0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
109 vues9 pages

Correction DS1 Math

Transféré par

hachem.kac
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
109 vues9 pages

Correction DS1 Math

Transféré par

hachem.kac
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

PCSI Correction du devoir surveillé no 1 Lycée Aristide Briand

Exercice 1 Donc y ⩾ 1, soit y ∈ [1, +∞[.


On a, en notation matricielle : 
Ñ é Ñ é Ñ é ⊃ On montre que [1, +∞[⊂ A.
1 −2 3 2 1 −2 3 2 1 −2 3 2
1 3 −2 5 ∼ 0 5 −5 3 ∼ 0 5 −5 3 . Soit y ∈ [1, +∞[. Montrons que y ∈ A, c’est-à-dire que ∃x ∈ R, , y = x2 + x + 54 .
2 −1 a b L 0 3 a−6 b−4 L 0 0 5a − 15 5b − 29 On cherche donc à montrer qu’il existe x ∈ R tel que

Si 5a − 15 ̸= 0, c’est-à-dire a ̸= 3, alors le système est de rang 3, et il possède une unique solution 5


x2 + x + −y =0
obtenue "en remontant" les équations du système : 4
1 16a − 5b − 19 1 3a + 5b − 38 1 5b − 29
Å ã
Il s’agit d’une équation du second degré, de discriminant ∆ := 1 − 4 45 − y = 4(y − 1).

(x, y, z) = , ,
5 a−3 5 a−3 5 a−3 Puisque y ⩾ 1 , on a ∆ ⩾ 0, et l’équation de degré deux possède au moins une solution x ∈ R, ce qui
Ñ é prouve le résultat voulu (inutile d’expliciter une solution !).
1 −2 3 2
[Link]
Si a = 3, alors le système s’écrit 0 5 −5 3
0 0 0 5b − 29
29
— Si 5b − 29 ̸= 0, c’est-à-dire b ̸= , alors le système ne possède pas de solution. Exercice 3
5
29
— Si 5b − 29 = 0, c’est-à-dire b = , alors le système s’écrit 1
5 1. Pour tout n ∈ N∗ on définit P(n) : un ⩽ 2 − .
n
Alors P(1) est vraie car u1 = 1 ⩽ 2 − 11 .
Ñ é
1 −2 3 2 ß
x − 2y + 3z = 2
0 5 −5 3 ⇐⇒
5y − 5z = 3 Soit n ∈ N∗ . Supposons P(n) et montrons P(n + 1).
0 0 0 0 On a
1
Donc il y a une infinité de solutions, données par un ⩽ 2 −
n
Å ã Å ã
16 3 16 3 donc
(x, y, z) = −t + ,t + ,t = , , 0 + t (−1, 1, 1) , avec t ∈ R
5 5 5 5
n
[Link] X 1 1
⩽2−
k2 n
k=1
Exercice 2
donc
On montre l’égalité d’ensembles
n
ß
5
™ X 1 1 1 1
y ∈ R, ∃x ∈ R, , y = x2 + x + = [1, +∞[ + ⩽2− +
4 k2 (n + 1)2 n (n + 1)2
| {z } k=1
=A
1 1 1
par double inclusion. Or 2 − + ⩽2− car
n (n + 1)2 n+1

⊂ On montre que A ⊂ [1, +∞[. 1 1
Å
1
ã
−(n + 1)2 + n(n + 1) −n − 1 1
2− + 2
− 2− = = =− ⩽0
Soit y ∈ A. Montrons que y ∈ [1, +∞[. n (n + 1) n+1 n(n + 1)2 n(n + 1)2 n(n + 1)
Puisque y ∈ A, il existe x ∈ R tel que y = x2 + x + 54 . Alors, par factorisation canonique :
n+1
1 2 1 2 1 1
Å ã Å ã X
1 5 On en déduit que ⩽ 2− , et donc que P(n + 1) est vraie, ce qui achève la
y = x+ − + = x+ +1 ⩾ 1
2 4 4 2 k2 n+1
| {z } k=1
⩾0 récurrence.

Page 1/9
PCSI Correction du devoir surveillé no 1 Lycée Aristide Briand

2. Pour tout n ∈ N∗ on a un ⩽ 2 d’après 1. Donc la suite (un )n∈N∗ est majorée, et elle est de
plus croissante car
un+2 = 7un+1 − 12un
n+1
X1 n
X1 1 = 7(3n+1 + 4n+1 ) − 12(3n + 4n )
∀n ∈ N∗ , un+1 − un = − = ⩾0 = (7 × 3 − 12)3n + (7 × 4 − 12)4n
k2 k2 (n + 1)2
k=1 k=1
= 9 × 3n + 16 × 4n

On en déduit que la suite (un )n∈N∗ converge. = 32 3n + 42 4n


= 3n+2 + 4n+2 ,
[Link]
ce qui prouve que P(n + 2) est vraie.
On a montré par récurrence double que ∀n ∈ N, un = 3n + 4n .
Exercice 4 [Link]

Soit a, b, c ∈ R et posons ∀x ∈ R, P (x) = ax2 + bx + c.


Exercice 6
1. On a 1. — On a f (0, 1) = f (1, 0) et (0, 1) ̸= (1, 0) donc f n’est pas injective.
— Pour tous (a, b), (x, y) ∈ R2 :
 
 P (−1) = 5  a−b+c=5
P (1) = −1 ⇐⇒ a + b + c = −1 ⇐⇒ (a, b, c) = (1, −3, 1)
P (3) = 1 9a + 3b + c = 1
  ß
x+y =a
f (x, y) = (a, b) ⇐⇒
après résolution du système par la méthode du pivot de Gauss. xy = b
ß
x=a−y
⇐⇒
Le polynôme
 P : x 7→ x2
− 3x + 1 est donc l’unique polynôme de degré inférieur ou égal à deux (a − y)y = b
 P (−1) = 5 ß
x=a−y
tel que P (1) = −1 . ⇐⇒
y 2 − ay + b = 0
P (3) = 1

2. On a
ß ß ß Å ã Le discriminant de la seconde équation du système est a2 − 4b : en choisissant a, b ∈ R tels
P (−1) = −2 a − b + c = −2 a − b + c = −2 8 14
⇐⇒ ⇐⇒ ⇐⇒ (a, b, c) = − b, b, 2b − que a2 − 4b < 0, le système n’a pas de solution (x, y) ∈ R2 .
P (2) = 6 4a + 2b + c = 6 6b − 3c = 14 3 3 Ainsi, le couple (a, b) = (1, 1) n’a pas d’antécédent par f : l’application f n’est pas surjective.
après résolution du système par la méthode du pivot de Gauss. 2. Pour tout (x, y) ∈ R2 :

Å ã
8 14
Les polynômes P : x 7→ − b x2 + bx + 2b − avec b ∈ R sont donc exactement les (x, y) ∈ f −1 (D) ⇐⇒ f (x, y) ∈ D
3 3ß
P (−1) = −2 ⇐⇒ (x + y, xy) ∈ D
polynômes de degré inférieur ou égal à deux tels que .
P (2) = 6 ⇐⇒ xy = x + y − 1
[Link] ⇐⇒ y(x − 1) = x − 1
⇐⇒ (y − 1)(x − 1) = 0
⇐⇒ y = 1 ou x = 1
Exercice 5
Ainsi, l’ensemble f −1 (D) est le sous-ensemble de R2 formé de la réunion de la droite (horizon-
Pour tout n ∈ N, notons P(n) : un = 3n + 4n . tale) d’équation y = 1 et de la droite (verticale) d’équation x = 1.
Les propositions P(0) et P(1) sont vraies puisque u0 = 2 et u1 = 7.
[Link]
Soit n ∈ N. Supposons P(n) et P(n + 1) vraies.
Alors

Page 2/9
PCSI Correction du devoir surveillé no 1 Lycée Aristide Briand

Exercice 7 2. Soit n ∈ N, n ⩾ 3. Alors d’après 1. :


1. Supposons l’existence d’une fonction dérivable f : R∗+ −→ R vérifiant
n n
X 1 1X 1 1
∀x, y ∈ R∗+ , f (xy) = f (x) + f (y) = (− + )
k2 − k − 2 3 k+1 k−2
k=3 k=3
2. Soit f solution du problème. Alors en dérivant la relation satisfaite par f par rapport à la Ñ é
n n
variable y on obtient 1 X 1 X 1
∀x, y ∈ R∗+ , xf ′ (xy) = f ′ (y) = − +
3 k+1 k−2
k=3 k=3
En particulier, pour y = 1, on obtient Ñ é
n+1 n−2
1 X 1 X1
∀x ∈ R∗+ , xf ′ (x) = f ′ (1) = − +
3 k k
k=4 k=1
3. Soit f une solution du problème. Alors d’après 2., il existe A ∈ R telle que 1
Å
1 1 1 1 1
ã
= 1+ + − − −
A 3 2 3 n+1 n n−1
∀x ∈ R∗+ , f ′ (x) = , Å ã
x 1 11 1 1 1
= − − −
donc il existe A, B ∈ R telles que 3 6 n+1 n n−1

∀x ∈ R∗+ , f (x) = A ln(x) + B 3. D’après 2., on a


n Å ã
X 1 1 11 11
4. D’après les questions 1.-2.-3. (analyse), si f est une solution du problème, alors il existe A, B ∈ R lim = +0 =
n→+∞ k2 − k − 2 3 6 18
telles que k=3
∀x ∈ R∗+ , f (x) = A ln(x) + B [Link]
Réciproquement (synthèse), soit A, B ∈ R et f : x 7→ A ln(x) + B définie sur R∗+ .
On a
Exercice 9
∀x, y ∈ R∗+ , f (xy) = A ln(xy) + B = A ln(x) + A ln(y) + B = f (x) + f (y) − B, ex + e−x
1. La fonction f est dérivable et ∀x ∈ R, f ′ (x) = > 0. Donc f est strictement croissante
2
donc f est solution du problème si et seulement si B = 0. sur l’intervalle R.
Finalement, les fonctions 2. La fonction f est continue, strictement croissante, avec lim f (x) = +∞ et lim f (x) = −∞.
f : x 7→ A ln(x), A ∈ R x→+∞ x→−∞
Par le théorème de la bijection, la fonction f est bijective de R dans R.
sont les seules fonctions dérivables vérifiant
3. Soit y ∈ R. Pour tout x ∈ R, en posant t = ex :
∀x, y ∈ R∗+ , f (xy) = f (x) + f (y)

[Link] f (x) = y ⇐⇒ ex − e−x = 2y


⇐⇒ e2x − 2yex − 1 = 0

Exercice 8 ⇐⇒ t2 − 2yt − 1
p
1. On a X 2 − X − 2 = (X + 1)(X − 2). On recherche a, b ∈ R tels que 2y ± 4y 2 + 4
⇐⇒ t =
2
1 a b p
∀x ∈ R \ {−1, 2}, = + ⇐⇒ t = y ± y 2 + 1
x2 − x − 2 x+1 x−2
1 1 Puisque f est bijective, il existe une unique solution, qui est
Les méthodes classiques de décomposition en éléments simples donnent a = − et b = .
3 3
Ä p ä
x = ln y + y 2 + 1
Donc Å ã
1 1 1 1
∀x ∈ R \ {−1, 2}, = − +
p
x2 − x − 2 3 x+1 x−2 car t = ex > 0 et y − y 2 + 1 < 0.

Page 3/9
PCSI Correction du devoir surveillé no 1 Lycée Aristide Briand

4. D’après la question précédente, on a alors


n
®
R −→ R 2X
f −1
: Ä p ä un+1 = uk
y 7−→ ln y + y 2 + 1 n
k=1
n
2X
[Link] = 3k
n
k=1
n
6X
Exercice 10 = k
n
k=1
Par l’absurde, on suppose 6 n(n + 1)
p =
∃n ∈ N∗ , n2 + 1 ∈ N n 2
√ 3
=
Pour un tel entier n, notons p = n2 + 1 : p est un entier naturel. n+1
On a alors
Donc P(n + 1) est vraie, ce qui achève la récurrence.
p2 = n2 + 1 [Link]
donc
(p − n)(p + n) = 1 Exercice 12
donc p + n est un entier naturel divisant 1, donc 1. (a) Pour tout (x, y, z) ∈ R3 , on a

p+n=1 Ñ é
1 −1 1 0
f (x, y, z) = (0, 0, 0) ⇐⇒ 2 1 1 0
donc 1 5 −1 0
p−n=1 Ñ
1 −1 1 0
é

⇐⇒ 0 3 −1 0
Par différence des deux dernières égalités il vient n = 0, ce qui est absurde. 0 6 −2 0
On en déduit que
⇐⇒ (x, y, z) = (−2y, y, 3y) = y(−2, 1, 3)
p

∀n ∈ N , n2 + 1 ∈
/N (b) D’après la question précédente, on a f (0, 0, 0) = f (−2, 1, 3) = (0, 0, 0), donc la fonction f
n’est pas injective.
[Link]
(c) Soit (b, c, d) ∈ R3 . Pour tout (x, y, z) ∈ R3 , on a

Ñ é
Exercice 11 1 −1 1 b
f (x, y, z) = (b, c, d) ⇐⇒ 2 1 1 c
On procède par récurrence forte. On définit pour tout entier n ∈ N∗ la proposition 1 5 −1 d
Ñ é
1 −1 1 b
P(n) : un = 3n ⇐⇒ 0 3 −1 c − 2b
0 6 −2 d−b
La proposition P(1) est vraie car u1 = 3.
Ñ é
1 −1 1 b
Soit n ∈ N∗ . Supposons P(1), . . . , P(n). Montrons P(n + 1). ⇐⇒ 0 3 −1 c − 2b
Alors par définition de la suite (un )n∈N∗ on a : 0 0 0 d + 3b − 2c

Page 4/9
PCSI Correction du devoir surveillé no 1 Lycée Aristide Briand

Ce système possède une solution (x, y, z) si et seulement si d + 3b − 2c = 0. Alors en composant par f :


On en déduit que (b, c, d) = (1, 1, 1) ne possède pas d’antécédent par f (car 1 + 3 − 2 ̸= 0). f (x) = f (y) ⇒ f (f (x′ )) = f (f (y ′ ))
Donc f n’est pas surjective. En composant à nouveau par f puis en utilisant l’hypothèse f ◦ f ◦ f = f :
2. Supposons que a ̸= 1. Soit (b, c, d) ∈ R3 . Pour tout (x, y, z) ∈ R3 , on a
f (f (f (x′ ))) = f (f (f (y ′ ))) ⇒ f (x′ ) = f (y ′ ),
Ñ é
1 −1 1 b c’est-à-dire x = y, et la fonction f est donc injective.
f (x, y, z) = (b, c, d) ⇐⇒ 2 1 1 c On a donc montré que la fonction f est injective si et seulement si elle est surjective.
1 5 −a d [Link]
Ñ é
1 −1 1 b
⇐⇒ 0 3 −1 c − 2b
0 6 −a − 1 d−b Exercice 14
1. On a f (1) = f (2) = 0 donc l’application f n’est pas injective.
Ñ é
1 −1 1 b
⇐⇒ 0 3 −1 c − 2b
0 0 1−a d + 3b − 2c 2. L’application f , n’est pas surjective puisque 19 n’a pas d’antécédent car pour tout réel x dont
les deux premières décimales sont a1 , a2 ∈ {0, . . . , 9}, on a : f (x) = a1 + a2 ⩽ 9 + 9 = 18.
Puisque a ̸= 1, le système est de rang 3, et possède pour une unique solution
Å
−5b + 2d + 5c + ab + ac b − d − c + ab − 2ac 2b − d − 3c
ã 3. Pour tout réel x dont les deux premières décimales sont a1 , a2 ∈ {0, . . . , 9}, on a :
(x, y, z) = , ,
3(a − 1) 3(a − 1) 3(a − 1) f (x) = a1 + a2 ⩽ 9 + 9 = 18
La fonction f est donc bijective et
Donc f (R) ⊂ {0, . . . , 18}.
R3 R3 Réciproquement, on a
®
−→ Ä
f −1 : −5b+2d+5c+ab+ac b−d−c+ab−2ac 2b−d−3c
ä
(b, c, d) 7−→ 3(a−1)
, 3(a−1)
, 3(a−1)
(f (0), f (0.1), f (0.2), ..., f (0.9), f (0.91), f (0.92), ..., f (0.99)) = (0, 1, 2, 3, ..., 18)
[Link] Donc f (R) ⊃ {0, . . . , 18}, et finalement

f (R) = {0, . . . , 18}


Exercice 13
On raisonne par double implication.
 Soit ε ∈ R∗+ . Si ε ⩾ 0.99, alors la démonstration de la question précédente montre que
⇒  Supposons que f est injective et montrons que f est surjective.
Soit y ∈ E, et montrons qu’il existe x ∈ E tel que f (x) = y. f ([0, ε]) = {0, . . . , 18}
On a par hypothèse f (f (f (y))) = f (y), donc
Supposons maintenant ε ∈]0, 0.99[.
f (f (y)) = y Il existe k, l ∈ {0, . . . , 9} tels que
car la fonction f est injective. ε ∈ [k.10−1 + l.10−2 , k.10−1 + (l + 1).10−2 [,
En posant x = f (y) ∈ E, on a donc
f (x) = y, c’est-à-dire qu’en base 10, ε s’écrit ε = 0, kl . . . pour un certain couple (k, l) ∈ {0, . . . , 9}2 .
et la fonction f est bien surjective.
Si l = 9, alors la valeur maximale que peut prendre f (x) lorsque x ∈ [0, ε] est

⇐  Supposons que f est surjective et montrons que f est injective. k+l =k+9
Soit x, y ∈ E tels que f (x) = f (y). Montrons que x = y.
La fonction f est surjective et x, y ∈ E, donc il existe x′ , y ′ ∈ E tels que On constate alors facilement que

f (x′ ) = x et f (y ′ ) = y f ([0, ε]) = {0, . . . , k + 9}

Page 5/9
PCSI Correction du devoir surveillé no 1 Lycée Aristide Briand

puisque l’intervalle [0, ε] contient les nombres 1. Pour tout n ∈ N on définit la proposition

0, k9; 0, k8; 0, k7; . . . ; 0, k0; 0, (k − 1)9; 0, (k − 1)8; . . . ; 0 Å


n(n + 1)
ã2
P(n) : S3 (n) =
2
exprimés en écriture décimale.

Si l ̸= 9, alors l ⩽ 8 et la valeur maximale que peut prendre f (x) lorsque x ∈ [0, ε] est 0 ã2
0 × (0 + 1)
X Å
La proposition P(0) est vraie car S3 (0) = k3 = 03 = 0 et d’autre part = 0.
(k − 1) + 9 = k + 8, 2
k=0

correspondant au réel
x = 0, (k − 1)9 ∈ [0, ε] Soit n ∈ N. Supposons P(n). Montrons P(n + 1).
en écriture décimale. On a :
On constate alors facilement que

f ([0, ε]) = {0, . . . , k + 8} S3 (n + 1) = S3 (n) + (n + 1)3


n(n + 1) 2
Å ã
puisque l’intervalle [0, ε] contient les nombres = + (n + 1)3
2
0, (k − 1)9; 0, (k − 1)8; 0, (k − 1)7; . . . ; 0, (k − 1)0; 0, (k − 2)9; 0, (k − 2)8; . . . ; 0 n2 (n + 1)2 + 4(n + 1)3
=
4
exprimés en écriture décimale.
n4 + 6n3 + 13n2 + 12n + 4
=
4
En résumé : (n + 1)2 (n + 2)2
 =
 {0, . . . , 18} si ε ∈ [0.99, +∞[ 4
f ([0, ε]) = {0, . . . , ⌊10ε⌋ + 9} si ε ∈]0, 0.99[ et ⌊10(10ε − ⌊10ε⌋)⌋ = 9 (n + 1)(n + 2) 2
Å ã

{0, . . . , ⌊10ε⌋ + 8} si ε ∈]0, 0.99[ et ⌊10(10ε − ⌊10ε⌋)⌋ ̸= 9 = ,
2

après avoir vérifié que (n + 1)2 (n + 2)2 = n4 + 6n3 + 13n2 + 12n + 4.


4. On a : Donc P(n + 1) est vraie.
∀x ∈ R, x ∈ f −1 ({0}) ⇐⇒ f (x) = 0
Donc, la somme de deux entiers naturels (les deux premières décimales de x ∈ R) étant nulle si
et seulement si les deux entiers naturels sont nuls, l’ensemble f −1 ({0}) est l’ensemble des réels 2. (a) Cherchons un polynôme à coefficients réels P de degré 4 tel que
x donc les deux premières décimales sont nulles :
P (X + 1) − P (X) = X 3 ,
[
−1
f ({0}) = [k, k + 0.01[
sous la forme usuelle
k∈Z

P (X) = aX 4 + bX 3 + cX 2 + dX + e avec a, b, c, d, e ∈ R
On a de plus
−1
∀x ∈ R, x ∈ f ({19}) ⇐⇒ f (x) = 19
On remarque qu’on a alors a ̸= 0 car P est de degré 4, et e = 0 car P doit s’annuler 0.
Puisque f (R) = {0, . . . , 18}, on a : Une fois calculé, en développant :
−1
f ({19}) = ∅

[Link]
P (X + 1) − P (X) = a(X + 1)4 + b(X + 1)3 + c(X + 1)2 + d(X + 1) − (aX 4 + bX 3 + cX 2 + dX),

Exercice 15 on procède par identification :

Page 6/9
PCSI Correction du devoir surveillé no 1 Lycée Aristide Briand

3. (a) Pour tout n ∈ N :


n n
P (X + 1) − P (X) = X 3 ⇐⇒ 4aX 3 + (6a + 3b)X 2 + (4a + 3b + 2c)X + a + b + c + d = X 3 X X
 S0 (n) = j0 = 1=n+1
 4a = 1
 j=0 j=0
6a + 3b = 0

⇐⇒
 4a + 3b + 2c = 0
(b) On a

a+b+c+d=0


1 n n
 a=
X X n(n + 1)

 4 ∀n ∈ N, S1 (n) = j= j= ,
2


 1
b=− j=0 j=1

⇐⇒ 2
 1
 c= qu’on peut par exemple démontrer par récurrence sur n ∈ N comme en 1.




 4
d=0 (c) Soit p, n ∈ N. On a :
Donc
1 4 1 1
P = X − X3 + X2
4 2 4 p+1
X Äp + 1 ä
p+1
X n
Äp + 1äX
est l’unique polynôme répondant à la question. Sk (n) = jk
k k
(b) Soit n ∈ N. On déduit d’après 2.(a) : k=0 k=0 j=0
p+1 n
X XÄp + 1ä
n = jk
X
3 k
S3 (n) = k k=0 j=0

k=0 p+1
n X
X Äp + 1 ä
Xn = jk
= (P (k + 1) − P (k)) k
j=0 k=0
k=0
n n
D’après la formule du binôme, on a donc
X X
= P (k + 1) − P (k)
k=0 k=0
n+1 n
p+1 n
X X
= P (k) − P (k) X Äp + 1ä X
Sk (n) = (1 + j)p+1
k=1 k=0 k
k=0 j=0
= P (n + 1) − P (0)
n+1
= P (n + 1) X
= j p+1
1 1 1
= (n + 1)4 − (n + 1)3 + (n + 1)2 j=1
4 2 4
(n + 1)2
= ((n + 1)2 − 2(n + 1) + 1) après avoir effectué un changement d’indice.
4
(n + 1)2 2 Donc
= n p+1 n+1
4 X Äp + 1ä X
Å
n(n + 1) 2
ã Sk (n) = j p+1 = Sp+1 (n + 1)
= k
2 k=0 j=0

(d) Soit n, p ∈ N. On déduit d’après 3.(c) :

Page 7/9
PCSI Correction du devoir surveillé no 1 Lycée Aristide Briand

2
p p+1 X Ä3ä
X Äp + 1ä X Ä p + 1ä Äp + 1 ä Sk (n) = S0 (n) + 3S1 (n) + 3S2 (n)
Sk (n) = Sk (n) − Sp+1 (n) k
k k p+1 k=0
k=0 k=0
p+1 = (n + 1)2+1
X Ä p + 1ä
= Sk (n) − Sp+1 (n) = n3 + 3n2 + 3n + 1,
k
k=0 donc
= Sp+1 (n + 1) − Sp+1 (n) 1 3
n+1 n S2 (n) = (n + 3n2 + 3n + 1 − S0 (n) − 3S1 (n))
X X 3
= j p+1 − j p+1 2n3 + 6n2 + 6n + 2 − 2n − 2 − 3n2 − 3n
=
j=0 j=0 6
= (n + 1)p+1 2n3 + 3n2 + n
=
6
(e) Soit n ∈ N. n(2n2 + 3n + 1)
=
On a, en posant p = 0 dans l’expression démontrée en 3.(d) : 6
n(n + 1)(2n + 1)
=
6
0
XÄ1ä Enfin, si p = 3 dans l’expression démontrée en 3.(d) :
Sk (n) = S0 (n)
k
k=0
3
= (n + 1)0+1 X Ä4ä Ä4ä
Sk (n) = S0 (n) + 4S1 (n) + S2 (n) + 4S3 (n)
= n + 1, k 2
k=0 |{z}
4! =6
= 2!2!
qui est le résultat trouvé en 3.(a).
3+1
On a, en posant p = 1 dans l’expression démontrée en 3.(d) : = (n + 1)
= n4 + 4n3 + 6n2 + 4n + 1,

1 donc
X Ä2ä
Sk (n) = S0 (n) + 2S1 (n)
k
k=0 1 4
S3 (n) = (n + 4n3 + 6n2 + 4n + 1 − S0 (n) − 4S1 (n) − 6S2 (n))
= (n + 1)1+1 4
n4 + 4n3 + 6n2 + 4n + 1 − n − 1 − 2n2 − 2n − 2n3 − 3n2 − n
= n2 + 2n + 1, =
4
donc n4 + 2n3 + n2
=
4
n2 (n2 + 2n + 1)
1 2 =
S1 (n) = (n + 2n + 1 − S0 (n)) 4
2 n2 (n + 1)2
n(n + 1) =
= , 4
2 Å
n(n + 1) 2
ã
= ,
qui est le résultat énoncé en 3.(a). 2
On a, en posant p = 2 dans l’expression démontrée en 3.(d) : qui est bien le résultat trouvé à l’issue des deux méthodes précédentes.

Page 8/9
PCSI Correction du devoir surveillé no 1 Lycée Aristide Briand

[Link] donc Å ã2
n(n + 1)
S3 =
2
Exercice 16
n n [Link]
X X
2 3
Soit n ∈ N∗ : notons S2 = j et S3 = j .
j=1 j=1
D’une part
n j n n
X X X X
j2 = j × j2 = j 3 = S3
j=1 i=1 j=1 j=1
D’autre part, après permutation de sommes :
j
n X n
n X
X X
j2 = j2
j=1 i=1 i=1 j=i
n
X n X
X n
= j2 + j2
j=1 i=2 j=i
Ö è
n n i−1
X X X
2 2
= S2 + j − j
i=2 j=1 j=1

Donc
n j n Å
i(i − 1)(2i − 1)
X X X ã
j 2 = S2 + S2 −
6
j=1 i=1 i=2
n
X 2i3 − 3i2 + i
= nS2 −
6
i=2
Å ã
1 1 1 n(n + 1)
= nS2 − × (S3 − 1) + × (S2 − 1) − × −1
3 2 6 2
Donc
n j
X X S3 1 S2 1 n(n + 1) 1
j 2 = nS2 − + + − − +
3 3 2 2 12 6
j=1 i=1
Donc, en égalisant les deux expressions trouvées :
4S3 (2n + 1)S2 n(n + 1)
= −
3 2 12
(2n + 1) n(n + 1)(2n + 1) n(n + 1)
= × −
2 6 12
n(n + 1)  2

= × (2n + 1) − 1
12
n(n + 1)
= × 2n × (2n + 2)
12

Page 9/9

Vous aimerez peut-être aussi