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Methodes Techniques Destime

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Edition PDF 2022

TOPIC REPERAGE MARITIME – NOTIONS DE SURVIE EN MER SUR SAILAWAY

By SERAPHIN
De Lisbonne à Rio de Janeiro Sans GPS et Sans
Compas
Jeu vidéo / simulateur de voile : SAILAWAY (Version II)
Pseudo du joueur : Batou de Bandol
Serveurs Discord de diffusion : FVR SAILAWAY / Eroic Team / SCF Sailaway Communauté francophone

Bibliographie :
-Mettre les voiles avec Antoine, Editions Arthaud, 2001
-Survivre comment vaincre en milieu hostile, Docteur Xavier MANIGUET, Editions Albin Michel, 2016
-Navigation Astronomique, Capitaine de Vaisseau Marcel de Kerviler, Editions Plaisance PAIMBOEUF,
1962
-Le livre du marin Guide pratique de la plaisance, Arthur Somers, Editions Princesse
-Trucs et astuces du bord, Jacques Damour,Editions Arthaud, 1990
-A la dérive, Steven Callahan, R. Laffont, 1986
-Survivre !, Dougal Robbertson, Albin Michel, 1973
-Naufragé volontaire, Alain Bombard, Arthaud, 1970
-Survivre à la dérive, Bernard Robin, Editions Chaix, 1977
-Pirates d’aujourd’hui, P. Dupont, Ramsay, 1986
-Les requins, Cousteau Flammarion, 1970
-Sharks, Patricia E. Pope, Great Outdoors Publishing Co,Floride, 1977
-Requins de polynésie, R . H. Johnson, Les éditions du Pacifique, 1978
-Guide sous-marin de Tahiti, R. Bagnis et E. Christian, Les Editions du Pacifique, 1976
-Les dents de la mort, Docteur Xavier MANIGUET, Robert Laffont, 1991
-Magazine Voiles et Voiliers (Editions de 2008 à 2020)
- Vent, courant, caps, vitesses et routes, Olivier PARODI ([Link]
[Link]/fichiers/[Link])

Sites internet :
[Link]

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[Link]

[Link]

[Link]

[Link] (pour les fans


de Virtual regatta)

[Link] (pour les fans de Virtual regatta)


SOMMAIRE

FICHE I- Détermination d’une route loxodromique à appliquer sur [Link] – PAGE 5

FICHE II- Détermination d’un cap à prendre par l’usage de STELLARIUM – PAGE 6

FICHE III- Déterminer sa route de fond par des calculs simplifiés – PAGE 7

FICHE IV- Déterminer son cap grâce au compas ou crayons, stylos – PAGE 8

FICHE V- Analyse du parcours à effectuer sur la carte de [Link] à la place de la carte GPS de SAILAWAY – PAGE 10

FICHE VI- Détermination du sens et vitesse du vent dans SAILAWAY – PAGE 12

FICHE VII- Analyse situationnelle par rapport aux informations sur STELLARIUM – PAGE 14

FICHE VIII- Estimation de la vitesse de navigation – PAGE 16

FICHE IX- Estimation de la vitesse du vent grâce à la polaire du bateau – PAGE 19

FICHE X - Détermination du positionnement par rapport à la latitude – PAGE 22

FICHE XI – Préciser son cap avec les calculs de longueur sur les étoiles – PAGE 27

FICHE XII - Méthode de détermination de l’horaire local pour valider une position estimée et la longitude avec le
chronomètre – PAGE 29

FICHE XIII - Détermination des dangers et difficultés d’approches d’une île – PAGE 34

FICHE XIV – Méthodes d’analyse de la géographie d’une île pour se positionner – PAGE 37

FICHE XV – Utiliser les constellations pour connaître le cap du bateau – PAGE 47

FICHE XVI – Contrôle de la position par rapport à la météo – PAGE 49

FICHE XVII – La précision du cap au midi local – PAGE 51

FICHE XVIII – Un moyen pour faire accélérer le bateau – PAGE 53

FICHE XIX – Détermination du cap grâce à la lune – PAGE 54

FICHE XX – Se repérer grâce à la lune – PAGE 56

FICHE XXI – Utilisation d’une montre à aiguille comme boussole – PAGE 58

FICHE XXII – Trouver le midi local grâce aux ombres – PAGE 59

FICHE XXIII – Vérification du cap empreinté grâce à la croix du sud – PAGE 61

FICHE XXIV – Vérifier ma longitude en analysant la croix du sud – PAGE 63

FICHE XXV – Utiliser le diagramme sur la longueur du jour pour trouver ma latitude – PAGE 67

FICHE XXVI – Vérification de la concordance de la latitude avec la hauteur de la croix du sud – PAGE 71

FICHE XXVII – Utiliser les calculs techniques de la navigation astronomique pour trouver sa position – Calcul de la droite
de hauteur – PAGE 72
METHODES ET TECHNIQUES
DIFFICULTES PERMANENTES A SAVOIR : L’INTERPRETATION ET LA MISE EN PLACE D’OUTILS REELS
SUR L’ESPACE NUMERIQUE. Effectivement, la représentation de l’espace chez moi n’est pas
forcément la même que ce qu’on peut voir sur l’ordinateur ou dans la vraie vie…
FICHE I- Détermination d’une route loxodromique à appliquer sur [Link] :

Loxodromique : Trajectoire suivie par un navire au cap constant.

Après le traçage sur [Link] je retrouve l’information de cap « Bearing ». Ce qui signifie que sur le
compas du navire et au pilote automatique je dois me placer au cap indiqué dans la rubrique pour
que je puisse atteindre en ligne droite une destination.

Exemple :

Lisbonne => Rio de Janeiro => « Bearing 213° ».


FICHE II- Détermination d’un cap à prendre par l’usage de STELLARIUM :

Applicable le plus facilement lors du levé et coucher de soleil sur SAILAWAY. Le soleil proche de
l’horizon marche comme une boussole indiquant un cap précis.

Mode de fonctionnement :
Mettre les coordonnées GPS du point sur l’eau de notre position estimée dans l’application. Vérifier
le cap où le soleil se lève / couche. Prendre en compte ce cap dans SAILAWAY, le soleil devenant un
repère précis.

Exemple :
Je veux aller au cap 213.
Avec l’application j’aperçois que le soleil va se coucher en faite entre le 242 et le 243. Je vais prendre
comme référence le 243°. Vu l’information, il va falloir que j’adapte ce décalage. Au final 243 – 213 =
30° de décalage seulement entre la direction que je veux prendre et là où se couche le soleil.

A cela je vais rajouter l’information du courant, qui pourrait avoir un grand effet sur la trajectoire à
adapter.

C’est une technique basée sur le ressenti. Cela manque clairement de précision. Mais si vous êtes à la
dérive sur un objet flottant improvisé, en situation de survie, vous n’avez pas trop le choix.
FICHE III- Déterminer sa route de fond par des calculs simplifiés :

Heureusement, sans carte et pour éviter de longs calculs, certains sites spécialisés font des merveilles
et nous évitent de faire ces calculs :
- [Link]
- [Link]

Exemple 1:

Il y a peu de courant. Mais je risque d’en subir un toute la nuit qui porte à une vitesse moyenne de
0,5 knt et en moyenne au 140°. L’effet subit est applicable sur une carte en connaissant la route et la
vitesse de surface, et faudra trouver la vitesse et la route sur le fond, sachant qu’il existe un courant
de « n » nœuds portant au « tant ». Exemple de représentation graphique grâce à une règle de cras
et un compas sur une carte :

Je connais mon cap compas, la force du courant et la direction du courant, et j’estime ma vitesse à
9,5 nœuds.

Dans notre cas, je calcule le courant subi :

Je trouve ainsi sur la route de fond cap 209 à la place de 213.


213 – 209 = 4. J’adapterai donc mon cap au 217 (213 + 4) pour compenser la dérive liée au courant.
FICHE IV- Déterminer son cap grâce au compas ou crayons, stylos :

Dans le jeu, avec mon écran d’ordinateur, après des tests effectués, cette méthode est applicable
mais il faudra grossir l’angle ou l’amoindrir, cela dépend de la taille de votre écran pour qu’on se
rapproche de la réalité.

Mode de fonctionnement :

Usage d’un compas d’école, ou si on n’en a pas, même si cela est plus compliqué à utiliser, deux
crayons reliés entre eux, qui font office de compas. Pour que la méthode soit applicable, il faudra la
réaliser au moment du lever / coucher de soleil.

ATTENTION ne marche que pour de petits angles par rapport au soleil.

J’utilise la photo d’une rose des vents pour positionner le compas sur le cap que je veux prendre par
rapport au soleil.

Puis je l’applique en jeu au moment du coucher de soleil pour obtenir le meilleur résultat. Une des
pointes placées sur le soleil couchant / levant et l’autre indiquera le cap à prendre.
Il ne faudra plus qu’appliquer le changement de cap avec le bateau et revérifier derrière si on est
bien sur la bonne direction.

Technique pas très confort, mais suite à de multiples tests précédents, m’a permis d’atteindre une
marge d’erreur inférieure à 10°.

Exemple :

Je mets le compas en prenant en compte le courant et en rajoutant les 10° (décalage réalité / jeu –
écran d’ordi).
FICHE V- Analyse du parcours à effectuer sur la carte de [Link] à la place de la carte GPS de
SAILAWAY:

Autres infos à vérifier d’abord: Vent, vagues, courants, pluie, nuages etc…

-Pour pouvoir avancer en utilisant la voile faudra éviter du mieux possible d’avoir le vent arrivant de
face au bateau (éviter le face au vent / le vent debout).

-L’analyse des vagues permettra de nous indiquer si on pourra les surfer et donc faire accélérer le
bateau, si elles nous ralentiront ou si elles n’auront pas d’effet sur la vitesse.

-Pour le courant, (c’est important !), on saura si notre bateau sera dévié de sa route ou pas et s’il
faudrait ajuster son cap en conséquence.

-Pour la pluie et les nuages, aussi ils ont leur importance dans cette expérience. Il faut les éviter au
maximum, car sans ciel bleu on ne pourra pas faire de navigation avec l’aide du soleil, de la lune et
des étoiles. Ce qui serait fort handicapant.

Mode de fonctionnement :

1- On met sur l’application une distance de déplacement arbitraire selon notre position estimée et
vers ou on veut aller. On analyse les différentes informations indiquées en bas chaque heure afin
d’estimer notre vitesse de déplacement et d’affiner petit à petit cette analyse.

Prise en compte de la vitesse moyenne / distance moyenne de déplacement du bateau (selon les
caractéristiques de la météo et du bateau).

Elément à affiner petit à petit sur l’application en rajoutant les effets analysés (exemple : courant,
vagues etc…) pour arriver au final à une longueur de parcours estimé la plus réelle possible de
parcours pendant une durée précise. ATTENTION à la prise en compte des changements du bulletin
météo dans la journée.

Exemple :

En analysant la météo d’aujourd’hui sur [Link] et des 5 prochains jours on aperçoit que :
En gardant le cap constant et si je maintien ma vitesse à 9,5 Knots de moyenne (soit 9,5 X 24 = 228
miles en 24h, soit 228 X 4), donc 4 jours pour atteindre les canaries (placées pile dans l’axe
loxodromique pour atteindre Rio), je devrai garder un vent de force 4 à 5 (entre 11 et 19 nœuds)
venant de tribord amure arrière, voir en vent arrière jusqu’aux Canaries un vent soutenu jusqu’à
mardi midi. Après de mardi midi jusqu’à jeudi 2 décembre, je serai toujours poussé mais avec un vent
plus faible et faudra que je recalcule radicalement ma vitesse moyenne de déplacement…
FICHE VI- Détermination du sens et vitesse du vent dans SAILAWAY :

Vitesse du vent :
-le vent qui siffle apparaît avec un vent supérieur à 16 nœuds (Dans Sailaway le son audio du vent
soufflant commence à 15 – 16 knots de vitesse de vent).

-On peut analyser aussi avec les écumes blanches sur l’eau plus ou moins importantes.

-En pilotage automatique des voiles, la présence de ris ou l’absence de voile avant donne des
éléments sur la force du vent en pleine tempête.

-Si pétole : pas de vague + le bateau n’avance pas vite + le drapeau ne vole pratiquement pas +
apparition des baleines.

Informations utilisables afin de comparaitre sur les outils de bulletin météo…

Sens du vent :

-Gréement du bateau en pilotage automatique des voiles détermine le sens du vent (analyser le
pourcentage de bordage et l’angle d’ouverture de la GV et de la voile d’avant).

-En pilotage manuel des voiles : analyser le bâbord amure ou le tribord amure, les penons et le
pourcentage de bordage vous aidera à déterminer votre allure et donc le sens d’où provient le vent.

-Position du drapeau du bateau : Le drapeau indique exactement d’où vient le vent (ATTENTION : le
vent apparent et pas le vent réel !)

Exemple :

[…] il semblerait d’après le drapeau du bateau et le réglage de la voile avec les Penons placés comme
il faut (à l’horizontale), prouvant le réglage optimal, permettant d’avoir le meilleur aérodynamisme :
que je navigue avec un bordage de 67% de la grande voile et le génois à 73%, indiquant que je suis au
bon plein / petit largue avec un vent de 5 à 8 knts (vu le comportement du drapeau, et vu que la voile
d’avant la plus optimale est le génois qui est une voile applicable essentiellement en petit temps).
FICHE VII- Analyse situationnelle par rapport aux informations sur STELLARIUM :

Méthode :

Mettre sur STELLARIUM notre position estimée et analyser le cap et l’heure (locale ou UTC) sur
laquelle le soleil se lève / se couche afin de vérifier si notre direction et notre position longitudinale /
latitude correspondent bien à la situation sur l’eau.

Pour notre position il faut que le soleil se couche / se lève pile au même moment qu’indiqué sur
STELLARIUM. S’il y a un décalage, cela signifie que notre position réelle est différente de celle
estimée.

Exemple :

En sortant du bateau j’aperçois :


Les indications sont conformes donc je considère que je dois me positionner à proximité de l’endroit
que j’ai estimé.

De visu et en me déplaçant sur le bateau, j’analyse visuellement le soleil qui se lève au cap 270 par
rapport à mon bateau (donc le soleil est perpendiculaire à l’axe du bateau). Navire qui file
normalement au 217. Sur STELLARIUM le soleil se lève au 118. De ce fait, 118 + 90 = 210. Donc je me
dirige dans la bonne direction sans pouvoir mieux vérifier pour l’instant le cap réellement pris.
FICHE VIII- Estimation de la vitesse de navigation

L’avantage dans le jeu SAILAWAY version 2.0, c’est qu’il est assez facile de se repérer par rapport au
déplacement de la texture de l’eau, ce qui remplace l’objet repère. ATTENTION, dans le jeu cette
méthode ne marche que pour les bateaux à vitesse lente.

Pour se faire je dois connaitre :


- la longueur de flottaison
- longueur hors-tout du bateau

Informations données dans le descriptif de chaque bateau. Pour faciliter les calculs je me base donc
sur une longueur de bateau arrondi.

Comme je ne connais pas la vitesse, pour la trouver je vais me baser sur des informations de distance
et de temps.
Ainsi la Vitesse (V) = Distance parcourue (D) / Temps de déplacement (T).

Prendre aussi un chronomètre.

Phase 1 - Méthode de prise d’informations :

1 - Je vais me placer au milieu de la coque, du bateau prendre un point de repère sur l’eau au niveau
de la proue du bateau. J’enclenche le chronomètre.

2- Je suis le repère de visu jusqu’à ce qu’il atteigne la poupe du bateau. Atteignant la poupe, j’arrête
le chronomètre.
3- Sur le chronomètre j’obtiens le temps T. La distance parcourue étant la longueur du bateau soit D
= x metres de longueur de flottaison.

Phase 2 - Méthode de calcul de la vitesse : V = D / T = x metres par seconde (m/s).

J’effectue les conversions pour avoir l’information en km / h

Donc x m/s = v Km /h.

Comme on travaille en miles nautiques et que 1 nd / h = 1 mile nautique parcouru en 1 heure et que
1 Km /h correspond à 0,852 mille / h (Ou à l’inverse 1 mille / h correspond à 1,852 km / h) j’effectue
le calcul v Km /h x 0,852 = r miles / h = r Nœuds (Knots).

Cette méthode apporte une marge d’erreur de 1 à 2 knots en moyenne. L’augmentation ou la


diminution de cette marge dépendra de plusieurs facteurs :
-Vitesse du bateau, type de bateau
-Météo
-Erreurs de calcul ou de réalisation des méthodes liées à l’imprécision.

La méthode de conversion peut aussi être utilisée avec le lien :


[Link]

Exemple :

Je connais la longueur de flottaison de 14,85 m et une longueur hors-tout de 15,17 m. Pour faciliter
les calculs je me base donc sur une longueur de bateau de 15 m.

Donc dans ma situation actuelle, le repère a parcouru 15 m en 5 Secondes.

V = 15 / 5 = 3 m / s.
J’effectue les conversions pour avoir l’information en Km /h : J’obtiens 10,8 km /h.

Comme on travaille en miles nautiques et que 1 knot / h = 1 mile nautique parcouru en 1 heure et
que 1 Km /h correspond à 0,852 mille / h (Ou à l’inverse 1 mille / h correspond à 1,852 km / h)
j’effectue le calcul 10,8 (Km /h) x 0,852 = 9,2 miles / h = 9,2 Nœuds (Knots).

En tout cas, suite à ce calcul, je sais qu’à l’instant T, je navigue à peu près à une vitesse de 9,2 Knots.

J’avais fait le calcul le soir du départ et me suis basé sur une vitesse approximative de 9,2 Knots et
permet de déterminer à peu près la distance parcourue de 95 miles en 10 heures, 228 miles estimé
en 24 heures.
FICHE IX- Estimation de la vitesse du vent grâce à la polaire du bateau :

J’utilise en amont les méthodes évoquée dans la « FICHE VIII- Estimation de la vitesse de
navigation et la « FICHE VI- Détermination du sens et vitesse du vent dans SAILAWAY » pour
connaitre ma vitesse estimée et le sens du vent (voir sa force si possible).

Je dois posséder avec moi la polaire du bateau (accessible dans le descriptif du bateau dans le jeu) :

En gestion automatique des voiles par l’ordinateur, les indications de la polaire se rapprochent au
maximum de ma situation réelle. C’est une polaire, non technique basée sur un usage automatique
de la voile (on en trouve des plus techniques dans Virtual regatta car nous avons une indication
« PAR VOILE »).

Avec ma vitesse estimée et cette information sur le vent je regarde la polaire du bateau et je note ma
direction et la vitesse calculée :
Je regarde sur la polaire ou apparaît la croix. De ce fait je peux estimer la vitesse du vent.

ATTENTION : Prendre en compte que cette polaire ne nous montre que la moitié de la rose des vents.
Faudra utiliser la méthode « de l’effet miroir » pour l’adapter de l’autre côté.

ATTENTION N°2 : La polaire n’est efficace que quand le vent est entre 1 et 22 nœuds. SI le vent est
plus fort ces informations pourront être faussées.

Exemple :
La croix apparait sur la 1ere ligne orange qui correspond à une vitesse de vent de 5 knts. Donc je
considère que mon bateau se déplace au cap 217 à 3 nœuds, se déplaçant au Grand Largue (140°
AWA), avec un vent de 5 nœuds.
FICHE X - Détermination du positionnement par rapport à la latitude

Dans l’hémisphère Nord le repérage est plus facile que dans le sud grâce notamment à l’étoile
polaire. Cette étoile nous indique où se trouve le nord.

Il faut savoir que « la hauteur de l’étoile Polaire correspond sensiblement à la latitude du lieu où
l’on se trouve ». Il faut ainsi utiliser, un outil d’analyse du degré d’inclinaison.

Par exemple, celui que j’ai sur ma boussole militaire.

La technique reste très simple et indiquée sur le schéma ci-dessous :


Par exemple, si le résultat obtenu sur la boussole est de 42° cela voudrait dire que nous nous
trouvons au 42° latitude Nord.

Malheureusement il s’agit d’un jeu, le décalage entre la réalité et l’écran d’ordinateur est grand. De
ce fait l’usage d’une règle remplacera l’analyse de l’angle.

Phase préliminaire – Adaptation du calcul par rapport à l’écran d’ordinateur :

Pour adapter l’usage de la règle à l’écran d’ordinateur, il faudra faire plusieurs tests dans
l’hémisphère nord. A plusieurs reprises, il faudra regarder à quelle latitude nous sommes sur le GPS
du jeu et mesurer la hauteur de l’étoile polaire à chaque fois et comme ceci :
Sur chaque résultat obtenu il faudra diviser la hauteur de l’étoile polaire mesurée en millimètre par la
latitude. Normalement nous devrions à chaque fois obtenir un résultat quasi identique. C’est ce
nombre (qu’on nommera « N adapté ») qu’il faudra utiliser pour adapter les calculs.

Phase 1 – Mesures et calculs :

Il faut mesurer en millimètre la hauteur de l’étoile polaire par rapport à l’horizon avec notre règle sur
l’écran.
Ce résultat obtenu faudra le diviser par le « N adapté ».

Exemple :

J’ai effectué plusieurs tests afin de trouver la corrélation sur chaque résultat obtenu en utilisant ma
règle pour adapter la réalité au numérique. L’adaptation est le nombre 2,40 pour mon propre écran
d’ordinateur (donc chiffre adaptable à chaque joueur, cela dépendra de la taille de son écran).

Exemple de manipulation pour trouver l’adaptation : la Distance horizon – étoile polaire représente
65 millimètres et je suis au 27° Nord. De ce fait j’effectue le calcul suivant : 65 / 27 = 2,40. Test n°2 au
12° N. Distance horizon – étoile polaire = 29 mm. 29 / 12 = 2,40. Et 3eme test effectué : 124 (Distance
H – EP) / 50 ( ° N) = 2,40. Donc à l’inverse, avec ma règle calculant la distance entre l’horizon et
l’étoile Polaire divisé par 2,40, je trouverai la latitude correspondante à chaque fois. Et pour le coup
sur les tests n° 4 et 5 effectués j’arrive à trouver pile la latitude à 1° d’erreur prêt.

J’utilise donc cette méthode :


J’obtiens 80 millimètres. 80 / 2,40 = 33,333...
Donc mon bateau se trouve actuellement entre les latitudes 33 et 34° Nord avec une marge
d’erreur d’au moins 1° vu la houle sur le bateau faussant éventuellement le calcul.
FICHE XI – Préciser son cap avec les calculs de longueur sur les étoiles

Pour que cette méthode marche il faudra:


-Travailler sur les étoiles dans le ciel
-Avoir un repère sur le bateau (axe ou repère sur la poupe ou la proue ou alors un Auban côté tribord
ou bâbord).
- S’aider si possible de l’application STELLARIUM pour plus de précision et trouver les bons repères
(attention il faudra que notre position estimée soit proche de notre situation réelle)

L’explication de la méthode est directement indiquée dans l’exemple ci-dessous.

Exemple :

Je regarde l’étoile polaire par rapport à l’arrière de mon bateau. J’aperçois l’étoile sur Tribord, ce qui
signifie que je suis bien sur un cap supérieur à 180° et donc que je me dirige bien au Sud-ouest.

Pour essayer de trouver le cap sur lequel je suis actuellement je vais estimer la différence entre
l’arrière du bateau et l’étoile polaire. Plein Nord => arrière du bateau = 1 longueur.

Pour déterminer la valeur de cette différence il faut utiliser des repères. A 22h00 UTC mon repère est
la constellation de « Pégase » qui passe plein Ouest à ce moment-là.
Je sais ainsi que Pegase se trouve plein Ouest et l’étoile Polaire plein Nord. Donc la différence entre
les 2 est de 90°.

90° est approximativement placé entre longueur 2 et Longueur 6 1 /5. Donc je fais 1 / 5 = 0,2 pour
savoir la part de longueur 6 à prendre en compte dans le calcul. Je fais 90 / 4,2 (Nombre de longueurs
placés entre Pégase et l’étoile Polaire) = 21,42. Donc une seule longueur correspondrait à 21,42.
Donc Longueur 1 qui représente la différence entre Etoile polaire et l’arrière de mon bateau
correspond à 21° (arrondi). Ce qui veut dire que je naviguerai actuellement au 180 + 21 = 201
approximativement avec une marge d’erreur de 5 à 10° maximum.

Je profite de l’étoile Polaire pour calculer la hauteur avec ma règle. 79 (mm) / 2,40 = 33° Nord
(Estimation de ma position)
FICHE XII - Méthode de détermination de l’horaire local pour valider une position estimée et la
longitude avec le chronomètre.

Il en existe une multitude pour atteindre cet objectif.

Technique de « l’analyse au réel » (APPLICABLE UNIQUEMENT SOUS LES MEMES LATITUDES -


LONGITUDES OUEST)

C’est la plus simple (et la moins proche de la réalité de toutes les méthodes utilisées jusqu’ici).

C’est simplement de chez vous en France de regarder le soleil levant / couchant. Dès que le soleil
couchant est tombé, vous mettez en route un chronomètre. Sur SAILAWAY regardez votre bateau
dans le jeu (Cette technique marche uniquement si vous résidez sur la même latitude que le lieu où
se trouve votre bateau). Dès que le soleil se lève / couche là où est votre bateau vous arrêtez le
chronomètre.

Dans ce cas-là vous verrez la différence horaire entre chez vous et où se trouve votre bateau, ainsi
vous pourrez déterminer dans quelle zone se trouve celui-ci.

ATTENTION ceci ne marche que si votre bateau se trouve dans les latitudes proches de votre situation
de vie géographique uniquement, sinon il risque d’y avoir trop d’erreurs.

Technique de l’analyse de la situation par STELLARIUM (APPLICABLE SOUS TOUTES LES LATITUDES
– LONGITUDES OUEST)

Même méthode de calcul mais avec l’usage de l’application STELLARIUM. L’application est essentielle
afin de déterminer le décalage au niveau horaire de mon bateau.

Sur l’application j’indique la latitude de ma position estimée mais sur le méridien de Greenwich
(Longitude 0°), j’enclenche le chronomètre quand le soleil se lève / couche. Et sur SAILAWAY j’arrête
le chronomètre quand celui-ci se lève / couche.

Les mêmes techniques mais sous LONGITUDE EST.

Si le bateau est placé à l’Est du méridien de greenwich, ce sera l’inverse qu’il faudra faire. Il faudra
engager le chrono dès que le soleil se lève / couche sur la position du bateau et l’arrêter dès qu’il se
lève / couche soit chez vous (Technique n°1) soit sur le méridien de Greenwich dans STELLARIUM.

Exemple :

J’estime mon bateau en dessous de MADERE au 32° N. Sur STELLARIUM Je vais placer mon pointeur
sur le méridien de Greenwich (Horaire UTC + 0) à la latitude 32° N et W°0. Je vais donc rentrer les
informations si dessous :
A partir de là, je ne vais pas accélérer le temps pour voir à quelle heure se couche le soleil. Ce qui
m’intéresse c’est l’instant T actuel pour pouvoir engager mon chronomètre. Le soleil se couche sur le
méridien Greenwich au 32° Nord comme indiqué sur STELLARIUM.
J’arrête le chronomètre à 1 heure 2 minutes et 57 secondes au moment où le soleil se couche sur
mon bateau. De ce fait je sais qu’entre Lisbonne et ma situation géographique mon bateau se trouve
à l’horaire H UTC – 1 : 03. En même temps j’avais mis de nouvelles coordonnées sur STELLARIUM
(celles estimées de ce matin) : N31° 56 ‘0’ W15° 45 ‘55’. Information confirmée et corrélée avec
STELLARIUM sur ces coordonnées:
Je suis content du résultat obtenu, car cela retire entièrement le doute de ce matin où j’avais eu une
hésitation sur ma position (Sud-Ouest de Madère ou Est, Sud-Est de Madère). Cela confirme bien,
comme 2eme preuve, que je suis au Sud-Est de l’île. Pour être sûr, au même moment j’ai mis une
3eme série de coordonnées, prises au hasard à une 50taine de miles à l’Ouest de Madère au 32° N :
Et on aperçoit que le Soleil ne se couche que dans une dizaine de minutes, alors que sur mon bateau
il est déjà couché. Mission réussie pour la validation de mon positionnement et de la détermination
de la longitude par la détermination de l’horaire local.

Exemple 2 :

Sur STELLARIUM je rentre les coordonnées de GAO, au Mali, ville la plus proche des coordonnées de
mon bateau au niveau de la latitude et sur la longitude de Greenwich. N 16° 16’ 00’’ et W 0° 03’ 00’’.
Levé du soleil à 6h15. J’analyse la situation et il est sur Greenwich à l’instant « T » 7 H 47 UTC. 6 h 15
– 7 h45 = 1 h30 que je devrai rajouter sur le calcul au chronomètre que je viens de lancer.

Chronomètre arrêté à : 8 min 20 + 1 H 22 = 1 H 30 et 20 secondes de décalage horaire entre


Greenwich UTC + 0 et ma position en regardant l’horizon sur mon bateau. Quand je mets ma position
estimée sur STELLARIUM cela correspond.
De ce fait, je connais le décalage horaire exact entre Greenwich et la situation de mon bateau mais
aussi en analysant le lever de soleil comparé entre ma situation et l’application sur mes coordonnées
estimées j’aperçois qu’il y a un décalage de temps entre le levé sur STELLARIUM à ma position
estimée et ce que je vois sur l’eau.

*Même process pour le coucher de soleil. L’objectif sera d’analyser ce décalage pour trouver ma
position avec plus de précision. Le soleil se couche maintenant au 246. Mais sur ma position estimée
même corrigée, il y a un décalage de 3 minutes et 20 seconde en avance par rapport à la disparition
du soleil sur SAILAWAY. Pour le savoir, j’ai engagé le chronomètre dès que le soleil sur STELLARIUM a
disparu sur l’horizon. Dès que le soleil sur SAILAWAY a disparu à son tour j’ai mis l’avancée du temps
sur STELLARIUM en pause. Et j’ai déplacé mes positions afin de trouver une situation homogène sur
les deux plans. J’ai trouvé après 30 minutes d’analyse que le rapprochement de la disparition du
soleil au niveau 0 se faisait pratiquement à l’identique sur les coordonnées : N 18° 32’ 30’’ W 22° 12’
51’’ confirmant encore une fois qu’il va falloir corriger ma position plus vers l’ouest mais aussi au
sud :
FICHE XIII - Détermination des dangers et difficultés d’approches d’une île :

Pour analyser les dangers rien de mieux qu’un tableau avec les éléments importants à prendre en
compte et aussi les difficultés éventuelles en analysant les bulletins météos.

Deux tableaux sont à réaliser et à compléter afin de nous aider à prendre une décision : l’arrivée de
jour ou de nuit.

Exemple :

Je prends en compte les difficultés éventuelles qui pourraient me faire passer à travers les îles des
Canaries sans que je m’en aperçoive. Il est très important d’analyser l’ensemble des points positifs et
négatifs afin d’avoir la meilleure approche et la plus sécurisée possible.

Arrivée cette nuit : Les + et les –

Eléments analysés + -
Les vagues Jouent sur le visuel, des vagues
de plus d’1 m 80 sont prévus en
soirée et dans la nuit au large
des îles. Ces vagues vont rendre
difficile la possibilité de voir les
terres.
La lune de nuit D’après STELLARIUM à cette
période elle suit le soleil, de
jour, donc elle ne pourra pas
éclairer cette nuit la mer
permettant de se refléter dans
l’eau et permettre plus
facilement un visuel sur les
terres.
Nuages Prévus dans la soirée, mais Prévus dans la soirée, mais
avec une couche modérée, peu avec une couche modérée, peu
de quantité par rapport au de quantité par rapport au
lendemain. Donc risqué quand lendemain. Donc risqué quand
même car assombri encore plus même car assombri encore plus
le ciel et impossibilité d’estime le ciel et impossibilité d’estime
de cap avec les étoiles. de cap avec les étoiles.

Arrivée demain dans la journée : les + et les – :

Eléments analysés + -
Les vagues Dépasseront les 2 mètres tôt le
matin et grossiront dans la
journée.
La journée Donne une vision optimale de
l’horizon
Nuages Finalement les nuages se
renforceront dans l’après-midi,
assombrissant le ciel et la
possibilité de voir des terres.

Les éléments applicables sur les deux situations :

Au plus large maximum de la marge d’erreur sur mon estime de cap soit du cap 180 jusqu’au cap
220° j’arriverai dans tous les cas sur les îles. POINT POSITIF.

Points négatifs :
D’expérience, je sais que la Dominique était visible de loin quand on la regardait en mer le long de la
côte Nord de la Martinique. D’une distance de 25 Miles nautiques avec un point culminant à plus de
1400 M de hauteur, elle était visible facilement depuis la mer et dans le cas d’une visibilité quasi
parfaite. J’ai peur que selon ou j’arrive aux abords des îles je risque de passer à travers sans les voir,
cette nuit ou le lendemain, en raison de l’état de la mer puisque la distance entre les îles à atteindre
sont de 53 miles et de 38 miles. Heureusement, sur l’île de Tenerife la montagne culmine à plus de
3700 M d’altitude, sur La Palmas à plus de 2400 M et sur Grande Canarie à plus de 1900 M. Donc je
garde espoir de pouvoir les voir de loin.
Vu la situation, j’envisage de :
Phase 1 : Atteindre un visuel sur les îles avant la nuit ce soir.
Phase 2 : Si pas de visuel à la tombée de la nuit, je me mets à l’ancre flottante en déterminant un cap
permettant le quasi-arrêt et évitant du mieux possible d’être emporté par le courant.
Phase 3 : J’attends le lendemain, dans la journée pour reprendre la route, et vu l’estime de ma
position, qui sera sûrement à moins de 100 miles nautiques des côtes et vu que le courant
m’amènerait droit sur les îles en direction du S-W, j’envisagerai de reprendre de la voile, en
diagonale approximativement au cap 180 voir 170. En diagonale j’aurai plus de chance de rencontrer
ou d’avoir un visuel sur des terres.
FICHE XIV – Méthodes d’analyse de la géographie d’une île pour se positionner

Plusieurs outils à se munir :

- Chronomètre, stylos bleu ou noir et rouge, règle et papier pour représenter les terres que je vois et
toutes les informations pour ne pas les oublier tout en indiquant la route du bateau.

-Open Sea Map ([Link] pour rechercher les phares et les balises sur les
cartes de navigation informatisées (le jeu se base sur les informations de ce site-là !)

-[Link] : Pour analyser le côtes et les dénivelés.

- GOOGLE EARTH ([Link] en regardant la carte 3D pour analyser les


reliefs.

Méthode :

Il serait utile de connaitre la vitesse du bateau au moteur. Le moteur apporte plus de précisions sur la
vitesse que la voile (cet élément dépend de la force, sens du vent et comment la voile est gréée).

Mon stylo bleu pour les indications simples et le stylo rouge pour les informations importantes.

J’utilise ma règle ainsi sur ma feuille :


1 Cm = 1 mille nautique.
Sur le papier en même temps que le bateau avance, avec le chronomètre engagé (afin de connaitre
le temps de parcours d’un point a vers un point b), je dessine le contour des côtes sur le papier en
indiquant les repères importants.
Je regarde la géographie autour en analysant le dénivelé sur [Link], ou en regardant la carte
3D sur GOOGLE EARTH ([Link] et enfin à rechercher les phares et les
balises sur les cartes de navigation informatisées du site Open Sea Map.
([Link]
Exemple :

Le jour est apparu et je regarde les environs. Il est 11 H 00 Local (UTC – 1). Vu l’heure (A midi le soleil
indique le sud), l’île est orienté nord - sud et je me trouve à proximité des côtes Est.

Je décide de suivre la côte par le nord. Pour gagner en précision je pars au moteur plein gaz ce qui
me fera aller normalement pile à 6 nœuds de vitesse (peut-être un peu plus ou moins puisqu’il y a
des vagues et du courant). J’utilise ma règle ainsi :
1 Cm = 1 mille nautique. Soit 1 h de navigation = 6 cm. 6 / 4 = 1,5 cm. 1,5 cm : représente 15 minutes
de navigation.

Et c’est au bout de 3 H, que j’ai validé l’île en question :


IL S’AGIT BIEN D’UNE ILE DES CANARIES APPELEE JUSTEMENT « LA GRANDE CANARIE ».

Déroulé de l’analyse :
1- Deux îles avaient un parfait alignement Nord – Sud par l’Est et qui, à l’instant « T » sur la
météo, indiquaient nuages et petite pluie comme dans ma situation : La Grande Canarie et La
Palma.

2- Par rapport aux cartes, analyse des indications importantes :


* 1er repères :

*2eme repères :
*3eme repères :
*4eme repères :
*Quelques exemples d’autres repères travaillés (Le dénivelé et vue sur les reliefs sur certains
endroits à mon passage) :
FICHE XV – Utiliser les constellations pour connaître le cap du bateau.

Pour se faire il faut bien sûr un ciel sans nuages et aussi la nuit.

Sur STELLARIUM j’indique ma position estimée et regardant le ciel j’analyse le positionnement des
constellations par rapport à la boussole de l’application. Je prends un repère placé au cap désiré et je
le met en application dans SAILAWAY

Exemple :

Sur STELLARIUM j’indique ma position exacte N 27° 44 ‘13’, W 15° 37 ‘11’ et regardant le ciel on
s’aperçoit que l’arrière de la constellation de la baleine et la constellation du poisson passent devant
le cap 212. De ce fait je pointe la proue de mon navire dessus directement. J’estime donc être assez
précisément au cap 212 pour un long trajet.

On s’aperçoit que l’arrière de la constellation de la baleine et la constellation du poisson passent


devant le cap 212. De ce fait je pointe la proue de mon navire dessus directement. J’estime donc être
assez précisément au cap 212 pour un long trajet.
FICHE XVI – Contrôle de la position par rapport à la météo.

La méthode consiste à vérifier la situation météorologique spécifique locale et analyser les


incohérences entre la situation sur l’eau et notre position estimée sur le bulletin météo.

Il faut trouver ici la cohérence entre les deux afin de déterminer réellement notre position.

ATTENTION cela ne marche que s’il y a vraiment des particularités locales au niveau de la météo qui
justifieraient cette analyse.

Exemple :

A 12 H 27 Local j’ai commencé à avoir des informations situationnelles incompatibles avec ma


prévision. Ce qui indique un petit décalage de ma route initiale et rendant nécessaire la correction de
mon positionnement et de ma route. Pour l’instant je surveille la situation météorologique :

*12 H 27 Local : Il n’y a plus de sifflement du vent alors que je devrais être normalement à une
20taine de nœuds et pas en dessous de 16 (en tout cas il y a 2 heures d’avance sur l’horaire prévu).
Vu ma carte météo et ce que je ressens sur l’eau au niveau de la direction du vent et de la force du
vent (en estimant que le bulletin météo soit juste !), je dois me trouver en fait sur une bande plus à
l’Ouest :

A surveiller l’évolution sur les prochaines heures… Je vérifierais la bande de vent à 12 nœuds venant
du nord est à la place de l’Est, prévu sur cette zone de positionnement éventuel à 14 H 00 Local qui
pourra me donner plus d’indices sur ma position « Vraie ».

16 H 00 Local : Le vent a baissé lentement depuis 12h00 et à repartir au N – E au grand largue.


Toujours une couche nuageuse supérieure à 40%. Estimation corrigée actuelle :
*17 H 00 Local : Le vent baisse encore et adonne pour se mettre en vent de grand largue. Ces
situations me rassurent encore sur la correction cohérente du pointage vers l’ouest. Toujours des
nuages sont présents, ce qui est aussi cohérent.
FICHE XVII – La précision du cap au midi local.

A savoir : Au midi local le soleil indique toujours la direction du sud.

Pour l’analyse, il faut encore STELLARIUM. J’indique mes coordonnées estimées.

Je regarde à midi la distance Soleil – cap visé et je retranscris cette information sur l’eau.

J’analyse les deux situations et j’utilise ce repère, pour m’assurer d’être bien au cap visé.

Exemple :

Je remarque que je suis bien placé au 191 et que je vais dans la bonne direction :
FICHE XVIII – Un moyen pour faire accélérer le bateau

Une technique « SAILAWAYIENNE » utilisable pour accélérer le pas : La propulsion par la voile
cumulée à la propulsion du moteur fait accélérer l’ensemble du support.

Exemple :

La vitesse du bateau est estimé à 10 Knts + 6 Knts (vitesse de propulsion par le moteur) = 16 Knts. Je
gagne 6 milles nautiques par heure.
FICHE XIX – Détermination du cap grâce à la lune

Applicable avec les constellations et le soleil comme vu précédemment. La méthode est aussi
applicable avec la lune quand elle est visible.

Utilisable dans l’application STELLARIUM et l’information obtenue devra être interprétée dans le jeu.

Exemple :

Je vous ai indiqué plusieurs fois que je comptais beaucoup sur la lune pour pouvoir m’aider.
M’éclairer et m’indiquer la route. Je profite qu’elle revienne pour m’en servir afin de gagner un
maximum en précision.

Sur STELLARIUM je regarde aux coordonnées de Terrafal, à quelle heure exactement elle passera le
soir de mon départ au cap 205. Et oui, je vais partir de nuit, mais c’est pour la bonne cause. Au cap
205, le centre de la partie lumineuse de la lune sera sur l’axe du 205 à 18 h 42 Local le 9 / 12 / 21. Il
faudra donc que je sois près, pile à cette heure-ci, pour placer mon bateau dans l’axe de la lune. Je
mettrai STELLARIUM en direct pour avoir l’information en temps réel.

Pour me faciliter la tâche et gagner en précisions, je décide de rester en manuel et de laisser affalée
la voile d’avant afin de mieux gérer la direction par rapport à l’étai.

Je prépare mon bateau à lever l’ancre, j’effectue la manœuvre. J’essaye de suivre la lune jusqu’à
l’heure ciblée. Maintenant je suis pile dans l’axe et à l’heure, minute et seconde près :
Je ne touche plus à la barre de mon bateau. Je mets le pilotage automatique des voiles et le maintien
du cap constant.
FICHE XX – Se repérer grâce à la lune.

Je l’ai dit et je le répète, la lune est un superbe élément :


-Elle éclaire la nuit obscure (ce qui nous permet de mieux voir la mer, les repères qui nous
intéressent, et assurer notre sécurité de nuit)
-Son positionnement, par les calculs de navigation astronomique et les éphémérides, nous permet de
connaitre notre positionnement précisément sans avoir besoin du GPS
-Sa position relative et générale selon les phases de la lune et à des heures précises permet de se
repérer. A ce titre le tableau suivant vous donne des indications très intéressantes et à ne pas
négliger :

Parfois la lune brille tellement qu’on peut quand même l’apercevoir à travers une couche nuageuse
fine.

ATTENTION, ce tableau ne donne que des informations de positionnement et non d’azimut. De ce fait,
il se peut que la lune se trouve bien à l’endroit indiqué de jour comme de nuit, mais non visible car de
l’autre côté de la terre. Donc cette méthode a ses limites, tout en permettant d’avoir une orientation
générale quand nous n’avons pas d’autres solutions de repérage.
Exemple :

A 18 H 00 UTC – 2 j’aperçois la lune qui se trouve plein SUD comme indiqué sur le tableau. Elle est
placée Bâbord avant de ma proue, donc je vais bien dans la bonne direction, au SUD - SUD – OUEST :

La lune est en route vers l’ouest qu’elle atteindra vers le minuit local. En regardant Stellarium, elle
devrait se coucher à l’ouest.
FICHE XXI – Utilisation d’une montre à aiguille comme boussole

Méthode pour remplacer la boussole, c’est d’utiliser une montre à aiguilles. Elle est exacte à 10°
près, plus ou moins 5° selon l’aptitude de la personne pour « l’estime ». Elle est valable dans les
zones tempérées Nord et sud (Entre 23,5° et 66,5°) de latitude sud ou nord.

Il faut la mettre à l’heure solaire locale. Dans l’hémisphère nord, on oriente l’aiguille de l’heure vers
le soleil, et le sud est indiqué par la bissectrice de l’angle formé par cette aiguille et la direction du
12.

Dans l’hémisphère sud, le principe est le même, mais le chiffre 12 est pointé dans la direction du
soleil et le nord se trouve à mi-chemin entre le chiffre 12 et l’aiguille des heures.

On n’utilisera donc pas la grande aiguille dans cette méthode.


FICHE XXII – Trouver le midi local grâce aux ombres

Le bateau doit supporter que peu de gîte pour que la méthode soit optimale.

Il faut être en possession d’une montre indiquant l’heure Zulu (UTC + 0).

Technique très simple, utilisable, quand il ne vous reste rien à bord pour pouvoir vous repérer grâce
au temps, chercher à quel moment il sera midi. Ceci a une double importance :
- Trouver l’horaire midi vous sert à trouver le fuseau horaire applicable dans votre zone (Si
vous possédez avec vous une montre restée sur un autre fuseau horaire)
- A trouver le sud ou le Nord (dépend de la saison), car le soleil est à son zénith à midi, au-
dessus de votre mât, ce qui vous permet d’indiquer cet axe.

Il faut trouver le repère à prendre en compte pour la méthode. Le plus simple comme indicateur sur
le bateau est le winch (sans la manivelle, car la manivelle perturbe l’analyse…). Je regarde l’ombre
évoluer sur cet objet, et dès qu’il atteint sa taille la plus petite, cela signifie qu’il est midi :

11 H 00 Local 12 H 00 Local (Midi local) 13 H 00 Local

La technique de la détermination du midi local est basée sur le fonctionnement du cadran solaire :
Exemple :

Je regarde, à ce moment où l’ombre est la plus courte, ma montre réglée sur l’Horaire GMT. Et je
remarque que l’heure UTC + 0 = 15 H 06. Donc il y a un décalage approximatif de 2 H et de 06
minutes entre ma position et l’heure Zulu.

Aussi je profite de voir le placement de mon bateau par rapport au sud indiqué par le soleil à cet
instant « T ». J’estime que mon bateau est placé au cap 225 ce qui correspond à mon choix de
direction.

Ce midi local permet de régler convenablement ma montre à l’horaire local. Ce qui permet entre
autre de pouvoir travailler convenablement avec les différentes méthodes de calculs astronomiques.

Je profite de ce soleil comme boussole pour me mettre plein sud, au cap 180. Je l’utilise donc comme
repère direct.
FICHE XXIII – Vérification du cap empreinté grâce à la croix du sud

Le point du sud (contrairement à l’étoile Polaire) ne soit pas représenté par une étoile mais par un
point vide dans l’espace. Le sud est déjà repérable au 2eme degré Sud. Grâce à la constellation de la
croix du sud.

Il faut prolonger environ 5 fois la longueur de la croix et on atteint ce point représentant le « pôle sud
céleste ». L’ensemble des étoiles et des constellations tournent autour de ce pôle qui ne bouge pas
dans le ciel et qui reste fixe au cap 180. Bien sûr, au 2° S, le point sera proche de l’horizon, tandis que
si nous sommes positionnés proche de l’antarctique, le pole céleste ainsi que la croix seront tous les
deux beaucoup plus haut dans le ciel. Mais ils garderont quand même ce rôle d’outil de repérage.

Méthode :
1- Repérer la croix du sud
2- Trouver le point se trouvant à environ 5 fois (vers 4,5 fois) le prolongement de la hauteur de
la croix du sud
3- Garder ce point en visu pour se repérer, notamment pour prendre un repère à terre (s’il y à
une terre).

ATTENTION ERREURE DANS LE JEU A PRENDRE EN COMPTE : Le pôle céleste du Sud ne se trouve pas à
5 longueurs de la croix du sud, comme dans la vraie vie, mais à 2,5 FOIS !!!! Cette différence est
nettement visible en comparant STELLARIUM et sur le jeu !!!
ATTENTION DANS SAILAWAY, LE SUD CELESTE SE TROUVE A 2,5 FOIS LA LONGUEUR DE LA CROIX ET
NON 4,5 COMME DANS LA VRAIE VIE.
FICHE XXIV – Vérifier ma longitude en analysant la croix du sud

Les constellations dans l’hémisphère sud tournent dans le sens des aiguilles d’une montre, la croix du
sud n’en fait pas exception.

Pour cette méthode il faudra avoir :


- Application STELLARIUM
- Application Paint
- Boussole militaire ou tout système avec un compas rotatif indiquant les directions sur 360°.

Il faut analyser ma position actuelle estimée sur STELLARIUM et regarder si l’angle de la Croix du sud
est identique à ce que je vois sur l’eau. Si ce n’est pas le cas, c’est que je ne me trouve pas à l’endroit
estimé.

METHODE 1 :
Je vais m’aider de ma boussole militaire pour gagner en précision dans cette opération :
ATTENTION POUR QUE CELA MARCHE :
*Il faut absolument avoir le sud (cap 180) pile au milieu de l’écran car il suffit qu’on soit décalé par
rapport à l’écran et naturellement sur STELLARIUM pour que l’angle de la croix change. Donc il y aura
forcément une marge d’erreur à prendre en compte dans nos résultats.
*Que la boussole militaire soit placée parallèlement à l’écran (J’utilise de ce fait le verre avec les
graduations pour m’aider)
ATTENTION : Je n’ai aucune garantie que SAILAWAY soit parfaitement en phase avec STELLARIUM.
Mais après plusieurs tests effectués la corrélation me semble assez précise.

J’ai mis la flèche du cadran parallèle à la longueur de la croix du sud sur STELLARIUM (sur ma position
estimée). Je l’ai réutilisée sur le plan d’eau. J’ai fait une copie écran sur paint et pour gagner en
précision j’ai rajouté un prolongement en rouge pour mieux voir les résultats obtenus.

Analyse du résultat : On aperçoit que le prolongement de la flèche du cadran sur la croix du sud sur
SAILAWAY est quasiment identique à celle sur STELLARIUM. Avec quand même, on l’aperçoit, un tout
petit décalage entre les étoiles de la croix du sud Gacrux et Acrux. Acrux étant plus éloigné de la
parallèle que Gacrux, ce qui signifie qu’il y a un petit décalage de la position de la croix du sud sur
l’eau par rapport à la position estimé sur STELLARIUM.

METHODE 2 :

J’effectue une photo de comparaison entre l’application et la situation sur l’eau et je compare la
parallèle des deux croix du sud. J’utilise pour se faire l’application Paint et l’imprime écran et je
rajoute les prolongements des croix du sud. J’utilise ma règle pour calculer l’espace entre les deux
parallèles à plusieurs endroits afin de vérifier si les axes sont bien parallèles ou décalés.
Analyse du résultat : Les croix du sud entre STELLARIUM et Sailaway sont quasiment identiques. Sur
deux endroits distincts on aperçoit que la distance entre les deux parallèles est différente. On perd
0,2 cm. Indiquant un petit décalage confirmant le résultat obtenu sur la méthode N°1.

Exemple :

Je conclue suite à la méthode 1 et 2 que : Il faut prendre en compte la marge d’erreur du fait des
différentes manipulations. Le décalage sur les deux résultats est très faible, en prenant en compte la
marge d’erreur, je peux considérer que je suis sur la bonne longitude 33° Ouest ou à proximité à
moins de 2° de décalage.
S’il y a bien un décalage, je devrai être plus à l’Est que ma position estimée donc être entre le 33 et le
32° Ouest pas plus. Donc l’estime de ma longitude est bonne.
FICHE XXV – Utiliser le diagramme sur la longueur du jour pour trouver ma latitude

J’ai pris en compte l’heure de levé du soleil et celui du coucher de soleil. Je connais ainsi la durée du
jour.

Après avoir reçu l’information, je regarde sur le diagramme par rapport à notre date et la longueur
du jour notre latitude.

Ce diagramme est basé sur l’hémisphère nord. Selon votre position il faudra adapter pour
l’hémisphère Sud. Dans ce cas de figure, j’inverse la position des mois. Ainsi le 22 décembre
correspond donc au 22 Juin (22/12 + 6 mois).
Exemple :
Il se lève à 5h39 GMT - 2 et se couche à 18 H 51 UTC – 2. Donc il y a approximativement sur le plan
d’eau 13 h 12 minutes de jour.

Ce diagramme est basé sur l’hémisphère nord. Il faut que je l’adapte pour l’hémisphère Sud. Donc
j’inverse la position des mois. Le 22 décembre correspond donc au 22 Juin (22/12 + 6 mois). J’utilise
le diagramme ainsi :
J’obtiens sur ma feuille imprimée le résultat suivant : 18°. Donc je considère que je suis bien vers le
18° Sud.
FICHE XXVI – Vérification de la concordance de la latitude avec la hauteur de la croix du sud

La méthode est un peu différente de celle de l’étoile polaire pour l’hémisphère Nord. Effectivement
nous n’avons pas de repères dans l’hémisphère sud permettant de connaitre simplement notre
latitude en degrés.

Mais nous allons analyser ici la correspondance de la Hauteur de Acrux (de la croix du sud) dans
STELLARIUM sur le point estimé, avec sa hauteur réelle sur le plan d’eau.

Exemple :

Je dois retrouver sur l’eau une hauteur de 40°. Je trouve avec la règle de ma boussole militaire une
hauteur = 95 mm / 2,40 = 39,58.

Je conclue que je suis bien à la latitude 21° Sud :


- Avec la marge d’erreur pris en compte : bien à la bonne latitude 21° 2’,
- Soit sans marge d’erreur : un peu plus au nord vers 21° 30’.
FICHE XXVII – Utiliser les calculs techniques de la navigation astronomique pour trouver sa position
– Calcul de la droite de hauteur

Je ne vais pas rentrer dans le détail du pourquoi et du comment, pour cela je vous conseille différents
sites et livres d’explication :
- [Link]
- [Link]
- [Link]
- [Link]
-Mettre les voiles avec Antoine, Editions Arthaud, 2001
-Navigation Astronomique, Capitaine de Vaisseau Marcel de Kerviler, Editions Plaisance PAIMBOEUF,
1962

Dans la vraie vie, il y a différents moyens et outils pour pouvoir trouver notre positionnement par
rapport aux astres. La plus précise et technique reste le calcul la droite de hauteur d’un astre et de
représenter les résultats obtenus, par les calculs grâce aux Ephémérides nautiques et aux tables HO
249, sur la carte marine par rapport à une position estimée. Il faut pour cela calculer la hauteur d’un
astre choisi (Soleil, étoile, lune) avec un sextant (ce qu’il y a de plus précis), ou avec un outil de
graduation d’inclinaison (par exemple sur la boussole militaire), mais cela peut être moins précis.
Avec des calculs justes et avec des pointages bien effectués, le marin peut trouver sa position exacte
à 5 mille nautique près.

ATTENTION dans le jeu SAILAWAY, c’est une autre paire de manche. Et je vous l’avoue maintenant,
vu les difficultés parfois à trouver la logique de la représentation de certains repères astraux sur le
jeu, même si le soleil et la lune se trouvent bien représentés à un endroit proche de ce qu’on voit,
leur taille n’est pas exactement la même que dans la réalité. Aussi il y a parfois un décalage dans le
temps de leur placement (ou alors il n’y a pas un décalage dans le temps et leur positionnement au
degré près n’est pas prouvé). Pour les étoiles c’est encore plus diffus (l’exemple de la croix du sud qui
ne se trouve pas au même endroit exact que dans la vraie vie).

LA METHODE SERA ICI PRESENTEE DIRECTEMENT EN EXEMPLE :

1- Mesure de la hauteur de l’astre :

J’utilise dans le jeu ma vieille bonne règle militaire (de toute façon je n’ai pas le choix, il n’y a pas
d’autres outils utilisables dans le jeu…).

7 mm / 2,40 = 2,92= en DMS 3°22’ à 5 H 19 Min 0 Secondes (H Local, UTC - 3).

Je vérifie sur STELLARIUM, vu ma position estimée, si j’obtiens le même degré de hauteur. Je conclue
que je semble être sur la bonne voie, car sur ma position j’ai une hauteur azimut de 2° 50 sur
l’application ce qui correspondrait sur l’eau à 6 mm / 2,40 = 2,50.

Vu l’outil utilisé, il existe une marge d’erreur évidente (vagues, utilisation difficile de l’outil de
mesure, horizon le matin difficile à voir avec la brume…) en complément de la fausseté due à l’erreur
du fait (comme pour le sextant) d’observer l’astre sur un bateau au-dessus du niveau de la mer et pas
au niveau de celle-ci. L’utilisation de STELLARIUM permet de me rassurer sur le résultat obtenu et de
pouvoir éliminer cette marge d’erreur. Donc vu que l’usage d’une règle sur un écran est moins précis
qu’un sextant et STELLARIUM, je vais prendre en compte le résultat 6 / 2,40 = 2° 50’.

2- Correction de l’heure :
Pas de correction nécessaire, j’utilise l’heure conventionnelle présentée dans STELLARIUM plutôt que
ma montre, qui est nette et précise quelle que soit la latitude prise sur l’application.

Je ramène l’heure local sur l’heure Zulu (Heure de Greenwich) = 8 H 19 min 0 sec

3- Déclinaison du soleil :

Sur les éphémérides 2021 au 26/12/21, colonne D (déclinaison) je prends les informations :

8 H TU Décl : 23° 21.1 Sud


9 H TU Décl : 23° 21.0 Sud

Je vais garder la déclinaison 23° 21.0 Sud.

4- Latitude du point arbitraire :

Je prends un point proche de mon point estimé et qui sera facile pour moi à utiliser (il vaut mieux
prendre le point le plus proche de notre position estimée…). Mais je prends une latitude en nombre
entier de degrés pour utiliser les HO249. Je prends comme point arbitraire 22° 29’ 45’’ Sud. Donc en
nombre entier = 22° Sud.

La longitude prise comme point arbitraire : 41 ° 53’ 2’’ Ouest.

5- Angle horaire à greenwich :


Angle horaire du soleil à Greenwich à 8 H était 299°51.8

J’utilise les tables d’interpolation des éphémérides pour prendre en compte les minutes et les
secondes. Page et colonne : 19 min, ligne 0 secondes = 4° 45.8
Je fais l’addition :

299°51.8 + 4°45.0 = 303° 96.8 représentant en DMS (degré minute seconde) : 304° 36.8 arrondi à
304° 37

6- Angle horaire local (AHL / GHA en anglais):

Longitude du point estimé = Ouest. Il faudra faire une soustraction (et si notre longitude était Est,
cela aurait été une addition). On doit retrouver un AHL égal à un nombre entier donc j’adapte mon
point arbitraire longitudinal : de 41° 53’ je le modifie en 41°37’

AHL = 304° 37 – 41° 37 = 263° 00’.

7- Utilisation des tables HO249 :

Page Latitude 22°, page déclinaison du soleil ( 15° - 29°), page « SAME » :

Déclinaison 23° : Z (azimut) = 66


Déclinaison 24° : Z (azimut) = 65

Comme 23°21’ est plus près de 23° que de 24° de déclinaison on prendra Z = 66. Application ici de la
règle Zn = Z.

J’utilise la feuille d’interpolation en prenant 23 pour « d ». Et 26’ (Info venant de Hc = 02° 26’)
J’obtiens 10. Donc la Hauteur calculée sera 02°26 + 10’ = 02° 36’.

8- Comparaison des hauteurs calculée et mesurée :

2° 36’ = Hauteur azimut calculé. Et nous avions mesuré sur l’eau 2° 50’. Donc les résultats entre la
hauteur mesurée et calculée sont très proches. Donc les résultats sont concordants.

Comme j’ai calculé la partie basse du Soleil il va falloir que je rajoute une correction de + 1’. Soit 2° 50
+ 1’ = 2° 51’.

Hauteur calculée – hauteur mesurée = 2° 36’ – 2° 51’ = - 15’.

Cela signifie qu’on est à 15 milles plus loin du pied du Soleil que le point arbitraire.

9- Interprétation sur la carte :

10- Répétition de la méthode et résultats finaux :

Normalement il faudrait répéter 2 ou 3 fois le calcul de la droite de hauteur avec les mesures à des
heures différentes afin d’avoir une corrélation entre les différents résultats.
Pour ma part pas besoin… puisqu’il s’agit d’une navigation côtière et mon objectif était de valider ma
position exacte et corréler mon repérage à terre et la position calculée.

La concordance des résultats est évidente puisque 20 minutes après j’apercevais les repères du Cabo
Frio. Donc à 0519 Local j’étais bien plus au Nord- Est du Cabo, au milieu de la baie.

Je sais exactement ou je suis !

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