COURS C1100 Chimi
COURS C1100 Chimi
CHIMIE GENERALE
DR.FADI MASRI, DR. HANADI SUKKARI, DR. ABDELKARIM ELOMAR,
DR. BAHJAT ELREZ
Historique de l’atome
Modèle de Dalton (1807)
11/19/2020
Modèle Quantique 2
1) La charge et la masse des
particules composant l’atome
Particules Charge Masse
électrique
Proton “Z” + 1,602x10-19C 1,6726x10-27 Kg
(Millikan/ Rutherfurd)
Neutron N 0 1,6749x10-27 Kg
(Chadwick)
11/19/2020 3
2) Le Symbole de l’atome:
A= Z + N
11/19/2020 5
Chapitre 1
Structure électronique de l’atome
1 Dualité onde-corpuscule :
1.1- Aspect ondulatoire de la lumière : onde electromagnétique
ou lumineuse et spectre électromagnétique
1.2- Aspect corpusculaire de la lumière : effet photoélectrique
11/19/2020 7
1-Dualité onde-corpuscule :
1.1- Aspect ondulatoire de la lumière : onde électromagnétique
ou lumineuse et spectre électromagnétique
Une onde électromagnétique est constituée d’un champ électrique et
d’un champ magnétique perpendiculaires entre eux et oscillant en
phase.
Sa vitesse de propagation, ou célérité c, ne dépend que du milieu dans
lequel a lieu la propagation.
Dans le vide, la célérité a sa valeur maximale qui est une constante
universelle : c = 3x108 m.s–1 .
11/19/2020 8
THEORIE DE PLANCK
Planck (1900) démontre que les échanges d'énergie entre la matière et
le rayonnement s'effectuent non de façon régulière, mais par paquets,
par quantités discontinues ; d'où le nom de quantum donné à chacun
de ces paquets.
Une radiation électromagnétique se manifeste à la fois :
Solution
D’abord, on met l’expression permettant de calculer v.
Ensuite on transforme l de nm en m.
11/19/2020 10
Exemple
Calculer l'énergie en joules, d’un photon provenant d’une
lumière violette de fréquence 6.15 × 1014 s–1.
Solution
11/19/2020 11
1.2- Aspect corpusculaire de la lumière : effet photoélectrique
11/19/2020 13
Spectre électromagnétique
La région visible ne
présente qu'une
petite partie du
spectre
11/19/2020 14
Classer les types de radiation électromagnétiques
suivants :
microondes, rayonnement g, lumière verte, lumière
rouge et lumière UV
Par ordre croissant de longueur d’onde
g, UV, vert, rouge, microonde
11/19/2020 15
2- Interaction entre la lumière et la matière :
2.1- Spectre d’émission de l’atome d’hydrogène
Jacob Balmer (1885)
11/19/2020 16
Détecteur (plaque photographique)
Arc
fente Prisme
Haute
tension
11/19/20 17
20
2.2- Formule de Balmer-Rydberg pour
calculer la longueur d’onde d’une transition
de l’atome d’hydrogène
1 1 1 l: longueur d’onde
= RH 2 − 2
l n m n et m sont des entiers positifs avec n < m
RH : constante de Rydberg
(1,097x107 m-1 )
11/19/2020 18
2.3- Notion de série de raies
Chaque série spectrale est un ensemble de raies telles que, pour n
donné, m prend les valeurs successives m = n + 1 ; n + 2, n + 3, etc.
On distingue les séries de Lyman (n = 1, émission dans l’UV), Balmer
(n = 2, principalement dans le visible), Paschen (n = 3, IR), Brackett
(n = 4, IR), Pfund (n = 5, IR).
11/19/2020 19
Les niveaux d’énergies pour l’atome d’hydrogène
434 nm
486 nm
656 nm
rn = a0 n2 / Z
11/19/2020 22
3.3- Energie de l’électron sur une orbite stationnaire
Les raies d’émission correspondent à des transitions de l’atome d’un
niveau d’énergie supérieur à un niveau inférieur : n’ → n. La perte
d’énergie correspondante est une désexcitation. Les raies d’absorption
correspondent à une excitation : n→ n’
11/19/2020 23
Le passage d’un e- d’une orbite définie par n à une orbite définie par n ,
se fait par un échange d’un quantum d’énergie:
1 1 1 1 1
= RH 2 − = RH 2
E (n ) = −hc l n n
l
1
n est un entier positif, et B = hcRh E (n ) = −hcR H 2
est constante (2.179 × 10–18 J) n
Le signe négative représente la
force d’ attraction.
2,18.10−18
E(n ) = − 2 Energie exprimée en J
n
Equation 3.3
13,6
E (n ) = − Energie exprimée en eV
11/19/2020 n2 24
Exemple Calculer l’énergie en J. d’un électron dans le
niveau 2 de l’atome d’hydrogène .
Solution
− 1 1 1
= = RH 2 − 2
l n m
11/19/2020 26
3.6- Insuffisance du modèle de Bohr
Le modèle de Bohr est cependant inadapté aux atomes et ions
polyélectroniques (atomes et ions possédant plus d’un seul électron),
ce modèle ne peut pas rendre compte de position exacte des raies dans
les spectres atomiques.
Une étude plus fine du spectre d'émission de l'atome d’hydrogène a montré que la
plupart des raies correspondaient en fait à un ensemble de raies de λ très voisines.
Ainsi en1928, Paul Dirac montra que la raie rouge à 656 nm correspondait en fait à
un doublet à 656,272 et 656,285 nm.
Le modèle ne peut pas expliquer le dédoublement des raies dans le
spectre de l’atome d’hydrogène obtenu en présence du champ
magnétique.
11/19/2020 27
4- L’atome d’hydrogène en mécanique ondulatoire
4.1 Louis De Broglie - 1923:
• Si la lumière possède des propriétés caractéristiques de la
matière, l’opposé sera-t-il vrai?
Solution
On applique la relation de De Broglie :
L’équation de Schrodinger : H = E
11/19/2020 30
4.3- Résultats de la résolution de l’équation de Schrodinger
La résolution de l’Equation de Schrödinger permet de déterminer les
fonctions telles que, après application de H sur , on trouve le
produit de E par .
11/19/2020 32
Voici l'image obtenue sur un écran à l'aide de capteurs dans le cadre de
l'expérience de microscopie de photoionisation avec un atome d'hydrogène. On
voit clairement les oscillations dans les densités de probabilité de présence
correspondant à des orbitales atomiques.
11/19/2020 33
4.5-Les nombres quantiques et notion d’orbitale
atomique
Lorsqu’on résout l’équation de Schrodinger pour l’atome
d’hydrogène et pour les ions hydrogénoides, on trouve qu’il existe 3
nombres quantiques caractéristiques n, l et ml.
n 1 2 3 4 5
Couche K L M N O
Nombre 2 8 18 32 50
d’électrons
11/19/2020 35
Nombre quantique secondaire (l)
0 ≤ l ≤ n-1
•Donne une idée sur la forme de l’orbitale
• Les valeurs de l sont associées à des lettres s, p, d, f, …
•A chaque valeur de n correspond des sous-niveaux ou sous-
couches
•Le nombre d’électrons de chaque sous-couche est donné par :
2(2l+1)
l 0 1 2 3 4
Sous-couche s p d f g
Nombre 2 6 10 14 18
d’électrons
11/19/2020 36
Nombre quantique magnetique (ml)
-l ≤ ml ≤ +l
•Relié à l’orientation du moment angulaire dans l’espace et le
nombre d’orbitales
•Chaque valeur de ml est représentéepar une case dite: case
quantique
•le nombre de cases quantiques est donné par : 2l + 1
n l nom ml nombre
de l’orbitale d’orbitales
11/19/2020 37
Orbitale atomique s
L'orbitale s (l = 0 et ml = 0) est sphérique
Orbitale atomique p
L'orbitale p (l = 1) est formée de 2 lobes centrés sur un axe commun.
Il y a 3 orbitales p (ml = -1, 0, +1), px suivant l'axe des x, py suivant
l'axe des y et pz suivant l'axe des z,
11/19/2020 38
pz px py
Orbitale atomique d
La forme des orbitales d (l = 2) est plus compliquée et il y a 5 orbitales
d (ml = -2, -1, 0, 1, 2).
Le calcul montre que la densité électronique des orbitales atomiques :
(dxy, dxz, dyz) est maximale le long des bissectrices des axes, alors que
celle des orbitales (dx2-y2 et dz2) est maximale le long des axes:
11/19/2020 39
Nombre quantique de spin ms
11/19/2020 41
5-Atomes polyelectroniques en mécanique ondulatoire
Chaque orbitale est caractérisée par des nombres quantiques. Ces
nombres sont nécessaires pour décrire la distribution des électrons dans
l’hydrogène et d’autres éléments .
5.1-Règle de Klechkowsky
Pour le remplissage des orbitales, on commence par ordre croissant de
(n+l), en cas d’égalité, par ordre croissant de n.
11/19/2020 42
11/19/2020 43
5.2-Principe d’exclusion de Pauli :
Dans un atome, deux électrons ne peuvent avoir leurs quatre nombres
quantiques identiques.
D’où une orbitale atomique ne peut décrire que deux électrons au
maximum, et dans ce cas leurs spins sont opposés.
5.3-Règle de Hund :
11/19/2020 44
(a) n = 2, l = 1, ml = –1 Nombre d’électrons sur une
(b) n = 1, l = 0, ml = 0
(c) n = 4, l = 3, ml = +3
sous-couche
(d) n = 3, l = 1, ml = –3
n,l,m ex: 2,0,0 O.A. : 2s
Nombre quantique principal Nombre quantique secondaire
n l
11/19/2020 45
11/19/2020 46
5.4- Exceptions à la règle de Klechkowsky
24Cr:[Ar]4s13d5
Au lieu de 4s2 3d4
29Cu: [Ar]4s13d10
Au lieu de 4s2 3d9
11/19/2020 47
(a) combien d’orbitales possède la sous
couche 4d ?
(b) Quelle est la couche principale dans
laquelle l’orbitale f peut se trouver?
(c) Est-ce qu’un atome peut avoir une sous-
couche 2d?
(d) Est-ce que l’atome d’hydrogène peut
avoir une sous couche 3p?
11/19/2020 48
Chapitre 3
Classification périodique des
éléments
1- La classification périodique de D.Mendeleïev (1869)
2- Description du tableau périodique
3- Propriétés physico-chimiques des éléments
3.1- Rayon atomique de covalence
3.2- Rayon ionique
3.3- Energie d’ionisation
3.4- Affinité électronique, AE ; Énergie de fixationélectronique
3.5- Electronégativité « EN »
3.6- Evolution des propriétés des éléments dans le tableau
11/19/2020
périodique 74
1- La classification périodique de D.Mendeleïev (1869)
En 1869, Mendeleïev, chimiste russe, présenta une première version du
tableau périodique. Ce tableau fut la première représentation cohérente
de l'ensemble des éléments. Il se rendu compte qu'en classant les
éléments selon leurs masses atomiques on voyait apparaître une
périodicité en ce qui concerne certaines propriétés des éléments. Le
premier tableau contenait 63 éléments.
11/19/2020 75
2- Description du tableau périodique
▪Le tableau périodique est forme de 7 lignes (Périodes) et de 18 colonnes
appelées (groupes)
11Na : 1s2 2s2 2p6 3s1 ; 18Ar : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6
11/19/2020 79
Sous-groupes A et B :
Certaines présentations du tableau périodique divisent les groupes en
deux sous-groupes : A et B.
Sous-groupe A:
▪Les éléments du sous-groupe A ne possèdent pas de sous-niveau d ou
possèdent un sous-niveau d entièrement rempli.
Exemples :
Na (Z = 11) : 1s2 2s2 2p6 3s1 : sous- groupe I A
11/19/2020 Ga (Z =31) : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d104p1 : sous-groupe IIIA
Sous-groupe B :
▪Les éléments dont la configuration électronique se termine par le
sous-niveau d appartiennent au sous-groupe B.
▪Le numéro du sous-groupe correspond au nombre d’électrons de
valence. Les électrons de valence correspondent à ceux de la couche n
le plus grand auxquels on ajoute éventuellement ceux d'une sous-
couche n-1 si elle n'est que partiellement remplie.
Sc (Z = 21) : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s2 3d1 : sous-groupe III B
•Les non-métaux :
Ils sont situés à droite dans la classification périodique : seconde
11/19/2020
moitié du bloc p. (exemples : F, O, N, C, P…..) 84
Les corps simplescorrespondants sont solides ou
gazeux à 25˚C, exceptionnellement
liquides (le dibrome : Br2).
Ils sont mauvais conducteurs de la chaleur et ce sont des isolants
électriques.
•Les semi-métaux :
A la frontière des deux catégories précédentes, ces éléments se
comportent comme des semi-conducteurs (composés dont la
conductivité augmente avec la température, par exemple le silicium
11/19/2020 85
3) Propriétés physico-chimiques des éléments : 3.1-Rayon
atomique de covalence:
▪Le rayon de covalence rc (appelé parfois rayon atomique) est le rayon
d’un atome engagé dans une liaison covalente simple ; il est égal à la
moitié de la distance qui sépare les 2 noyaux, d’une molécule
diatomique mononucléaire, associés par une liaison de covalence
simple.
11/19/2020
▪Dans une même colonne, les rayons de covalence augmentent de haut
en bas par « effet distance ».
11/19/2020
3.2- Rayon ionique :
▪Il est déterminé à partir de la distance entre cations et anions voisins
dans un cristal ionique, en supposant que la distance internucléaire est
égale à la somme des rayons de ces ions.
Exemples :
7N : rN = 92 pm ; rN = 171 pm
3-
11/19/2020 90
3.3-Energie d’ionisation
▪: L’énergie de la première ionisation, EI1, est l’énergie minimale qu’il
faut fournir à un atome isolé, A(g) (état gazeux), pour lui arracher un
électron. La perte d’un électron conduit à la formation d’un ion
positif portant une charge +1.
EI1 e–
A(g) A+(g) + EI1 = E(A+(g)) – E(A(g)) 0
▪ L’énergie de 2ème ionisation, EI2, est l’énergie minimale qu’il faut
fournir à un ion chargé (+1), A+ (état gazeux), pour lui arracher un
(g)
11/19/2020
3.4-Affinité électronique :AE
▪ L’affinité électronique AE est l’énergie nécessaire pour oxyder un
anion A–(g) jusqu’au stade d’atome élémentaire neutre à l’état gazeux
A(g).
e– Efix
A(g) + A–(g)
11/19/2020
Affinité électronique en fonction du numéro atomique pour les
périodes 2 et 3 de la classification
11/19/2020
3.5- Electronégativité « EN » :
L’électronégativité est une grandeur relative qui détermine l’aptitude
d’’un atome B à attirer vers lui les électrons de la liaison qui l’associe a
un autre atome A.
▪ Echelle de Pauling :
L’échelle de Pauling est la plus utilisée parmi les chimistes. Dans cette
échelle, la différence d’électronégativité entre deux éléments A et B,
dépend des énergies de dissociation Dij des molécules diatomiques
correspondantes : A – B, A – A, B – B.
11/19/2020
L’électronégativité augmente du bas en haut et de gauche à droite dans
le tableau périodique.
11/19/2020 73
3.6- Evolution des propriétés des éléments dans le tableau périodique:
AE
AE
11/19/2020 74
Chapitre 4: Liaisons chimiques:
géométrie des molécules
1) Les différentes types de liaisons : la liaison covalente, la
liaison ionique, la liaison polarisée et la liaison dative
2) Diagramme de Lewis : charges formelles, formes
mésomères
3) Géométrie des molécules : théorie de Gillespie ou VSEPR
4) Caractéristiques d’une liaison de covalence :
4.1- longueur de liaison
4.2- Energie de liaison
4.3- Polarité des liaisons et moment dipolaire
5) Interactions de faible énergie : liaisons de Van Der Waals,
11/19/2020
liaison Hydrogène 102
1) Les différents types de liaisons
Chaque atome engagé dans une liaison cherche à acquérir la
configuration électronique du gaz rare qui le suit ou le précède dans
la classification périodique pour une stabilité du composé formé :
OCTET
Ceci est atteint par un gain, une perte ou une mise en commun d’un
ou de plusieurs électrons de valence.
11/19/2020 78
Exceptions à la
➢ Les éléments derègle de l’octet
la 2 période
ème C, N, O, F: respectent la règle de
l’octet.
Exceptions : B (dans BF3) et Be (dans BeCl2), possèdent souvent
moins de 8 e- autour d’eux.
11/19/2020
n'est plus satisfaite. 106
Exemples :
Le soufre (S, 3s2 3p4) possède 6 électrons de valence, il peut
s’engager dans 6 liaisons comme dans SF6
11/19/2020 80
2) Diagramme deLewis
La structure de Lewis est une représentation des atomes, des
molécules ou des ions polyatomiques qui indique l’enchaînement des
atomes avec les électrons de valence.
ν
repartir serait :
2
• Compléter l’octet pour chaque atome lié à l’atome centrale en
ajoutant des doublets libres et le duet pour l’atome hydrogène
11/19/2020 84
Les charges formelles
Pour compléter un diagramme de Lewis, on calcule les charges
formelles (Cf) de chaque atome. La somme des charges formelles est
toujours égale à la charge globale (z) de l’édifice.
Cf = Nv ‐ Nl – 2 xDl
11/19/2020
Sélection des formes mésomères importantes
11/19/2020
3) Géométrie des molécules : théorie de Gillespie ou
VSEPR (Valence Schell Electronic Pair Repulsion)
Règles de Gillespie
11/19/2020 120
coudée
11/19/2020 94
11/19/2020 95
Bipyramide à base triangulaire
Structure de bascule
11/19/2020 96
Angles :90°
11/19/2020 97
Angle :180°
11/19/2020 98
Angles
:90°
Angles :90°
11/19/2020 99
permet de prévoir avec une très bonne
approximation les géométries
moléculaires. Si on compare les
expérimentalement on note toutefois des différences sensibles. La
plupart de ces différences sont néanmoins facilement explicables par
prévisions du modèle (RPECV) avec
de petites améliorations du modèle
géométries déterminées
Influence des liaisons multiples :
les
Les liaisons doubles correspondent à deux doublets. Ces liaisons
correspondent donc à des charges plus élevées que les liaisons
simples, cela va correspondre à des répulsions plus élevées qui vont
modifier les angles de la figure de répulsion. La présence d'une
11/19/2020 liaison double va donc modifier légèrement la géométrie moléculaire.
127
La double liaison correspondant à deux doublets va créer une
répulsion plus forte qui va faire augmenter les deux angles pour
lesquels elle est concernée et faire diminuer le troisième angle. La
figure ci-dessous le montrera, les points rouges symbolisent les
électrons, les flèches oranges les répulsions (la flèche est d'autant
plus large que la répulsion est importante).
11/19/2020 128
Influence des doublets libres :
La nature différente des doublets de liaisons (X) et des doublets
libres (E) va modifier légèrement la géométrie moléculaire.
la répulsion est d'autant plus élevée que l'éloignement est faible
l'effet répulsif des doublets libres sera toujours plus élevé que celui
des doublets de liaisons. Soit une structure du type AX2E, la
molécule devrait avoir la forme d'un V avec un angle de 120°.L'effet
du doublet libre va modifier cet angle en le faisant diminuer.
11/19/2020 129
Par exemple les molécules CH4, NH3 et H2O présentent toutes une
figure de répulsion tétraédrique respectivement AX4, AX3E et AX2E2
on devrait donc observer des angles de 109,5° pour les trois molécules.
En réalité seul CH4 présente cette symétrie tétraédrique parfaite. Dans
NH3 les angles HNH sont de 107,6° (effet de 1 doublet libre), dans
H2O la valeur de l'angle HOH diminue encore pour passer à 104,5°
(effet de 2 doublets libres).
XH = 2,2 ; XN = 3 ; XP = 2
En raison des électronégativités différentes les doublets seront près
de N dans NH3 et à l'inverse près de H dans PH3 . Les répulsions
seront donc plus fortes dans NH3 que dans PH3 et l'angle HNH sera
plus grand que l'angle HPH.
11/19/2020 131
4) Caractéristiques d’une liaison covalente
4.1-Longueur d’une liaison
11/19/2020 111
Exemple
11/19/2020 112
Chapitre 5 : Liaisons chimiques: Théorie de la
liaison
1La liaison chimique dans lecovalente
modèle quantique :
1.1- Théorie des orbitales moléculaires (méthode LCAO)
1.2- Aspect énergétique
1.3- Formation et nature des liaisons: recouvrement axial –
liaison σ, recouvrement latéral – liaison ,
1.4- Généralisation aux molécules diatomiques homo-nucléaires,
diagramme énergétique des molécules, indice de liaison,
stabilité des molécules, longueur de liaison, énergie de
dissociation et énergie de liaison ;
1.5- Molécules diatomiques hétéro-nucléaires – cas de la
molécule HF.
2Molécules polyatomiques ou théorie de l’hybridation des orbitales
atomiques: Hybridation sp, sp2, sp3, sp3d et sp3d2
11/19/2020 3- Liaisons conjuguées-Résonances 140
1-La liaison chimique dans le modèle quantique:
1.1- Théorie des orbitales moléculaires / Combinaison linéaire
des orbitales atomiques (méthode CLOA)
On considère le cas de la molécule la plus simple : H2+ , formée par 2
protons séparés et d’un électron. H + ( g )+ • H (g) → H 2+ ( g ) E = −257kJ.mol_ 1
Chaque atome d’hydrogène dispose d’une orbitale atomique 1s. Lorsque
l’électron, est proche de l’atome de gauche, utilise l’orbitale atomique
(O.A.) ψA (1sA) et l’O.A. ψB (1sB) lorsqu’il est proche de l’atome de
droite.
Pour décrire en terme d’orbitale moléculaire (O.M.) la fonction d’onde
de l’électron, on postule que celle-ci est une combinaison linéaire
(additive ou soustractive) de 2 fonctions d’onde correspondant aux
11/19/2020 141
orbitales atomiques sont ψA et ψ B
+ = C A A + C B B et − = C A' A − CB' B
C , C , C ' , C ' Coefficients introduits par le traitement quantique
A B A B
( ) .dV = 1
+ 2
( ).dV = C .(
espace
+ 2
A A + B ) 2
. dV = C A.
2
A
2
.dV + CA 2 . B 2 .dV + 2.CA . A. B
2
.dV
A et B sont des fonctions d'onde atomiques normalisées alors
(
A
)2
.dV = (
)
B .dV =
2
espace espace 1
Il y a accroissement de la densité de la probabilité de présence de
l’électron entre les noyaux (2CA2. A. B).
espace
1
( ) .dV = C ' .(
− 2
− )2 .dV = C ' 2 . 2 .dV + C ' 2 . 2 .dV − 2.C ' 2 . .
.dV
A A B A A A B A A B
11/19/2020 118
La molécule de dihydrogène : H2
11/19/2020 1s 1s 148
atomiques p
Les O.A. p présentent chacune 2
lobes dirigés suivant 3 axes
perpendiculaires. Ces lobes sont des
volumes de révolution autour des
axes envisagés. Le signe + ou –
fonction d’onde.
correspond au signe de la
11/19/2020
d’orbitales moléculaires selon le type de recouvrement envisagé : 149
Recouvre
ment
Soit deux axial
atomes A disposant chacun d’un électron p. Le rapprochement
des deux atomes va donner naissance à 2 orbitales notées respectivement
σp liante et σp* antiliante. L’énergie de σp étant inférieur à σp*
11/19/2020 124
Diagramme énergétique des O.M πx , πy , πx* et πy .*
*
πpx
2px 2px
πpx
*
πpz
11/19/2020 126
➢ Cas de la molécule de C2
11/19/2020 127
formées dans une molécule, on utilise
i.l = 1 (ne dans les O.M . liantes − ne dans les O.M . antiliantes)
− −
la notion
2 d’indice :
➢ Quand l’indice de liaison augmente la longueur de la liaison diminue
alors que l’énergie de dissociation de la liaison augmente.
➢ Quand l’indice de liaison augmente la molécule est plus stable.
Configuration électronique des orbitales moléculaires
4 (1H : 1s1)
2pz
Combinaison linéaire
2s
2px z
y
x
4 orbitales atomiques normales 4 orbitales atomiques hybrides sp3
11/19/2020
159
L’éthylène C H: 2 4
C'est la présence de cette liaison qui explique la planéité de la
molécule plane, hybridation sp 2 (triangle équilatéra
molécule. En effet, pour que le recouvrement latéral puisse avoir lieu, il
faut impérativement que les deux orbitales p soient parallèles entre elles.
2 Orbitales
hybrides sp2
2 ( 6C : 1s2 /2s2 2p2 )
4 (1H : 1s1)
Recouvrement latéral
H
pz pz H H H
σ π σ
sp2 sp2 C C
σ σ σ
H H H
H
Molécule d’éthylène C2H4
11/19/2020 160
L'acétylène (éthylène) C H : 2 2
2 (1H : 1s1)
Recouvrement latéral
pz pz
π
sp sp sp H H C σ C H
H
σ π σ
Recouvrement latéral
Molécule d’Acéthylène C2H2
11/19/2020 161
d- Hybridation sp3d
Dans ce cas une orbitale s forme avec trois orbitales p et une orbitale d,
cinq orbitales hybrides sp3d. La structure géométrique de la molécule
est bipyramidale à base triangulaire. On rencontre généralement ce
type d’hybridation dans les molécules formées d’un atome central lié à
cinq autres atomes. Exemple PCl5
Exemple SF6
à d’autres électrons (A = B − C =
ou à d’électrons non liant (DA) = B − C())
K1
K2
11/19/2020 138
Chaque atome de carbone est relié d’une part à un atome
d’hydrogène et d’autre part à deux atomes de carbone par des liaisons
faisant entres elles des angles de 1200, ce qui vérifie la structure
Hexagonale régulière et l’hybridation sp2 de chaque atome de
carbone.
De plus chaque atome de carbone dispose d’une orbitale atomique
non hybridée, perpendiculaire au plan de la molécule et ayant un
électron célibataire. L’expérience montre que la longueur de la liaison
C-C est de 139 pm (1,39 Ǻ), une valeur comprise entre la longueur
d’une double liaison (133 pm) et celle d’une simple liaison (154 pm).
11/19/2020 139
A partir de ces constations, on peut affirmer que la double liaison entre
les atomes de carbone est délocalisée, puisque chaque orbitale p non
hybridée peut former une liaison avec un atome de carbone voisin. Le
recouvrement des six orbitales atomiques p du benzène forme un nuage
électronique situé au- dessus et au-dessous du plan de la molécule
Liaison benzénique
1) Concepts de base
2) Premier principe de la thermodynamique
11/19/2020 169
1) Concepts de base
Définition d’un système
Le système est une portion d'espace qu'on étudie. Il est limité
par une surface réelle ou fictive (arbitraire) à travers laquelle
s'effectuent les échanges d'énergie et/ou de matière avec le
milieu extérieur (ou environnement). L'ensemble système et
milieu extérieur constitue l'univers. Un système prend
différents noms suivant la nature des échanges effectués avec
le milieu extérieur :
Un système isolé ne peut échanger ni matière, ni énergie
avec le milieu extérieur.
Un système fermé peut échanger uniquement de l’énergie
avec le milieu extérieur.
11/19/2020 Un système ouvert peut échanger de l’ énergie et de 17l0a
Système
thermodynamiq
Q0
ue:Q 0 Système thermodynamique :
milieu étudié
W0 W0
Un bon nombre de ces variables d'état sont liées entre elles par des
formules physiques appelées équations d'état comme, par exemple,
l'équation d'état des gaz parfaits : P V = n R T
11/19/2020 145
Fonction d’état
C'est une fonction des variables d'état (T, P, V, ...) qui a une
valeur définie pour chaque état du système. La fonction F(P, T,
V) est une fonction d'état si sa valeur correspondant à un état
du système dépend uniquement des variables d'état, mais
reste indépendante des transformations précédemment
sLuabvieasriaptaiornledseysFt,èdmFe(.ou F pour une transformation finie) est
indépendante du chemin suivi au cours d'une transformation ;
elle est entièrement définie par les valeurs des variables d'état
de l'état initial et de l'état final du système :
11/19/2020 146
Transformations d’un système :
11/19/2020 147
Transformations d’un système :
Une transformation peut être effectuée de manière réversible ou
irréversible.
Transformation réversible : Lorsqu'un système passe d'un état
d'équilibre Sa à un état d'équilibre Sb de façon continue, les états
successifs ne peuvent pas être des états d'équilibre.
Mais si l'on imagine que le passage s'effectue par des changements
infinitésimaux des variables d'état, deux états successifs seront très
proches l'un de l'autre.
La variation d'une fonction d'état caractérisant la transformation sera
alors infinitésimale et chaque état, un état d'équilibre.
11/19/2020 148
De ce raisonnement, la thermodynamique suppose
(théoriquement) qu'on peut caractériser une transformation
continue par une suite d'états d'équilibre.
Une transformation réversible est donc une transformation au
cours de laquelle le système doit toujours pouvoir revenir à
l'état d'équilibre précédent par une variation infinitésimale
d'une variable d'état. C'est donc une transformation
réalisable dans les deux sens.
Les variables d'état du système doivent, de plus, avoir des
valeurs très proches de celle du milieu extérieur à tout
moment.
11/19/2020
Ainsi, une transformation reversible apparaît comme un1e
76
Transformation irréversible : Les transformations réelles
sont irréversibles. Ce sont des transformations pour
lesquelles le passage du système de l'état initial à l'état final
se fait en une (ou plusieurs) étape(s), mais sans retour à
l'état initial.
Les différences entre les valeurs prises par les
variables d'état des étapes successives sont importantes.
Donc quand le système passe brusquement d’un état
d’équilibre à un autre état d’équilibre la transformation est dite
irréversible
W = −PdV
Si le volume
: le système gagne ou reçoit de l’énergie mécanique
Compression
dV<0 W δW > 0
Si le volume
: le système perd de l’énergie mécanique
dilatation ou détente (le gaz pousse le piston)
Q = m x Cmassique x ΔT
Q = n x Cmolaire x ΔT
Qgagnée+Qperdue = 0
11/19/2020 183
2) Premier principe de la thermodynamique
Conservation de l’ énergie
On appelle principe une affirmation qui n'est contredite par
aucun fait expérimental dans un domaine de validité reconnu et
Il en résulte: H = U + n.R.T
n = variation du nombre de mole entre l'état initial et l'état final
11/19/2020 191090
standard
➢Pour tout état physique d’un constituant d’un système on
:définit un état standard à la pression standard pº= 1 bar = 10 5
1 f H 2 9 8 (H 2 O ( gaz) ) = −242Kj.mol−1
H 2 ( g ) + O2( g ) → H 2 O ( g )
2
1 f H 2 9 8 (C 2 H 5 OH ( liquide) ) = −278Kj.mol−1
2C( graphite) + 3 H 2 ( g ) + O2( g ) → C 2 H 5 OH ( l )
2
Propriétés de l’enthalpie
Exemple
ΔHr°
C(s) + O2 (g) CO2 (g)
ΔrH°= Δ rH° 1 + ΔH °
r 2
ΔrH°1 = – ΔrH°2 = – 283 = – 110,5 – 283
110,5 kJ/mol = – 393,5 kJ/mol
kJ/mol
CO(g) + 1/2 O 2(g)
11/19/2020 193
Energie (et enthalpie) de liaison
Cas de molécules diatomiques
La dissociation homolytique d’une molécule diatomique
quelconque AB pris sous forme gazeuse est : AB(g) A•(g) +
B•(g)
L’énergie standard de la réaction de dissociation, toujours
positive, correspond à la formation d’atomes gazeux a partir
d’une molécule gazeuse. C’est l’enthalpie standard de
dissociation dissH° de la liaison A-B.
Exemples :
H–H (g) 2H•(g) dissH° (H-H) = 436 kJ.mol-1
11/19/2020
Energie réticulaire
Un solide ionique possède une structure cristalline dans
laquelle les ions positifs et négatifs s'alternent. Ils sont liés
par des forces d'attraction coulombiennes. Ces composés
possèdent une forte énergie de cohésion, appelée "énergie
réticulaire" et notée Eret. Cette énergie correspond
essentiellement à la variation• d'enthalpie associée à la
formation d'une mole du solide cristallin (ionique) à partir de
ses ions pris à l'état gazeux et infiniment loin l'un de l'autre.
Soit par exemple l'énergie de réticulation de NaCl
Na+(g)+Cl-(g) NaCl(s)
L'enthalpie réticulaire standard ne peut pas être mesurée. Elle
11/19/2020 peut être calculée grâce au cycle de Born-Haber. 196
Haber : Cas du
NaCl fHº
SublimationHº ½ dissHº
= – 6459,5 kJ.mol−1
11/19/2020 199
Transformation avec changement de température
Cas d’un corps pur sans changement d’état physique:
T2
U = Q v = C v .dT
T1
H = Q p= 𝑇2 𝐶𝑝 dT
𝑇1
11/19/2020 200
T2
11/19/2020 202
L’enthalpie de réaction étant une fonction d’état, on peut écrire :
H o = H o + H o + H o
r 298 reactifs r T produits
Ho = Ho +
C
T
r T r 298
o
p (D) + g C op (E) − C op (A) − C op (B) .dT
298
Ho = Ho +
C P .dT Avec C P = i C P (produits) − j C P (reactifs )
T
r T r 298 298 i j
r H T0 2 = r H T01 + C p dT
T1
Kirchoff : T2
Δ r U T02 = Δ r U T01 + ΔC V dT
11/19/2020 T1 203
3) Deuxième principe de la thermodynamique
Le premier principe est un principe de conservation de l’énergie
mais ne donne aucun renseignement sur le sens de l’évolution
du système.
Le deuxième principe de la thermodynamique introduit en 1854
par Clausius (physicien allemand) traduit l'effet du facteur de
désordre pour une transformation spontanée. Ce principe
affirme que tout système est caractérisé par une fonction d'état
eExntternospiiveeSappeléeentropie et notée S.
L’entropie est une fonction d’état qui fournit le critère d’évolution du
système, donc le désordre.
Désorde 1 S S 0
11/19/2020 204
particules constituantes sont plus
ordonnéesà
est maximal à l'état gazeux. l'état solide qu'à
l'état liquide. Le désordre
Au cours d'une transformation spontanée, l'entropie de
l'univers (système + milieu extérieur) ne peut que croître. Le
terme d'entropie considéré est l'entropie de l'univers, qui doit
prendre en compte la variation d'entropie du milieu extérieur
ΔSext à côté de celle du système : ΔS = ΔSuniv = ΔSsys + ΔSext ≥
0 S = 0 processus réversible
S > 0 processus irréversible
11/19/2020 Dans le cas des systems isolés Sext = 0 et donc ΔSuniv = 205
Pour une transformation réversible
Lorsqu'un système évolue spontanément d'un état A à un état B
à la température T, la variation d'entropie Ssys correspondante
s'écrit : Q rev
dS sy s =
T
Qrév étant la quantité élémentaire de chaleur échangée avec
le milieu extérieur, la transformation s'effectuant sur un chemin
Trev
réversible. Et donc : S = S − S =
B
Q
sys B A
A
Q rév
: sys = S B − S A =
A température T constante ( T ext) S
T ex t
Qrév est ici la quantité de chaleur échangée au cours du
11/19/2020 processus réversible à la Tre Text. 206
D’après la loi de Joule la
variation d’énergie interne
U qui
U = Q + W = 0 d'où Q = −W
rev rev rev rev
V
accompagne une
dW = −p.dV = −n.R.T.
rev
transformation
dV
W = −n.R.T.ln 2
V V
U
1
isotherme
Q W
= 0 V
V >V : Expansion : S > 0
2 1
S = rev
=− = n.R.ln 2
rev
S
T ( réaction )
=
P
S
− S
P T(produits) R R T(réactifs )
P R
11/19/2020 208
Influence de la température sur l’entropie standard de la
réaction à P = cst à V = cst
T2 T2
dT dT
r ST2 = r ST1 + rC p
0 0
rS = rS + rC V
0
T2
0
T1
T T
T
1T 1
sous-systèmes.
Il est donc nécessaire de trouver des critères d'évolution liés
uniquement au système, c'est-à-dire indépendants de
11/19/2020 l'extérieur. On a G = H – TS introduit une function d’état 209
L’enthalpie libre G critère d’évaluation
L'enthalpie libre G est une fonction d'état. On peut donc écrire,
pourspontanée à Teffectuée
une transformation et P àconstantes
température et pression
constantes :
G = H – TS Gº = Hº – TSº (Etat standard)
➢ Si ΔH > 0 et ΔS < 0
➢ Si ΔH < 0 et ΔS < 0
Signe de ΔG dépend de T, réaction spontanée à des
températures inferieures à celle de T qui annule l’expression ΔH-
TΔS=0 (ΔG =0)
Exemple: Congélation de l’eau est spontanée à T < 0ºC
11/19/2020 212
4) Thermodynamique et équilibre chimique
Equilibre chimique
Un état dans lequel les deux réactions, directe et inverse, ont
toujours lieu, mais à la même vitesse, si bien qu’aucun
• La constante
changement net d'équilibre (KC) est on
n’est visible, le quotient d’équilibre
parle des concentrations des produ
des réactifs
dynamique. équilibre est
Cetà l'équilibre. représenté
La constante d'équilibre (KP) est le
par le symbole quotient des pres
= ou
. partiels des produits et des réactifs à
[H O] 1
2 H2(g) + O2(g) = 2 H2O(l) K C = [H ]22[O ] KP =
2 2
PH2 2 PO 2
Il est possible de prévoir dans quel sens une réaction aura lieu, en
comparant le quotient réactionnel initial (Q) à la constante d’équilibre.
Le quotient réactionnel, Q, est la grandeur obtenue quand on utilise les
concentrations initiales (ou pressions partielles initiales) dans
l'expansion de la constante d’équilibre
11/19/2020 214
• Si Q > K, il y a beaucoup de produits par rapport aux réactifs.
Donc une certaine quantité de produits doit se convertir en
réactifs; la réaction se déplace vers la gauche (sens 2).
• Si Q < K, il y a beaucoup de réactifs par rapport aux produits.
Donc une certaine quantité de réactifs doit se convertir en
produit; la réaction se déplace vers la droite (sens1).
eé
Exd mpplalece: pas. 2 SO2(g) + O2(g) = 2 SO3(g) Kc
= 0,04
[SO 3 ]02 (0,1) 2
Concentrations initialesQ(m=ol/L) : 0=,100 2 0,1=0100 0,100
2
[SO 2 ]0 [O 2]0 (0,1) (0,1)
Q>K l’équilibre se déplace dans le sens à diminuer la quantité de 2S15O3
11/19/2020 et augmenter la quantité des réactifs (sens 2 c’à’d vers la gauche).
agit sur
modération)
un système déjà à l’équilibre,
ce système réagit de manière à
s'opposer à cette contrainte. Une
Influence de l’ajout d’un constituant
contrainte peut être une modification
L'ajout d'un constituant actif (à T et V constants) déplace
l'équilibre dans le sens de la consommation de ce constituant.
de la concentration, de la pression, du
Exemple 1: CO (g) + 2 H2 (g) = CH3OH (g)
▪Ajout de CH3OH nCH3OH ↗ Déplacement
volume, de la température, etc. de
l’équilibre dans le sens de la consommation de CH3OH
(sens indirect ou
sens 2).
11/19/2020 216
Exemple 2 : H2(g) + ½ O2(g) = H2O(l)
• Ajout de H2O sens 2
• Ajout de H2 ou Cl2 sens 1.
Ajout d’un constituant actif à T et P constantes
Pas de cas général, il faut faire le calcul Q et comparer à K.
Ajout d’un constituant inactif
A T et V constants : pas de modification del'équilibre
A T et P constantes : - l'ajout d’un gaz inerte dans un système
constitué de gaz parfaits déplace l'équilibre dans le sens d'une
augmentation du nombre de mole de gaz.
- l'ajout de solvant en phase aqueuse provoque une augmentation de la
[AH] n AH V
11/19/2020
pas un facteur qui influe l’équilibre. 219
température sur l’
équilibre
Une augmentation de T favorise un déplacement de l'équilibre
dans le sens endothermique.
Une diminution de T provoque un déplacement de l'équilibre
dans le sens exothermique.
11/19/2020
Relation entre K et K p Cà température
constante
Pour un système gazeux et uniquement pour un système gazeux, on
peut relier KP et KC. En supposant que les gaz forment un mélange
parfait de gaz parfaits, les pressions partielles peuvent être reliées aux
concentrations et on obtient :
Avec Kp : la constante d’équilibre relative aux pressions
KC : la constante d’équilibre relative aux concentrations
Δν : la différence entre les coefficients stœchiométriques des produits et des réactifs
11/19/2020
11/19/2020
Chapitre VII – Cinétique chimique
1) Intérêt et facteurs cinétiques
2) Vitesse d’une réaction
3) Lois de vitesse
4) Théorie du complexe activé
5) Détermination expérimentale de l’ordre d’une réaction
6) Catalyse homogène. Catalyse hétérogène. Catalyse enzymatique
11/19/2020 223
Intérêt et facteurs cinétiques
La cinétique chimique étudie la vitesse avec laquelle s’effectuent les
réactions thermodynamiquement possibles .
Son intérêt :
► Il convient de savoir si elle peut se dérouler sur des durées
satisfaisantes
► Accélérer ou au contraire ralentir la réaction en fonction du but
recherche (mieux contrôler l’avancement de la réaction).
Facteurs cinetiques :
- Concentration des réactifs
- Température
- Ondes lumineuses
- Catalyseurs
11/19/2020 224
- solvants
Vitesse de réaction
Soit la réactionglobale: νA A + νB B ➔ νC C + νD
On appelle vitesse volumique deDdisparition d’un réactif l’opposé de la dérivée
temporelle de la quantité de ce réactif rapporté au volume du système chimique
considéré:
1 d nA
Remarques v=−
Si le volume du système est constant, onVpeutdéctrireque
d A
n
v=−
1 dn A
=− V
=−
d [A]
11/19/2020 V dt dt dt 225
Vitesse de réaction
Soit la réactionglobale: νA A + νB B ➔ νC C + νD
D
d[A] d[B]
vA = − ; vB = −
dt dt
d[C] d[D]
vC = + ; vD = +
dt dt
Par définition la vitesse de la réaction est donnée par :
1 d[A] 1 d[B] 1 d[C] 1 d[D]
v=− =− = =
A dt B dt C dt D dt
v = k[A]
Si α = 0 : Réaction d’ordre nul
1 d[A] d[A] = − νA k dt
v=− = k[A]0 = k
A dt
[A] t
On intègre
d[A] = − k dtA
[A] 0 t=0
k:
11/19/2020 concentration.temps-1
Si α = 1 : Réaction d’ordre un νA A ➔ νC C + νD D
[A] t
v=−
1 d[A]
A dt
= k[A] A
d[A] = − k dt
[A]0
[A] t=0
Ln [A]t − Ln [A]0 = − νA k t
L’intégration donne : Ou
[A] 0
Ln = A kt
[A ] t
k : temps-1
(s-1)
11/19/2020 229
Si α = 2 : Réaction d’ordre deux νA A ➔ νC C + νD D
[A ] t
1 d[A] d[A ]
v=− = k[A]2 − = A k dt
A dt [A ] 2
[A]0 t =0
1 1
L’intégration donne : − = A kt
[A]t [A]0
1 1
= A kt +
[A ]t [ A ]0
k : concentration-1.temps-
1
(L.mol-1.s-1)
11/19/2020
230
Système comportant deux réactifs : A+ B C+ D
Si α = 1 et β = 0 : Réaction d’ordre un
v = k [A]
Cas identique à un système comportant un seul réactif et α = 1
[A]=[B] v = k [A]2
Cas identique à un système comportant un seul réactif et α = 2
11/19/2020 231
Représentatio
n graphique
pente = - k
pente = k
1 1
− = kt 1
Ordre [A]0 [A]0 A 1/2
t1/ 2 =
2 2
A [A]0 k
t1/2 est inversement proportionnel à [A]0
11/19/2020
Détermination de l'ordre d'une réaction : Méthode de la vitesse initiale
11/19/2020
Détermination de l'ordre d'une réaction : Méthode de dégénérescence de l’ordre
global
Considérons la réaction : A + B C+ D
v = k[A] [B]
Si le réactif B est en grand excès par rapport à A [B]0 >> [A]0
[B]t=[B]0= constante
11/19/2020 236
élémentaire
s
11/19/2020 237
Influence de la température : Loi d’Arrhenius
Dans pratiquement tous les cas la vitesse d’une réaction augmente avec
la température. Arrhenius a constaté expérimentalement que Lnk varie
linéairement en fonction de 1/T d’où une loi de la forme :
k0 ou A : facteurpré-exponentiel
E
k = k 0 exp − a ▪ indépendant de la température
RT
▪ même unité que k
Ea : est l’énergie d’activation
(même unité que RT)
Lnk
Lnk0
− Ea Ea
Pente = Lnk = Lnk 0 −
R RT
11/19/2020 1/T
238
11/19/2020 239
formation, àpartir des réactifs,
d’un "complexe activé " qui se
La figure ci-dessous représente schématiquement les énergies relatives de l’état
décompose
initial, de l’état final et du ensuite
complexe activé en produits
en fonction de
du chemin réactionnel.
Niveaux
réaction.
énergétiques
(A+B)* complexe activé
(A+B)
(C+D) (Rx exothermique)
Avancement de la réaction
11/19/2020 240
Catalyse
La vitesse d’une réaction dépend souvent de la présence d’une tierce
substance appelée catalyseur qui, apparemment, n’est pas engagée dans la
stœchiométrie de la réaction et qui conduit aux produits en réduisant
l’énergie d’activation, tout en augmentant donc la vitesse de réaction.
11/19/2020 241
Catalyse
Les catalyseurs agissent soit en phase homogène, soit en phase
hétérogène.
Catalyse homogène : a lieu principalement en milieu liquide. On
peut distinguer les réactions catalysées par les acides et les bases et
les catalyses des réactions d’oxydo-réduction
Catalyse hétérogène : Le cas le plus usuel de catalyse hétérogène
est celui d’un catalyseur solide en contact avec une phase gazeuse.
Le catalyseur intervient seulement à l’interface réactionnelle.