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Guide de poche

Thermographie
Théorie – Pratique – Trucs & Astuces
Préface
Chers clients de Testo,

« Une image en dit plus qu'un long discours. »


A une époque où les prix de l'énergie partent à la hausse et où le
moindre arrêt d'une machine peut coûter très cher, les mesures
de température sans contact ont fait leurs preuves tant pour l'éva-
luation de l'efficacité des bâtiments que pour la maintenance
industrielle. Pourtant, il y a thermographie et thermographie. En
effet, lors des mesures de température sans contact, il convient
de respecter certaines règles de base élémentaires.

Le manuel « Guide de poche – Thermographie » compile les ques-


tions posées chaque jour par nos clients. Truffé d'informations
importantes, mais aussi de trucs et astuces pratiques, ce guide
Droits d'auteur, garantie et responsabilité
de poche devrait vous fournir une aide utile et proche de la pra-
Les informations reprises dans ce guide de poche sont protégées par les droits d'auteur. tique et faciliter votre travail au quotidien.
Tous les droits reviennent exclusivement à Testo SE & Co. KGaA. Les contenus et images
ne peuvent être copiés à des fins commerciales, modifiés ou utilisés / récupérés à d'autres
fins que celles décrites sans l'accord préalable écrit de Testo SE & Co. KGaA. Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir lors de sa lecture !
Les informations du présent guide de poche ont été rédigées avec le plus grand soin.
Cependant, les informations sont fournies sans engagement et la Testo SE & Co. KGaA
se réserve le droit de procéder à d'éventuels modifications ou addendas. La Testo SE
& Co. KGaA n'assume donc aucune garantie ou responsabilité quant à l'exactitude et à
l'exhaustivité des informations fournies. Notre responsabilité, quel que soit le motif juri-
dique, est limitée aux dommages occasionnés par Testo SE & Co. KGaA, ses auxiliaires
ou preneurs d'ordre intentionnellement, par négligence grossière ou par négligence légère
en cas de violation d'obligations contractuelles fondamentales. En cas de négligence
légère, la responsabilité de Testo SE & Co. KGaA est limitée, quant au montant, aux Prof. Burkart Knospe, président du directoire
dommages typiques et prévisibles pour les activités comparables. Ceci n'affecte en rien
d'éventuelles demandes en garantie ou demandes d'indemnisation conformément à la loi
sur la responsabilité du fabricant.

Testo SE & Co. KGaA, en décembre 2017


Sommaire 1 La thermographie en théorie
1 La thermographie en théorie 5
Chaque objet dont la température dépasse le zéro absolu (0 Kel-
1.1 Emission, réflexion, transmission 6
vin = -273,15 °C) émet un rayonnement infrarouge. Ce rayonne-
1.2 Spot de mesure et distance de mesure 13
ment infrarouge ne peut pas être perçu par l'œil humain.
2 La thermographie en pratique 16
2.1 Objet de mesure 16 Comme l'ont prouvé les physiciens Josef Stefan et Ludwig Boltz-
2.2 Environnement de mesure 18 mann en 1884 déjà, il existe un lien entre la température d'un
2.3 Détermination de ε et de RTC en pratique 27 corps et l'intensité du rayonnement infrarouge émis. Une caméra
2.4 Sources d’erreur lors des mesures infrarouges 31 thermique mesure le rayonnement infrarouge de grande longueur
2.5 Conditions idéales pour les mesures infrarouges 38 d'onde émis dans son champ de vision. Elle calcule ensuite la
2.6 L'image thermique parfaite 39 température de l'objet mesuré. Ce calcul tient compte de l'émissi-
vité (ε) de la surface de l'objet de mesure et de la compensation
3 Annexe 41
de la température réfléchie (RTC = Reflected Temperature Com-
3.1 Glossaire de la thermographie 41
pensation), deux grandeurs pouvant être réglées manuellement
3.2 Tableau d'émissivité 55
dans la caméra thermique. Chaque pixel du détecteur représente
un point de température, restitué à l'écran comme image en
fausses couleurs (cf. « 1.2 Spot de mesure et distance de
mesure », p. 13).

La thermographie (mesure de la température au moyen d'une


caméra thermique) est un procédé de mesure passif, sans
contact. L'image thermique montre la répartition des températures
à la surface d'un objet. Une caméra thermique ne permet donc
pas d'examiner l'intérieur d'un objet ou de voir à travers celui-ci.
1.1 Emission, réflexion, transmission l  Emissivité maximale : ε = 1 ( 100 %) (cf. « Emetteur noir », p.
41). ε = 1 ne se retrouve jamais dans la réalité.
Le rayonnement enregistré par la caméra thermique se compose
l Corps réels : ε < 1, car les corps réels reflètent et, éventuelle-


de l'émission, de la réflexion et de la transmission du rayonne- ment, transmettent également un rayonnement.


ment infrarouge de grande longueur d'onde émis par les objets se
l De nombreux matériaux non métalliques (tels que le PVC, le


trouvant dans le champ de vision de la caméra thermique. béton, les matériaux organiques) présentent une émissivité éle-
vée, indépendante de la température (ε ≈ 0,8 – 0,95) dans la
plage infrarouge de grande longueur d'onde.
l Les métaux, surtout ceux présentant une surface brillante, pré-


sentent une émissivité faible, variant en fonction de la tempéra-


ture.
ρ l ε peut être réglé manuellement dans la caméra thermique.


τ
ε La réflectivité (ρ)
La réflectivité (ρ) exprime la capacité d'un matériau à
réfléchir un rayonnement infrarouge.

l  La valeur ρ dépend des propriétés de la surface, de la tempéra-


Figure 1.1 : Emission, réflexion et transmission
ture et du type de matériau.
l En règle générale, les surfaces lisses et polies réfléchissent plus


que les surfaces brutes et mates d'un même matériau.


L’émissivité (ε)
l La température du rayonnement réfléchi peut être réglée

L'émissivité (ε) exprime la capacité d'un matériau à
manuellement dans la caméra thermique (RTC).
émettre un rayonnement infrarouge.
l Dans de nombreuses applications de mesure, la valeur RTC


correspond à la température ambiante (essentiellement lors des


La valeur ε dépend des propriétés de la surface, du matériau et
l 
activités de thermographie à l'intérieur). Celle-ci peut, le plus
– pour certains matériaux – également de la température de
souvent, être déterminée p.ex. avec le thermomètre d'ambiance
l'objet de mesure, ainsi que de la bande spectrale de la caméra
testo 810.
thermique utilisée.
l La valeur RTC peut être déterminée à l’aide d’un système de


Lambert (cf. « Mesure de la température réfléchie au moyen


d’un système de Lambert (improvisé) », p. 27). Pour la thermographie, cela signifie :
l  L'angle de réflexion du rayonnement infrarouge réfléchi est tou- plus l'émissivité est faible,
jours identique à l'angle d'incidence (cf. « Réflexion spécu- plus la part du rayonnement infrarouge réfléchi est élevée,
l 

laire », p. 31). plus une mesure précise de la température est compliquée et


l 

La transmissivité (τ) plus le réglage correct de la compensation de la température


l 

La transmissivité (τ) exprime la capacité d'un matériau à réfléchie (RTC) est important.
transmettre (laisser passer) un rayonnement infrarouge.
Rapport entre l'émission et la réflexion
l  La valeur τ dépend du type et de l'épaisseur du matériau. 1 Les objets de mesure présentant une émissivité élevée (ε ≥
l La plupart des matériaux ne transmettent pas le rayonnement
 0,8) :
infrarouge de grande longueur d'onde ; en d'autres termes, ils ont une faible réflectivité (ρ) : ρ = 1 - ε
l 

ne sont pas perméables au rayonnement. permettent des mesures très fiables de leur température
l 

au moyen d'une caméra thermique


Conservation de l'énergie selon la loi du rayonnement de
2 Les objets de mesure présentant une émissivité moyenne (0,6 <
Kirchhoff
Le rayonnement infrarouge enregistré par la caméra thermique se ε < 0,8) :
compose :
l ont une réflectivité moyenne (ρ) : ρ = 1 - ε
du rayonnement émis par l'objet mesuré,
l 
l permettent des mesures fiables de leur température au
de la réflexion du rayonnement ambiant et
l  moyen d'une caméra thermique
de la transmission du rayonnement par l'objet mesuré.
l 

(cf. Fig. 1.1, p. 36) 3 Les objets de mesure présentant une émissivité faible (ε ≤ 0,6) :
Le total de ces éléments est toujours égal à 1 ( 100 %) : ont une réflectivité élevée (ρ) : ρ = 1 - ε
l 

ε+ρ+τ=1 permettent des mesures de leur température au moyen


l 

d'une caméra thermique, mais les résultats doivent être


La transmission ne jouant que rarement un rôle dans la pratique,
analysés de manière critique
la valeur τ est omise et la formule
requièrent impérativement un réglage correct de la com-
l 

ε+ρ+τ=1 pensation de la température réfléchie car celle-ci contribue


est simplifiée comme suit : dans une large mesure au calcul de la température
ε + ρ = 1.
Un réglage correct de l'émissivité est tout particulièrement impor-
65°
tant lorsque les différences de température entre l'objet mesuré et
l'environnement de mesure sont grandes.
ε = 0,9
1P
 our les objets présentant une température supérieure à la tem- 15 °C
pérature ambiante (cf. le chauffage dans fig. 1.2, 11) : 50°
une émissivité réglée sur une valeur trop élevée entraîne
l 

l'affichage de températures trop basses (cf. caméra 2)


une émissivité réglée sur une valeur trop faible entraîne
l 

l'affichage de températures trop élevées (cf. caméra 1) ε = 0,9 35°


60 °C
2P
 our les objets présentant une température inférieure à la tem-
pérature ambiante (cf. la porte dans fig. 1.2, p.11) :
une émissivité réglée sur une valeur trop élevée entraîne
l 

l'affichage de températures trop élevées (cf. caméra 2) 20°


1 2
une émissivité réglée sur une valeur trop faible entraîne
l 

l'affichage de températures trop basses (cf. caméra 1)


ε = 0,7 ε=1

Figure 1.2 : Effets d'une émissivité mal réglée sur la mesure de
température

A noter :
Plus la différence entre la température de l'objet de mesure et
la température ambiante est élevée et plus l'émissivité est
faible, plus les erreurs de mesure seront importantes. Ces
erreurs s'amplifient lorsque l'émissivité est mal réglée.
A noter :
1.2 Spot de mesure et distance de mesure
Une caméra thermique vous permet uniquement de mesu-
l 
Trois grandeurs doivent être prises en compte pour déterminer la
rer les températures en surface, pas de voir à travers l'ob-
distance adéquate et l'objet de mesure maximal pouvant être vu
jet ou dans celui-ci.
l 
ou mesuré :
De nombreux matériaux transparents pour l'œil humain,
l le champ de vision (FOV),
tels que le verre, ne sont pas perméables (transparents)
l le plus petit objet détectable (IFOV geo) et
aux rayons infrarouges de grande longueur d'onde (cf.
l le plus petit objet mesurable / spot de mesure (IFOV meas).
« Mesures sur verre », p. 30).
l 
Si nécessaire, retirez les éventuels capots de l'objet de
mesure ; en effet, dans le cas contraire, la caméra ther-
mique mesurera uniquement la température à la surface du
capot. FOV
Attention : respectez toujours les prescriptions d'utilisation
de l'objet de mesure !
l 
Parmi les rares matériaux transparents à l’infrarouge, on
compte, p.ex., les films plastiques fins et le germanium, la
matière dont sont fabriqués les lentilles et verres de protec- 32°
tion des caméras thermiques de Testo.
l 
Lorsque des éléments se trouvant sous la surface peuvent
influencer, par conduction, la répartition des températures
à la surface de l'objet de mesure, il est souvent possible
d'identifier les structures internes de l'objet de mesure sur
1m
l'image thermique. Cependant, la caméra thermique ne
mesure que la température superficielle. Il n'est donc pas
possible de tirer des conclusions précises sur les valeurs
de température des éléments se trouvant à l'intérieur de
l'objet de mesure.
Figure 1.3 : Le champ de vision de la caméra thermique
Le champ de vision (FOV) de la caméra thermique décrit la sur- distance de mesure est d’1 m, le plus petit objet détectable (IFOV-
face visible avec la caméra thermique (cf. fig. 1.3, p. 13). Il geo) possède des côtés de 3,5 mm et correspond à un pixel à
dépend de l'objectif utilisé (p.ex. objectif grand-angle 32° ou l'écran (cf. fig. 1.4, p. 14). Pour obtenir des mesures précises,
téléobjectif 9° – ce téléobjectif est disponible comme accessoire l'objet de mesure doit être 3 fois plus grand que le plus petit objet
pour les testo 885 et testo 890). détectable (IFOVgeo).
La règle suivante s'applique donc pour le plus petit objet mesu-
rable (IFOVmeas) :
A noter :
IFOVmeas ≈ 3 x IFOVgeo
Utilisez un objectif grand-angle pour obtenir un champ de
vision plus grand.

Il est également utile de connaître les informations relatives au


plus petit objet détectable (IFOVgeo) par votre caméra thermique. Il
décrit la grandeur d'un pixel en fonction de la distance.
Lorsque la résolution spatiale de l'objectif est de 3,5 mrad et la

A noter :
l 
Utilisez un téléobjectif pour garantir une bonne résolution
3,5 mm
spatiale.
3,5 mrad
Le calculateur IFOV de la testo Thermography App vous
l 
IFOVgeo permet de calculer les valeurs FOV, IFOVmeas et IFOVgeo
pour différentes distances.

IFOVmeas

1m

Figure 1.4 : Champ de vision d'un seul pixel


2 La thermographie en pratique
Structure de la surface
2.1 Objet de mesure
Les surfaces lisses, brillantes, réfléchissantes et/ou polies pré-
sentent, en règle générale, une émissivité légèrement plus faible
1 Matériau et émissivité
que les surfaces mates, structurées, brutes, altérées par les
La surface de chaque matériau possède une émissivité
intempéries et/ou griffées du même matériau. Les surfaces très
spécifique, permettant de déterminer dans quelle mesure le
lisses entraînent souvent des réflexions spéculaires (cf. 31).
rayonnement infrarouge émis par le matériau est
l réfléchi et
Humidité, neige, givre en surface
l émis (émis par l'objet lui-même).
L'eau, la neige et le givre présentent une émissivité relativement
élevée (env. 0,85 < ε < 0,96) ; la mesure de ces matières ne pose
2 Couleur
généralement aucun problème. Il est cependant à noter que la
En cas de mesure de la température au moyen d'une
température de l'objet mesuré peut être faussée par de tels revê-
caméra thermique, la couleur du matériau n'a pas d'in-
tements naturels. En effet, en s'évaporant, l'humidité fait refroidir
fluence notable sur le rayonnement infrarouge de grande
la température de l'objet de mesure et la neige possède de
longueur d'onde émis par l'objet de mesure. Les surfaces
bonnes propriétés isolantes. Le givre ne présente le plus souvent
sombres absorbent mieux le rayonnement infrarouge de faible lon-
pas de surface fermée ; c'est pourquoi l'émissivité du givre, mais
gueur d'onde que les surfaces claires et s'échauffent donc plus
aussi celle de la surface se trouvant en-dessous doivent être
rapidement. Le rayonnement infrarouge émis dépend cependant
prises en compte lors de la mesure.
de la température et non de la couleur de la surface de l'objet de
mesure. Un radiateur peint en noir émet p.ex. un rayonnement
Encrassement et corps étrangers en surface
infrarouge de grande longueur d'onde identique à un radiateur
Les saletés, telles que la poussière, la suie ou l'huile lubrifiante, à
peint en blanc à la même température.
la surface de l'objet mesuré augmentent généralement l'émissivité
de la surface. C'est pourquoi la mesure d'objets encrassés ne
3 Surface de l'objet de mesure
pose généralement aucun problème. Votre caméra thermique
Les propriétés de la surface de l'objet mesuré jouent un
mesure cependant toujours la température de la surface, c'est-à-
rôle décisif pour les mesures de température au moyen
dire celle de la saleté et non la température précise de la surface
d'une caméra thermique. En effet, l'émissivité de la sur-
de l'objet de mesure située en-dessous.
face change en fonction de la structure de la surface, de l'encras-
sement et du revêtement.
2 Rayonnement
A noter : Chaque objet dont la température dépasse le zéro
l 
L'émissivité d'un matériau dépend fortement de la structure absolu (0 Kelvin = -273,15 °C) émet un rayonnement
en surface du matériau. infrarouge. Les objets présentant une différence de
l 
Veillez à régler correctement l'émissivité en fonction des température importante par rapport à la température de l'objet
dépôts à la surface de l'objet de mesure. mesuré peuvent, tout particulièrement, perturber les mesures
l 
Evitez de procéder à des mesures sur des surfaces infrarouges en raison de leur propre rayonnement. De telles
humides ou recouvertes de neige ou de givre. sources d’interférences doivent, si possible, être évitées ou arrê-
l 
Evitez de procéder à des mesures sur des surfaces qui pré- tées. En isolant les sources d’interférences (p.ex. au moyen d'un
sentent des particules en surface (températures faussées tissu ou d'un carton), vous pouvez réduire ces effets négatifs sur
par les poches d'air). la mesure. S'il n'est pas possible d'éliminer les interférences, la
l 
Veillez tout particulièrement à la présence d'éventuelles température réfléchie ne correspond pas à la température
sources de rayonnement dans l'environnement (p.ex. le ambiante.
soleil, des radiateurs, etc.) lors des mesures sur des sur-
faces lisses. Pour mesurer le rayonnement réfléchi, il est recommandé, p.ex.,
d'utiliser un système de Lambert en combinaison avec votre
caméra thermique (cf. « Détermination de la température du
2.2 Environnement de mesure rayonnement réfléchi », p. 27).

1 Température ambiante Particularités des mesures thermographiques à l'extérieur


Pour que votre caméra thermique puisse mesurer correc- Le rayonnement infrarouge d'un ciel dégagé est, dans le langage
tement la température de la surface de l'objet mesuré, il courant, appelé « rayonnement froid du ciel ». Lorsque le ciel est
faut tenir compte du réglage de la température réfléchie (RTC) en dégagé, le « rayonnement froid du ciel » (~ -50 … -60 °C) et le
plus du réglage de l'émissivité (ε). Dans de nombreuses applications rayonnement chaud du soleil (~ 5 500 °C) sont réfléchis tant qu’il
de mesure, la température réfléchie correspond à la température fait jour. La surface du ciel est supérieure à celle du soleil ; la
ambiante (cf. « 2 Rayonnement », p. 19). Celle-ci peut être déter- température réfléchie est donc souvent inférieure à 0 °C lors des
minée au moyen d'un thermomètre d'ambiance, tel que le testo 810. mesures thermographiques extérieures, même lorsque le soleil
Un réglage précis de l'émissivité est tout particulièrement important brille. Au soleil, les objets s'échauffent en raison de l'absorption
en cas de différences de température importantes entre l'objet du rayonnement solaire. Ceci influence nettement la température
mesuré et l'environnement de mesure (cf. fig. 1.2, p. 11). superficielle – jusqu'à plusieurs heures après le rayonnement
solaire.
dans l'image thermique est trop froide. Pour afficher correctement
les températures des deux matériaux dans l'image thermique, il
est possible de modifier ultérieurement l'émissivité pour certaines
zones au moyen d'un logiciel d'analyse (p.ex. IRSoft ou testo
Thermography App). Nous recommandons d'utiliser un système
de Lambert pour déterminer la valeur RTC correcte (cf. « 2.3
Détermination de ε et de RTC en pratique », p. 25).

A noter :
l 
Tenez toujours compte de l’influence de votre propre
rayonnement infrarouge.
l 
Changez de position pendant la mesure pour identifier les
réflexions. Les réflexions se déplacent, les particularités
thermiques de l'objet de mesure restent au même endroit
Figure 2.1 : Réflexions lors des mesures à l'extérieur – même si l'angle de vue change.
l 
Evitez les mesures à proximité d'objets très chauds ou très
La figure 2.1 montre que la gouttière apparaît sur l'image ther- froids ou isolez-les.
mique comme étant plus froide que le mur. Les deux présentent l 
Evitez les rayons directs du soleil, même quelques heures
cependant approximativement la même température. L'image doit avant la mesure. Procédez aux mesures tôt le matin.
donc être interprétée. l 
Si possible, procédez aux mesures en plein air lorsque le
Nous supposons que la surface de la gouttière est galvanisée et ciel est très couvert.
présente une émissivité très basse (ε = 0,1). Seulement 10 % du
rayonnement infrarouge de grande longueur d'onde émis par la
gouttière provient donc du rayonnement propre émis et 90 % pro-
vient du rayonnement ambiant réfléchi (RTC). Lorsque le ciel est 3 Conditions météorologiques
dégagé, le « rayonnement froid du ciel » (~ -50 … -60 °C) est Nuages
entre autres réfléchi par la gouttière. La caméra thermique est Un ciel très nuageux offre les conditions idéales pour les
réglée sur les valeurs ε = 0,95 et RTC = -55 °C pour permettre mesures infrarouges à l'extérieur ; en effet, celui-ci pro-
une mesure correcte du mur. En raison de son émissivité très tège l'objet mesuré contre le rayonnement solaire et le « rayonne-
faible et de la très forte réflexion, la représentation de la gouttière ment froid du ciel » (cf. « 2 Rayonnement », p. 19).
Précipitations Un brouillard très dense peut influencer la mesure ; en effet, les
D'importantes précipitations (pluie, neige) peuvent fausser les gouttelettes d'eau sur la ligne de transmission laissent passer
résultats des mesures. L'eau, la glace et la neige possèdent une moins de rayons infrarouges.
émissivité élevée et sont imperméables au rayonnement infra-
rouge. La mesure d'objets humides peut en outre causer des Courants d'air
erreurs de mesure car la surface de l'objet mesuré refroidit avec Le vent ou les courants d'air dans la pièce peuvent influencer la
l'évaporation (cf. « 3 Surface de l’objet de mesure », p. 16). mesure de la température au moyen d'une caméra thermique.
En raison des échanges de chaleur (convection), l'air à proximité
Soleil de la surface a la même température que l'objet mesuré. Le vent
(cf. « 2 Rayonnement », p. 19) ou les courants d'air repoussent cette couche d'air et une nou-
velle couche d'air, n'étant pas adaptée à la température de l'objet
mesuré, se retrouve à cet endroit. La convection absorbe la cha-
A noter : leur des objets de mesure chauds et apporte de la chaleur aux
l 
Procédez de préférence aux mesures lorsque le ciel est objets de mesure froids jusqu'à ce que la température de l 'air et
très couvert. celle de la surface de l 'objet de mesure soient identiques. Cet
l Observez également la couverture nuageuse quelques
effet d'échange de chaleur augmente en fonction de la différence
heures avant la mesure. de température entre la surface de l'objet de mesure et la tempé-
l Evitez de procéder aux mesures lorsque les précipitations
rature ambiante.
sont importantes.
Pollution atmosphérique
Certaines matières en suspension telles que la poussière, la suie,
4 Air
Humidité de l'air la fumée, ainsi que certaines vapeurs, possèdent une émissivité
L'humidité relative de l'air de l'environnement de mesure élevée et une très faible transmissivité. Cela signifie qu'elles
doit être la plus faible possible de manière à ne pas peuvent perturber les mesures car elles émettent elles-mêmes un
entraîner de condensation dans l'air (brouillard), sur l'objet de rayonnement infrarouge, également perçu par la caméra ther-
mesure, sur le verre de protection ou la lentille de la caméra ther- mique. En outre, le rayonnement infrarouge de l'objet mesuré ne
mique. Lorsque la lentille (ou le verre de protection) est embuée, peut que partiellement pénétrer jusqu'à la caméra thermique car
une partie du rayonnement infrarouge arrivant sur la caméra ther- celui-ci est dispersé et absorbé par les matières en suspension.
mique ne peut pas être reçue car le rayonnement ne traverse pas
totalement l'eau présente sur la lentille.
2.3 Détermination de ε et de RTC en pratique
A noter :
l 
Ne procédez pas aux mesures lorsque le brouillard est épais
Pour déterminer l'émissivité de la surface de l'objet mesuré, vous
ou sur de la vapeur d'eau.
pouvez, p.ex. :
l Ne procédez pas aux mesures si l'humidité de l'air se
lire l'émissivité dans un tableau (cf. « 3.2 Tableau d’émissivité »,
l 
condense sur la caméra thermique (cf. « Humidité, neige,
p. 51).
givre en surface », p. 17).
Attention : les valeurs des tableaux d'émissivité sont seulement
l Evitez, si possible, le vent et les courants d'air pendant la mesure.
des valeurs de référence. L'émissivité de la surface de votre objet
l Tenez compte de la vitesse et de la direction des courants
de mesure peut donc différer de la valeur de référence indiquée.
d'air pendant la mesure et utilisez ces données lors de l'éva-
déterminer l'émissivité par des mesures comparatives au moyen
l 
luation des images thermiques.
d'un thermomètre de contact (p.ex. au moyen du testo 905-T2
l Ne procédez pas aux mesures lorsque l'air est fortement pol-
ou testo 925) (cf. « 1 Méthode utilisant un thermomètre de
lué (p.ex. lorsque de la poussière vient d'être soulevée).
contact », p. 25).
l Procédez toujours aux mesures à la plus petite distance pos-
déterminer l'émissivité par des mesures comparatives au moyen
l 
sible pour votre application de mesure afin de réduire l'in-
de la caméra thermique (cf. « 2 Méthode utilisant une caméra
fluence d'éventuelles substances en suspension dans l'air.
thermique », p. 26).

5 Lumière
La lumière ou l'éclairage ne joue aucun rôle notable lors
Déterminer l'émissivité au moyen de mesures comparatives
des mesures au moyen d'une caméra thermique. Les
mesures peuvent également être effectuées dans l'obscu- 1 Méthode utilisant un thermomètre de contact
Mesurez tout d'abord la température de la surface de l'objet de
rité car les caméras thermiques mesurent le rayonnement infra-
mesure au moyen d'un thermomètre de contact (p.ex. testo 905-T2
rouge de grande longueur d'onde. Certaines sources lumineuses
ou testo 925). Mesurez ensuite la température de la surface de l'objet
émettent cependant elles-mêmes un rayonnement thermique
de mesure au moyen de la caméra thermique avec une émissivité
infrarouge et peuvent donc influencer la température des objets
réglée sur 1. La différence entre les valeurs de température mesurées
dans leur environnement. C'est pourquoi les mesures ne devraient
par le thermomètre de contact et la caméra thermique résulte d'une
pas, p.ex., être réalisées en cas d’ensoleillement direct ou à proxi-
émissivité réglée sur une valeur trop élevée. En réduisant progressive-
mité d'une ampoule chaude. Les sources lumineuses froides,
ment la valeur de l'émissivité, vous pouvez modifier la température
telles que les LED ou tubes néon, ne sont pas critiques car elles
mesurée jusqu'à ce qu’elle corresponde à la mesure par contact.
convertissent la plus grande partie de l'énergie utilisée en lumière
L'émissivité réglée alors correspond à l'émissivité de la surface de
visible et non en rayonnement infrarouge.
l'objet de mesure.
2 Méthode utilisant une caméra thermique Détermination de la température du rayonnement
Collez tout d'abord un morceau de ruban adhésif pour mesures infra- réfléchi
rouges (p.ex. un ruban d'adhésif résistant à la chaleur de Testo) sur
votre objet de mesure. Après un bref temps d'attente, vous pouvez Lorsque toutes les interférences possibles pouvant influencer
alors utiliser votre caméra thermique pour mesurer la température la votre mesure ont été éliminées, la température du rayonnement
zone recouverte par le ruban adhésif de l'objet de mesure après avoir infrarouge réfléchi correspond à la température ambiante. La tem-
réglé l'émissivité du ruban adhésif. Cette température est votre tem- pérature ambiante peut être déterminée au moyen d'un thermo-
pérature de référence. Réglez alors l'émissivité jusqu'à ce que la mètre d'ambiance, p.ex. le testo 810 ; vous pouvez ensuite saisir
caméra thermique mesure la même température que la température la valeur RTC en conséquence dans votre caméra thermique. Si
de référence venant d'être mesurée sur la zone de l'objet de mesure des sources de rayonnement infrarouge existent cependant dans
n'étant pas recouverte de ruban adhésif. L'émissivité réglée alors cor- votre environnement de mesure, vous devrez déterminer la tempé-
respond à l'émissivité de la surface de l'objet de mesure. rature du rayonnement réfléchi pour obtenir des résultats de
De manière alternative au ruban adhésif, vous pouvez également : mesure précis.
l enduire l'objet de mesure d'un vernis ou d'une peinture présentant
une émissivité définie. Mesure de la température réfléchie au moyen d'un sys-
l enduire l'objet de mesure d'une couche épaisse (> 0,13 mm) tème de Lambert (improvisé)
d'huile résistante à la chaleur (ε ≈ 0,82). Une système de Lambert est un objet reflétant idéalement un
l enduire l'objet de mesure d'une couche épaisse de suie (ε ≈ 0,95). rayonnement de manière diffuse, c'est-à-dire dans toutes les
l déterminer
 l’émissivité et la RTC à l’aide de la fonction ε-Assist directions.
(testo 868/868s, testo 871/871s, testo 872/872s). Un système de Lambert vous permet de mesurer la température
du rayonnement réfléchi avec la caméra thermique. Un papier alu-
minium froissé, puis à nouveau déplié convient parfaitement ici
A noter : pour remplacer un système de Lambert. Le papier aluminium pré-
l 
Attention : respectez toujours les règles d'utilisation de sente une réflectivité élevée et sa structure froissée reflète le
l'objet de mesure ! rayonnement de manière diffuse presque idéale (cf. fig. 2.3, côté
l 
Lorsque l'objet de mesure est peint ou encollé, notez que droit du papier aluminium, p. 32).
la peinture ou l'adhésif doit tout d'abord s'adapter à la Pour mesurer la température du rayonnement réfléchi, placez le
température de l'objet avant qu'une mesure correcte soit système de Lambert à proximité de l'objet de mesure ou, idéale-
possible. ment, sur la surface de l'objet de mesure. Mesurez ensuite sa
température pour une émissivité réglée sur 1. La caméra calcule la
température du rayonnement lui parvenant. Cette valeur peut alors
être saisie comme RTC dans votre caméra thermique ; vous pou- l  Influence des sources de rayonnement externes (p.ex.
vez ainsi mesurer la température de l'objet de mesure avec l'émis- ampoules, soleil, chauffages, etc.)
sivité réglée pour la surface de votre objet de mesure. l Erreur d'interprétation de l'image thermique en raison de la


réflexion
2.4 S
 ources d’erreur lors des mesures infrarouges à É viter toute mesure sous l'influence de sources
d'interférences.
Les facteurs suivants peuvent fausser les résultats de vos à S i possible, arrêter ou isoler les sources d’interférences ou
mesures infrarouges : tenir compte de leur influence lors de l'analyse de l'image
Emissivité mal réglée
l  thermique.
à D éterminer et régler l’émissivité correcte (cf. « Déterminer l Variations rapides de la température ambiante


l’émissivité au moyen de mesures comparatives », p. 25). à E n cas de variation de la température ambiante du froid au
RTC mal réglée
l  chaud, il existe un risque de condensation sur l'objectif.
à D éterminer et régler la température réfléchie (cf. « Déter- à S i possible, utiliser une caméra thermique dotée de détec-
mination de la température du rayonnement réfléchi », p. teurs stables à la température.
27). l Erreur d'interprétation de l'image thermique en raison d'une


Image thermique floue


l  méconnaissance de la structure de l'objet de mesure
à R églez la mise au point de votre image thermique sur site ; à L e type et la structure de l'objet de mesure doivent être
en effet, la netteté ne peut plus être modifiée après la prise connus.
de vue. à S i possible, utilisez également des images réelles (photos)
Distance de mesure trop grande ou trop petite
l  pour permettre une meilleure interprétation des images ther-
Mesure au moyen d'un objectif inapproprié
l  miques.
Spot de mesure trop grand
l 

à L  ors de la mesure, respectez la distance de mise au point


minimale de votre caméra thermique.
à C omme en photographie, choisissez l’objectif approprié,
soit un téléobjectif, soit objectif grand-angle.
à S i possible, choisissez une faible distance de mesure.
Interférences sur la ligne de transmission (p.ex. pollution atmos-
l 

phérique, recouvrements, etc.)


Mesures sur verre Mesures sur métal
L'œil humain peut voir à travers le verre ; cependant, le verre est Les métaux, et tout particulièrement ceux présentant des surfaces
imperméable aux rayons infrarouges. La caméra thermique brillantes, réfléchissent fortement le rayonnement infrarouge de
mesure donc seulement la température à la surface du verre, mais grande longueur d'onde. Ils présentent une émissivité très faible,
pas la température des matières derrière celui-ci (cf. fig. 2.2). Le pouvant dépendre de la température aux températures élevées. Il
verre transmet cependant les rayons de faible longueur d'onde, est donc difficile de mesurer leur température au moyen d'une
tels que les rayons solaires. C'est pourquoi il faut tenir compte du caméra thermique. Outre le réglage de l'émissivité, un réglage
fait que le soleil peut réchauffer votre objet de mesure à travers correct de la température réfléchie (cf. « Détermination de la tem-
les fenêtres. pérature du rayonnement réfléchi », p. 27) est particulièrement
Le verre fait partie des matériaux réfléchissants. Il faut donc tenir important. Respectez également les consignes relatives à la
compte de la réflexion spéculaire lors de la mesure du verre (cf. réflexion spéculaire (cf. « Réflexion spéculaire », p. 31).
« Réflexion spéculaire », p. 31). La mesure ne pose aucun problème sur les métaux peints ou ver-
nis car les peintures/vernis présentent en règle générale une émis-
sivité élevée. Cependant, les réflexions du rayonnement ambiant
doivent également être prises en compte.

Réflexion spéculaire
Souvent, une réflexion spéculaire clairement visible est un indice
d’une surface fortement réfléchissante, c'est-à-dire une surface
présentant une faible émissivité. Cependant, une réflexion pou-
vant sembler forte à l'œil humain ne signifie pas toujours qu'il
s'agit d'une forte réflexion dans la plage infrarouge. On peut, par
exemple, voir des réflexions spéculaires du rayonnement ambiant
sur l'image thermique d'une surface vernie (p.ex. la silhouette de
la personne procédant à la mesure) alors que le vernis présente,
Vitre glissée en règle générale, une émissivité élevée (ε ≈ 0,95). De même, il
devant l'objet est impossible, p.ex., d'identifier les contours d'objets réfléchis de
de mesure l'environnement de mesure sur l'image thermique d'un mur en
grès, alors que le grès présente une faible émissivité (ε ≈ 0,67). La
Figure 2.2 : Mesures sur verre structure de la surface et non l'émissivité détermine en première
ligne si le rayonnement ambiant provoque des réflexions spécu-
La règle « angle d'incidence = angle de réflexion » s'applique évi-
demment également au rayonnement infrarouge arrivant sur le
papier aluminium froissé (côté droit). Cependant, dans ce cas, les
rayons infrarouges n'arrivent pas sur une surface plane, mais bien
sur de petites surfaces présentant des inclinaisons différentes.
C'est pourquoi ils sont réfléchis dans différentes directions,
comme avec un système de Lambert. Cette réflexion diffuse a
pour conséquence qu'il est impossible de voir les contours de la
source de rayonnement infrarouge réfléchie. La réflexion sur le
côté froissé du papier aluminium est, en tout point, le mélange du
rayonnement infrarouge des deux sources de rayonnement réflé-
chies (personne procédant à la mesure et arrière-plan de la per-
sonne procédant à la mesure).

Figure 2.3 : Réflexion spéculaire et diffuse


A noter :
l 
Une réflexion pouvant sembler forte à l'œil nu ne signifie
laires dans des contours définis. pas toujours que la réflexion est forte dans la plage infra-
Chaque rayonnement est toujours réfléchi avec le même angle rouge.
que celui avec lequel il arrive sur la surface. En d'autres termes, la l 
Tenez toujours compte de l’influence de votre propre
règle suivante s'applique dans tous les cas : angle d'incidence = rayonnement infrarouge.
angle de réflexion. Ceci est clairement visible dans la figure 2.3, l 
Même les surfaces pour lesquelles aucune réflexion spécu-
dans la section agrandie de la moitié lisse du papier aluminium laire n'est identifiée peuvent présenter une réflectivité éle-
(côté gauche). Le rayonnement infrarouge de la personne procé- vée.
dant à la mesure est ici réfléchi de la même façon qu'il est émis l 
Procédez aux mesures sur les surfaces lisses avec diffé-
(réflexion spéculaire). rents angles et dans différentes directions afin d'identifier
quelles irrégularités dans la répartition des températures
sont dues à la réflexion et quelles irrégularités sont dues à
l'objet de mesure.
2.5 C
 onditions idéales pour les mesures infrarouges Pour la thermographie des bâtiments, une différence d'au moins
10 °C est recommandée entre la température intérieure et la tem-
Pour les mesures infrarouges, des conditions ambiantes stables pérature extérieure.
sont tout particulièrement importantes. En d'autres termes, le cli-
mat, les objets se trouvant dans l'environnement de mesure, ainsi 2.6 L'image thermique parfaite
que tous les autres facteurs d'influence ne devraient pas changer
pendant la mesure. Il s'agit de la seule façon d'évaluer d'éven- Lors de la prise d'une image thermique, vous devrez essentielle-
tuelles interférences et de les documenter pour une analyse ulté- ment être attentif à deux choses :
rieure. le choix de la bonne section d'image et
l 
En cas de mesure à l'extérieur, la météo doit être stable et le ciel, une mise au point correcte de l'image thermique sur la zone
l 
nuageux de manière à protéger l'objet de mesure du rayonnement importante pour la mesure.
direct du soleil, mais aussi du « rayonnement froid du ciel ». Et Après avoir enregistré l'image thermique, vous ne pourrez plus
vous devriez également tenir compte du fait que les objets de modifier ni la section de l'image, ni sa netteté – tout comme pour
mesure peuvent aussi être réchauffés par les rayons antérieurs du une photo numérique normale.
soleil, et ce, en raison de leur capacité d'accumulation de chaleur.
Pour obtenir une image thermique parfaite, vous pouvez procéder
Les conditions de mesure idéales sont : aux modifications suivantes dans votre caméra thermique et dans
un temps stable,
l 
le logiciel d'analyse (p.ex. testo IRSoft ou testo Thermography
un ciel nuageux avant et pendant la mesure (pour les mesures à
l 
App) :
l'extérieur), l Modifier l'émissivité et le réglage de la compensation de la tem-
aucun rayonnement direct du soleil avant et pendant la mesure,
l 
pérature réfléchie (RTC). Un logiciel d'analyse professionnel, tel
pas de précipitations,
l 
que testo IRSoft ou testo Thermography App, permet de le faire
un objet de mesure dont les surfaces sont sèches et librement
l 
aussi point par point ou zone par zone.
accessibles aux rayons thermiques (p.ex. pas de feuilles mortes l Choisir une palette de couleurs appropriée (p.ex. fer, arc-en-
ou copeaux en surface), ciel, etc.). L'image thermique obtenue sera riche en contraste et
pas de vent ou de courants d'air,
l 
simple à interpréter en fonction de la palette de couleurs choi-
pas de sources d'interférences dans l'environnement de mesure
l 
sie.
et sur la ligne de transmission, l Adapter manuellement l'échelle de température. Vous pouvez
une surface de l'objet de mesure présentant une émissivité éle-
l 
améliorer l'échelonnement des températures ou des couleurs de
vée, connue avec précision. votre image thermique (cf. fig. 2.4).
Figure 2.4 : Adapta- miques de l'objet de mesure restent au même endroit – même
tion de l'échelle de si l'angle de vue change.
température
l Le spot de mesure ne doit jamais être plus grand que l'objet de


mesure.
l La distance de mesure doit être la plus faible possible.


l Utilisez un objectif adapté à la tâche de mesure.




l Il est recommandé d’utiliser un trépied pour mesurer les détails




avec précision.
l La structure de l'objet de mesure doit être connue de manière à


pourvoir interpréter correctement les particularités thermiques.


l Utilisez une caméra thermique dotée d'un appareil photo numé-


rique intégré de manière à pouvoir prendre des clichés réels


pour toute évaluation ultérieure.
l Tenez compte de toutes les conditions ambiantes. Le cas


échéant, mesurez et documentez-les pour une évaluation ulté-


rieure des images thermiques.

Respectez les astuces suivantes pour la prise de votre image


thermique :
Tenir compte de toutes les sources d’interférences, les éviter ou
l 

les isoler/recouvrir.
Garantir un accès optique et thermique libre à la surface de
l 

l'objet de mesure. Si possible, retirer les recouvrements et


objets gênants dans l'environnement.
Changer de position pendant la mesure pour identifier les
l 

réflexions. Les réflexions se déplacent, les particularités ther-


3 Annexe Celsius (°C)
Unité de température. A pression normale, le point zéro de
3.1 Glossaire de la thermographie l'échelle Celsius (0 °C) est la température à laquelle l'eau gèle. Un
autre point fixe de l'échelle Celsius est le point d'ébullition de
A l'eau, à 100 °C.
°C = (°F - 32) / 1,8 ou °C = K - 273,15.
Absorption
Lorsqu'un rayonnement infrarouge électromagnétique atteint un
objet, l'objet absorbe une partie de cette énergie. L'absorption Champ de vision
(réception) du rayonnement infrarouge entraîne un échauffement Cf. « FOV (Field of View) », p. 42.
de l'objet. Les objets les plus chauds émettent plus de rayons
infrarouges que les objets les plus froids. Le rayonnement infra- Condensation
rouge absorbé (reçu) est ainsi transformé en rayonnement infra- Passage d’une substance de l’état gazeux à l’état liquide. L’humi-
rouge émis (par l'objet). Le degré d'absorption correspond à dité de l’air peut se condenser sur les surfaces lorsque la tempé-
l'émissivité. rature de celles-ci, et donc la température de l’air sur les sur-
Le rayonnement infrarouge atteignant l'objet et n'étant pas faces, est inférieure à la température du point de rosée.
absorbé est réfléchi et/ou transmis.
Conduction
Conduction thermique. Transmission d’énergie thermique entre
C
des particules voisines. L’énergie est ici toujours transmise des
Caméra thermique particules les plus chaudes aux particules les plus froides.
Caméra mesurant le rayonnement infrarouge et transformant les Contrairement à la convection, il n’y a pas de transfert de matière
signaux en une image thermique. Une caméra thermique permet entre les particules lors de la conduction.
de représenter la répartition des températures sur les surfaces,
invisibles pour l’œil humain. Les domaines d’application typiques Convection
sont, par exemple, la thermographie des bâtiments, ainsi que la Transport de la chaleur au cours duquel de l’énergie thermique
thermographie électrique et la thermographie industrielle. passe d’un fluide ou d’un gaz à un autre par un transfert de
matière.

Corps réel
Cf. « », p. 42.
D Emetteur idéal
Cf. « Emetteur noir », p. 41.
Détecteur
Le détecteur reçoit le rayonnement infrarouge et le transforme en
Emetteur noir
un signal électrique. La résolution géométrique du détecteur est Objet absorbant toute l’énergie du rayonnement infrarouge qu’il
donnée en pixels et sa résolution thermique, en NETD. reçoit, la transformant en rayonnement infrarouge propre et
l’émettant à 100 %. L’émissivité des émetteurs noirs est précisé-
E ment égale à 1. Le rayonnement n’est alors ni réfléchi, ni transmis.
Emetteur coloré Dans la pratique, on ne retrouve pas d’objets présentant de telles
Les émetteurs colorés sont les matériaux pour lesquels l’émissi- propriétés.
vité dépend de la longueur d’onde. Si l’on observe le même objet Les dispositifs d’étalonnage utilisés pour les caméras thermiques
avec une caméra thermique dans la plage infrarouge de grande sont appelés « émetteurs noirs ». Leur émissivité n’est cependant
longueur d’onde (LWIR, 8 – 14 µm) et avec une caméra thermique qu’approximativement également à 1.
dans la plage infrarouge à ondes moyennes (MWIR, 3 – 5 µm), il
peut être nécessaire de régler différentes émissivités dans la Emissivité (ε)
caméra thermique. Mesure déterminant la capacité d'un matériau à émettre un rayon-
nement infrarouge. L'émissivité dépend des propriétés de la sur-
Emetteur gris face, du matériau, ainsi que – pour certains matériaux – de la tem-
Aucun émetteur noir idéal n’existant dans la nature (ε = 1), le pérature de l'objet.
concept de l’émetteur gris (ε < 1) peut être utile. De nombreux
matériaux de construction ou matériaux organiques peuvent être Étalonnage
approximativement décrits comme étant des émetteurs gris dans Procédé au cours duquel des valeurs de mesure d’un appareil
une zone spectrale étroite. La dépendance de la longueur d’onde (valeurs réelles) et des valeurs de mesure d’un appareil de réfé-
de l’émissivité est ici négligée (cf. « Emetteur coloré ») car la sen- rence (valeurs théoriques) sont déterminées et comparées. Le
sibilité spectrale des caméras thermiques courantes n’enregistre résultat permet de tirer des conclusions sur si les valeurs de
qu’une petite section spectrale du spectre infrarouge. Il s’agit mesure réelles de l’appareil se situent toujours ou non dans la
ainsi d’une approximation admissible. Contrairement aux émet- plage limite / de tolérance admissible. Contrairement à l’ajustage,
teurs noirs, les émetteurs gris n’absorbent jamais à 100 % le l’étalonnage ne permet que de documenter les différences déter-
rayonnement infrarouge qui les atteint ; c’est pourquoi l’intensité minées pour les valeurs de mesure réelles et non de les ajuster en
du rayonnement émis est également plus faible. fonction de la valeur de mesure théorique. Les intervalles entre
deux étalonnages dépendent des tâches et exigences de mesure.
F 100%, comme l’air est totalement saturé et ne peut plus absorber
d’humidité. La vapeur d’eau sous forme gazeuse dans l’air
Fahrenheit (°F) devient alors liquide. Plus l’air est chaud, plus il peut absorber de
Unité de température essentiellement utilisée en Amérique du vapeur d’eau sans que de la condensation se forme. La conden-
Nord. sation se forme donc toujours en premier lieu sur les surfaces
°F = (°C x 1,8) + 32. froides.
Exemple – 20 °C en °F : (20 °C x 1,8) + 32 = 68 °F.
I
FOV (Field of View)
Champ de vision de la caméra thermique. Celui-ci est indiqué en IFOVgeo (Instantenous Field of View)
mesure angulaire (p.ex. 32°) et décrit la surface visible avec la L’IFOVgeo indique la résolution du système de caméra. Il indique
caméra thermique. Le champ de vision dépend du détecteur de la quels détails le système de caméra peut résoudre en fonction du
caméra thermique, ainsi que de l'objectif utilisé. Les objectifs détecteur et de l’objectif. La résolution du système de caméra
grand-angle ont, avec un détecteur identique, un champ de vision (IFOVgeo) est indiquée en mrad (= milliradian) et décrit le plus petit
plus grand et les téléobjectifs (tels que le téléobjectif 9° de Testo), objet pouvant encore être représenté sur l’image thermique, en
un champ de vision plus petit. fonction de la distance de mesure. Sur l’image thermique, la taille
de cet objet correspond à un pixel.
Fréquence d’acquisition d’images
Indication en Hertz du nombre de rafraîchissements de l’image IFOVmeas (Measurement Instantenous Field of View)
affichée par seconde (p.ex. 9 Hz / 33 Hz / 60 Hz). Une fréquence Désignation du plus petit objet dont la température peut être
d’acquisition d’images de 9 Hz signifie que la caméra thermique mesurée avec précision par la caméra thermique. Cet objet est 2
remplace l’image thermique à l’écran neuf fois par seconde. à 3 fois plus grand que le plus petit objet détectable (IFOVgeo).
En règle générale, on considère ce qui suit : IFOVmeas ≈ 3 x IFOV-
geo.
H
On appelle également IFOVmeas le plus petit spot de mesure à
Humidité relative de l’air (% HR) mesurer.
Indication en pour-cent de la quantité de vapeur d’eau en satura-
tion dans l’air. Par exemple, pour une humidité relative de l’air de
Image thermique
33% HR, l’air ne contient qu’env. 1/3 de la quantité de vapeur Image indiquant la réparation des températures à la surface de
d’eau maximum qui pourrait être absorbée par l’air à une tempé- l’objet mesuré en utilisant différentes couleurs pour différentes
rature et à une pression atmosphérique identiques. De la conden- valeurs de température. La capture d’images thermiques se fait
sation se forme lorsque l’humidité de l’air est supérieure à au moyen d’une caméra thermique.
Isothermes Indice indiquant la plus petite différence de température qui peut
Lignes de température identique. Un logiciel d'analyse (p.ex. testo être résolue par la caméra. Plus cette valeur est petite, meilleure est
IRSoft) ou une caméra thermique de grande qualité permettent la résolution ou la sensibilité thermique de la caméra thermique.
d'afficher les isothermes. Tous les points de mesure de l'image
thermique dont les valeurs de température se situent dans une O
plage définie, apparaissent en couleur.
Objectifs
La grandeur du champ de vision de la caméra thermique et donc
K la grandeur du spot de mesure varient en fonction de l'objectif uti-
Kelvin (K) lisé. Un objectif grand-angle (p.ex. 32°) convient tout particulière-
Unité de température. ment lorsque vous souhaitez obtenir une vue d'ensemble de la
0 K correspond au zéro absolu (-273,15 °C). On considère que : répartition des températures sur une grande surface. Un téléob-
273,15 K = 0 °C = 32 °F. jectif (p.ex. le téléobjectif 9° de Testo) peut être utilisé pour mesu-
K = °C + 273,15. rer de petits détails avec précision, même à grande distance. De
Exemple – 20 °C en K : 20 °C + 273,15 = 293,15 K. plus, il existe un super-téléobjectif pour mesurer des détails
minimes à grande distance (pour les caméras testo 883 et
M testo 890).

Marqueur laser
La marqueur laser permet d’afficher un marquage laser sans
P
parallaxe de manière à ce que vous voyiez la position précise du Palette de couleurs
spot laser sur l’écran de la caméra thermique. Cette fonction est Choix des couleurs utilisées pour la représentation de l’image
disponible dans les caméras testo 872/872s, testo 883 et thermique dans la caméra (p.ex. palette de couleurs « arc-en-
testo 890. ciel », « fer », « dégradé de gris »). En fonction de la tâche de
mesure et de la palette de couleurs réglée, les contrastes des
Mesure à deux points images thermiques peuvent être représentés différemment. La
La mesure à deux points fait apparaître deux réticules permettant palette de couleurs peut également être réglée individuellement au
de consulter différentes températures sur l’écran de la caméra. moyen du logiciel d’analyse (p.ex. testo IRSoft ou testo Thermo-
graphy App) après l’enregistrement de l’image thermique. Lors du
N choix de la palette de couleurs, tenez compte de la facilité d’inter-
prétation de votre image thermique. Les couleurs rouge et jaune
NETD (Noise Equivalent Temperature Difference)
sont souvent associées intuitivement à la chaleur et le vert et le
bleu au froid.
Point chaud R
Cf. « », p. 39.
Rayonnement infrarouge
Le rayonnement infrarouge est un rayonnement électromagné-
Point de rosée / Température du point de rosée
Température à laquelle l’eau se condense. A la température du tique. Chaque objet dont la température dépasse le zéro absolu (0
point de rosée, l’air est saturé avec plus de 100 % de vapeur Kelvin = -273,15 °C) émet un rayonnement infrarouge. Le rayonne-
d’eau. De la condensation se forme dès que l’air ne peut plus ment infrarouge s’étend sur le domaine spectral allant de 0,78 μm
absorber de vapeur d’eau. à 1000 μm (= 1 mm) et avoisine ainsi le domaine spectral de la
lumière (0,38 – 0,78 μm). Les caméras thermiques mesurent sou-
vent le rayonnement infrarouge de grande longueur d’onde dans
Point froid et point chaud
Le « point froid » est le point le plus froid d’une zone de l’image la plage de 8 µm à 14 µm (testo 865/865s, testo 872/872s, testo
thermique ; le « point chaud » est son point le plus chaud. 883, testo 890) ; en effet, l’atmosphère dans ce domaine spectral
La fonction « Détection automatique du point chaud/froid » per- est très perméable aux rayons infrarouges.
met d’afficher directement ces deux points sur l’image thermique
à l’écran de la caméra. Cette fonction est également disponible Réflectivité (ρ)
dans certains logiciels d’analyse, tels que testo IRSoft ou testo Capacité d'une matière à réfléchir les rayons infrarouges. La
Thermography App. Ces deux points peuvent également y être réflectivité dépend des propriétés de la surface, de la température
affichés pour des zones au choix de la caméra thermique. et du type de matériau.

Pointeur laser RTC (Reflected Temperature Compensation)


Un pointeur laser facilite le pointage de la surface de mesure (un Sur les corps réels, une partie du rayonnement thermique est
point rouge est projeté sur l’objet de mesure). Le marquage laser réfléchie. Cette température réfléchie doit être prise en compte
et le centre de l’image de la surface de mesure ne coïncident pas lors de la mesure d'objets présentant une émissivité réduite. Un
parfaitement car ils se trouvent sur différents axes optiques. Il sert facteur de correction pouvant être enregistré dans la caméra per-
d’aide pour l’orientation. met de calculer la réflexion et donc d'améliorer la précision des
Attention : mesures de température. Ceci se fait généralement au moyen
Classe laser 2 : ne pointez jamais le laser sur des personnes ou d'une saisie manuelle dans la caméra et/ou le logiciel.
des animaux et ne regardez jamais le laser ! Ceci peut provoquer Dans la plupart des cas, la température réfléchie correspond à la
des lésions oculaires ! température ambiante (essentiellement pour les mesures thermo-
graphiques à l'intérieur). Lorsque le rayonnement infrarouge de
sources d'interférences est réfléchi sur la surface de l'objet de Thermogramme
mesure, la température du rayonnement réfléchi doit être détermi- Cf. « », p. 43.
née (p.ex. au moyen d'un système de Lambert). La température
réfléchie n'influence que très peu les objets dont l'émissivité est Thermographie
très élevée. Procédé technique d'imagerie de mesure rendant visible le rayon-
nement thermique ou la réparation des températures à la surface
d'un objet grâce à une caméra thermique.
S
Spot de mesure Transmissivité (τ)
Cf. « IFOVmeas (Measurement Instantenous Field of View) », p. Mesure déterminant la capacité d'un matériau à laisser passer un
43. rayonnement infrarouge. Elle dépend de l'épaisseur et du type de
matériau. La plupart des matériaux ne sont pas perméables aux
Système de Lambert rayons infrarouges de grande longueur d'onde.
Un système de Lambert est un objet réfléchissant idéalement les
rayons reçus de manière diffuse ; en d’autres termes, les rayons Z
reçus sont réfléchis dans toutes les directions avec la même
intensité.
Un système de Lambert vous permet de mesurer la température Zéro absolu
du rayonnement réfléchi avec la caméra thermique. Le zéro absolu s’élève à -273,15 °C (0 Kelvin = -459,69 °F). Tous
les corps dont la température est égale au zéro absolu n’émettent
aucun rayonnement infrarouge.
T
Température
Grandeur d'état pour l'énergie contenue dans un corps.

Temps de réponse
Le temps de réponse est le temps requis par la caméra thermique
pour s’adapter à la température ambiante du lieu de mesure pour
mesurer dans les spécifications. Le temps de réponse de votre
caméra est repris dans son mode d’emploi.
3.2 Tableau d'émissivité

Le tableau suivant sert de référence pour le réglage de l'émissivité


pour les mesures infrarouges. Il indique l'émissivité ε de certains
matériaux courants. L'émissivité variant en fonction de la tempé-
rature et des propriétés des surfaces, les valeurs reprises ici ne
peuvent être considérées que comme des valeurs de référence
pour la mesure des rapports ou différences de température. Pour
mesurer la valeur absolue de la température, l'émissivité du maté-
riau doit être déterminée avec précision.

Matériau (température du matériau) Emissivité

Acier, laminé à froid (93 °C) 0,75–0,85


Acier, oxydé (200 °C) 0,79
Acier, traitement thermique en surface (200 °C) 0,52
Aluminium, extrêmement poli (100 °C) 0,09
Aluminium, fortement oxydé (93 °C) 0,20
Aluminium, laminé (170 °C) 0,04
Aluminium, non oxydé (100 °C) 0,03
Aluminium, non oxydé (25 °C) 0,02
Argile, cuite (70 °C) 0,91

Béton (25 °C) 0,93


Bois (70 °C) 0,94
Brique, mortier, crépi (20 °C) 0,93

Caoutchouc, dur (23 °C) 0,94


Caoutchouc, souple, gris (23 °C) 0,89
Chrome (40 °C) 0,08
Chrome, poli (150 °C) 0,06
Coton (20 °C) 0,77
Cuivre, laminé (40 °C) 0,64
Cuivre, légèrement terni (20 °C) 0,04
Cuivre, oxydé (130 °C) 0,76
Cuivre, poli (40 °C) 0,03
Matériau (température du matériau) Emissivité 3.3 Testo recommande
Dissipateur thermique, noir, anodisé (50 °C) 0,98

Fer avec croûte de coulée (100 °C) 0,80


Etalonnage de votre caméra thermique
Fer avec croûte de laminage (20 °C) 0,77 La Testo SE & Co. KGaA recommande de faire étalonner les
Fer, poli à l’émeri (20 °C) 0,24 caméras thermiques régulièrement. Les intervalles entre deux éta-
Fonte de fer, oxydée (200 °C) 0,64 lonnages dépendent des tâches et exigences de mesure. Vous
Glace, lisse (0 °C) 0,97 trouverez de plus amples informations sur l'étalonnage de votre
Granit (20 °C) 0,45 caméra thermique à l'adresse : www.testo.com.
Grès (40 °C) 0,67

Homme (36 °C) 0,98 Formations en thermographie


Laiton, oxydé (200 °C) 0,61 Rester en permanence informé des toutes dernières découvertes :
Liège (20 °C) 0,70 voici l’une des conditions les plus importantes pour venir à bout
Maçonnerie (40 °C) 0,93
des tâches de mesure complexes et des exigences de qualité en
Marbre, blanc (40 °C) 0,95 hausse. C'est pourquoi la Testo SE & Co. KGaA propose des forma-
tions en thermographie pour les domaines d'application les plus
Papier (20 °C) 0,97
papier aluminium (40 °C) 0,79 variés.
Peinture, blanche (90 °C) 0,95 Vous trouverez de plus amples informations sur nos formations à
Peinture, bleue, sur papier aluminium (40 °C) 0,78 l'adresse : www.testo.com.
Peinture, jaune, 2 couches, sur
Peinture, noire, mate (80 °C) 0,97
Peintures à l’huile (toutes les couleurs) (90 °C) 0,92-0,96
Plastiques : PE, PP, PVC (20 °C) 0,94
Plâtre (20 °C) 0,90
Plomb (40 °C) 0,43
Plomb, oxydé (40 °C) 0,43
Plomb, oxydé gris (40 °C) 0,28
Porcelaine (20 °C) 0,92

Vernis de transformateur (70 °C) 0,94


Verre (90 °C) 0,94 Plus d'infos :
Zinc, oxydé 0,1 www.testo.com
Vos notes personnelles :

Saviez-vous également :
Grâce à leur capacité à voir le rayonnement thermique, les crotales iden-
tifient leurs proies et ennemis très rapidement – même dans l'obscurité.

Les crotales, une sous-espèce de vipères, détectent très rapidement


même les plus petites différences de tem-
pérature de quelque 0,0003 °C à peine.
Des « fossettes sensorielles » extrêmement
sensibles rendent cela possible. Cet
organe sensoriel permet aux crotales
de voir des images très similaires à
celles des caméras thermiques
modernes...
Contribution symbolique : 5,- euros
0982 7324/HE/06.2022

Vous trouverez les adresses de nos filiales et


représentations actuelles à l'adresse :

www.testo.com

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