Dimensionnement Énergétique Hybride Optimal
Dimensionnement Énergétique Hybride Optimal
Filière : Électrotechnique
Spécialité : Énergie et Environnement
Présenté par :
Thème
Tout d’abord nous tenant à remercier Dieu, le tout puissant et miséricordieux, qui nous a
donné la force, l’intelligence et la patience d’accomplir ce modeste travail.
Mrs ABDI Sidi Md El Amine pour l’honneur qu’il nous a fait de bien vouloir présider ce jury.
Mrs CHIMIDI Abdelkrim et Mme BOUSMAHA Imene qui ont accepté d’examiner notre
travail.
Merci à l’ensemble des enseignants du département électrotechnique qui ont veillé à notre
formation durant notre parcours universitaire.
Dédicaces
Quoi que je fasse ou je te dise, je ne saurais point te remercie comme il se doit, ton affection
me couvre, ta bienveillance me guide et ta présence à mes coté a toujours été ma source de
force pour affronter les différents obstacles.
Tu as toujours été à mes coté pour me soutenir et m’encourager. Que ce travaille traduit ma
gratitude et mon affection.
Pour ta présence, ton amour, tes sacrifices et ton encouragement durant toute mon parcours
universitaire. Je te dis merci.
YAHIA
Dédicaces
Aucune dédicace ne saurait exprimer mon respect, mon amour éternel et ma considération
pour les sacrifices que vous avez consentis pour mon instruction et mon bien-être,
Je vous remercie pour tout le soutien et l’amour que vous me portez depuis mon enfance et
j’espère que votre bénédiction m’accompagnera toujours,
Merci à vous deux encore mille fois. Que Dieu le plus puissant vous garde et vous procure la
santé, le bonheur et la longue vie.
À ma chère sœur
Merci pour tes efforts, ta patience et pour tous les moments où nous avons cassé de la verrerie.
À tous ceux ou celles qui me sont chers et que j’ai omis involontairement de citer,
Amine
Résumé
Les problèmes énergétiques actuels et la demande croissante en énergie ont donnés naissance
aux systèmes hybrides énergétiques à base d’énergies renouvelable (SEHER). Une complémenta-
rité entre les différentes sources renouvelables comme l’éolienne et les systèmes photovoltaı̈ques
représente une solution potentielle pour faire face à ces défis. D’autre part, plusieurs obstacles
font faces à la progression de l’énergie renouvelable et ont toujours faits que ces dernières soient
un sujet de débat et une solution d’avenir sans réagir et à concrétiser leurs implémentation dans
la pratique. En effet, afin d’augmenter et de développer la fiabilité de ces systèmes il s’est avéré
nécessaire de trouver de nouvelles solutions en s’intéressant à un problème majeur concernant
le dimensionnement optimal des systèmes multi-sources à base d’énergies renouvelables.
Afin d’atteindre la conception du système on doit passer par une étape cruciale qui est le
dimensionnement. Cette phase doit être optimale et doit répondre aux contraintes imposées par
le bénéficiaire du système multi-source concernant la consommation énergétique de la charge, et
le coté économique en garantissant un coût d’investissement optimal et un délai de récupération
réduit. Ce dernier point est une clé principale pour authentifier, d’un point de vue économique,
l’attractivité des solutions à base d’énergie renouvelable.
Le travail présenté dans ce mémoire représente un cas d’étude réel de dimensionnement d’un
bloc administratif de l’usine de SARL BOUBLENZA situé à Tlemcen, Algérie. La contribution
de notre travail réside dans le développement d’un programme de dimensionnement basé sur
des approches d’optimisations évolutionnaires à base d’algorithmes métaheuristiques orignaux
(PSO) et (AG), dont les résultats permettent d’avoir la configuration la plus optimale concer-
nant la taille du SEH tout en obéissant à l’aspect économique et aux contraintes liées à la
problématique.
Mots clés :
Energies Renouvelables, Système Multi-source, Dimensionnement, Optimisation, Algorithme
Génétique, Optimisation Par Essaim Particulier, Système Enérgie Hybride.
Abstract
The current energy problems and the increasing demand for energy have given way to
Renewable Energy Hybrid Energy Systems. A complementarity between different renewable
sources such as wind power and photovoltaic systems represents a potential solution to deal with
the challenge of intermittency. On the other hand, several obstacles are facing the progression
of renewable energy and have always made renewable energy a subject of debate and a solution
for the future without reacting and concretizing their implementation in practice. Indeed, in
order to increase and develop the reliability of systems it has become necessary to find new
solutions by focusing on a major problem concerning the optimal sizing of multi-source systems
based on renewable energies.
In order to achieve the system conception we have to go through a crucial step which is
the sizing. This phase must be optimal and must satisfy the constraints imposed by the owner
of the multi-source system regarding the energy consumption of the load, and the economic
side by ensuring an optimal investment cost and a reduced pay-back period. This last point is
a main key to authenticate, from an economic point of view, the attractiveness of renewable
energy solutions.
The work presented in this thesis represents a real study case for the sizing of an adminis-
trative block of the SARL BOUBLENZA factory located in Tlemcen, Algeria. The contribution
of our work consists in the development of a sizing software based on evolutionary optimiza-
tion approaches using original metaheuristic algorithms (PSO) and (AG), whose results allow
to have the most optimal configuration concerning the size of the hybrid energy system while
satisfying the economic aspect and the constraints related to the problem.
Keywords :
Renewable Energies, Multi-source System, Sizing, Optimization, Genetic Algorithm (GA), Par-
ticle Swarm Optimization (PSO), Energy Hybrid System.
jÊÓ
ÉJÖß . é JJj.êË@ èXYj.JÖÏ @ é¯A¢Ë@
éÒ ¢ @ Pñê£ úÍ@ é¯A¢Ë@ úΫ YK @QÖÏ @ IÊ¢Ë@ð éJ ËAmÌ '@ é¯A¢Ë@
.
éÒ ¢ @ HX @
@ñÖÏ CÒJm× Cg éJ KñðQêºË@ éÒ
éêk ¢ B@ð hAK QË@ HA JK. PñK ÉJÓ é®ÊJjÖÏ @ èXYj.JÖÏ @ PXAÖÏ @ áK. ÉÓA¾JË@
.
©ñÓ AÜ ß @X AîDʪk . K@ñªË@ áÓ YK YªË@ ék. @ñK èXYj.JÖÏ @ HA ÐY® K øQk @ éJ kAK áÓ .©¢® JË@ ø Ym'
¯A¢Ë@
,AëQK ñ¢ð éJ ¯ñ KñÖÏ @ èXAK P Ég @ áÓ , úÍAJËAK .AJÊÔ« Aë YJ®JK YJm' ð ɪ¯ XP àðX ÉJ® JÒÊË Égð A ® K
. . . .
èXYªJÓ éÒ ¢ CË ÕæÒJËAK ʪ JK èQJ» éʾ
Ó émÌ 'AªÓ ÈCg áÓ èYK Yg ÈñÊg XAm' @ ø PðQåË@ áÓ iJ @
. . . . . .
. HA¯A¢Ë@ A @ úΫ PXAÖÏ @
àñºK à @ I.m.' . ÕæÒJË@ ùëð éÖ Þ Ag èñ¢k ÈCg áÓ I.ë YK à @ I.m.' ÐA¢JË@ XAªK. @ YK Ym' Ég. @ áÓ
é¯A¢Ë@
¼CîD@ ÉJÓ PXAÖÏ @ XYªJÓ ÐA¢JË@ áÓ YJ®JÖÏ @ AîDQ®K úæË@ ù®Kð éJ ËAJÓ éÊgQÖ
XñJ®ËAK .
Ï @ è Yë
AgA J®Ó èQg B@ é¢ ® JË@ è Yë ÉJÖß . Q¯ I ¯ð ú¯ PAÒJB@ YKA« éÊJÖß ø YË@ ÉJÓ B@ é¯A¢Ë@ Qª àAÖÞð
P X éËAg
é@ ékðQ£ B@ è Yë ú¯ ÐY®Ö Ï @ ÉÒªË@ ÉJÖß . èXYj.JÖÏ @ HA úΫ éÖ ß A®Ë@
¯A¢Ë@ ÈñÊmÌ '@ éJ K XAg èXAK QË
. .
.QK@Qm.Ì 'AK. àAÒÊJK. Yg. @ñJÓ ©JÖÏ éK P@X@ éÊJ» Õæj.jJË éJ ®J ®k
ÓPP@ñk úΫ ½Ë X ú¯ @YJÓ
HAJ ø Pñ¢JË@ ájJË@ úΫ @YÒJªÓ ÕæjjJÊË l× AKQK QK ñ¢ ú¯ AJÊÔ« ÑëA
. .
ÐA¢ Ñmk m' AÓ ú¯ éJk éJ J»QK úΫ ÈñmÌ '@ áÓ AJJºÖß l'. AJJË@ à @ IJ
é¯A¢Ë@ Q®Ó
k ék éJ ¯ñ
¯
. . .
. éðPYÖ
Ï @ éËAjÊË úæ® JË@ I.KAm.Ì 'AK. é®Êª JÖÏ @ XñJ®Ë@ ð ø XAJ¯B@
IKAmÌ '@ èA«@QÓ ÈCg áÓ ájêË@
. . .
H. Qå ám' , éJ Jm.Ì '@ éJ ÓPP@ñmÌ '@ , ÕæÒ , PXAÖÏ @ XYªJÓ ÐA¢ , èXYj.JÖÏ @ é¯A¢Ë@ : éJ kAJ®ÖÏ @ HAÒʾË@
. éJJj.ë éÒ ¢ @ , HAÒJ
m.Ì '@
Table des matières
Table des matières
Introduction générale 20
I.5 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
Bibliographie 118
Annexes 124
A Les caractéristiques des modules utilisés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 125
B Les algorithmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132
Table des figures
Table des figures
III.29 Résultats de simulation sur Matlab pour le premier cas du second scénario. . . 102
III.30 Graphe de convergence du coût avec le PSO. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 102
III.31 Graphe de convergence du coût avec l’AG. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103
III.32 EDC du parc de batteries en fonctionnement parallèle. . . . . . . . . . . . . . 103
III.33 EDC du parc de batteries en fonctionnement autonome. . . . . . . . . . . . . . 104
III.34 Evaluation économique durant 20 ans de fonctionnement. . . . . . . . . . . . . 105
III.35 Résultats de simulation sur Matlab pour le second cas du second scénario. . . 106
III.36 Graphe de convergence du coût avec le PSO. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107
III.37 Graphe de convergence du coût avec l’AG. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107
III.38 Tracer de variation du dimensionnement des batteries. . . . . . . . . . . . . . 108
III.39 EDC du parc de batteries en fonctionnement parallèle. . . . . . . . . . . . . . 109
III.40 Evaluation économique durant 20 ans de fonctionnement. . . . . . . . . . . . . 110
III.41 Evaluation économique en cas d’application en Algerie. . . . . . . . . . . . . . 112
III.42 Graphe de comparaison de la vitesse de convergence du PSO et de l’AG. . . . 113
AM Masse d’Air
CA Courant Alternatif
CC Courant Continu
ER Énergie Renouvelable
HT Hors Taxes
MS Multi Sources
PV Photovoltaı̈que
SH Système Hybride
19
Nomenclature
∆t Pas de simulation
γ Coefficient de température
−−→
Gbest Vecteur de la meilleure position des particules
−−−→
Pbesti Vecteur de la meilleure position d’une particule
→
−
vi Vecteur vitesse de la particule
−
→
Xi Vecteur position de la particule
θ Angle de pénétration
Ca Coût d’achat
Cm Coût de maintenance
Cr Coût de renouvellement
Ct Coût total
Ed Énergie demandée
G Irradiation globale
K Nombre de renouvellement
Pd Profondeur de décharge
S Surface
T0 La température standard
Ta Température ambiante
trouve la critique pour leur faible efficacité énergétique par rapport à la source conventionnelle,
à court terme les énergies renouvelables entrainent un surcout et, le retour sur investissement
prend un temps considérable. En Algérie le prix d’une source conventionnelle proposé par les
grands distributeurs d’électricité est le mieux choisit (évalué à 4.179 DA/kWh) grâce à la forte
subvention de l’Etat [2]. Cependant le coût des énergies renouvelables, présente de 5 à 6 fois
le prix d’électricité produite par les sources conventionnelles. Mais, le problème cruciale reste
l’intermittence de puissance garantie provenant des générateurs, convertissant le potentiel éner-
gétique primaire en électricité, ceci est dû au caractère stochastique des variations de la source
originale solaire ou éolienne. Ces variations sont à l’origine causées par le cycle jour-nuit, des
nuages dans le ciel ou autres obstacles. Ceci influera sur la régulation des réseaux électriques
qui ne sont pas conçue pour supporter une production brusquement variables. Donc utiliser
une seule source d’énergies renouvelables peut induire à une discontinuité de production de
sorte à ne pas répondre aux besoins croissants de la charge. Néanmoins, il est décisif d’avoir
recours aux énergies renouvelables pour les raisons déjà citées auparavant, et afin de palier
au problème d’intermittence des sources renouvelables, d’autres éléments sont associés à ces
derniers notamment pour le stockage d’énergie. C’est ainsi que des systèmes hybrides couplant
différentes sources et moyens de stockage sont nées [3].
L’utilisation d’un système hybride combinant différentes sources, tels que les systèmes
d’énergie renouvelable (SER), les générateurs à combustibles, le réseau de distribution et les
systèmes de stockage, est communément considéré comme solution pour l’avenir, du moment de
sa fiabilité et de son efficience. Afin d’accroı̂tre l’intérêt et d’améliorer la fiabilité d’un tels sys-
tème, il est important d’apporter de nouvelles solutions et de s’adresser au problème primordial
traité dans ce travail. Ce dernier est celui du dimensionnement des systèmes hybrides. En effet,
durant la conceptualisation du système, ce dernier doit passer par une phase de dimensionne-
ment et qui, de sorte à être optimal doit non seulement obéir aux contraintes imposées par les
utilisateurs du système, mais aussi de garantir un coût d’investissement minimum. Ce dernier
point est une clé principale pour authentifier, d’un point de vue économique, l’attractivité des
solutions à base d’énergie renouvelable.
Ce type de problème fait appel la plus part du temps au domaine d’optimisation. Un pro-
blème d’optimisation est défini par un ensemble de variables, une fonction objective et un
ensemble de contraintes. L’espace de recherche est considéré comme étant l’ensemble regrou-
pant les solutions existantes du problème. Résoudre ce dernier consiste à déterminer la ou les
meilleures solutions soit en minimisant ou maximisant la fonction objective soumise par le pro-
24 Introduction générale
blème, tout en respectant les contraintes définies par l’utilisateur. La résolution des problèmes
d’optimisation est parfois difficiles voire impossible, et leur résolution dans un temps raisonnable
nécessite des outils adéquates et sophistiqués. Parmi ces outils, les métaheuristiques s’avèrent
être les moyens idéals destinés pour la résolution des problèmes de dimensionnement, plus préci-
sément, l’algorithme génétique (AG) et l’optimisation par essaim particulaire (PSO). L’objectif
de ce mémoire est de présenter une méthodologie et de contribuer à un dimensionnement op-
timal d’un système d’énergie hybride pour l’usine de SARL BOUBLENZA situant à Tlemcen,
Algérie. Les techniques (AG) et (PSO) sont employées pour identifier la configuration optimale
de la taille du système énergétique qui garantira l’approvisionnement en énergie électrique pour
le bloque d’administration de l’usine sans interruption. La présentation de ce travail est scindée
en trois chapitres.
Le second chapitre sera dédié à la modélisation des différents générateurs du système, les
convertisseurs et le système de stockage et de mettre en évidence leurs modèles mathématiques
utilisés tout au long de ce travail. Ensuite, on choisit les modèles adoptés à l’étude selon leurs
caractéristiques opérationnelles et l’aspect économique. Enfin, nous définissons et expliquons la
problématique et le modèle utilisée en présentant la fonction objective et les contraintes qui lui
obéissent.
I.1 Introduction
Les enjeux climatiques tels que ; l’effet de serre et les émissions de CO2 imposent un dé-
veloppement de nouvelles sources d’énergies alternatives. Les énergies renouvelables présentent
une meilleure option pour notre environnement ; afin de réduire le réchauffement climatique ;
l’émission du gaz carbonique ainsi que la pollution. Cela mène à une prise de conscience mon-
diale des enjeux liés à l’énergie.
Les sources d’énergie renouvelables font l’objet d’un gain d’intérêt ces dernières années qui bé-
néficient de plusieurs avantages : elles sont gratuites, écologiques et disponibles. Dans le même
cadre, on a la diminution des ressources énergétiques fossiles ; l’augmentation considérable des
besoins en énergie, les difficultés d’approvisionnement, le poids du secteur énergétique dans l’in-
dustrie incitent de choisir des nouveaux modèles adéquats de production et de consommation
d’énergie. L’exploitation des énergies renouvelables permet de fournir de l’électricité aux sites
isolés et d’éviter la création de nouvelles lignes [4]. Ce sont les raisons pour lesquelles la plupart
des états font des énergies renouvelables une priorité de leur politique énergétique.
Dans ce chapitre on va présenter des généralités sur les différentes sources d’énergies renouve-
lables
Figure I.1 – Population sans accès à l’électricité, par région ou pays (2010-2016) [1].
A cet effet ; le pays amorce une dynamique d’énergie verte en lançant un programme ambitieux
de développement des énergies renouvelables et d’efficacité énergétique. Cette vision du gouver-
nement algérien s’appuie sur une stratégie axée sur la mise en valeur des ressources inépuisables
comme le solaire ; l’éolien et leurs utilisations pour diversifier les sources d’énergie et préparer
l’Algérie de demain. Grâce à la combinaison des initiatives et des intelligences, le pays s’engage
dans une nouvelle ère énergétique durable. Le programme des énergies renouvelables actualisé
consiste à installer une puissance d’origine renouvelable de l’ordre de 22 000 MW à l’horizon
2030 pour le marché national, avec le maintien de l’option de l’exportation comme objectif
stratégique, si les conditions du marché le permettent. Ainsi ; le programme d’efficacité énergé-
tique actualisé vise à réaliser des économies d’énergies à l’horizon 2030 de l’ordre de 63 millions
de TEP (Tonne d’Équivalent Pétrole), pour l’ensemble des secteurs (bâtiment et éclairage pu-
blique, transport, industrie) et ce, en introduisant l’éclairage performant, l’isolation thermique
et les chauffe-eau solaires, les carburants propres (GPLc et GNc), et les équipements industriels
performants. Le programme de l’efficacité énergétique permettra de réduire les émissions de
CO2 de 193 millions de tonnes [6].
Avant la révolution industrielle, les sources d’énergies étaient toutes renouvelables (bois,
moulins, et humaine dont les esclaves, l’armée et les salariés). La situation actuelle est très
différente ; les énergies fossiles, beaucoup mieux adaptées aux besoins de l’industrie et très
peu chères qui ont permis aux pays d’accumuler rapidement une richesse et une croissance
économique. Ces énergies, non-renouvelables, ont été consommées sans aucune restriction pour
28 Chapitre I. Généralités sur les différentes sources d’énergies renouvelables
alimenter un productivisme destructeur mais très rentable. Les figures I.2 et I.3 : représentent
la production de gaz naturel et de pétrole (en millions de tonnes), en Algérie.
Figure I.2 – Production de gaz naturel (en millions de tonnes), Algérie [7].
Figure I.5 – Emission des gaz à effet de serre en équivalent de CO2, Algérie [7].
La concordance entre les deux tracés, soutienne nos préjugés sur les causes d’émissions
des GES, l’exploitation massive des combustibles fossiles (Charbon, Fioul et Gaz) utilisés en
combustion dans les centrales de productions à base de sources fossiles, engendra une émission
remarquable des gaz carbonique spécifiquement lors des pics de consommation. Par conséquent,
un excès d’exploitation de sources conventionnelles, d’où un sérieux problème environnemental.
On remarque bien une augmentation considérable dans la dépendance cruciale du gaz naturel
pour la production d’électricité. Depuis 1995, le taux de la production totale est aux alentours
de 98%, ce qui est effrayant pour un pays aussi riche de mettre tout sa dépendance énergétique
en une seule source conventionnelle.
I.3.1 Généralités
L’usage des sources d’énergie renouvelable, dont l’énergie solaire, éolienne et hydraulique,
est très ancien. Ce type d’énergie date depuis l’antiquité et son utilisation a continué d’exister
jusqu’à l’arrivée de la « Révolution Industrielle », avec la croissance de la production en masse ;
d’où l’apparition du pétrole. Cependant depuis ces dernières années, l’épuisement des sources
fossile ; les problèmes environnementaux et le changement climatique nous mène à nouveau vers
l’usage des énergies renouvelables. Celles-ci sont des sources inépuisables à l’échelle humaine,
intermittentes ; largement disponibles, essentiellement gratuites et sont compatibles avec un
certain respect environnemental. Elles peuvent être converties, selon les besoins, en électricité ou
en chaleur. La cogénération d’électricité et de chaleur est possible dans le cas de la géothermie,
de la biomasse et de l’énergie solaire [13].
• Le solaire est une utilisation directe des rayons du soleil pour produire de la chaleur ou
électricité.
• La biomasse regroupe l’ensemble des énergies provenant de la dégradation de la matière
organique. C’est de l’énergie solaire transformée par les plantes chlorophylliennes qui
sont utilisées soit directement (bois de chauffage) soit après de nouvelles transformations
chimiques (biogaz, biocarburant).
• L’éolienne utilise l’énergie du vent de manière mécanique.
• La géothermie est l’utilisation directe des gradients des températures terrestre ou de
sources chaudes.
• L’énergie hydraulique est l’énergie fournie par le mouvement de l’eau, sous toutes ses
formes : Chutes d’eau, Cours d’eau, Courants marin, Marée et les Vagues.
Pour autant, ces énergies ne couvrent encore que (20%) de la consommation mondiale d’élec-
tricité en notant que, l’hydroélectricité représente (92,5%) de l’électricité issue des énergies
renouvelables (biomasse 5,5%, éolien 1,5%, géothermie 0,5% et le solaire 0,05%). Ainsi, la capa-
cité totale de production d’électricité issue d’énergies renouvelables (hors grande hydraulique)
s’élève à (160 GW), soit (4%) de la capacité mondiale du secteur énergétique. Les pays en
développement produisent (44%) de cette capacité, soit (70 GW)[14].
Figure I.8 – Spectres solaires relevés dans plusieurs conditions selon la convention AM [16].
On peut distinguer trois types d’énergie solaire : le solaire photovoltaı̈que, le solaire ther-
mique et le solaire thermodynamique [17]. La figure I.9 ci-dessous représente la répartition des
différents types d’énergies à base d’énergie solaire dans le monde :
Figure I.9 – La répartition des différents types d’énergies à base d’énergie solaire [8].
A. Solaire photovoltaı̈que :
aux circuits extérieures[18]. La figure I.10 illustre la formation de paires électrons-trous dans la
jonction P-N avec des dopages différents lors de l’exposition du soleil.
L’énergie solaire est la source la plus abondante sur terre qui est à l’origine de la majorité
des énergies renouvelables. Elle se manifeste par le rayonnement direct pour produire de l’élec-
tricité à l’aide de semi-conducteur photovoltaı̈que, soit par la chaleur solaire thermique pour
produire du chauffage ou de l’électricité . L’électricité produite peut être soit stockée dans des
batteries pour les installations autonomes, soit injectée dans le réseau. Pour des raisons tech-
niques ; l’énergie solaire est une solution fiable alternative et économique pour l’électrification
des sites isolés.
Il faut noter que la capacité photovoltaı̈que installée au niveau mondiale en 2017 est supé-
rieure à celle installée pendant les années précédentes [22]. La figure I.13 illustre l’évolution de
la capacité du système photovoltaı̈que installée au niveau mondial durant la période 2007-2017.
37 Chapitre I. Généralités sur les différentes sources d’énergies renouvelables
B. Solaire thermique :
L’énergie solaire thermique est une forme d’énergie solaire. Elle désigne l’utilisation de l’éner-
gie thermique du rayonnement solaire dans le but d’échauffer un fluide (liquide ou gaz). L’énergie
reçue par le fluide peut être ensuite utilisée directement (eau chaude sanitaire, chauffage, etc)
ou indirectement (production de vapeur d’eau pour entraı̂ner des alternateurs et ainsi obtenir
de l’énergie électrique, production de froid, etc) [24].
L’énergie solaire thermique provient de la chaleur transmise par le Soleil par rayonnement et
ne doit pas être confondue avec d’autres formes d’énergie solaire et notamment l’énergie solaire
photovoltaı̈que qui utilise l’effet photoélectrique afin de transformer les photons émis par le
soleil en électricité. Le capteur solaire est l’instrument utilisé pour transformer le rayonnement
solaire en chaleur. Les principes physiques fondamentaux sur lesquels se basent cette production
d’énergie sont notamment l’absorption, et la conduction thermique [25].
C. Solaire thermodynamique :
Une concentration du rayonnement solaire sur une surface de captage va permettre d’obte-
nir de très hautes températures généralement comprises entre 400◦ C et 1 000◦ C [26]. Ainsi, la
vapeur produite par la chaleur solaire va alimenter une turbine et un générateur qui produit de
l’électricité, c’est l’Hélio-thermodynamique. On distingue trois types de technologies dans les
centrales thermodynamiques généralement selon les types des capteurs [27] :
38 Chapitre I. Généralités sur les différentes sources d’énergies renouvelables
• Le second type est présenté dans les centrales à tour qui sont constituées par de nom-
breux miroirs concentrant les rayons solaires vers une chaudière située au sommet d’une
tour (figure I.15). Les miroirs uniformément répartis sont appelés héliostats. Ces derniers
suivent le soleil individuellement en réfléchissant le rayonnement en direction du receveur
au sommet de la tour solaire ; ce qui permet d’atteindre des températures importantes,
de 600◦ C à 1000◦ C. L’énergie concentrée sur la tour est transférée au fluide thermodyna-
mique pour générer de la vapeur qui entraı̂ne des turbines reliées avec des alternateurs
produisant ainsi de l’électricité [28].
Le vent est une source d’énergie renouvelable selon les conditions météorologiques ; inépui-
sable, gratuite et disponible partout qui est décrit par le mouvement d’air atmosphérique et est
produit par le rayonnement solaire non uniforme à la surface de la terre. Elle nécessite des ins-
tallations de stockage pendant ses périodes d’indisponibilité. La production électrique éolienne
peut être prévue avec une assez bonne précision. Sa part dans la production mondiale d’élec-
tricité atteignait 4,4% en 2017 et est estimée à 5,3% en 2019. Les principaux pays producteurs
sont la Chine (31% du total mondial en 2018), les États-Unis (23%) et l’Allemagne (9%) [30].
Les éoliennes permettent de convertir l’énergie cinétique du vent en énergie électrique. Cette
conversion se fait en deux étapes :
1. Au niveau de la turbine, qui reçoit une partie de l’énergie cinétique du vent disponible
pour la convertir en énergie mécanique,
2. Au niveau de la génératrice, qui reçoit l’énergie mécanique et la convertit en énergie
électrique qui est transmise ensuite sur le réseau électrique.
Une éolienne typique est composée de plusieurs éléments qui sont présentés sur la figure
I.18 ; un mât, un rotor, la nacelle et les pales [33] :
L’énergie éolienne moyenne disponible sur un site donné par unité de temps et par unité de
surface de la roue d’une éolienne s’écrit [37] [38] :
1
hP i = ρhV 3 i (I.1)
2
La détermination de la vitesse cubique moyenne se fait à partir de l’étude statistique en utilisant
la distribution de Weibull, dont la densité de probabilité est donnée par [39] :
k−1 k !
k V V
f (v) = exp − (I.2)
c c c
Où f (V ) représente la distribution des fréquences des vitesses moyennes tri horaires pour
une classe donnée, k et c des facteurs appelés les paramètres de Weibull.
Vue de sa localisation géographique, l’Algérie dispose d’un des gisements solaire les plus
élevés au monde. La durée d’insolation sur la quasi-totalité du territoire national dépasse les
2000 heures annuellement et peut atteindre les 3900 heures dans les hauts plateaux et Sahara.
L’énergie reçue annuellement sur une surface horizontale de 1m² soit près de 3 kWh/m² au
nord et dépasse 5,6 kWh/m au Grand Sud [41]. L’Algérie peut envisager de devenir un leader
de la production solaire mondial grâce à son grand sud monumental qui couvre 86% de la su-
perficie totale du pays, soit 2 millions de km². Et cela à travers la production d’électricité grâce
aux modules photovoltaı̈ques et modules solaires thermiques qui exploitent la chaleur. L’Al-
gérie s’engage avec détermination sur la voie des énergies renouvelables après que l’Assemblée
générale des Nations Unies a adopté le 25 septembre 2015 un programme de développement
durable à l’horizon 2030, dans le but d’apporter des solutions globales et durables aux défis
environnementaux et aux problématiques de préservation des ressources énergétiques d’origine
fossile [41]. Ce choix stratégique est justifié par le gisement solaire empathique que l’Algérie
bénéfice représenté dans la figure I.20.
43 Chapitre I. Généralités sur les différentes sources d’énergies renouvelables
Figure I.20 – Moyenne annuelle de l’irradiation globale reçue sur une surface horizontale [42].
La carte des vitesses du vent moyennes de l’Algérie, estimée à 10m du sol est présentée dans
la figure I.21, la vitesse varie de 1,4 m/s à 6,5 m/s, à noter que les mesures expérimentale
peuvent monter encore plus. La ressource éolienne en Algérie varie beaucoup d’un endroit à un
autre. Ceci est principalement dû à une topographie et un climat très diversifiés. En effet, notre
vaste pays, se subdivise en deux grandes zones géographiques distinctes. Le Nord méditerranéen
qui est caractérisé, par un littoral de 1200 km et un relief montagneux, représenté par les deux
chaines de l’Atlas tellien et l’Atlas saharien [43]. Entre elles, s’intercalent des plaines et les
hauts plateaux de climat continental. Le Sud, quant à lui, se caractérise par un climat saharien.
Le Sud est caractérisé par des vitesses plus élevées que le Nord, plus particulièrement dans le
Sud-est, avec des vitesses supérieures à 7 m/s et qui dépassent la valeur de 8 m/s dans la région
de Tamanrasset (In Amguel). Concernant le Nord, on remarque globalement que la vitesse
moyenne est peu élevée. On note cependant, l’existence de microclimats sur les sites côtiers
44 Chapitre I. Généralités sur les différentes sources d’énergies renouvelables
d’Oran, Bejaı̈a et Annaba, sur les hauts plateaux de Tébessa, Biskra, M’sila et El bayadh (à 7
m/s), et le Grand Sud (≥8m/s) [41].
Figure I.21 – Atlas satellitaire de la vitesse moyenne annuelle du vent en Algérie [36].
Les systèmes hybrides peuvent avoir deux régimes de fonctionnement. Le premier régime,
consiste à faire fonctionner le système hybride en parallèle avec le réseau électrique, appelés
aussi connectés au réseau. Ce régime contribue à satisfaire la charge du système électrique
tout en injectant le surplus de puissance dans le réseau électrique. Les systèmes hybrides du
deuxième régime fonctionnent en mode isolé ou autonome. Ils contribuent à satisfaire les besoins
des consommateurs situés dans des zones éloignés et privé du réseau électrique [44].
Table I.3 – Classification des systèmes hybrides selon la gamme des puissances [44].
La stratégie de gestion des charges appuie sur le principe d’utilisation des charges pour faire
varier la demande d’énergie. De cette manière, les charges sont connectées et déconnectées par
ordre de priorité [47]. La figure I.24 montre un exemple de priorité d’une charge donnée. Cette
stratégie peut aussi être à court et à long terme.
48 Chapitre I. Généralités sur les différentes sources d’énergies renouvelables
Dans cette architecture les composants de production d’énergie électrique sont connectés au
bus continu à travers des convertisseurs de puissances, les générateurs de production d’énergie
à courant alternatif comme la micro-turbine ou l’éolienne sont d’abord connecté à un redres-
seur permettant la conversion alternatif/continu (figure I.25). Les batteries de stockages et les
panneaux photovoltaı̈ques sont reliés directement au bus CC, la protection des batteries contre
les surcharges ou les décharges profondes se fait à travers un régulateur de charge. Les charges
alternatives peuvent être alimentées à travers un onduleur, cependant les batteries et l’ondu-
leur sont dimensionnés en fonction des valeurs de pics de charge, notamment dans les heures
de pointes. Cette installation implique un faible rendement due à la quantité d’énergie perdue
dans les convertisseurs, elle présente néanmoins d’autres avantages et inconvénients mentionner
ci-dessous :
— Les avantages :
— Les inconvénients :
1. La puissance fournie par les sources alternatives est convertie deux fois avant d’arriver
aux consommateurs ce qui implique un rendement relativement faible.
2. Une coupure totale de l’installation en cas d’anomalie sur l’onduleur.
3. L’onduleur ne peut pas fonctionner en parallèle avec les sources alternative, d’où il
devra être surdimensionné de manier à assurer la charge maximale possible.
4. Les batteries doivent avoir une capacité de stockage importante.
50 Chapitre I. Généralités sur les différentes sources d’énergies renouvelables
Dans cette configuration, les sources alternatives sont interconnectées sur le bus CA tan-
dis que les batteries et l’installation photovoltaı̈que sont reliées au bus CC (figure I.27). Les
deux bus sont connectés entres eux à l’aide d’un convertisseur bidirectionnel [49] qui assure un
51 Chapitre I. Généralités sur les différentes sources d’énergies renouvelables
— Les avantages :
— Les inconvénients :
1. Pour assurer un fonctionnement correct du système on doit avoir un control automa-
tique.
2. La synchronisation entre les sources continues et alternatives exige une tension sinu-
soı̈dale de la part de l’onduleur.
3. Difficulté de contrôler le bus continue.
4. Vieillissement rapide de la batterie.
52 Chapitre I. Généralités sur les différentes sources d’énergies renouvelables
La comparaison entre les trois types d’architecture respectivement CC, CA et CA/CC in-
dique l’avantage et l’inconvénient de chaque configuration, et offre la capacité de choix de
la configuration idéal afin de répondre aux contraintes de réalisation d’un dimensionnement
optimal, qui permet d’assurer une production permanente tout en faisons face au problème
d’intermittence d’un côté, et de garantir une bonne gestion d’alimentation fiable en évitant le
risque de surdimensionnement d’un autre. Ces derniers sont l’un des principaux avantages de
la configuration parallèle (bus CA/CC), où chaque source délivre une partie de la puissance
à la charge afin de contribuer à assurer l’équilibre entre l’offre et la demande, ceci permettra
de faciliter la conception des composants du SEH. En outre, la présence de deux bus diffé-
rents compensera avantageusement l’absence de conversion d’énergie et se basera sur un seul
convertisseur bidirectionnel, permettant d’améliorer le rendement et de minimiser le coût d’in-
vestissement. C’est pourquoi le choix de la configuration CA/CC est le mieux adapté pour notre
SEH.
53 Chapitre I. Généralités sur les différentes sources d’énergies renouvelables
I.5 Conclusion
Ce chapitre nous a permis de définir de façon globale les énergies renouvelables et de sou-
ligner leurs potentiel dormant notamment en Algérie, ainsi que ; de donner un aperçu général
sur la position mondiale envers les énergies renouvelables. Nous avons également évoqué les
systèmes d’énergies hybrides en concrétisant les principales notions liées à la technologie ac-
tuellement utilisée dans ces derniers. Après une analyse du potentiel énergétique primaire du
site d’installation et l’étude du profil de la charge, notre travail portera précisément sur un SEH
composé d’éolienne, de panneaux photovoltaı̈ques, d’un générateur diesel et d’un système de
stockage. Une attention particulière sera consacrée pour cette étude dans le chapitre qui suit.
Le dimensionnement et le fonctionnement de chaque composant devra tenir compte des varia-
tions de la charge et des sources renouvelables afin d’optimiser l’utilisation de ces ressources, et
minimiser le plus possible le coût d’investissement tout en satisfaisant la demande exigée par
le consommateur.
Chapitre II
Modélisation et formulation de la
problématique
55 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
II.1 Introduction
Un système d’énergie hybride est un système qui se compose d’une ou de plusieurs sources
d’énergies, généralement renouvelables. Afin d’optimiser la synergie entre ces différentes sources
de manière à préserver leurs meilleures caractéristiques opérationnelles, employer des méthodes
qui permettent ce genre de tâche est nécessaire. Néanmoins, la clef pour manipuler ces mé-
thodes demande une conversion mathématique du comportement des sources concernées. Cette
dernière doit projeter le comportement de la source à chaque instant, étant exposé à tout type
d’environnement. Dans ce chapitre on va voir les procédures suivies dans la modélisation des
sources de notre système d’énergie hybride, ainsi que les décisions prisent concernant le choix
des modèles adéquats et les raisons derrière ces derniers. La modélisation sera faite de manière
spécifique, suivant des modèles appropriées à notre cas dépendants essentiellement du potentiel
énergétique dominant du site d’étude, qui est le solaire et l’éolien. Dans la suite de ce chapitre,
une partie sera dédiée pour la définition de la problématique et sa reformulation mathématique
suivi d’une présentation des méthodes metaheuristiques employées dans ce mémoire.
II.2 Objectifs
Ce travail a pour objectif principal l’étude de la faisabilité et le dimensionnement d’un
système hybride photovoltaı̈que/éolien/batterie de petite puissance pour un bloc administratif
situé dans l’usine de SARL BOUBLENZA, à Tlemcen. Notre approche consiste à l’étude des
ressources énergétiques de la région afin de dimensionner un système hybride qui fonctionne en
régime dynamique. La démarche à suivre pour atteindre nos objectifs est déterminée comme
suit :
• Etude du gisement solaire et éolien du site ainsi que la mesure horaire du profil de charge
pour une durée assez prolongée.
• Choisir quels types de sources employées en fonction du gisement du site d’étude.
• Modélisation mathématique des éléments de production énergétique.
• Choisir les modèles des éléments en fonction de leurs puissances/prix théoriquement par
calcul.
• Choisir la configuration principale et les éléments du système hybride.
• Elaboration du critère économique à optimiser en fonction du nombre d’éléments consti-
tuant le système hybride.
• Elaboration des algorithmes d’optimisation.
56 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
Néanmoins ce modèle n’était pas en dépendance de l’irradiation, mais plutôt des spécifica-
tions du module PV fourni par le fabricant. Il existe un autre schéma appelé le modèle standard,
illustré dans figure II.2, qui modélise les pertes électriques dans une cellule photo-voltaı̈que. Il
faut noter que la résistance série Rs décrit les pertes ohmiques dans les surfaces de contacts
avant de la cellule PV ainsi qu’à l’interface métal semi-conducteur. En revanche, la résistance
shunt Rsh représente les pertes relatives aux courants de fuite sur les bords de la jonction P-N.
Dans notre étude, on adopte un modèle de puissance entrée/sortie, qui a pour avantage
l’estimation de l’énergie produite par le générateur photovoltaı̈que, à partir des données de
l’irradiation globale et la température ambiante sur le plan incliné, ainsi que les données du
constructeur pour le module photovoltaı̈que utilisé.
57 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
Avec :
• η : Le rendement instantané du module photovoltaı̈que.
• S : La surface du module photovoltaı̈que (m2 ).
• G : L’irradiation globale sur un plan incliné (W/m2 ).
Avec :
• ηr : Le rendement de référence du module photovoltaı̈que sous les conditions standards
(T = 25◦ C, G = 1000W/m et AM = 1, 5).
• γ : Coefficient de température (◦ C) déterminé expérimentalement, il est défini comme
étant la variation du rendement du module pour une variation de 1◦ C de la température
de la cellule. Il varie entre 0,004 et 0,006 (◦ C).
• T0 : La température standard (◦ C).
• Tc : est la température du module, qui varie en fonction de l’éclairement et de la tempé-
rature ambiante. Elle peut être décrite par la relation suivante :
N OCT − 20
Tc = Ta + ( ).G (II.3)
800
Avec :
• N OCT : La température nominale de fonctionnement de la cellule solaire (Nominal
Operating Cell Temperature).
58 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
Avec :
• Ppv : La puissance produite par un seul module photovoltaı̈que (W ).
• Npv : Le nombre de module constituant le champ photovoltaı̈que.
Le choix de ce type de constructeurs (Zytech Solar) est du fait qu’il est l’un des meilleurs
constructeurs de panneaux photovoltaı̈ques au monde, réputé par sa bonne qualité avec un très
bon rapport (qualité/prix), ce panneau s’avère le bon candidat pour notre cas. Sa puissance
crête est choisie surtout pour le bon rendement instantané qui lui est attribuée (Voir annexe
A.1). Le panneau est aussi choisi selon la tension maximale et le courant admissible que pourra
supporter le régulateur de charge. On note aussi le type envisagé dans cette étude qui est un
poly-cristallin suite à son prix relativement inférieur par rapport à celui d’un panneau de type
monocristallin.
Le tableau II.1 ci-dessous représente les caractéristiques du panneau ZT300P.
Yang [53] et Abouzaher [54] ont proposé un modèle très simple pour prédire la performance
de l’éolienne basé sur la courbe de puissance linéaire. Ils ont supposé que la puissance de sortie
de la turbine éolienne augmente linéairement avec la vitesse du vent de démarrage jusqu’à ce
qu’elle atteint la vitesse nominale, puis elle reste constante jusqu’à la vitesse maximale (de
coupure). Les équations caractéristiques suivantes ont étaient proposées pour la modélisation
de l’éolienne [55] [56] :
Peo = 0
vc ≤ v < vd
Peo = Pn vv−v d
n −vd
vc ≤ v ≤ vd (II.6)
P
eo = Pn vn ≤ v ≤ vc
Avec :
• Pn : La puissance électrique nominale de l’éolienne (W ).
• v : La valeur de la vitesse du vent (m/s).
• vn : la vitesse nominale de l’éolienne (m/s).
• vc : la vitesse de coupure de l’éolienne (m/s).
• vd : la vitesse de démarrage de l’éolienne (m/s).
La puissance totale produite par un champ de plusieurs éoliennes en (W ) est donnée par :
Le choix du type d’éoliennes est le choix le plus important vis-à-vis a son prix relativement
élevé, le critère le plus critique pour le choix de ce générateur est principalement basé sur la
courbe de puissance qui renseigne sur la puissance d’une éoliennes pour des différentes vitesses
du vent, après avoir fait l’étude du gisement sur le site concerné, le choix s’est avéré sur une
éolienne à une vitesse de démarrage de 2m/s et d’une puissance de 3kW dans les condition
nominal (Voir annexe A.2). Choisir une éolienne à puissance moyenne est préférable vu que
c’est elle qui sera principalement chargée de la distribution d’énergie durant les heures d’ab-
sence du rayonnement solaire. En outre, FelixPro est réputé par sa qualité de construction
d’éoliennes domestique de diverses gammes de puissances. Le tableau II.2 ci-dessous représente
les caractéristiques de l’éolienne EOL3000.
La puissance du générateur diesel est souvent comprise entre deux valeurs et s’écrit comme
61 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
suit :
min max
Pdie ≤ Pdie ≤ Pdie (II.8)
Dans ce cas-là ; il n’est pas nécessaire de déclencher le générateur étant donné que la consom-
mation est satisfaite.
En effet ; cette fois ci, le générateur se met en fonctionnement afin de couvrir une partie de la
demande énergétique ou la totalité en cas d’absence des autres sources.
Le choix de la puissance du groupe électrogène dans notre cas d’étude est principalement
basé sur la valeur maximum de la puissance de consommation, le type d’alimentation : mo-
nophasée, et la motorisation. Il faut noter que ; le choix du groupe diesel s’est porté sur la
marque Hyundai (Voir annexe A.3) d’une puissance de 10kW qui a la particularité d’avoir la
même puissance en monophasé et en triphasé. Le tableau II.3 représente les caractéristiques du
groupe diesel HYUNDAI DHY12000XSE-T.
62 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
Constructeur HYUNDAI
Type 12kVA mono et tri - DHY12000XSE-T
Puissance nominale (W ) 9000
Puissance maximale (W ) 10000
Alimentation 400V/230V (Triphasé/monophasé)
Moteur Diesel EV80, 12kW, 4 temps
Vitesse de rotation 3600(tr/min)
Carburant Diesel
Capacité du réservoir (litres) 30
Autonomie 10 heures à 75%
Démarrage Electrique
Prix d’unité (e) 6480
Le premier indicateur à prendre en compte pour faire un choix judicieux de la batterie est
la tension, qui a pour but de [56] :
• Minimiser la chute de tension dans les câbles (contraintes de performance).
• Eviter les échauffements des câbles (contraintes de sécurité).
r
ρ.2L.I ρ.2L.P
Ub = = (II.11)
S. S.
Avec :
• ρ : Résistivité du matériau conducteur (cuivre ou aluminium) dans les conditions de
température d’exploitation, exprimée en (ω.mm2 /m).
• 2L : Longueur d’aller et retour des câbles entre le parc de batteries et l’onduleur, exprimée
en mètre (m).
• P : Puissance électrique nominale traversant les câbles, exprimée en (W ).
• S : Section des câbles, exprimée en (mm2 ).
• : Chute de tension maximum tolérée dans les câbles, exprimée en (%).
Ainsi ; pour déterminer le nombre de batteries à implémenter sur le site d’étude ; on doit
calculer la capacité nominale des batteries du parc qui s’effectue grâce à la formule suivante
[57] :
Nj .EBesoin
C= (II.12)
Pd .Kt
Avec :
• C : Capacité nominale de la batterie (Ah).
• Nj : Autonomie réserve en jours.
• EBesoin : Energie journalière en (Ah/jours).
• Pd : Profondeur de décharge.
• Kt : Coefficient de température de la capacité.
La modélisation de l’état de charge de la batterie est nécessaire afin de mieux gérer le sto-
ckage d’énergie. Cette opération dépend de l’état de charge précédent et l’énergie produite par
les différents types de générateurs Epr ainsi que l’énergie demandée par la charge Ed . L’état de
chargement des batteries EDC peut être calculé selon deux scénarios [58].
• Premier scénario (Charge) : Dans le cas où l’énergie produite est supérieure ou égale
à l’énergie demandée Epr ≥ Ed , les batteries sont dans le processus de chargement. La
capacité de stockage instantanée EDC(t) en (W ) est donnée par la formule suivante [58] :
Ed (t)
EDC(t) = EDC(t − 1) + ηbat . Epr (t).ηconv − (II.13)
ηconv
64 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
Avec :
• Ed (t) : L’énergie instantanée demandée par la charge (W ).
• Epr (t) : L’énergie totale produite par les générateurs du système hybride à l’instant t,
donnée par [58] :
Epr (t) = Epv (t) + Eeo (t) + Edie (t) (II.14)
Avec :
Epv (t) = Ppv (t) × ∆t
Eeo (t) = Peo (t) × ∆t (II.15)
E (t) = P (t) × ∆
die die t
Sachant que :
• ∆t : Est le pas de simulation.
• ηbat : Le rendement des batteries.
• ηconv : Le rendement du convertisseur.
• Deuxième scénario (Décharge) : Maintenant, dans le cas où l’énergie produite est
inférieure à l’énergie demandée Epr < Ed , les batteries sont dans le processus de déchar-
gement. La capacité de stockage instantanée EDC(t) est donnée par l’expression suivante
[58] :
A savoir que, quelques soit le scénario ; l’état de charge des batteries EDC doit satisfaire la
condition suivante :
Avec :
• EDCmax : Est la limite supérieure de chargement des batteries en (W ), donnée par :
Avec :
• EDCn : L’état de charge nominale d’une batterie (W ) .
• ω : Coefficient donnée par le constructeur en (%).
65 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
EDC(t)
EDC% (t) = × 100 (II.20)
EDCmax
Choix du modèle du système de stockage
Une fois avoir déterminé la capacité totale des batteries pour une autonomie de 24h pour
la charge, ainsi que la tension aux bornes de ces dernières, on peut conclure que les batteries
dotées d’une capacité de 250 Ah et de 48V sont les dispostifs idéals pour obéir à notre contrainte
d’autonomie. En outre, après avoir suivi le comportement de l’EDC d’une batterie fonction-
nant en parallèle dans le SEH, le choix du modèl de batterie s’est aussi basé sur son état de
déchargemet minimale et le taux de chargement/déchargement de cette dernière. Le tableau
II.4 ci-dessous représente les caractéristiques de la batterie UCG250-48. Les specifications en
détails et le calcul du taux de chargement/déchargmenet sont représentés dans l’annexe (A.4).
Ca = Npv .Cpv + Neo .Ceo + Nbat .Cbat + Ncon .Ccon + Cgd (II.21)
Avec :
• Cpv :Le coût d’achat d’un panneau photovoltaı̈que (e).
• Ceo : Le coût d’achat d’une éolienne (e).
• Cbat : Le coût d’achat d’une batterie (e).
• Ccon : Le coût d’achat d’un convertisseur (e).
• Cgd : Le coût d’achat du group diesel (e).
• Npv : Le nombre des panneaux photovoltaı̈ques.
• Neo : Le nombre des éoliennes.
• Nbat : Le nombre des batteries.
• Ncon : Le nombre des convertisseurs.
68 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
Cm = (T.Npv .Mpv )+(T.Neo .Meo )+(T.Ngd .Mgd )+(T −Kbat −1).Nbat .Mb at+(T −Kcon −1)∗Ncon .Mcon
(II.22)
Avec :
• T : La durée de vie du système (ans).
• Mpv : Le coût de maintenance d’un panneau photovoltaı̈que (e).
• Meol : Le coût de maintenance d’une éolienne (e).
• Mbat : Le coût de maintenance d’une batterie (e).
• Mconv : Le coût de maintenance d’un convertisseur (e).
• Mgd : Le coût de maintenance du groupe diesel (e).
• Kbat : Le nombre de renouvellement d’une batterie durant T .
• Kconv : Le nombre de renouvellement d’un convertisseur durant T .
Cr = Npv .Cpv .Kpv + Neo .Ceo .Keo + Nbat .Cbat .Kbat + Ncon .Ccon .Kconv + Cgd .Kgd (II.23)
Avec :
— Kpv : Le nombre de renouvellement d’un panneau photovoltaı̈que durant T.
— Keo : Le nombre de renouvellement d’une éolienne durant T.
— Kgd : Le nombre de renouvellement du groupe diesel durant T.
T − Tcon
Kcon = (II.28)
Tcon
• Tpv , Teo , Tgd , Tbat , Tcon sont respectivement la durée de vie d’un panneau photovoltaı̈que,
la durée de vie d’une éolienne, la durée de vie du groupe diesel, la durée de vie d’une
batterie et la durée de vie d’un convertisseur.
Ct = Ca + Cm + Cr (II.29)
Etant donné que les convertisseurs ne participent pas à la production d’énergie, ces derniers
ne sont pas pris en compte dans l’optimisation de la fonction objective. De même pour le groupe
diesel qui est considéré seulement comme un système d’appoint en cas de défaillance totale du
système.Néanmoins, leurs prix sera pris en considération. Le dimensionnement des composants
est surtout basé sur les puissances des deux générateurs renouvelables et du système de stockage.
Par conséquent ; on aura [58] [59] :
min(z) = Npv .(Cpv + T.Mpv ) + Neo .(Ceo + T.Meo) + (Cgd + Cconv ) . . . (II.32)
+Nbat .[Cbat .(1 + Kbat ) + (T − Kbat − 1).Mbat ]
70 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
Ppv (t, G, T ◦ ) × Npv + Peo (t, v) × Neo + Pbat (t) × Nbat ≥ Pload (t) ∀t ∈ T (II.33)
Le nombre de tous les composants à optimiser est positif et peut être borné de manière
automatique suivant l’algorithme d’optimisation ou suivant le cahier de charge :
Ngd = 1 (II.34)
0 ≤ Npv ≤ Npvmax (II.35)
0 ≤ Neo ≤ Npeomax (II.36)
0 ≤ Nbat ≤ Nbatmax (II.37)
0 ≤ Nconv ≤ Nconvmax (II.38)
de méthodes exploitent les valeurs de la fonction objective afin d’explorer l’espace des solutions
à travers des essais successifs cherchant les directions avantageux pour arriver à l’optimum.
Les méthodes de résolution déterministes ne sont pas adéquates à toutes les problématiques
car certains problèmes sont assez complexes. Parmi ces problématiques, on cite la présence des
discontinuités, la non-dérivabilité, l’absentéisme de convexité ou encore la difficulté analytique
pour déterminer la fonction objective. On peut aussi ajouter le problème de temps de résolution
qui est considérer trop long chez les méthodes déterministes. Il est donc nécessaire de faire appel
aux méthodes stochastiques [62].
Un algorithme génétique (AG) est une métaheuristique qui manœuvre une population de
solutions potentielles à la fois. Son mode de fonctionnement est basé sur les principes biolo-
giques de la sélection naturelle qui orchestrent la survie des échantillons les mieux adaptés à
leur environnement [66]. L’AG débute d’un ensemble de solutions initialisé aléatoirement dans
l’espace. Les individus ici sont représentés par leurs variables de conception, ils sont considérés
comme étant des chromosomes. Les chromosomes de la population initiale sont utilisés pour
produire une nouvelle population, en passant par les différents opérateurs génétiques, principa-
lement : le croisement, la mutation et la sélection. Ceci est motivé par l’espoir que la nouvelle
population soit meilleure que la précédente.
Pour résumer, le croisement agi sur les deux chromosomes parents pour en produire deux
autres chromosomes enfants, en souhaitant que les deux nouveaux chromosomes soient meilleurs
que les précédents, ceci se réalise si les bons gènes de ces derniers sont ceux qui sont combinés.
La figure II.4 résume la procédure du croisement, dans ce cas c’est un croisement unitaire.
72 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
En outre, la mutation est un opérateur génétique qui permet d’offrir de nouvelles caractéris-
tiques génétiques au chromosome de façon direct en mutant un ou plusieurs de ses gènes (voir
figure II.5 Elle est généralement utilisée après le croisement.
Cet algorithme démarre avec une population générée de manière aléatoire, chaque vecteur
d’individu (chromosome) représente une solution au problème. La reproduction se fait après
chaque itération, cette dernière engendre une population enfant dont les meilleurs individus
sont sélectionnés pour prendre le relais des parents. Ensuite, deux sont choisis de façon aléa-
toire à l’aide de la fonction roulette, à qui on appliquera les opérateurs croisement et mutation
afin de crée une diversification dans la population.
Les AG sont basées sur le concept de ‘’ l’élitisme ‘’, qui consiste à préserver un aperçu des
gènes des meilleurs individus pour se précautionner contre toute décadence que pourrait être
produite du croisement ou de la mutation, La figure II.6 ci-dessous représente l’organigramme
d’évolution de l’algorithme génétique (Annexe B.2).
73 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
La méthode PSO est une technique d’optimisation stochastique qui trouve des solutions
optimales pour un problème formulé en essayant de manière itérative d’améliorer une solution
candidate. Elle a été initialement développée par Eberhart et Kennedy en 1995 [67] [68] , qui
est basée sur le comportement dynamique des animaux se déplaçant en groupes compacts. La
technique PSO dépend d’une population d’agents simples appelés particules, chaque particule
est considérée comme une solution potentielle au problème. Les particules communiquent entre
elles dans tous les espaces de recherche afin de construire une solution au problème posé, en
profitant de leur expérience collective. Chacune des particules a une mémoire de sa meilleure
74 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
position ou expérience, connue sous le nom de meilleur personnel (Pbest ). Il y a aussi la meilleure
expérience de tout l’essaim qui appartient à toutes les particules qui se trouvent dans l’essaim
connu comme le meilleur global (Gbest ).La figure II.7 illustre les composants d’une particule
dans l’essaim.
Tout d’abord un nombre aléatoire de particules est évalué dans l’espace de recherche du
problème, puis chaque particule change de position dans cet espace en fonction de ses propres
emplacements actuels, des vitesses précédentes, et plus généralement des meilleurs emplace-
ments, avec quelques perturbations aléatoires. La vitesse de chaque particule est modifiée de
manière itérative afin d’obtenir la meilleure position. L’étape suivante recommence après la
mise à jour de la position de chaque particule. Dans ce processus, l’essaim dans son ensemble
est en mesure d’explorer une solution presque optimale. Lorsque les particules interagissent
mutuellement, elles progressent vers la solution optimale [67] [68].
−
→ −
→
Xi (t + 1) = Xi (t) + →−
vi (t + 1)
−−−→ −
→ −−→ −−−→ (II.39)
→
−
vi (t + 1) = C0 .→
−
vi (t) + C1 .r1 . Pbesti (t) − Xi (t) + C2 r2 Gbest (t) − Pbesti (t)
Le meilleur personnel Pbesti et le meilleur global Gbest sont mis à jour après chaque itération
jusqu’à ce que le minimum global soit atteint. La meilleure position personnelle Pbesti (t), associée
à la particule ”i” est la meilleure position que la particule ait atteinte depuis le début de
l’évolution. Compte tenu de la fonction de minimisation f (X), la meilleure position personnelle
actuelle,”t+1”, est calculée comme suit [67] [68] :
75 Chapitre II. Modélisation et formulation de la problématique
( −−−→ −−−→ −
→ −
→
Pbesti (t + 1) = Pbesti (t) Si f (Xi (t + 1)) ≥ f (Xi (t))
−−−→ −−−→ −
→ −
→ (II.40)
Pbesti (t + 1) = Pbesti (t + 1) Si f (Xi (t + 1)) < f (Xi (t))
La meilleure position globale au temps ”t” est définie comme suit :
II.7 Conclusion
Dans ce chapitre on a élaboré et modélisé les différentes sources constituant notre système
énergétique hybride. Cette modélisation sera la clef fondamentale dans la suite de notre étude.
Le choix des équipements ainsi que leurs caractéristiques était une étape très importante et
sensible vu l’exigibilité de préserver le coté logique du rassemblement de ces équipements.
Ceci nous a permis d’expliquer et d’exploiter ces connaissances dans la mise en œuvre de
l’architecture de la configuration finale de notre SEH. Aussi, la formulation du problème en
modèle mathématique nous permettra de pouvoir manipuler ses paramètres en agissant sur les
variables décisives qui auront rôle dans l’amélioration de la productivité du SEH tout en tenant
compte des contraintes économiques et énergétiques. En effet, ce travail est une image théorique
et un prérequis essentiel vers l’application de ce dernier sur le terrain d’étude qui sera dédié
dans le chapitre qui suit.
Chapitre III
Résultats et discussions
78 Chapitre III. Résultats et discussions
III.1 Introduction
Dans ce chapitre on s’intéresse à l’application des algorithmes évolutionnaires sur notre
problématique. Ces derniers seront l’atout vers l’obtention des solutions optimales, qui seront
ensuite le sujet d’une étude économique comparative avec le réseau conventionnel classique. A
cet effet, on présentera le site d’étude ainsi que l’analyse de son gisement énergétique. Suivi de
l’application des algorithmes d’optimisation sur la plateforme de programmation Matlab. Deux
scénarios d’étude seront proposés, chacun sera traité selon deux cas possible. Les résultats
obtenus seront discutés puis synthétisés afin d’aboutir à la meilleure solution pour notre SEH.
La finalité de notre travail est d’identifier le bénéfice ou le déficit réalisé, le délai de récupération
et la fiabilité du projet.
Figure III.2 – Les mesures journalières prises dans le site (Exemple du 13/02/2020).
Il faut signaler que les mesures du rayonnement solaire ont étaient prises à l’aide d’un
pyranomètre ; voir la figure III.3 ; la température ambiante a été mesurée à l’aide d’un capteur
de température numérique et la vitesse du vent est prise des données satellitaires de Global
Wind Atlas.
Les mesures de la consommation on était prises à l’aide d’un compteur d’énergie électrique
Himel DTS607 (figure III.4) installé dans le poste électrique sur le départ de la distribution
du bloc administratif. Étant donné que le principe du compteur est de nature additionneur,
81 Chapitre III. Résultats et discussions
le prélèvement des mesures a était effectué chaque heure en soustrayant la valeur de l’heure
précédente. A partir de 17h jusqu’à 07h la valeur de consommation a était répartie également
sur cette intervalle, les charges principalement utilisées durant cette période étaient l’arrosage
et l’éclairage.
Figure III.4 – Compteur d’énergie électrique Himel DTS607 pour la mesure sur le site
le tableau III.1 ; ci-dessous représente les valeurs moyennes des mesures prises durant la
période du stage dans le site de SARL. BOUBLENZA.
82 Chapitre III. Résultats et discussions
Table III.1 – Valeurs moyennes des différentes mesures prises sur le site.
Figure III.5 – Les quatre coins de mesure de l’irradiation solaire autour du bloc.
Après obtention des données d’irradiation solaire du site, la puissance est déterminée à partir
de l’éclairement solaire qui sera évaluée par l’équation du modèle décrite comme suit :
Ppv = η × S × G (W ) (III.1)
Les résultats d’irradiation ainsi que la puissance sont présentés par la figure III.6 et III.7 ;
ci-dessous :
L’ensemble des valeurs moyennes de l’éclairement durant la journée présentent une réparti-
tion normale ; représenté par un point maximum d’éclairement de 830,7 W/m² à 14h00. A noté
que le capteur était dirigé vers le sud d’un angle de 30°. Bien que la période du prélèvement
des mesures soit le mois de février qui est considérée comme étant un mois défavorable, les
valeurs mesurées indiquent une quantité intéressante durant cette période. De plus le site est
caractérisé par une durée d’ensoleillement importante ; arrivant jusqu’à 10 heures/jour et une
température extérieure assez idéale pour un bon fonctionnement du module photovoltaı̈que.
Ceci dit ; l’exploitation de ressource solaire dans cet endroit est une bonne approche pour assu-
rer l’approvisionnement en électricité. La figure III.7 illustre la puissance photovoltaı̈que d’un
module ZT300P durant la journée
La courbe de la puissance est une image de l’irradiation solaire. Le module atteint son
maximum à 14h pour une valeur de 227W, sachant que la puissance nominale du panneau est
de 300W.
engendre une diminution dans la puissance du module. Dans notre démarche de mesure, les
températures sont évaluées chaque heure durant la journée à partir d’un capteur de température
numérique. La figureIII.8 représente les données moyennes de la température journalière :
L’ensemble des valeurs moyennes de la température trace une courbe répétitive durant la
journée d’un point maximum de 20°C à 15h00. Cette valeur est idéale pour un bon fonctionne-
ment du panneau photovoltaı̈que sans influencer de mauvaise manière sur son rendement.
L’ensemble des valeurs moyennes de la vitesse du vent sont très aléatoires et stochastiques,
ceci revient à la nature du vent qui est imprévisible. On observe quand même une bonne
quantité de vent circulant l’après-midi de 12h à 18h durant la période de mesures, elle atteint son
optimum à 14h pour une valeur de 4,635 m/s. A partir de ces données récoltées, nous pouvons
prendre une décision sur le type d’éolienne à choisir en fonction de sa vitesse d’amorçage, vitesse
de coupure et nominale.
La densité de puissance représente le flux de puissance reparti sur la surface balayée par
les pales de l’éolienne. On remarque ici que la densité est en accordance avec la variation des
87 Chapitre III. Résultats et discussions
vitesses du vent. Elle atteint son maximum pour une vitesse de vent de 4,635 m/s.
Le tracé du graphe montre une fréquence très importante dans l’intervalle entre 3m/s et
5m/s, cette information indique la valeur majoritaire de la vitesse du vent qui souffle générale-
ment sur notre site. Ceci est traduit par la valeur du facteur d’échelle ’c’ obtenu qui est égale
à 4,66m/s. D’autre part les vitesses du vent obtenues durant cette période sont peu dispersées
ceci est projeté par la valeur du facteur de forme ’k’ qui vaux 1,75.
Le profil des vitesses du vent nous permet de faire une extrapolation de ce dernier afin de
mettre en évidence l’évolution de la vitesse du vent du site en fonction de la hauteur ; suivant
la figure III.12.
88 Chapitre III. Résultats et discussions
A cet effet ; on observe une activité importante de la charge durant les heures de travail à
partir de 08h00 et qui atteint un pic de consommation à 11h d’une valeur de 7,68 kWh. En
89 Chapitre III. Résultats et discussions
revanche ; durant le soir, on enregistre une certaine consommation des pompes qui sont mises
en marches pour l’arrosage.
Ainsi ; on remarque une activité importante durant les heures de travail à partir de 09h00, qui
atteint son pic de consommation à 13h d’une valeur de 9,5 kWh. Afin d’élargir notre étude, nous
proposons pour l’entreprise plusieurs cas de solution suivant l’autonomie du bloc administratif :
90 Chapitre III. Résultats et discussions
Après avoir modélisé et introduit le SEH sous la forme d’une fonction objective et ses
contraintes sur la plateforme Matlab, nous avons élaboré deux programmes utilisant les algo-
rithmes évolutionnaires PSO et AG pour optimiser notre fonction objective. Les résultats sont
présentés dans le tableau III.2 suivant :
Les résultats nous montrent que la meilleure configuration pour ce scénario est d’avoir 60
panneaux photovoltaı̈ques, 2 éoliennes et 16 batteries. Pour un prix de 185923,7686 e. Ceci est
confirmé par les deux algorithmes, Néanmoins, la vitesse de convergence du PSO ainsi que sa
précision est plus importante que l’AG. La figure III.16 représente les résultats de simulation
pour notre cas.
Figure III.16 – Résultats de simulation sur Matlab pour le premier cas du premier scénario.
La convergence des deux algorithmes vers le coût optimal est représentée dans les figures
92 Chapitre III. Résultats et discussions
III.17 et III.18.
I
DR = ×T (III.2)
FM
Avec :
• DR : Délai de récupération.
• T : Durée de vie du projet.
• I : Investissement requis (e).
• F M : Flux monétaire du projet ou le montant économisé (e).
La figure III.21 représente l’évaluation économique dans les 20 prochaines annéees qui
suivent. Le premier tracé en bleu indique l’évolution de la facture énergétique suivant l’éner-
gie conventionnelle issue du réseau classique. Le second tracé en vert représente l’évolution du
coût d’investissement dans le SEH, ce dernier débute avec un coût d’achat initial qui augmente
chaque année avec la somme de maintenance des différents éléments, tous les 4 ans un renou-
vellement des batteries est effectué sans prendre en compte le prix de maintenance des batteries
durant l’année de leurs renouvellements.
de l’EDC journalière du parc de batteries sera effectué. Tant que la valeur minimale de cette
dernière reste au-dessus de la limite inférieure, l’algorithme réduit le nombre de batterie initial
après chaque itération jusqu’à l’aboutissement de la valeur minimum exacte qui d’un côté, est
énergétiquement suffisante et d’un autre, respecte les normes imposées au départ. Enfin, une
fois avoir identifié le nombre de batteries, l’évaluation à travers la fonction objective se fait et
l’algorithme compile jusqu’à l’aboutissement de l’optimum où, le coût de l’installation est la
valeur la plus optimal.
Après avoir modélisé et introduit le SEH sous la forme d’une fonction objective et ses
97 Chapitre III. Résultats et discussions
contraintes sur la plateforme Matlab, nous avons élaboré deux programmes utilisant les algo-
rithmes évolutionnaires PSO et AG pour optimiser notre fonction objective. Les résultats sont
présentés dans le tableau III.3 suivant :
Les résultats nous montrent que la meilleure configuration pour cette architecture est d’avoir
63 panneaux photovoltaı̈ques, 2 éoliennes et 6 batteries. Pour un prix de 92727,5323 e. Ceci
est confirmé par les deux algorithmes, Néanmoins, la vitesse de convergence du PSO ainsi
que sa précision reste la plus importante que l’AG. La figure III.23 représente les résultats de
simulation pour notre cas.
Figure III.23 – Résultats de simulation sur Matlab pour le second cas du premier scénario.
La convergence des deux algorithmes vers le coût optimal est représentée dans les figures
III.24 et III.25.
98 Chapitre III. Résultats et discussions
La figure III.27 représente l’état de charge du parc de batteries durant 48h. Nous pouvons
clairement voir que l’énergie assurée par les batteries provient essentiellement durant la nuit, là
où l’énergie solaire est absente et les pompes d’arrosages sont en marche. Une fois l’irradiation
solaire augmente en valeur, les batteries se mettent à se charger et donnent le relais aux deux
sources renouvelables. On constate également que le nombre de batteries choisi dans ce cas
est suffisamment apte à couvrir les besoins énergétiques de la charge sans atteindre son état
minimum ni s’épuiser. À noter aussi que, la quantité d’énergie issue des sources renouvelables
PV et éolienne est assez suffisante pour recharger les batteries entièrement durant la journée.
La durée de vie du SEH est de 20 ans, le coût total d’achat, de maintenance et de renou-
vellement coutera une valeur de 92727,5323 e. La puissance moyenne consommée par le bloc
administratif pendant 24h est de 122,915 kWh, ce qui est équivaut à une valeur de 898508,65
kWh d’ici 20 ans, sans prendre en considération l’extension de la charge. Pour un prix de kWh
évalué à 0,2181 e en 2019 au Portugal ; l’estimation du coût de la facture énergétique coutera
195964,736565 e. Ces valeurs nous permettent de mettre en évidence la somme économisée par
le client, ainsi que le délai de récupération. L’évaluation économique durant les 20 prochaines
années sont représentées dans la figure III.28.
Similairement au premier cas, l’intersection projetée sur l’axe temporelle représente la pé-
riode où le client récupère le montant investi dans le SEH, et à partir de ce moment-là jusqu’à
la fin de vie du SEH tout l’argent censé être dépensé sur la facture énergétique du bloc ad-
ministratif sera économisé. On observe ainsi que, le coût d’investissement dans le SEH sera
remboursé durant la 9ème année, plus précisément le 17 Mai 2030 si on considère que le sys-
tème sera installé le 01 Janvier 2021. Dans ce cas, le SEH est vigoureusement plus rentable que
les énergies conventionnelles ; et permet au client d’économiser une valeur de 103237,2042 e, ce
qui est tout à fait la somme nécessaire pour mettre en place une toute autre installation d’un
SEH similaire. Conséquemment, ce cas est amplement avantageux, et indique à quel point les
énergies renouvelables peuvent générées du bénéfice dans le futur proche.
De la même manière présentée dans le premier scénario, l’étude de celui-ci sera similaire.
Le dimensionnement sera donc fait selon deux cas ; avec et sans autonomie. Commençant donc
à évaluer l’étude pour que l’unité administrative dispose d’une autonomie de 24 heures. Les
résultats obtenus sont reportés dans le tableau III.4 comme suit :
Les résultats nous montrent que la meilleure configuration pour ce scénario est d’avoir 42
panneaux photovoltaı̈ques, 2 éoliennes et 13 batteries. Pour un prix de 151172,7671 e. Ceci est
confirmé par les deux algorithmes ; figure III.29. Néanmoins, la vitesse de convergence du PSO
ainsi que sa précision est plus importante que l’AG.
102 Chapitre III. Résultats et discussions
Figure III.29 – Résultats de simulation sur Matlab pour le premier cas du second scénario.
La convergence des deux algorithmes vers le coût optimal est représentée dans les figures
III.30 et III.31 :
que les énergies conventionnelles ; et permet au client d’économiser une valeur de 44791,969465
e, ce qui est nettement une somme assez importante sachant que, le SEH contient un système
de stockage capable de maintenir l’unité administrative en marche pour une durée de 24h.
Conséquemment, ce cas est beaucoup plus avantageux que le réseau classique, moins polluant
et un investissement à l’avenir.
De la même manière présentée dans le premier scénario, l’étude de celui-ci sera similaire. Le
dimensionnement du système de stockage sera donc effectué en le considérant comme étant une
troisième source qui fonctionne en parallèle avec les sources déjà existantes, dont le rôle est de
combler le déficit énergétique durant les heures opérationnelles. Les résultats sont reportés sur
le tableau III.5 suivant :
106 Chapitre III. Résultats et discussions
Les résultats nous montrent que la meilleure configuration pour ce scénario est d’avoir 42
panneaux photovoltaı̈ques, 2 éoliennes et 5 batteries. Pour un prix de 66587,37 e. Ceci est
confirmé par les deux algorithmes ; figure III.35. Néanmoins, la vitesse de convergence du PSO
ainsi que sa précision est plus importante que l’AG.
Figure III.35 – Résultats de simulation sur Matlab pour le second cas du second scénario.
La convergence des deux algorithmes est représentée dans les figures III.36 et III.37 :
107 Chapitre III. Résultats et discussions
l’EDC des batteries lorsqu’elles fonctionnent en parallèle avec les autres sources du SEH. On
retiendra donc, qu’afin de satisfaire la charge énergétiquement tout en respectant les contraintes
imposées, le nombre de batteries dans ce cas-là doit être égal à 4.
La figure III.39 représente l’état de charge du parc de batteries durant 48h. Identiquement
au premier scénario, on constate que le nombre de batteries choisi dans ce cas est suffisamment
apte à couvrir les besoins énergétiques de la charge sans atteindre son état minimum ni s’épuiser.
À noter aussi que, la quantité d’énergie issue des sources renouvelables PV et éolienne est assez
suffisante pour recharger les batteries entièrement durant la journée.
109 Chapitre III. Résultats et discussions
La durée de vie du SEH est de 20 ans, le coût total d’achat, de maintenance et de renou-
vellement coutera une valeur de 66587,37 e. La puissance moyenne consommée par le bloc
administratif pendant 24h est de 122,915 kWh, ce qui est équivaut à une valeur de 898508,65
kWh d’ici 20 ans, sans prendre en considération l’extension de la charge. Pour un prix de kWh
évalué à 0,2181 e en 2019 au Portugal ; l’estimation du coût de la facture énergétique coutera
195964,736565 e. Ces valeurs nous permettent de mettre en évidence la somme économisée par
le client, ainsi que le délai de récupération. L’évaluation économique durant les 20 prochaines
années est représentée dans la figure III.40.
Similairement aux études précédentes, l’intersection projetée sur l’axe temporelle représente
la période où le client récupère le montant investi dans le SEH, et à partir de ce moment-là
jusqu’à la fin de vie du SEH tout l’argent censé être dépensé sur la facture énergétique du bloc
administratif sera économisé. On observe ainsi que, le coût d’investissement dans le SEH sera
remboursé durant la 6ème année, plus précisément le 16 Septembre 2027 si on considère que le
système sera installé le 01 Janvier 2021. Dans ce cas, le SEH est considérablement plus rentable
que les énergies conventionnelles ; et permet au client d’économiser une valeur de 129377,366565
e, ce qui est quasiment le double de la somme nécessaire pour mettre en place ce SEH. En
conséquent, ce cas est le plus favorable et le moins cher en vue de l’ensemble des autres cas
d’études.
110 Chapitre III. Résultats et discussions
III.5 Synthèse
Il faut signaler que le SEH restera le plus rentable, le plus efficient et moins cher que
la facturation classique des énergies conventionnelles dans les pays où la subvention étatique
d’électricité n’existe pas. Après avoir obtenu plusieurs résultats issus de l’application des al-
gorithmes évolutionnaires sur notre cas d’étude, le choix de la configuration idéale peut être
sélectionné selon divers indicateurs importants qui sont : L’autonomie de la charge, la taille du
système, le coût d’investissement, le délai de récupération et la probabilité de défaillance. Cette
dernière représente la probabilité que la puissance de la charge dépasse la puissance fournie par
le SEH en une heure donnée. La probabilité que cet événement se produise durant les 20 ans
de fonctionnement de notre SEH peut être calculé suivant l’équation (III.3) suivante [70] :
Nj 24
!
1 X 1 X
PD = (p (Px > Pmax )) × 100 (III.3)
Nj n=1 24 n=1
Avec :
• P D : Probabilité de défaillance durant 20 ans (%).
• Nj : Nombre de jours de mesures.
111 Chapitre III. Résultats et discussions
Un récapitulatif des résultats obtenus est représenté dans le tableau III.6 ci-dessous. On
rappelle que le premier scénario concerne l’étude du dimensionnement du SEH suivant la valeur
maximum de consommation, tandis que, le second scénario est basé sur les valeurs moyennes
de la consommation. Le premier cas concerne un dimensionnement où la charge possède une
autonomie de 24h, alors que dans le second cas, la charge ne possède aucune autonomie et
fonctionne selon l’énergie disponible des différentes sources du SEH.
Scénario 1 Scénario 2
Cas 1 Cas 2 Cas 1 Cas 2
Coût d’installation (e) 185923,7686 92727,5323 151172,7671 66587,37
Délai de récupération (an) 18,9752 9,4637 15,4286 6,7959
Montant économisé (e) 10040,9679 103237,2042 44791,9694 129377,3665
Probabilité de défaillance (%) 0 0 8,33 8,33
Nous remarquons bien que, du côté économique, les résultats du second scénario sont plus
avantageux et représente une meilleure solution pour les investissements à bas prix dont les dé-
lais de récupérations sont courts. Le choix du cas de dimensionnement d’un autre côté revient
totalement au responsable selon le type de charge dont il dispose et le rapport importance/ur-
gence des différentes tâches à effectuées. Néanmoins, du côté qualité, avoir une probabilité où
le SEH s’avère incapable de satisfaire la charge en une heure donnée est hasardeux. C’est donc
plus sûre et plus fiable d’éliminer cette probabilité dès le départ en se contentant d’un SEH
qualifié et efficace.
La présence de plusieurs indicateurs de choix, contribuent à la prise de la bonne décision
qui est à la fois bien étudiée et qui satisfait les besoins et les requêtes imposées par le client.
Ainsi, la meilleure configuration pour notre SEH est celle du second cas du premier scénario. En
termes de rapport qualité/prix ce choix s’avère le meilleur pour sa fiabilité, son coût réduit et le
délai de récupération qui est moyennement court. A savoir que la nature des différentes charges
de l’unité administrative ne nécessite pas forcément une autonomie, ces dernières peuvent se
permettre d’être privées d’électricité pour une période donnée. A ne pas oublier que le SEH se
dispose d’un générateur diesel de 10kWh, qui peut facilement prendre le relais en cas d’absence
totale des sources renouvelables et de la présence de travaux urgents et importants à traiter.
112 Chapitre III. Résultats et discussions
Scénario 1 Scénario 2
Cas 1 Cas 2 Cas 1 Cas 2
Coût d’installation (e) 185923,7686 92727,5323 151172,7671 66587,37
Délai de récupération (ans) 119,1715 59,4356 96,8972 42,6805
Pertes financières (e) 154721,0556 61524,8193 119970,0541 35384,6570
Les deux algorithmes utilisés nous procurent une solution fiable et exacte, la différence néan-
moins, réside dans la vitesse de convergence et parfois la précision. La figure III.42 représente
une comparaison côte à côte de la convergence du PSO et de l’AG.
De cette comparaison et des résultats obtenus précédemment dans l’étude, nous concluons
que la vitesse de convergence du PSO est plus importante que celle de l’AG. Cela revient au
mécanisme intelligent de recherche dans l’espace du PSO qui dépend principalement sur la
mémoire des particules et la communication harmonieuse entre elles.
114 Chapitre III. Résultats et discussions
III.6 Conclusion
Dans ce chapitre nous avons présenté et analysé le site d’étude et son potentiel énergétique,
puis nous avons élaboré et concrétisé mathématiquement le dimensionnement d’un système
d’énergie hybride composé d’une source d’énergie éolienne, solaire et d’un système de stockage.
Cette étude a pu être réalisée grâce à des algorithmes évolutionnaires orignaux, qui ont donnés
divers résultats et solutions pour la problématique. Cependant, la solution idéale est différente
selon les indicateurs principaux du cahier de charge. Le but de ce mémoire était de démontrer
qu’il est faisable de réduire la dépendance au réseau public et à l’énergie conventionnelle en adop-
tant des systèmes énergétiques hybrides. Les résultats montrent ostensiblement des avantages
économiques et écologiques plus adéquats et pertinents par rapport au réseau conventionnel
dans le futur proche.
Conclusion générale
et perspectives
Conclusion générale et perspectives
Conclusion générale
Dans ce mémoire nous avons traité la problématique du dimensionnement optimal dans les
systèmes multi-sources par l’intermédiaire d’algorithmes d’optimisation évolutionnaires PSO
et AG. Notre travail présente un cas d’étude réel pour un bloc administratif de l’usine SARL
BOUBLENZA qui se situe à Tlemcen, Algérie ; les résultats développés ont démontré leurs
performances suite à l’assurance de continuité d’électrification ainsi que le retour sur investis-
sement réalisé sur un temps réduit permettant de justifier la fiabilité de l’installation mise en
étude et de renforcer l’investissement dans les énergies renouvelables.
Nous avons d’abord analysé le contexte énergétique mondial, en évoquant plus précisément
celui de l’Algérie. Nous avons ainsi décris le contexte de la production d’énergie électrique issue
des sources renouvelables. Ensuite, nous avons définis les systèmes énergétiques hybrides en in-
troduisant les différentes technologies actuelles et les techniques de gestion de ce dernier. Chose
qui nous a permis d’aboutir à l’architecture optimale concernant le système hybride adopté
pour la suite de l’étude.
Ensuite, une modélisation des différents générateurs de production électrique, des conver-
tisseurs et du système de stockage a été présentée. La modélisation des différents éléments du
système multi-sources nous a permis d’exploiter et de manipuler ces derniers selon les données
initiales dont on possède, ainsi on a pu définir la problématique et le modèle utilisée donnant la
fonction objective et les contraintes qui lui obéissent. Cette dernière dépend principalement de
l’aspect économique étant donné que cette étude est une optimisation dont le but est de propo-
ser un système multi-sources fiable et moins chère que le système classique actuellement abordé.
Perspectives
En ce qui concerne le dimensionnement, il serait ainsi possible d’équiper les modules photo-
voltaı̈ques avec un système suiveur solaire à deux ou à un seul axe, de cette manière la puissance
produite par le générateur photovoltaı̈que sera beaucoup plus importante, et par conséquent,
ça nous mène à réduire le nombre total des modules PV utilisés dans le dimensionnement.
En ce qui concerne l’étude en soie, la possibilité de généraliser l’étude sur l’ensemble total de
l’usine est exécutable. En effet, l’usine se dispose déjà d’un générateur diesel d’une puissance de
825 kVA, l’augmentation du nombre des générateurs renouvelable et du système de stockage au
détriment de la charge supportée par l’usine, est un ajout majeur vers la dépendance énergétique
et l’autonomie de l’usine. Cette capacité de s’auto-satisfaire énergétiquement peut engendrer
une nouvelle capacité concernant la vente et la distribution du surplus énergétique à d’autres
utilisateurs. Cette opération peut rétrécir rapidement le délai de récupération du coût investi,
et le propriétaire se retrouve ainsi dans la phase de profit avant même que la date prévue soit
atteinte.
Références
bibliographiques
Bibliographie
[1] A. Zervos : REN 21. [Siteweb], consulté le : Janvier 2020. URL : www.ren21.net.
[2] AO Benelkadi, A Kaabeche et Y Bakelli : Etude de faisabilité technico-économique
des centrales photovoltaı̈ques en algérie. Revue des Energies Renouvelables, 21(2):181–198,
2018.
[3] Lila Croci : Gestion de l’énergie dans un système multi-sources photovoltaı̈que et éo-
lien avec stockage hybride batteries/supercondensateurs. Thèse de doctorat, Université de
Poitiers, 2013.
[4] Sandra Yaleko Kongo : Logistique de l’installation et de l’exploitation des énergies
renouvelables en site isolé nordique. Thèse de doctorat, Université du Québec à Rimouski,
2016.
[5] Nadia Benalouache : Energie solaire pour la production d’électricité au Maghreb : Tran-
sition énergétique et jeux d’échelles. Thèse de doctorat, Université de Sfax, 2017.
[6] Agence Internationale de l’Énergie. [Siteweb], consulté le : Decembre 2019. URL :
www.iea.org.
[7] J.-H. Guay : Perspective monde. [Siteweb], consulté le : Janvier 2020. URL :
www.perspective.usherbrooke.ca.
[8] Cnrs le journal. [Siteweb], consulté le : Janvier 2020. URL : www.lejournal.cnrs.fr.com.
[9] Marius Dalloni : La géologie du pétrole et la recherche des gisements pétrolifères en
Algérie. J. Carbonel, 1922.
[10] Algerie 360. [Siteweb], consulté le : Janvier 2020. URL : www.algerie360.com.
[11] Ministère de l’Énergie Algérie. [Siteweb], consulté le : Juillet 2020. URL :
https ://www.energy.gov.dz/ ?article=le-ministre-de-lrenergie-a-lrassemblee-populaire-
nationale.
[12] Electricity prices for households in portugal. [Siteweb], consulté le : Juin 2020. URL :
www.statista.com.
120 BIBLIOGRAPHIE
[13] L. Leila : Les energies fossiles en algérie face a un environment changeant. Journal Ijtihad
d’études juridiques et économiques, 1:44–62, 2018.
[14] Observer et Fondation energies pour le monde. La production d’électricité dans le monde :
perspectives générales, 2017.
[15] A. Omri : Analyse de la transition vers les énergies renouvelables en Tunisie : Risques,
enjeux et stratégies a adopter. Thèse de doctorat, Université de Sfax, 2017.
[16] Nrel solar spectrum. [Siteweb], consulté le :Juin 2020. URL : www.nrel.gov.
[17] A.Darson : Transition énergétique et transition juridique : le développement des énergies
de sources renouvelables en France. Thèse de doctorat, Université de Bordeaux, 2015.
[18] A. T. Singo : Systéme d’alimentation photovoltaique avec stockage hybride pour l’habitat
énergétiquement autonome. Thèse de doctorat, Université de Lorraine, 2010.
[19] La jonction p-n, clé du succés des cellules photovoltaıques. Siteweb], consulté le : Juin
2020. URL : www.futurasciences.com.
[20] J. Serres et P. Dubois : Installation solaire photovoltaique autonome utilisant des cellules
en couches minces cis. La Revue IEEE, SEE,, pages 65–70, 2018.
[21] Fonctionnement d’un panneau solaire photovoltaique. [Siteweb], consulté le : Juin 2020.
URL : www.hellowatt.fr.
[22] C. Bernard, J. Chauvin, D. Lebrun, J. Muraz et P. Stassi : Station solaire autonome
pour l’alimentation des antennes de l’expérience de radio détection a l’observatoire pierre
auge, Oct 2006.
[23] Etude d’impact sur environment de l’extension du parc photovoltaique de lanas, Juin 2020.
[24] A.Brahimi : Etude de performances d’un capteur solaire plan a eau. Thèse de doctorat,
Université de Lorraine, 2016.
[25] A. Rodler, J. Virgone, J. Roux, E. Kim et J.-L. Hubert : Impact de la tache solaire
sur un modéle thermique tri-dimensionnel de batiment : application a une cellule fortement
isolée,. CIFQ, pages 547–552, 2013.
[26] J.Bezian, A. Bounaceur, A. de Ryck et M. El-Haf : Un nouveau concept de centrale
solaire thermodynamique basé sur un récepteur a lit fluidisée. JITH, pages 1–5, 2007.
[27] M. A. Rahmani : Gestion de l’énergie d’une microcentrale solaire thermodynamique. Thèse
de doctorat, Université de Grenoble, 2014.
[28] W.He, M. Namar, Z. Li, A. Maleki et I. Tlili : Thermodynamic analysis of a solardri-
ven high-temperature steam electrolyzer for clean hydrogen production. Applied Thermal
Engineering, pages 115–152, 2020.
121 BIBLIOGRAPHIE
Figure A.1 – Différents types de panneaux photovoltaı̈ques selon le rendement et les dimen-
sions.
127 Chapitre A. Les caractéristiques des modules utilisés
A.5 Convertisseur
Les algorithmes
133 Chapitre B. Les algorithmes
Algorithm 1: PSO
Input : G, Ta , v, Nj , Pload , Ca , Cm , Cr , f (Npv , Neo , Nbat )
Output: Npv , Neo , Nbat
5 for j ← 1 to npop do
6
→
−
xi (t + 1) = →
−xi (t) + → −
vi (t + 1)
→
− →
− −−→ →
−
7 vi (t + 1) = c0 . vi (t) + c1 .r1 . Pi (t) − →
→
− −
xi (t) + c2 r2 (Gbest (t) − Pi (t))
8 if f (→
−
x (t)) < f (−
i x−→(t)) then
Best
→
−
xi (t)) = f (−x− →
9 Best (t)) // Evaluation de la position
−−−→
10 if f (−
x−→
Best (t)) < f (GBest ) then
−−→
11 f (Gbest ) = f (−x− →
Best (t)) // Evaluation du meilleur global
12 else
13 return
14 end if
15 else
16 return j = j + 1
17 end if
18 end for
−−→
19 Gsolution = f (Gbest ) // Meilleure solution de l’itération i
20 end for
21 return i = i + 1