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Correction DM1 Math

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PCSI Correction du devoir maison no 1 Lycée Aristide Briand

Exercice 1 5. La proposition P5 se lit : pour tout réel x de l’intervalle ] − 1, +∞[, on a ln(1 + x) ⩽ x.


La proposition P5 est vraie : on va le montrer en étudiant la fonction f : x 7→ x − ln(1 + x) et
On procède par double inclusion.
 en montrant qu’elle est positive.
que {e2x − 2ex + 2, x ∈ R} ⊂ [1, +∞[.
ß
I −→
⊂ Montrons Posons I =] − 1, +∞[ et soit donc la fonction f :
R
. La fonction f
2x
Soit y ∈ {e x
− 2e + 2, x ∈ R}, et montrons que y ∈ [1, +∞[. x 7−→ x − ln(1 + x)
′ 1 x
On a est dérivable sur I avec ∀x ∈ I, f (x) = 1 − 1+x = 1+x .
∃x ∈ R, y = e2x − 2ex + 2 On en déduit le tableau de variations suivant :
Donc
y = (ex − 1)2 +1,
| {z } x −1 0 +∞
⩾0 ′
f (x) − 0 +
donc y ⩾ 1, ce qui prouve que y ∈ [1, +∞[.
 2x x
⊃ Montrons que [1, +∞[⊂ {e − 2e +2x2, x ∈x R}. f (x)
Soit y ∈ [1, +∞[, et montrons que y ∈ {e − 2e + 2, x ∈ R}, c’est-à-dire montrons qu’il existe x ∈ R
0
tel que
y = e2x − 2ex + 2,
c’est-à-dire tel que
2 On en déduit donc que ∀x ∈ I, f (x) ⩾ f (0) = 0 ⇐⇒ x − ln(1 + x) ⩾ 0 ⇐⇒ ln(1 + x) ⩽ x.
y = e2x − 1 + 1
6. La proposition P6 se lit : l’ensemble des réels x pour lesquels (ou tels qu’) il existe un réel y tel
Puisque y ⩾ 1, on peut poser que x = ey est l’ensemble R+ .
1 Ä ä
La proposition P6 est fausse. En effet, 0 est élement de R+ . Si la proposition était vraie, 0
p
x= ln 1 + y − 1
2 serait élément de {x ∈ R, ∃y ∈ R, , x = ey }, c’est-à-dire que 0 serait un des réels x s’écrivant
2
On a bien y = e2x − 1 + 1, et donc sous la forme ey pour un certain y ∈ R. On airait donc : ∃y ∈ R, ey = 0, ce qui est absurde
car l’exponentielle est une fonction ne s’annulant jamais.
y ∈ {e2x − 2ex + 2, x ∈ R} Donc 0 n’est pas élément de {x ∈ R, ∃y ∈ R, , x = ey }, et la proposition P6 est fausse.
Remarque : on vient de faire un raisonnement par l’absurde, en supposant que 0 ∈ {x ∈
[Link] R, ∃y ∈ R, , x = ey }, et en arrivant à une absurdité, ce qui prouve que notre supposition est
/ {x ∈ R, ∃y ∈ R, , x = ey }.
fausse, c’est-à-dire que 0 ∈
Remarque : on montre en revanche qu’on a {x ∈ R, ∃y ∈ R, , x = ey } ⊂ R+ . En effet, soit
Exercice 2 x ∈ R+ tel qu’il existe y ∈ R tel que x = ey . Alors x ∈ R+ car la fonction exponentielle réelle
est positive (on a même x ∈ R∗+ ).
1. La proposition P1 se lit : pour tous réels x et y, si x2 = y 2 alors x = y.
Remarque : on peut aussi montrer que {x ∈ R, ∃y ∈ R, , x = ey } = R∗+ . Il s’agit d’une
La proposition P1 est fausse. Sa négation : P1 : ∃x, y ∈ R, x2 = y 2 et x ̸= y est vraie. En
égalité d’ensembles. On la montre par double inclusion.
effet, posons x = 1515 et y = −1515 : alors x ̸= y et x2 = y 2 .
⊂ : soit x0 ∈ {x ∈ R, ∃y ∈ R, , x = ey } et montrons que x0 ∈ R∗+ . Par hypothèse, il existe
2. La proposition P2 se lit : il existe un nombre complexe z tel que ez soit un nombre réel y ∈ R tel que x0 = ey , et donc x0 ∈ R∗+ car la fonction exponentielle réelle est strictement
strictement négatif. positive.
La proposition P2 est vraie. En effet, posons z = iπ ∈ C. Alors ez = eiπ = −1 ∈ R∗− . ⊃ : soit x0 ∈ R∗+ , et montrons que x0 ∈ {x ∈ R, ∃y ∈ R, , x = ey } : il s’agit de trouver y ∈ R
3. La proposition P3 se lit : pour tous réels a et b, a2 − b2 est un réel positif ou nul. tel que x0 = ey . On pose y = ln(x0 ) ∈ R (cette définition a un sens puisque x0 ∈ R∗+ ) : on a
La proposition P3 est fausse. Sa négation : P3 : ∃a, b ∈ R, a2 − b2 ∈ R∗− En effet, posons bien x0 = ey .
a = 2 et b = 3 : alors a2 − b2 = −5 ∈ R∗− . Ce raisonnement par double inclusion montre l’égalité d’ensembles voulue.
4. La proposition P4 se lit : pour tout réel y strictement négatif, il existe un élément x de l’intervalle 7. La proposition P7 se lit : l’ensemble des nombres complexes z tels que z 4 + 1 = 0 est vide.
[0, 1[ tel que y = ln(x). Autrement dit, aucun nombre complexe z ne satisfait z 4 + 1 = 0.
La proposition P4 est vraie. En effet, soit y ∈ R∗− . Cherchons x ∈ [0, 1[ tel que y = ln(x). La propositionπ P7 est fausse. Pour cela, on doit exhiber un élément z ∈ C tel que z 4 + 1 = 0.
Posons x = ey : puisque y ∈ R∗− , on a x = ey ∈]0, 1[ et donc en particulier x ∈ [0, 1[. On a enfin Posons z = ei 4 : z 4 = eiπ = −1, donc z 4 + 1 = 0.
1
ln(x) = y. 8. La proposition P8 se lit : pour tout entier naturel j non nul, on a l’inégalité 3j + j
⩾ 2(j + 1).

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PCSI Correction du devoir maison no 1 Lycée Aristide Briand

La proposition P8 est vraie. donc, puisque x1 ⩽ x2 ⩽ ... ⩽ xn ⩽ xn+1 ,


En effet, pour tout j ∈ N∗ , on a
1 1 1
1 x2 − x1 > et x3 − x2 > et ... et xn+1 − xn >
3j + ⩾ 2(j + 1) ⇐⇒ 3j 2 + 1 ⩾ 2j(j + 1) n n n
j
On a ainsi par somme
⇐⇒ j 2 − 2j + 1 ⩾ 0
1 1 1
⇐⇒ (j − 1)2 ⩾ 0 (x2 − x1 ) + (x3 − x2 ) + ... + (xn+1 − xn ) > + + ... +
n
| n {z n}
Ce raisonnement par équivalences, puisque tout carré réel est positif ou nul, prouve que la n fois
proposition P8 est vraie.
1 Il reste xn+1 − x1 > 1. Or xn+1 ⩽ 1 et −x1 ⩽ 0, donc par somme xn+1 − x1 ⩽ 1.
9. La proposition P9 se lit : pour tout entier naturel j non nul, on a l’inégalité 3j + j
> 2(j + 1).
Ceci est absurde, ce qui prouve par l’absurde que P est vraie.
La proposition P9 est fausse (le calcul effectué pour la proposition P8 nous a guidé vers cette
conclusion). Pour le montrer, il suffit de montrer la négation de la proposition P9 , soit [Link]

1
∃j ∈ N∗ , 3j + ⩽ 2(j + 1)
j Exercice 4

En effet, en posant j = 1 ∈ N∗ , on a 3j + 1
= 4 ⩽ 2(j + 1) = 4, ce qui achève de prouver que 1. Soit x > −1.
j
la proposition P9 est fausse. On démontre par récurrence que pour tout n ∈ N∗ la proposition
10. La proposition P10 signifie que la fonction valeur absolue est croissante ou décroissante.
P(n) : (1 + x)n ⩾ 1 + nx
La proposition P10 est fausse. Pour le montrer, il suffit de montrer la négation de la proposition
P10 , à savoir que la fonction valeur absolue n’est ni croissante ni décroissante. est vraie.
En effet, on a −4 ⩽ 3 mais | − 4| > |3|, ce qui prouve que la fonction valeur absolue n’est pas — La proposition P(1) est vraie car (1 + x)1 = 1 + x ⩾ 1 + 1 × x.
croissante. — Soit n ∈ N∗ . Supposons P(n) et montrons P(n + 1).
Enfin, on a −3 ⩽ 4 mais | − 3| < |4|, ce qui prouve que la fonction valeur absolue n’est pas On a
décroissante. (1 + x)n ⩾ 1 + nx
La proposition P10 est donc fausse.
donc, puisque 1 + x > 0,
[Link]
(1 + x)n × (1 + x) ⩾ (1 + nx) × (1 + x)

Exercice 3 Donc

Notons P la proposition à démontrer. (1 + x)n+1 ⩾ 1 + nx + x + nx2


1. La proposition P s’écrit Or on a
1 1 + nx + x + nx2 = 1 + (n + 1)x + |{z}
nx2 ⩾ 1 + (n + 1)x,
P : ∃ i, j ∈ {1, ..., n + 1}, i ̸= j et |xi − xj | ⩽
n ⩾0

2. La négation de la proposition P s’écrit donc

P : ∀ i, j ∈ {1, ..., n + 1}, i = j ou |xi − xj | >


1 (1 + x)n+1 ⩾ 1 + (n + 1)x
n
Donc P(n + 1) est vraie.
3. Supposons par l’absurde que P est vraie. Alors en particularisant successivement (i, j) = (1, 2), 1
2. Soit n ∈ N∗ . En posant x = ⩾ −1 dans la question précédente, on obtient
puis (i, j) = (2, 3) puis... puis (i, j) = (n, n + 1) : n
1 n
Å ã
1 1 1
|x2 − x1 | > et |x3 − x2 | > et ... et |xn+1 − xn | > 1+ ⩾2
n n n n

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PCSI Correction du devoir maison no 1 Lycée Aristide Briand

x
3. On démontre par récurrence que pour tout n ∈ N∗ la proposition x+1 x
Soit x ∈ R+ . On calcule (f ◦ f )(x) = x = .
x+1
+1 2x + 1
n! 1 ∈ N∗ on a
P(n) : ⩽ n−1 On peut conjecturer que pour tout n
nn 2
x
(f ◦ f ◦ · · · ◦ f )(x) =
est vraie. | {z } nx + 1
1! 1 n fois
— La proposition P(1) est vraie car = 1 ⩽ 1−1 .
11 2
— Soit n ∈ N∗ . Supposons P(n) et montrons P(n + 1). Pour tout n ∈ N∗ on définit donc la proposition
On a x
n! 1 P(n) : (f ◦ f ◦ · · · ◦ f )(x) =
⩽ n−1 | {z } nx + 1
nn 2 n fois
donc x
La proposition P(1) est vraie par définition de f : f (x) = .
(n + 1)! 1 x+1
⩽ Soit n ∈ N∗ tel que P(n) soit vraie. Alors
(n + 1)nn 2n−1 Ö è
| {z }
(n+1)! (n+1)n
Å ã x
= nn
x nx+1 x x
(n+1)n+1 (f ◦ f ◦ · · · ◦ f )(x) = f (f ◦ f ◦ · · · ◦ f )(x) =f = x = = ,
| {z } | {z } nx + 1 nx+1
+ 1 x + (nx + 1) (n + 1)x + 1
Donc n+1 fois n fois

(n + 1)! 1 nn ce qui prouve que P(n + 1) est vraie.


⩽ n−1 ×
(n + 1)n+1 2 (n + 1)n
Par récurrence on a donc montré que pour tout n ∈ N la proposition P(n) est vraie.
Or d’après 2. on a [Link]
nn 1 1
= 1 n
⩽ ,
(n + 1)n

1+ n
2
Exercice 6
donc
Analyse. Supposons qu’il existe un triplet de réels (α, β, γ) solution de notre problème.
(n + 1)! 1 1 Z 1
⩽ n−1 × 1
(n + 1)n+1 2 2 Alors l’égalité P (x) dx = αP (0) + βP ( ) + γP (1) est vraie pour toute fonction polynômiale de la
0
2
donc forme P : x 7→ ax2 + bx + c où a, b, c ∈ R. Z 1
(n + 1)! 1 En particulier pour la fonction P : x 7→ 1 (a = b = 0, c = 1), il vient dx = α + β + γ.
⩽ n
(n + 1)n+1 2 0
Z 1
1
Donc P(n + 1) est vraie. Puis pour la fonction P : x 7→ x (a = c = 0, b = 1), il vient x dx = β + γ.
On a donc 0
2
Z 1
1
∗ n! 1 Enfin pour la fonction P : x 7→ x2 (b = c = 0, a = 1), il vient x2 dx = β + γ.
∀n ∈ N , 0 ⩽ n ⩽ n−1 4
n 2 0
On a donc   
On en déduit par encadrement que  α+β+γ =1  α+β+γ =1  α+β+γ =1
1
β + γ = 12 ⇐⇒ β + 2γ = 1 ⇐⇒ β + 2γ = 1 ,
n!  21
β + γ = 13 3β + 12γ = 4 6γ = 1
 
−→ 0 4
nn n−→+∞
soit
[Link] 1 2 1
(α, β, γ) = ( , , )
6 3 6
Remarque : à ce stade, on a prouvé que s’il existe un triplet solution, alors celui-ci ne peut être que
Exercice 5 ( 16 , 23 , 16 ).

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Synthèse. On vérifie que le triplet (α, β, γ) = ( 16 , 32 , 16 ) est solution de notre problème. Exercice 8
Soit une fonction polynômiale de la forme P : x 7→ ax2 + bx + c où a, b, c ∈ R.
Alors d’une part from [Link] import plot, show
Z 1
a b
P (x) dx = + + c, def suite(n):
0
3 2 u, v = 11/2, 61/11
et d’autre part for k in range(1, n+1):
u, v = v, 111-1130/v+3000/(u*v)
1 1 2 a b 1 return u
αP (0) + βP ( ) + γP (1) = c + ( + + c) + (a + b + c)
2 6 3 4 2 6
def graphe(N):
a b
= + +c Ln = range(N+1)
3 2 Lu = [suite(n) for n in Ln]
L’égalité plot(Ln, Lu, ’.’)
Z 1
1 show()
P (x) dx = αP (0) + βP ( ) + γP (1)
0
2
graphe(50)
est donc vraie pour toute fonction polynômiale de la forme P : x 7→ ax2 + bx + c où a, b, c ∈ R.
La suite (un )n∈N semble converger vers 100.
En conclusion, il existe un unique triplet (α, β, γ) ∈ R3 tel que pour toute fonction polynômiale du
type P : x 7→ ax2 + bx + c (a, b, c ∈ R) :
Or on peut montrer que
1 6n+1 + 5n+1
Z
1 ∀n ∈ N, un =
P (x) dx = αP (0) + βP ( ) + γP (1), 6n + 5n
0
2
En effet, pour tout n ∈ N, notons
et ce triplet est
1 2 1 6n+1 + 5n+1
(α, β, γ) = ( , , ) P(n) : un =
6 3 6 6n + 5n
[Link]
Alors P(0) et P(1) sont vraies car

Exercice 7 60+1 + 50+1 11


= = u0
On pose pour tout n ∈ N∗ : P(n) : un−1 ⩽ un . 60 + 50 2
Les propositions P(1) et P(2) sont vraies car u0 = 1 ⩽ u1 = 1 et u1 = 1 ⩽ u2 = 2. et
61+1 + 51+1 61
Soit n ⩾ 2 entier. On suppose que P(n − 1), P(n) sont vraies. Montrons que la proposition P(n + 1) = = u1
61 + 51 11
est vraie, c’est-à-dire que un ⩽ un+1 .
On a : De plus, soit n ∈ N et supposons P(n) et P(n + 1) vraies. Montrons que P(n + 2) vraie :
√ √
un+1 − un = un − un−2
1130 3000
Puisqu’on a supposé que les propriétés P(n − 1) et P(n) sont vraies, on sait que un+2 = 111 − +
un+1 un un+1
un−2 ⩽ un−1 1130 3000
= 111 − n+2 n+2 + n+1
et 6 +5 6 +5n+1 6n+2 +5n+2
6n+1 +5n+1 6n +5n
× 6n+1 +5n+1
un−1 ⩽ un n+2
111(6 + 5n+2 ) 1130(6n+1 + 5n+1 ) 3000(6n
+ 5n )
On en déduit que un−2 ⩽ un , ce qui prouve que = − + n+2
6n+2+ 5n+2 6n+2 +5 n+2 6 + 5n+2
un+1 − un ⩾ 0 6n+1 (666 − 1130 + 500) + 5n+1 (555 − 1130 + 600) 6n+1 × 62 + 5n+1 × 52
= =
Donc P(n + 1) est vraie. 6n+2 +5 n+2 6n+2 + 5n+2
[Link] 6n+3 +5 n+3
= n+2
6 + 5n+2

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On en déduit que un −→ 6, invalidant notre conjecture (fausse à cause des erreurs numériques (b) Soient S et S ′ deux parties saturées pour f , montrons que f −1 (f (S ∩ S ′ )) ⊂ S ∩ S ′ . Cela
n−→+∞
suffit pour montrer l’égalité car l’autre inclusion est toujours vraie.
commises par Python).
On se rappelle que ∀A, B ∈ P(E), f (A ∩ B) ⊂ f (A) ∪ f (B) (sinon on le redémontre !), ainsi
[Link]
que le fait que l’inclusion réciproque est a priori fausse. . .

On a donc, puisque f (S ∩ S ′ ) ⊂ f (S) ∩ f (S ′ ) :


Exercice 9
f −1 (f (S ∩ S ′ )) ⊂ f −1 (f (S) ∩ f (S ′ )) = f −1 (f (S)) ∩ f −1 (f (S ′ ))
1. Posons A1 = [0, 2]. On a alors T1 (A1 ) = [0, 4] et T1−1 (T1 (A1 )) = T1−1 ([0, 4]) = [0, 2] = A1 .
Donc A1 = [0, 2] est une partie de R+ saturée pour T1 . d’après les propriétés de l’image réciproque, d’où

Posons A2 = {0}. On a alors T1 (A2 ) = {0} et T1−1 (T1 (A2 )) = T1−1 ({0}) = {0} = A2 . Donc f −1 (f (S ∩ S ′ )) ⊂ S ∩ S ′
A2 = {0} est une partie de R+ saturée pour T1 .
(c) Montrons que S ∩ f −1 (f (A)) = ∅. Raisonnons par l’absurde, et supposons que
2. On a T2−1 (T2 (A1 ))
= T2−1 ([0, 4])
= [−2, 2] ⊋ A1 . Donc A1 n’est pas une partie saturée pour S ∩ f −1 (f (A)) ̸= ∅
T2 . En revanche, si A˜1 = [−2, 2], alors : T2−1 (T2 (A˜1 )) = T2−1 ([0, 4]) = [−2, 2] = A˜1 . Donc A˜1
est une partie saturée pour T2 . Soit donc s ∈ S ∩ f −1 (f (A)). Alors s ∈ S et f (s) ∈ f (A), c’est-à-dire

On a T2−1 (T2 (A2 )) = T2−1 ({0}) = {0} = A2 . Donc A2 est une partie saturée pour T2 . ∃a ∈ A, f (s) = f (a)

3. Soit S ∈ P(E). Montrons que S ⊂ f −1 (f (S)). Soit x ∈ S. Alors f (x) ∈ f (S), donc par Ceci signifie que f (a) ∈ f (S), c’est-à-dire a ∈ f −1 (f (S)), donc, puisque S est saturée pour
définition de l’image réciproque, x ∈ f −1 (f (S)). f , a ∈ S.

Finalement a ∈ A ∩ S, ce qui est absurde car A ∩ S = ∅.


4. ⇒ : supposons f injective, montrons que toute partie de E est saturée pour f . Soit S ⊂ E.
Montrons que f −1 (f (S)) = S. L’inclusion réciproque étant toujours vraie, il nous reste à Donc
montrer l’inclusion directe : montrons donc que f −1 (f (S)) ⊂ S. S ∩ f −1 (f (A)) = ∅
[Link]
Soit x ∈ f −1 (f (S)). On a donc f (x) ∈ f (S), donc ∃ s ∈ S, f (x) = f (s). Or f est injective, donc
x = s, donc x ∈ S.

⇐: supposons toute partie saturée pour f , montrons que f est injective, i.e. :

∀x, y ∈ E, f (x) = f (y) ⇒ x = y

Soient x, y ∈ E, et supposons f (x) = f (y).


Donc f −1 (f ({x})) = f −1 (f ({y})), or {x} et {y} sont des parties de E, donc sont saturées pour
f par hypothèse, donc {x} = {y}, soit x = y.

5. (a) Soient S et S ′ deux parties saturées pour f , montrons que f −1 (f (S ∪ S ′ )) = S ∪ S ′ .


On se rappelle que ∀A, B ∈ P(E), f (A ∪ B) = f (A) ∪ f (B) (sinon on le redémontre !).
On a donc

f −1 (f (S ∪ S ′ )) = f −1 (f (S) ∪ f (S ′ )) = f −1 (f (S)) ∪ f −1 (f (S ′ ))

d’après les propriétés de l’image réciproque, d’où

f −1 (f (S ∪ S ′ )) = S ∪ S ′

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