TDM1
TDM1
2 TD1 5
3 TD2 6
4 TD3 7
5 TD4 9
6 TD5 11
7 TD6 12
8 TD7 14
1
Master de Physique
Travaux dirigés de Mécanique Quantique, TD -0-
Rappels et révisions
Exercice 1
Une particule de masse m, dans un espace à une dimension, est soumise à un potentiel V (x) qui est nul
dans un intervalle de longueur a et infini ailleurs. Écrire l’équation de Schrödinger, et trouver les niveaux
d’énergie et les fonctions d’ondes propres correspondantes. Justifier le choix de l’origine des axes adoptée.
Vérifier l’orthogonalité.
Exercice 2
4) On pose X = (Km/h̄2 )1/4 x et ψ(X) = φ(x). Montrer que φ satisfait hφ = φ, avec h = −d2 /dx2 +
x2 et préciser la relation entre h et H ainsi que et E.
√ √
5) On pose p = −id/dx, a = (x + ip)/ 2 et a† = (x − ip)/ 2, ainsi que N = a† a. Donner les relations
de commutation entre ces opérateurs. Montrer que h = 2N + 1 = 2a† a − 1.
6) On note n une valeur propre de N et |ni un vecteur propre associé, supposé normalisé. Montrer que n
est forcément réel et non négatif.
7) Montrer que a† |ni est vecteur propre de N avec la valeur propre n + 1. Quelle est sa norme ?
8) Montrer que a|ni est soit nul, soit vecteur propre de N avec la valeur propre n − 1. Quelle est sa norme ?
9) Montrer que le spectre de N est formé des entiers positifs ou nuls, n = 0, 1, 2, . . .. En déduire le spectre
de H.
10) On cherche une solution paire de −φ00 (x) + x2 φ(x) = x comme
Écrire l’équation différentielle satisfaite par f (x). Si on cherche une solution comme série entière f (x) =
a0 + a1 x2 + · · · + an x2n + · · · , quelle est la relation de récurrence entre les an ?
11) Montrer qu’en général an+1 /an ' 1/n quand n est grand, et que f (x) ∼ exp(x2 ) quand x → ∞.
12) Retrouver ainsi les énergies des états pairs.
13) Procéder de même pour les états impairs.
1
14) Les polynômes de Hermite Hn (x) satisfont
Exercice 3
Dans la molécule d’ammoniac NH3 , l’azote peut osciller par effet tunnel d’un coté à l’autre du plan des
atomes d’hydrogène. Classiquement, le potentiel est trop répulsif au milieu des deux points d’équilibre et
la transition est interdite.
Soit x la distance algébrique de N au plan H3 , et µ la masse réduite N–H3 . Le potentiel (= énergie
potentielle) est décrit très schématiquement comme
+∞ si x > b ,
V (x) = 0 si a < x < b ,
V0 si 0 ≤ x < a ,
et symétriquement pour x < 0, où V0 > 0 est la hauteur de la barrière, (a + b)/2 > 0 l’abscisse du point
d’équilibre classique, 0 < b − a la largeur du puits, et 2a la largeur de la barrière.
1) Représenter ce potentiel.
2 2
2) Écrire
p la forme de la fonction d’onde d’énergie E = h̄ k /(2µ) dans chacune des régions. On posera
K = 2µ(V0 − E)/h̄.
3) Écrire les conditions de raccordement.
On se concentre désormais sur les deux premiers niveaux. Le premier est symétrique, d’énergie Es et
de fonction d’onde ψs (x), le second d’énergie Ea et de fonction d’onde impaire ψa (x) antisymétrique.
4) Montrer qu’à la limite où V0 → ∞, ces deux états sont dégénérés. Donner leur énegie commune et leurs
fonctions d’onde.
√
5) On suppose que V0 est grand, mais fini, de sorte que k K et Ka 1. On pose K0 = 2µV0 /h̄. On
utilisera les approximations bien connues tanh X ' 1 − 2 exp X pour X grand et tan(π + ) ' pour
petit. Montrer qu’en première approximation
Ea + Ea h̄2 π2 2
Em = = 1− .
2 2µ (b − a)2 (b − a)K0
Ea − Es h̄2 π 2 4 exp(−2K0 a)
A= = .
2 2µ (b − a)2 (b − a)K0
6) Dans quel problème similaire trouverait-on un facteur exp(−2K0 a) impliquant la hauteur et la largeur
de la barrière ?
√
7) On suppose que ψ√
a (x) < 0 pour x < 0. Décrire qualitativement l’allure des états ψg = (ψ −s−ψa )/ 2
et ψd = (ψs + ψa )/ 2.
8) Décrire l’évolution en temps d’un état φ(t) qui à t = 0 serait φ(0) = ψd . Identifier la pulsation des
oscillations et la calculer en fonction des caractéristiques du problème.
√ 2
9) Vérifier
√ que ψ(x) = (1 + 2x ) exp(−x /4) est solution de −ψ (x) + (x − 7x )ψ(x) = ψ(x) avec
4 00 6 2
2
Exercice 4
1) Un système à deux niveaux |1i et |2i, d’énergies respectives E1 < E2 est modifié par une contribution
non diagonale constante (et réelle) si bien que l’hamiltonien devient
E1 b
H=
b E2
Trouver les nouveaux états propres et leur énergie. Montrer sans calcul que l’écart entre les énergies est
amplifié. Généraliser ce résultat.
2) Au temps t = 0, le système est dans l’état |ψ(0)i = |1i. Calculer la probabilité de le trouver dans l’état
|2i au temps t.
3) On modélise l’excitation par laser par un terme non diagonal oscillant, soit
a b exp(+iωt)
H=
b exp(−iωt) c
On pose |ψ(t)i = x(t)|1i + y(t)|2i. Écrire le système différentiel satisfait par x(t) et y(t). Le résoudre
en utilisant le changement de fonction X(t) = x(t) exp(−iωt/2) et Y (t) = y(t) exp(+iωt/2). Au temps
t = 0, le système est dans l’état |ψ(0)i = |1i. Calculer la probabilité de le trouver dans l’état |2i au temps t.
3
Master de Physique
Travaux dirigés de Mécanique Quantique. TD -1-
Ex. 1 : Modèle en couche du noyau atomique 3.2) En supposant la série infinie, établir une re-
lation de récurrence sur les coefficients Cp . Mon-
L’étude de la structure des noyaux atomiques trer alors que le comportement de cette série pour
conduit à un modèle dans lequel les nucléons se ρ → +∞ est le même que celui de la fonction
meuvent indépendamment les uns des autres dans ρ2 exp(ρ2 ). Que pensez-vous de cette solution ?
un potentiel attractif qui les confine à l’intérieur
du noyau. Lorsqu’on cherche les premiers niveaux 3.3) Déduire du résultat précédent les états
d’énergie du noyau, ce potentiel peut être décrit en d’énergie du nucléon.
bonne approximation par un potentiel harmonique 4) Donner la dégénérescence des états de plus basse
à trois dimensions. L’hamiltonien d’un nucléon de énergie. Retrouver le résultat obtenu pour les pre-
masse M dans le noyau est alors donné par : mières valeurs propres et leur dégénérescence, en
P~ 2 1 résolvant le problème en coordonnées cartésiennes.
H= ~2
+ M ω2 R
2M 2 5) Quand on étudie les énergies nécessaires pour
où P~ et R~ sont respectivement les opérateurs posi- extraire un nucléon du noyau, on constate des dis-
tion et quantité de mouvement dans l’espace à trois continuités pour des valeurs particulières du nombre
dimensions. La théorie générale sur les potentiels de nucléons (2, 8, 20, 28, 50,...) appelées “nombres
centraux a permis de montrer à partir du fait que magiques”. Le calcul effectué dans l’approximation
le hamiltonien commute avec les opérateurs de mo- harmonique permet d’interpréter les trois premiers
ment cinétique L ~ et L2 , que l’étude de la partie ra- “nombres magiques”. Voyez-vous pourquoi ?
diale φ(r) de la fonction d’onde peut être séparée
de celle de la partie angulaire Yl m (θ, Φ). Le chan- Ex. 2. Lois d’échelle
gement de fonction U (r) = rφ(r) permet alors
d’écrire l’équation vérifiée par la partie radiale sous Une particule de masse µ subit le potentiel central
une forme équivalente à l’équation de Schrödinger V (r) = (α)grα , où est la fonction signe et g > 0
d’une particule mobile dans un espace à une dimen- (ce qui assure que l’interaction est attractive). A
sion : priori l’énergie d’un niveau de nombres quantiques
h̄2 ∂2 l(l + 1) {`, m, n} dépend des constantes g, µ et h̄ qui inter-
− 2+ U (r)+ viennent dans l’équation de Schrödinger.
2M ∂r r2
1)* Montrer que pour chaque niveau {`, m, n},
M ω2 r2
U (r) = EU (r) , l’énergie est de la forme
2
mais avec les conditions limites U (0) R ∞ =2 0 et E = (m/h̄2 )β g γ η ,
limr→+∞ U (r) = 0 (il faut en fait que U (r)dr
converge)
où η est l’énergie pour g = m = h̄ = 1, en préci-
1) On définit un changement de variables : ~r = a~ ρ, sant la valeur des exposants β et γ en fonction de α.
où a est un constante dimensionnée et ρ ~ une va- Retrouver les résultats familiers de l’oscillateur har-
riable. Montrer qu’un choix approprié de a permet monique et du potentiel coulombien comme cas par-
d’écrire l’équation radiale pour u(ρ) = a1/2 U (r) ticuliers.
l(l + 1) 2)** Montrer que pour un potentiel g ln r, un chan-
−u00 (ρ) + 2
u(ρ) + ρ2 u(ρ) = u(ρ) , gement de la masse µ décale l’ensemble du spectre
ρ
d’une constante.
et préciser la valeur de a et le lien entre E et .
3)*** Montrer que les fonctions d’onde radiales ré-
2) On effectue un changement de fonction inconnue duites pour les états S (` = 0) d’un potentiel linéaire
en posant : u(ρ) = f (ρ)exp(−ρ2 /2). Déterminer V (r) = gr peuvent se déduire de la fonction d’Airy
l’équation vérifiée par f (ρ). Ai(x), solution rǵulière à x → +∞ de l’équation
3) On cherche la solution de cette équation d’Airy
P∞ sous lap
forme d’une série entière : f (ρ) = ρ s
p=0 Cp ρ −y 00 (x) + x y(x) = 0 .
où s est choisi pour que l’on ait C0 6= 0.
3.1) En considérant les termes de plus basses Relier les énergies propres de V (r) = gr aux zéros
puissances, démontrer les relations : s = l + 1 et de Ai(x) (situés sur le demi-axe x < 0).
C1 = 0.
1
Master de Physique
Travaux dirigés de Mécanique Quantique TD-2-
Moment cinétique
Exercice 1
Soit J = L + S l’opérateur de moment cinétique d’un système physique. Les vecteurs propres de J 2 , Jz
sont représentés par |j, mi. On définit les opérateurs :
J± = Jx ± iJy
Exercice 2
Un système a pour fonction d’onde :
peut-on prévoir directement les probabilités de tous les résultats possibles des mesures de Lz et L2 sur
l’état de fonction d’onde de Ψ(x, y, z) ?
Exercice 3
On considère les matrices de Pauli
0 1 0 −i 1 0
σx = , σy = , σz = .
1 0 i 0 0 −1
4) Calculer σkn pour tout entier positif n. En déduire une expression simplifiée de exp(aσk ) et de exp(iaσk ),
R
si a ∈ . 5) Soit R = exp(iπσy /4). Vérifier que R σx R† = σz et donner l’interprétation physique.
1
Master de Physique M1, Travaux dirigés de Mécanique Quantique, TD -3-
Exercice 1 Exercice 4
1) Quelles sont les valeurs possibles du spin total S 1) Vérifier que les trois matrices [3×3] définies par :
~ = ~s1 + ~s2 ?
dans l’addition de deux spins 1/2, soit S [Si ]jk = −ih̄ijk satisfont les relations de commu-
2) On fixe la phase de sorte que tation du moment angulaire.
2) Trouver 3 matrices [2 × 2] qui satisfont ces rela-
|(1/2, 1/2)1, 1i = |1/2, 1/2i |1/2, 1/2i tions.
3) Calculer S~ 2 dans les deux cas. Conclusion ?
En déduire la décomposition des états S = 1 avec
Sz = 0 et Sz = −1.
3) Par orthogonalité, quelle doit être, à une phase Exercice 5
près, la décomposition de
1) Soit un vecteur ~r auquel on applique une rotation
|(1/2, 1/2)0, 0i ?
infinitésimale d’angle autour de n̂. Exprimer le ré-
Comment la phase est-elle fixée par convention ? sultat de cette rotation à l’aide de ~r, n̂ et .
4) Récapituler les coefficients de Clebsh-Gordan 2) Soit R() = 1 − (ih̄) n̂.J~op , l’opérateur repré-
pour le couplage de deux spins 1/2. sentant cette rotation dans l’espace de Hilbert d’une
5) Indiquer les symétries ( m ↔ −m, s1 ↔ s2 ). particule, avec J~op l’opérateur moment angulaire. Si
6) Vérifier que la matrice des coefficients est ortho- la particule est dans état propre |~ri de la position ~rop ,
gonale. En déduire son inverse. quel doit être la valeur propre de l’état R()|~ri qui,
par définition, représente l’état de la particule après
la rotation, En déduire que l’on doit avoir :
Exercice 2
R−1 ()~rop R() = ~rop + n̂ × ~rop + O(2 )
Reprendre l’exercice précédent pour l’addition d’un
Faire le même raisonnement pour l’impulsion p~op .
spin 1 et d’un spin 1/2.
3) En déduire les relations de commutation :
i j k
Exercice 3 [Jop , rop ] = ih̄ijk rop ,
i
[Jop , pjop ] = ih̄ijk pkop ,
Reprendre l’exercice précédent pour l’addition de
deux spins 1. 4) Montrer alors que l’on a :
1
~ se transforme comme un OTI de
Montrer que V où L~ et S
~ sont le moment angulaire total et le spin
rang 1. total du système et µB est le magnéton de Bohr :
µB = e/(2me ) avec e (< 0) et m la charge et la
masse de l’électron.
1) Montrer que le moment magnétique peut être re-
Exercice 7 lié au moment cinétique total du système J~ par la
relation
µB ~
L’opérateur vectoriel représentant le moment ma- µ
~ =g J
h̄
gnétique d’un système est défini par la relation sui-
vante : où g est un facteur appelé le facteur de Landé.
µB ~ ~
µ
~= (L + 2S) 2) Déterminer l’expression de g à l’aide de J, L et S.
h̄
2
Master de Physique
Travaux dirigés de Mécanique Quantique
TD -4-
Matrices de rotation
Exercice 1
La rotation R d’un système peut être paramétrée à l’aide des angles d’Euler α, β et γ. Dans ce cas là,
l’opérateur rotation s’écrit :
puis : X
Ylm (R−1 (r̂)) = l
Dm 0 m (α, β, γ)Ylm0 (r̂)
m0
2) Montrer que les matrices de rotation sont unitaires.
3) Montrer par récurrence que :
En déduire la relation : 0
j ∗ m−m j
Dmm 0 (α, β, γ) = (−1) D−m−m0 (α, β, γ)
4) En utilisant le fait qu’un vecteur unitaire d’angle (θ, φ) s’obtient par rotation du vecteur unitaire porté
par l’axe Oz, montrer que, pour ψ arbitraire :
r
∗ l 2l + 1
Ylm (θ, φ) = Dm0 (φ, θ, ψ)
4π
5) En appliquant la même rotation à 2 systèmes indépendants, montrer que :
j1 j2
X j
Dm 0 (R)Dm m0 (R) =
1m 1 2 2
hj1 m1 , j2 m2 |jmihj1 m0 1 , j2 m0 2 |jm0 iDmm 0 (R)
jmm0
X
j1 j2 j3 j1 j2 j3
= (2j3 + 1) D∗ jm3 m0 3 (R)
m1 m2 m3 m0 1 m0 2 m0 3
j3 m 3 m0 3
1
6) En déduire la relation :
r
X (2l1 + 1)(2l2 + 1)(2l + 1)
Yl1 m1 (θ, φ)Yl2 m2 (θ, φ) = ×
4π
lm
l1 l2 l l1 l2 l ∗
Ylm (θ, φ)
m1 m2 m 0 0 0
2
Master de Physique
Travaux dirigés de Mécanique Quantique
TD -5-
1
Master de Physique
Travaux dirigés de Mécanique Quantique
TD -6-
Méthode variationnelle
Exercice 1
On assimile la molécule HCl à un oscillateur harmonique linéaire. On ne s’occupera pas des vibrations
des noyaux de la molécule. L’hamiltonien qui représente le mouvement relatif des noyaux peut s’écrire :
1 2 µω 2 2
H0 = P + X
2µ x 2
où µ est la masse réduite des deux atomes de la molécule et ω la fréquence classique.
1) Recherche de l’état fondamental et du premier état excité :
a) On prend comme fonction d’essai de l’état fondamental :
En prenant α comme paramètre d’essai, déterminer l’énergie de l’état fondamental et la fonction d’onde
correspondante.
b) On choisit maintenant la fonction ψ1α (x) = x exp(−αx2 ). Cette fonction ψ1 étant orthogonale à la fonc-
tion d’onde de l’état fondamental, on peut obtenir une approximation du premier état excité. Déterminer
son énergie et la fonction d’onde correspondante.
2) On place la molécule dans un champ électrique E, ~ uniforme et constant. La molécule s’aligne avec le
champ. L’hamiltonien en présence du champ devient :
H = H0 + qEx
Soient u0 (x), u1 (x) les fonctions d’onde exactes respectivement de l’état fondamental et du premier état
excité en champ nul. On choisit la fonction d’essai :
1
Exercice 2
1) En négligeant l’interaction répulsive entre les deux électrons dans l’atome d’hélium, déterminer l’énergie
de l’état fondamental.
avec z comme paramètre d’essai, déterminer l’énergie de l’état fondamental en tenant compte de l’interac-
tion entre les deux électrons.
5) Montrer que l’approximation sera meilleure si l’Hélium est remplacé par un ion à deux électrons de
charge nucléaire Z > 2.
6) On fait varier Z continûment. Montrer que l’approximation précédente est limitée à Z > Z0 , avec Z0
(que l’on calculera) supérieur à 1, et donc ne peut expliquer la stabilité de l’ion H− .
φ(~r1 , ~r2 ) = exp(−αr1 /a0 − βr2 /a0 ) + exp(−βr1 /a0 − αr2 /a0 )
2
Master de Physique
Travaux dirigés de Mécanique Quantique TD -7-
Méthodes de perturbation
Exercice 1
Calculer au premier ordre en perturbation la correction à l’énergie de l’état fondamental d’un atome hydro-
génoïde due à la taille finie du noyau. On suppose que la charge du noyau est répartie uniformément dans
un volume sphérique de rayon R, où R est beaucoup plus petit que le rayon de Bohr.
Quel est le sens de l’approximation par rapport à ce que serait un calcul exact ?
Cette correction est-elle plus grande ou plus petite pour les atomes muoniques, où un électron est remplacé
par un muon environ 200 fois plus lourd.
Exercice 2
Un rotateur rigide sphérique ayant un moment d’inertie I et un moment dipolaire électrique d~ = dr̂ est
placé dans un champ électrique uniforme E. ~ En considérant le champ électrique comme une perturbation,
calculer la première correction non nulle aux niveaux d’énergie du rotateur.
On donne :
Z
dr̂Yl1 m1 (r̂)Yl2 m2 (r̂)Yl3 m3 (r̂) =
1 l1 l2 l3 l1 l2 l3
√ [(2l1 + 1)(2l2 + 1)(2l2 + 1)]1/2
4π m1 m2 m3 0 0 0
avec 1/2
l 1 l+1 l+m+1 (l + m + 1)(l − m + 1)
= (−1)
m 0 −m (2l + 1)(2l + 2)(2l + 3)
Exercice 3
Calculer au premier ordre en perturbation le déplacement des niveaux d’énergie d’un atome hydrogénoïde
produit par l’augmentation d’une unité de la charge nucléaire (émission d’un β − ). On rappelle que la valeur
moyenne de 1/r sur un état n de l’atome d’hydrogène est 1/(n2 a0 ) où a0 est le rayon de Bohr.
Exercice 4 (*)
où a et b sont deux constantes positives. Il pourrait s’agir d’un modèle pour les mésons composés d’un
quark et d’un antiquark. On se demande lequel des deux termes pourrait être traité comme une perturbation
par rapport à l’autre, pour évaluer l’énergie de l’état fondamental.
1) Si vous avez fait les deux calculs, lequel choisissez-vous ?
2) Quelle approximation sera la meilleure selon que µ est très grand ou très petit ?
3) Faire le calcul explicitement.
Exercice 5 (**)
Soit H0 + λV un hamiltonien perturbé, dont on suit l’évolution d’un état propre supposé non dégénéré,
E = E0 + λE1 + λ2 E2 + · · · ψ = ψ0 + λψ1 + · · ·
1
On suppose que hψ0 |ψn i = δn0 .
1) Montrer que E1 = hψ0 |V |ψ0 i.
2) * Montrer que E2 = hψ0 |V |ψ1 i.
3) **** Montrer que E3 = hψ1 |V − E1 |ψ1 i.
4) Un oscillateur harmonique est perturbé par un terme impair, soit après simplification (voir TD -1-)
H = −d2 /dx2 + x2 + λV (x) en représentation de configuration, E0 = 1 et ψ0 (x) = π −1/4 exp(−x2 /2).
Montrer que ψ1 (x) est solution d’une équation différentielle inhomogène (équation de Sternheimer ou de
Dalgarno-Lewis).
5) Résoudre cette équation pour V (x) = x. En déduire E2 .
6) Retrouver E2 par sommation sur les états non perturbés.
7) **Résoudre l’équation de Sternheimer pour V (x) = sin(αx), et en déduire la correction d’énergie au
deuxième ordre.
8) ***** Montrer que pour V quelconque
Z +∞ Z x Z +∞
dx0 00 00 2 00
E2 = − v(x)ψ0 (x)2 dx 0 2
v(x )ψ 0 (x ) dx .
−∞ 0 ψ0 (x ) x0
9) Discuter des mérites respectifs de la sommation sur les états non perturbés et de l’équation de Sternhei-
mer .