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Secourisme Canin

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URGENCE ET SECOURISME CANIN

Dr Alexandre BALZER

DMV, CEAV Médecine Interne


DU Psychiatrie Vétérinaire
Membre du comité de la SCC
URGENCE ET SECOURISME CANIN

 Apprendre à identifier une urgence


 Faire les premiers gestes d’urgence

 Réaliser les gestes classiques

 Anticiper les risques


URGENCE ET SECOURISME CANIN

Les valeurs usuelles :


 Température interne : 38.5 °C

 Fréquence cardiaque : de 60 à 140 bpm

 Fréquence respiratoire : de 10 à 20 mpm


URGENCE ET SECOURISME CANIN

 Les urgences cardio-respiratoires et les plaies, les


fractures
 Les urgences ophtalmologiques et gastro-
intestinales
 Les intoxications, les envenimations et les
urgences médicales
 Les techniques de soins
URGENCE ET SECOURISME CANIN

 Les urgences cardio-respiratoires et les plaies, les


fractures
 Principe de fonctionnement de la pompe cardiaque
 L’arbre bronchique
 Les pathologies acquises
 L’urgence
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 Principe de fonctionnement de la pompe cardiaque
 Le cœur est l’un des plus gros muscles du corps,
 La circulation sanguine assure le fonctionnement du métabolisme de
l’organisme en éliminant ses déchets.
 De notre cœur et de ses contractions dépend notre vie.
 En effet, si le cœur s’arrête plus de trois minutes c’est la mort cérébrale.

Film 1
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 Principe de fonctionnement de la pompe cardiaque
 Le cœur est un muscle qui fait office de pompe et permet au sang de
circuler dans l’organisme et ainsi l’irriguer. Le sang est constamment
pompé et éjecté par différents vaisseaux et parcourt un circuit fermé.
 Deux circuits vasculaires trouvent leur origine et leur fin dans le cœur :
 La circulation pulmonaire, également appelée « petite circulation ».
Elle correspond du sang désoxygéné qui part du cœur jusqu’aux
poumons afin d’y être oxygéné. Ce sang oxygéné revient ensuite des
poumons jusqu’au cœur.
 La circulation systémique, aussi appelée « grande circulation » qui

oxygène tous les organes du corps avant de ramener le sang


désoxygéné à la case départ.
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 Principe de fonctionnement de la pompe cardiaque
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 Le cœur est composé de trois types de tissus : fibreux, musculaire et nodal.
 C’est ce dernier qui crée l’influx électrique qui se traduit musculairement par
la contraction des oreillettes et des ventricules.
 Lorsque les oreillettes se contractent, elles remplissent les ventricules de
sang qui est ensuite injecté dans le système circulatoire.
 Ce cheminement électrique est indispensable au fonctionnement de la pompe
cardiaque.
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 L’arbre respiratoire
 Lieu d’échange gazeux
 Organe très sensible
 Infections

 Particules fines

 Tumeur
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 L’arrêt respiratoire
 Après trois minutes : lésions cérébrales irréversibles
 Généralement dû à une obstruction des voies aériennes supérieures
(nez, gorge, trachée…)
 Attention aux jouets de taille inadaptée (jouet de chiot pour un adulte)
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 L’oedeme du larynx
 Suffocation, respiration bruyante, le chien bleuit
 Causes : allergie, œdème de Quincke, coup de chaleur

 L’oedeme du poumon
 Respiration accélérée, toux
 Causes : inhalation gaz toxique, électrocution, morsure de vipère, coup
de chaleur, insuffisance rénale et/ou cardiaque chronique

 Ce qu’il faut faire


 Eviter le stress !!!
 Mettre le chien au frais, le déplacer en évitant de lui comprimer le thorax
et l’emmener rapidement chez le vétérinaire
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 Les pathologies acquises
 Pathologies respiratoires
 Pathologies acquises
 Valvulopathie

 Rupture de cordages

 CMD

Film 6,7,8
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 Qu’est ce que l’arrêt cardiaque?
 L’arrêt cardiaque, ou « mort subite de l’adulte » est causé par un trouble
du fonctionnement du système électrique du cœur.
 Il peut être mortel si aucune prise en charge n’est effectuée dans les
minutes qui suivent son déclenchement.
 Le cœur ne pouvant plus effectuer sa mission d’irrigation sanguine, les
organes ne sont plus alimentés, ce qui peut causer des séquelles
irréversibles.
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 Reconnaître l’arrêt cardiaque
 Reconnaître les signes annonciateurs d’un arrêt cardiaque permet de
pouvoir anticiper et le cas échéant effectuer les gestes qui sauvent.
 Essoufflement : c’est le premier signe. Il est lié à l’engorgement de sang
dans les poumons qui provoque une difficulté à respirer.
 Douleurs dans la poitrine/ Elles sont ressenties par près de 60 % des
victimes. Elles sont caractéristiques d’un problème cardiaque. La
sensation qu’un étau enserre la poitrine.
 Le cœur se met à palpiter très rapidement.
 Fatigue liée à une irrigation musculaire insuffisante.
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 L’arrêt cardiaque est provoqué par l’absence de contraction
du muscle cardiaque causant l’arrêt de la circulation du sang
et de l’irrigation de l’organisme par celui-ci.
 Les principaux mécanismes d’un arrêt cardiaque sont au
nombre de deux :
 L’asystolie : absence d’impulsion électrique
=> empêche les contractions des ventricules du cœur.
=> nécessite une prise en charge très rapide, difficilement
récupérable.
 La fibrillation ventriculaire : trouble grave du rythme cardiaque qui
occasionne des contractions désordonnées des fibres musculaires
cardiaques.
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 Causes de l’arrêt cardiaque
 Lorsque le cœur s’emballe, se met à trembler et à battre trop vite, de
manière brutale, on parle d’arrêt cardiaque.
 Cet emballement l’empêche de remplir ses fonctions d’irrigation sanguine
de l’organisme.
 Plusieurs causes :
 Crise cardiaque, anomalies sanguines, accident vasculaire cérébral

(AVC), électrocution, blessure, accident…


 Les causes peuvent également être d’origine génétique (mort subite
chez les sportifs notamment) ou respiratoire (infection pulmonaire,
crise d’asthme, noyade).
 CHEZ L’HOMME : La première cause est l’infarctus du myocarde
avec dans la plupart des cas une phase initiale de fibrillation
ventriculaire.
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 La conséquence d’un arrêt cardiaque
 Arrêt de la circulation du sang.
 L’organe le plus dangereusement exposé à cette absence de
vascularisation est le cerveau
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 Les urgences vraies
 L’arrêt Cardiaque – la mort subite
 Les syncopes
 L’œdème aigu du poumon
 La rupture des cordages
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 Les urgences vraies
 L’arrêt Cardiaque – la mort subite

 La clé pour réussir la RCP (réanimation cardio-pulmonaire) :


 Libération des voies respiratoires

 Ventilation

 Compression thoracique.
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 Le massage cardiaque
 Vérification de la respiration
 Vérification du pouls
 Libération des voies aériennes
 Désobstruction
 Insufflations (5)
 Respirations => oui : on surveille
=> non : on poursuit…
 Insufflations (2)
 Massage cardiaque
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 Le massage cardiaque :
 Compliqué chez le chien
 Peu efficace

 Petits chiens : placer une main de chaque coté du thorax


 Grand chien : maintenir le thorax parallèle au sol

 Rythme : de 30 à 60 compressions par minute (1 à 2 par secondes)


 Réaliser soit : 10 compressions toutes les secondes puis 2 insufflations
 Soit : 20 compressions (2 compressions par seconde) puis 2
insufflations
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 Les urgences vraies
 Les syncopes
 perte soudaine de conscience, suivie d'un retour spontané à la
normale.
 Les causes des syncopes sont extrêmement nombreuses

 maladie neurologique, métabolique, …)

 origine cardiaque :

 les troubles du rythme et de la fréquence cardiaque


(tachycardie, extrasystole, fibrillation, blocs,) , l’accumulation de
liquide autour du cœur, l’insuffisance cardiaque.
 Dès stabilisation de l’état général de l’animal, les examens
complémentaires viseront à rechercher la cause du malaise ou de la
syncope.
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 Les urgences vraies
 L’œdème aigu du poumon
 liquide (provenant du sang) qui s’accumule dans les poumons.

 Les principaux symptomes sont une toux associée à une difficulté


respiratoire et à une attitude anxieuse de l’animal.
 Une réanimation médicale intensive et appropriée, permet le plus
souvent de soulager et de stabiliser le chien.
 Dans un deuxième temps, un bilan cardiaque permettra de déterminer

l’origine de la crise et de mettre en place un traitement destiné à


prévenir les rechutes.
 L’œdème aigu du poumon est une urgence grave qui met en jeu le

pronostic vital.
 Attention : l’œdème pulmonaire n’est pas toujours d’origine cardiaque.
LES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES
 La rupture des cordages
 Rupture progressive
 Rupture massive
 OAP rapide
 Pronostic vital rapidement engagé
URGENCE ET SECOURISME CANIN

 Les urgences cardio-respiratoires et les plaies, les


fractures
 Comment gérer un animal accidenté
 Les points de compression
 La gestion d’une plaie
 Les boiteries
 Les fractures
LES PLAIES ET FRACTURES
 Comment gérer un animal accidenté?
 Choc généralement violent
 Tenter de savoir si choc à la tête, sur les flancs ou les membres
 Visite d’urgence chez un vétérinaire même sans symptôme (risque
d’hémorragies internes)
 Garder son calme et limiter le stress de l’animal
 Attention aux sur-accidents
LES PLAIES ET FRACTURES
 Comment gérer un animal accidenté?
 Attention à ne pas se faire mordre par l’animal blessé : utilisation
systématique de la muselière
 Attention à ne pas le laisser s’échapper par peur : utilisation systématique
de la laisse et du collier
 Transport chez le vétérinaire :
 Dans une couverture tenue par deux personnes

 Bien arrimer le brancard improvisé dans la voiture

 Idéalement, le chien est placé derrière le siège passager ou dans le


coffre, à plat
LES PLAIES ET FRACTURES
 Les points de compression
 Il existe quatre points de compression :
 Le point de compression pour la tête. Il se situe au niveau du cou.
 Le point de compression pour les plaies en dessous du coude (patte
antérieure). Il se situe au 1/3 inférieur de l'humérus : partie comprise
entre l'épaule et le coude.
 Le point de compression pour les plaies en dessous du genou (patte
postérieure). Il se situe au 1/3 supérieur du fémur : partie comprise entre
la hanche et le genou, à l'intérieur de la cuisse.
 Le point de compression pour les plaies de la queue. Il se situe à la
naissance de la queue, sous la queue, au dessus de l'anus.
LES PLAIES ET FRACTURES
LES PLAIES ET FRACTURES
 La gestion d’une plaie
 Tondre les poils !!!
 Nettoyer la plaie immédiatement à l’eau et au savon
 Désinfecter ensuite avec un antiseptique
 Si visite chez le véto : envelopper la plaie dans des compresses humides
puis bandage à la bande Velpeau
LES PLAIES ET FRACTURES
 Les désinfectants
 On ne désinfecte qu’une surface propre !
 Nombreux produits
 Chlorexhidine (antispept, hexomedine, diaseptyl…)

 Dérivés iodés (bestadine savon ou solution)

 Ne pas mélanger les produits


 Inutile de les alterner

 Attention : alcool à 90° inefficace


LES PLAIES ET FRACTURES
 Attention aux différents type de plaies
 Abrasion
 Coupure
 Pénétration
 Morsure
LES PLAIES ET FRACTURES
 Une plaie est une urgence vétérinaire vraie ou relative selon
l’importance, la localisation et la nature.

 L’origine de la plaie est importante à prendre en compte.


 consécutive à un traumatisme grave, d’autres lésions (fracture, atteinte
d’organes thoraciques ou abdominaux)
 un état de choc
LES PLAIES ET FRACTURES
 Si la plaie est inférieure à 1 cm :
 Nettoyage, désinfection, +/- pansement
 Si la plaie dépasse 1 cm
 nécessaire de mettre des points de suture. Pour une bonne cicatrisation,
il est souhaitable de recoudre rapidement.

 Toute plaie pénétrante (couteau, arme à feu, …) doit faire


craindre des lésions sous-jacentes, parfois très graves.
LES PLAIES ET FRACTURES

 Les brulures
 Rincer abondamment à l’eau légèrement froide pendant au moins 5
minutes
 Visite indispensable chez le vétérinaire (risque d’infection très important
!!!)
 Attention ne jamais négliger une brûlure!
LES PLAIES ET FRACTURES
 Les pansements
 Nettoyage/désinfection
 Compresse /coton
 Crème
 Bande cohesive/crèpe
 Elasto

 Pansements humides/ pansements secs


LES PLAIES ET FRACTURES
 Les boiteries
 Biomécanique
 Typologie des boiteries à l’effort
 Traumatologie d’effort
 Les boiteries observables
 Les facteurs de risque
BIOMÉCANIQUE
 Le saut est une activité importante chez le chien
 Répartition du poids
 60% du poids sur les antérieurs

 40% du poids sur les postérieurs

 Part importante des boiteries sur les antérieurs


 Postérieurs = pathologies de conformation
BIOMÉCANIQUE

 Décomposition du saut
BIOMÉCANIQUE
 Le chien approche de la haie
 Placement d’un antérieur légèrement devant l’autre en un
point particulier
 Dépendant de sa vitesse, de la hauteur du saut, de la force du
chien, de la confiance qu’il a en sa capacité à franchir le saut, de
l’anticipation du parcours
 Quand les antérieurs sont posés, le chien baisse la tête. La
propulsion en hauteur provient du balancier de la tête, de la
propulsion des antérieurs vers le haut et enfin de l’extension
des postérieurs
BIOMÉCANIQUE

 Trajectoire de saut
 Saut de base : en demi-cercle
 Saut rapide, ligne droite : trajectoire aplatie
 Plus le saut est haut, plus la trajectoire est arrondie
BIOMÉCANIQUE
 Impact au sol à la réception
 Pour un saut de 60 cm
Force de 4.5 fois le poids du corps sur les antérieurs
Force de 3 fois le poids du corps sur les postérieurs
 Plus la trajectoire est aplatie, plus ces forces sont
moindres
 Impact des trajectoires courtes
=> Pathologie des antérieurs (épaule et coude)
BIOMÉCANIQUE
 Angulation et conformation

• Évaluation de l’angulation
de l’épaule :

Angle entre la verticale et une


droite passant par l’épine
scapulaire

• Idéalement : 40 – 45°
• En pratique : 30°
BIOMÉCANIQUE
 Antérieurs
 Si l’angulation de l’épaule est moins importante
 L’amplitude max d’extension est réduite

 L’amplitude de la foulée est réduite

 Le poids du chien à la réception est moins bien absorbé

 Les contraintes sur coude et épaule sont augmentées

 Rappel : évaluation de la foulée du chien :


Au trot : verticale à la base de la truffe, son pied doit
toucher cette ligne au sol
BIOMÉCANIQUE
 Longueur de l’humérus
 Influe sur l’angulation des antérieurs
 Normalement de la même longueur que la scapula
 Souvent humérus plus petit
=>humérus plus vertical
=> réduction de la foulée
=> moins bonne absorption des chocs

 Augmentation des risques de blessures de l’épaule et du


coude
BIOMÉCANIQUE
 Les postérieurs
 Ouverture de l’angle sacro-fémoral
 Conditionne l’efficacité de l’impulsion

 (exemple du BA : excès d’angulation)

Nécessité d’une angulation correcte sans excès


=> Risque de lésions des parties distales
TYPOLOGIE DES BOITERIE À L’EFFORT

 Boiterie des antérieurs


 Boiterie de l’épaule
 OCD

 Tendinite

 Boiterie du coude
 Dysplasie du coude

 Tendinite
TYPOLOGIE DES BOITERIE À L’EFFORT
 Boiterie des postérieurs
 Boiterie de la hanche
 Dysplasie

 Autres boiteries de la hanche

 Boiterie du genou
 RLCA

 Atteintes méniscales

 Atteintes de la rotule

 Tendinite
TYPOLOGIE DES BOITERIE À L’EFFORT

 Boiterie de corps
 Flexion de la colonne
 Nécessité : slalom, out, virages serrés, efforts de

traction…
 Bec de perroquet

 Arthrose et hernie discale

 Atteintes musculaires
 Cervicalgies
 Atteintes de la queue
TRAUMATOLOGIE D’EFFORT

 Lésions musculaires
 Les crampes
G  Les courbatures
R
A
 Les contractures
V  Les élongations
I
T
 Les claquages
E  Les ruptures
TRAUMATOLOGIE D’EFFORT

 Atteintes musculaires
 Crampe : contraction musculaire douloureuse, intense et
involontaire, qui régresse progressivement à l’étirement
 Impotence fonctionnelle immédiate

 Douleur permanente

 A l’effort, la crampe est due

 À la fatigue musculaire par erreur de dosage de l’effort


 Engorgement du muscle
TRAUMATOLOGIE D’EFFORT

 Atteintes musculaires
 Courbature : douleur musculaire diffuse sans lésion
anatomique, après un effort inaccoutumé
 Apparition progressive

 Survient dans les 24 – 48 heures

 Durée 2/4 jours

 Pic de douleur 36 heures chez l’homme

 Due à l’accumulation de déchets


TRAUMATOLOGIE D’EFFORT

 Atteintes musculaires
 contracture : contraction involontaire prolongée, non
réductible par simple étirement
 Douloureuse même au repos

 Zone exquise !
TRAUMATOLOGIE D’EFFORT

 Atteintes musculaires
 élongation : lésion simple de certaines fibres musculaire du
muscle provoquée par un étirement
 Dépassement des capacité élastique de plus de 60%

 Douleur brutale pendant l’exercice, mais modérée

 Réapparait à froid

 Repos 10 jours

 claquage : rupture de quelques fibres musculaires,


accompagné d’une hémorragie interne
 Atteinte irréversible du muscle

 Douleur plus forte

 Régénération des fibres musculaires parfaite


TRAUMATOLOGIE D’EFFORT

 Atteintes musculaires
 Déchirure et rupture musculaire : véritable lésion
anatomique par étirement
 Impotence fonctionnelle

 Douleur intense

 Cicatrisation lente et incomplète

 Lésions parfois irréversibles


TRAUMATOLOGIE D’EFFORT

• aggrave l'hématome initial,


• augmente le nombre de cellules inflammatoires,
• accélère la résorption hématique,
La mobilisation • provoque une régénération musculaire plus précoce et plus
importante,
• entraîne une meilleure orientation des fibres musculaires nouvelles,
• augmente la cicatrisation du conjonctif

• augmente dans les premiers jours le nombre de fibres musculaires


nécrotiques et dégénérées,
• retarde la maturation et la résorption de la cicatrice fibreuse,
L'immobilisation • favorise la pénétration des fibres musculaires nouvelles dans la
zone de cicatrisation du tissu conjonctif, mais selon une orientation
anarchique,
• entraîne une atrophie musculaire.
LES AFFECTIONS DU CHIEN DE SPORT

 Gestion des lésions musculaires

 Gestion de l'urgence
 Le froid
 Les bandages
 Les massages
 Le vétérinaire
 Le diagnostic
 Les anti-inflammatoires
 Les bandages
 Repos !!!
TRAUMATOLOGIE D’EFFORT

 Atteintes tendineuses
 Inflammation du tendon
 Tendinite bicipitale : atteinte de l’épaule
 Tendinite du supra-épineux
TRAUMATOLOGIE D’EFFORT

G  Lésions tendineuses
R
A  Les tendinites
V
I  Les ruptures tendineuses
T  Lésions ligamentaires
E
 Élongations et ruptures

 Gestion des lésions tendineuses et ligamentaires

vétérinaire
LES FACTEURS DE RISQUE
 Les facteurs médicaux
 Obésité
 Atteintes organiques
 Thyroide

 Oestrogènes

 Cushing

…
LES FACTEURS DE RISQUE
 Dysplasie de la hanche
LES FACTEURS DE RISQUE
 Stade A : Indemne de dysplasie :
* coaptation parfaite de l’acetabulum et de la tête fémorale
* angle α supérieur ou égal à 105°
 Stade B : Stade intermédiaire :
Il correspond à deux possibilités :
* angle α supérieur ou égal à 105 ° et coaptation imparfaite
* ou angle α compris entre 100 et 105° et bonne coaptation
 Stade C : Dysplasie légère :
* angle α compris entre 100 et 105°
* coaptation imparfaite. Présence éventuelle de légers
signes d’arthrose
 Stade D : Dysplasie moyenne :
* angle α compris entre 90 et 100°
* mauvaise congruence
* et/ou signes d’arthrose
 Stade E : Dysplasie sévère :
* angle α inférieur à 90°
* luxation ou sub-luxation articulaire ; possibilité de lésions
arthrosiques majeures
LES FACTEURS DE RISQUE

 Dysplasies du coude
 4 affections différentes :
 l’ostéochondrite disséquante (ou OCD)

 la non union du processus anconé de l’ulna (NUPA)

 la fragmentation du processus coronoïde médial de l’ulna

(FPC)
 l’incongruence articulaire (IA).
LES PLAIES ET FRACTURES
 Les différentes fractures
LES PLAIES ET FRACTURES
LES PLAIES ET FRACTURES
 Les fractures simples post-traumatiques
 Ce sont les fractures qui font suite à un accident violent.
 Une fracture peut arriver après un choc direct sur l'os à l'endroit de la
fracture, ou après une torsion importante à distance du foyer de la
fracture.
 La déformation est très inconstante. Un hématome apparaît souvent le
jour même ou le lendemain.
 Les précautions élémentaires sont d'éviter de mobiliser la zone du corps
suspectée de fracture et de voir un vétérinaire.
 Le risque principal est, outre la douleur, de déplacer encore plus les
fragments osseux et de compliquer la prise en charge par une fracture
ouverte ou une intervention chirurgicale complexe.
LES PLAIES ET FRACTURES
 Les fractures spontanées
Ce sont des fractures qui se déclenchent sans l'intervention d'un choc ou
d'une torsion.
Les principales causes sont les tumeurs ou l'ostéoporose.

C'est parfois dans un bilan de douleurs que l'on tombe à la radiographie sur
une image de fracture

 Les fractures de fatigue


Les fractures de fatigue apparaissent au cours d'efforts très prolongés
associés à des micro-traumatismes répétitifs.
Ces fractures semblent être favorisées par le manque d'oxygène et l'acidité
résultante au niveau des tissus osseux.
L'excès d'entraînement peut engendrer des carences alimentaires qui sont un
facteur de risque supplémentaire.
Ces fractures sont souvent précédées de fissurations plus discrètes mais
déjà douloureuses.
LES PLAIES ET FRACTURES
 Les fractures engageant le pronostic vital
 Les fractures touchant de gros os comme le fémur, sont susceptibles
d'engendrer des pertes de sang importante.
 Ce sang ne sera pas visible car il restera séquestré dan la cuisse.
 Seule la réduction de la facture peut arrêter l'hémorragie.
 Les fractures de côtes sont susceptibles d'engendrer des blessures des
poumons par embrochage et des problèmes respiratoires sévères.
 Les fractures vertébrales peuvent entraîner des compressions
médullaires et donc des paralysies.
 Les fractures de crâne peuvent s'accompagner d'hémorragies cérébrales
et de comas parfois gravissimes
LES PLAIES ET FRACTURES
 Les fractures ouvertes
Les fractures ouvertes sont des fractures où l'os brisé fait effraction à travers
la peau, ou encore une plaie en regard du foyer de fracture fait communiquer
os blessé et contaminants extérieurs.
La fracture ouverte fait toujours craindre une infection de l'os.
L'os a la particularité de guérir très mal des infections et d'exiger des
traitements antibiotiques prolongés.

Les fractures ouvertes et les fractures avec pronostic vital engagé, justifie
plus encore que les autres d'une prise en charge médicale urgente.
LES PLAIES ET FRACTURES
 Immobiliser ou non une fracture en urgence
 Fracture fermée / fracture ouverte
 Disponibilité du matériel
 Facilité de pose du matériel
 Perte de temps?
LES URGENCES OPHTALMOLOGIQUES
 Quelques idées de reconstruction…
URGENCE ET SECOURISME CANIN

 Les urgences ophtalmologiques et gastro-


intestinales
 L’anatomie de l’œil
 Le fonctionnement de l’œil
 Les ulcères cornées
 Les corps étranger
 Le glaucome
LES URGENCES OPHTALMOLOGIQUES
 La vision
LES URGENCES OPHTALMOLOGIQUES

 La sensibilité à la lumière : Contrairement à l’homme, pour lequel la vision


dans la pénombre est plus difficile, le chien possède une acuité visuelle
encore excellente. Cela est dû à la présence de photorécepteurs différents
et à la présence d’une zone de la rétine, le tapis qui permet aux rayons
lumineux de traverser deux fois la rétine, ce qui augmente la vision lorsque
la lumière est faible.

 La sensibilité aux choses en mouvements : Le chien est particulièrement


adapté à la vision des objets en mouvements.

 La vision de la perspective : Pour les humains, la perspective est souvent à


peu près identique entre les individus. En effet, la plupart des humains ont
les yeux vers 1m50 à 1m70 et donc ont un panorama assez identiques.
LES URGENCES OPHTALMOLOGIQUES
 Le champ visuel : Le champ
visuel est l’angle de vison d’un
individu.
 Il est en moyenne de 250 ° chez
les chiens, soit 60-70° de plus que
chez l’homme.
 Des différences existent entre les
différentes races. Plus les yeux
sont latéraux (Shih Tzu/Lévrier),
plus la vision est large…
LES URGENCES OPHTALMOLOGIQUES
 L’acuité visuelle : L’acuité visuelle est la capacité à voir les objets
de petites tailles et les détails.
 L’acuité du chien est plus faible que celle de l’homme, car ils ne possèdent
pas de macule
 Le chien voit net à 6 mètres environ, ce que l’homme voit correctement à 22
mètres.
 La perception des couleurs : Les chiens perçoivent beaucoup
moins bien les couleurs que l’homme.
LES URGENCES OPHTALMOLOGIQUES
 Les ulcères cornéens
 Ces lésions cornéennes sont de divers types et
varient notamment par leur profondeur.
 L'ulcère est dit superficiel lorsqu'il intéresse au
plus le 1/3 superficiel de la cornée
 Les ulcères à bords décollés.

 Lorsque la cornée est lésée sur plus d'un tiers,


mais moins de 2 tiers de son épaisseur, on parle
d'ulcère moyen.
 Si la lésion de la cornée implique plus des 2 tiers
de son épaisseur, l'ulcère est dit profond.
LES URGENCES OPHTALMOLOGIQUES
 LES CAUSES DES ORGENCES
 Plaies des paupières (griffures…)
 Corps étrangers (verre, bois, métal, végétaux, plombs)
 Plaies et brûlures de la cornée (griffures, projection eau de javel…)
 Prolapsus du globe (choc…)

 LES SYMPTOMES DE DOULEUR OCCULAIRE


 Larmoiement, crainte de la lumière, clignement des
paupières, rétrécissement de la pupille

 A FAIRE
 Visite urgente chez le vétérinaire
 Protéger l’œil avec une compresse humide
 Important : ne pas utiliser de coton
 Empêchez le chien de se gratter l’œil pendant le transport chez le vétérinaire (mettre
une collerette si on en a une)
URGENCE ET SECOURISME CANIN

 Les urgences ophtalmologiques et gastro-


intestinales
 L’anatomie abdominale
 Les syndrome SDTE
 À faire/à ne pas faire
 Les diarrhées et les vomissements
 Les corps étranger
 Les gastroentérites hémorragiques
LES URGENCES GASTRO-INTESTINALES
LES URGENCES GASTRO-INTESTINALES

 Accumulation de gaz dans


l’estomac : DILITATION

 +/- rotation à 180° de l’estomac =


TORSION

83

SA 8
LES URGENCES GASTRO-INTESTINALES

TORSION DE L’ESTOMAC

COMPRESSION DES VAISSEAUX


ET DES AUTRES ORGANES

ETAT DE CHOC RAPIDEMENT MORTEL

URGENCE ABSOLUE

84
SA 8
LES URGENCES GASTRO-INTESTINALES
 La dilatation torsion d’estomac
 Symptômes :
 Ventre dur, gonflé, douloureux

 Efforts pour vomir mais rien ne sort

 Le chien mange de la terre, de l’herbe…

 Ce qu’il faut faire :


 Calmer l’animal

 Se rendre très rapidement chez un vétérinaire, après l’avoir prévenu


par téléphone

 Ce qu’il ne faut pas faire :


 Faire boire ou manger l’animal

 Trocarder l’estomac (risque de perforer un autre organe, risque de


péritonite +++)
 Attendre pour voir si ça passe…
LES URGENCES GASTRO-INTESTINALES
 Prévention
 Donner deux ou trois repas par jour
 Pas d’effort violent dans les deux heures avant et après un repas
 Si effort prévu (entraînement ou compétition), donner une petite gamelle
deux heures avant, plus rien avant la fin de la journée)
 Si besoin d’énergie, préférer les barres énergétiques pour chien (petit
volume, grande capacité nutritive)
 Surveiller attentivement les douleurs de ventre quelques heures après un
repas
 Races prédisposées : toutes dont l’abdomen est « levretté » : dogue
allemand, boxer, setter irlandais…
LES URGENCES GASTRO-INTESTINALES
 Les occlusions
 Vomissements répétés, absence de selles, apathie, essentiellement les
jeunes chiens
 Ne pas attendre car le risque de lésions sur l’intestin est très important
LES URGENCES GASTRO-INTESTINALES
 Les hémorragies digestives
 Gastro-entérites hémorragiques
 Causes très variées: parvovirose, ulcère gastrique, intoxication aux
raticides..
 Parvovirus : résistant milieu extérieur, forte mortalité chez le jeune

 Ulcère gastrique : inflammation +++, médicaments, helicobacter

 Intox : antivitamine K

 Attention aux corps étrangers


URGENCE ET SECOURISME CANIN

 Les intoxications, les envenimations et autres


urgences médicales
 Les produits ménagers
 Les végétaux
 Les anticoagulants
 Les médicaments humains
 A faire / à ne pas faire
LES INTOXICATIONS
 Les produits ménagers
 Il s’agit de produits industriels divers : eau de javel, antigel , peinture,
piles, huile de vidange… mais aussi le White Spirit qui est toxique pour
les chiens même ceux qui se sont roulés dans la peinture !
 Les symptômes dépendent donc du produit ingéré : digestifs et
neurologiques
 Le pronostic peut être très réservé en fonction du toxique et du délai de
prise en charge de l’animal.
LES INTOXICATIONS
 Les végétaux
 Certains sont toxiques (le laurier rose, le laurier cerise, l’if, certains
champignons, la digitale, les narcisses…).
 A l’intérieur, les chiens mâchonnent moins les plantes que les chats
mais… c’est toujours possible ! Il faut donc être toujours vigilant et se
renseigner sur la toxicité des plantes.
 En cas de doute, si votre chien a ingéré une plante, coupez une feuille (et
éventuellement une fleur et un fruit), allez voir le vétérinaire le plus
proche. Il vous renseignera sur sa toxicité.
LES INTOXICATIONS
 Amaryllis
 Toxicité : toute la plante, surtout le bulbe ou le rhizome.
 Symptômes : vomissements, salivation, diarrhée, prostration.
 Gravité de l'intoxication : sérieuse.
 Arum, anthurium et spathiphyllum
 Toxicité : toute la plante, même les racines.
 Symptômes : vomissements, salivation, diarrhée, bouche et yeux enflammés,
difficultés respiratoires.
 Gravité de l'intoxication : très sérieuse.
 Dieffenbachia
 Toxicité : toute la plante, plus encore la tige.
 Symptômes : vomissements, salivation, diarrhée, bouche et yeux enflammés,
difficultés respiratoires. Irritation de la peau.

 Gravité de l'intoxication : sérieuse.


LES INTOXICATIONS
 Gui
 Toxicité : baies.
 Symptômes : vomissements, salivation, diarrhée, troubles nerveux, dilatation des pupilles.
 Gravité de l'intoxication : très sérieuse, voire mortelle.

 Houx
 Toxicité : baies.
 Symptômes : vomissements, salivation, diarrhée.
 Gravité de l'intoxication : sérieuse.

 If
 Toxicité : toute la plante, surtout les feuilles. Plus toxique en hiver.
 Symptômes : vomissements, salivation, diarrhée, difficultés respiratoires, tremblements,
convulsions, coma.
 Gravité de l'intoxication : peut être mortelle.

 Laurier cerise
 Toxicité : toute la plante, surtout les feuilles.
 Symptômes : vomissements, salivation, diarrhée, difficultés respiratoires, convulsions,
muqueuses rouges.
 Gravité de l'intoxication : sérieuse.
LES INTOXICATIONS
 Laurier-rose
 Toxicité : toute la plante, même les branches et les feuilles sèches.
 Symptômes : vomissements, salivation, diarrhée, convulsions, coma.
 Gravité de l'intoxication : souvent mortelle.

 Muguet
 Toxicité : toute la plante, surtout les fleurs.
 Symptômes : vomissements, diarrhée, convulsions.
 Gravité de l'intoxication : souvent mortelle.

 Tulipe
 Toxicité : toute la plante, surtout le bulbe.
 Symptômes : vomissements, salivation, diarrhée, prostration.
 Gravité de l'intoxication : sérieuse
LES INTOXICATIONS
 Ficus d'appartement
 Toxicité : toute la plante.
 Symptômes : vomissements, salivation, diarrhée, yeux enflammés, irritation de la peau.
 Gravité d'intoxication : sérieuse.
 Poinsettia
 Toxicité : toute la plante.
 Symptômes : vomissements, salivation, diarrhée, bouche et yeux enflammés, irritation de
la peau.
 Gravité de l'intoxication : peut être mortelle.
 Pommier d'amour
 Toxicité : toute la plante, les fruits verts étant les plus dangereux.
 Symptômes : vomissements, salivation, diarrhée.
 Gravité de l'intoxication : sérieuse.
 Yucca
 Toxicité : toute la plante.
 Symptômes : vomissements, salivation, diarrhée, paralysie, coma.
 Gravité de l'intoxication : très sérieuse.
LES INTOXICATIONS
 Les anticoagulants
 Les rodonticides anticoagulants sont la
deuxième cause d’intoxication des chiens
et des chats en France, derrière les
insecticides.
 On peut citer, parmi les anticoagulants
 de première génération : la
chlorophacinone, le coumafène, le
coumachlor, le coumatétralyl et la
diphacinone
 de seconde génération : le brodifacoum,
la bromadiolone, le difénacoum, la
diféthialone et le flocoumafène.
LES INTOXICATIONS
 Les médicaments humains
 On parle souvent d’intoxications volontaires car le propriétaire, voyant
son animal malade, lui administre un médicament destiné aux humains !
 Il s’agit principalement des anti-inflammatoires tels que l’Ibuprofène mais
aussi du paracétamol.
 Les symptômes sont alors digestifs : anorexie, vomissement mais aussi
des troubles sanguins.
 Ainsi, comme le sang ne parvient plus à transporter correctement
l’oxygène aux différentes parties du corps, l’animal compense en
respirant plus vite !

 Les chiens sont aussi très doués pour visiter l’armoire à pharmacie et en
manger son contenu ! Dans ce cas, ils peuvent ingérer toutes sortes de
médicaments !
LES INTOXICATIONS
 Les symptômes généralement constatés sont :
 un abattement important,
 des tremblements et des convulsions,
 La perte de l'appétit
 une paralysie, ou raideur des membres,
 de la fièvre,
 une salivation importante,
 des diarrhées et des vomissements,
 une pâleur des muqueuses,
 des difficultés respiratoires,
 il peut tomber dans le coma.
LES INTOXICATIONS
 A faire / A ne pas faire
 Faire vomir immédiatement si l’ingestion est récente (sauf produit
caustique)
 Ne rien donner à boire ou à manger
 Se rendre rapidement chez un vétérinaire après appel téléphonique
préalable
URGENCE ET SECOURISME CANIN

 Les intoxications, les envenimations et autres


urgences médicales
 Les envenimations ophidiennes
 Les hyménoptères
 Les soins d’urgence
LES ENVENIMATIONS
 Les morsures de vipère
 Sérum envisageable mais peu disponible
 Traitement immédiat en clinique vétérinaire : perfusion, protecteur rénal,
traitement « anti-choc » cardio-vasculaire

 Les vipères rencontrées en France sont


 la vipère aspic (Vipera aspis) au sud d’une ligne Nantes-Metz,

 la vipère péliade (Vipera berus) dans le Nord, le Doubs, le Jura et le

Massif Central
 la vipère d’Orsini (Vipera Ursinii) sur le mont Ventoux, dans le Lubéron

et les Alpes Maritimes. Cette dernière est en voie d’extinction.


LES INTOXICATIONS

Vipère Couleuvre
Petites plaques
céphaliques
Tête plutôt triangulaire Tête plutôt arrondie
Pupille verticale Pupille ronde
Taille de l’adulte : 80 Taille de l’adulte :
cm 150 cm
Queue se
Queue se rétrécissant
rétrécissement
brutalement
progressivement
Deux longs crochets Plusieurs dents de
donnant une morsure à petite taille, morsure
deux trous rare
LES INTOXICATIONS
 Il y a de nombreux composés actifs dans le venin dont des
toxines (neurotoxine, cardiotoxine, hémotoxine, cytotoxine)
 des enzymes comme la hyaluronidase qui facilite la diffusion du venin, la
phospholipase A2 qui détruit les membranes nerveuses et
érythrocytaires, et des nucléases, entre autres,
 des minéraux activateurs des enzymes (calcium, zinc).
 La toxicité dépend de la saison et de l’âge de la vipère.
La gravité de l’envenimation dépend de la taille de l’animal mordu, de son
âge, de la quantité de venin reçue, et de la localisation de la morsure.

 Notons que la morsure n’est pas toujours venimeuse (un cas sur deux
chez l’homme) car les glandes à venin peuvent être vides.
LES ENVENIMATIONS
 Les Hyménoptères comprennent les guêpes, abeilles,
bourdons et frelons.
 Les intoxications par les hyménoptères sont fréquentes en
été. Il faut savoir qu’une vingtaine de guêpes peut tuer un
chien de 5 kg !
 Ce sont des intoxications qui peuvent être graves et qui
peuvent conduire à la mort de l’animal en cas de choc
anaphylactique (choc allergique).
 Symptômes
 Evanouissement du chien possible
 Gonflement (souvent truffe ou tête)
 Traitement immédiat en clinique vétérinaire : traitement « anti-choc »
cardio-vasculaire, perfusion si besoin (nombreuses piqûres)
LES ENVENIMATIONS
 Les chenilles processionnaires
 Moitié sud de la France principalement
 Danger au printemps, dû aux poils urticants des chenilles
 Réaction inflammatoire violente des muqueuses
 Visite rapide chez un vétérinaire
 Traitement symptomatique mais ne permet pas d’empêcher les dégâts :
nécroses des babines, de la langue…
LES ENVENIMATIONS
 Les soins d’urgence
 Que faire en urgence :
 Laver à grande eau la gueule du chien

 Attention aux mains : possibles réaction cutanée pour le soigneur d’où


mettre des gants
 Attentions aux enfants/adultes qui vont aller chercher les chenilles

 En prévention :
 Attention aux pins méditerranéens

 Si cocons visibles, demander à la mairie de traiter les arbres ou

d’élaguer les branches atteintes


 Risques non négligeable de contamination des autres pins et de «
réensemencement » l’année suivante
LES ENVENIMATIONS
 Les soins d’urgence
 calmer l’animal
 le porter à la voiture
 éventuellement refroidir la plaie (si ne retarde pas le départ vers la
clinique)
 si peu de poil tenter d’utiliser l’aspi-venin humain
URGENCE ET SECOURISME CANIN

 Les intoxications, les envenimations et autres


urgences médicales
 La piroplasmose
 Le coup de chaleur
 L’oedeme de Quincke
LES URGENCES MÉDICALES
 La piroplasmose
 La piroplasmose est l'une des maladies parasitaires les plus fréquentes
chez le chien
 Maladie grave, parfois mortelle (par apparition de complications rénales
et hépatiques)
 Transmise par piqûre de tique infectée (en quelques heures)
 Incubation : 2 à 5 jours

 Les symptômes
 Chien subitement abattu
 Température rectale augmentée (39-40 °C)
 Urines foncées (signe inconstant et tardif)
 Puis anémie, ictère… coma … décès

 A faire
 Urgence réelle
 Visite rapide chez le vétérinaire
 Prévention : antiparasitaires externes (!!!!) et éventuellement vaccin
LES URGENCES MÉDICALES
 Le coup de chaleur
 Les causes
 Chaleur intense (voiture au soleil, pièce surchauffée)
 Mais aussi : effort intense par temps lourd et chaud, effort avec défaut
d’abreuvement

 Les symptômes
 Chien essoufflé, excité, peau chaude
 Difficultés respiratoires
 Puis stupeur, vomissements, diarrhée, coma, convulsions et enfin arrêt
respiratoire puis cardiaque
LES URGENCES MÉDICALES
 Conséquences
 Défaillance de la thermorégulation centrale
 Choc cardio-vasculaire par œdème cérébral

 A faire
 Arroser puis tremper le chien dans de l’eau fraîche (pas froide : attention
au choc thermique)
 Le transporter au frais dans une serviette humide par exemple
 Aller aux urgences…
LES URGENCES MÉDICALES
 L’oedeme de Quincke
 Réaction allergique importante due à une réponse « exagérée » de
l’organisme face à un allergène (aliment, piqûre d’insecte, médicament,
vaccin, pollen, etc)
 L’organisme fabrique un excès d’anticorps contre cet allergène, ce qui va
entrainer la libération en grande quantité de médiateurs de l’inflammation
par les cellules de défense (mastocytes, polynucléaires basophiles), en
particulier l’histamine
 Celle-ci entraine une dilatation des vaisseaux sanguins (rougeur, œdème
cutanée), un prurit important (démangeaisons) et la libération d’acide
chlorhydrique dans l’estomac (vomissements).
LES URGENCES MÉDICALES
 L’oedeme de Quincke
 C’est une affection en théorie grave, comme chez l’homme où l’oedème
descendant au niveau de la gorge peut provoquer des étouffements
 Fort rare que l’oedème de Quincke cause des problèmes respiratoires
chez le chien
URGENCE ET SECOURISME CANIN

 Les techniques de soin en pratique


LA TROUSSE DE SECOURS
 Contenu type de la trousse de secours :
 compresses stériles et non stériles
 coton
 bandes élastiques adhésives et non adhésives
 bandes crêpes type Velpeau (tailles 2.5, 5, 7.5, 10 et 20 cm)
 paire de ciseaux
 désinfectant (type dakin, chlorexhidine, betadine…)
 topique oculaire et auriculaire
 thermomètre
 pince à tique
 pince à épiler
 savon
 grande couverture
 muselières de toutes tailles
 quelques lacettes-ruban
 des collerettes de toutes les tailles
URGENCE ET SECOURISME CANIN

 L’examen clinique
 Donner un comprimé

 Nettoyer les yeux et oreilles

 La pose de lacette / muselière

 L’aspi venin

 Les points de compression

 Les garrots

 La réanimation

 Les seringues

 Les pansements
FORMATION CONTINUE DES JUGES :

URGENCE ET SECOURISME CANIN

Merci pour votre attention….

Mail : [email protected]

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