CHAPITRE 4: LES ACTEURS DU QHSE, LEURS FONCTIONS ET
LEUR IMPACT
Parler de qualité, d’hygiène, de sécurité et d’environnement induit beaucoup de
paramètres à tenir en compte pour mettre sur pied des processus de gestion de ces 4 axes. Ceci
implique par ricochet l’intervention d’une multitude d’acteurs qui décident ou influencent les
décisions prises concernant la réglementation et l’implémentation du management QHSE. Il
s’agit entre autre de la direction de l’entreprise, des salariés, des syndicats, des assistants
sécurité, l’inspection, les organismes de vérifications techniques.
Nous nous intéresserons dans ce cours aux acteurs restreints à l’entreprise qui interviennent sur
la santé au travail.
4-1) les acteurs
Ceux qui interviennent dans la chaîne QHSE en entreprise sont :
- La direction, au niveau de laquelle se décident les mesures nécessaires pour assurer la
sécurité et protéger les travailleurs. Ces mesures comprennent la prévention des risques
professionnels et environnementaux, l’information et la formation, et aussi la mise en
place d’une organisation et la disposition de moyens adaptés.
- Les salariés, qui après sensibilisation et formation sur la sécurité et la santé, doivent en
être responsables au premier plan, pour eux et pour les autres personnes qui pourraient
en être affectés (visiteurs, clientèle, voisinage).
- L’assistant de sécurité. S’il en existe au sein de l’entreprise, sa mission est d’aider et de
conseiller dans la préparation et la mise en œuvre d’une politique QHSE. Il est le
conseiller technique auprès de la direction du personnel dans différents domaines
- Le responsable QHSE ou l’ingénieur QHSE, qui a la charge effective de mettre en place
des actions de prévention, des contrôles, études et différents diagnostics. C’est aussi lui
qui met sur pied le système de management en santé sécurité au travail. Il peut se faire
assister de techniciens tel que le qualiticien, les spécialistes de la sécurité et de
l’environnement, etc.
Précisément pour la santé et la sécurité les intervenants directs sont la dirigeants, les
managers, les salariés, les animateurs santé-sécurité-environnement ainsi que le médecin du
travail.
4-2) rôle et impact des acteurs sur la santé au travail
4-2-1) notion de risque
On peut retenir du risque la définition suivante, c’est-à-dire une situation (ensemble
d’événements simultanés ou consécutifs) dont l’occurrence est incertaine et dont la réalisation
affecte les objectifs de l’entité (individu, famille, entreprise, collectivité) qui le subit. On le
caractérise par sa probabilité d’occurrence ou sa fréquence, et par ses effets en terme de gravité ;
et de ces éléments on détermine s’il s’agit d’un risque plus ou moins critique.
Selon leur source on distingue :
- Les risques de sources naturelles tel que les inondations, la foudre, les mouvements de
terrain, les températures extrêmes, les éruptions volcaniques, etc.
- Les risques de sources humaines ou anthropiques, parmi lesquelles l’incendie
volontaire, le terrorisme, les erreurs humaines, la contamination, la pollution.
L’une des missions fondamentales de la QHSE c’est l’évaluation et la gestion des risques, en
somme, cerner les dangers et les facteurs de risques, analyser et examiner le risque associé au
danger, et déterminer les moyens appropriés pour maitriser le risque. En ce qui concerne la
santé au travail ils sont de tous types, aussi bien physiques que psychosociaux.
4-2) rôle et impact des acteurs
Ils contribuent à la démarche pour assurer la santé et la sécurité des salariés.
CHAPITRE 5 : LE DROIT DE L’ENVIRONNEMENT
La prise de conscience de l’environnement comme patrimoine commun et surtout de
l’importance de sa sauvegarde pour la pérennité de la vie sur terre, a mené à l’adoption
obligatoire par toute entreprise, de mesures visant la préservation de l’environnement et la
restauration des écosystèmes, ou tout du moins à réduire l’impact sur l’équilibre de la nature.
Au sens de la loi n°96/12 du 05 août 1996 portant loi cadre relative à la gestion de
l’environnement, l’environnement se définit comme l’ensemble des éléments naturels ou
artificiels et des équilibres bio-géochimiques auxquels ils participent, ainsi que des facteurs
économiques, sociaux et culturels qui favorisent l’existence, la transformation et le
développement du milieu, des organismes vivants et des activités humaines.
Désormais il incombe à toute entreprise de prendre des mesures adéquates pour la gestion de
l’environnement dans le but de réduire son impact sur cet environnement et même si possible
de participer à la restauration des écosystèmes. Ainsi la réglementation en terme
d’environnement donne à la profession QHSE des lignes directrices à suivre pour accompagner
les entreprises à assumer leurs responsabilités vis-à-vis de l’environnement. En général les lois
et normes environnementales préconisent pour un meilleur respect de la réglementation au
niveau des entreprises :
- Le dialogue avec les différents acteurs ;
- Les contrôles périodiques ;
- L’affichage des prescriptions en la matière;
- Les formations ;
- L’analyse environnementale ;
- La constitution des dossiers et la tenue d’études ;
- La veille réglementaire ;
- L’organisation des secours.
Bien qu’en constante évolution, la réglementation environnementale fixe des exigences strictes
sur les infrastructures, les modes de transport et de stockage des substances utilisées, sur les
émissions directes et indirectes associées aux procédés de fabrication.
La réglementation sur l’environnement est bien fournie et de plus en plus précise pour couvrir
des travaux multiples ; dans le cadre de ce cours nous nous intéressons à la norme ISO 14001
qui spécifie le management du volet environnement en entreprise, et la loi cadre portant gestion
de l’environnement.
5-1) La norme ISO 14001
Elle préconise les systèmes de management environnemental et propose un processus de gestion
de l’environnement dans et par l’entreprise. Elle spécifie les exigences relatives à un système
de management environnemental pouvant être utilisé par un organisme pour améliorer sa
performance environnementale. Elle est destinée à être utilisée par les organismes souhaitant
gérer leurs responsabilités environnementales d’une manière systématique qui contribue au
pilier environnemental du développement durable. La version la plus récente est celle de 2015.
Elle est composée de 20 chapitres :
- politique ;
- planification ;
- aspects environnementaux ;
- exigences légales aux autres exigences ;
- objectifs et cibles ;
- programmes de management environnemental ;
- mise en œuvre et fonctionnement ;
- structure et responsabilités ;
- formation, sensibilisation et compétences ;
- communication ;
- documentation du système de management environnemental ;
- maîtrise des documents ;
- maîtrise opérationnelle ;
- prévention des situations d’urgence ;
- contrôle et actions correctives ;
- surveillance et mesurage ;
- non-conformité et action corrective et préventive ;
- enregistrements ;
- audit du système de management environnemental ;
- revue de direction.
5-2) La loi n°96/12 du 05 août 1996 portant gestion de l’environnement
Au Cameroun, la base juridique pour la gestion environnementale est la loi n°96/12 du 05 août
1996. En substance, elle traite des études d’impact environnemental et social, des études
environnementales et sociales, des enquêtes publiques, des audiences publiques, des
consultations autochtones, des audits environnementaux (diagnostic avec ou sans référentiel) et
des analyses de la conformité et de l’application de la loi.
Elle s’accompagne de nombreux décrets ou arrêtés qui précisent ses clauses, à l’instar du Décret
n° 2013/0171/PM fixant les modalités de réalisation des études d’impact environnemental et
social et du Décret n° 2013/0172/PM fixant les modalités de réalisation de l’audit
environnemental et social.