco 11è 10è 9è 8è 7è Total

SCAMA 08 147 156 232 225 242 161 1 171

Lavigerie 63 57 52 57 40 35 304
CENTR
E
Avenue Pasteur 36 97 94 86 74 64 107 558

Boudhabhay 14 38 30 25 22 14 143

SOUS TOTAL 44 321 345 400 381 368 317 2176

Lazaret 6 55 70 70 61 32 40 334

Annexe Lycée 57 58 38 47 52 53 305

Cap Diégo 33 106 63 47 38 19 306

EST Lally Tollendal 36 24 26 34 36 52 172

Polygone 10 32 17 18 28 20 125

Tsiry 20 24 19 34 26 15 138

Morafeno 45 51 31 47 37 27 238

SOUS TOTAL 6 256 365 264 288 249 226 1 654

Ambalavola 157 128 117 121 165 108 796

Anamakia 60 77 91 60 42 62 292

Ambohimitsinjo 20 63 47 68 38 382 236


OUEST
Taratra 55 95 70 70 80 50 430

Labigorne 130 139 145 112 142 94 762

Mahatsara 52 100 82 42 51 21 348

SOUS TOTAL 474 602 552 473 518 717 3 336

TOTAL 50 1 051 1 312 1 216 1 142 1 135 1 260 7166

Source : enquête auprès de la ZAP.

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Ce tableau présente des effectifs pléthoriques dans les autres établissements
comme EPP SCAMA, Avenue Pasteur, Labigorne, Ambalavola, Morafeno. Cela marque
qu’il n’y a pas d’écoles privées de proximité dans ces établissements.
Nous voyons quelques classes intégrées dans les établissements : EPP SCAMA, EPP
Avenue Pasteur, EPP Lazaret.

Face à ces effectifs susmentionnés, comment sont la situation des enseignants


responsable ? Nous allons voir ci-après le nombre des enseignants par ZAP, par
établissement ainsi que leur niveau académique et professionnel.

Tableau N°6 : Situation des enseignants par établissement.


DIPLOME
DIPLOME PROFESSIONNEL
ACADEMIQUE
ZAP ETABLISSEMENTS
BACC ou CFFP/EF1
BEPC CAE/EP CAP/EP
PLUS ou CFFP/EP
Avenue Pasteur 06 12 01 02
Lavigerie 05 03 01 03
CENTRE Boudhabhay 07 02 02 02 01
SCAMA 19 11 05 06
Labigorne 09 08 01 02 02
Taratra 08 08 03 02 02
Mahatsara 06 03 01 01
Ambalavola 20 07 02 01 01
OUEST
Ambohimitsinjo 04 07 03
Anamakia 05 05 01 01
Lally-Tollendal 08 03 05 01
Polygone 03 06 02 01 02
Annexe Lycée 03 05 04 01 02
Lazaret 02 08 01 02
EST Tsiry 04 03 02
Morafeno 08 03 01
Cap-Diégo 05 04
122 98 30 16 23
NOMBRE
220 69
TOTAL
55 ,45% 44,55% 13,63% 7,27% 10,45%
POURCENTAGE
100% 31,35%

Source : Enquête auprès de la ZAP.

- 21 -
Ce tableau montre le statut professionnel des enseignants de la CISCO Antsiranana
I. Parmi les 220 personnels diplômés académique, 122 ont des diplômes BEPC et 98
restant ont le niveau BACC ou plus. Au niveau de la professionnalisation des enseignants,
30 enseignants ont des CAE/EP, 16 autres ont des CAP/EP et 23 ont suivi la formation
initiale pour avoir le CFFP/EP ou CFFP/EF1.

I.1.9. RAPPEL DU PROBLEME IDENTIFIE DANS LE PROJET


PROFESSIONNEL :
Après avoir effectué le suivi/encadrement et l’évaluation du projet professionnel
pendant le stage en responsabilité aux vingt-quatre (24) enseignants dans la ZAP EST,
CENTRE et OUEST de la CISCO d’Antsiranana I, nous tenons à préciser que la
formation dispensée aux enseignants a apporté un changement assez satisfaisant dans
l’attitude des enseignants, c’est-à-dire si avant la formation, 04 enseignants sur 24, soient
16,66 % respectent les étapes et démarches à suivre pour la conduite d’une séance contre
20 enseignants sur 24, soient 83,33 %. Et après la formation, sur même nombre
d’enseignants, 15 ayant respecté les étapes et démarches à suivre, soient 62,50% et 09
n’ayant pas respecté les étapes et démarches à suivre les unités didactiques, soient
37,50%. Et durant l’évaluation, les résultats continuent encore une évolution croissante.
Pour franchir le seuil maximal de ces résultats, nous devons intégrer ce thème
dans une seule discipline enseignée en classe. A cette occasion, nous pouvons discerner
le différent type d’évaluation à l’usage pratique. C’est la raison pour laquelle, nous avons
décidé de prendre le basket-ball activité référentiel sous la discipline Activité Physique,
Sportive et d’Expression (APSE). Or, les enseignants souffrent encore beaucoup de
problèmes sur la didactique spécifique à cette discipline. Parallèlement, ils méconnaissent
même du système d’organisation, des étapes à suivre, des démarches adéquates ainsi que
les critères et indicateur à évaluer. Pour remédier, la formation professionnelle est le seule
moyen efficace. Comme « La formation révèle l’aptitude et le terrain révèle la
compétence », de Patrice Aimé Agossou. Et selon le proverbe chinois « La formation est
un trésor qu’on emporte partout avec soi ». En plus que cela, Mouctar Keîta affirme que :
« Quand la formation est de haute qualité, on aura toutes les chances de disposer des
compétences appropriés à la bonne exécution des tâches qu’on nous confie ». D’où le
thème de notre projet de mémoire est : « importance de la formation professionnelle
des enseignants sur la pratique d’évaluation des acquis des apprenants dans une
séance de l’enseignement/apprentissage du basket-ball en classe de 9ème, cas de la
ZAP EST, ZAP CENTRE et la ZAP CENTRE, CISCO Antsiranana I

- 22 -
I.1.10. RAPPEL DE LA PROBLEMATIQUE DE RECHERCHE
Durant la réalisation de notre projet professionnel, les enseignants ont presque doué
de connaissance sur la notion générale ainsi que les importances de la pratique
d’évaluation dans les cycles de l’enseignement/apprentissage à des unités didactiques
enseignées en classe. Il ne nous reste à faire que d’améliorer la visibilité de cette pratique
dans les articulations de toutes les activités constitutives des étapes de la transmission de
connaissances. L’évaluation se rend plus palpable sur les activités physiques que
théorique. De ce fait, nous devons orienter notre mémoire sur la discipline APSE, plus
précisément, le basketball parce que ceci favorise l’accroissement physiologique et le
développement des processus mentaux des élèves. Pour évaluateur des acquis en
apprentissage du basketball, l’enseignant doit être doué de connaissance sur la didactique
de cette activité. C’est la raison pour laquelle, nous pensons que la recherche entreprise
remettrait cause la pratique de l’évaluation et la formation professionnelle des enseignants
et serait un moyen d’attirer l’attention des responsables de l’enseignement afin de prendre
des mesures adéquates pour que celui-ci soit de qualité. D’où la problématique : « Dans
quelle mesure la formation professionnelle des enseignants implique-t-elle la pratique de
l’évaluation des acquis des apprenant dans une séance de l’enseignement/apprentissage
de basketball ? »

B. LE CADRE THEORIQUE DE REFERENCE


Dans cette partie, notre préoccupation est de parler des notions qui cadrent la
recherche afin de situer le travail dans une référence bien déterminée et la rendre
scientifique. Notre thème peut être traité sous plusieurs angles. Mais nous nous référons
uniquement sur l’éducation, la psychologie et la pédagogie en tenant compte des idées
des différents auteurs pour soutenir notre point de vue. Et après, nous allons expliquer la
didactique d’enseignement/apprentissage du basket dans la discipline APSE. Pour ce
faire, il est utile de définir les mots clés.

I.2.1. DEFINITIONS
a) L’éducation :
Le mot « éducation » est l’action du verbe « éduquer ». Il vient de deux mots grecs «
ex » et « du care » qui signifient « tirer hors de ». Eduquer un enfant, c’est le tirer hors
d’un état d’imperfection où il se trouve vers l’état de perfection. Alors, l’éducation est
l’action d’élever, former un enfant ou un homme, développer ses facultés physiques,
intellectuels et morales.

- 23 -
De son côté, Alain ajoute qu’elle est une « action de développer un ensemble de
connaissances et de ces mêmes facultés considérées comme essentielles pour atteindre le
niveau de cultures souhaitées ».2
En effet, toutes les actions à entreprendre avec l’enfant durant la séance de l’APSE ou
autres doivent lui fournir un atout au développement de toutes ses facultés pour atteindre
le niveau de culture meilleure. L’enfant est un être humain en progression aussi bien au
point de vue physique, intellectuel que moral. Son développement devrait être assuré par
le biais de l’éducation. Alors, l’éducation a comme finalité le développement de la
personnalité et l’intégration sociale de l’enfant.
b) LA PEDAGOGIE
Le mot « pédagogie »est dérivé du mot grec « paidos » l’enfant et « egein » « conduire,
mener, accompagner, élever ».
Plusieurs définitions de mot ont été proposées mais Notre Beau Métier souligne que « la
»3
pédagogie est une science basée sur la connaissance des enfants . Mais dictionnaire
Larousse avance que « la pédagogie est une méthode d’éducation et d’instruction des
enfants ».4 Ces deux définitions signifient que la pédagogie est l’art d’éduquer,
d’enseigner, de transmettre un savoir ou une expérience par des méthodes adaptées à un
individu ou un groupe d’individus et plus précisément aux enfants.

c) LA DIDACTIQUE
La définition de la didactique s’apparente à «
un ensemble des méthodes, de
techniques et procédés pour l'enseignement ».5C’est une branche qui étudie les différentes
techniques de transmission de savoir dans le domaine l’enseignement.
En effet, la didactique porte sur l’enseignement d’un contenu particulier. Et a pour objet
l'étude des procédures d'enseignement, de la formation et de la recherche les plus
pertinentes en accord avec système éducatif en vigueur.
I.2.2. LES CONCEPTS PEDAGOGIQUES :
Depuis longtemps, l’éducation des enfants existe sous plusieurs formes. Dans la
Grèce antique, le pédagogue était un esclave qui conduisait l’enfant au maître de l’école.
Il était devenu le maître à qui donne le soin d’instruire et de gouverner un écolier.

2
Alain, auteur de « Propos sur l’éducation », 1932 (athéisme.free.fr)
3
Ibid. page : 21
4
Le petit Larousse
5
Vocabulaire de l'éducation.

- 24 -
c) L’évaluation :
C’est un dispositif qui a pris naissance vers le XX siècle dans les pays Anglo-saxons
et qui résulte la transposition dans le domaine de l’enseignement, de modèles appliqués
dès le XIX siècle dans le monde de l’économie et particulier en industrie.
En éducation, ce dispositif se situe dans le cadre de la mise en œuvre de la pédagogie par
objectif. Dans la recherche pédagogique, objet de diverses actions de sensibilisation et
d’incitation de la part de tous les acteurs de l’éducation, l’évaluation pose question à un
nombre d’enseignements du primaire qui y sont confrontés et notamment dans la mise en
place des projets d’école et dans l’organisation des cycles. Face à cette pression
institutionnelle et cette nécessité ressentie dans le travail quotidien, nous constatons
cependant une grande diversité dans les pratiques. L’évaluation, elle n’est pas extérieure
à l’apprentissage mais elle participe également au processus même de la construction du
savoir si :
- L’enseignant formule une hypothèse sur le fonctionnement mental des enfants ;
- Il donne de l’objet d’apprentissage ;
- Il construit et contrôle un dispositif mis en place pour favoriser l’activité des
apprenants :
- Il identifie les progrès de l’enfant par rapport aux objectifs visés.
L’évaluation apparaît comme une pratique fondamentale dans tout système de formation
et d’apprentissage. Elle est une obligation pour tous les acteurs du système éducatif. Elle
permet d’avoir une vision précise sur les résultats des activités dans les secteurs dont ils
ont la charge ». 6
Mais, que signifie alors le terme « évaluer » ? C’est entre autres,
 « Vérifier ce qui a été appris, compris et retenu ;
 Vérifier les acquis dans le cadre d’une progression ;
 Juger un travail en fonction de consignes données ;
 Estimer le niveau de compétences d’un élève ;
 Situer l’élève par rapport à ses possibilités ou par rapport aux autres ;
 Déterminer le niveau d’une production ;
 Donner un avis concernant la valeur d’un travail ;
 Donner un sens

6
B.O N°14 du Novembre 1997 P. 273.
Dictionnaire encyclopédique de l’éducation et de Formation, Nathan, 1994, P. 415

- 25 -
 Faire l’inventaire de tout ce que les enfants savent et ce qu’ils ne savent pas ;
 Situer un enfant par rapport à une norme »7
De cette polysémie, nous concluons que l’évaluation sert :
 A vérifier si les objectifs d’un apprentissage sont atteints ;
 A savoir comment nous avons utilisé les moyens disponibles ;
 A vérifier les conditions d’utilisation de ces moyes ;
 A améliorer ce que nous avons fait et respecter les objectifs que nous nous
sommes fixés.
A partir des verbes désignant l’acte évalué, trois mots clés émergent : vérifier,
situer et juger.
Selon le travail de Ralph W. Tyler : « D’évaluation est l’opération pour laquelle on
détermine la congruence entre la performance et les objectifs. »8
D’après J. ARDOINO et H. BERGER : « C’est un dispositif constitué des méthodes, des
techniques d’outils chargés de donner du sens »9
D’autres auteurs expriment aussi l’évaluation comme :
- Une démarche qui conduit à établir un constat et à porter un jugement à partir des
données de normes ou de critères établies ;
- Le mécanisme pour lequel un système scolaire se juge et que dans une large
mesure, la société utilise pour le juger.
- L’appréciation, le jugement sur l’atteinte ou non des objectifs et résultats attendus
fixés au préalable.
En somme, l’évaluation est donc une opération de jugement par laquelle, on confronte les
résultats ou les comportements à des intentions définies sous formes d’objectif. Soit elle
mesure l’écart entre l’objectif visé et les résultats réalisés, soit elle est le constat d’un
comportement observable. Elle vérifie aussi la cohérence entre l’objectif-méthode et/ou
activité et évaluation. Elle constitue pour l’enseignant un instrument indispensable au
pilotage de leur propre enseignement.
Après avoir défini le terme « évaluation » nous allons travailler sur les fonctions de
l’évaluation

d) Les fonctions de l’évaluation

7
CHARLES HADJI, L’évaluation, règle de jeu, ESF, Paris 1990 P. 21-26
8
GENEVIEVE Meyer, Evaluer : Comment ? Pourquoi ? Hachette PUF, Paris. 23
9
IBID P. 26. Dictionnaire encyclopédique de l’Education et de Formation, Nathan, 1994, P. 415

- 26 -
En milieu scolaire, elle comporte trois fonctions principales :
- La fonction pédagogique ;
- La fonction sociale et ;
- La fonction institutionnelle.
Sur plan pédagogique, les apprenants sont engagés dans des apprentissages dont
les enseignants sont les maîtres d’œuvre. L’évaluation consiste à évaluer le profit qu’ils
tirent de l’enseignement dispensé. Pais par ailleurs, l’évaluation des élèves devrait être
perçue comme étant une régulation de l’enseignement qu’il faut adapter au niveau réel
des apprenants.
Sur le plan social, l’évaluation prépare les élèves à l’insertion sociale et
professionnelle en tenant compte de leur goût et de leurs capacités, des caractéristiques
sociales de nos jours et cesses de futur. Cela sous-entend la répartition des individus dans
la hiérarchie sociale opérée par le biais des évaluations scolaires tels que la réussite aux
examens garantit un niveau de formation ou une qualification professionnelle, les
procédures d’orientation quant à elle, ne sont les plus souvent que des évaluations pures
et simples ; la tendance est d’orienter les bons élèves dans certaines sections sans
considérer leurs goûts ni leurs aptitudes réelles.
Du côté institutionnel, elle prend une forme qui ne ramène ni à l’aspect social, ni
à l’aspect pédagogique mais apparaît comme un pouvoir dont le pouvoir que certains ont
sur d’autres. Elle marque les rôles et les hiérarchies structurant d’une manière non
réversible les relations entre les partenaires, quelles que soit la qualité des relations que
l’enseignant entretient avec ses élèves, il reste celui qui détient sur eux, le pouvoir. A
l’intérieur de l’institution, il instaure l’ordre et contribue à son maintien.
Après la présentation des fonctions de l’évaluation, nous passons par la suite
différentes formes d’évaluation.

e) LES DIFFERENTES FORMES D’EVALUATION


L’évaluation a pour fonction de vérifier des acquis, d’aider l’élève à apprendre. Vue
par L. ALLAL, elle se distribue en trois fonctions6 tels que :
-
L’évaluation pronostique ou prédictive ;
-
L’évaluation formative ;
-
L’évaluation sommative

- 27 -
o L’évaluation prédictive :
Par définition, l’évaluation pronostique ou évaluation prédictive est un tes de prérequis
des élèves. Plus précisément, elle set à vérifier les acquis extérieurs des apprenants pour
les décisions d’orientation et d’admission. C’est à partir des résultats de cette évaluation
que l’enseignant doit orienter son apprentissage, planifier son apprentissage et de
constituer les groupes de travail dans sa classe.
Cette forme d’évaluation permet d’identifier les prérequis (pré acquis antérieurs
maîtrisés) nécessaires pour la nouvelle leçon, de classer les élèves selon leur niveaux
d’aptitudes et leurs caractéristique psycho socio affectives.
Par le fait qu’elle permet à l’enseignant d’orienter son apprentissage, celle-ci se
situe avant l’apprentissage d’une nouvelle leçon. Si nous nous référons à notre pratique
quotidienne, l’évaluation pronostique a eu lieu pendant le moment de la révision. A ce
propos, il s’avère indispensable de construire des instruments d’évaluation identifiant les
objectifs pédagogiques à mesurer, formulant un test relatif à ceux-ci sous formes de
questions : ouvertes ou fermées : écrites ou orales ; pratiques ou théoriques.
En somme, avant d’entamer un enseignement/apprentissage en classe, l’enseignant
devrait établir un premier diagnostic en inventoriant pour chaque élève ses ressources,
ses besoins dans des domaines bien déterminés.

 L’évaluation formative
D’abord, elle a été proposée par SCRIVEN en 196710. Son caractère essentiel est d’être
intégré à l’action de formation, d’être incorporé à l’acte d’enseignement. L’évaluation
formative constitue l’information dont l’enseignant et l’élève ont besoin, pour savoir si
les objectifs visés sont atteints et rendent possible la progression pédagogique.
Elle a pour but de contribuer à l’amélioration de l’apprentissage en détectant les
difficultés et/ou les lacunes des élèves sur l’apprentissage, les découvertes stratégies
(pratique pédagogique) à adopter pour les remédiations, le renseignement sur le degré de
maitrise des objectifs pédagogiques par les apprenants, l’adaptation de l’enseignement
aux différences individuelles. Soulignons que seule l’évaluation formative est au service
de l’élève.
D’ailleurs, sans évaluation, il n’existe pas de véritable enseignement car c’est à
partir de celle-ci que l’élève devient acteur de son apprentissage. En observant l’enfant
agir, travailler, l’enseignant peut se renseigner et intervenir là où les difficultés se

10
GENEVIEVE Meyer, Evaluer : Comment ? Pourquoi ? Hachette PUF, Paris. 28

- 28 -
manifestent. Après cela, il va prendre de décisions d’justement, de modifications, d’aides
dans les plus brefs détails ; l’enfant, parce qu’il obtient un retour et une aide immédiats,
peut construire ses savoirs avec confiance.
Pour avoir une idée prédise sur la réalisation de l’évaluation formative, l’enseignant
doit construire instruments d’évaluation. Pour ce faire, il doit identifier les objectifs
pédagogiques à mesurer, formuler l’exercice de contrôle relatif à chaque objectif
pédagogique sous formes de questions. Cet état de chose nous a mis en exergue le lien
entre l’évaluation et les objectifs comme dit LECLER. Q et POUMAY M : « Un
enseignement efficace passe probablement par une cohérence, une adéquation entre
l’objectif-méthode et le processus d’évaluation. »11. De ce fait, l’évaluation est un
processus d’évaluation continue et est réalisée pendant et après l’apprentissage de la
leçon.
Cette forme d’évaluation permet d’instaurer la confiance, fournir des repères,
donner des points d’appui. Elle donne le plus possible d’information utile sur les étapes
franchies ainsi que les difficultés rencontrées au cours de l’enseignement/apprentissage.
Cette évaluation nourrit un véritable dialogue entre enseignant et apprenant fondé sur des
données précises.
En outre, elle peut servir aux enseignants pour inventorier les lacunes et les
difficultés de l’apprenant, pour apporter un ajustement didactique pour une harmonisation
« méthode-apprenant ». Donc, l’évaluation formative établit aussi une véritable relation
pédagogique.
En résumé, cette forme d’évaluation se fait immédiatement pour assurer la
progression de chaque individu dans une démarche d’apprentissage avec l’intention de
modifier la situation d’apprentissage ou le rythme de cette progression pour pouvoir
apporter des améliorations ou des remédiations et des ajustements aussi que des
régulations interactives ;
Cette forme d’évaluation est bénéfique tat pour les élèves que pour l’enseignant.
Pour les premiers, elle les fait participer à l’évaluation de leur propre production, à la
prise de conscience et à la remédiation de leurs propres erreurs ; du côté de l’enseignant,
elle lui permet d’évaluer ses méthodes et ses pratiques. Elle est aussi une occasion pour
juger les performances de ses élèves.

11
L’évaluation : définition, enjeu, moyen et types des questions
http : innovato, scola.ac.paris.fr. Téléchargement/séminaire 2000/Evaluer.doc

- 29 -
Pour terminer les formes d’évaluation, nous allons enchainer avec l’évaluation
sommative.
 L’évaluation sommative
Inspirée par SCRVEN, « Sommative évaluation ou évaluation sommative est une
évaluation finale et externe »12. Elle consiste dans une appréciation d’ensemble des
changements survenus dans une action de formation pour le bénéfice de l’équipe
décisionnelle extérieur à l’opération et qui doit se prononcer sue elle/ l’évaluation
sommative revêt le caractère d’un bilan. Elle intervient donc après un ensemble de tâche
d’apprentissage constituant d’un tour en vue de prendre des décisions, de classification
ou de certification liées à la délivrance d’un diplôme.
Cette forme d’évaluation de place pendant une période donnée, soit
trimestre/bimestre par les compositions, soit un an par le passage de classe ou cinq ans de
scolarité en vue d’une certification. Celle-ci tient compte de la mesure de l’accumulation
de connaissances acquises. Il n’est pas question de régulation, ce qui compte ce sont les
résultats.
En bref, la forme d’évaluation qui nous parait intéressant, c’est l’évaluation
formative tant pour l’enseignement qu’aux apprenants.
Il s’avère indispensable de construire des instruments d’évaluation en identifiant les
objectifs pédagogiques à mesurer, puis, en formulant un test relatif à ceux-ci sous formes
de questions : ouvertes ou fermées, écrites ou orales, pratiques ou théoriques. Ceci est
valable pour les trois formes d’évaluation.
Donc, l’évaluation formative et l’évaluation normative contribuent conjointement
à assurer le suivi personnalisé de chaque apprenant durant les cycles d’apprentissage.
Ainsi se termine la forme d’évaluation, nous allons entamer à l’importance de
l’évaluation dans la pratique de basket sous la discipline EPS en classe de 9ème.

f) LA PRATIQUE D’EVALUATION
Nous avons relevé les difficultés et les insuffisances de l’évaluation telle qu’on les
constate dans les pratiques de classe. C’est la plupart du temps, une évaluation négative
non formative que nous avons constatée. Ce que nous avons vu, c’est la façon de mener
l’évaluation de l’Activité Physique Sportif et d’Expression par l’intermédiaire le jeu de
basket-ball. Au lieu de réguler les actions pédagogiques, l’enseignant se contente de faire

12
L’évaluation : Définition, enjeu, moyen et types de question.
http : Innovalo.scola.ac.paris.fr/téléchargement/séminaire 2000/Evaluer.doc

- 30 -
jouer librement les élèves, sans tenir compte les règles qui fournissent les cycles des
séances. Les enseignants conduisent les élèves autrement c’est-à-dire, ils pensent que
l’EPS est une matière très spécifique qu’aux autres discipline, voire éloigner à des autres
matières enseignées en classe. Or, la pratique de cette discipline facilite l’éducation
personnelle de l’enfant sur tous les angles, à savoir le développement physique,
intellectuel, moral et social qui le rend à être en bonne santé.
En outre, l’enseignement de l’Education Physique et Sportive qui est l’ossature de
toutes les autres disciplines, familiarise l’enfant à savoir vivre dans da société. C’est-à-
dire, elle développe chez lui l’esprit d’équipe de de tolérance.
Pareillement, l’Education Physique et Sportive n’est qu’un instrument/remède
naturel très délicat pour la normalisation du développement motrice ainsi que les
processus mentaux des enfants. Cela nous permet de dire que l’élève est à la fois un être
physique, doté de sentiment et d’intelligence, un sujet appartenant à un groupe, à une
société, à une culture. Cela veut dire aussi que grâce à l’EPS, l’intelligence de l’enfant
s’exerce facilement.
Parmi les différentes activités que compose cette discipline, le basket-ball est aussi
parmi l’un des activités le plus populaire dans le monde. C’est pour cela que le sport
collectif dit basket-ball figure dans le programme scolaire de la classe de 9ème. A cette
classe, les élèves dans les Ecoles Primaire Publique de Madagascar initient
l’enseignement/apprentissage du basket-ball.
En revanche, la réussite des élèves en apprentissage du basket-ball a des rapports
à la bonne qualité de l’enseignement du maître. De ce fait, plus-que l’enseignant qualifie
à cette filière, plus-que le taux de réussite des élèves est élevé. Mais, tout cela dépend des
méthodes et stratégies par l’enseignant. Pourtant, nos enseignants ne maitrisent pas
encore comme il faut l’évaluation des acquis des apprenants tant que la méthode de
l’enseignement/apprentissage dans une séance. Voici quelques inconvénients de cette
évaluation négative ou non formative :
Premièrement, elle ne tient pas compte de l’hétérogénéité des groupes dans la
mesure où elle ne se refaire qu’à une norme extérieure, qu’un rythme unique pour tous.
Ensuite, elle privilégie le savoir au désavantage des savoir-faire et des savoirs être
En fin, elle se réduit à un constat qui peut fixer la situation.

- 31 -
Or préalablement, nous avons avancé que « L’évaluation devrait être le régulateur
de l’action pédagogique, faciliter la constitution de groupe et la mise en œuvre des
méthodes pédagogiques différenciées »13
Dans cette perspective, l’évaluation doit être à la fois individuelle et collective.
Elle doit être valide, d’est-à-dire qu’il existe une adéquation entre ce que l’enseignant lui
propose de mesurer, d’apprécier et ce que l’enseignant mesure et apprécie effectivement.
Elle doit être fiable où la mesure et l’appréciation doivent rester la même d’un observateur
à un autre tout en respectant les critères préalablement fixés.
En ce qui concerne particulièrement l’apprentissage du basket-ball, il est
important de souligner que l’enseignant apprend à titre de plaisir, relève les points forts,
les difficultés ou blocages, les habitudes les activités extrascolaires et familiales de
l’apprenant.
Puisque notre étude touche l’évaluation des acquis des apprenants dans une séance
de l’enseignement/apprentissage de basket-ball, il s’avère nécessaire de mettre en exergue
l’importance de cette activité dans les paragraphes suivants.

g) LE BASKET ET SON IMPORTANCE


Le basket-ball est un sport collectif qui se jour avec les mains. La logique de ce
jeu fondée sur le défi et la « gêne » de l’adversaire plus que sur l'agressivité, en fait un
support pédagogique tout à fait indiqué pour la formation des élèves.
Le basket-ball permet une pratique axée sur le tir, la réception, la passe et sur un
requis complet au point de vue physique (courir, sauter, lancer). La mise en œuvre des
règles doit être graduelle.

Matériel :
Comme, le jeu de basket-ball se débute en classe de 9ème, selon le programme
scolaire dans les Ecoles Primaire Publique de Madagascar, les matériels utilisés doivent
être proportionnel au débutant ainsi que les classes d’âges des élèves. En effet, il fait
vraiment possible de pratiquer les leçons de la catégorie poussin, benjamin ou même
cadet.
Donc, les paniers de basket-ball sont des cibles de 1,50 à 1,80m de haut et dans
lesquels les attaquants doivent marquer. Les ballons utilisés sont des ballons de basket

13
ALAIN BENTOLILA, La lecture : Apprentissage – évaluation – perfectionnement, NATHAN, Paris, 1995,
P.18

- 32 -
de taille 3. Le reste du matériel est très classique tels que les chasubles, les coupelles et
les feuilles de match.

h) VALEUR EDUCATIVE DU BASKET :


Le jeu de basket-ball, tout comme la danse, comporte de nombreux bienfaits
physiques, mentaux, émotionnels et sociaux. Voici quelques raisons pour lesquelles le
basket-ball est un sport si populaire et bénéfique :
 Bienfait physique :
Le basket-ball est un sport complet qui permet de développer l'endurance, la force,
la coordination, l'agilité et la rapidité. En jouant au basket-ball, on améliore sa condition
physique générale. On brûle des calories, on renforce les muscles et on stimule le système
cardiorespiratoire.

 Bienfait mental:
Le basket-ball exige une concentration et une anticipation constantes, ce qui stimule
les fonctions cognitives. En planifiant des stratégies de jeu, en prenant des décisions
rapides et en développant son sens du placement sur le terrain, on améliore ses capacités
mentales.

 Bienfait émotionnel :
Le basket-ball peut être une source de plaisir, de satisfaction et de fierté. La
compétition saine et le dépassement de soi favorisent la confiance en soi et l'estime de
soi. De plus, jouer en équipe renforce les liens affectifs avec ses coéquipiers et développer
l'esprit d'équipe.

 Bienfait social:
Le basket-ball est souvent pratiqué en équipe, ce qui favorise les interactions sociales,
la collaboration et la communication. Il permet de rencontrer de nouvelles personnes, de
tisser des liens d'amitié et de se sentir partie prenante d'une communauté sportive.
En conclusion, le basket-ball est un sport dynamique et complet qui apporte de
nombreux bienfaits sur le plan physique, mental, émotionnel et social. Que ce soit en tant
que loisir ou en compétition, jouer au basket-ball peut contribuer à un mode de vie sain
et équilibré, tout en procurant du plaisir et des émotions positives.

i) LES CONTENUS PEDAGOGIQUES DU BASKET


Selon de dictionnaire, le basket-ball est un sport collectif de balle, qui se joue à la
main dont le but est de marquer plus de points que l’équipe adverse en marquant des

- 33 -
paniers, c’est-à-dire en faisant passer le ballon à travers un anneau placé à plusieurs
mètres du sol.
i. Historique et valeur du basket-ball :
Ce sport a été créé en 1891 par un prêtre chargé du sport dans une Université des
Etats-Unis (M. James NAIMSMITH à Springfield, USA), et le jeu développe toujours
des valeurs fondées sur le respect mutuel :
- Respect de l’adversaire (règle du non contact…),
- Respect des partenaires (sport collectif),
- Respect de l’arbitre (contestation d’arbitrage sanctionnée).
Ainsi, plusieurs principes de base sont essentiels à la pratique de ce sport :
- La notion de sport collectif : JOUER ENSEMBLE et,
- La notion de NON-VIOLENCE

ii. Règles du basket-ball :


Ce sport cherche à allier la course, l’endurance, les sauts et l’adresse en tentant de
marquer plus de paniers que son adversaire. Pour ce faire, cinq (5) règles principales sont
mises en place pour organiser le jeu :
1. Les sorties : Ne pas sortir de l’aire de jeu
2. Le « Marcher » : Obligatoirement dribbler pour se déplacer avec le ballon
3. La reprise de dribble : Ne pas dribbler, arrêter, puis reprendre son dribble ou
dribbler à 2 mains
4. La règle de non-contact : Ne pas entrer en contact avec ses adversaires
5. Le pied : Ne pas agir volontairement sur le ballon avec le pied

iii. La situation d’apprentissage :


Les trois (3) fondamentaux du basket sont : la passe, le Tir et le Dribble. Chacun
ayant bien entendu une multitude de techniques spécifiques à acquérir. La part des
fondamentaux dans l’apprentissage des jeunes joueur (ou des débutants) doit
être conséquente.

a. LA PASSE
Par définition, la passe :
- Est l’essence même du basket voulue par Naimsmith : idée de sport
collectif est l’action qui permet à 2 joueurs de se connecter, de s’échanger le ballon.

- 34 -
- Est le moyen le plus rapide pour emmener le ballon vers le cercle (Jeu de gagne-
terrain / jeu vers l’avant). La Passe est plus rapide que le dribble.
- Est la pierre angulaire de la mise en place collective.
- Peut souvent être opposée au Dribble : Sans dribble, le basket reste possible,
sans passe le basket devient quasi-impossible nécessité d’impliquer l’autre
(coéquipier).

 Les différents éléments techniques et tactiques vont composer la passe :


Emetteur et Récepteur doivent être sur la même longueur d’ondes tel que le timing
de passe et zone de réception (dans l’espace ou au niveau du corps : appel de balle)
 Trajectoire : Tendue (sèche), Rebond (à terre), Cloche (arc en ciel)
 Gestuelle de passe : Tenue de balle avec doigts et mains écartées, coudes écartés,
jambes écartées et fléchies, ballon à la poitrine, finition bras tendus, paumes de mains
vers extérieur.
 Réception : Voir (porteur) et être vu (appel de balle avec les mains/ paumes au
ballon au ballon). Recherche de stabilité (avec les appuis), Protection de la balle (à la
hanche) après réception.
 Variation sur les Captés : Réception à 2 mains (combiné avec arrêt), réception
à 1 main.
 Définir les distances de passes : Propres à chaque catégorie. Définir des passes
interdites en fonction du niveau de jeu (exemple : passe transversale interdite chez les
plus jeunes : problème de force).
 Lecture :
o Mouvement : Prendre en compte le déplacement du réceptionneur.
Apprentissage graduel :
1. A l’arrêt
2. A l’arrêt mais réceptionneur en mouvement
3. En mouvement mais réceptionneur à l’arrêt
4. Les 2 en mouvements
o Opposition : Notion de démarquage
C’est l’apprentissage du démarquage/réception et apprentissage de la passe sur
démarquage (passer à l’opposé du défenseur).
Notion de passe avec un défenseur : travail sur les appuis (protection) et
travail sur les feintes.

- 35 -
 LES DIFFERENTS TYPES DE PASSES
Passe directe
Passe désaxée
Passe dans la course
Passe dans le dos
Skip passe (passe au-dessus de la tête : type Laurent Sciarra)
Baseball passe (passe longue à une main)
Passe dans le dribble
Passe après dribble de fixation

 LES CRITERES DE REUSSITE D’UNE BONNE PASSE


Les critère de réussite varient selon les tranche d’age des élèves, mais généralement, les
critlères son les suivants :
- Prise d’informations (décodage, anticipation) Préparation (appuis et tenue de balle) et
Protection.
- Passe à l’opposé de la défense
- Précision : dans les mains de l’attaquant
- Timing : même endroit et même moment que le réceptionneur Force :
limiter le temps possible d’interception.

b. LE TIR
Le Tir :
 Doit être la concrétisation des efforts collectifs.
 Est le seul compartiment des fondamentaux qui fasse marquer des points : d’où
son importance dans les séquences d’entraînement (quantité et qualité).
 Est intimement lié à l’adresse : qui est parfois et rarement inné pour certains et
relative à de grandes répétitions avec une gestuelle efficace pour la majorité.
Etre adroit :
 C’est être capable de répéter un geste à l’identique, donc être capable d’avoir une
répétition de mécanique de tir efficace.
 Etre capable de juger rapidement de la distance avec le panier : avoir une prise
d’information préalable.

- 36 -
 Chez les jeunes, c’est savoir choisir un bon tir, c'est-à-dire savoir sélectionner ses
tirs : être capable de prendre un tir que l’on est capable de marquer (gestion de
l’opposition, de la distance, de l’angle de la vitesse d’exécution, de l’enjeu…)
 C’est être capable de posséder une bonne stabilité émotionnelle et une confiance
en soi : d’où l’importance d’encourager les joueurs et surtout les joueuses à prendre les
tirs ouverts.

 DIFFERENTS ELEMENTS TECHNIQUES VONT COMPOSER LE


TIR:
Appuis : Jambes écarts et fléchies, pied directeur légèrement avancé.
Tenue de balle : Une main tireuse (sous le ballon), une guideuse (sur le côté du ballon),
doigts écartés avec toute la palme des doigts en contact avec la balle, paume de main
décollée du ballon.
Armer : Ballon au sourcil côté fort, coude côté fort sous la balle, bassin pointé vers arrière
(notion de se glisser sous la balle).
Gestuelle : Poussée vers le haut (se grandir), poussée des jambes pour arriver à
l’extension complète, montée du coude vers le haut pour finir Bras tendu, poignet cassé
(les doigts dans le cercle).
Finition : bras tendu, fouetté du poignet qui reste cassé : effet rétroactif de la balle,
trajectoire haute (parabolique) de la balle. Conservation du bras tendu/poignet cassé après
lâcher de la balle pour fixer le geste.

 HIERARCHIE DES APPRENTISSAGES :


Travail de plain-pied : apprentissage de la tenue de balle et mécanique de tir de la main
tireuse.
Travail sur l’enchaînement arrêt-tir : apprendre à s’arrêter avec équilibre et stabilité et
enchaîner avec le tir. Travail sur l’enchaînement course- attraper- s’arrêter- tirer :
préparation des mains et prise d’information.
Travail sur l’enchaînement dribbler-s’arrêter-tirer.
Travail sur les sélections de tir : en ajoutant une opposition maitrisée.

On peut noter que les qualités inhérentes à tous les joueurs adroits
(Ray Allen, Steve Kerr …), c’est la capacité à prendre des informations très
tôt (avant réception de la balle), c’est une qualité de mécanique de tir et une

- 37 -
qualité d’appuis impeccables avec une finition longue (conservation du geste).
Ainsi, les élèves ne pourront progresser sur l’adresse qu’à la condition que
l’enseignant les aide à se doter d’une gestuelle efficace et d’une qualité d’appuis leur
permettant d’acquérir une bonne stabilité. Ensuite, la répétition des situations de tirs et
leur variété seront indispensables pour la progression des entraînés.
Les situations devront par la suite intégrer plusieurs composantes relatives au
match: la notion de vitesse de déclenchement, la notion de stress (enjeu et/ou opposition),
la notion d’opposition qui verra développer les qualités de sélections de tir.
Enfin, un joueur tirant peu à l’entraînement aura très peu de chance de développer
des qualités d’adresse (sauf exceptions) : L’adresse se travaille et ensuite s’entretient.

LE TIR EN COURSE
Le Tir en Course :
 Se veut être la recherche suprême des organisations collectives
 Est certainement le tir qui permet d’avoir le plus haut pourcentage de
réussite
 Permet de conserver le temps d’avance acquis dans le jeu et cherche à éviter les
retours défensifs
 Est une action motrice complexe : coordination des membres supérieurs et
inférieurs donc nécessite de nombreuses répétitions.
 Doit permettre de se rapprocher du cercle (dans la hauteur du moins)
en se servant de ses appuis et de son élan : recherche de verticalité.
 Doit permettre de tirer au contact des défenseurs.

 DIFFERENTS ELEMENTS TECHNIQUES VONT COMPOSER LE


TIR:
Appuis : rythmique des appuis : droite-gauche à droite su cercle et gauche-droite à gauche
du cercle. Premier appui long (talon-pointe), deuxième appui dynamique et explosif avec
montée du genou libre (recherche de verticalité.
Tenue de balle : Préparation des mains en « L » avec une main prête à tirer (sous le
ballon), une main « guideuse » (sur le côté du ballon), doigts écartés avec toute la palme
des doigts en contact avec la balle, paume de main décollée du ballon. Prise ferme du
ballon et protection (bras en bouclier). Faire coïncider prise de balle et pose du premier
appui. Chercher à éviter les effets de balancier du ballon lors de la pose successive des
appuis.

- 38 -
Armer : Montée de la balle sur le second appui
Gestuelle : Poussée vers le haut (se grandir), poussée des jambes pour arriver à
l’extension complète, montée du coude vers le haut pour finir Bras tendu, poignet cassé
(les doigts dans le cercle). Finition : Finition avec le bout des doigts, bras tireur en
extension.

 HIERARCHIE DES APPRENTISSAGES :


 Travail sur la rythmique des appuis
 Travail sur la recherche de verticalité
 Travail sur l’enchaînement dribble (fort) et tir en course.
 Travail sur les lâchers (push-up, lay-up, crochet…)
 Travail sur les différentes structures d’appuis (court-long, long-court, court-
court… décalés, one step…) Travail sur la gestion de l’opposition et du contact

Le travail d’apprentissage du tir en course est un travail long et fastidieux, c’est la


raison pour laquelle cet apprentissage doit être abordé très tôt dans la formation du joueur
(Mini-Poussins) et doit être omniprésent dans chacune des séances d’entraînement.
En outre, le fait que le jeu des plus jeunes soit constitué de beaucoup de jeu rapide
avec beaucoup de tirs sans opposition dans la rapidité, doit faciliter vos apprentissages
(remédiation immédiate). La complexité du geste nécessite évidemment beaucoup de
répétitions et de corrections techniques avant de pouvoir devenir efficace. L’ambidextrie
(utilisation des 2 mains) semble ici inévitable dès le plus jeune âge afin que le joueur
possède très tôt un éventail technique ne la handicapant pas pour la suite de sa carrière.
Un équilibre entre travail main forte et main faible doit impérativement être mis en
place.
Un travail sur la gestuelle de tir sera bien évidemment nécessaire au préalable et des
situations sollicitant la coordination segmentaire (type athlétisme) pourront venir à
l’enseignant d’aider à améliorer les performances des apprenants.

Le travail du tir en course permettra au maitre, tout d’abord de devenir efficace sur
les tirs de fin de contre-attaque et les tirs sans opposition.
Il permettra à l’enseignant de développer des qualités de coordination chez leurs
apprenants ainsi que développer les qualités d’explosivité qui sont essentielles au
basketteur. Ce travail vous permettra de mettre rapidement en valeur des élèves en
arrivant rapidement à une réussite intéressante.

- 39 -
c. LE DRIBBLE
Le dribble :
 Action première d’un enfant avec un ballon
 Action préjudiciable/néfaste à l’élaboration d’une organisation
collective
 Action bénéfique pour le développement moteur de l’enfant :
développement cognitif, développement de la coordination (dissociation segmentaire).
 Apprivoiser le ballon (lutter contre la peur du ballon).

Face à cela, la tâche est triple :


1. Développer la capacité à maitriser le ballon
2. Développer la capacité à prendre des informations dans le dribble (notion
d’esprit collectif), dissociation visuelle du ballon.
3. Développer la capacité à savoir utiliser à bon escient son dribble (savoir quand
dribbler, quand passer)
 Le dribble a été créé vers 1896 pour permettre aux joueurs de progresser vers la
cible sans marcher avec la balle Notion de jeu vers avant.
 Plus le niveau de jeu va s’élever, plus le dribble verra différentes formes se
développer :
Chez les jeunes : Dribble de contre-attaque principalement (60 à 70 % de jeu rapide)
Chez les adolescents : Dribble de percussion et dribble de protection (attente).
 Important de travailler l’ambidextrie dès le plus jeune âge tant que les défauts
ne pas ancrés.
A développer, à partir de Mini-Poussins :
 Port de tête haut,
 Dribble de CA
 Changement de main
 Changement de rythme
 Dextérité
 Arrêts
A partir de Poussins :
 Maitrise du dribble de CA et des changements de mains et de rythme
 Maitriser le dribble sous pression défensive

- 40 -
 Initiation aux départs en dribble, dribble de percussion Initiation au dribble
d’attente.
Travailler sur la hiérarchie des intentions suivante :
1. TIR 2. PASSE 3. DRIBBLER

j) LA SPECIFICITE DU BASKE EN CLASSE DE 9ème :


La spécificité du basket-ball enseignée en classe de neuvième peut varier en
fonction du programme d'études, des objectifs pédagogiques et des ressources
disponibles. Cependant, voici quelques éléments spécifiques du basket-ball qui peuvent
être enseignés à ce niveau :

 Règles du jeu :
Les élèves peuvent être initiés aux règles de base du basket-ball, telles que le
nombre de joueurs, les dimensions du terrain, les fautes, les violations, etc.
Fondamentaux techniques : Les élèves peuvent apprendre les techniques de base du jeu,
comme le dribble, le tir, les passes, le rebond, la défense, etc. Cela peut inclure des
exercices de pratique et des jeux de rôle pour améliorer la coordination et la maîtrise des
compétences techniques.

 Stratégies et tactiques :
Les élèves peuvent être initiés aux concepts tactiques du basket-ball, tels que les
positions de jeu, les schémas de mouvement, les systèmes défensifs et offensifs, la lecture
du jeu, etc. Cela peut également inclure des séances d'entraînement sur la prise de décision
et la résolution de problèmes dans le contexte du jeu.
Esprit d'équipe et fair-play : Les élèves peuvent développer des compétences
sociales, telles que la coopération, la communication, le respect des règles et des
adversaires, l'esprit d'équipe, etc. Le basket-ball peut être utilisé comme moyen
d'encourager la collaboration et le fair-play.

 Condition physique :
Les élèves peuvent améliorer leur condition physique générale en pratiquant le basket-
ball, en travaillant sur l'endurance, la vitesse, l'agilité, la force, etc.

Ces éléments spécifiques peuvent être enseignés de manière progressive et


adaptée aux capacités des élèves de neuvième année, en tenant compte de leur niveau
d'expérience préalable et de leur développement physique et cognitif. Il est important que

- 41 -
l'enseignant planifie des activités variées et engageantes pour favoriser l'apprentissage et
le plaisir de jouer au basket-ball.

k) INTERDISCIPLINARITE DU BASKET:
«
L’interdisciplinarité scolaire est une mise en relation de deux ou plusieurs
disciplines scolaires qui s’exerce à la fois sur le plan auriculaire, didactique et
pédagogique et qui conduit à l’établissement des biens de complémentarité ou de
coopération ou d’actions réciproque entre elle sous divers aspect …»14
C’est-à-dire qu’en parlant de cette interdisciplinarité, il y a au moins deux
disciplines qui se sont reliées à partir d’un unique objet de départ mais qui reflètent
l’acquisition de différents savoir ou savoir-faire qui se complète et exploite en même
temps en suivant une stratégie d’enseignement et le raisonnement logique
d’apprentissage. Une démarche interdisciplinaire consiste alors à établir entre des
apprentissages de nature différente, des points de rencontre ou de complémentarité.
Sur ce, nous pouvons parler d’interdisciplinarité pour le basket-ball car elle est
reliée à d’autres disciplines. Le basket-ball peut être lié à d'autres disciplines
d'enseignement de différentes manières, tels que :

o Mathématiques : Les mathématiques peuvent être intégrées au basket-ball en


utilisant des statistiques pour analyser les performances des joueurs et des équipes, en
utilisant les mesures du terrain pour calculer des distances ou des angles, ou en utilisant
des formules pour calculer des scores, des pourcentages de réussite, etc.
o Sciences : Les sciences peuvent être appliquées au basket-ball en étudiant la
biomécanique du mouvement pour analyser les actions techniques, en étudiant la
physiologie du corps humain pour comprendre les effets de l'exercice physique sur le
corps, ou en étudiant les principes de la gravité et de la cinématique pour comprendre les
trajectoires de la balle.
o Éducation à la santé : Le basket-ball peut être utilisé comme moyen de
promouvoir l'activité physique et la santé chez les élèves. L'enseignement du basket-ball
peut inclure des discussions sur l'importance de l'exercice, la nutrition équilibrée, la
prévention des blessures, etc.

14
Yves Lenoir, Lucie Sauvé. Interdisciplinarité scolaire et formation interdisciplinaire à
l’enseignement/Revue Française de pédagogie, n°125 ? octobre-novembre 1998. P. 109 - 146

- 42 -
o Études sociales : Le basket-ball peut être utilisé comme point de départ pour
l'étude de l'histoire du sport, en examinant son évolution, son impact culturel et social, ou
en analysant des événements marquants du basket-ball.

o Art et expression créative : Le basket-ball peut être assimilé à une forme d'art
du mouvement. Les élèves peuvent être encouragés à exprimer leur créativité à travers
des chorégraphies, des dribbles stylisés ou des mouvements originaux. De plus, l'art peut
également être intégré via la visualisation et la représentation graphique des stratégies de
jeu ou à travers la création d'affiches ou de vidéos promotionnelles pour un match.
Du côté de la Langue étrangère : Le basket-ball peut être utilisé pour l'apprentissage des
langues étrangères en utilisant des exemples de vocabulaire spécifique (comme les termes
de jeu, les positions

I.2.3. LA THEORIE DE LA FORMATION


D’après Françoise Clerc et Marguerite Altet, la formation professionnelle est très
importante à plusieurs égards :
D’abord, le passage du statut d’étudiant au statu d’enseignant n’est pas une chose
facile par le fait que : « Etre enseignant c’est probablement autant, savoir mobiliser les
connaissances acquises pour les adapter à toute situation, que savoir en permanence en
acquérir le nouvelles pour rester devant des demandes les plus inattendues. C’est
maîtriser suffisamment de techniques pour aider les élèves à s’approprier les savoirs et
les méthodes »15.
Ensuite, la formation doit servir à l’enseignant à se familiariser avec une profession
qu’il a eu l’occasion d’exercer ; et surtout d’après FRANÇOISE CLERC, « La formation
doit être une occasion de découvrir soi-même de réfléchir à son implication dans l’acte
éducatif »16. Cela veut dire que la réussite ou l’échec dépendent de l’enseignant et de
l’exercice de son métier dans son développement personnel.
Enfin, la formation doit lui permettre de constituer un bagage professionnel
suffisant en vue de prendre en charge le travail pédagogique. Il s’agit de la formation
initiale dans un centre de formation où l’enseignant apprend ce qu’il faut dans l’acte
d’apprentissage.

15
FRANÇOISE CLERC, Débuter dans l’enseignement, HACHETTE, 1995, P7
16
Ibid. P. 48
- Ibid. 190 -194
- http : www.ama »on.fr/Formation-professionnelle-des enseignants

- 43 -
L’auteur, MARGERITE ALTER, a choisi la formation développant la capacité
d’analyse, d’étude, d’explication de l’enseignant pour s’adapter à toute situation nouvelle.
Elle aide à la formation initiale et continue des enseignants. Elle prépare le futur
enseignant à s’adapter à tout type de situations éducatives rencontrées présentes et
ultérieures. L’auteur est contre le dogmatisme mais elle amène l’enseignant en formation
continue qui vise à apprendre, à analyser sa propre action, à améliorer sa pratique. Faute
de formation initiale, les compétences ne seront pas acquises par l’enseignant débutant.
Afin de pouvoir devenir un praticien professionnel, une expérience réelle, un laps
de temps de développement sont nécessaire. D’après Françoise clerc, « La
professionnalité se construit par l’action sur le terrain et par la réflexion théorique »17.
Cela signifie que le travail effectué doit être repris et analysé, évalué en repérant les
difficultés et/ou les obstacles en vue d’envisager des améliorations ou de fournir des
points d’appui pour les apprentissages ultérieurs.
Selon les auteurs, l’essentiel c’est que la formation mette en place des compétences
comme « Le savoir analyser » qui permettront l’enseignant de développer sa
professionnalité dans les années à venir, pour arriver progressivement à un niveau de
professionnalisme.
En bref, l’après ces auteurs, la théorie es basée sur l’analyse de la pratique par
l’enseignant. Au juste et à vrai dire, c’est à partir des expériences vécues que les
enseignants pourront développer leur profession.
Actuellement, le système de formation appliqué chez nous est basé sur le modèle
de formation centré sur l’analyse de la pratique pédagogique. Pourtant, il est important
de souligner que certains enseignants, selon leurs modes de recrutement, exercent leur
métier ont leur pratique sans avoir reçu la formation initiale. C’est le cas des enseignants
FRAM et quelques enseignants contractuels. Ils travaillent sur le peu de la formation
reçue pendant les journées pédagogiques.
En revanche, les enseignants sortant de l’Ecole Normale et des CRINFP ont reçu
de formation initiale en intra-muros et pratique pendant leurs stages en responsabilité. Or,
ils sont peu nombreux.
Ces faits susmentionnés expliquent la divergence des pratiques pédagogiques des
enseignants sur la conduite de leur apprentissage ainsi que le processus d’évaluation. Un

17
FRANÇOISE CLERC, Débuter dans l’enseignement, HACHETTE, 1995, P49

- 44 -
enseignant n’ayant pas de formation sur l’évaluation a du mal à réguler son
enseignement/apprentissage.
Par conséquent, aucune progression n’est constatée aussi bien chez l’enseignant que
chez les élèves. Ce qui fait que nous n’aurons pas un enseignement de qualité.
Heureusement, un dispositif de formation lié à la profession a été implémenté afin de
combler ces lacunes. Mais il s’avère indispensable d’améliorer son fonctionnement tant
sur les matériels qu’aux personnes ressources.
Après avoir travaillé sur le concept d’évaluation, l’historique du basket, du fiche
pratique du jeu de basketball et la théorie de formation basée sur l’analyse de pratique et
la réflexion sur la théorie, nous allons voir aussi les concepts : la pédagogie, pédagogie
par objectif, la compétence et la compétence de base.

I.2.4 DEFINITION DE QUELQUES CONCEPTIONS


a) La pédagogie par objectif :
Dans son article, Ralph TYLER affirme que « Les concepts d’objectif d’enseignement
apparaissent comme pré requis à tout acte d’évaluation »18. Cela signifie que les objectifs
et l’évaluation sont intimement liés par l’intermédiaire de méthodes pédagogiques.
Tout d’abord, nous allons élucider ce qui concerne la pédagogie. La PPO, dictée
par la loi N°9433 du 15 mars 199519 dans les programmes scolaires de 1997 a été
appliquée dans le système éducatif malagasy. Dans les programmes scolaires figurent les
divers objectifs, tels que les objectifs généraux, les objectifs et les objectifs spécifiques.
Dans son ouvrage, Robert F. Mager définit l’objectif comme « la description d’un
ensemble de comportement ou de performance dont l’étudiant doit se montrer capable
pour être reconnu compétent »20. Cela veut dire que l’objectif permet de d’écrire le
comportement que l’on désire obtenir chez l’élève. Pour formuler, il est inéluctable de
décrire de façon univoque le contenu de l’intention pédagogique et l’activité de
l’apprenant.
Les objectifs généraux constituent les programmes et définissent les connaissances
et les savoir-faire à acquérir à la fin d’une période donnée (Année scolaire/cycle). Ils sont
fixés à la fin de la cinquième année du primaire, à la fin de chaque classe et chaque
discipline. C’est aussi l’enseignant de les traduire en objectifs spécifiques ou

18
GENEVIEVE Meyer, Evaluer : Comment ? Pourquoi ? Hachette, PUF, Paris, P17
19
Loi N°94033 du 15 mars 1995 Portant l’orientation du système d’éducation à Madagascar
20
R.F. Mager, Comment définir les objectifs pédagogiques ? BORDAS, Paris, 1990, P.5
- FRANÇOISE Clerc, Débuter dans l’enseignant, HACHETTE, Paris, 1995, P.196 – 196
- VIVIANE DE LANDSEERE, Définir les objectifs de l’Education, P. 11

- 45 -
opérationnels. En fait, l’objectif général désigne une des finalités globales du programme
dans une ou plusieurs disciplines.
Par définition, l’objectif spécifique ou opérationnel est un énoncé clair, univoque,
précise simple pour être compris par l’élève. Il décrit le comportement observable,
mesurable et vérifiable ; il s’exerce sur le contenu, c’est-à-dire sur le savoir, le savoir-
faire et le savoir être.
En termes d’apprentissage, l’objectif opérationnel est utile afin de permettre à
l’enseignant d’élaborer une démarche didactique, à éclairer l’activité mentale à solliciter
(démarche d’apprentissage) et à évaluer les connaissances. La tâche primordiale de
l’enseignant sera alors de respecter minutieusement les règles de formulation des
objectifs.
Dans cette optique, il est également important de définir avec précision les objectifs
quels qu’ils soient afin de pouvoir évaluer dans quelle mesure l’élève est capable de
progresser dans le sens voulu. Cependant, il est important de souligner que différents
changements ont été constatés au niveau de l’enseignement selon les régimes politiques
en vigueur.
Pensons maintenant à l’étude de compétences.
b) La compétence :
Par définition, « C’est la mobilisation d’un ensemble intégré de savoirs, de savoir-faire
et savoir être pour résoudre une situation problème »21. A ce propos, il est important de
souligner que la compétence s’exerce en situation, tandis que la capacité s’exerce sur les
objectifs ; un autre concept qui mérite aussi d’être souligné est la « compétence de base »

c) La compétence de base :
« C’est une compétence nécessaire pour continuer les apprentissages de l’année
suivante »22. En revanche, une compétence qui engobe les acquis durant une année
scolaire s’appelle l’Objectif Intermédiaire d’Intégration ou « O.I.I. » et l’ensemble des
compétences acquises dans un cours est appelé l’Objectif Terminal d’Intégration ou
« O.T.I. »
Tout dernièrement, nous avons instauré une reforme aussi bien sur le système
éducatif que sur les programmes scolaires ; plusieurs termes y sont utilisés mais ce qui
touche notre recherche est le terme « attente »

21
Extrait de document APC, ORE-UQAM
22
Extrait de document APC, ORE-UQAM

- 46 -
En bref, les objectifs indiquent les buts et les résultats que l’on s’efforce à atteindre
par le biais de la formation scolaire. Ce sont les objectifs qui déterminent la sélection de
contenus, des activités d’apprentissage et les approches méthodologiques. Ils doivent
permettre de répondre aux besoins réels de formation d’une population dans un contexte
socioculturel en rapport avec la politique éducative.
Pour conclure, la PPO permet à l’enseignant de rendre efficace l’enseignement en
l’aidant à la planification des cours, en choisissant les démarches et les moyens
d’enseignement adaptés aux objectifs visés ainsi que l’évaluation de ses leçons.
Passons maintenant à la spécificité du basket en classe de 9ème.
La pédagogie générale et le basket s’inscrivent dans une gestion du désir
d’enseigner et du désir d’apprendre, le tout médiatisé par la motivation. Cela signifie que
l’apprentissage proposé doit avoir un sens aux élèves. De plus, celui-ci doit répondre aux
besoins et aux intérêts des élèves.
Puisque notre travail concerne la classe de 9ème, cela touche surtout les enfants de 8
à 9 ans en particulier, « Les enfants de cet âge ont besoin de grandir, de s’ouvrir aux
autres et au monde et de s’organiser dans le travail »23. Un des besoins fondamentaux
qui mérite d’être souligné est le besoin d’activité. Chez un enfant en bonne santé, la forme
d’activité essentielle est le jeu. C’est en jouant que l’enfant prend conscience du réel qu’il
s’implique dans l’action. Bref, c’est avec l’activité ludique que l’enfant apprend de façon
individuelle ou autonome et il se sent responsable.
Profitons à ce tranche d’âge le jeu de basketball, cette activité figure dans le
programme scolaire de 9ème. A cette classe, les élèves initient à la notion de base du
basket. La passe est parmi l’un des activités le plus praticable dans la discipline APSE.
On entend souvent ce terme en pratiquant le hand-ball, le football, le volley-ball mais ce
qui différencient n’est que le critère d’évaluation. Donc, la passe est praticable du système
d’évaluation tout en utilisant des matériels et/ ou supports y afférents. A ce propos, nous
prenons l’exemple une fiche d’activité de découverte de passe.

d) Une fiche d’activité :

23
Le journal la PLUME N°16 P.7

- 47 -
LES ECHANGES
Objectif : Apprentissage de la gestuelle de passe
ORGANISATION
2 joueurs face à face à 2 ou 3 mètres d’intervalle
Se servir des lignes du gymnase comme repères
1 ballon pour 2
1er Temps : S’échanger le ballon 20 fois sans faire tomber la balle au sol
2ème temps : S’échanger le ballon et le faire passer dans son dos (dextérité) à réception
3ème temps : Se passer le ballon en évitant le défenseur (plots)
CONSIGNES TECHNIQUES
Poser 4 questions aux joueurs :
1. Comment dois-je tenir la balle ?
Mains écartées derrière le ballon, coudes écartés,
ballon à la poitrine, pieds écartés.
2. Quel geste dois-je effectuer pour passer ?
Finition bras tendus, paumes de main vers extérieur,
idée de jeter les doigts au visage du coéquipier. Le
ballon reste toujours devant la poitrine (jamais sur le
côté)
3. Quelle trajectoire et quoi viser ?
Trajectoire tendue (passe forte), viser la poitrine,
Passer quand le réceptionneur me regarde.
4. Quelle position pour le réceptionneur ?
Mains au ballon (paumes), offrant une cible (de la
taille d’un ballon), au niveau de la poitrine, doigts
vers le haut.
3éme temps : passe désaxée
Se servir du pied de pivot pour se décaler :
Exemple : pour passer main droite, décaler son pied
droit. Ballon sorti loin du corps, passe à une main
avec la main derrière le ballon, fouetté du poignet.

- 48 -
Trajectoire : à rebond (plus loin que les plots pour
que le ballon monte dans les mains du
réceptionneur) ou directe.
Evolutions
Augmenter les distances de passes en reculant les réceptionneurs : ce qui permettra d’aborder
l’utilisation des appuis (tomber sur un pied lors de la passe) pour gagner de la force, et le
baseball passe (passe à une main avec armé à l’oreille et pied opposé au bras lanceur en avant).
On cherchera systématiquement une trajectoire tendue pour conserver 2 critères :
FORCE ET PRECISION
Ajouter un défenseur entre les 2 : travail sur les feintes de passes, la protection du ballon et
sur l’ouverture des angles de passes pour le réceptionneur : le réceptionneur devra bouger pour
pouvoir offrir un angle de passe ou il y a moins d’opposition (CF schéma). Il est intéressant de
demander prioritairement au défenseur de défendre sur le porteur de balle.

Du côté des apprenants, les clés de réussit sur cette apprentissage n’est que le
respect des consignes posés par l’enseignant. D’autres côtés, la qualité de réussite de
l’enseignement est basée sur le niveau technique d’organisation. Donc, il faut suivre le
plus près possible le respect de la règle de jeu et sans oublier de tenir compte la technique
gestuelle des élèves. Donc, déduisons ci-après les astuces du critère d’évaluation.

Tableau N°7 : Critère et indicateur de réussite

CRITERE D’EVALUATION INCICATEUR DE RUSSITE

- Mains écarté derrière le ballon,


- Coudes écartés
Tenue de la balle
- Ballon à la poitrine
- Pieds écarté

- Finition bras tendus,


Gestuelle de passe - Paumes de main vers extérieure,
- Idée de jeter les doigts les visages du coéquipier

- Trajectoire tendue
Trajectoire du ballon - Viser la poitrine
- Passer quand le réceptionneur est prêt.

Position du réceptionneur - Mains au ballon (paume),

- 49 -
- Offrant une cible (de la taille de ballon),
- Au niveau de la poitrine et
- Doigt vers le haut.

Source : Fiche de préparation


Ceci, les critères d’évaluation sont des séries de questions posés par l’enseignant
pour guider les apprenants vers l’objectif signalé auparavant. Donc, le mode/type de
question posée varie selon la nature d’activité en question. Mais, ce qui est des indicateurs
de réussite en basket, sont des résultats des questionnaires que l’enseignant organise.
Comme instrument, les élèves exécutent la tâche en exercice.
Plusieurs activités variées peuvent être utilisées pour évaluer le basket mais le choix
de celles-ci dépend des besoins et intérêts des apprenants pour qu’il y ait réellement
apprentissage. Le vrai apprentissage se justifie par l’harmonisation de l’objectif-méthode
/activité-évaluation. C’est ce qu’on parler sur triple cohérence.
A ce propos, il est nécessaire d’expliciter le terme « triple cohérence »

e) La triple cohérence :
La triple cohérence dans une séance d'enseignement/apprentissage en classe fait référence
à l'harmonie entre trois éléments principaux, tels que les objectifs d'apprentissage, les
activités d'enseignement et les évaluations.
Les objectifs d'apprentissage décrivent ce que les étudiants doivent être capables
de faire à la fin de la séance. Ils doivent être clairs, spécifiques, mesurables et pertinents.
Les objectifs orientent les activités d'enseignement et guident les évaluations. Par
exemple, l'objectif peut être "Les étudiants doivent être capables de résoudre des
équations quadratiques par factorisation".
Pour ce qui est des activités d'enseignement, les activités d'enseignement sont les
moyens utilisés pour aider les étudiants à atteindre les objectifs d'apprentissage. Elles
peuvent inclure des présentations magistrales, des discussions en groupe, des travaux
pratiques, des projets, etc. Les activités doivent être adaptées aux objectifs et aux besoins
des étudiants, et permettre leur engagement actif dans le processus d'apprentissage.
Évaluations : Les évaluations sont des outils utilisés pour mesurer les progrès des
étudiants par rapport aux objectifs d'apprentissage. Elles peuvent prendre différentes
formes telles que des tests, des devoirs, des projets, des présentations, etc. Les évaluations
doivent refléter les objectifs d'apprentissage et les activités d'enseignement, et fournir des

- 50 -
informations sur les forces et les faiblesses des étudiants afin d'adapter l'enseignement en
conséquence.

La cohérence entre ces trois éléments est essentielle pour une séance
d'apprentissage efficace. Lorsque les objectifs d'apprentissage, les activités
d'enseignement et les évaluations sont alignés, les étudiants sont mieux en mesure
d'acquérir des connaissances et de développer des compétences de manière significative.
Cela favorise également une progression cohérente dans l'enseignement et
l'apprentissage.
Après la cohérence, il important de rappeler aussi les idées base de la « méthode »

f) La méthode
D’après Noël NGOULO, « La méthode et les techniques d’enseignement sont un
ensemble intégré de procédé pédagogiques utilisées par un enseignant dans le but de
transmettre des informations et de susciter le développement d’habileté chez les élèves»24.
Cela signifie que la méthode constitue une condition incontournable et nécessaire à
l’acquisition des savoirs. Elle consiste à provoquer et à stimuler la curiosité et les intérêts
des élèves.
En général, « la méthode signifie ensemble de démarches, des procédés et des
stratégies que l’on suit pour parvenir à un but »25
Aussi, elle est sous-entend un point de départ et une fin. Il y a un champ à parcourir,
un chemin à suivre des étapes à poursuivre auxquels nous devons se former. D’autant
plus, elle est une manière de raisonner, d’organiser la pratique pour atteindre les objectifs
définis « Elle apparaît comme une manière de gérer le triangle pédagogique (pédagogie-
apprentissage-didactique) ».26
Face à cette situation, il faut que l’enseignant travaille avec méthode. C’est-à-dire,
qu’il trace au préalable la voie qui permet de progresser vers une véritable connaissance.
En somme, la méthode est une ligne directrice pour conduire à un véritable apprentissage.
De ce fait, la tâche primordiale de l’enseignant est de préparer minutieusement son
enseignement/apprentissage. Cette préparation le rend méthodique. Et par sa méthode,
« L’enseignant doit offrir à ses élèves un maximum d’occasions de construire leurs
connaissances aussi bien à l’école qu’en dehors de ses murs »27

24
Noël NGOULO, Qu’est-ce que la didactique des disciplines ?
25
GASTON MIALARET, Notre beau métier, Edition Saint Paul, 1964
26
Patrice PELPEL, Se former pour enseigner, Bordas, Paris, 1986, page 50.
27
OP Cit.

- 51 -
De cette raison, il est essentiel de varier les méthodes d’enseignement. La méthode
qui convient à l’enseignement primaire est celle qui fait intervenir tour à tour l’enseignant
et l’élève. Prenons l’exemple de la méthode active, faisant appel à l’effort de l’élève
associant celui du au maître.
Par définition, la méthode active est une méthode centrée sur des activités
permettant aux élèves de construire eux-mêmes leurs connaissances. Le principe
fondamental de celle-ci est de faire acquérir de savoirs et de savoirs faire aux apprenants
en leur proposant des activités tenant compte de leurs aspects psychologique, de leurs
besoins et leurs intérêts).
A propos de la méthode active, Antoine PROST recommandait : « A peine
d’échouer, le maître ne se contente pas de donner des informations sur la façon d’utiliser
les informations (conseil pratique). Il surveille la façon dont les élèves construisent leurs
savoirs. Il organise les étapes de ce processus, il en contrôle les résultats, il en rectifie
les cous »28
Donc, la méthode active apporte aux élèves la motivation pour apprendre
l’habitude de résoudre des problèmes de la vie quotidienne. Aussi, elle rend l’élève
autonome et favorise la relation avec autrui. Pour ce faire, l’utilisation de variété de
techniques pédagogiques actives s’avère indispensable, tel le travail de groupe ou travail
individuel et même le travail collectif.

I.2.5. RAPPORT DES RESULTATS DE RECHERCES


Durant la première descente sur terrain, nous avons effectué des observations, des
entretiens et des enquêtes, aux enseignants. Nous avons constaté que les enseignants ont
de difficulté sur la conduite de la leçon, notamment la pratique d’évaluation à des
disciplines enseignés en classe. Là, nous avons remarqué que la quasi-totalité des
enseignants n’ont jamais reçu la formation sur la pratique d’évaluation des acquis des
apprenants dans une séance de l’enseignement/apprentissage. De plus, l’encadrement est
insuffisant pour la plupart de ces enseignants. En effet, ils font leurs tâches par routine,
voire laisser-faire et laisser-aller, sans tenir-compte sur le niveau d’acquisition des élèves.
Du côté des élèves, ils se contentent de remplir leurs cahiers de leçon par des traces écrits.
Autre que cela, les enseignants n’utilisent pas leurs emplois du temps comme tel
qu’il est. Ils ne respectent pas les horaires spécifiques pour chaque discipline : dépourvu
de quelques activités sur la discipline APSE. Vu ces défaillances, nous avons réalisé une

28
A.J.C. Bertrand, Le guide des instituteurs.

- 52 -
formation sur le thème « Evaluer les acquis des apprenants dans une séance de
l’enseignement/apprentissage en classe de 9ème. Cette formation vise aux enseignants
d’éveiller l’esprit des enseignants sur l’importance d’évaluation lors d’une animation
dans une séance de l’enseignement en classe. Non seulement çà, cette formation
conscientise les enseignants à la remise en question sur le niveau d’acquisition des élèves.

Après la formation, nous avons encore effectué la deuxième visite .Nous avons
fait le suivi et encadrement pour les enseignants cibles .Nous avons remarqué le
changement au niveau des pratiques des enseignants et la participation active des
apprenants s’est améliorée par toute discipline. Par exemple : les étapes de la conduite de
la leçon sont respectées, utilisation documents et des matériels didactique et la variation
de technique d’animation.
Enfin, l’évaluation du projet professionnel nous présente une progression des
compétences des enseignants car 70,06% sont des niveaux satisfaisant. Alors, pour
connaitre le fond de la réalité existante dans les enseignants cibles, nous allons confronter
les résultats de notre recherche avant la formation, à l’évaluation du projet et à la
recherche du mémoire professionnel.

I.2.6. CONFRONTATION DES RESULTATS DE RECHERCHE ET PRISE


DE POSITION POUR ANALYSER LA PRATIQUE
Pour bien expliquer les résultats de notre recherche, il est important de présenter
l’écart de niveau des compétences des enseignants comme suit :

Tableau n°8: Confrontation des résultats de recherche


AYANT N’AYANT PAS
RESPECTE LES RESPECTE LES
NOMBRE ETAPES ET ETAPES ET
DEMARCHES A DEMARCHES A
PERIODE D’ENSEIGNANTS- SUIVRE POUR SUIVRE POUR
CIBLES CONDUITE DE LA CONDUITE
OBSERVES L’E/A DE L’E/A
Nombre % Nombre %
AVANT LA Observation
16,66
de classe 24 04 20 83,33%
FORMATION %
Suivi et 15
APRES LA 24 62,50% 09 37,50%
encadrement
FORMATION Evaluation
24 17 70,83% 07 25,93%
du projet
13 54,16% 13 54,16%
ECART
Donc, le taux de réussite de ce projet est de 54,16%

Source : synthèse de grille d’observation de classe

- 53 -
Nous tenons à préciser que la formation dispensée aux enseignants a apporté un
changement assez satisfaisant dans l’attitude des enseignants, c’est-à-dire si :
▪ Avant la formation, 04 enseignants sur 24, soient 83,33 % respectent les
étapes et démarches à suivre pour la conduite d’une séance contre 20 enseignants sur 24,
soient 83,33 %.
▪ Après la formation, sur même nombre d’enseignants, 15 ayant respecté les
étapes et démarches à suivre, soient 62,50% et 09 n’ayant pas respecté les étapes et
démarches à suivre les unités didactiques, soient 37,50%.
▪ Partant de l’évaluation de la formation, les résultats continuent encore une
évolution croissante. Alors, 70,83% des enseignants respectent les démarches face aux
25,93% qui n’ont pas respecté les étapes et démarches à suivre pour la conduite de
l’enseignement/apprentissage. Donc, l’écart de l’évolution de la compétence des
enseignants a un taux de 54,16%. Cette valeur est assez importants que ce soit avant la
formation et à la réalisation du mémoire.
En ce qui concerne la pratique d’évaluation, les enseignants ont assez de
connaissance sur la notion générale sur le terme « évaluer », mais la connaissance pratique
acquis de ce terme par l’expérience pose encore des fardeaux de problèmes. Ainsi, des
incertitudes sont liées sur la pratique de d’évaluation diagnostique/prédictive et formative
dans les étapes d’une séance de l’enseignement/apprentissage.
Pour franchir le seuil maximal des résultats, nous devons continuer la
formation sur la pratique du basket, car, à cette activité, les indicateurs d’évaluation sont
palpables. On se joue le basket avec la main suivi de différentes tactiques gestuelles, mais
aussi des avantages sur le développement psychomotrice ainsi que des processus mentaux
de l’enfant depuis la troisième année de son enfance. A cette occasion, nous pouvons
discerner les différents types d’évaluation à l’usage pratique.
Autre que cela, notre formation sera bénéfique sur la professionnalisation du
métier enseignant parce qu’ils n’ont jamais pratiqué l’enseignement du basket dans la
APSE. C’est une occasion idéale pour eux d’apprendre les technicités de base du basket
ainsi que sa didactique spécifique. D’où le thème de notre projet de mémoire est :
« Importance de la formation professionnelle des enseignants sur la pratique
d’évaluation des acquis des apprenants dans une séance de l’E/A en classe de 9ème »

- 54 -
CONCLUSION DE LA PREMIERE PARTIE
La première partie est consacrée à explication du champ d’investigation et du
cadre théorique de référence. Sur le champ d’investigation, nous avons évoqué le plan
global de l’endroit de recherche. La délimitation géographique, ensuite la situation
économique et sociale éducative qui nous a permis de voir en gros la situation générale
de la CISCO d’Antsiranana I et les trois ZAP cette CISCO accompagnées par ces dix-
sept écoles primaires public.
Notre travail consiste à l’élaboration du cadre théorique de référence. Là, nous
avons situé le contexte de notre recherche. Nous avons évoqué les raisons qui nous ont
poussés à choisir ce sujet. Nos constatations durant le stage en responsabilité ainsi que
la description de la situation ont été aussi évoquées.
Ensuite, nous avons entamé la sous-partie de notre recherche qui concerne le cadre
théorique de référence. Il nous a permis de guider et canaliser notre étude. Notre travail a
mis l’accent sur les concepts : « d’évaluation », de la « pédagogie par objectif » sur
lesquels repose la théorie de « la formation professionnelle des enseignants ». Le tout est
centré sur la didactique du basket, discipline APSE en classe de 9ème.
Finalement, nous avons essayé de voir le concept « triple cohérence » et
« méthode ». A ce propos « La cohérence didactique permet aux élèves de construire des
ponts entre les différentes notions et de mieux assimiler les connaissances »29. Et
ARISTOTE nous dit : « La méthode, à condition qu’elle soit comprise par l’élève est si
possible trouvée par lui, est donc ce qui lui permet de prendre en main son propre
apprentissage »30
Tout cela nous amène à conclure que la réussite d’un apprentissage dépend de la
cohérence entre « objectif – méthode – évaluation ». Ils sont intimement liés ; s’il y a une
rupture entre eux, l’enseignement/apprentissage perd de son efficacité.

29
GTP. Anonyme
30
OP Cit. OLIVIER, Qu’est-ce qu’apprendre ? PUF L’éducateur, 1993, P. 40

- 55 -
DEUXIEME PARTIE
ILLUSTRATION DE LA DEMARCHE
METHODOLOGIQUE, ANALYSE DE LA SITUATION ET
INTERPRETATION DES RESULTATS POUR VERIFIER
L’HYPOTHESE

- 56 -
III. ILLUSTRATION DE LA DEMARCHE METHODOLOGIQUE,
ANALYSE DE LA SITUATION ET INTERPRETATION DES
RESULTATS POUR VERIFIER L’HYPOTHESE
II.1. RAPPEL DE L’HYPOTHESE ET DE L’OBJECTIF DE LA RECHERCHE :
En réalité, les enseignants affrontent tant de difficultés au cours de la pratique de
classe. Le présent mémoire professionnel est conçu dans le but de les aider à surmonter
les problèmes et améliorer leurs compétences.
Dès le début, nous avons émis comme hypothèse que la non maîtrise d’évaluation
sur la didactique du basket en cours élémentaire pourrait être due de l’insuffisance de
formation et d’encadrement pédagogiques sur cette discipline. Plus les enseignants ne
sont ni formés ni encadrés, plus ils ne respecteront pas les étapes de la leçon. Ils
n’arriveront pas non plus à bien préparer une séance comme il faut ni déterminer les
avantages de cette dernière.

Si les apprenants ne bénéficient pas des avantages du basket, c’est parce que les
méthodes utilisées par les enseignants n’étaient pas adéquates. Alors, nous avons supposé
que des formations initiales et continues renforcées par des encadrements pédagogiques
périodiques s’avèrent indispensables pour résoudre cette situation. Notre objectif est de
former les enseignants sur la pratique d’évaluation des acquis dans une séance de
l’enseignement/apprentissage du basket en classe de 9ème. Pour que tout cela soit mis en
évidence, nous allons illustrer toutes nos méthodes que nous avons évoquées dans la
méthodologie de la recherche.

II.2. ILLUSTRATION DE LA DEMARCHE METHODOLOGIQUE :


Par définition, la méthodologie se définit comme l’étude des méthodes propre à une
science. C’est aussi la procédure instrumentale qui permet de recueillir des informations.
Faire une recherche exige une méthodologie d’approche adéquate en vue d’une
présentation scientifique et résultats fiables. Dans le cadre notre étude, nous avons eu
l’occasion de procéder au moyen des observations, des enquêtes, des entretiens et des
interviews.

a) L’observation :
Dans notre domaine, l’observation est l’action d’examiner une pratique de classe.
D’après DE KETELE : « Observer est un processus incluant l’attention volontaire et
l’intelligence orientée par un objectif terminal ou organisateur et dirigé sur un objet

- 57 -
pour en recueillir des informations ». 31Une bonne observation demande la
concentration à un sujet bien déterminé. Là, l’observateur a préconisé préalablement les
critères et les indicateurs dans sa grille. Alors, cette observation de classe nous permet
d’identifier et de détecter les problèmes des enseignants au cours de
l’enseignement/apprentissage de l’APSE. Pour ce faire, nous avons évidemment utilisé
des grilles d’observation.

b) L’enquête :
Selon Larousse « enquête » signifie étude d’une question par l’accumulation des
témoignages et d’expérience.
D’après DE KEELLE
« C’est une étude d’un thème précis auprès d’une population dont on détermine un
échantillon afin de préciser certains paramètres »32.
Des enquêtes ont été faites auprès des acteurs de l’éducation à savoir les 13
enseignants titulaires de la classe de 9ème et 6 Dirécoles les ZAP de la CISCO
d’Antsiranana I. pour la mise en œuvre de celles-ci, nous nous sommes déplacés et nous
avons expliqué le motif de notre rencontre « L’amélioration qualitative de
l’enseignement/apprentissage ». Ensuite, nous avons posé une série de questions à propos
de leurs connaissances sur l’évaluation.
Par ailleurs, nous avons utilisé un autre outil de recherche comme « l’entretien »

c) L’entretien
Le mot « entretien » se définit comme un échange de propos entre deux ou plusieurs
personnes.
Selon le dictionnaire Le pet Larousse, « C’est un bon moyen d’investigation sur les
représentations des individus concernant une situation donnée »33.
Quant à DE KETELE, « C’est une méthode de recueil d’information qui consiste à
des entretiens oraux individuels ou groupes aux plusieurs personnes sélectionnées
soigneusement, afin d’obtenir des informations sur les faits ou des représentations dont
on analyse le degré de pertinence, de la validité, de fiabilité au regard des objectifs de
recueils d’informations »34.

31
DE KETEKE, Xavier Roegiers, Méthodologie du recueil d’information, De Boeck Université, 1989
32
DE KETEKE, Xavier Roegiers, Méthodologie du recueil d’information, De Boeck Université, 1989,
P.39
33
Dictionnaire Le Petit LAROUSSE, BORDAS, Edition 2000, 390
34
DE KETEKE, Xavier Rogier, Méthodologie du recueil d’information, De Boeck Université, 1989
- 58 -
Pour ce faire, des rendez-vous ont été pris auprès des différentes entités concernées.
Quatre types d’entretien ont été fait.
 L’entretien auprès des enseignants titulaires de la classe de 9ème :
L’entretien avec treize (13) enseignants de la classe de CE nous ont permis d’obtenir
les réponses à la question suivante : « Les élèves en classe de 9ème sont-ils capables en
basket ? »
 L’entretien auprès des Dirécoles :
L’entretient auprès des six (6) Dirécoles est axé sur la question ci-dessous :
« Les enseignants maîtrisent-ils l’apprentissage du basketball surtout l’évaluation ?
 L’entretien auprès des chefs ZAP :
Lors de l’entretien face aux chefs ZAP, nous avons posé comme bases des questions :
« La pratique pédagogique des enseignants est-elle pareille ? »
 L’entretien auprès du conseiller pédagogique où la question la question posé est
analogue à celle du chef ZAP.

d) Interview :
Pour avoir plus d’informations, nous avons besoin d’interview. L’interview est un
mot anglais prêté par les Français. Cela veut dire que « l’entrevue ». LAROUSSE la défini
comme : « L’entretien avec une personne pour l’interroger sur ses actes, ses idées, ses
projets, afin soit d’en publier ou diffuser le contenu, soit de l’utiliser aux fins d’analyses
(enquête d’opinion »35. Nous avons réservé cette méthode pour les parents d’élèves parce
qu’il y avait des parents illettrés.
Bref, les méthodologies utilisées vont nous permettre de recueillir les informations
qui serviront à vérifier les hypothèses et de proposer des solutions plus pertinentes.
En plus de ces quatre techniques de recueil d’information, nous avons aussi effectué
des observations indirectes, entretien globale face aux élèves et de l’entretien virtuel avec
des populations cible de classe. De ce fait, il est important d’expliciter ces trois formes
d’entretien.

e) Observation indirecte :
L'observation indirecte des données dans un mémoire professionnel fait référence à
la collecte d'informations à partir de sources secondaires ou de documents existants,
plutôt que par une observation directe sur le terrain. Cela peut inclure l'analyse de

35
Dictionnaire, Le Petit Larousse illustré, édition 2020
- 59 -
rapports, d'études de cas, de statistiques, de publications scientifiques, d'archives,
d'enquêtes antérieures, etc. Cette méthode permet d'obtenir des données pertinentes et
fiables pour étayer les arguments et les conclusions présentés dans le mémoire
professionnel.
Pour le nôtre, nous avons fait l’observation indirecte à partir de la consultation de
FPE, de fiche de préparation et de registre de notes auprès des directeurs d’écoles. A cette
occasion, nous avons pu connaître les statuts professionnels des enseignants ainsi que
leurs expériences à ce métier.

f) Entretien globale :
L'entretien global des élèves d'une classe fait référence à une démarche d'évaluation
ou d'échange qui vise à prendre en compte et à analyser l'ensemble des aspects de la vie
scolaire des élèves, au-delà de leurs performances académiques.
Cet entretien peut inclure des discussions sur leurs résultats scolaires, leurs
comportements, leurs relations avec les autres élèves et les enseignants, leur motivation,
leur bien-être émotionnel, leur implication dans les activités extrascolaires, etc. L'objectif
est de mieux comprendre les besoins et les attentes des élèves, de les accompagner dans
leur développement global et d'améliorer leur expérience éducative.

g) Entretien virtuel :
Un entretien virtuel est un type d'entretien qui se déroule à distance, généralement
à l'aide d'une technologie de communication en ligne telle que la visioconférence ou le
téléphone. Contrairement à un entretien en personne, où les participants se rencontrent
physiquement dans un même lieu, un entretien virtuel permet aux personnes de
communiquer et d'interagir à distance.

Bref, les techniques de recherches utilisées ci-dessus sont donc une opération de
filtrage et de sélection d’informations précises en vue d’analyser un ou plusieurs
problèmes pédagogiques. Ils sont axés sur la pratique de classe des enseignants que des
autres personnages.
Rappelons que l’objectif de notre étude consiste à apporter une amélioration
qualitative de l’enseignement/apprentissage et notamment dans la mise en œuvre de
l’évaluation des acquis dans une séance de basket afin que celui-ci soit maîtrisé et facilite
l’apprentissage des autres disciplines.

- 60 -
Pour mieux saisir les réalités concrètes et cerner notre recherche sur l’étude critique
de l’évaluation dans l’apprentissage du basket-ball, nous avons effectué des observations
de classe auprès de 13 enseignants. Ces enseignants ont des statuts professionnels
hétérogènes car, ils sont composés de l’engagement de FRAM, sortant du CRINFP et les
bénévolats. Les bénévolats sont des enseignants qui travaillent sans engagement du
FRAM et même de l’Etat. Comme les enseignant FRAM et lesdits bénévoles ne sont pas
fréquenté le centre de formation.
Ces observations de classe ont été réalisées afin d’obtenir des informations et
indicateurs qui nous ont permis de vérifier l’hypothèse émise, tels que l’examinassions
des activités de l’enseignant et celles des apprenants dans le cadre de la pratique
d’évaluation, voire les types d’évaluations utilisés en basket en classe de 9ème ainsi que
l’harmonisation « objectif-méthode/activité-évaluation ». Certes, nous avons utilisé des
grilles d’observation.

II.3. L’ANALYSE DE LA SITUATION


a) Evolution du nombre d’établissements scolaires
Tableau n°9 : Evolution du nombre d’établissements scolaires depuis l’année scolaire
2018-2019 jusqu’à 2021-2023

Année scolaire 2018-19 2019-20 2020-21 2021-22 2021-23

SECTEUR PUBLIC 23 23 24 24 24

SECTEUR PRIVE 72 83 94 100 101

ENSEMBLE 95 106 118 124 125

Source: CISCO ANTS IRANANA I/DPL


Durant ces cinq dernières années, le nombre d’établissement scolaire n’a pas cessé
d’accroître dans la CISCO ATSIRANANA I, allant de 95 établissements en 2018-2019 à
125 en 2021-2023. Cette augmentation est plus accentuée dans le secteur privé que dans
le secteur public. Dans ce dernier, le nombre reste instable durant les quatre premières
années, seulement en 2021-2022 qu’on observe la création d’un nouvel établissement
scolaire public. Contrairement à cela, le secteur privé a connu une grande variation durant
notre période d’étude.

- 61 -
b) Effectif des élèves dans les écoles primaires public et primaire privés :

Tableau n°10 : Evolution d’effectif des élèves par secteur par niveau et par sexe depuis
l’année scolaire 2018-20éà jusqu’à 2021-2023

Année scolaire 2021-2022 2022-2023 2023-2024

Etablissement G F T G F T G F T

EPP
2939 3137 6076 3544 3814 7357 3383 3783 7166

EP
4586 4873 9459 5758 6724 12482 4473 5294 9767

TOTAL
15 535 17 839 16933

Source: CISCO ANTS IRANANA I/DPL


Pendant les deux années scolaires, tels que, 2021-2022 et du 2022-2023, l’effectif
des élèves a connu un grand accroissement pour du secteur les écoles primaire de la
CISCO d’Antsiranana I. Contrairement à cela, une restriction d’effectif a été constatée,
dans les deux secteurs. Ainsi, dans l’établissement scolaire primaire publique a subit une
petite diminution de l’effectif tandis que dans les Ecoles Privées, l’écart de cette
régression est assez élevé. Cela montre que le taux de fréquentation des enfants scolarisés
est en régression dans la circonscription scolaire Antsiranana I.
La variation du taux de progression/régression entre les deux secteurs peut provenir
de l’appréciation du secteur public par rapport au privé, mais elle peut aussi montrer que
la capacité des parents à payer les frais de scolarité diminue. Durant notre période d’étude,
l’effectif des filles se trouve toujours en dessus de celui des garçons. La scolarisation des
filles est donc supérieure à celle des garçons dans la CISCO ANTSIRANANA I.
Après avoir identifié la situation générale à propos des bâtiments scolaire et celle
de l’effectif global des élèves dans les écoles primaire publique et privées de la
circonscription scolaire Antsiranana I, c’est le temps de parler les éléments
environnementaux de la spécificité de notre mémoire professionnelle.

- 62 -
a) La population scolaire de la classe de 9ème :
Tableau n°11 : Effectif des élèves en classe de T3 dans les établissements cibles :

RATIO Fonction
ETABLISSEMENT EFF. SECTION RESPONSABLE
E/M nement
SCAMA 225 3 3 75 30h
Lavigerie 57 1 1 57 30h
Avenue Pasteur 74 2 2 36 30h
Lazaret 61 1 1 61 30h
Ambalavola 121 3 3 41 30h
Taratra 70 2 2 35 30h
Labigorne 112 2 2 56 30h
Mahatsara 42 1 1 42 30h
TOTAL 762 15 15

Source : Visite de classe


Le tableau ci-dessus nous donne des renseignements sur la population
scolaire. D’après, nous avons vu que presque tous les EPP ont des effectifs
pléthoriques. Ce fût le cas de SCAMA, Lavigerie, lazaret et Labigorne.
Quant à eux les effectifs varient de 56 et 75 élèves tandis qu’Avenue pasteur,
Taratra et Mahatsara et Ambalavola arrivent à frôler la norme, c’est-à dire
qu’un enseignant tient 35 à 42 élèves.
Une chose qui mérite aussi d’être soulignée est le fonctionnement de la
classe. L’horaire de travail des enseignants est actuellement 28h par semaine
au lieu que 27h30 minutes. Cette réforme permet à l’enseignant de
réorganiser ses emplois du temps. En somme, la répartition des élèves
dépend u nombre d’enseignant dépend du nombre de la salle de classe.
c) Caractéristique des enseignants ciblés :
Tableau n°12 : Statut professionnel des enseignants
DIPLOME
DIPLOME PROFESSIONNEL
ETABLISSEMENTS ACADEMIQUE
BACC ou CFFP/EF1
BEPC CAE/EP CAP/EP
PLUS ou CFFP/EP
Avenue Pasteur 0 2 0 01 01

Lavigerie 0 01 0 0 0

- 63 -
SCAMA 01 02 0 01 0

Labigorne 01 01 0 0 0

Taratra 01 01 01 0 0

Mahatsara 01 0 01 0 0

Ambalavola 03 0 03 0 0

Lazaret 01 0 0 0 0

08 07 03 02 01
NOMBRE
15 06
53 ,33% 46,67% 20% 13,33% 6,67%
TAUX
100% 40%

Source : Tableau d’affichage des enseignants


D’après ces taux évoquée par le tableau ci-dessus, nous avons vu que huit (08)
enseignants sont titulaires du diplôme BEPC, soit 53,33% du nombre des enseignants
ciblés et 46,67% restant ont des diplômes Baccalauréat.
Professionnellement, nous avons constaté que 20% du personnel titulaire de la
classe de 9ème ont du Certificat d’aptitude élémentaire dans les Ecoles primaires, 13,33%
d’autre ont du CAP/EP et 6,67% sortant du CFFP/EP.
Les enseignants titulaires des diplômes professionnels sont encore un peu
nombreux. Il s’avère de souligner que cinq d’entre eux a obtenu leur diplôme
professionnelle par la formation continue, soit 33,33 de l’effectif total. et une (01) autre
enseignant a suivi la formation initiale Dire aussi que toute efficacité professionnel vient
de ce qu’il est sorti de tel établissement, tes que le FOFI, Journées Pédagogiques et le
CRINFP.
Le tableau qui suit donne une représentation de cette situation.
Tableau n°13: Centre de formation des enseignants responsable des cours
élémentaires dans les établissements cibles :

EFFECTIF FOFI CRINFP AUTOFORMATION

15 03 01 11

TAUX 100% 20% 6,67% 73,33

Source : Enquête auprès des enseignants

- 64 -
Figure 3 : Centre de formation des enseignants de la classe de 9ème :

11

15

1
3

EFFECTIF TOTAL FOFI CRINFP AUTOFORMATION

Source : Tableau N°11


Selon les résultats fournit par la figure ci-dessus, nous avons vu que les neuf EPP
réunies comptent 15 enseignants en classe de 9ème. Sur ces 15, seuls 3 ont fréquenté le
FOFI ; soit 20% (4/15) ; 6,67% (1/15) ont reçu la formation initiale au CRINFP, le reste
n’a pas fréquenté le centre de formation et ils sont au nombre de 11, soit 73,33%.
Compte tenu pourcentages évoqués par cette figure, il en ressort que plus la quasi-
totalité des enseignants titulaires du cours élémentaire n’ont pas suivi de formation initiale
dans les centres de formation. Ceci se traduit par le manque de compétence
professionnelle.
Nous avons pu constater la divergence des pratiques pédagogiques entre les
enseignants. Alors, pour concourir efficacement au processus d’apprentissage,
l’enseignant doit bien connaître les bases, les techniques et les conditions d’exercice de
sa profession.

II.4. La formation continue des enseignants :


Les enseignants font participer au réseau pour raison de partage d’expériences. Les
journées pédagogiques jouent un rôle très important pour perfectionner les compétences
professionnelles de l’enseignant sur les unités didactique, pédagogique ainsi que du côté
psychologique des enfants. Les réunions périodiques servent à orienter les Dirécoles et le
chef ZAP sur le plan administratif et gestion du personnel

- 65 -
Pendant la réunion dit « réseau », les enseignants fait apparaitre toute les difficultés
qu’ils rencontrent lors de l’exécution de ses taches. Puis, ils font tries ses difficultés par
priorisation idéales. Après cela, on tire le thème de la formation de la prochaine formation.
Ainsi, les conseillers pédagogiques préparent ce thème pour avoir un dispositif de
formation.
L’assistance aux journées pédagogiques est une obligation professionnelle pour
tous les enseignants de l’EPP suivant la note circulaire N° 96/106-MEN/SG/DEP1 du 18
juin 1996. Par conséquent, nous ne sommes pas étonnés en voyant le taux élevé de
participation. Mais, il faut souligner que ce système de formation ne réussit plus parce
que les savoirs acquis pendant les journées pédagogiques restent théoriques.
En outre, le partage d’idées et les échanges d’expériences, tels sont l’esprit de
cette formation. Mais ce que nous voyons, c’est les passivités des enseignants. Seuls les
enseignants chevronnés dominent la parole.
Par ailleurs, les thèmes traités en JP n’ont pas répondu aux besoins actuels des
enseignants. Ce qui s’intéresse aux JP, ce sont les enseignants FRAM. Jusqu’à
maintenant, aucune mesure n’est prise pour ceux qui se sont absentés.
Examinons ci-après les données concernant l’encadrement reçu par les enseignants.

Tableaux n°14: Nombre d’encadrement reçu par les enseignants, cas de neuf
établissements :
ENCADREURS
DIRECTEUR Chef ZAP CONSEILLER ECP TOTAL
CYCLE
2021-2022 3 12 4 19
2022-2023 5 7 3 15 30
2023-2024 1 3 15 15 34
TOTAL 9 22 22 30 83

Source : Résultat d’enquête


Ce tableau indique le nombre d’encadrement effectué par les responsables au
niveau des établissements pendant trois années successives. Chaque année, la fréquence
d’encadrement varie selon la situation et la circonstance que les enseignants vivent à
l’environnement scolaire.
En référant l’année scolaire 2023-2024, le nombre total des enseignants est de 135.
Or, durant les trois années figurés au tableau ci-dessus, le nombre total des encadrements
et / ou enseignants encadrés n’est que 83. Cela nous permet de dire qu’il y a encore 53

- 66 -
enseignants qui n’ont jamais reçu l’encadrement pédagogique. A cette situation,
l’encadrement pédagogique des praticiens de classe dans ces établissent s’engagent
encore des difficultés majeure.

Tableau n°15 situation d’encadrement année scolaire 2023 -2024, cas des
établissements cibles.
ENCADREURS
DIRECTEUR Chef ZAP CONSEILLER ECP TOTAL
CYCLE
2023-2024 1 3 15 15 34
Taux 0,7% 2,22% 11,11% 11,11% 25,19
Source : Résultats de l’enquête
Ce tableau nous affiche la situation de l’encadrement pédagogique mené par les
responsables pédagogiques. Mais l’encadrement fait par l’ECP concerne uniquement les
enseignants cibles, plus précisément les enseignants responsables des cours élémentaire.

Figure n°4: La variation du taux d’encadrement


3200,00% 25,19

TOTAL
CONSEILLER

ECP
DIRECTEUR

Chef ZAP

1600,00%
800,00%
400,00%
200,00%
100,00%
50,00%
11,11% 11,11%
25,00%
12,50%
6,25% 2,22%
3,13% 0,70%
1,56%
0,78%
DIRECTEUR Chef ZAP CONSEILLER ECP TOTAL
0,39%

Source : Tableau n°13


Le graphique ci-dessus nous présente les pourcentages des enseignants ayant reçu
l’encadrement pédagogique durant l’année scolaire 2023-2024.
Selon cette figure, le taux maximum d’encadrement compte 11,11%. Alors que le taux le
plus bas est de 0,7%. Il ressort cette figure que les enseignants manquent d’encadrement.
Mais selon le B.014 présentant le schéma de directeurs d’encadrement, le chef
d’établissement est l’encadreur le plus proche des enseignants à part le chef ZAP et les

- 67 -
conseillers pédagogique. Mais à cause des charges administratives, les chefs
d’établissement n’arrivent pas à assurer la fonction d’encadrement.
Quant au chef ZAP, même s’il est motorisé, il est aussi surchargé sur le plan
administratif. Ils sont souvent déragés par l’imprévu des ordres hiérarchique de ses chefs
hiérarchiques.
Concernant particulièrement les conseillers pédagogiques, depuis l’année scolaire
2023-2024, le tableau de bord de la CISCO se rend difficile pour insérer le thème de
formation idéale aux enseignants car cette année, il n’y a que le thème le TARL qui gagne
le terrain. Or, le thème de ce projet ne concerne que la discipline mathématiques et du
malagasy en cours préparatoire.
Après avoir exploité les données sur l’encadrement des enseignants, l’expérience
professionnelle participe aussi à la formation professionnelle. Ainsi, la figure ci-après
nous donne une représentation de cet état de fait.
Tableau N°16 : Ancienneté des enseignants cibles
Année d’expérience Nombre d’enseignants Pourcentage
[1-5] 05 33,33%
[5-10] 09 60%
[10-15] 01 6,67%
TOTAL 15 100
Source : FPE

Figure 5 : Représentation graphique des années d’expériences des enseignants


16
15
14
12
EFFECTIF

10 9
8
Nombre d’enseignants
6 5
Pourcentage
4
1
2 33,33% 60% 100%
6,67%
0
[1-5] [5-10] [10-15] TOTAL
ANNEE D'EXPERIENCE

Source : Tableau n
Ce graphique montre les classes d’expérience vécu des enseignants. D’après les
indications figurées ci-dessus, on peut dire que 60% des enseignants ont travaillé entre 5
- 68 -
à 10 ans, soit 9/15 de l’effectif total. Cela veut dire que la majorité des enseignants ont
assez d’expérience de ces métiers. 33,33% d’autres sont encore jeunes car ils n’effectuent
ce travail qu’entre 1 à 5 années de service. Et un enseignant a déjà passé plus de 10 ans
d’expérience.
Ces classes d’ancienneté de service nous offre davantage des opportunités
d’améliorer leurs carrières professionnel tel que la formation de la filière basket qui est
parmi le universel et célèbre dans le monde. En plus que çà, ils sont encore au bon moment
de pratiquer le sport car, en enseignant des activités sportif, on le pratique en même temps.
Donc, l’activité sportive tient une place primordiale pour l’amélioration de la
condition physique d’un individu, du développement psychomoteur ainsi de l’évolution
des processus mentaux d’un enfant. C’est pour cela que l’Etat malagasy, par
l’intermédiaire du Ministère de l’Education nationale introduit la discipline APSE dans
le programme scolaire du primaire. Ainsi, l’enseignement du basket initie en classe de
9ème. De cette manière, comment se fait-il la place de cette discipline en classe de T3 ?
Nous allons voir ci-après la situation réelle de la discipline Activité Physique Sportive et
d’Expression dans cette classe.

II.5. SITUATION REELLE DE LA DISCIPLINE APSE


d) Les problèmes relatifs à l’APSE :
Lors des stages sous-tutelle et en responsabilité, les résultats d’observation de classe
et l’entretien auprès des enseignants, nous permet de dire que la visibilité de la discipline
APSE semble floue. Ce tableau explique :

Tableau N°17 : La situation de la pratique de l’APSE

CONSTAT AYANTS NEGLIGE AYANTS PRATIQUE


LA DISCIPLINE LA DISCIPLINE NOMBRE
TOTAL
Enseignants Nombre Pourcentage Nombre pourcentage

Observés 23 95,83% 01 4,17% 24

Interrogés 36 92,31% 03 7,69% 39

TOTAL 60 95,24% 04 6,35% 63

POURCENTAGE 100%
Source : Observation et entretien auprès des enseignants

- 69 -
En général, quasi-totalité des enseignants observés ne pratiquent pas cette
discipline en classe. De même, lors de l’entretient, plus de la moitié des enseignants
négligent cette discipline.
En plus, nous avons aussi fait un entretien à 42 élèves à travers des différentes
écoles cibles. Ainsi, 13 élèves des écoles seulement nous ont dit qu’ils font de l’APSE
une fois par semaine, 5 autres l’ont fait une fois par deux semaines, et 6 autres ne
pratiquent qu’une fois par mois. Le reste, c’est-à-dire les 28 restants n’ont rien fait durant
l’année scolaire. Ils ont fait de l’APSE seulement pendant la compétition du sport scolaire.
Donc, nous pouvons dire que les instituteurs dans la CISCO d’Antsiranana n’ont
pas accompli leur tâche. Notre constat nous amène à identifier les sources de la négligence
de cette matière. Le tableau ci-dessous présente le résultat de notre enquête.

e) Les problèmes relatifs à la négligence de l’APSE :


Tableau N18 : Résultat d’enquête des 15 enseignants sur le non pratique de basket.
CAUSES DE LA NEGLIGENCE NOMBRE TAUX

Ignorance de son importance 2 13,33%


Non maîtrise de la méthode 6 40%
Inexistence des matériels didactiques 3 20%
Inexistence de l’infrastructure 4 26,67%

Source : Enquête auprès des enseignants


En général, les enseignants de la CISCO d’Antsiranana ignorent la nécessité de
basket-ball au niveau de l’éducation. Ils pensent que le moment consacré à
l’apprentissage de l’APSE es comme du temps perdu. En outre, la non maitrise de la
méthode d’enseignement de cette épreuve est aussi un autre handicap pour la réalisation
des activités sportif en classe.
En plus, les problèmes des matériels didactiques et l’insuffisance d’infrastructure
sportive contraignent les instituteurs à ne pas concrétiser l’enseignement de cette
discipline. Ainsi, les enseignants pensent que le basket-ball est valable strictement au
terrain spécial et impeccable.
En gros, la méconnaissance de la valeur éducative du basket, le manque de support
pédagogique et l’absence d’installation sportive au sein de l’établissement scolaire
entraînent la négligence de cette matière.

- 70 -
Afin que notre recherche soit bien complète, un entretien a été fait avec les chefs
ZAP et les conseillers pédagogiques de la CISCO. Cet entretien s’est articulé autour des
raisons du non application de l’APSE.
f) Entretien avec les chefs ZAP et les conseillers pédagogiques

Tableau N°19: Causes du non application du basket


REPONSES
INDICATEURS NOMBRES POURCENTAGES

Inexistence de formation relative au basket


10 66,67%
à l’intention des enseignants
Priorités à d’autres matières
3 20%

Pression à des résultats académiques


2 13,33%

Manque d’équipement adéquate


2 13,33%

Source : Enquêtes auprès des Chefs ZAP et le conseiller pédagogique


Les responsables suscités expriment les problèmes qui se manifestent au sein de
leurs enseignants. D’après ces responsables pédagogiques, cette difficulté provient de
l’inexistence de la formation adéquate au basket-ball. Ils peuvent donc ne pas se sentir à
l'aise pour enseigner cette discipline sportive aux élèves. Cette situation existe non
seulement au niveau des instituteurs titulaires, mais aussi et surtout au niveau des
enseignants FRAM.
Concernant la Priorisation accordée à d'autres matières, pour les enseignants,
l'accent est souvent mis sur les matières académiques telles que les mathématiques et le
français, au détriment des cours d'éducation physique comme le basketball. Les
enseignants peuvent donc manquer de temps pour inclure des activités sportives dans leur
programme de classe.
Les écoles que nous avons observé ont presque manqué de l'équipement sportif
nécessaire pour pratiquer le basket-ball de manière appropriée. Le manque de ballons, de
paniers de basket et d'autres équipements peut limiter les opportunités pour les élèves de
s'entraîner et de progresser dans ce sport.
La pression pour les résultats académiques : Dans un contexte où les résultats
académiques sont fortement valorisés, l'éducation physique et les activités sportives
peuvent être reléguées au second plan. Les écoles peuvent donc ne pas accorder
suffisamment d'importance à l'enseignement du basket-ball.

- 71 -
En abordant ces problématiques et en mettant en place des solutions appropriées,
il est possible de favoriser un enseignement plus complet et équilibré du basket-ball dans
les écoles primaires. Durant le mémoire de recherche, nous avons continué la recherche
auprès de 15 enseignants.
II.6. L’OBSERVATION RELATIVE A LA PRATIQUE DE L’APSE
Pour mesurer, évaluer la pratique de classe de treize enseignants cibles du projet
professionnel, nous avons adopté les observations de classe. Elles se sont effectuées avant
et après la formation qui a eu lieu le 28 Aout 2023. Pour ce faire, pendant que l’enseignant
anime sa classe, nous avons filmé tout ce qui s’est passé, rempli la grille d’observation
de classe à l’aide des indicateurs bien déterminés à savoir :
L’existence de la délimitation du terrain de jeu implique la première discipline pour
les enfants. Elle les familiarise à respecter les règles de vie dans une société où ils vivent.
Avec un terrain bien délimité, il est facile pour le maître de surveiller ses élèves.
Ils ne peuvent pas dépasser cette borne. Sinon, c’est un hors-jeu. De ce fait, pour être
permis, les apprenants font toujours attention à cette limite. Cela veut dire que cette
délimitation s’avère une préparation incontestable quand on parle de l’APSE. Donc, son
absence provoque l’échec dans la pratique pédagogique.
Le respect des étapes est aussi non négligeable pour que l’APSE soit efficace.
Pour ce, la mise en train, le déroulement de la leçon proprement dite et le retour au calme
sont inévitables.
De plus, l’utilisation des matériels distinctifs reste incontournable. Les bandeaux ou les
brassards y sont aussi nécessaires. Ils différencient une telle équipe à une autre.
En outre, la gestion des erreurs des apprenants demeure incontestable sur
l’enseignement/apprentissage de l’APSE. Nous disons souvent que l’erreur est humaine.
Elle doit être remédiée immédiatement pour éviter la répétition de faux mouvement et les
erreurs à la prochaine séance.
Enfin, un bon enseignant ne doit jamais oublier l’importance de la technique de
motivation. C’est un moyen qui permet d’inciter les apprenants à faire mieux. Motivé,
chacun cherche toujours avec joie à surpasser soi-même et manifeste les meilleurs de lui-
même. Cela favorise le goût de l’effort, l’esprit de compétitivité chez les enfants.
Les résultats de l’observation de classe que nous avons réalisée auprès des
enseignants cibles nous expliquent les réalités existantes suivantes :

- 72 -
II.6.1. Les résultats d’observation des classes cibles avant la formation :
Plusieurs indicateurs sont servis pour évaluer les compétences des enseignants. Ils
nous aident à justifier la maîtrise ou non de la didactique de l’APSE en classe de 9ème.

IV. Tableau n°20 : Les résultats d’observation de classe avant la


formation

RESULTATS POSITIFS A AMELIORER


TOTA
INDICATEUR L
Nombre % Nombre %
DE REUSSITE

Existence de la délimitation du
0 0 15 100 15
terrain de jeu

Respect des étapes de la leçon 1 6,67 14 93,33 15

Utilisation des matériels


0 0 15 100 15
distinctifs

Gestion des erreurs des élèves 1 6,67 14 93,33 15

Technique de la motivation des


4 26,67 11 73,33 15
apprenants.

TOTAL 6 8% 69 92% 75

Source : Synthèse d’observation de classe

a) A propos de la délimitation du terrain de jeu :


Aucun enseignant n’a délimité le terrain de jeu avant la séance. Là, les enseignants
enseignent l’APSE sans préparation au préalable le terrain de jeu ni fiche d’activités.
Cependant, cette préparation est tellement nécessaire si l’on veut bien mener la séance et
avoir des bons résultats. Donc, son absence provoque l’échec dans la pratique
pédagogique.

b) Parlant du respect des étapes :


93,33% n’arrivent pas à respecter les étapes de la conduite d’une leçon. Alors que
chaque étape a son propre objectif. Chacune tient une place non négligeable à la
construction de savoir chez les apprenants.

- 73 -
Comme plusieurs étapes ont été brûlées, les élèves n’ont pas eu des connaissances
solides. Il est difficile pour eux de poursuivre leurs études car les facultés nécessaires
pour étaler l’esprit d’équipe, l’esprit sportif ne sont pas développées. Donc, le non-respect
des étapes de la conduite d’une leçon apporté aux études des apprenants a des impacts
négatifs, voire même sur leur avenir social.

c) Quant à l’utilisation des matériels distinctifs :


Personne ne les a utilisés. Les maîtres ont enseigné cette discipline de façon globale
sans distinguer précisément les différents groupes pendant la séance. En effet, des
problèmes se sont manifesté, d’une part, les enseignants n’arrivent pas à identifier celui
qui a commis l’erreur afin de les remédier.
D’autre part, les apprenants ont la confusion entre leurs partenaires et leurs
adversaires à cause de l’absence de ces matériels. Aussi les conflits ravagent- ils la bonne
entente entre les équipes. L’esprit de confiance aux autres et du fair-play n’y tient plus.
Donc, leur existence est vivement souhaitée pour que l’APSE soit efficace.

d) Concernant la gestion des erreurs des apprenants :


La capacité idéale d’acquisition se situe entre sept et treize ans. A cet âge, la
mémoire de l’enfant est vive. Alors les enseignants devraient y faire attention pour éviter
la répétition. Pourtant, le contraire a eu lieu, ils ont laissé les erreurs sans les rectifier
immédiatement.

e) Au sujet de la motivation des élèves :


73,33% des enseignants ne se soucient pas de l’importance de l’appréciation des
élèves qui effectuent le bon mouvement en respectant les règles du jeu. C’est un moyen
qui permet cependant d’inciter les apprenants à faire de leur mieux avec joie et fierté.
Souvent, les enseignants se contentent toujours de reprocher ou blâmer les élèves qui ont
commis des erreurs sans les motiver ni les apprécier. Ils négligent carrément les efforts
effectués. En réalité, le rôle de l’enseignant est de motiver l’enfant pour l’encourager à
accomplir de nouveau et d’ exciter les autres à participer. Cela nous permet de dire que
la majorité des enseignants cibles trouvent des difficultés sur
l’enseignement/apprentissage de l’APSE avant la formation. Ils ont évidemment besoin
d’aide durant leur pratique. Effectivement, la pratique d’évaluation des acquis des
apprenants dans une séance doit être liée à toute pratique de classe. Car, ceci aide les
enseignants à l’autorégulation.

- 74 -
Après la réalisation de formation du 28 août 2023, les enseignants ont-ils changé
de ses attitudes ? comment se font-ils les changements? Nous allons voir ci-après
l’évolution de pratique de classe des enseignants après la formation.

II.6.2. Les résultats d’observation après la formation :

Tableau n°21 : Influence de la formation


RESULTATS POSITIFS A AMELIORER

INDICATEUR TOTAL
Nombre % Nombre %
DE RUSSITE

Existence de la délimitation du
0 0 15 100 15
terrain de jeu

Respect des étapes de la leçon 9 60% 6 40% 15

Utilisation des matériels


15 100 0 0 15
distinctifs

Gestion des erreurs des élèves 10 66,67 5 33,33% 15

Technique de la motivation des


15 100 0 0 15
apprenants.

Source : Synthèse d’observation de classe


Après la formation, tous les enseignants cibles ont bien préparé et préalablement
leurs leçons. La préparation écrite et surtout la délimitation du terrain de jeu ont été
réalisées convenablement. Ils ont commencé à appliquer leurs acquis de la formation lors
de la réalisation de ce projet professionnel. Ils ont été conscients de l’importance de ce
terrain bien délimité qui facilite la surveillance des apprenants.
La majorité arrive déjà à respecter le bon déroulement de la conduite d’une leçon.
Comme la pratique est difficile, quelques handicaps sont observés au cours de la séance.
Malgré cette petite lacune, nous pouvons dire qu’ils ont généralement amélioré leur
manière de travail, sauf 36,48%.
De plus, grand nombre d’enseignants ont utilisé les matériels distinctifs. Les uns ont
employé les bandeaux, les autres ont utilisé les brassards. De ce fait, l’identification des
joueurs par équipe et de ceux qui commettent des erreurs sont facilement détectés aussi
bien par l’enseignant que par les officiels.

- 75 -
Bref, les enseignants sont convaincus de la nécessité et des bienfaits de l’existence
des matériels sportifs.
En outre, la gestion des erreurs des apprenants a été accomplie. Ils ont remédié
immédiatement même les plus simples erreurs. En un mot, les enseignants ont fait des
efforts malgré les 30,76% qui restent à améliorer. Enfin, tous les enseignants connaissent
déjà l’importance de l’appréciation des élèves lorsqu’ ils font de bon travail. Ils l’ont tous
appliquée au cours de la séance. Bref, un effort est constaté sur tous les points envisagés
après la formation et le deuxième encadrement. Mais, comment sont-ils les résultats
d’entretien ?

II.7. RESULTAT D’ENTRETIEN SUR LA DIDACTIQUE ET L’EVALUATION


Tableau n°22: Réponses des enseignants concernant les moments de
l’évaluation, à la question « Quand évaluez-vous ? »
Fiche
Rendues A Taux B Taux C Taux
distribué

23 23 3 13,04% 3 13,04% 21 91,30%

Source : Résultat de l’enquête


On note par A : avant la leçon B : pendant la leçon C : après la leçon
Figure n°6 : Graphique des réponses des enseignants sur le moment d’évaluation
25
23 23
21

20
Fiche distribué
Rendues
15 A
Taux
B
10 Taux
C
Taux
5
3 3

91,30%
13,04% 13,04%
0

Source : Tableau N°20


Selon ses données, nous avons remarqué que le nombre des enseignants ayant
évalué leur apprentissage varie entre 13,04% à 91,30%. Cela se traduit par la non maîtrise

- 76 -
de la dite évaluation surtout celle de l’évaluation prédictive et ainsi que l’évaluation
formative. Ici, il faut signaler que la plupart des enseignants a fait son évaluation presque
à la fin de la leçon. Une chose qui mérite d’être soulevée est l’absence de l’évaluation
pendant la leçon. A ce propos, la régulation de l’enseignement/apprentissage n’a pas été
faite au cours d’une leçon. Pour avoir plus de précision sur l’évaluation, le tableau ci-
après nous fournit des réponses à la question « qu’est-ce qu’on évalue ? »

Tableau n°23: Réponses des enseignants à la question « Qu’est-ce qu’on évalue ? »


VARIABLE A EVALUER NOMBRE SUR 23 (N/23) TAUX

- Les objectifs 10 43,48%

- Les contenus 6 26,09%

- L’activité des élèves 15 65,22%

Source : Résultat d’enquête


Figure n°7 : La représentation graphique sur la spécificité de l’évaluation

Réponses des enseignants


16 15
QUANTITE DES REPONSES

14
12
10
10
8
6
6
4
2 43,48% 26,09% 65,22%
0
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5
VARIABLE A EVALUER

NOMBRE TAUX

Source : Tableau n°21


Le graphique ci-dessus nous présente des courbes expliquant les variations des
réponses des enseignants concernant l’objet à évaluer. Nous avons vu que 10 enseignants
sur 23 ont répondu que ce sont les contenus qu’ils ont évalués ; ceux qui affirment que ce
sont les contenus qu’ils ont évalués ont les mêmes cotations que la précédente. Beaucoup
d’enseignant ont exprimé qu’ils ont évalués les activités des élèves.

- 77 -
En bref, les réponses des enseignants sont très divergentes. Selon le pourcentage
évoqué par le tableau ci-dessus, nous avons remarqué que les réponses des enseignants
sont très différentes. Cela signifie que la plupart d’entre eux n’ont pas su ce qu’ils
évaluent. Seuls les six enseignants sur 23 ont trouvé la bonne réponse soit 26,09% de
l’effectif total. Plus précisément, ce sont les objectifs qu’ils ont valu. En bref, l’idée de
l’évaluation est encore floue pour la majorité des enseignants.
Pour confirmer cette constatation, nous allons présenter un autre tableau montrant
l’affirmation des enseignants sur la question « Qui value? »

Tableau n°24 : Réponse des enseignants à la question « Qui évalue ? » Ou « qui fait
l’évaluation ? »
REPONSES POSSIBLES NOMBRE TAUX

A : L’élève 9/23 39,13 %

B : L’enseignant 20/23 86,95%

Source : Résultat d’entretien


Le tableau ci-dessus nous présente les réponses des enseignants sur ce qui fait
l’évaluation. Selon le pourcentage relaté par ce tableau, nous avons vu que beaucoup
d’enseignant affirment que c’est l’enseignant qui a fait l’évaluation.
D’après le pourcentage évoqué par le tableau ci-dessus, la plupart des enseignants
ont bien su que ce sont les élèves qui ont fait l’évaluation. Cela nous montre que la
constatation avancée auparavant a été confirmée (9/23 soit 39,13%)
Certes, ce sont les élèves qui sont à évaluer tandis que l’’enseignant, il est appelé
évaluateur, c’est-à-dire celui qui a fait l’évaluation.
Une autre question qui semble flou pour les enseignant est aussi « Qu’est-ce qu’on
évalue ? »
Tableau n°25 : Réponses à la question « qu’est-ce qu’on évalue ? »

REPONSES NOMBRE TAUX

Acquis des élèves 9/23 39,13%

Conduite de la leçon 14/23 60,87%

Source : Résultat d’entretien


Ce tableau nous montre encore que 39,13% des enseignants ont trouvé la réponse
« acquis des élèves ». C’est vrai, mais les autres ont trompé sur la réponse comme

- 78 -
« conduite de la leçon ». Cela nous explique que le pourcentage de la deuxième réponse
est plus abondant que la première. Ainsi, les enseignants méconnaissent la notion de base
du terme « évaluer ». Ce dernier engendrera le non pratique l’évaluation à l’usage du
métier professionnel des enseignants.
En travaillant sur le concept d’évaluation, le tableau suivant nous présente la
réponse des enseignants à la question : « Pourquoi on évalue ? »

Tableau n°26 : Réponse des enseignants à la question : Pourquoi on évalue ? (Voir


annexe II, question 9)
Questionnaire A B C D

Pourquoi évaluer ? 19/23 11/23 15/23 22/23

82,61% 47,82% 65,21% 95,65%

Source : enquête
C’est un tableau représentatif des réponses des enseignants sur les raisons de
l’évaluation.
Selon ces résultats, nous avons remarqué que la majorité des enseignants ont su les
motifs de l’évaluation. Compte tenu du pourcentage évoqué » par ce tableau, nous avons
vu que presque tous les enseignants ont trouvé les bonnes réponses. A ce propos, le taux
tourne autour de 65,21 à 82,60%.
Il ressort de ce tableau que la moitié de l’effectif des enseignants, 11/23 soit,
47,82% ont confiance en eux-mêmes. Soulignons que l’évaluation a une double action ;
La première concerne les élèves, leur progression tandis que la deuxième touche les
enseignants. Sur cette dernière, l’évaluation leur permet de réorganiser ces méthodes et
de changer leur pratique quotidienne.
Quant à l’objectif spécifique de l’enseignement, on évalue les acquis des apprenants
pour contrôler qu’un enseignement a été efficace, c’est-à-dire que l’apprentissage visé a
été réellement effectué, qu’un savoir ou un savoir-faire enseigné a été effectivement
appris (acquis). Cette conception se réfère à la notion d’objectifs, c’est-à-dire au rapport
entre enseigner (la part du maître) et apprendre (la part de l’élève).
Ainsi, nous avons constaté que l’apport de l’évaluation n’est pas encore ancré aux
enseignants. Donc, pour continuer l’analyse, referons-nous ci-après les catégories des
enseignants pratiquant l’évaluation.

- 79 -
Tableau n°27 : Catégorie des enseignants ayant pratiqué l’évaluation

STATUT

FONCTIONNAIRE CONTRACTUELLE TOTAL

MOMENT

Avant la leçon 7(46,67%) 8(53,33%) 15

Pendant

A la fin 7 8 15

Source : Enquête sur terrain


Ce tableau nous donne des informations sur les catégories des enseignants
pratiquant l’évaluation. Selon cette donnée, nous avons remarqué que ce sont les
enseignants contractuels qui ont fait l’évaluation. 7/15 soit 53,333% font la révision et
évaluation quant à l’étape spécifique d’évaluation.
Donc, le nombre d’enseignant faisant évaluer le des acquis avant et à la fin de
l’apprentissage tourne autour de 7 à 8 enseignants, soit 46,67%) à 53,33%) de l’effectif
total.
Mais une chose qui mérite d’être soulignée est l’absence des enseignants qui ont
fait l’évaluation pendant la leçon. Cela signifie qu’aucune régulation n’a été effectuée
aussi bien par le processus d’apprentissage qu’à l’adaptation au niveau réel des élèves
ainsi que le repérage de leurs difficultés.
Il faut noter aussi que la majorité des enseignants ayant fait l’évaluation, sont les
enseignants contractuels. Cela traduit par la volonté de changer et/ou de progresser.

Tableau n°28: Evaluation fait par les enseignants lors d’une séance de basket en
classe (voir annexe I)
TYPE D’EXERCICE NOMBRE TAUX

Interrogation orale 10/15 66,67%

Interrogation écrite 5/15 33,33%

QCM/ à flèche, Vrai/Faux 0 0


Source : Synthèse des observations de classe
Il ressort de ce tableau que, la plupart des enseignants recourt à l’interrogation orale
pour évaluer la séance de basket en classe, soit 66,67% de l’effectif total. Et nous avons

- 80 -
vu que 5 enseignants su 15n soit 33,33% seulement utilisent l’interrogation écrite. Aucun
enseignant ne procède à la QCM ou les exercices à flèche ou autre type.
S’après le pourcentage évoqué par le tableau ci-dessus, nous avons remarqué que
l’interrogation orale est l’exercice le plus utilisée par les enseignants soit contractuel, soit
fonctionnaire. Même si le basket a sa spécificité c’est-à-dire « Activité physique, sportive
et d’expression », aucun d’entre eux n’a recourt aux écrits pour évaluer le basket. Cela
signifie qu’ils n’ont pas maîtrisé l’enseignement/apprentissage de ce dernier. Cela
entraîne encore la mauvaise conduite d’une séance de basket qui peut être liée à
l’insuffisance de la formation de l’enseignant.
Sur notre recherche, une chose qui mérite d’être soulignée aussi : c’est la rigidité
du rythme d’apprentissage. Sur ce point, l’utilisation des divers types d’exercice n’est pas
équilibrée par l’enseignant qui se contente de l’interrogation orale (10/15 soit 69,23%).
Toutes ces explications nous sont utiles afin d’accéder à la vérification de l’hypothèse.
Notre étude sur l’évaluation en basket nous engage à poser une question à ce propos.

II.8. VERIFICATION DE L’HYPOTHESE


Voici le tableau qui la concerne
Tableau n°29: Réponse des enseignants à la question : « Qu’est-ce que les élèves
apprécient quand ils jouent au basket ? »
Annonce des Organisation Participation
Question objectifs au spécifique de effective des Aspects
préalable l’activité élèves

Qu’est-ce
que les
élèves
apprécient 8/23 34,78% 13/23 56,52% 19/23 82,61% 22/23 95,65%
quand ils
jouent au
basket ?

Source : Résultat de l’enquête


Il ressort de ce tableau que la plupart des enseignants affirment que les apprenants
bénéficient des différents aspects sur le développement des processus mentaux ainsi que
les avantages psychomoteurs soit 95,65% de l’effectif total. Il en est de même pour la
participation effective des élèves où ils trouvent beaucoup de plaisir en jouant au basket.
Par contre, 34,78% ont répondu que c’est à partir de l’annonce des objectifs au préalable

- 81 -
que les apprenants trouvent le plaisir de lire. En second lieu, l’organisation spécifique de
l’activité qu’on vient d’annoncer car ceci assure au bon déroulement de l’apprentissage.
A cela, les apprenants bénéficient aussi des plaisirs. Ainsi, pour que les élèves puissent
motiver à cette filière, il faut que l’enseignant ait des connaissances aussi bien pour le
basket que pour la conduite de la séance.
En revanche, les élèves apprécient souvent le basket pour plusieurs raisons : le
plaisir de jouer en équipe, l'exercice physique et la compétition amicale. Le basket peut
également aider à développer des compétences telles que la coordination, la
concentration, la stratégie et le fair-play.
C'est un sport dynamique qui permet de se dépenser et de s'amuser en même
temps. Les moments de joie et de satisfaction ressentis lorsqu'ils marquent des paniers
ou contribuent à la victoire de leur équipe
Pour vérifier l’hypothèse que nous avons émise dans la première partie de notre
recherche, nous avons procédé à l’observation de classe. Ainsi le tableau que nous
allons voir ci-après présentées informations sur la préparation de la classe.

Tableau n°30 : La préparation de la classe des enseignants responsable de 9ème

OBSERVABLE NOMBRE SUR TAUX

Affichage obligatoire 15/15 100%

Registre d’appel 15/15 100%

Répartition bimestrielle 11/15 73,33%

Journal de classe 12/15 80%

Utilisation des matérielle et document 10/15 66,67%

Fiche d’activité 5/15 33,33%

Source : Visite de classe


Le tableau ci-dessus nous présente les activités faites par les enseignants lors de
notre observation de classe. D’après ce tableau, nous avons remarqué que tous les
enseignants ont élaboré leur affichage règlementaires et celle du registre d’appel, le tout
vaut 100%. Contre à cela, 5/12 soit 33,33% seulement ont leur fiche d’activités.

- 82 -
Généralement, nous avons constaté que les enseignants préparent leur classe. Un
point qui mérite d’être souligné sur notre étude est le pourcentage des enseignants
n’ayant pas conçu leurs fiches de préparations.
Il est ressorti de ce tableau que le pourcentage évoqué dépasse 50% sauf celui qui
concerne la fiche d’activités qui n’a que 33,33%, ou 5/15 des enseignants. Ici, il est
important de signaler que la non élaboration des fiches d’activités conduit surtout les
enseignants débutants à la non maîtrise des activités qu’ils présentent aux élèves ; de
cette situation, nous avons vu que les activités réalisées par les enseignants se font par
hasard et dans la plupart des cas, elles risquent d’aller au volet. Toutes ces indications
nous permettent de confirmer notre hypothèse.
Ainsi, le tableau ci-après nous donne des idées précises pour confirmer notre
constatation. Face à cette situation, Gaston, Viliars nous affirme que « Une fiche de
préparation bien établie, c’est le gage assuré d’une leçon efficace »

Tableau°31: Etapes suivies dans la fiche d’activités.

CRITERE NOMBRE TAUX

Respect des différentes étapes 3/15 20%

Précision des objectifs 3/15 20%

Formulation des objectifs 2/15 13,33%

Cohérence des objectifs aux activités d’apprentissage 2/15 13,33%

Source : Visite de classe


D’après ce tableau, le taux maximum de maîtrise du contenu de fiche d’activités est
de 20% tandis que le taux le plus bas est de 13,33%. Ce taux est alarmant vu la nécessité
de l’amélioration de la qualité de l’enseignement/apprentissage.
D’après le pourcentage relaté par le tableau en haut, nous avons remarqué que le
nombre d’enseignant ayant respecté les items mentionnés dans ce tableau est très bas.
Tout cela se traduit par la mauvaise gestion de l’apprentissage aboutissant à l’inefficacité
de l’enseignement/apprentissage.
En bref, nous avons pu dire que la maîtrise de contenu de la fiche d’activités dépend
de l’ancienneté dans le service. Pour bien confirmer notre hypothèse, nous allons voir
dans le tableau suivant l’activité du maître avant la leçon.

- 83 -
Tableau n°32: Activités du maître avant la leçon en basket

OBSERVABLE NOMBRE TAUX

Précision des objectifs 3/15 20%

Explication des objectifs 3/15 20%

Présentation des activités significatives 7/15 46,67%

Cohérence de la leçon et les activités 6/15 40%

Explication des activités proposées 8/15 53,33%

Utilisation des activités 4/15 26,67%

Présentations des activités 5/15 33,33%

Participation des apprenants 12/15 80%

Source : Visite de classe


D’après ce résultat, nous avons remarqué que les indicateurs observables relatifs
aux objectifs et aux activités ont de faibles pourcentages. Le taux tourne autour de 20 à
33,33%.
Concernant la présentation, l’explication et la cohérence de la leçon et des activités
sont autour de la moitié de l’effectif total (40 à 53, 33%) et le taux de participation de
l’apprenant s’élève à 80%.
Le premier constat qui ressort de ce tableau est le bas pourcentage concernant les
objectifs ainsi que la progression de l’activité et l’utilisation de la diversification des
activités. Ce résultat nous permet de dire que c’est à partir des objectifs prédéfinis que les
enseignants mettent en exergue la progression des activités.
En tenant compte du pourcentage évoqué, il est important de noter que la majorité
des enseignants quel que soit leur catégorie socioprofessionnelle n’arrivent pas jusqu’à
les faire correspondre. Cela peut être dû au manque d’expérience et d’échange des idées
dans la profession comme nous avons avancé auparavant. Même s’ils ont reçu la
formation initiale ou non, la question d’année de service ou d’expérience professionnelle
et l’échange des idées tiennent compte dans l’accomplissement des taches
professionnelles. Cela nous amène à emprunter cette affirmation : « C’est en forgeant
qu’on devient forgeron mais comment forger si l’on n’est pas forgeron ? »36. Cela signifie

36
OP Cit : Olivier REBOUL, Qu’est-ce qu’apprendre ? PUF L’Educateur ? 1993, 40
- 84 -
que la compétence des enseignants ne se développe qu’à partir des plusieurs années de
formation tant que pratique.
Par la suite de notre étude, nous allons voir dans le tableau ci-après. Ce qu’ont fait
les enseignants à la fin de la leçon.

Tableau n°33: Activité faites par les enseignants à la fin de la leçon.

OBSERVABLES ACTIVITE NOMBRE SUR TAUX

Interrogation orale 9/15 60%

Evaluation des acquis par Interrogation écrite 6/15 40%

Exercices (QCM/ à flèche) 0/15 0

Source : visite de classe


Ce tableau nous présente le pourcentage des enseignants ayant évalué les acquis des
élèves. D’après ce que nous avons vu, il faut souligner qu’aucun enseignant n’utilise
d’exercices comme « QCM ou exercice à flèche et même le Vrai ou Faux », tandis que la
majorité évalue ses élèves par des interrogations orales.
Concernant les interrogations écrites, le taux est de 40% de l’effectif total. Face aux
diverses activités pour évaluer le basket en théorique, nous avons remarqué que les
enseignants se contentent à l’utilisation des interrogations orales.
Le basket, il a sa spécificité. De cette situation, les enseignants doivent bien choisir
les exercices et/ ou les activités proposées afin de pouvoir les évaluer. Selon le résultat
évoqué par le tableau ci-dessus, ce sont les interrogations orales que les enseignants ont
l’habitude d’utiliser. Mais cela ne suffit pas pour atteindre les objectifs du basket. Il y a
encore d’autres exercices qu’ils peuvent faire. Ce qui les empêche, c’est probablement
l’insuffisance de formation reçue en la matière, l’insuffisance d’expérience
professionnelle et même le manque d’échange. Cela veut dire que la maîtrise de la tâche
enseignante s’obtient qu’à partir de plusieurs années en exerçant ce métier.
Toutes ces explications nous sont utiles pour confirmer l’importance des
expériences professionnelles ainsi que des échanges dans l’acte pédagogique. Par ailleurs,
il est important de dire que l’évaluation est le point capital de l’apprentissage, et si l’on
néglige l’évaluation, tout le reste perd de son efficacité.
En plus, l’évaluation a pour but de faire connaître de manière précise si les objectifs
visés ont été atteints ou non.

- 85 -
L’objectif qui est alignés à l’évaluation n’est qu’un point de départ. Encore, que
faut-il faire pour que ces objectifs soient analysés par rapport aux activités entreprises à
l’évaluation proprement dite.

Tableau n°34: Cohérence « Objectif-Activité-Evaluation »

OBSERVABLES NOMBRE TAUX

Cohérence-objectif-
5/15 33,33%
Activité-Evaluation

Source : Visite de classe


D’après ce tableau, le résultat a mis en exergue le faible taux au niveau du nombre
des enseignants ayant établi la cohérence entre objectif activités et évaluation. Cela veut
dire qu’il y a rupture entre eux ces derniers. Cela provoque l’inefficacité de
l’enseignement. De cette situation peut s’expliquer par plusieurs facteurs, mais ce qui
mérite d’être souligné est l’insuffisance des années d’expériences et l’absence de
formation initiale.
Notons que notre hypothèse « Plus les enseignants n’ont pas développé leur
compétence professionnelle par des échanges d’expériences, plus les activités
d’apprentissage proposées ne permettent pas de réussir à atteindre les objectifs
prédéfinis ». Tout au long de notre analyse, nous avons constaté que l’influence exercée
par le climat pédagogique est fortement étayée par l’échange d’expérience.
Dans le tableau qui va suivre, nous allons voir d’après les activités par l’enseignant
si les objectifs définis sont atteints ou non.
Tableau n°35 : Atteinte des objectifs

ATTEINTE DES OBJECTIFS

Majorité La moitié Quelques élèves

Nombre Taux Nombre Taux Nombre Taux

3/15 20% 8/15 53,33% 4/15 26,67%

Source : Visite de classe

- 86 -
Figure n°8 : Représentation graphique de la quantité d’atteinte d’objectif

60%
53,33%

50%

40%
TAUX

26,67%
30% 20%

20%

10%

0%

QUANTITE
Majorité La moitié Quelques élèves

Source : Tableau n°33


Selon ce graphique, l’atteinte des objectifs sont tous différentes. Il nous a montré
que 20% des objectifs prédéfinis soit atteint par la majorité des élèves, 53,33% de la
séance ont atteint par la moitié des apprenants et 26,67% des objectifs dont le contenu
des savoir enseigné ont acquis par quelques élèves.
Cette circonstance n’est pas étonnée par le fait que précédemment nous avons
annoncé qu’il y a rupture entre Objectif – Activité – Evaluation. Ce qui fait que les
objectifs ne sont pas éteints. La non atteinte des objectifs se traduite par l’insuffisance des
années de service (expérience), par la méconnaissance ou par la négligence. On est
généralement convaincu que le niveau et la qualité de l’enseignement sont avant tout
conditionnés par les qualifications des enseignants aussi bien sur leur formation qu’à leur
expérience.

- 87 -
Tableau n°36 : Réponses de directeurs d’écoles à propos de l’évaluation du basket.
En 9ème.

Questionnaire Oui Non Sans avis

Les enseignants maîtrisent-ils 2/8 5/8 1/8


l’apprentissage du basket surtout sur
évaluation ? 25% 62,50% 12 ,50%

Source : Résultat de l’entretien


D’après ces données, nous avons constaté que les huit Dirécoles n’ont pas tous les
mêmes idées sur la maîtrise de l’enseignement/apprentissage de basket. Mais la majorité
affirme que les enseignants n’ont pas maîtrisé la transmission de connaissance en basket-
ball. Selon leurs avis, ce sont les enseignants n’ayant pas d’expérience et déformation
initiale, puis, n’a jamais pratiqué le basket, qui est touchés par cette constatation. Pour
ceux qui ont des expériences, l’origine de cet état de chose est en premier lieu la
négligence. Ils ne veulent pas de changer. Cela nous amène à emprunter cette affirmation :
« Certains enseignants ne voient aucune raison de changer. Ils estiment qu’ils réussissent
bien »37. Ainsi, il serait nécessaire de voir les affirmations des enseignants fonctionnaires
sur la pratique pédagogique des enseignants.

Tableau n°37: Réponses des enseignants titulaires de la classe 8ème concernant la


performance des lèves en basket « Les élèves sont-ils capable en basket ? »

AFFIRMATION NOMBRE SUR TAUX

Les élèves sont capables en basket 0 8 0

Les élèves connaissent les règles de base


4 8 50%
ou quelques termes spécifiques en basket.

Les élèves ne sont pas capables en


3 8 37,50%
basket.

Source : Résultat de l’entretien


Selon le pourcentage relaté ci-dessus, nous avons remarqué que de toute évidence,
la connaissance de règles fondamentales et quelques terminologies spécifiques par les

37
Lorin Anderson, Accroître l’efficacité des enseignants, UNESCO 1992, 89
- 88 -
élèves. Cela se traduit par la mauvaise conduite de l’apprentissage, et l’inexistence de
l’enseignement/apprentissage du basket en classe.
Notons que la plupart des enseignants tenant la classe de 9ème sont encore jeune.
Cela veut dire qu’ils n’ont pas assez d’expérience d’un côté, mais de l’autre côté, ils sont
à l’opportunité de pratiquer le sport.
Certains d’entre-eux ont des diplômes académiques et/ou professionnels, d’autre ne
possèdent que de brevet. Mais ils n’ont effectué que quelques années dans la fonction
enseignante. Lors de notre visite de classe, nous avons constaté que :
- 3/15 enseignants effectuent plus de 10ans d’expériences (20%)
- 12/15 enseignants effectuent moins de 10 ans d’expérience soit 80% de l’effectif totale
enquêté.
Sur cette dernière, nous avons noté que les 3 enseignants su 15 ont trois années
d’expérience (20%). Tout cela nous amène à dire que les objectifs fixés ne sont pas
atteints, faute d’activités non réalisées.
Le tableau ci-dessus nous montre encore que 50% des élèves connaissent les
règles fondamentales, les techniques de base ainsi que les vocabulaires spécifique. Cela
veut dire que la moitié des élèves enquêtés au-delà du champ pratique du basket.
Effectivement, nous avons pu dire que les objectifs du basket ne sont pas atteints. Cette
défaillance est basée sur la mauvaise conduite de l’enseignement/apprentissage, de la
méconnaissance du basket et de l’inexistence de la formation à cette filière. Constatons
que certaines activités ont été négligées. Donc, les enseignants ont peu de compétence à
la didactique du basket, biens-sûr qu’ils n’arrivent pas à l’évaluer les acquis des élèves
face aux démarches appropriées. De toute évidence, notre hypothèse est confirmée :
« L’insuffisance de formation des enseignants impliquerait la mauvaise conduite et la
maitrise de la didactique de l’enseignant en basket et l’évaluation des acquis des
apprenants ».

II.9. L’INTERVIEW :
Nous avons effectué l’interview auprès de 40 parents d’élèves dans les écoles cibles,
soit 5 parents par école. Cette tâche a été exécutée à la même période de l’enquête
auprès des enseignants. Notre objectif est de détecter leur avis concernant cette
discipline. En voici les résultats recueillis lors de son exploitation.

- 89 -
Tableau n°38 : Les résultats d’interview avec des parents

REPONSES SATISFAISANTES INSATISFAISANTES


TOTAL
CRITERES
Nombre % Nombre %

Importance de sport dans la vie


19 47,50% 21 52,50% 40
scolaire et quotidienne des enfants

Contrôle des travaux des enfants à la


13 32,50% 27 67,50% 40
maison

TOTAL DES REPONSES 32 40% 48 60% 80

Source : Questionnaire utilisé durant l’interview des parents


En général, les parents d’élèves n’arrivent pas à citer les utilités de sport dans la vie
scolaire et quotidienne de leurs enfants. Seuls les 19 parents qui ont des niveaux plus ou
moins élevés sont capables de donner des réponses adéquates. Alors, la méconnaissance
de l’importance de cette discipline est due à l’ignorance de ces parents.
D’ailleurs, cette situation ne leur permet pas de contrôler les travaux de leurs enfants à la
maison. Plus de 70% des parents tombent dans ce cas. Les uns ont dit qu’il est réservé
spécialement pour l’enseignant mais non pas pour les parents parce qu’ils ont beaucoup
d’occupations à la maison. Donc, ils n’ont pas le temps à y consacrer. Tandis que les
autres ont déclaré que les enfants n’ont pas besoin de sport car il provoque de l’accident.
En un mot, la plupart des interrogés ignorent l’importance de sport ; Ils ne suivent ni
contrôlent les études de leurs enfants.
Cependant, lors de la réalisation de toutes ces activités, nous avons rencontré
quelques obstacles tels que le chevauchement de la date des actions prévues et celle des
organisations de l’équipe pédagogique de la CISCO sur la descente massive, les journées
pédagogiques, le sport scolaire au niveau de district et l’examen blanc du CEPE. De plus,
le non réception d’aides auprès de l’institution pour la réalisation du projet nous a posé
beaucoup de problèmes du point de vue financier et organisationnel.
Toutefois, tout cela ne nous a pas empêché de chercher des solutions pour surmonter ces
difficultés. Par conséquent, la bonne préparation des grilles, la collaboration étroite avec
l’équipe pédagogique, l’approche auprès des autorités locales et du public cible ainsi que
la demande d’aide avec les chefs d’établissements concernés demeurent les principales
mesures prises qui exigent certaines attitudes d’être méthodique, sociable, réflexif et
patient.

- 90 -
II.10. SYNTHESE
L’analyse de la situation ou de la pratique nous a permis de vérifier l’hypothèse de
travail émise dans la première partie.
D’après les résultats de l’analyse relatés auparavant, nous pouvons dire que notre
hypothèse : « Plus les enseignants n’ont pas développé leur compétence par l’échange
d’idée et d’expérience, plus les activités d’apprentissage proposées ne permettent pas de
réussir à atteindre les objectifs prédéfinis » est confirmée. Cela est justifié par la figure
et les tableaux (18-19-20-21).
Selon ces pourcentages, la pratique de l’évaluation est conditionnée par
l’expérience, le partage d’idée, l’échange d’expérience et la formation reçue.
Dans le paragraphe suivant, permettons-nous de parler brièvement des contraintes
et des difficultés rencontrées pendant la réalisation de recueil des donnés.

II.11. LES DIFFICULTES RENCONTRES


La réalisation de la recherche ne se déroule jamais sans problème. Nous avons
relevé les problèmes majeurs suivants :
D’abord, le problème financier, temporel et moral jusqu’à la phase finale. Ensuite,
il est important de noter que pendant notre investigation, quelques enseignants
n’expriment pas bien leur réalité vécue et parfois ils donnent des informations non
fiables. Mais un problème méritant d’être relevé aussi est l’élaboration des fiches
questionnaires. Face à cette situation, nous avons consulté notre encadreur. Elle nous
donne les aides et des soutiens.
Enfin, le problème temporel. A ce propos, les recueils de données se sont faits à la
hâte. Au moment de notre investigation, les enseignants ont travaillé sur la révision
intense des examens finale cinquième bimestre, le passage des examens officiels pour
l’évaluation certificative, tels que le CEPE et le BEPC. En plus de cela, la période des
grandes vacances des élèves nous empêche aux accès pour l’observation directe des
pratiques de classe.
Bref, nous avons rencontré tant de difficulté durant le recueil des données.
Toutefois, malgré ces diverses contraintes, les aides, les soutiens étaient si réconfortants
que nous parvenons à la réalisation de la présente recherche. Selon Montalembert :
« Les difficultés ne sont pas faites pour abattre, mais pour être abattues »38

38
OP Cit
- 91 -
CONCLUSION PARTIELLE DE LA DEUXIEME PARTIE :
Auparavant, nous avons avancé que la deuxième partie de la présente recherche
consiste l’illustration méthodologique. Pour avoir plus d’information précise et fiable,
trois outils méthodologiques ont été utilisés : les enquêtes, les entretiens et les
observations directes.
Après avoir présenté les données recueillies, nous avons les analysés afin de
pouvoir vérifier l’hypothèse émise. A la fin de ce chapitre, nous avons paré aussi des
difficultés et des contraintes pendant notre investigation. Malgré ces problèmes, nous
sommes arrivés à réaliser notre recherche. Nous allons passer à la dernière partie de notre
étude qui exposera les suggestions, des perspectives et la conclusion générale.
Nous nous situons dans la dernière partie de notre étude. Comme nous l’avons dit
précédemment, elle est consacrera à la contribution pour l’amélioration de la pratique
d’évaluation du basket en classe de 9ème, cas des trois ZAP de la CISCO Antsiranana I.
Pour ce faire, des suggestions et des propositions de solutions seront avancées. Elles
seront situées au niveau de chaque domaine de la vie scolaire et au niveau des différents
acteurs du système éducatif.

- 92 -
TROISIEME PARTIE
SUGGESTIONS ET PROPOSITIONS DE SOLUTIONS
III. LES PROPOSITIONS DE SOLUTIONS
Par une vision générale, nous pouvons dire que nous n’avons pas tort d’avoir
pensé que la pratique d’évaluation permet aux élèves de progresser, de faire le point
ensemble sur les conditions de la réussite ou de l’échec, de déceler les difficultés et de
mettre en place rapidement les actions appropriées. Nous avons constaté que, les
enseignants se contentent d’évaluer le basket par des interrogations orales quant à l’étape
spécifique de la fiche de préparation. Ceci est prouvé par des analyses que nous avons
effectuées. Pour cette constatation, nous avons effectué la présente recherche afin de
corriger les lacunes et de résoudre les problèmes relatifs à l’évaluation de basket.
Pour ce faire, cette dernière partie sera basée sur les propositions de solutions et les
suggestions ainsi que les stratégies à mettre en œuvre.

A. SUR LE PLAN INSTITUTIONNEL


Le gouvernement détermine la politique générale de l’Etat en matière d’Education.
A ce propos, la révision du programme scolaire a été entreprise afin que les contenus de
l’enseignement répondent aux besoins du tout. A plus forte raison, nous inviterons aussi
les autorités de redorer le blason des enseignants par l’augmentation de leurs salaires et
pourquoi pas aussi de créer de nouvelles indemnités de préparation pour les heures en
dehors de la classe ?
Si toutes les autorités font une réflexion sur les salaires et cherchent vraiment à
revaloriser le métier enseignement comme les autres Ministère, les enseignants seront
motivés pour accomplir leurs tâches. Ainsi, l’évaluation devrait accompagner cette
mesure afin de pouvoir sanctionner ceux qui n’ont pas de conscience professionnelle.

B. SUR LA DIMENSION ORGANISATIONNELLE :


Face aux problèmes existants sur l’enseignement/apprentissage de l’APSE, chaque
entité a sa part de responsabilité.

1. AU NIVEAU DE LA CISCO :
Les responsables administratifs prendront en charge la régularité des avantages
situationnels et des droits des enseignants. En plus, il serait important de ne pas retarder
les pièces administratives de la subvention des ENF et sans oublier d’intégrer les
enseignants du statut bénévole au statut administratif d’avenir les plus agréable. Cela
constitue une motivation qui les pousse à faire leur travail convenablement.
Les responsables pédagogiques programmeront les suivis et les encadrements
périodiques pour soutenir les enseignants en difficulté. Pour ce faire, ils étudient d’abord

- 94 -
les résultats scolaires afin d’identifier les problèmes à résoudre. En outre, ils pourraient
consulter les FPE, FFA, FER et FEC pour identifier les situations de chaque
établissement. Tout cela leur permet de détecter les problèmes, les prioriser afin
d’apporter les solutions soit par le biais de la formation, soit par l’encadrement. Car on
ne peut pas les résoudre tous d’une seule fois. Nous avons déjà mentionné préalablement
que la non maîtrise de la didactique de l’APSE tant que le basket-ball, est due à
l’insuffisance de formation et d’encadrement pédagogiques. Alors, pour alléger cette
défaillance, tout d’abord, il faudrait envoyer des brochures concernant l’importance et la
didactique de cette discipline par ZAP ou par établissement si possible. Elles permettent
aux enseignants de s’auto-former pour son application. Il aboutit également et surtout à
l’amélioration de l’avenir de nos futures générations. Donc, insérer l’importance et la
didactique du basket en classe et dans la vie quotidienne dans les thèmes de formation
lors des journées pédagogiques est prioritaire.

2. AU NIVEAU DE LA ZAP :
Le Chef de la Zone Administrative et Pédagogique étant membre des équipes
pédagogiques plus proche des établissements, premier responsable d’animation
pédagogique au niveau de sa zone, assurera l’encadrement des enseignants cibles sur
l’enseignement/apprentissage du basket. De plus, il pourrait demander d’aide aux
entraineurs de proximités du basket ou des praticiens du basket-ball. Cela fait pour mieux
assurer cet encadrement le plus vite possible. Ceci améliorera les résultats scolaires et le
niveau ainsi que la santé des élèves.
En effet, il serait mieux de faire la descente au début de chaque trimestre afin que
les enseignants soient systématiquement encadrés. Et quand ils sont bien encadrés, ils
arriveront à maîtriser la didactique de la matière. Les élèves auront logiquement des
connaissances solides.
Ceci leur permettra de suivre leurs études sans obligation car ils auront eux-mêmes le
goût de fréquenter l’école. Par conséquent, les résultats scolaires s’amélioreront, les taux
de redoublement et d’abandon se réduiront.

3. AU NIVEAU DE L’ETABLISSEMENT :
D’abord, le Directeur d’école est le premier responsable de bon fonctionnement de
son établissement. Par conséquent, il cherche sans cesse tous les moyens pour obtenir des
résultats meilleurs et en vue de soutenir le prestige de l’école. Pour cette raison, il devrait

- 95 -
donc assurer les soutiens pédagogiques de ses adjoints au moins une fois par mois. Il
organise un conseil de maîtres pour discuter et résoudre ensemble le problème.
Là, des échanges d’expériences accèdent aux solutions d’amélioration qualitative de
l’enseignement. En effet, le Directeur digne de son nom doit créer et garder toujours le
climat d’entente au sein de l’école pour que les enseignants osent lui parler leurs
problèmes professionnels tout en prouvant l’esprit d’équipe. Il est incontournable que les
enseignants eux-mêmes peuvent aussi s’entraider. Les chevronnés partagent leurs
expériences aux novices. Ainsi, s’instaure le dicton « L’union fait la force ».
Ensuite, l’association des parents d’élèves devrait les encourager et les soutenir
en payant régulièrement leur salaire. Elle peut chercher un partenaire ou organiser des
activités lucratives afin d’assurer et de satisfaire tous les besoins de l’école. A chaque fin
d’année scolaire, par exemple, cette association peut offrir des primes aux meilleurs
élèves de chaque classe. Cela peut créer l’émulation aux apprenants car ils se sentent
motivés.
En outre, la collaboration entre les parents et les enseignants est aussi vivement
souhaitée. Elle leur permet de suivre de près le comportement, l’état de santé et
l’évolution des études des apprenants.

Enfin, rappelons que le « Fiaraha- miombon’Antoka amin’ny Fampandrosoana ny


sekoly » ou FAF, est une association créée dans chaque école. Il a pour but d’assurer la
bonne marche de l’établissement. Ses membres de bureau sont élus au niveau des
assemblées. Chaque année, il reçoit une subvention de l’Etat. C’est un fonds utilisé pour
le bon fonctionnement de l’école : achat des matériels sportifs comme les ballons,
l’élastique, les bandeaux, la boîte pharmaceutique constituant quelques médicaments
d’urgence, des matériels didactiques, des fournitures du bureau et des manuels
pédagogiques à l’usage des enseignants. Cependant, ce crédit ne peut pas être touché sans
délibération des assemblées. Pour ce faire, le Directeur organise un conseil de maîtres
pendant lequel les enseignants discutent ensemble et proposent tous les besoins matériels
de leurs classes. Ils établissent le programme d’emploi qui sera présenté aux membres du
FAF pour être délibéré. Ces derniers se réunissent, afin de le valider. Après cela, ils
organiseront une assemblée générale pour exposer les propositions. Le public peut ajouter
la liste des besoins si nécessaire. La délibération finale y sera prise. Ainsi, le président, le
trésorier et le Directeur peuvent acheter les besoins de l’établissement.

- 96 -
Voilà comment l’école est dotée des matériels ou des documents nécessaires pour leur
enseignement/apprentissage. Avec toutes ces bonnes organisations, tout le monde espère
sans doute l’amélioration qualitative des résultats scolaires.

C. LA PROFESSIONNALISATION DU METIER ENSEIGNANTS


Nous suggérerions d’améliorer les compétences professionnelles des enseignants.

1. AMELIORER LES CONDITIONS DE RECRUTEMENT :


Etant donné que le personnel enseignant n’est pas suffisamment nombreux pour
répondre aux besoins de l’ensemble de la population d’âge scolaire, les responsables
techniques acceptent de recruter les enseignants n’ayant pas reçu de formation initiale et
la présentation d’un diplôme tel que le Baccalauréat ou le BEPC au minimum est
suffisante. Là, nous proposerions que les agents à recruter passent des tests d’entretien ou
même du test d’essai pratique avant d’éprouver le recrutement. Ceci permettrait aux
techniciens tel que les chefs ZAP et les chefs CISCO de pré évaluer les agents à recruter
et prendre des positions et des mesures adéquates qui les concernent. Ainsi, il conseillé
de designer les enseignants expérimentés ou ceux qui ont des diplômes professionnels à
la tête des écoles et les débutants en qualité d’adjoint afin de les encadrer. A ce sujet, les
enseignants débutants s’informeront des procédés d’emplois de ses collègues qui ont des
expériences et obtiennent des succès. Il serait souhaitable d’appliquer cette proposition
pour ceux qui tiendront les cours élémentaires. Cette classe est exceptionnelle. En fait,
les élèves passent deux années de cours préparatoire. Après cela, ils effectuent une année
de classe d’intégration. Et dans cette classe dit T3, les élèves commencent à pratiquer
l’apprentissage par des leçons de sept (07) matières. Donc, faire-face à plusieurs cahiers
dotés des traces écrites et celles des cahiers d’exercices semblent difficiles pour les élèves
en classe de 9ème. C’est pour cette raison qu’il est important de recruter des enseignants
qualifiés, puis, spécialiste de cette classe.
En outre, la qualité de l’enseignement joue un rôle crucial sur les résultats obtenus.
Plus l’enseignement en apprentissage est en bonne qualité, plus le taux de réussite des
élèves est élevé. Donc, la rentabilité de l’enseignement/apprentissage d’un enseignant
dépend toujours par quelques facteurs, tels que son niveau de connaissance générale, sa
formation, sa bonne volonté et son plaisir d’enseigner.

2. LA CONNAISSANCE GENERALE :
Un enseignant conscient de son devoir et de l’enjeu de son métier doit construire
son savoir. Ainsi, il a le devoir de faire une auto-formation, de se documenter et de

- 97 -
consulter les techniciens ou les responsables expérimentés afin de se perfectionner
académiquement et professionnellement.
Pour ce faire, il incombe aux conseillers pédagogiques de faire fonctionner les CRP,
là où nous aiderons les enseignants à résoudre ces problèmes. Ceci, le centre de ressource
pédagogique renforce le travail pédagogique réalisé par ailleurs. Il supporte ensuite les
enseignants intéressés par la recherche en pédagogie.
Sur notre étude, il serait souhaitable de trouver ou de concevoir des documents
d’accompagnement concernant l’évaluation et basket. Ceci permettra aux enseignants de
favoriser, de développer et d’enrichir leur connaissance. Pour ce faire, nous suggérerions
deux types de centre de ressources pédagogique les plus reconnus.
a) Espace numérique de travail
Du cadre général, espace numérique peut être définit comme ensemble des
données, d’outil et de service numériques, intégrés ou connectés, qu’une institution ou
une organisation met à la disposition de ses usagers. Dans notre institution, nous avons
utilisé l’environnement numérique de travail ou espace numérique de travail ENT
Un espace numérique de travail désigne un ensemble intégré de service numériques
choisis et mis à disposition de tous les acteurs de la communauté éducative d’une ou
plusieurs écoles ou d’un cadre de confiance défini par un schéma directeur des ENT et
par ses annexes. Il désigne aussi un ensemble d’outils en ligne qui permet d’un accès à
distance à des ressources numériques.
L’école contribue au projet d’une société de l’information et de la communication
pour tous. Elle forme ses personnelles et les élèves à maîtriser les outils numériques et le
futur citoyen à vivre dans une société dont l’environnement technologique évolué
constamment.
L’informatique est un outil pédagogique. C’est un outil de travail personnel et
collectif des élèves, des enseignants, de toute la communauté scolaire (le traitement de
texte et la recherche sur internet pour la préparation des cours ou des exposés, les ENT)
b) Mise en place des bibliothèques ou médiathèques
Cette instauration dans chaque établissement développe le goût de lecture à
l’endroit, non seulement des enseignants mais aussi des apprenants. A force de lire,
d’observer les images, les élèves peuvent cultiver et épanouir leur faculté intellectuelle
en particulier celle de raisonnement et d’analyse dès la petite classe. Au début, l’Etat
prendra en charge la création de ces bibliothèques en cherchant des partenaires pour la
construction de bâtiment, l’achat ou la dotation des livres. Après, le chef d’établissement

- 98 -
veillera à la bonne gestion pour que les documents ne se détériorent pas et ne soient pas
perdus. Tout enseignant peut en profiter tout en consultant sur place des livres en vue de
se cultiver ou de préparer leurs leçons. Pour l’achat des livres, de leur côté, les enseignants
avancent leurs besoins en document. De l’autre, l’association des parents d’élèves se
charge de l’entretien du bâtiment

En revanche, le numérique est aussi un outil très efficace pour la coéducation et co-
formation car, on peut faire des sondages, traduire des publications dans différents langes,
maintenir le lien avec les élèves lorsqu’ils sont éloignés de l’école comme la transmission
du travail, les leçons et les supports, échanger avec l’enseignant et/ou les élèves, apporter
sa contribution à des productions collectives.
Par ailleurs, nous suggérions aussi la co-formation

3. LA CO-FORMATION :
Dans le système de formation à Madagascar, la co-formation a pris de l’ampleur. Sur
notre recherche, nous allons proposer de redynamiser la co-formation pendant le conseil
des maîtres et ou les cercles de qualité. Là, nous suggérerions d’informer les enseignants
débutant sur la spécificité du basket en classe de 9ème et surtout la mise en œuvre de la
pratique d’évaluation. Pour ce faire, il serait souhaitable de réserver la rentrée des
enseignants comme une semaine d’initiation pour les débutants et de renforcement pour
ceux qui ont assez d’expériences.

A ce sujet, les agents expérimentés seront désignés animateurs. Ceci permettrait de


garder l’esprit de co-formation : « échange d’expérience et transfert d’idée et partage
d’idées » comme nous avons vécu pendant fa formation permanente en journées
pédagogiques. Sinon, un recyclage devra être organisé par les formateurs locaux tels que
les Dirécoles, les chefs ZAP et ses collaborateurs et les conseillers pédagogiques.

4. LA FORMATION PERMANENTE
Etant donné que l’enseignant n’est plus celui qui détient une compétence acquise
une fois pour toute, il est celui qui s’instruit en instruisant. Dans cette perspective, tous
les enseignants sans distinction de catégories et de statut, devraient profiter des avantages
professionnels pour améliorer leurs compétences.
Ainsi, il serait souhaitable de conscientiser les enseignants sur leur obligation
professionnelle. Donc, il est question d’assister et d participer aux journées pédagogiques.
Ce que nous avons vu, ce sont les enseignants nouvellement recrutés et les organisateurs

- 99 -
qui y sont intéressés mais leur implication n’est pas suffisamment satisfaisante. A ce
propos, nous suggérerions qu’on organise bien ce système de formation afin de pouvoir
motiver les participants, de bien planifier les thèmes à traiter pour pouvoir répondre aux
besoins du moment.
Pour le réaliser, il serait souhaitable d’envisager des séances théoriques pour le
renforcement académique et pratique. Tout cela nous amène à emprunter cette
affirmation : « Si l’on veut que l’enseignants se tienne au courant et remplisse avec succès
fonctions, l’étude et le perfectionnement sont indispensables tout au long de la vie
professionnelle »39. Ainsi, nous suggérerions de réaliser ce qui a été stipulé dans les
stratégies pour la création d’un système d’Education Primaire performant
« L’amélioration de la formation des enseignants et Directeur d’Ecoles ». A ce sujet, nous
proposons les solutions suivantes.
D’abord, incorporer dans le dispositif de formation des enseignants des contenus
liés à la voie de carrière « l’apprentissage pour le basket ». Là, les activités suggérées
seront axées sur les types d’exercices pour l’évaluer. Ceci est spécifique pour des cours
théoriques enseignés en classe. Sur ce plan, nous avançons des suggestions que nous
allons citer par la suite.
L’utilisation des différents types d’exercices comme nous pouvons les voir dans les
différents cahiers de situation. Il est préférable de prendre référence à des autres matières,
voir les sous-disciplines en Malagasy ou Français. Ceci est le moment important de se
profiter à l’interdisciplinarité.
Concernant les cours théoriques, nous pouvons utilisés comme instrument les
exercices à flèche que présentent des mots ou des phrases accompagnées des images, des
questionnaires à réponses multiples, des questionnaires à réponse dichotomique ou
binaire (Vrai ou Faux ; Oui ou Non), des questionnaires préformés comme le rangement
de mots ou des phrases en ordre. Ainsi, la didactique théorique du basket varie selon le
contexte. Donc, on peut prêter la didactique des autres matières, mais ceux qui
différencient sont les contenues et les terminologies.
Ensuite, nous devrons favoriser l’organisation de la formation en réseau. Mais avant
tout, nous les conseillers pédagogiques devront prendre notre part à réexpliquer
l’importance de cette formation.

39
José Blat Gimeno. Ricardo Marin Ibànez, La formation du personnel enseignant du premier et Second
degré, Les presses de l’UNESCO, 1981, 247

- 100 -
D’autre part, elle vise à apprendre, à analyser les actions menées et d’améliorer la
pratique pédagogique. De cette perspective, nous avançons les propositions de solutions
suivantes :
Généraliser la formation en réseau à chaque fin de bimestre et les conseillers
pédagogiques organiseront un regroupement qui se fera dans le but de clarifier les
activités floues. Ceci permettrait aux participants d’avoir les mêmes points de vue sur les
modules traités.

Une autre proposition de solution qui mérite d’être soulevée, est l’augmentation du
nombre de suivi pédagogique et d’autres visites pour soutenir les enseignants. Chacune
des entités actrices du système a sa part de responsabilité. Là, notre tâche consistera à les
aider, à redécouvrir les possibilités personnelles, à entamer une reprise évolutive et à
vaincre les obstacles. Pour ce faire, la collaboration étroite avec les autorités locales est
sollicitée. Les zones éloignées et enclavées seront priorisées surtout dans les ZAP où les
maîtres FRAM sont nombreux.

D. MOYEN DE LOCOMOTION :
Vu la dispersion des écoles, les encadreurs n’arrivent pas à réaliser périodiquement les
encadrements. La dotation de moyen de locomotion constitue un des façons pour
améliorer la réalisation de ces tâches pédagogiques. En outre, ils devraient bénéficier
d’indemnités relatives à leurs fonctions par le biais de la délivrance de l’ordre de route
traité et payé à temps pour les motiver.
En conséquence, les enseignants bénéficieront des encadrements tout au long de l’année
scolaire, les apprenants auront d’avantages des connaissances solides et efficaces.

E. SUR LA DIMENSION PEDAGOGIQUE :


La pédagogie est un moyen indispensable pour la transmission et la construction
des connaissances, elle devrait être maîtrisée. Puisque les enseignants responsables de
Cours Préparatoire ont des difficultés sur l’enseignement/apprentissage de l’APSE, il
serait important de leur faire apprendre la didactique de cette discipline. Pour ce faire, ils
devraient commencer par consulter des manuels pédagogiques pour s’auto-former. A
partir de ces documents, ils s’informeront sur la préparation d’une séance ainsi que sur
les étapes à suivre lors de la conduite d’une leçon. Puis, ils enrichiront leurs techniques
ou stratégies d’enseignement.

La didactique de l’APSE exige notamment l’appropriation des méthodes propres


pour faire agir et mettre les élèves en situation d’action. La maîtrise des méthodes actives

- 101 -
ou participatives, méthode de découverte serait un atout. Toutes ces méthodes
développent en fait la faculté de raisonnement et d’analyse, l’esprit logique et l’esprit
sportif. Elles mettent également en jeu la croissance physique normale et l’intelligence.
Il est à noter que l’enseignement de l’APSE exige une surface libre et propre.
De même, l’acquisition des notions de socialisation ne se voit que par la présence d’un
groupe ou d’une équipe. A cet effet, son enseignement/apprentissage devrait donc partir
du vécu des élèves et valoriser l’esprit d’équipe, l’esprit de tolérance qui englobent
l’esprit sportif ayant toujours la tendance vers la réussite. Ainsi, si les élèves sont en bonne
santé, ils pourront facilement continuer leurs études. Et s’ils acquièrent le sens de l’esprit
sportif, c’est facile pour eux de vivre convenablement dans la société.
Par conséquent, il serait donc essentiel de maîtriser toutes les préparations à faire avant
la séance et toutes les étapes à suivre lors de la conduite d’une séance de l’APSE. En voici
une proposition :
a) Préparation avant la séance :
L’APSE demande un emplacement plat et propre, nettoyé de tous les obstacles
dangereux : branches, pierres, racines, souches, fossés…Le terrain de jeu devrait être bien
délimité pour que les disciplines soient respectées. Pour ce faire, on le délimite par des
piquets, des fanions ou des plots de couleur, au nombre de groupes d’enfants. Chaque
section de terrain mesure 20mx10m. Après l’avoir préparé, l’enseignant pourra débuter
sa séance.
b) Pendant la séance :
Pour que sa leçon soit efficace, l’enseignant devrait respecter rigoureusement toutes
les étapes de la conduite de la séance. Pour ce faire, la mise en train, la leçon proprement
dite et le retour au calme seront incontournables.
c) La mise en train :
C’est une marche autour du plateau, suivie de petites foulées et d’autres mouvements
sportifs. Puis les élèves prennent une place, en respectant leur rangement par vague pour
leur passer des consignes. L’enseignant prend garde à ce que les apprenants ne soient pas
face au soleil.
d) La leçon proprement dite :
 Annonce du titre et de l’objectif de la leçon du jour :
Elle permet de faire connaître aux apprenants ce qu’ils vont apprendre et ce qu’on attend
d’eux lors de la séance. Elle tient une place très importante pour

- 102 -
l’enseignement/apprentissage. Alors, l’enseignant vérifiera si l’objectif est saisi par les
élèves. Cette étape se termine par l’explication des règles de jeu.
 Essai et application :
C’est une phase de découverte. Comme les élèves de Cours Préparatoire sont encore
petits, au début, le maître fera un essai, un modèle de mouvement devant eux.
Tout le monde observe attentivement ce qu’il fait. Ensuite, il désigne quelques élèves de
refaire devant tous ce qu’il vient de faire. Les autres observent autant. A leur tour, les
élèves réalisent le mouvement individuellement ou au sein du groupe. L’enseignant les
observe et intervient en cas de nécessité. Il joue un rôle de facilitateur et de régulateur.

Lorsqu’il constate une erreur, il la remédie immédiatement. Il est souhaitable de


proclamer le résultat s’il s’agit d’une compétition

e) Retour au calme :

C’est un moment auquel les élèves font des exercices de respiration et de la marche
lente avec chants. Pendant ce temps-là, ils peuvent former un cercle : les uns chantent en
frappant leurs mains et les autres dansent au milieu. C’est un moment d’une grande
ambiance. Tout le monde doit se sentir à l’alaise et épanoui.

f) Après la séance :

Tous les apprenants doivent se laver les mains pour garder leur propreté car ils
viennent de faire les efforts physiques provoquant de saleté due de la sueur et de la
poussière. Cela leur familiarise à se tenir toujours propre dans leur vie quotidienne.

g) Exemple d’une fiche d’activité de basket

FICHE DE PREPARATION
MATIERE OU DOMAINE DISCIPLINAIRE : CYCLE : CLASSE :
TITRE DE LA SEANCE
Situation au sein de la séquence :
Évaluation diagnostique – découverte – construction - entraînement/consolidation n°….
– remédiation – évaluation de fin d’apprentissage
CONTEXTUALISATION (Projet ? Rappel : les séances situées en amont)
OBJECTIFS :
1) Objectifs généraux (ceux de l'ensemble de la progression)
2) Objectifs spécifiques (ceux de la séance).
COMPETENCES : Pour parvenir à l’objectif fixé, l’enfant doit être capable de…. (Les
compétences peuvent être d’ordre disciplinaire, notionnel ou méthodologique)

- 103 -
VOCABULAIRE SPECIFIQUE
MATERIEL OU PREPARATION DU TABLEAU OU DE LA CLASSE.
(Documents : lesquels ? statut ?... Photocopies ? Nombre, agrandissement ? – écran,
projecteur…)
LIEU (éventuellement si l'activité doit se dérouler ailleurs qu'en classe)

DEROULEMENT DE LA SEANCE :
1) Mise en situation (Comment introduire la séance) : exposer les enjeux de la séance aux
enfants, la situer par rapport à celles qui ont précédé et qui suivront.

2) Déroulement proprement dit et modes de fonctionnement


(Si nécessaire, minuter les différentes phases, formuler les consignes par écrit, essayer
d’envisager les attitudes, stratégies, difficultés, réponses possibles des élèves… vos listes ne
seront pas exhaustive, elles vous permettront cependant d’anticiper des aides et des réponses)

Phase n° ….
▪ Support ? Consigne ?
▪ Mode de fonctionnement :
a) travail individuel b) travail en groupes c) travail collectif ?
Il est bon d'alterner les modes de fonctionnement au sein d'une même séance.
▪ Oral ? Ecrit ?
▪ Activité des élèves
▪ Rôle de l’enseignant (observe, suscite les échanges, apporte son aide, apporte des
connaissances, arbitre…)
TRACE ECRITE
(Résumé, formule mathématique, analyse de doc, affichage, aide-mémoire, frise … ?)
EXERCICES D’ENTRAINEMENT (cette phase peut être différée, et faire l’objet d'une autre
séance)
EVALUATION (idem) : diagnostique, formative, de fin d’apprentissage ?
BILAN (critique de la séance, les points positifs, les difficultés rencontrées par les
élèves, par l’enseignant, réajustements éventuels ...)
PROLONGEMENTS ENVISAGES (Séances ultérieures, interdisciplinarité ...).

F. SUR LE PLAN PROFESSIONNEL

Concernant la situation professionnelle, une planification de projet d’animation de


formation dont l’objectif est de renforcer les compétences des enseignants sur la pratique
d’évaluation des acquis des apprenants dans une séance de l’enseignement/apprentissage
en classe de 9ème.

- 104 -
Le tableau ci-après présente cette planification suscitée
TABLEAU N°39 : PLANIFICATION D’UNE SEQUENCE DE LA FORMATION
PHASE DE
DEVELOPPEMENT
DUREE SUPPORT /
DES COMPETENCES ACTIIVITES-CONSIGNES-TECHNIQUES/STRATEGIES
ET DES OBJECTIFS 7H MATERIEL
DE LA FORMATION
ACTIVITE 1 : Identification des prérequis sur l’évaluation
Phase 1 :
Evaluation Consigne 1 : Enumérer les étapes à suivre pour la conduite d’une
diagnostique leçon ?
Stratégie : Brainstorming 15min
Objectif :
Connaître le Consigne2 : Lesquelles de ces étapes marquent l’évaluation ?
réacquis. Stratégie : Brainstorming

Phase 2 : ACTIVITE 2 : Acquisition de notions relatives à la définition


Acquisition des
ressources. Consigne 1 : Définir le terme « évaluer »

Technique/stratégie : Brainstorming Durée : 5min


Objectif :
S’approprier les DEFINITION
techniques Evaluer :
d’élaboration Au sens étymologique du terme, évaluer vient de l’ancien français
d’un évaluer, qui signifie « extraire la valeur de », « faire ressortir la
dispositif valeur de », lui-même issu du latin Valère, avoir de la valeur.
▪ C’est donner une valeur aux compétences d’une personne, d’un
d’évaluation
groupe.
▪ C’est estimer la quantité et la qualité des connaissances, des 1H20
savoir-faire acquis au cours des apprentissages scolaires.

Consigne 2 :C’est quoi l’objet à évaluer ?


Technique/stratégie : Q/R Durée : 5min

APPORT
▪ L’objet à évaluer : acquis en apprentissage, niveau d’acquisition,
prérequis, ….

Consigne2 : Pourquoi évaluer ?


Analyse des
Technique/stratégie : running board Durée : 10min
APPORT figures sur
• Pour permettre à l’enseignant de répondre aux difficultés de
power point
l’élève et pour éviter de le laisser franchir la frontière de ce qu’on
appelle la zone du handicap scolaire. avec projecteur
• Pour permettre à l’enseignant de juger de l’efficacité de son
enseignement.
• C’est donc une nécessité et un outil.

Consigne 3 : Citer les types d’évaluation

- 105 -
Technique/stratégie : Remue méninge Durée : 5 min

Synthèse du formateur :
Les types d’évaluation :
▪ Évaluation prédictive,
▪ Évaluation formative,
▪ Évaluation sommative,
▪ Évaluation certificative.

Consigne 4 : Lire le document, puis dégager les rôles de


l’évaluation dans une séance de l’E/A. Vidéo

Technique/stratégie : Lecture tournante Durée : 10min projecteur


Mise en commun
SYNTHESE DU FORMATEUR :
- Identification des prérequis à utiliser pour le nouvel apprentissage
- Classification des participants suivant :
 Leur niveau d’aptitude (capacité et compétence)
Documents
 Leurs caractéristiques
- Détection des difficultés (lacunes) d’apprentissage des élèves relatifs à la
- Renseignements sur le degré de maîtrise des objectifs pédagogiques
définition de
par les apprenants.
- Création d’une confiance mutuelle entre l’enseignant et l’évaluation
l’apprenant
En résumé, l'évaluation des acquis des apprenants dans une
séance d'animation de l’E/A est essentielle pour mesurer les progrès Polycopies sur
des apprenants, améliorer les méthodes d'enseignement, valider les les rôles et
objectifs d'apprentissage, maintenir la motivation et prendre des
décisions pédagogiques éclairées. importances de
l’évaluation
Consigne 5 :
Dans une animation d’une séance d’E/A, préciser le moment
spécifique pour chacune des évaluations :
- Prédictive
- Formative
Stratégie : Q/R Durée : 5min

APPORT
Evaluation prédictive : Pendant la révision
Evaluation formative : A tous moment de l’apprentissage.

Consigne 6 : Donner la définition de l’objectif pédagogique en


enseignement.
Technique/stratégie Remue méninge Durée : 10min
DEFINITION DE L’OBJECTIF PEDAGOGIQUE
L'objectif pédagogique de l'enseignement/apprentissage est une
déclaration spécifique et observable qui décrit les connaissances, les Livre de
compétences ou les attitudes que les apprenants sont censés programme
acquérir à la fin d'une séance d'enseignement ou d'une période PPO

- 106 -
d'apprentissage donnée. C'est une articulation claire des résultats
attendus de l'enseignement/apprentissage, et elle guide
l'enseignant dans la planification et l'évaluation de ses activités
d'enseignement.
Consigne 8 : Enumérer les différents types d’objectif pédagogique.
Expliquez vos réponses par un exemple très précis.
Technique/stratégie : Travail de groupe Durée : 30 min
LES DIFFERENTS TYPES D’OBJECTIF
- Objectif générale
- Objectif spécifique
Objectif opérationnel

ACTIVITE 3 : EVALUATION PENDANT L’ANIMATION D’UNE


SEANCE DE L’E/A
Consigne 0 : Ranger les termes suivants par ordre de succession
Juger – corriger – évaluer – décider

Stratégie : Partage Durée : 5min

Consigne 1 : Dire comment évaluer les élèves


Technique/stratégie : Plénière Durée : 5min
APPORT 2H20
- Respecter le concept de la triple cohérence
- Poser des question/activités permettant d’atteindre l’objectif
visé,
- Franchir le but de chaque question/activité Polycopie sur
- Reformuler la question qui semble difficile
les
PHASE 3 : Consigne 2 : Dire comment élaborer des outils/instruments instruments et
Mobilisation et d’évaluation ?
outils
coordination
des ressources Technique/Stratégie : Partage Durée : 30min
d’évaluation,
APPORT
Objectif : Formuler le test relatif à chaque objectif pédagogique sous-forme de krafts,
questions :
Intégrer les markers,
SAVOIR SAVOIR-FAIRE SAVOIR ETRE
ressources
Test de Evaluation des Evaluation des attitudes
acquises aux connaissances : compétences : et comportement :
Masking tape.
étapes de - Question fermée ou - Questionnaire - Expose de bilan personnel
l’enseignement ouvert. d’entretien - Entretien
/ apprentissage - Vrai – faux/ - Etude des cas - Echelle d’attitude ou
oui-non - Capacités/action, d’opinion des jugements
- Exercice a trou souvent, jamais. d’appréciation :
- Choix multiple - Jeux de rôle. ▪ D’accord, pas d’accord,
- Devoir écrits : indécis, pour, contre,
notation chiffrée ou indiffèrent
alphabétique. ▪ Toujours, souvent, jamais

- 107 -
Consigne 3 : Lire le document sur la transposition didactique, Document à
puis définir ce qu’on entend par transposition didactique.
Stratégie : Lecture tournante, individuelle prévoir
Technique/stratégie : Lecture tournante Durée : 10min
RESUME
La transposition didactique est un processus de transformation des
savoirs savants en savoirs enseignables, qui permet d'adapter les
contenus et les méthodes d'enseignement aux besoins et aux
capacités des élèves. C'est une démarche essentielle dans le
domaine de l'enseignement, qui vise à faciliter l'apprentissage des
connaissances.
Consigne 3 : Lire le document sur le PPO à la page : Livre de
- Concernant l’APSE pour thème : Le basket (page 186) et/ou la
danse, page 177 programme
- Concernant la discipline ECA, thème, la danse traditionnelle, page PPO
106
- Concernant la discipline FFMOM, thème, ny fahalalam-pomba,
page 16
Analyser le contenu du programme à ces pages : objectif général
des thèmes, objectifs spécifiques et celles des contenus à
enseigner.
Technique/stratégie : VIPP Durée : 30min

Consigne 2 : Faire une fiche de préparation, tenant compte de


règles recommandées par le programme scolaire.
Technique/stratégie : Travail en atelier Durée : 40min

Consigne 2 : Présenter votre travail


Techniques/stratégies : grand groupe Durée : 2Omin
APPORT
POINTS FORTS POINTS A AMELIORER

Phase 4 : ACTIVITE 5 : SIMULATION SUR LA PRATIQUE D’EVALUATION DES


Evaluation ACQUIS DES APPRENT DANS UNE SEANCE DE L’E/A
formative Consigne :
Faire une simulation de classe sur la fiche que vous venez
Objectif :
Vérifier préparer, en respectant les étapes de l’E/A. 2H05 Papiers
l’effectivité de
l’intégration Technique/ stratégie : Simulation. Durées : 2h05 vélins, stylos.
des Existence de :
questionnaires
sur les - Deux enseignants jouent le rôle des observateurs
résultats
- Un enseignant représentant des animateurs
attendus.

- 108 -
- Les restes sont formés

Phase5 : ACTIVITE 5 : Critiquer un savoir externe


Remédiation. Consigne 1 :
OBJECTIF : Regarder un clip de la danse afindrafindrao de CLO
consolider les MAHAJANGA
acquis des Consigne 2 : 30 mn
formés. Quel type de danse s’agit-il ? Clé USB,
Consigne 3 : En vous référant la place de l’auteur, quel est vidéo
l’objectif de cette musique tant à la danse ? projecteur.
Consigne 4 : S’agit-il une danse traditionnelle ou activité
physique et sportif et d’expression ?
Justifier votre réponse.
Stratégie : Q/R

Activité 7 : Evaluer les acquis des formés


Consigne1 :
Donner la définition de l’évaluation.

Phase 6 : Consigne 2 :
Evaluation Citer deux (03) avantages pour l’évaluation des acquis des
finale
apprenants en classe.
Objectif : Technique/Stratégie : Travail individuelle
Mesurer les 30 mn Papier vélin,
Stylo,
acquis des Consigne 3 : Expliciter la différence entre évaluation formative et
évaluation sommative ?
formés.
Evaluation post Cosigne 4 : compléter par vrai ou faux
formation. - L’évaluation diagnostique se fait au début de
l’enseignement/apprentissage : …….
- On fait l’évolution formative de l’année scolaire : ……
- L’évaluation certificative permet aux enseignants de détecter
l’efficacité de son enseignement de la dernière séance : …………..

Source : ECP stagiaire

- 109 -
CONCLUSION PARTIELLE DE LA TROISIEME PARTIE
En bref, nous pouvons dire que pour améliorer les compétences professionnelles
des enseignants sur la mise en œuvre de l’évaluation sur la didactique spécifique en
basket, l’amélioration de connaissance générale et professionnelle a été suggérée. Pour
ce faire, nous avons avancé des propositions de solutions telles que l’autoformation par
l’intermédiaire de l’espace numérique et de la bibliothèque, la conformation, la formation
permanente dans les journées pédagogiques, la formation continue comme la formation
en réseau. A ce sujet, nous avons propos proposé d’instaurer et opérationnaliser les CRP
afin que les enseignants puissent consulter des documents relatifs à l’évaluation et
l’animateur en cas de besoins. Favoriser la co-formation comme nous avons vu aux
conseils des maitres et aux cercles de qualité. Là, nous avons suggéré d’informer les
enseignants débutants sur la spécificité du basket en 9ème année de son enfance et sur la
mise en œuvre de différentes formes d’évaluation. Nous avons parlé aussi de critère pour
les enseignants tenant les classes de 9ème.
Une proposition de solution qui mérite d’être soulignée aussi est la conception
d’une formation théorique et pratique pour renforcer le niveau académique et
professionnel des enseignants ainsi que la régulation de la séquence de formation pendant
le déroulement du projet professionnel.
Après avoir présenté les propositions de solution sur la régulation du processus
d’évaluation en basket, nous allons aborder à la conclusion générale.

- 110 -
CONCLUSION GENERALE
CONCLUSION
En guise de conclusion, l'évaluation des acquis des apprenants joue un rôle crucial
dans le processus d'animation de l'enseignement/apprentissage. Elle est essentielle pour
mesurer les progrès des apprenants, améliorer les méthodes d'enseignement, valider les
objectifs d'apprentissage, maintenir la motivation et prendre des décisions pédagogiques
éclairées.
Notre objectif dans la réalisation de ce mémoire est de pouvoir apporter un
changement de comportement professionnel et de réguler la pratique pédagogique dans
le but d’améliorer la qualité de l’enseignement/apprentissage. Ainsi, l’étude entreprise
constitue notre contribution pour atteindre ce but.
A ce propos, nous avons essayé d’apporter notre part dans la régulation de la
pratique des enseignants sur la valorisation de l’acte d’évaluation pendant une séance
d’apprentissage du basketball.
Vu que l’évaluation est une étape que nous n’avons pas brûlée, elle a un caractère
formatif. Sans elle, il n’y a pas de véritable apprentissage. Ainsi, la réalisation de ce
mémoire est une occasion pour nous d’enrichir nos connaissances intégrales sur
l’évaluation. C’est aussi une grande opportunité d’apporter notre contribution à améliorer
l’apprentissage du jeu de basketball en utilisant divers types d’activités pour l’évaluer.
De tout cela, nous pouvons dire que l’évaluation est absolument intéressante et
significative (aussi bien à l’enseignant qu’aux élèves). Son importance dans l’acte
pédagogique est relativement ressentie mais exige une analyse approfondie et demande
de réflexion.
Comme le terme « évaluation » englobe plusieurs concepts, sa mise en œuvre
parait difficile di l’on s’efforcera à la dominer. Cette recherche nous a offert l’occasion
de connaître l’implication de l’évaluation à l’amélioration de
l’enseignement/apprentissage.
Tout au long de la recherche, nous avons essayé d’avancer des propositions de
solution pour évaluer le basket en classe de 9ème. Ainsi, nous avons fixé les objectifs visant
à:
- Identifier la catégorie des enseignants pratiquant l’évaluation,
- Identifier les types d’évaluation pratiquée,
- Clarifier le rapport entre les objectifs fixés et les exercices proposés par le biais
des activités et/ou des méthodes utilisées par les enseignants,

- 112 -
- Clarifier la façon de définir et formuler les objectifs.
Différentes étapes ont été suivies tout au long de cette recherche.
En premier lieu, nous étions partis du problème identifié au cours de la réalisation de
notre projet professionnel afin de pouvoir définir le thème du mémoire professionnel. Une
fois le thème est défini, il s’avère nécessaire de rendre celui-ci plus précis et univoque.
Après cela, nous avons le transformée en question de départ. Là, il s’agit d’une
étude de rapport de causes à effets.
Après avoir lu les documents et les ouvrages en relation avec la question de départ,
nous avons entamé au résumé des concepts et théories correspondants.
Ainsi soit fait, nous avons pu émettre l’hypothèse de travail qui constitue la réponse
provisoire à la question de départ. Dans cette hypothèse, doit figurer la relation entre deux
variables, c’est-à-dire, une relation entre fait et un concept. A ce sujet, nous avons noté
qu’à partir des variables que nous avons déterminés les indicateurs relatifs à la fiche
questionnaire.
Deuxièmement, après l’émission de l’hypothèse de travail, nous avons dû passer
aux recueils d’informations qui nous ont permis d’analyser la situation. Là, nous avons
utilisé l’observation directe, l’enquête par questionnaire et des entretiens.
Après les collectes des données et l’information, nous avons entamé au traitement des
données tout en les analysant et interprétant afin de pouvoir infirmer ou infirmer
l’hypothèse émise auparavant.
Finalement, nous avons procédé à la troisième partie de la recherche constituant
qualitative de l’enseignement/apprentissage ne basket et de conclusion générale.
Après avoir présenté la description des étapes franchies, nous allons avancer la
réponse à la question de départ : « Plus les enseignant n’ont pas développé leurs
compétences professionnelles par les échanges d’idée et d’expérience, plus les activités
d’apprentissage proposées ne permettent pas de réussir à atteindre les objectifs
prédéfinis ». C’est après la réalisation de la recherche que nous avons pu répondre à la
question de départ. Ainsi, l’élaboration du mémoire professionnel nous permet d’acquérir
les compétences citées ci-après.
A l’issue de l’élaboration du mémoire professionnel, nous avons dû capable de
questionner notre pratique d’articuler notre réflexion et notre action, d’utiliser une
méthodologie de recueil d’information, d’analyser les problèmes et de proposer des pistes
de réflexion ou d’action en se référant aux réalités vécues.

- 113 -
Cependant, nous avons rencontré des problèmes de difficultés et des contraintes
pendant la réalisation du projet de mémoire. Ainsi, nous avons relève les problèmes
suivants :
D’abord, le choix du thème, l’identification des auteurs ainsi que le choix
d’ouvrages que nous avons utilisé pendant l’élaboration du cadre théorique de référence.
Face à ce problème, nous avons consulté notre encadreur référent afin de nous aider à les
surmonter.
Ensuite, le recueil des données. A ce sujet, les données recueillies ne sont pas fiables
et le nombre des enseignants observés se réduit à 13 au lieu de 17 par faute de temps.
Pour résoudre ce problème, nous avons négocié auprès des divisions compétentes
tels que le chef de division programmation (en vue de consulter les FPE et les annuaires)
et les enseignants titulaires de classe de 9ème afin qu’ils puissent conduire les séances du
basket.
Tout au long de la recherche, aucune aide financière et matérielle n’a été allouée.
Nous avons utilisé notre propre ressource. Enfin, un problème que nous n’avons pas
minimisé est le problème moral. Mais malgré ces diverses contraintes, les aides, les
conseils et les soutiens étaient nous réconfortant et que nous parvenions à élaborer notre
mémoire professionnel.
Le mémoire professionnel, il ne vise pas à produire parfaitement des savoirs mais
à appréhender un fait pour réguler les pratiques professionnelles. Ainsi, nous avons
avancé de propositions de solution qui se prêteront sur la régulation de la pratique des
enseignants sur la mise en œuvre de l’évaluation des acquis durant une séance de
l’enseignement/apprentissage du basketball. De ce fait, nous avons mis l’accent sur
l’amélioration de compétence professionnelle des enseignants en se basant sur le
rehaussement de connaissance générale et professionnelle par les différentes formes de
formation.
Au niveau de l’institution, nous proposons de réviser le programme scolaire et de
revaloriser le métier enseignant par l’augmentation de salaire et la création de nouvelle
indemnité afin de pouvoir le motiver.
Au niveau de l’organisation, nous avons proposé d’améliorer les conditions de
recrutement par la passation des tests d’entretien oraux, ou des tests d’essai pratique avant
d’éprouver au recrutement.
Par ailleurs, la généralisation de la formation en réseau, l’opérationnalisation des
Centre des Ressources Pédagogiques seront suggérées.

- 114 -
Et encore plus, nous avons avancé les propositions suivantes :
- Is serait mieux de désigner les enseignants expérimentés et ceux qui ont reçu de
formation initiale comme titulaire de cours élémentaire.
- Les conseillers pédagogiques devront organiser ou renforcer les enseignants sur
leurs compétences.
- La conception des documents d’accompagnement sur la discipline APSE
notamment le jeu de basketball.
A ce sujet, nous avons proposé de bien organiser la formation en réseau tout en
réexpliquant son importance. De plus, ils devront organiser un regroupement à chaque fin
de module pourvu que les participants aient les mêmes idées sur le module traité.
Sur le plan pédagogique, nous avons proposé de multiplier le nombre de suivi
pédagogique afin que les enseignants puissent analyser les types d’exercices comme nous
voyons dans les cahiers de situation tels que : les exercices à flèche, des questionnaires à
réponses multiples, des questionnaires à réponses performée, des activités ludiques et des
activités menant à l’efforts physique, sportif et expression comme de concours en basket.
Toutes formes d’évaluation précitée seront utilisés à chaque pratique d’évaluation : avant,
au cours et après l’apprentissage de basket.
Et sur le plan professionnel, nous suggérions de concevoir une planification d’une
séquence de formation pour réguler ce que nous avons réalisée pendant le projet
professionnel. Là, choisissons le basket car dans la classe de 9ème commence
l’enseignement du basket dans les écoles primaires publique.

- 115 -
LA REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE
DOCUMENT DE BASE
Alain BENTOTLILA, Brigite Cevalier – Daniel Falaz : Apprentissage-
Evaluation-Performance, NATHAN, Paris, 1991, 227
A. souche ? Nouvelle pédagogie pratique, imprimerie Herissey-Evreux, Charles
HADJI, L’évaluation, règle du jeu, ESF, Paris, 1989/1993, 190
Françoise CERC, Débuter dans l’enseignement, HACHETTE, 1995,255
G. Viliard R. TORAILLE, JE. EHRHARD, Psychopédagogie Pratique, ESTRA,
1962, 472
GASTON Mialaret, Notre beau métier, Edition Saint Paul en 1964, 293
GENEVIEVE Meyer, Evaluer ? Pourquoi ? Comment ? Hachette, Paris, 176
HAMELINE D. Les objectifs pédagogiques, Collection pédagogie, Paris,
1992,224
Lorin W.ANDRERSON, Accroitre l’efficacité des enseignants, UNESCO, Paris,
1992, 135
Marguerite ALTET, Formation professionnelle des enseignants, Presses
Universitaires de France, PUF, 1994, 264
Sébastien LEGROS, Fiche pratique mini - Basket – Comité de l’Yonne de
basket-ball
Maurice DE BESSE, GASTON Mialaret, Traités des sciences psychologiques,
Presse Universitaire de France, 1974
Noël NGOULO, Qu’est-ce que le didactique des disciplines ? Article IDEES
NEUVES, Juin 1998, 35
Patrice PELPEL, Se former pour enseigner, BORDAS, Paris, 1986, 206
Philippe MEIRIEU, L’école, mode d’emploi, ESF Editeur, Paris, 1995, 187
Robert. F. Mager, Comment définir des objectifs pédagogiques ? BORDAS, Paris
1990, 131
VIVIANE DE LANDDSEERE, Définir les objectifs de l’éducation, 11 Document
illustratif
DE LETELE-Xavier Roegiers, Méthodologie du recueil d’information, De
BOECK Université, 1998, 226
José Blat Gimeno, Ricardo Marin Ibànez, La formation du personnel enseignant
du premier et du second degré, Les presses de l’UNESCO, 1981, 275
OLIVIER Reboul, Qu’est-ce qu’apprendre ? PUF l’Educateur, 1993, 206
ROBERT. R., L’échec scolaire est-il une fatalité ? Edition HATIER ? Paris 1991,
212
DOCUMENT ILLUSTRATIF
1. Arrêté N°9653/2013/MEN du 02 Mai 2013 fixant le régime des études des Elèves
Conseillers Pédagogiques de l’Enseignement du Primaire ou ECP/EP, l’Article 9
2. Loi d’orientation du système d’éducation, d’enseignement et de formation à
Madagascar N°2008-011 du 17 Juillet 2008

DICTIONNAIRE ET INTERNET
Dictionnaire encyclopédique, HACHETTE, 2007, 258
Dictionnaire encyclopédique de l’Education et de la formation, NATHAN, 1994
Dictionnaire de pédagogie, LAROSSE BORDAS, Paris, 1996, 228
Dictionnaire petit LAROUSSE, Edition 2020

WEBOGRAPHIES :
http : innovato. Scola ac. Paris. Fr/téléchargements/séminaires 2000/Evaluer 2000
http : www. Amazon.fr/formation-professionnelle des enseignants
http : www.basket89.fr,
Web : eduscol.education.fr
http://www.beaujoirebc.fr
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ANNEXE
ANNEXE I : SYNTHESE DES VISITES DE CLASSE
A. TEMPS EFFECTIF DE L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE
Horaire hebdomadaire : 30H
Respect de l’emploi du temps
- Oui : 11/15, soit 73,33%
- Non : 4/15, soit 26,67%
Fréquentation scolaire des élèves
Taux mensuel de fréquentation le plus bas G : 86,78%
F : 85,65%
Taux de fréquentation le plus haut G : 96,75%
F : 98,49%

B. PREPARATION DE LA CLASSE

ETABLISSEMENTS
1 2 3 4 5 6 7 9 Tot. Taux
OBSERVABLES

Affichage règlementaire 3 1 2 1 3 2 2 1 15 100%

Registre d’appel 3 1 2 1 3 2 2 1 15 100%

Répartition bimestrielle 3 1 2 1 2 2 1 1 13 86,67%

Journal de classe 1 3 1 1 1 7 46,67%

Utilisation des matériels/documents 3 1 2 1 1 1 1 1 11 73,33%

C. FICHE DE PREPARATION

ETABLISSEMENTS
1 2 3 4 5 6 7 9 Tot. Taux
OBSERVABLES

Existence des fiche d’activités 2 1 1 1 1 1 7 46,67%

Existence et respect des différentes étapes 1 1 1 1 1 1 6 40%

Existence des objectifs 1 1 1 1 1 5 33,33%

Existence des objectifs (généraux et spécifique) 1 1 2 13,33%


bien formulés

Cohérence des objectifs et celle des activités 1 1 1 3 20%


D. CONDUITE DE LA SEANCE D’APPRENTISSAGE
OBSERVABLES 1 2 3 4 5 6 7 8 Total Taux
Des interrogations orales ? 2 1 1 1 1 2 2 10 66,67%
Rappel-t-il les leçons Des interrogations écrites ? 1 1 1 3 20%
précédentes par : Des exercices (QCM/à flèches ou
1 1 2 13,33%
VRAI ou FAUX)
Les objectifs annoncés sont-ils précis ? 1 1 1 3 20%
Explique-t-il les objectifs ou la tâche? 1 1 1 2 1 1 7 46,67%
La leçon et les activités prévues sont-elles cohérentes ? 1 1 2 1 1 1 1 8 53,33%
Présente-t-il des activités significatives aux apprenants ? 3 1 1 1 2 1 1 1 11 73,33%
Explique-t-il des activités prévues ? 2 1 1 1 1 1 1 8 53,33%
Utilise-t-il des variétés des activités et des techniques ? 1 1 1 2 1 1 7 46,67%
Y a-t-il une progression des activités ? 1 1 1 2 1 1 7 46,67%
Est-ce que les apprenants participent-ils aux activités
3 1 1 1 1 1 1 9 60%
d’apprentissage ?
Des interrogations orales ? 1 1 2 1 1 1 7 46,67%
L’enseignant évalue-
Des interrogations écrites ? 1 2 3 20%
t-il les acquis des
Des exercices (QCM/à flèches ou
élèves par : 1 1 1 1 1 5 33,33%
VRAI ou FAUX)
Les objectifs-Activités-Evaluation sont-ils cohérent ? 1 1 1 3 20%
La majorité des élèves 1 1 1 3 20%
Les objectifs sont-ils
La moitié des apprenants 1 2 1 1 1 1 1 8 53,33%
atteint par :
Quelques élèves 1 1 1 1 4 26,67%
Les erreurs et les difficultés des apprenants sont-ils bien
1 1 1 2 1 1 1 8 53,33%
gérées ?
Y a-t-il des remédiation ? 2 1 1 1 1 1 1 8 53,33%

Quelle décision Correction des réponses fausses 3 1 1 1 1 1 1 9 60%


l’enseignant doit-il Ré explication 3 2 1 3 1 1 1 12 80%
prendre ? Réapprentissage
Notat :
EPP SECTION EPP SECTION EPP SECTION
1 : SCAMA 3 4 : Lazaret 1 7 : Labigorne 2
2 : Lavigerie 1 5 : Ambalavola 3 8 : Mahatsara 1
3 : Avenue P. 2 6 : Taratra 2 TOTAL ENS. 15
ANNEXE II : QUESTIONNAIRE AUPRES DES ENSEIGNANTS
DREN : DIANANA
CISCO : Antsiranana I
ZAP : ENTRE-EST-OUEST
QUSTIONNAIRE AUPRES DES ENSEIGNANTS CIBLES
Questionnaires livrés : 23
Rendus : 23
1. Pendant une année scolaire,
a) En combien de fois avez-vous assisté le Journée pédagogique ?
Une fois Deux fois Trois fois Quatre fois Cinq fois
EFFECTIF 3 18 2 0 0
POURCENTAGE 13,04% 78,26% 8,70% 0 0

b) Avez-vous reçu des encadrements pédagogiques ? Oui : Non :


Si Oui, qui font l’encadrement ?
- Directeur : ---------------------
- Chef ZAP : --------------------
- Conseillers pédagogiques : --
- Autres : -------------------------
CONCERNANT LE BASKET
2. Que savez-vous sur le terme « Basket » ?
Fondamentaux
du basket Passe Tir Dribble panier Jeux manuel

Enquêtés
Classes cibles (N/15) 15 (100%) 15(100%) 15(100%) 9(60%) 11(73,33%)
Classe supérieure (N/12) 12 (100%) 12(100%) 12(100%) 7(58,33%) 10(66,67%)

3. Le jeu de basket figure-t-il dans le programme scolaire en 9ème ?


Oui : 100% et Non : 0
4. Faites-vous enseigner le basket-ball en classe ?
- Réponses possible : Oui : Non :
- Si non, quelle est l’obstacle du non enseignement de cette activité ?
Les réponses possibles sont les suivantes :
 Manque d’infrastructure à ce sport : 4/15
 Méconnaissance didactique spécifique : 10/15
 Pas de matériel nécessaire : 13/15
 Absence de formation sur cette didactique : 15/15
CONCERNANT L’EVALUATION
5. Etes-vous capable de pratiquer l’évaluation dans les étapes d’une séance de l’enseignement en classe ?
OUI : 17/23 (73,31%) NON : 2/23 (8,62%) SANS AVIS : 4/23 (17,39%)
6. Qui fait l’évaluation ?
- Les élèves : 9/12 (39,13%)
- Le maître : 14/23 (60,87%)
7. Qu’est-ce qu’on évalue ?
- L’objectif :
- Le contenu de la leçon :
- Les activités des élèves :
- Les acquis des apprenants :
8. Dans quel moment commence-t-on l’évaluation des acquis dans une séance de basket ?
a) La séance :
b) Pendant la séance :
c) Après la leçon :
9. Pourquoi évaluer ?
a) Pour permettre à l’enseignant de répondre aux difficultés de l’élève et pour éviter de le laisser
franchir la frontière de ce qu’on appelle la zone du handicap scolaire.
b) Pour permettre à l’enseignant de juger de l’efficacité de son enseignement.
c) Permet aux enseignants de réorganiser ses méthodes et de changer leur pratique quotidienne ;
d) Pour mesurer le niveau d’atteinte de l’objectif spécifique visé.
ANNEXE III : GRILLE DE PREPARATION ET D’OBSERVATION DE LA DISCIPLINE APSE
GRILLE DE PREPARATION ET D'OBSERVATION EN EPS

AMENAGEMENTS
CONSIGNES/SEC
OBJECTIFS ET MODES DE CONTRAINTES ACTIVITES CRITERES DE REUSSITE
URITE
FONCTIONNEMENT

- Objectifs atteints
- Où ? terrain délimité - Règles de jeu - Respect des consignes et des
- Consignes courtes, ou non - Contraintes - Déterminer l'enjeu contraintes
pédagogiques - Progression
claires, vocabulaire - Matériel adapté, en - Evaluation collective et
(participation égale - Retour, réflexion
adapté nombre suffisant individuelle (observation des
de tous les enfants - Evaluation (par les enfants,
- Sécurité - Collectif, équipes, aux activités par le maître) - Motivation réussites extrêmes : celui qui a le
individuel proposées) mieux réussi, le moins bien
réussi)
- Il y a progression logique
dans les activités proposées -
attitude du maître : a su
motiver, relancer, intervenir à
bon escient. - Mise en place de moyens
Temps de parole du
Les objectifs fixés Respect des règles et - Observation, écoute les d'évaluation et de remédiation
maître et temps Préparation adéquate
sont atteints des contraintes tâches des enfants ont été - Capacité à se remettre en
d'activité des enfants
cause.
réparties équitablement (tous
ont accédé aux
différents statuts proposés) - Le
temps de jeu a été le même
pour tous.
Grille élaborée lors d’un stage de formation de formateurs avec Claude Duffaut (Professeur d’EPS, IUFM de Créteil, CD 77)
ANNEXE IV : TERMINOLOGIES RELATIVES AU BASKET-BALL

Voici quelques termes spécifiques au basket-ball :


Attaque : Situation où l’équipe se trouve en possession du ballon. Elle a la possibilité
d’engager les actions de marque.
Contre : Action défensive consistant à bloquer le tir d'un adversaire.
Couloir de jeu direct : Couloir (virtuel) qui va du porteur de balle à la cible.
Défense de zone : Est un système de jeu dans lequel l’équipe en défense a devancé la
contre-attaque.
Défense homme à homme ou défense individuelle (strict) : Dans ce système de jeu,
chaque défenseur a en charge un attaquant (son vis à vis) et il le suit tous ses déplacements
(dans certaines limites)
Défense : Situation où l’équipe qui lutte pour entrer en possession du ballon, afin
d’engager l’attaque, contre-attaque placée en fonction du contexte.
Double pas : Technique offensive où le joueur dribble puis prend deux pas
supplémentaires avant de tirer.
Dribble : Action de faire rebondir le ballon sur le sol pour se déplacer.
Ecran : Action de bloquer un défenseur pour faciliter le mouvement d'un coéquipier.
Faute : Infraction commise par un joueur, entraînant des lancers francs pour l'équipe
adverse.
Fixation : C’est l’action par laquelle un attaquant mobilise l’activité de un ou plusieurs
défenseurs dans le but de libérer des espaces ou des attaquants du marquage adverse.
Interception : Reconquête de l’objet grâce à une anticipation issue des informations
prises par le joueur.
Intervalle : Espace lire définie entre deux défenseurs et/ ou entre un défenseur et une
ligne du terrain.
Joueur en appui/ en soutien : Joueur situé en avant / en arrière du porteur de balle.
Marcher : Infraction où le joueur se déplace en tenant le ballon sans dribbler.
Marquage : Expression utilisée en défense. C’est l’action du défenseur qui interdit une
action particulière (réception du ballon, progression, passe). On parle souvent le
marquage individuel : chaque défenseur « marque » un joueur. Ce système de défense se
différencie de la défense en zone.
Panier : Structure de but composée d'un cercle et d'un filet dans laquelle le ballon doit
être lancé pour marquer des points.
Passe : Action de transmettre le ballon à un coéquipier.
Rebond : Action de capter le ballon après un tir manqué.
Zone : Partie du terrain délimitée où s'appliquent des règles spécifiques en défense.
Ces termes sont essentiels pour comprendre et pratiquer le basket-ball.
ANNEXE V : CANEVAS DU FICHE TECHNIQUES

TITRE DE LA SEANCE

OBJECTIFS:

Généraux

Spécifiques

Matériel +
prép tabl. :

VOCABULAIRE SPECIFIQUE

COMPETENCES, CRITERES DE REUSSITES

DEROULEMENT, DEMARCHE 20 MINUTES :

Mise en situation

Déroulement

Trace écrite

Evaluation

Fabienne Dachet

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