Pocket Guide Thermography FR
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Thermographie
Théorie – Pratique – Trucs & Astuces
Préface
Chers clients de Testo,
trouvant dans le champ de vision de la caméra thermique. béton, les matériaux organiques) présentent une émissivité éle-
vée, indépendante de la température (ε ≈ 0,8 – 0,95) dans la
plage infrarouge de grande longueur d'onde.
l Les métaux, surtout ceux présentant une surface brillante, pré-
τ
ε La réflectivité (ρ)
La réflectivité (ρ) exprime la capacité d'un matériau à
réfléchir un rayonnement infrarouge.
La transmissivité (τ) exprime la capacité d'un matériau à réfléchie (RTC) est important.
transmettre (laisser passer) un rayonnement infrarouge.
Rapport entre l'émission et la réflexion
l La valeur τ dépend du type et de l'épaisseur du matériau. 1 Les objets de mesure présentant une émissivité élevée (ε ≥
l La plupart des matériaux ne transmettent pas le rayonnement
0,8) :
infrarouge de grande longueur d'onde ; en d'autres termes, ils ont une faible réflectivité (ρ) : ρ = 1 - ε
l
ne sont pas perméables au rayonnement. permettent des mesures très fiables de leur température
l
(cf. Fig. 1.1, p. 36) 3 Les objets de mesure présentant une émissivité faible (ε ≤ 0,6) :
Le total de ces éléments est toujours égal à 1 ( 100 %) : ont une réflectivité élevée (ρ) : ρ = 1 - ε
l
A noter :
Plus la différence entre la température de l'objet de mesure et
la température ambiante est élevée et plus l'émissivité est
faible, plus les erreurs de mesure seront importantes. Ces
erreurs s'amplifient lorsque l'émissivité est mal réglée.
A noter :
1.2 Spot de mesure et distance de mesure
Une caméra thermique vous permet uniquement de mesu-
l
Trois grandeurs doivent être prises en compte pour déterminer la
rer les températures en surface, pas de voir à travers l'ob-
distance adéquate et l'objet de mesure maximal pouvant être vu
jet ou dans celui-ci.
l
ou mesuré :
De nombreux matériaux transparents pour l'œil humain,
l le champ de vision (FOV),
tels que le verre, ne sont pas perméables (transparents)
l le plus petit objet détectable (IFOV geo) et
aux rayons infrarouges de grande longueur d'onde (cf.
l le plus petit objet mesurable / spot de mesure (IFOV meas).
« Mesures sur verre », p. 30).
l
Si nécessaire, retirez les éventuels capots de l'objet de
mesure ; en effet, dans le cas contraire, la caméra ther-
mique mesurera uniquement la température à la surface du
capot. FOV
Attention : respectez toujours les prescriptions d'utilisation
de l'objet de mesure !
l
Parmi les rares matériaux transparents à l’infrarouge, on
compte, p.ex., les films plastiques fins et le germanium, la
matière dont sont fabriqués les lentilles et verres de protec- 32°
tion des caméras thermiques de Testo.
l
Lorsque des éléments se trouvant sous la surface peuvent
influencer, par conduction, la répartition des températures
à la surface de l'objet de mesure, il est souvent possible
d'identifier les structures internes de l'objet de mesure sur
1m
l'image thermique. Cependant, la caméra thermique ne
mesure que la température superficielle. Il n'est donc pas
possible de tirer des conclusions précises sur les valeurs
de température des éléments se trouvant à l'intérieur de
l'objet de mesure.
Figure 1.3 : Le champ de vision de la caméra thermique
Le champ de vision (FOV) de la caméra thermique décrit la sur- distance de mesure est d’1 m, le plus petit objet détectable (IFOV-
face visible avec la caméra thermique (cf. fig. 1.3, p. 13). Il geo) possède des côtés de 3,5 mm et correspond à un pixel à
dépend de l'objectif utilisé (p.ex. objectif grand-angle 32° ou l'écran (cf. fig. 1.4, p. 14). Pour obtenir des mesures précises,
téléobjectif 9° – ce téléobjectif est disponible comme accessoire l'objet de mesure doit être 3 fois plus grand que le plus petit objet
pour les testo 885 et testo 890). détectable (IFOVgeo).
La règle suivante s'applique donc pour le plus petit objet mesu-
rable (IFOVmeas) :
A noter :
IFOVmeas ≈ 3 x IFOVgeo
Utilisez un objectif grand-angle pour obtenir un champ de
vision plus grand.
A noter :
l
Utilisez un téléobjectif pour garantir une bonne résolution
3,5 mm
spatiale.
3,5 mrad
Le calculateur IFOV de la testo Thermography App vous
l
IFOVgeo permet de calculer les valeurs FOV, IFOVmeas et IFOVgeo
pour différentes distances.
IFOVmeas
1m
A noter :
l
Tenez toujours compte de l’influence de votre propre
rayonnement infrarouge.
l
Changez de position pendant la mesure pour identifier les
réflexions. Les réflexions se déplacent, les particularités
thermiques de l'objet de mesure restent au même endroit
Figure 2.1 : Réflexions lors des mesures à l'extérieur – même si l'angle de vue change.
l
Evitez les mesures à proximité d'objets très chauds ou très
La figure 2.1 montre que la gouttière apparaît sur l'image ther- froids ou isolez-les.
mique comme étant plus froide que le mur. Les deux présentent l
Evitez les rayons directs du soleil, même quelques heures
cependant approximativement la même température. L'image doit avant la mesure. Procédez aux mesures tôt le matin.
donc être interprétée. l
Si possible, procédez aux mesures en plein air lorsque le
Nous supposons que la surface de la gouttière est galvanisée et ciel est très couvert.
présente une émissivité très basse (ε = 0,1). Seulement 10 % du
rayonnement infrarouge de grande longueur d'onde émis par la
gouttière provient donc du rayonnement propre émis et 90 % pro-
vient du rayonnement ambiant réfléchi (RTC). Lorsque le ciel est 3 Conditions météorologiques
dégagé, le « rayonnement froid du ciel » (~ -50 … -60 °C) est Nuages
entre autres réfléchi par la gouttière. La caméra thermique est Un ciel très nuageux offre les conditions idéales pour les
réglée sur les valeurs ε = 0,95 et RTC = -55 °C pour permettre mesures infrarouges à l'extérieur ; en effet, celui-ci pro-
une mesure correcte du mur. En raison de son émissivité très tège l'objet mesuré contre le rayonnement solaire et le « rayonne-
faible et de la très forte réflexion, la représentation de la gouttière ment froid du ciel » (cf. « 2 Rayonnement », p. 19).
Précipitations Un brouillard très dense peut influencer la mesure ; en effet, les
D'importantes précipitations (pluie, neige) peuvent fausser les gouttelettes d'eau sur la ligne de transmission laissent passer
résultats des mesures. L'eau, la glace et la neige possèdent une moins de rayons infrarouges.
émissivité élevée et sont imperméables au rayonnement infra-
rouge. La mesure d'objets humides peut en outre causer des Courants d'air
erreurs de mesure car la surface de l'objet mesuré refroidit avec Le vent ou les courants d'air dans la pièce peuvent influencer la
l'évaporation (cf. « 3 Surface de l’objet de mesure », p. 16). mesure de la température au moyen d'une caméra thermique.
En raison des échanges de chaleur (convection), l'air à proximité
Soleil de la surface a la même température que l'objet mesuré. Le vent
(cf. « 2 Rayonnement », p. 19) ou les courants d'air repoussent cette couche d'air et une nou-
velle couche d'air, n'étant pas adaptée à la température de l'objet
mesuré, se retrouve à cet endroit. La convection absorbe la cha-
A noter : leur des objets de mesure chauds et apporte de la chaleur aux
l
Procédez de préférence aux mesures lorsque le ciel est objets de mesure froids jusqu'à ce que la température de l 'air et
très couvert. celle de la surface de l 'objet de mesure soient identiques. Cet
l Observez également la couverture nuageuse quelques
effet d'échange de chaleur augmente en fonction de la différence
heures avant la mesure. de température entre la surface de l'objet de mesure et la tempé-
l Evitez de procéder aux mesures lorsque les précipitations
rature ambiante.
sont importantes.
Pollution atmosphérique
Certaines matières en suspension telles que la poussière, la suie,
4 Air
Humidité de l'air la fumée, ainsi que certaines vapeurs, possèdent une émissivité
L'humidité relative de l'air de l'environnement de mesure élevée et une très faible transmissivité. Cela signifie qu'elles
doit être la plus faible possible de manière à ne pas peuvent perturber les mesures car elles émettent elles-mêmes un
entraîner de condensation dans l'air (brouillard), sur l'objet de rayonnement infrarouge, également perçu par la caméra ther-
mesure, sur le verre de protection ou la lentille de la caméra ther- mique. En outre, le rayonnement infrarouge de l'objet mesuré ne
mique. Lorsque la lentille (ou le verre de protection) est embuée, peut que partiellement pénétrer jusqu'à la caméra thermique car
une partie du rayonnement infrarouge arrivant sur la caméra ther- celui-ci est dispersé et absorbé par les matières en suspension.
mique ne peut pas être reçue car le rayonnement ne traverse pas
totalement l'eau présente sur la lentille.
2.3 Détermination de ε et de RTC en pratique
A noter :
l
Ne procédez pas aux mesures lorsque le brouillard est épais
Pour déterminer l'émissivité de la surface de l'objet mesuré, vous
ou sur de la vapeur d'eau.
pouvez, p.ex. :
l Ne procédez pas aux mesures si l'humidité de l'air se
lire l'émissivité dans un tableau (cf. « 3.2 Tableau d’émissivité »,
l
condense sur la caméra thermique (cf. « Humidité, neige,
p. 51).
givre en surface », p. 17).
Attention : les valeurs des tableaux d'émissivité sont seulement
l Evitez, si possible, le vent et les courants d'air pendant la mesure.
des valeurs de référence. L'émissivité de la surface de votre objet
l Tenez compte de la vitesse et de la direction des courants
de mesure peut donc différer de la valeur de référence indiquée.
d'air pendant la mesure et utilisez ces données lors de l'éva-
déterminer l'émissivité par des mesures comparatives au moyen
l
luation des images thermiques.
d'un thermomètre de contact (p.ex. au moyen du testo 905-T2
l Ne procédez pas aux mesures lorsque l'air est fortement pol-
ou testo 925) (cf. « 1 Méthode utilisant un thermomètre de
lué (p.ex. lorsque de la poussière vient d'être soulevée).
contact », p. 25).
l Procédez toujours aux mesures à la plus petite distance pos-
déterminer l'émissivité par des mesures comparatives au moyen
l
sible pour votre application de mesure afin de réduire l'in-
de la caméra thermique (cf. « 2 Méthode utilisant une caméra
fluence d'éventuelles substances en suspension dans l'air.
thermique », p. 26).
5 Lumière
La lumière ou l'éclairage ne joue aucun rôle notable lors
Déterminer l'émissivité au moyen de mesures comparatives
des mesures au moyen d'une caméra thermique. Les
mesures peuvent également être effectuées dans l'obscu- 1 Méthode utilisant un thermomètre de contact
Mesurez tout d'abord la température de la surface de l'objet de
rité car les caméras thermiques mesurent le rayonnement infra-
mesure au moyen d'un thermomètre de contact (p.ex. testo 905-T2
rouge de grande longueur d'onde. Certaines sources lumineuses
ou testo 925). Mesurez ensuite la température de la surface de l'objet
émettent cependant elles-mêmes un rayonnement thermique
de mesure au moyen de la caméra thermique avec une émissivité
infrarouge et peuvent donc influencer la température des objets
réglée sur 1. La différence entre les valeurs de température mesurées
dans leur environnement. C'est pourquoi les mesures ne devraient
par le thermomètre de contact et la caméra thermique résulte d'une
pas, p.ex., être réalisées en cas d’ensoleillement direct ou à proxi-
émissivité réglée sur une valeur trop élevée. En réduisant progressive-
mité d'une ampoule chaude. Les sources lumineuses froides,
ment la valeur de l'émissivité, vous pouvez modifier la température
telles que les LED ou tubes néon, ne sont pas critiques car elles
mesurée jusqu'à ce qu’elle corresponde à la mesure par contact.
convertissent la plus grande partie de l'énergie utilisée en lumière
L'émissivité réglée alors correspond à l'émissivité de la surface de
visible et non en rayonnement infrarouge.
l'objet de mesure.
2 Méthode utilisant une caméra thermique Détermination de la température du rayonnement
Collez tout d'abord un morceau de ruban adhésif pour mesures infra- réfléchi
rouges (p.ex. un ruban d'adhésif résistant à la chaleur de Testo) sur
votre objet de mesure. Après un bref temps d'attente, vous pouvez Lorsque toutes les interférences possibles pouvant influencer
alors utiliser votre caméra thermique pour mesurer la température la votre mesure ont été éliminées, la température du rayonnement
zone recouverte par le ruban adhésif de l'objet de mesure après avoir infrarouge réfléchi correspond à la température ambiante. La tem-
réglé l'émissivité du ruban adhésif. Cette température est votre tem- pérature ambiante peut être déterminée au moyen d'un thermo-
pérature de référence. Réglez alors l'émissivité jusqu'à ce que la mètre d'ambiance, p.ex. le testo 810 ; vous pouvez ensuite saisir
caméra thermique mesure la même température que la température la valeur RTC en conséquence dans votre caméra thermique. Si
de référence venant d'être mesurée sur la zone de l'objet de mesure des sources de rayonnement infrarouge existent cependant dans
n'étant pas recouverte de ruban adhésif. L'émissivité réglée alors cor- votre environnement de mesure, vous devrez déterminer la tempé-
respond à l'émissivité de la surface de l'objet de mesure. rature du rayonnement réfléchi pour obtenir des résultats de
De manière alternative au ruban adhésif, vous pouvez également : mesure précis.
l enduire l'objet de mesure d'un vernis ou d'une peinture présentant
une émissivité définie. Mesure de la température réfléchie au moyen d'un sys-
l enduire l'objet de mesure d'une couche épaisse (> 0,13 mm) tème de Lambert (improvisé)
d'huile résistante à la chaleur (ε ≈ 0,82). Une système de Lambert est un objet reflétant idéalement un
l enduire l'objet de mesure d'une couche épaisse de suie (ε ≈ 0,95). rayonnement de manière diffuse, c'est-à-dire dans toutes les
l déterminer
l’émissivité et la RTC à l’aide de la fonction ε-Assist directions.
(testo 868/868s, testo 871/871s, testo 872/872s). Un système de Lambert vous permet de mesurer la température
du rayonnement réfléchi avec la caméra thermique. Un papier alu-
minium froissé, puis à nouveau déplié convient parfaitement ici
A noter : pour remplacer un système de Lambert. Le papier aluminium pré-
l
Attention : respectez toujours les règles d'utilisation de sente une réflectivité élevée et sa structure froissée reflète le
l'objet de mesure ! rayonnement de manière diffuse presque idéale (cf. fig. 2.3, côté
l
Lorsque l'objet de mesure est peint ou encollé, notez que droit du papier aluminium, p. 32).
la peinture ou l'adhésif doit tout d'abord s'adapter à la Pour mesurer la température du rayonnement réfléchi, placez le
température de l'objet avant qu'une mesure correcte soit système de Lambert à proximité de l'objet de mesure ou, idéale-
possible. ment, sur la surface de l'objet de mesure. Mesurez ensuite sa
température pour une émissivité réglée sur 1. La caméra calcule la
température du rayonnement lui parvenant. Cette valeur peut alors
être saisie comme RTC dans votre caméra thermique ; vous pou- l Influence des sources de rayonnement externes (p.ex.
vez ainsi mesurer la température de l'objet de mesure avec l'émis- ampoules, soleil, chauffages, etc.)
sivité réglée pour la surface de votre objet de mesure. l Erreur d'interprétation de l'image thermique en raison de la
réflexion
2.4 S
ources d’erreur lors des mesures infrarouges à É viter toute mesure sous l'influence de sources
d'interférences.
Les facteurs suivants peuvent fausser les résultats de vos à S i possible, arrêter ou isoler les sources d’interférences ou
mesures infrarouges : tenir compte de leur influence lors de l'analyse de l'image
Emissivité mal réglée
l thermique.
à D éterminer et régler l’émissivité correcte (cf. « Déterminer l Variations rapides de la température ambiante
l’émissivité au moyen de mesures comparatives », p. 25). à E n cas de variation de la température ambiante du froid au
RTC mal réglée
l chaud, il existe un risque de condensation sur l'objectif.
à D éterminer et régler la température réfléchie (cf. « Déter- à S i possible, utiliser une caméra thermique dotée de détec-
mination de la température du rayonnement réfléchi », p. teurs stables à la température.
27). l Erreur d'interprétation de l'image thermique en raison d'une
Réflexion spéculaire
Souvent, une réflexion spéculaire clairement visible est un indice
d’une surface fortement réfléchissante, c'est-à-dire une surface
présentant une faible émissivité. Cependant, une réflexion pou-
vant sembler forte à l'œil humain ne signifie pas toujours qu'il
s'agit d'une forte réflexion dans la plage infrarouge. On peut, par
exemple, voir des réflexions spéculaires du rayonnement ambiant
sur l'image thermique d'une surface vernie (p.ex. la silhouette de
la personne procédant à la mesure) alors que le vernis présente,
Vitre glissée en règle générale, une émissivité élevée (ε ≈ 0,95). De même, il
devant l'objet est impossible, p.ex., d'identifier les contours d'objets réfléchis de
de mesure l'environnement de mesure sur l'image thermique d'un mur en
grès, alors que le grès présente une faible émissivité (ε ≈ 0,67). La
Figure 2.2 : Mesures sur verre structure de la surface et non l'émissivité détermine en première
ligne si le rayonnement ambiant provoque des réflexions spécu-
La règle « angle d'incidence = angle de réflexion » s'applique évi-
demment également au rayonnement infrarouge arrivant sur le
papier aluminium froissé (côté droit). Cependant, dans ce cas, les
rayons infrarouges n'arrivent pas sur une surface plane, mais bien
sur de petites surfaces présentant des inclinaisons différentes.
C'est pourquoi ils sont réfléchis dans différentes directions,
comme avec un système de Lambert. Cette réflexion diffuse a
pour conséquence qu'il est impossible de voir les contours de la
source de rayonnement infrarouge réfléchie. La réflexion sur le
côté froissé du papier aluminium est, en tout point, le mélange du
rayonnement infrarouge des deux sources de rayonnement réflé-
chies (personne procédant à la mesure et arrière-plan de la per-
sonne procédant à la mesure).
mesure.
l La distance de mesure doit être la plus faible possible.
avec précision.
l La structure de l'objet de mesure doit être connue de manière à
les isoler/recouvrir.
Garantir un accès optique et thermique libre à la surface de
l
Corps réel
Cf. « », p. 42.
D Emetteur idéal
Cf. « Emetteur noir », p. 41.
Détecteur
Le détecteur reçoit le rayonnement infrarouge et le transforme en
Emetteur noir
un signal électrique. La résolution géométrique du détecteur est Objet absorbant toute l’énergie du rayonnement infrarouge qu’il
donnée en pixels et sa résolution thermique, en NETD. reçoit, la transformant en rayonnement infrarouge propre et
l’émettant à 100 %. L’émissivité des émetteurs noirs est précisé-
E ment égale à 1. Le rayonnement n’est alors ni réfléchi, ni transmis.
Emetteur coloré Dans la pratique, on ne retrouve pas d’objets présentant de telles
Les émetteurs colorés sont les matériaux pour lesquels l’émissi- propriétés.
vité dépend de la longueur d’onde. Si l’on observe le même objet Les dispositifs d’étalonnage utilisés pour les caméras thermiques
avec une caméra thermique dans la plage infrarouge de grande sont appelés « émetteurs noirs ». Leur émissivité n’est cependant
longueur d’onde (LWIR, 8 – 14 µm) et avec une caméra thermique qu’approximativement également à 1.
dans la plage infrarouge à ondes moyennes (MWIR, 3 – 5 µm), il
peut être nécessaire de régler différentes émissivités dans la Emissivité (ε)
caméra thermique. Mesure déterminant la capacité d'un matériau à émettre un rayon-
nement infrarouge. L'émissivité dépend des propriétés de la sur-
Emetteur gris face, du matériau, ainsi que – pour certains matériaux – de la tem-
Aucun émetteur noir idéal n’existant dans la nature (ε = 1), le pérature de l'objet.
concept de l’émetteur gris (ε < 1) peut être utile. De nombreux
matériaux de construction ou matériaux organiques peuvent être Étalonnage
approximativement décrits comme étant des émetteurs gris dans Procédé au cours duquel des valeurs de mesure d’un appareil
une zone spectrale étroite. La dépendance de la longueur d’onde (valeurs réelles) et des valeurs de mesure d’un appareil de réfé-
de l’émissivité est ici négligée (cf. « Emetteur coloré ») car la sen- rence (valeurs théoriques) sont déterminées et comparées. Le
sibilité spectrale des caméras thermiques courantes n’enregistre résultat permet de tirer des conclusions sur si les valeurs de
qu’une petite section spectrale du spectre infrarouge. Il s’agit mesure réelles de l’appareil se situent toujours ou non dans la
ainsi d’une approximation admissible. Contrairement aux émet- plage limite / de tolérance admissible. Contrairement à l’ajustage,
teurs noirs, les émetteurs gris n’absorbent jamais à 100 % le l’étalonnage ne permet que de documenter les différences déter-
rayonnement infrarouge qui les atteint ; c’est pourquoi l’intensité minées pour les valeurs de mesure réelles et non de les ajuster en
du rayonnement émis est également plus faible. fonction de la valeur de mesure théorique. Les intervalles entre
deux étalonnages dépendent des tâches et exigences de mesure.
F 100%, comme l’air est totalement saturé et ne peut plus absorber
d’humidité. La vapeur d’eau sous forme gazeuse dans l’air
Fahrenheit (°F) devient alors liquide. Plus l’air est chaud, plus il peut absorber de
Unité de température essentiellement utilisée en Amérique du vapeur d’eau sans que de la condensation se forme. La conden-
Nord. sation se forme donc toujours en premier lieu sur les surfaces
°F = (°C x 1,8) + 32. froides.
Exemple – 20 °C en °F : (20 °C x 1,8) + 32 = 68 °F.
I
FOV (Field of View)
Champ de vision de la caméra thermique. Celui-ci est indiqué en IFOVgeo (Instantenous Field of View)
mesure angulaire (p.ex. 32°) et décrit la surface visible avec la L’IFOVgeo indique la résolution du système de caméra. Il indique
caméra thermique. Le champ de vision dépend du détecteur de la quels détails le système de caméra peut résoudre en fonction du
caméra thermique, ainsi que de l'objectif utilisé. Les objectifs détecteur et de l’objectif. La résolution du système de caméra
grand-angle ont, avec un détecteur identique, un champ de vision (IFOVgeo) est indiquée en mrad (= milliradian) et décrit le plus petit
plus grand et les téléobjectifs (tels que le téléobjectif 9° de Testo), objet pouvant encore être représenté sur l’image thermique, en
un champ de vision plus petit. fonction de la distance de mesure. Sur l’image thermique, la taille
de cet objet correspond à un pixel.
Fréquence d’acquisition d’images
Indication en Hertz du nombre de rafraîchissements de l’image IFOVmeas (Measurement Instantenous Field of View)
affichée par seconde (p.ex. 9 Hz / 33 Hz / 60 Hz). Une fréquence Désignation du plus petit objet dont la température peut être
d’acquisition d’images de 9 Hz signifie que la caméra thermique mesurée avec précision par la caméra thermique. Cet objet est 2
remplace l’image thermique à l’écran neuf fois par seconde. à 3 fois plus grand que le plus petit objet détectable (IFOVgeo).
En règle générale, on considère ce qui suit : IFOVmeas ≈ 3 x IFOV-
geo.
H
On appelle également IFOVmeas le plus petit spot de mesure à
Humidité relative de l’air (% HR) mesurer.
Indication en pour-cent de la quantité de vapeur d’eau en satura-
tion dans l’air. Par exemple, pour une humidité relative de l’air de
Image thermique
33% HR, l’air ne contient qu’env. 1/3 de la quantité de vapeur Image indiquant la réparation des températures à la surface de
d’eau maximum qui pourrait être absorbée par l’air à une tempé- l’objet mesuré en utilisant différentes couleurs pour différentes
rature et à une pression atmosphérique identiques. De la conden- valeurs de température. La capture d’images thermiques se fait
sation se forme lorsque l’humidité de l’air est supérieure à au moyen d’une caméra thermique.
Isothermes Indice indiquant la plus petite différence de température qui peut
Lignes de température identique. Un logiciel d'analyse (p.ex. testo être résolue par la caméra. Plus cette valeur est petite, meilleure est
IRSoft) ou une caméra thermique de grande qualité permettent la résolution ou la sensibilité thermique de la caméra thermique.
d'afficher les isothermes. Tous les points de mesure de l'image
thermique dont les valeurs de température se situent dans une O
plage définie, apparaissent en couleur.
Objectifs
La grandeur du champ de vision de la caméra thermique et donc
K la grandeur du spot de mesure varient en fonction de l'objectif uti-
Kelvin (K) lisé. Un objectif grand-angle (p.ex. 32°) convient tout particulière-
Unité de température. ment lorsque vous souhaitez obtenir une vue d'ensemble de la
0 K correspond au zéro absolu (-273,15 °C). On considère que : répartition des températures sur une grande surface. Un téléob-
273,15 K = 0 °C = 32 °F. jectif (p.ex. le téléobjectif 9° de Testo) peut être utilisé pour mesu-
K = °C + 273,15. rer de petits détails avec précision, même à grande distance. De
Exemple – 20 °C en K : 20 °C + 273,15 = 293,15 K. plus, il existe un super-téléobjectif pour mesurer des détails
minimes à grande distance (pour les caméras testo 883 et
M testo 890).
Marqueur laser
La marqueur laser permet d’afficher un marquage laser sans
P
parallaxe de manière à ce que vous voyiez la position précise du Palette de couleurs
spot laser sur l’écran de la caméra thermique. Cette fonction est Choix des couleurs utilisées pour la représentation de l’image
disponible dans les caméras testo 872/872s, testo 883 et thermique dans la caméra (p.ex. palette de couleurs « arc-en-
testo 890. ciel », « fer », « dégradé de gris »). En fonction de la tâche de
mesure et de la palette de couleurs réglée, les contrastes des
Mesure à deux points images thermiques peuvent être représentés différemment. La
La mesure à deux points fait apparaître deux réticules permettant palette de couleurs peut également être réglée individuellement au
de consulter différentes températures sur l’écran de la caméra. moyen du logiciel d’analyse (p.ex. testo IRSoft ou testo Thermo-
graphy App) après l’enregistrement de l’image thermique. Lors du
N choix de la palette de couleurs, tenez compte de la facilité d’inter-
prétation de votre image thermique. Les couleurs rouge et jaune
NETD (Noise Equivalent Temperature Difference)
sont souvent associées intuitivement à la chaleur et le vert et le
bleu au froid.
Point chaud R
Cf. « », p. 39.
Rayonnement infrarouge
Le rayonnement infrarouge est un rayonnement électromagné-
Point de rosée / Température du point de rosée
Température à laquelle l’eau se condense. A la température du tique. Chaque objet dont la température dépasse le zéro absolu (0
point de rosée, l’air est saturé avec plus de 100 % de vapeur Kelvin = -273,15 °C) émet un rayonnement infrarouge. Le rayonne-
d’eau. De la condensation se forme dès que l’air ne peut plus ment infrarouge s’étend sur le domaine spectral allant de 0,78 μm
absorber de vapeur d’eau. à 1000 μm (= 1 mm) et avoisine ainsi le domaine spectral de la
lumière (0,38 – 0,78 μm). Les caméras thermiques mesurent sou-
vent le rayonnement infrarouge de grande longueur d’onde dans
Point froid et point chaud
Le « point froid » est le point le plus froid d’une zone de l’image la plage de 8 µm à 14 µm (testo 865/865s, testo 872/872s, testo
thermique ; le « point chaud » est son point le plus chaud. 883, testo 890) ; en effet, l’atmosphère dans ce domaine spectral
La fonction « Détection automatique du point chaud/froid » per- est très perméable aux rayons infrarouges.
met d’afficher directement ces deux points sur l’image thermique
à l’écran de la caméra. Cette fonction est également disponible Réflectivité (ρ)
dans certains logiciels d’analyse, tels que testo IRSoft ou testo Capacité d'une matière à réfléchir les rayons infrarouges. La
Thermography App. Ces deux points peuvent également y être réflectivité dépend des propriétés de la surface, de la température
affichés pour des zones au choix de la caméra thermique. et du type de matériau.
Temps de réponse
Le temps de réponse est le temps requis par la caméra thermique
pour s’adapter à la température ambiante du lieu de mesure pour
mesurer dans les spécifications. Le temps de réponse de votre
caméra est repris dans son mode d’emploi.
3.2 Tableau d'émissivité
Saviez-vous également :
Grâce à leur capacité à voir le rayonnement thermique, les crotales iden-
tifient leurs proies et ennemis très rapidement – même dans l'obscurité.
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