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Biologie Cellulaire

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La vie… une question d’organisation

Chapitre 1 : La cellule : unité de base de la vie

1.1 Les cellules procaryotes et eucaryotes

Tous les organismes vivant sur la terre sont formés d’une ou plusieurs
cellules. La cellule constitue la plus petite quantité de matière vivante. Elle
est donc l’unité de base de l’organisation biologique. Les unicellulaires, comme
les bactéries et les cyanobactéries, sont des cellules procaryotes qui se
distinguent des cellules eucaryotes par leur taille qui est beaucoup plus
petite, par la structure et la composition chimique de la paroi cellulaire, par
l’absence d’organites 1 membranaires et par leur matériel génétique non
confiné dans un noyau (fig. 1.1).

Les cellules eucaryotes, pour leur part, peuvent évoluer singulièrement


comme chez les protistes (amibe, paramécie) et chez certaines algues
microscopiques (Chlorelle, euglène, dinoflagellé) ou former un organisme
beaucoup plus complexe, composé d’une myriade de cellules ayant chacune
des caractéristiques et un fonctionnement propre à leur type. Tout comme la
brique et le bois sont les unités structurales d’une maison, les cellules sont
les unités structurales des êtres vivants. Le corps humain renferme des
milliards de cellules.

Dans ce chapitre, il sera question des caractéristiques principales des


cellules eucaryotes. D’abord, nous verrons les deux types de cellules soit
végétales et animales, puis nous nous pencherons sur les caractéristiques
structurales et les processus fonctionnels. Ensuite, nous poursuivrons avec
l’étude de divers groupes de cellules spécialisées qui partagent une panoplie
de fonctions particulières dans notre organisme.

1.2 La structure cellulaire

La cellule est un ensemble microscopique qui possède tous les


composants nécessaires à sa survie dans un monde en perpétuel changement.
À titre d’exemple, notons l’existence des bactéries depuis plus de 3,5

1
Organites : Tout élément cellulaire différencié assurant une fonction déterminée; par exemple, le noyau,
les mitochondries, le réticulum endoplasmique.

1
La vie… une question d’organisation

Chapitre 1 : La cellule : unité de base de la vie

1.1 Les cellules procaryotes et eucaryotes

Tous les organismes vivant sur la terre sont formés d’une ou plusieurs
cellules. La cellule constitue la plus petite quantité de matière vivante. Elle
est donc l’unité de base de l’organisation biologique. Les unicellulaires, comme
les bactéries et les cyanobactéries, sont des cellules procaryotes qui se
distinguent des cellules eucaryotes par leur taille qui est beaucoup plus
petite, par la structure et la composition chimique de la paroi cellulaire, par
l’absence d’organites 1 membranaires et par leur matériel génétique non
confiné dans un noyau (fig. 1.1).

Les cellules eucaryotes, pour leur part, peuvent évoluer singulièrement


comme chez les protistes (amibe, paramécie) et chez certaines algues
microscopiques (Chlorelle, euglène, dinoflagellé) ou former un organisme
beaucoup plus complexe, composé d’une myriade de cellules ayant chacune
des caractéristiques et un fonctionnement propre à leur type. Tout comme la
brique et le bois sont les unités structurales d’une maison, les cellules sont
les unités structurales des êtres vivants. Le corps humain renferme des
milliards de cellules.

Dans ce chapitre, il sera question des caractéristiques principales des


cellules eucaryotes. D’abord, nous verrons les deux types de cellules soit
végétales et animales, puis nous nous pencherons sur les caractéristiques
structurales et les processus fonctionnels. Ensuite, nous poursuivrons avec
l’étude de divers groupes de cellules spécialisées qui partagent une panoplie
de fonctions particulières dans notre organisme.

1.2 La structure cellulaire

La cellule est un ensemble microscopique qui possède tous les


composants nécessaires à sa survie dans un monde en perpétuel changement.
À titre d’exemple, notons l’existence des bactéries depuis plus de 3,5

1
Organites : Tout élément cellulaire différencié assurant une fonction déterminée; par exemple, le noyau,
les mitochondries, le réticulum endoplasmique.

1
La vie… une question d’organisation

Chapitre 1 : La cellule : unité de base de la vie


ADN protégé par
ADN libre, forme
1.1 Les cellules procaryotes et eucaryotes un noyau, stable,
primitive, adaptive aux
cellule + grosse
changement climatiques
Tous les organismes vivant sur la terre sont formés d’une ou plusieurs
cellules. La cellule constitue la plus petite quantité de matière vivante. Elle
est donc l’unité de base de l’organisation biologique. Les unicellulaires, comme
les bactéries et les cyanobactéries, sont des cellules procaryotes qui se
distinguent des cellules eucaryotes par leur taille qui est beaucoup plus
petite, par la structure et la composition chimique de la paroi cellulaire, par
l’absence d’organites 1 membranaires et par leur matériel génétique non
confiné dans un noyau (fig. 1.1).

Les cellules eucaryotes, pour leur part, peuvent évoluer singulièrement


comme chez les protistes (amibe, paramécie) et chez certaines algues
microscopiques (Chlorelle, euglène, dinoflagellé) ou former un organisme
beaucoup plus complexe, composé d’une myriade de cellules ayant chacune
des caractéristiques et un fonctionnement propre à leur type. Tout comme la
brique et le bois sont les unités structurales d’une maison, les cellules sont
les unités structurales des êtres vivants. Le corps humain renferme des
milliards de cellules.

Dans ce chapitre, il sera question des caractéristiques principales des


cellules eucaryotes. D’abord, nous verrons les deux types de cellules soit
végétales et animales, puis nous nous pencherons sur les caractéristiques
structurales et les processus fonctionnels. Ensuite, nous poursuivrons avec
l’étude de divers groupes de cellules spécialisées qui partagent une panoplie
de fonctions particulières dans notre organisme.
Composants dans la cellule: organites
1.2 La structure cellulaire

La cellule est un ensemble microscopique qui possède tous les


composants nécessaires à sa survie dans un monde en perpétuel changement.
À titre d’exemple, notons l’existence des bactéries depuis plus de 3,5

1
Organites : Tout élément cellulaire différencié assurant une fonction déterminée; par exemple, le noyau,
les mitochondries, le réticulum endoplasmique.

1
milliards d’années et qui encore aujourd’hui sont omniprésentes. Sur le plan
Historique chimique, la cellule est composée notamment de carbone, d’hydrogène,
& d’azote, d’oxygène et d’oligo-éléments. Bien que ces substances se retrouvent
presence
dans l’air que nous respirons et dans le sol que nous foulons, c’est à l’intérieur
cellules
de la cellule qu’elles acquièrent les caractéristiques particulières de la vie.

Les cellules présentent une diversité de formes et de dimensions. Leur


diamètre varie de 2 µm pour les plus petites à 10 cm pour les plus grosses.
Dimension des
Les cellules humaines typiques mesurent environ 10 µm de diamètre. La
cellules
longueur des cellules varie encore plus que leur diamètre : entre quelques
micromètres et plus d’un mètre.
Globules rouge: forme sphérique
Quant à la forme des cellules, elle est extrêmement diversifiée.
Certaines cellules sont sphériques, certaines discoïdales, d’autres ramifiées,
Forme des cellules
d’autres encore cubiques. En fait, la forme de la cellule reflète sa fonction
au sein de l’organisme. Il existe en effet une étroite relation structure-
fonction. Chaque type de cellules diffère un peu des autres, mais toutes les
cellules possèdent des caractéristiques structurales et fonctionnelles
communes.

Cependant, il est bien évident que les cellules du type végétal


diffèrent du type animal en quelques points. La comparaison sera faite
ultérieurement. Pour le moment, nous allons nous attarder à la structure
générale d’une cellule eucaryote du type animal.

La cellule est composée de trois grandes parties :

Dans une cellule classique - la membrane plasmique,


- le cytoplasme
- le noyau.

Le noyau est situé au centre de la cellule et renferme le matériel


génétique de la cellule (ADN).
Le cytoplasme renferme les organites, de petites structures
remplissant des fonctions spécifiques dans la cellule.
Le cytoplasme est recouvert de la membrane plasmique qui constitue
la limite externe de la cellule. Sa structure unique lui permet de jouer un rôle
dynamique dans de nombreuses activités cellulaires.
Cytoplasme Membrane
plasmique
2 Noyau
a) Cellule eucaryote b) Cellule procaryote

Figure 1.1 : Comparaison d’une cellule eucaryote en a) et d’une cellule


procaryote de bactérie en b).

La cellule eucaryote s’avère toutefois beaucoup plus complexe. En


effet, elle possède de nombreux organites internes spécialisés ayant chacun
une fonction déterminée et assurant un fonctionnement optimal de la cellule.
Voici d’ailleurs un schéma représentant les différents organites présents
dans une cellule eucaryote de type animal.

Permet de propulser?
Sous parties du noyau

Renferme ADN
+éloigné du noyau,

Joue unRole dans la


division cellulaire
l’accumulation
des aliments Près du noyau, zone pour
accumuler les ribosomes

Digère

Rôle à jouer dans la liberation


des protéines
A son propre ADN, synthesize the protéines

Structure étenge, +solide à l’extérieur, augmente surface de contact

Matrice de tout le liquide Producteur d’énergie, a aussi propre ADN


Neutraliser les substances nocives Donne la forme de la cellule,
permet à la cellule de
changer de forme

Figure 1.2 : Structures et organites de la cellule eucaryote de type animal


(Marieb 1993).

3
1.3 La membrane plasmique

La membrane plasmique des cellules se présente sous le modèle d’une


mosaïque fluide formée de deux couches lipidiques superposées. En effet,
cette membrane est constituée d’une double couche de phospholipides, c’est-
à-dire une molécule formée d’une tête polaire hydrophile de phosphore et
d’une queue de lipides non polaire hydrophobe.

La partie hydrophile2 de la molécule sera en contact avec le liquide


extracellulaire ou le cytoplasme de la cellule. La partie hydrophobe3 sera
entre les régions polaires et agira comme barrière empêchant les molécules
hydrosolubles de passer. Cependant, elle laissera pénétrer les substances
liposolubles. Voici d’ailleurs un schéma présentant la structure de la
membrane plasmique des eucaryotes.

Régions hydrophiles
Régions hydrophobes
(Têtes polaires)
(Queues non polaires)

Figure 1.3 : Schéma de la membrane plasmique et de ses deux couches de


phospholipides.

La membrane plasmique des cellules possède une extraordinaire capacité


de restauration et de restitution. En effet, elle peut subir une déformation
ou même une déchirure, mais se répare immédiatement étant donné sa
structure. Évidemment, la membrane plasmique a une structure chimique et
un fonctionnement beaucoup plus complexe que présenté ci-dessus.

D’abord, notons dans la couche phospholipidique externe la présence


de glycolipides, c’est-à-dire une graisse liée à un sucre. Ensuite, nous
retrouvons une grande quantité de cholestérol qui stabilise la membrane en y
insérant son cycle d’hydrocarbure entre les queues de phospholipides ce qui
empêche l’agrégation de ces derniers.

2
Hydrophile : signifie « qui aime l’eau »
3
Hydrophobe : signifie « qui n’aime pas l’eau », « qui a peur de l’eau »

4
En fait, parmi les constituants les plus importants de la membrane,
tant au niveau fonctionnel que structural, se trouvent les protéines qui
comptent pour la moitié du poids total de cette dernière. Nous trouvons deux
types de protéines :

1) Les protéines intégrées : Insérées solidement dans la membrane,


certaines font saillie d’un seul côté de la membrane alors que la
majorité traverse complètement celle-ci et sont qualifiées de
transmembranaires. Elles ont pour fonction le transport puisqu’elles
forment les canaux ou pores qui serviront au passage des molécules
hydrosolubles et des ions.

2) Les protéines périphériques : Fixées sur les protéines intégrées


sur la face interne de la membrane, certaines ont des fonctions
enzymatiques. D’autres ont des fonctions plutôt mécaniques par
exemple lors du changement morphologique de la cellule, lors de la
division cellulaire ou lors de contraction.

Enfin, nous trouvons des sucres ramifiés, liés aux protéines


extracellulaires, formant le glycocalyx ou glycolemme, région légèrement
collante et riche en glucides située à la surface de la cellule. Le glycocalyx
est enrichi de glycoprotéines qui agissent comme marqueurs spécifiques qui
contribuent aux interactions cellulaires : détermination des groupes
sanguins, sites de liaisons de toxines, détermination de la durée de vie des
cellules, réponse immunitaire, etc.

La membrane est une structure fluide et dynamique qui présente à peu


près la consistance de l’huile d’olive. Les molécules de lipides peuvent bouger
latéralement, mais leurs interactions polaires-non polaires les empêchent de
sauter les unes par-dessus les autres ou de passer d’une couche à une autre.
De plus, bien que certaines protéines bougent librement, d’autres,
notamment les protéines périphériques, situées sur la face interne de la
membrane, sont liées aux structures intracellulaires qui forment le
cytosquelette; stabilisant ainsi la membrane.

L’illustration de la page suivante présente la membrane plasmique et


ses constituants.

5
Figure 1.4 : Structures de la membrane plasmique selon le modèle de la
mosaïque fluide (Marieb 1993).
Fin du cours 1 bio
1.4 Éléments spécialisés de la membrane plasmique

La membrane de plusieurs cellules comporte des éléments spécialisés


permettant à cette dernière d’accomplir plus efficacement ses fonctions.

D’abord, certaines possèdent des microvillosités, minuscules


extensions de la membrane plasmique qui accroissent la superficie de cette
dernière. Nous retrouvons ce type de structure chez les cellules des tubules
rénaux et de l’intestin.

Certaines cellules sont libres dans leur environnement. Par exemple,


les globules sanguins, les spermatozoïdes et les phagocytes.

Toutefois, une grande partie s’unit pour former des tissus et ces
derniers s’unissent pour former des organes. Nous retrouvons trois éléments
qui contribuent à unir ces cellules :

1- Glycoprotéines du glycocalyx
2- Ondulation des membranes plasmiques
3- Jonctions membranaires spécialisées

6
Il existe trois types de jonctions spécialisées.

1- Jonction serrée (jonction étanche) : Les protéines de deux


membranes s’unissent comme les deux parties d’une fermeture
éclair. Elle empêche le passage de molécule dans l’espace entre
deux cellules. (Nous les retrouvons, par exemple, dans le tube
digestif.)

2- Desmosome : Jonction adhésive entre deux cellules liant ces


dernières entre elles, mais sans qu’elles se touchent; ce qui
n’empêche pas le passage des liquides entre les tissus. Les
membranes sont maintenues par des filaments de glycoprotéines.
(Nous les retrouvons dans les tissus soumis à de fortes tensions :
peau, muscle cardiaque, col de l’utérus.)

3- Jonction ouverte (jonction communicante) : Cylindre vide, formé


de protéines, qui permet le passage d’ions, de sucres et de petites
molécules du cytoplasme d’une cellule au cytoplasme d’une autre
cellule. (Nous les retrouvons, entre autres, dans les cellules
embryonnaires; permettant la distribution des nutriments.)

1.5 Mécanismes de transport cellulaire

Les mécanismes de transport utilisés par les cellules pour l’absorption


ou l’élimination de substances sont de deux types. Ils sont soit passifs, c’est-
à-dire qu’ils se font naturellement, sans énergie ou ils sont actifs, c’est-à-
dire qu’ils requièrent une source d’énergie pour fonctionner.

Parmi les mécanismes passifs, nous retrouvons :

1) La diffusion simple : Les molécules liposolubles comme le CO2, l’O2,


les graisses, l’urée et l’alcool diffusent au
travers de la membrane selon un gradient de
concentration (du plus concentré vers le moins
concentré).

2) L’osmose : Les solvants comme l’eau et de petites molécules


diffusent par les pores membranaires.

7
3) La diffusion facilitée : Des protéines transmembranaires
permettent le passage de grosses
molécules au travers de la membrane.

Les deux premiers modes de transport passifs s’avèrent peu sélectifs


alors que la diffusion facilitée est très sélective.

Parmi les modes de transport actif, nous retrouvons :

1) Transport actif ou pompage de solutés : Des acides aminés ou des ions


comme Na+, K+ et Ca2+ sont
déplacés au travers la
membrane contre leur gradient
de concentration.

2) Transport en vrac : Mécanisme de transport servant au déplacement des


macromolécules et des grosses particules. Il y a
deux modes de transport en vrac : l’exocytose et
l’endocytose.

L’exocytose permet le passage de substance de l’intérieur vers


l’extérieur de la cellule. Elle permet entre autres la sécrétion d’hormones, la
libération de neurotransmetteurs et dans certains cas l’élimination des
déchets. Il y a formation d’une vésicule membraneuse renfermant la
substance à sécréter et migration vers la membrane. La vésicule fusionne
avec la membrane et le contenu de la vésicule est ensuite libéré dans le
liquide interstitiel.

L’endocytose, quant à elle, permet la pénétration des particules et des


macromolécules. Une partie de la membrane entoure la substance et il a
formation d’une vésicule. Il y a trois types d’endocytose : la phagocytose
(ingestion de particules solides : formation de phagosome), la pinocytose
(ingestion de liquides : formation de vésicule pinocytaire) et l’endocytose par
récepteur interposé. Lors de la phagocytose, la vésicule formée fusionne
avec un lysosome qui contient des enzymes et digère la particule.

8
1.6 Le cytoplasme

Le cytoplasme désigne le matériel cellulaire situé à l’intérieur de la


membrane plasmique, mais à l’extérieur du noyau. C’est à cet endroit que la
plupart des activités cellulaires sont accomplies. Le cytoplasme est formé de
trois éléments principaux :

1- Le cytosol : Liquide semi-visqueux composé d’eau, de protéines et


divers solutés dans lequel baignent les autres éléments du
cytoplasme.

2- Les organites : Constitue la machinerie métabolique de la cellule.


Chaque organite exécute une fonction spécifique au
sein de la cellule. Ceux-ci seront décrits
ultérieurement.

3- Les inclusions : Diverses substances chimiques comme des réserves de


nutriments, des enzymes, des granulations, etc.

Les organites du cytoplasme sont comme de petits organes à l’intérieur


de la cellule et effectuant chacun une tâche visant à assurer le maintient de
la vie de la cellule. Chacun d’entre eux possède une membrane perméable
semblable à la membrane cellulaire ce qui leur permet d’avoir un milieu
interne différent du cytosol dans lequel ils baignent. Dans les prochaines
sections de ce chapitre, les organites seront vus brièvement au niveau de
leur structure et de leur fonction.

1.7 Les mitochondries

Ce sont de petits bâtonnets similaires à des saucisses qui sont la


source d’énergie des cellules. La membrane interne des mitochondries est
remplie d’invaginations entre lesquelles se produisent la dégradation du
glucose et la synthèse d’une molécule hautement énergétique : l’ATP.

Plus une cellule travaille et a besoin d’énergie, plus elle possède de


mitochondries. Le processus complet de production d’énergie des
mitochondries est appelé respiration cellulaire aérobie puisqu’il nécessite de
l’oxygène. Elles possèdent leur propre ADN et peuvent se reproduire en cas

9
de besoin. On dit qu’elles tirent leur origine d’une bactérie qui aurait parasité
l’ancêtre de la cellule actuelle et qu’elle aurait développé une symbiose avec
ce dernier.

1.8 Les ribosomes

Ce sont de petites unités composées de protéines et possédant un


ARN particulier, l’ARN ribosomal. Ils sont le siège de la synthèse des
protéines. Formés de deux sous-unités, les ribosomes peuvent circuler
librement dans le cytosol ou être attachés à des membranes et former une
partie du réticulum endoplasmique rugueux. Ceux qui sont libres produisent
les protéines qui demeureront dans la cellule alors que les autres produisent
les protéines destinées aux membranes ou qui seront exportées dans le
liquide extracellulaire.

1.9 Le réticulum endoplasmique

Il s’agit d’un réseau de membranes parallèles qui s’enroulent dans le


cytoplasme pour former des cavités remplies de liquide. Il y a deux types de
réticulum endoplasmique : le RE lisse et le RE rugueux. Ce dernier, avec la
présence des ribosomes, constitue le site de stockage des protéines
nouvellement synthétisées. Au fur et à mesure que les protéines sont
formées, elles s’accumulent dans les citernes du RE rugueux pour ensuite se
détacher sous forme de vésicules et migrer vers l’appareil de Golgi.

Le RE lisse, pour sa part, ne participe pas à la synthèse des protéines.


Il est formé de tubulures ramifiées et les enzymes qu’il contient catalysent
des réactions de métabolisme des lipides, la synthèse des hormones
sexuelles, l’absorption et le transport des graisses et la détoxication de
certaines drogues. Le RE lisse est cependant beaucoup moins présent dans
les cellules du corps humain à l’exception des cellules musculaires
(squelettiques et cardiaques).

1.10 L’appareil de Golgi

Situé près du noyau, cela ressemble à une pile de sacs membraneux


aplatis entourés de nombreuses petites vésicules membraneuses. Sa
principale fonction est de modifier, concentrer et d’emballer les protéines.

10
Lorsqu’elles parviennent à l’appareil de Golgi, sous forme de vésicules, en
provenance du RE rugueux, ces dernières se fusionnent aux membranes de
l’appareil de Golgi pour y subir des modifications. Ensuite, elles sont triées
puis accumulées dans des vésicules attachées aux membranes de l’appareil.
Les protéines destinées à l’exportation se détachent sous forme de vésicules
de sécrétion.

1.11 Les lysosomes

Ce sont des sacs membraneux renfermant certaines hydrolases,


enzymes nécessaires à la digestion. Les enzymes sont synthétisés dans le RE
rugueux puis acheminés à l’appareil de Golgi. Ils ressortent sous forme de
vésicules qui serviront entre autres à la digestion des particules ingérées
contenues dans les phagosomes. Ils digèrent également les vieux organites,
le glycogène, les vieux tissus et participent à la libération du calcium dans le
sang à partir des os.

1.12 Les peroxysomes

Ce sont des vésicules membraneuses, dérivées par bourgeonnement du


RE, contenant des oxydases puissantes. Ce sont des enzymes qui utilisent
l’oxygène moléculaire (O2 ) pour détoxiquer des substances nuisibles comme
l’alcool et le formaldéhyde. Mais la plus importante fonction des
peroxysomes est la neutralisation des radicaux libres comme le superoxyde
pour le transformer en peroxyde d’hydrogène. Ensuite, la catalase réduit le
peroxyde en eau. Nous retrouvons les peroxysomes en grand nombre dans les
cellules du foie et des reins.

1.13 Éléments du cytosquelette

Le cytosquelette est un réseau protéique de microfilaments, de


microtubules et de filaments intermédiaires qui agissent comme le squelette
et les muscles de la cellule. Il assure le soutien de la cellule et lui confère le
mouvement. Parmi les protéines retrouvées dans le cytosquelette, notons la
présence d’actine, de myosine, la tubuline et la kératine.

11
1.14 Le centrosome et les centrioles

Le centrosome est une région près du noyau de la cellule qui constitue


le centre d’organisation des microtubules. Les centrioles sont deux organites
formés de neuf groupes de trois microtubules qui jouent un rôle lors de la
division cellulaire.

1.15 Cils et flagelles

Les cils et les flagelles sont des organes qui servent à la propulsion.
Les cils, qui sont de petites expansions cellulaires, propulsent des substances
à la surface de la cellule. Par exemple, les cellules qui tapissent les voies
respiratoires balayent le mucus loin des poumons. Par opposition, le flagelle
qui est beaucoup plus grand, sert à propulser la cellule elle-même comme
chez les spermatozoïdes.

1.16 Le noyau

Le noyau, le plus gros des organites, est le centre de régulation des


cellules vivantes. La majorité des cellules ne possèdent qu’un noyau, mais les
cellules musculaires squelettiques et certaines cellules du foie sont
multinucléées. D'autres comme les globules rouges matures ne possèdent pas
de noyau, on dit qu’ils sont anucléés. Évidemment, ces derniers ne peuvent se
reproduire ou synthétiser les protéines manquantes.

Le noyau est constitué de trois parties distinctes :

1- La membrane nucléaire : Double membrane, chacune faite de


phospholipides doubles, munie de petites ouvertures appelées
pores nucléaires dont la perméabilité sélective laisse passer les
molécules de protéines et l’ARN. La membrane nucléaire retient
une substance gélatineuse appelée nucléoplasme.
2- Les nucléoles : Petits corps composés d’ARN ribosomal et de
protéines servant à fabriquer les ribosomes. Les sous-unités des
ribosomes sont formées dans le noyau, sortent par les pores et
s’assemblent dans le cytoplasme.
3- La chromatine : Analogue à un chapelet, la chromatine est
formée d’un ruban d’ADN et d’une protéine globulaire, l’histone.

12
Les nucléosomes sont des groupements de huit histones qui sont
enroulés par une molécule d’ADN. L’histone a pour but
d’emballer de façon compacte l’ADN. Lors de la division
cellulaire, la chromatine se condense pour former les
chromosomes.

1.20 Les cellules végétales

Les cellules eucaryotes végétales possèdent beaucoup d’organites


communs aux cellules animales et qui effectuent les mêmes fonctions.
Toutefois, les cellules végétales possèdent trois structures
caractéristiques : la paroi cellulaire, les plastes et les vacuoles.

1- La paroi cellulaire

D’abord, la membrane plasmique est entourée d’une paroi cellulaire


épaisse, mais poreuse qui donne sa forme à la cellule. Les parois de cellules
adjacentes sont fermement cimentées les unes aux autres. Composée de
cellulose et d’autres fibres, la paroi est suffisamment poreuse pour laisser
passer l’eau et les solutés dissous et suffisamment résistante pour donner
structure et support à la plante tout en étant flexible pour permettre à la
plante de se plier sans casser sous l’effet du vent.

Lors de la division cellulaire, les cellules fabriquent une cloison de


pectine, commune aux deux nouvelles cellules, appelée lamelle moyenne.
Ensuite, la cellule fabrique la paroi cellulaire primaire à base de fibres de
cellulose élastique qui lui permet de s’agrandir jusqu’à maturité. Puis, lorsque
la croissance cellulaire est terminée, elle fabrique une paroi plus rigide à
base de lignine; la paroi cellulaire secondaire. Le bois dans les végétaux
contient une grande quantité de lignine.

2- Les plastes

Les plastes, comme les mitochondries, possèdent leur ADN, leur ARN
et des ribosomes et se reproduisent de façon autonome. Ils sont limités par
deux membranes externes qui les séparent du cytoplasme et possèdent un
système de membranes internes. Selon le type de cellule où il se trouve, un
plaste peut se développer en chloroplaste, chromoplaste ou leucoplaste.

13
Les chloroplastes sont le site de la photosynthèse. La membrane
interne est fortement repliée. Ils contiennent un pigment vert, la
chlorophylle, qui leur confère cette couleur.

Les chromoplastes sont des plastes qui synthétisent et entreposent


les pigments rouges, oranges et jaunes responsables de la coloration d’un
grand nombre de fleurs, de fruits ou de racines.

Les leucoplastes sont des plastes incolores qui entreposent certaines


substances (glucides, graisses protéines). Les plus courants, les amyloplastes
absorbent le sucre et le stockent sous forme d’amidon (pomme de terre).

3- Les vacuoles

Une vacuole est un sac de liquide limité par une membrane. La plus
grande partie du volume d’une cellule végétale est occupée par une vacuole
entourée d’une membrane : le tonoplaste. La vacuole contient de la
nourriture, des pigments, des sels et autres substances comme des toxines.

Figure 1.5 : Structures et organites de la cellule eucaryote de type végétal


(Arms et Camps 1993)

14
Chapitre 2 : Cellules spécialisées du sang

2.1 Composition du sang

Le sang est un tissu formé de diverses cellules, les éléments figurés,


qui baignent dans une matrice liquide visqueuse jaunâtre : le plasma. D’un pH
légèrement alcalin (7.35-7.45) et d’une température légèrement supérieure à
celle du corps (38 °C), le sang représente environ 8 % du poids corporel, soit
environ 4 à 5 litres chez la femme et 5 à 6 litres chez l’homme. Le plasma
représente environ 55 % du volume du sang alors que les 45 % restants sont
les éléments figurés. Parmi ceux-ci, nous retrouvons les érythrocytes
(globules rouges) (environ 45 %) et les leucocytes (globules blancs) et
plaquettes (moins de 1 %).

2.2 Fonctions du sang

Les rôles joués par le sang se subdivisent en trois types : transport,


régulation et protection.

Transport : - Apporter les nutriments du système digestif et


l’oxygène des poumons vers les organes cibles.

- Transporter les déchets métaboliques vers les


sites d’élimination (poumons et reins).

- Transporter les hormones des glandes vers les


organes cibles.

Régulation : - Maintenir la température, le pH par des protéines


et solutés (tampons) et le volume par les sels et les
protéines qui maintiennent le plasma dans la
circulation sanguine (osmolarité).

Protection : - Prévenir les hémorragies grâce aux plaquettes et


diverses protéines qui forment un caillot.

15
- Présence dans le sang d’anticorps, de protéines du
complément et de leucocytes intervenant dans la
réponse immunitaire.

2.3 Les érythrocytes

Également appelés globules rouges ou hématies, les érythrocytes sont


de petites cellules discoïdales de 2 µm d’épaisseur et de 7,5 µm de diamètre.
Lorsque matures, les érythrocytes sont anucléés et possèdent très peu
d’organites cellulaires. Leur principale fonction consiste à apporter l’oxygène
des poumons aux cellules de l’organisme. Cela est rendu possible grâce à la
présence d’un pigment, l’hémoglobine, qui représente environ le tiers du poids
de la cellule.

Les globules rouges contiennent des protéines pour maintenir


l’intégrité de la membrane plasmique ou pour modifier sa forme. Ils n’ont pas
de mitochondries; la synthèse de l’ATP se fait par des mécanismes
anaérobies afin que la cellule n’utilise pas l’oxygène qu’elle transporte. Les
globules peuvent également se déformer afin de s’adapter au diamètre des
vaisseaux sanguins grâce à une protéine fibreuse de la membrane : la
spectrine.

Les érythrocytes sont environ 800 fois plus nombreux que les
leucocytes. On en dénombre environ 4,3 à 5,2 x 1012 chez les femmes alors
qu’il y en a environ 5,1 à 5,8 x 1012 chez les hommes.

La molécule d’hémoglobine est formée de quatre groupements d’un


pigment rouge, l’hème, et d’une protéine globulaire, la globine. Cette dernière
est formée de quatre chaînes, chacune liée à un hème. Celui-ci contient un
atome de fer qui peut se lier avec une molécule de O2, soit deux atomes
d’oxygène. Donc, une molécule d’hémoglobine peut transporter quatre
molécules d’O2.

Lorsque la molécule d’hémoglobine est liée à l’oxygène au niveau des


poumons, elle devient de l’oxyhémoglobine. Lorsqu’elle se dissocie de
l’oxygène, au niveau des lits capillaires, elle devient de la désoxyhémoglobine.
Puis, lorsqu’elle se lie au CO2, par ses acides aminés, l’hémoglobine devient de
la carbhémoglobine, et ce, jusqu’aux poumons où le cycle recommencera.

16
2.4 Formation des cellules sanguines

La synthèse des cellules sanguines, l’hématopoïèse, a lieu dans la


moelle osseuse rouge ou tissu myéloïde dans les os plats du tronc et des
ceintures ainsi que dans l’épiphyse proximale de l’humérus et du fémur. Les
cellules immatures reposent sur un réseau de fibres bordant de larges
capillaires appelés sinusoïdes.

Tous les éléments figurés du sang tirent leur origine d’une même
cellule souche : l’hémocytoblaste. Ce dernier se divise par mitose pour
donner un précurseur. La présence de récepteurs spécifiques sur la
membrane plasmique qui réagissent à certaines hormones oriente la
spécialisation ou la différenciation de la cellule.

2.5 La formation des globules rouges

L’érythropoïèse ou production d’érythrocytes se déroule en trois


phases distinctes.

1- Production de beaucoup de ribosomes par les érythrocytes


immatures.

2- Synthèse d’hémoglobine et accumulation dans le cytoplasme.

3- Éjection du noyau et de la majorité des organites

Le processus débute lorsque l’hémocytoblaste devient un


proérythroblaste. C’est alors que débute la première phase de la production.
Cela se poursuit jusqu’à ce que le proérythroblaste devienne un érythroblaste
basophile. Puis lorsqu’il devient un érythroblaste polychromatophile, la
synthèse d’hémoglobine débute et se poursuit, même au stade normoblaste
jusqu’à ce que la concentration atteigne 34 %.

À ce moment, la fonction nucléaire cesse et le noyau dégénère. Il y a


affaissement de la cellule qui lui donne sa forme biconcave typique et il
devient un réticulocyte. Il amorce alors la circulation et le transport
d’oxygène puis, après deux jours, il est devenu un érythrocyte mature. Si les

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reins ne reçoivent pas assez d’oxygène, ils libèrent une hormone,
l’érythropoïétine, qui enclenche l’érythropoïèse.

2.6 Les leucocytes

Les globules blancs, quoique moins nombreux que les globules rouges
jouent un rôle essentiel dans la lutte de l’organisme contre les maladies.
Représentant un volume inférieur à un 1 % du volume sanguin total, ils sont au
nombre de 4 à 11 x 109 par litre de sang. Ce sont les seules cellules sanguines
à posséder un noyau et les organites habituels.

Ils protègent contre les maladies, les virus, les parasites, les toxines
et les cellules tumorales. Contrairement aux érythrocytes, les leucocytes
peuvent quitter la circulation sanguine par un mécanisme appelé diapédèse.
Ils empruntent la circulation sanguine pour se rendre aux régions (tissus
conjonctifs lâches et tissus lymphoïdes) où ils instaurent la réaction
inflammatoire et immunitaire.

Les leucocytes se déplacent par des mouvements amiboïdes. Ils


réagissent aux substances chimiques libérées par les cellules endommagées
ou par d’autres leucocytes qui ont repéré le siège d’une lésion ou d’une
infection. C’est alors qu’ils entreprennent la phagocytose et la destruction de
l’agent infectieux.

Quand les globules blancs se mobilisent, l’organisme augmente leur


production et le nombre peut doubler en quelques heures seulement. On parle
hyperleucocytose lorsque le nombre de globules blancs est supérieur à 11 x
109 / litre de sang. Il s’agit d’une réponse homéostatique à une invasion
bactérienne ou virale.

Suivant leurs caractéristiques structurales, nous regroupons les


leucocytes en deux grands groupes : les granulocytes et les agranulocytes.
La différence résulte de la présence de granulations spécialisées dans le
premier groupe alors que le second groupe n’en possède pas.

Nous retrouvons trois types de leucocytes granulocytes : les


neutrophiles (40 à 70 %), les éosinophiles (1 à 4 %) et les basophiles (0 à
1 %). Tous sont des phagocytes dont le rôle est d’ingérer les proies par

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phagocytose. Quant aux agranulocytes, il y a les lymphocytes (20 à 45 %) et
les monocytes (4 à 8 %). Les paragraphes qui suivent décrivent
sommairement chacun des groupes de leucocytes énumérés ci-dessus.

2.7 Les granulocytes neutrophiles

Deux fois plus gros que les globules rouges, ils forment près de la
moitié de la population des globules blancs. Lors de la coloration, leur
cytoplasme absorbe les deux colorants (rouge acide et bleu basique) ce qui
leur donne une teinte lilas (d’où leur nom de neutrophile). Leur noyau possède
de trois à six lobes : il est polynucléé.

Il y a présence de granulations contenant des peroxydases, des


enzymes hydrolytiques et des protéines à caractère antibiotique appelées
collectivement lysozyme. Ils effectuent la phagocytose de bactéries et de
certains champignons. L’explosion respiratoire, mécanisme utilisé par les
neutrophiles qui consiste à produire, à partir de l’oxygène, du peroxyde
d’hydrogène, du superoxyde et des hypochlorites qui sont tous trois de
puissants germicides.

2.8 Les granulocytes éosinophiles

De même dimension que les neutrophiles, les éosinophiles possèdent


cependant un noyau bilobé et un cytoplasme possédant des granulations se
colorant du rouge brique au cramoisi. Les éosinophiles ont pour rôle de
s’attaquer aux parasites comme les plathelminthes et les nématodes trop
gros pour être phagocytés. Ils se retrouvent principalement dans la région
des voies respiratoires et du système digestif généralement infectés par les
parasites. Ils phagocytent également les protéines étrangères et les
complexes antigène-anticorps causant les allergies.

2.9 Les granulocytes basophiles

Ils sont les moins nombreux des globules blancs. Leur dimension est
égale ou inférieure à celle des neutrophiles. Les granulations qu’ils possèdent
contiennent de l’histamine qui les colore en violet et le noyau est lobé. Leur
rôle est de libérer l’histamine et d’autres médiateurs chimiques sécrétés au
cours de la réaction inflammatoire.

19
2.10 Les agranulocytes lymphocytes

Ce sont les plus nombreux après les neutrophiles. Leur taille est très
variable et leur noyau quasi sphérique et violet peut présenter un mince
anneau bleu pâle. Cependant, une faible proportion se trouve dans la
circulation sanguine (seulement les petits), la majorité opérant au niveau des
tissus lymphoïdes au cours de la réaction immunitaire. Les lymphocytes T
participent à la réaction immunitaire en combattant activement les cellules
infectées par un virus ou les cellules tumorales. Les lymphocytes B donnent
naissance aux plasmocytes qui produisent les anticorps (immunoglobulines)
libérés dans le sang.

2.11 Les agranulocytes monocytes

Les monocytes sont les plus gros globules blancs. Ils ont un cytoplasme
bleu pâle et un noyau violet en forme de U ou de haricot. Une fois parvenus
dans les tissus par la diapédèse, les monocytes deviennent des macrophages
dont la mobilité et le potentiel phagocytaire sont remarquables. Ils
participent également au lancement des lymphocytes dans la réponse
immunitaire.

** Comme l’érythropoïèse, la leucopoïèse, c’est-à-dire la production de


globules blancs, est régie par les hormones et ceux-ci proviennent de la
même cellule souche : l’hémocytoblaste. Toutefois, comme les mécanismes
de différenciation sont beaucoup plus complexes, nous ferons grâce des
détails.

2.12 Les plaquettes

Les plaquettes ne sont pas des cellules, mais plutôt des fragments
cytoplasmiques de cellules extrêmement grosses : les mégacaryocytes. Les
plaquettes proviennent de la cellule souche qui devient un mégacaryoblaste
qui lui, effectue plusieurs mitoses successives sans jamais se séparer
complètement. Il en résulte une immense cellule au noyau plurilobé qui finit
par éclater libérant plusieurs fragments. Ces plaquettes, ont un diamètre qui
varie de 2 à 4 µm et leur nombre est d’environ 250 à 500 x 109 par litre de
sang. Elles jouent un rôle essentiel dans la coagulation lors de la rupture d’un
vaisseau sanguin ou une lésion en adhérant à l’endroit endommagé formant un

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bouchon temporaire (caillot). Les plaquettes sont anucléées et dégénèrent en
10 jours si elles ne sont pas utilisées.

2.13 Le plasma sanguin

Le plasma sanguin est un liquide visqueux composé à 90 % d’eau et


contenant plus de 100 solutés, dont des nutriments, des gaz, des hormones,
des ions, des déchets métaboliques, des protéines, etc.. La composition du
plasma varie continuellement selon que les cellules captent ou libèrent des
substances dans le sang.

Liste de référence

Marieb, Elaine. N., 1993. Anatomie et physiologie humaines. Édition du renouveau


pédagogique inc., Montréal.

Arms Karen et Camp Pamela S., 1993. Biologie Générale. Édition Études Vivantes. Laval.

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