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PHARMACOLOGIE GÉNÉRALE
Troisième année Bioméd
Titulaire
Professeure NSUADI MANGA Francine
[email protected]
Année académique 2023-2024
Méthodes d’enseignement
• Nombre d’heures : 75 heures: 45 CMI ; 15H TP+TD
15H TPE
• Cours magistral interactif (Exposé power point)
Travaux pratiques et dirigés obligatoires : Exercices
Travaux personnels de l’étudiant (groupe)
Présence obligatoire aux TP+TD
TPE implique la présence des étudiants à au moins 75%
de TP+TD
En cas d’absence, justifier par un certificat médical ou
une attestation.
Si les absences justifiées sont supérieures à 25% des
activités, l’étudiant sera considéré comme absent à
toutes les séances de TP et TD et n’aura pas de cote de
TPE.
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1
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Evaluation
• Méthode d’évaluation : Examen écrit : 15/20
TPE : 3/20
Présence : 1/20
Application : 1/20
Langue d’enseignement
• Langue d’enseignement : Français
Cours pré-requis
• Chimie générale Lien avec d’autres cours
• Chimie organique • Pathologie
• Biologie • Pharmacologie spéciale
• Mathématiques • ...
• Physiologie humaine
• Anatomie humaine
• Biochimie
• Biostatistiques
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OBJECTIFS
• Transmettre à l'étudiant les connaissances nécessaires
pour comprendre les notions relatives au devenir du
médicament dans l'organisme et à
l'activité thérapeutique des médicaments ;
• Transmettre à l’étudiant les notions sur le
développement et l’utilisation des médicaments ;
OBJECTIFS
• Amener l’étudiant à assimiler la pharmacocinétique des
médicaments dans des conditions physiologiques ou
pathologiques particulières ;
• Préparer l’étudiant à bien assimiler le cours de
Pharmacologie spéciale et le futur médecin à prescrire
de façon rationnelle les médicaments et à donner des
conseils (appropriés aux circonstances auxquelles il sera
confronté en pratique) au patient, à son entourage ou à
la communauté.
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COMPETENCES ATTENDUES
A l’issue de cet enseignement, l’étudiant sera capable de (d’) :
• Définir un médicament ;
• Distinguer les différents noms des médicaments ;
• Distinguer un médicament générique d’une spécialité ;
• Énumérer les voies d’administration des médicaments et
les formes galéniques y relatives ;
COMPETENCES ATTENDUES
A l’issue de cet enseignement, l’étudiant sera capable de (d’) :
• Décrire le devenir du médicament dans l’organisme ;
• Identifier les différentes cibles des médicaments ;
• Décrire le mécanisme d’action de quelques classes
pharmacologiques ;
• Qualifier les effets des agonistes et antagonistes ;
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COMPETENCES ATTENDUES (suite et fin)
• Enumérer les interactions médicamenteuses ;
• Expliquer les notions de sécurité des médicaments et de
pharmacodépendance ;
• Distinguer les différentes parties d’une ordonnance
médicale ;
• Rédiger correctement une prescription médicale ;
• Résoudre des exercices de pharmacocinétique et
pharmacothérapie.
PLAN
I. Introduction
II. Pharmacocinétique :
ADME
Pharmacocinétique dans des conditions
physiologiques ou pathologiques particulières
(travaux personnels de l’étudiant))
10
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PLAN
III. Pharmacodynamie
Mécanismes d’action des médicaments
Récepteurs des médicaments
Relations doses/ liaison des médicaments au
récepteur
Facteurs influençant la réponse pharmacologique
Interactions médicamenteuses
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PLAN
IV. Iatrogenèse médicamenteuse et Pharmacodépendance
Effets indésirables médicamenteux
Pharmacovigilance
Pharmacodépendance et toxicomanie
V. Notions de Pharmacothéraphie
Prescription médicale
Spécialités pharmaceutiques
Classification toxicologique des médicaments
Exercices
12
6
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BIBLIOGRAPHIE
• Christiaens T., De Loof G., Maloteaux, JM., Antoine MH.,
Beuken G., Bogaert M., Boudry D, Buylaert W., Crepel
A., De Paepe P. et coll. 2020. Répertoire commenté des
médicaments 2020. 33ème édition. Centre Belge
d'Information Pharmacothérapeutique, Bruxelles.
• Cohen Y., Jacquot C. 2008. Abrégés de Pharmacologie.
6ème édition révisée. Elsevier Masson, Issy-les-
Moulineaux.
13
BIBLIOGRAPHIE
• Goirand F. et Bardou M. 2011. Pharmacologie et
thérapeutiques. Elsevier Masson, Issy-les-Moulineaux.
• Katzung BG., Masters S.B., Trevor AJ. 2012. Basic &
Clinical Pharmacology. 12th edition. Mc Graw Hill.
• Labaune JP. 1994 Pharmacocinétique. Principes
fondamentaux. Masson. Paris
• Landry Y. Gies J.-P, Sick E. et Niederhoffer N. 2019.
Pharmacologie – Des cibles à la thérapeutique. 4è
édition. Dunod. Paris.
14
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BIBLIOGRAPHIE
• Lechat P. 2006. Cours de pharmacologie. Faculté de
Médecine, Université Pierre et Marie Curie
• Marieb EN. et Hoehn K. 2010. Anatomie et Physiologie
humaines. 8th edition. Pearson Education, France.
• Neal M. 2021. Pharmacologie médicale. 7è édition. De
Boeck Supérieur, Louvain-la-neuve.
• Pierre Allain. Pharmacologie. Les médicaments. 3ème
édition. Collectionné par Ouldmoussa Ahcene.
15
BIBLIOGRAPHIE
• Quevauvilliers J. 2007. Dictionnaire médical de poche.
2è édition. Masson, Paris.
• Rang and Dale’s Pharmacology, seventh edition, 2012
(Elsevier Churchill Livingstone)
• Rowland M. et Tozer TN. 2010. Clinical
Pharmacokinetics and Pharmacodynamics. 4th edition.
Lippincott Williams & Wilkins.
16
8
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BIBLIOGRAPHIE
• Schaefer Christof. 2007. Drugs during pregnancy and
Lactation Academic Press 2nd Edition.
• Schorderet M. 1998. Pharmacologie. Des concepts
fondamentaux aux applications thérapeutiques. 3ème
edition, entièrement revue, corrigée et augmentée.
Frison-Roche, Paris
• Vaubourdolle Michel. 2007. Médicaments ; 3ème Edition
Wolters Kluwer SA
17
•
INTRODUCTION
• Le corps humain est une merveilleuse machine capable
de se défendre lors de menaces externes ou internes ou
de réaliser des fonctions physiologiques complexes tout
en maintenant un équilibre et une homéostasie interne
• toutefois dans certaines situations le corps a parfois
besoin d’un petit boost ou d’une aide externe pour
continuer à réaliser ses fonctions.
• C’est ici qu’intervient la pharmacologie.
18
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I. 1. Pharmacologie
I. 1. 1. Définition de la pharmacologie (1)
• La pharmacologie dérive du mot grec = farmakon
(farmakon) qui veut dire : « médicament, poison,
remède » et logos (logo) qui veut dire science.
• C’est la science du médicament ou un ensemble des
connaissances se rapportant au médicament.
• Science des effets et du devenir du médicament dans
l’organisme.
19
I. 1. 1. Définition de la pharmacologie (2)
Pharmacologie = Science interdisciplinaire
Fait parfois appel à Pharmacognosie, Chimie médicale,
Pharmacie galénique
• Pharmacognosie: méthodes d’extraction et de purification des
substances naturelles d’origine végétale.
• Chimie médicale: qui s’intéresse aux méthodes de synthèse,
de purification et d’évaluation biologique des molécules
synthétiques.
• Pharmacie galénique: art de préparer les médicaments c’est-à-
dire de leur donner la forme appropriée à la voie
d’administration, permettant ainsi une meilleure
biodisponibilité. Elle étudie également les conditions de
conservation des médicaments.
20
10
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I. 1. 1. Définition (3)
I. 1. 1. Définition de la pharmacologie (3)
• Pharmacologie = l’étude des substances qui
interagissent avec les systèmes vivants (ou système
biologique) par voie chimique, notamment en se liant à
des molécules de régulation et en activant ou inhibant
des processus physiologiques de l’organisme soit dans
un but thérapeutique, soit pour mieux comprendre un
état physiologique normal ou un état pathologique.
21
I. 1. 2. Subdivision (1)
La pharmacologie englobe la :
Pharmacocinétique
Pharmacodynamie
Pharmacologie clinique
Pharmacothérapeutique
Pharmacogénétique
Pharmacoépidémiologie
Pharmacovigilance
Pharmacoéconomie
…
22
11
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I. 1. 2. Subdivision (2)
Pharmacocinétique (cinétique= mouvement) : étudie
l’action de l'organisme sur un médicament ; le sort du
médicament dans l’organisme au cours du temps ; le
devenir du médicament dans l'organisme.
Ce devenir s'articule en 4 étapes :
• Absorption du médicament (résorption)
• Distribution du médicament
• Métabolisme ou Biotransformation
• Elimination des métabolites hydrosolubles
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I. 1. 2. Subdivision (3)
Pharmacodynamie (dynamos=action): étudie l’action
exercée par les médicaments sur l’organisme
C’est l'étude des effets biochimiques, physiologiques et
moléculaires des médicaments sur l'organisme.
24
12
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I. 1. 2. Subdivision (4)
Pharmacodynamie fait appel à d’autres disciplines :
• Biochimie
• Génétique
• Pharmacodynamie moléculaire
• Toxicologie
• Psychopharmacologie
• Neuropharmacologie
• Chronopharmacologie
25
I. 1. 2. Subdivision (5)
• Biochimie : traite de la constitution chimique des êtres
vivants et des réactions chimiques dont ils
sont le siège.
• Génétique : l’influence du médicament sur le système
héréditaire.
• Pharmacodynamie moléculaire : l’interaction entre les
molécules médicamenteuses et certaines
molécules organiques actives.
•Toxicologie: permet d’appréhender les effets toxiques et
les effets indésirables des nouveaux médicaments.
26
13
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I. 1. 2. Subdivision (6)
• Psychopharmacologie : elle s’intéresse aux
médicaments capables de modifier le comportement et
le psychisme.
• Neuropharmacologie : s’intéresse aux médicaments
soignant les maladies neurologiques.
• Chronopharmacologie : étudie l’influence du temps
sur l’action du médicament ou l’influence du
moment d’administration d’un médicament sur son
action.
27
I. 1. 2. Subdivision (7)
Pharmacodynamie
Pharmacologie clinique: étudie les médicaments chez
l’homme avant qu’ils ne soient utilisés en thérapeutique.
Selon l’OMS : ensemble des activités se rattachant au
devenir et aux effets des médicaments chez l’homme ainsi
qu’à leur usage.
Elle étudie l’utilisation rationnelle des médicaments chez
l'homme.
28
14
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I. 1. 2. Subdivision (8)
Pharmacothérapeutique (Pharmacothérapie) : traite de
l’application des médicaments chez l’homme malade.
Etude de l’action des médicaments sur l’organisme malade.
Elle tient compte des données fournies par la
pharmacologie clinique et précise les règles de prescription:
les indications, les contre-indications, les effets indésirables,
les interactions médicamenteuses, la posologie, etc.
29
I. 1. 2. Subdivision (9)
Pharmacogénétique : étudie l’influence du profil
génétique d’un individu sur la variabilité de sa réponse à
un traitement médicamenteux ou la variation des effets
ou de la cinétique des médicaments en fonction des
caractéristiques génétiques de l'individu.
30
15
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I. 1. 2. Subdivision (10)
Pharmacoépidémiologie : Mise en application des
méthodes épidémiologiques pour évaluer l’usage,
l’efficacité et le risque des médicaments sur de grandes
populations.
• Elle se penche sur la caractérisation de l’utilisation des
médicaments dans les populations ou groupes sociaux.
• Elle étudie le rapport entre le bénéfice et les effets
indésirables d’un médicament dans une population
donnée.
31
I. 1. 2. Subdivision (11)
Pharmacovigilance: branche de la pharmacoépidémiolo-
gie qui s’intéresse à la détection, l’évaluation, la
compréhension et la prévention des risques d’effets
indésirables des médicaments
Pharmacoéconomie: s’intéresse aux considérations
incluant le coût financier de la maladie, le coût global du
développement, de la fabrication et de la commer-
cialisation du médicament.
32
16
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I. 1. 2. Subdivision (12)
• Pharmacologie générale traite des principes généraux
valables pour l’ensemble des médicaments.
Elle s'intéresse aux principes généraux qui gouvernent
les interactions entre les médicaments et les organismes
vivants.
• Pharmacologie spéciale traite des aspects spécifiques
des groupes donnés des médicaments.
Elle étudie les interactions entre les médicaments et les
organismes vivants de manière systématique dans le
cas de chaque classe de médicament.
33
I. 2. Généralités sur les médicaments (à
usage humain...)
I. 2. 1. Définitions du médicament
• Toute substance ou composition présentée comme
possédant des propriétés curatives ou préventives à
l’égard des maladies humaines.
ainsi que
• Toute substance ou composition pouvant être
administrée à l’homme en vue d’établir un diagnostic
médical ou de restaurer, corriger ou modifier des
fonctions organiques.
34
17
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I. 2. Généralités sur les médicaments (à
usage humain...)
I. 2. 1. Définitions
Législation congolaise
• Toute substance ou composition présentée comme
possédant des propriétés curatives ou préventives à
l'égard des maladies humaines ou animales ainsi que
toute substance utilisée chez l'homme ou chez l'animal
pouvant être administrée en vue d'établir un diagnostic
médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs
fonctions physiologiques en exerçant une action
pharmacologique, immunologique ou métabolique.
35
• . (Législation congolaiseArrêté ministériel No 1250 article
Autres concepts
• Drogue : produit (ou substance) minéral, végétal ou
animal pouvant être utilisé à des usages
pharmaceutiques, soit à l’état naturel, soit comme
matière première.
≠ toute substance qui perturbe l’activité mentale.
• Par produit pharmaceutique, on entend toute substance
ou composition utilisée pour le diagnostic, la guérison, le
traitement et la prévention de la maladie chez l’homme
ou l’animal pouvant affecter la structure ou n’importe
36
quelle fonction du corps humain. 18
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Autres concepts
Ce produit pharmaceutique doit être utilisé sous contrôle
ou sur les conseils du médecin ou du pharmacien.
• Produits de santé. Ce concept sert à déterminer
l’ensemble des produits à finalité sanitaire.
Sur la liste des catégories de produits de santé, on y
trouve : les médicaments, les dispositifs médicaux, les
dispositifs médicaux de diagnostic in vitro, les produits
sanguins labiles, les tissus et organes à finalité
thérapeutique, les produits de thérapies génique et
cellulaire, les plantes médicinales, le lait maternel des
lactariums, les produits cosmétiques, les produits de
tatouage…
37
I.2.2. Composition du médicament (1)
Principe actif + Excipient
• Principe actif : molécule ayant des propriétés
thérapeutiques
• Excipient : substance sans activité thérapeutique qui
entre dans la composition d’un médicament ou qui est
utilisée pour sa fabrication.
L'excipient a pour fonction de faciliter la mise en forme et
l'administration du médicament, d'assurer sa
conservation, d'améliorer l'aspect ou le goût du
médicament. Il sert aussi à acheminer le principe
actif vers son site d'action et à contrôler son absorption
par l'organisme. 38
19
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I.2.2. Composition du médicament (2)
Principe actif + Excipient
• Principe actif : molécule ayant des propriétés
thérapeutiques
• Excipient :
L'excipient devrait être bien toléré ; neutre vis-à-vis des
matériaux de conditionnement et de l'organisme.
Néanmoins, certains peuvent entraîner des réactions
allergiques ou des intolérances individuelles : il s'agit
des excipients à effet notoire.
39
I.2.2. Composition du médicament (3)
Principe actif + Excipient
• Principe actif : molécule ayant des propriétés
thérapeutiques
• Excipient :
Exemples : l’alcool, le lactose ou l’huile d'arachide
La présence de ces excipients à effet notoire détermine
certaines précautions d'emploi propres à tel ou tel
médicament générique, en fonction des effets
indésirables qu'ils peuvent provoquer.
, 40
20
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I.2.2. Composition du médicament (4)
Excipients à effet notoire
Excipients Effets indésirables et Contre-indications
Amidon de blé Réactions allergiques chez les personnes allergiques au
blé ou intolérantes au gluten (maladie cœliaque)
Ethanol Irritation de la peau (application locale)
Toxicité de l'alcool. Contre-indiqué chez les femmes
enceintes, les enfants de moins de 12 ans, les personnes
alcooliques ou épileptiques, les personnes atteintes de
maladies du foie. Attention lors de conduite de véhicule ou
d'utilisation de machines.
Huile d’arachide Réactions allergiques
Déconseillée chez l'enfant de moins de 3 ans
Lactose Troubles digestifs (en cas d'intolérance).
Apport calorique
41
I.2.2. Composition des médicaments (5)
Exemples d’excipients : l'eau, diverses graisses (beurre
de cacao, acide stéarique), des alcools, des sucres
(saccharose, lactose, glucose, amidon), des celluloses,
des protéines (caséine), divers produits de synthèse
(polyvidone, polyoxyéthylèneglycol), des minéraux (silice,
talc, kaolin, etc).
42
21
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I.2.3. Sources (1)
• Naturelle : directement ou indirectement
• Semi- synthétique ou hémi synthétique
• Synthétique ou artificielle
• Médicaments d'origine biologique et biotechnologique.
43
II.2.3. Sources (2)
I.2.3.1. Source naturelle
A) Le règne végétal
• Principale source, plus de 80 % y proviennent
directement ou indirectement.
Toutes les parties des plantes sont concernées.
La substance responsable de l'activité d'une plante
(principe actif) appartient à plusieurs groupes chimiques
: alcaloïdes (quinine), hétérosides;
saponosides; polyphénols : tanins, flavonoïdes
(quercétine); quinones; terpènes.
44
22
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I.2.3. Sources (3)
I.2.3.1. Source naturelle
A) Le règne végétal
Tableau 1: Principes actifs issus du règne végétal
Principe actif Activité Source (plante)
Artémisinine antipaludique (CTA) Artemisia annua
Pénicilline antibactérienne Penicillium notatum
Quinine antipaludique Cinchona officinalis
Morphine Analgésique Papaver somniferum
45
I.2.3. Sources (4)
I.2.3.1. Source naturelle
B) Le règne animal
fournit plusieurs catégories des médicaments :
• Les médicaments aliments comprenant le lait, le miel et
l’huile de foie de morue.
• Les ferments digestifs comme la pepsine, trypsine et extraits
pancréatiques.
• Les hormones et les vitamines telles que l’insuline, ...
• Le sérum et les vaccins
Médicaments d'origine biologique et biotechnologique.
biomédicament ou médicament biologique,
produit biotechnologique, pharmacologiquement actif, synthétisé
par une source biologique (cellule vivante) ou extraite d'elle.
46
23
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I.2.3. Sources (5)
I.2.3.1. Source naturelle
B) Le règne animal
Thérapie génique : introduire du matériel génétique dans
des cellules pour soigner une maladie.
Au départ, l’approche était conçue pour remplacer ou
complémenter un gène défectueux (mutation d’un seul
gène) par un allèle fonctionnel dans les cellules. ou les
tissus (faire pénétrer des gènes dans les cellules ou les
47
tissus d'un individu pour traiter une maladie)
I.2.3. Sources (6)
I.2.3.1. Source naturelle
C) Le règne minéral
C’est la source de:
• métalloïdes (O2), halogénés, souffre, phosphore,…
• métaux (Na, K, Ca, Fe, Cu, Zn, H),
• combinaisons (NaCl, KCl, NaHCO3,...)
48
24
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I.2.3. Sources (7)
I.2.3.1. Source naturelle
I.2.3.2. Source semi synthétique
• Modification des molécules naturelles pour obtenir des
substances plus stables, plus actives, mieux tolérées
avec des effets secondaires atténués.
• Fixation d’un ou de plusieurs radicaux sur une substance
d’origine naturelle en vue d’améliorer sa stabilité, son
efficacité et sa tolérance
• Exemples : Tableau 2
49
I.2.3. Sources (8)
Tableau 2 : Molécules obtenues par semi-synthèse
Molécule originale Molécule modifiée
Acétylcholine Parasympathomimétique Carbachol effet plus prolongé
effet de très courte durée que l’acétylcholine
Morphine analgésique central Héroïne Puissants effets
effet euphorisant ou analgésiques
ne traverse pas ou Diacétyl Effet plus intense et
lentement la BHE morphine rapide
effet lent
3-Méthyle Antitussif (toux
morphine ou sèche)
Codéine
pholcodine
50
25
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I.2.3. Sources (9)
Tableau 2 : Molécules obtenues par semi-synthèse (suite et fin)
Molécule originale Molécule modifiée
Pénicilline G antibiotique de spectre Amoxicilline acido résistante
ou restreint utilisée par voie
benzyle nombre de microbes orale
pénicilline sensibles très faible durée d’action :
acido labile pénicillinase
pas administrée par sensible
voie orale Extencilline acido labile
β lactamase sensible ou pénicillinase
solubilité rapide Benzathine- sensible
rapidement excrétée pénicilline Durée d'action: 15
durée d'action : 4 à 6 H à 30 jrs
renouveler prise 1 injection tous
4 injections par jour les 8 ou 15 jours
51
I.2.3. Sources (10)
I.2.3.3. Source synthétique
Naturelle et artificielle
Origine synthétique naturelle:
• Il existe des molécules naturelles dont l’obtention coûte
chère en temps et en argent. D’où on les a purifiées,
identifié leur structure chimique et recopiées au
laboratoire.
Ex : Chloramphénicol ; Streptomyces venezuelae
Origine synthétique artificielle:
• Molécules purement synthétiques (artificielles) :
Chloroquine, INH (Isoniazide), Mébendazole.
52
26
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I.2.3. Classification des médicaments (1)
Il n'existe pas de critère unique pour catégoriser les
médicaments.
• D'après leur action pharmacologique
Exemple : Inhibiteurs calciques, inhibiteurs de la pompe à
proton, agonistes adrénergique …
• D'après leur effet thérapeutique
Exemple : antihypertenseurs, anticonvulsivants, anti-
ulcéreux, …
• Selon l’organe ou le système qui est atteint
Exemple : Médicament du système CV, Mdcts du Système GI
• Selon leur origine chimique
Exemple : Dihydropyridines (Nifédipine) , Dérivés
arylacétiques (Diclofénac)
53
I.2.3. Classification des médicaments (2)
• Selon le but à atteindre
Préventifs, Exemple : vaccin
A diagnostic, Exemple : Sulfate de baryum (examen
radiologique avec opacification du tube digestif)
A réaction substitutive, Exemple : vitamines (pour corriger
une carence exogène ou endogène)
Curatifs, qui s’attaquent à la cause et apportent la guérison
Exemples: antibactériens, antiparasitaires, antimycosiques
Symptomatiques, qui suppriment les symptômes sans
s’attaquer à la cause de la maladie
Exemples : antipyrétiques, anti-inflammatoires, …
54
27
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I.2.3. Classification des médicaments (3)
• Sur base des actions sur des cibles moléculaires
Exemple: Bronchodilatateurs : Salbutamol (Ventolin®)
avec comme cible les récepteurs adrenergiques
β2, ...
55
I.2.3. Classification des médicaments (4)
• D'après l’effet thérapeutique
Il existe différentes classes pharmacologiques
Exemples : Classe thérapeutique d’antihypertenseurs
On trouve : Inhibiteurs de l’enzyme de conversion de
l’angiotensine ;
Antagonistes calciques ;
Antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II
; ...
56
28
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I.2.3. Classification des médicaments (5)
• Selon l’organe ou le système qui est atteint,
Exemple : Système Gastro-Intestinal
On peut classer les médicaments selon leur effet
thérapeutique ou selon leur action pharmacologique
Médicaments du système gastro-intestinal
Selon l’effet thérapeutique : les anti-ulcéreux
Selon l’action pharmacologique : les IPP, les anti-H2
57
I.2.3. Classification des médicaments (6)
Classification selon le système ATC (OMS)
Système ATC (Anatomique, Thérapeutique et
Chimique) utilisé pour classer les médicaments.
Dans ce système, les médicaments sont divisés en
groupes selon l'organe ou le système sur lequel ils
agissent ou selon leurs caractéristiques thérapeutiques
et chimiques.
58
29
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I.2.3. Classification des médicaments (7)
Classification selon le système ATC (OMS)
La classification ATC repose sur cinq niveaux de
classement qui correspondent aux
- organes (ou systèmes d’organes) cibles ;
- propriétés thérapeutiques ;
- propriétés pharmacologiques ;
- propriétés chimiques des différents produits ;
- substances chimiques.
59
I. 2. 3. Classification des médicaments (7)
Système ATC
Classification en groupes dans 5 niveaux différents.
1er niveau de classification selon l’organe ou le système
sur lequel il agit, ils sont divisés en 14 principaux groupes
• Chaque groupe du 1er niveau est subdivisé au 2ème niveau en sous-
groupes thérapeutiques.
• Chaque groupe du 2ème niveau est subdivisé au 3ème niveau en sous-
groupes pharmacologiques.
• Chaque groupe du 3ème niveau est subdivisé au 4ème niveau en
groupes chimiques.
• Chaque groupe du 4ème niveau est subdivisé au 5ème niveau en
substances chimiques.
60
30
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Système ATC
14 groupes du 1er niveau (classification selon l’organe ou le système
sur lequel ils agissent)
• A : Appareil digestif et métabolisme
• B : Sang et organes hématopoïétiques
• C : Système Cardio-vasculaire
• D : Dermatologie
• G : Système Génito-urinaire et hormones sexuelles
• H : Préparations systémiques hormonales à l’exception des
hormones sexuelles et de l’insuline
• J : Anti-infectieux à usage systémique
• L : Antinéoplasiques et agents immunomodulateurs
• M : Système musculo-squelettique
• N : Système nerveux
• P : Produits antiparasitaires, insecticides et révulsifs
• R : Système respiratoire S : Organes sensoriels
• V : Divers
61
I. 2. 3. Classification des médicaments (9)
Système ATC
Chaque médicament porte un code ATC.
La forme générale du code d’une molécule est LCCLLCC
(où L représente une lettre et C un chiffre)
Exemples : A02BC01 = Oméprazole
J01MA01 = Ofloxacine
N05BA01 = Diazépam
• Chaque lettre et chaque doublet de chiffres représente un
niveau successif.
62
31
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I. 2. 3. Classification des médicaments (10)
Système ATC
La forme générale du code d’une molécule est LCCLLCC
(où L représente une lettre et C un chiffre) : A02BC01
Le 1er niveau (1ère lettre) définit le gpe anatomique parmi 14 =.
Le 2è niveau (2 premiers chiffres) donne le s-gpe thérapeutique
principal ou phcologique.
Les 3è et 4è niveaux (2è et 3è lettres) correspondent à des s-gpes
pharmacologiques ou thérapeutiques ou chimiques.
Le 5è et dernier niveau (2 derniers chiffres) indique la substance
chimique
63
Système ATC
Explication pour l’oméprazole : A02BC01
• 1er niveau (selon organe ou système) :
A = Tube digestif et métabolisme
• 2ème niveau (sous-groupe thérapeutique principal) :
A02 = Médicaments pour les troubles liés à l’acidité
• 3 ème niveau (sous-groupe thérapeutique) :
A02B = Médicaments pour l’ulcère peptique et le reflux gastro-
œsophagien
• 4 ème niveau (groupe pharmacologique) :
A02BC = Inhibiteurs de la pompe à Protons (IPP)
• 5ème niveau (substances chimiques) :
A02BC01 = Oméprazole
A02BC02 = Pantoprazole
A02BC03 = Lansoprazole
64
32
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Système ATC
Explication pour le Diazépam : N05BA01
• 1er niveau (selon organe ou système) :
N = Système nerveux
• 2 ème niveau (sous-groupe thérapeutique principal) :
N05 = Psycholeptiques
• 3 ème niveau (sous-groupe pharmacothérapeutique) :
N05B = Anxiolytiques
• 4ème niveau (groupes chimiques) :
N05BA = Dérivés des benzodiazépines
• 5 ème niveau (substances chimiques) :
N05BA01 = Diazépam
N05BA02 = Chlordiazépoxide
N05BA03 = Médazépam
N05BA04 = Oxazépam
65
I.2.4. Dénomination des médicaments (1)
• Dénomination scientifique ou chimique
Nom donné en tenant compte de la structure moléculaire
du médicament ou du principe actif
Ce nom est parfois simple (acide acétyl salicylique), mais
souvent compliquée pour l’usage médical de routine
N-(4-hydroxyphenyl)acétamide ou N-(4-hydroxyphényl)
éthanamide pour le paracétamol ;
Acide 4-chloro-N-furfuryl-5-sulfamoylanthranilique pour le
furosémide.
66
33
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I.2.4. Dénomination des médicaments (2)
• Dénomination commune internationale (DCI)
Dénomination établie et recommandée par l’OMS.
Nom simple ; nom universel
C’est le nom du principe actif du médicament.
La DCI permet un langage commun, international.
Le médecin peut (et devra de plus en plus) libeller sa
prescription en DCI.
Exemples : Mébendazole, ibuprofène, furosémide,
luméfantrine-artéméther…
67
I.2.4. Dénomination des médicaments (3)
• Dénomination commerciale ou nom de marque ou nom de
fantaisie ou nom de spécialité
Nnom donné par le fabriquant et qui est enregistré et
protégé par la loi. Le médicament portera un nom de
marque avec une mention® (registered) ou TM ou *
Exemples : Vermox®, Nurofen®, Lasix®, Coartem®
68
34
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I.2.4. Dénomination des médicaments (4)
Le nom commercial varie d’une firme à une autre et d’un
pays à un autre.
Exemples :
Furosémide= Lasix® en Belgique,
Lasilix® en France
Lasiol® au Brésil.
Paracétamol (Firme UPSA) :
Dafalgan® en Belgique
Efferalgan® en France
69
I.2.4. Dénomination des médicaments (5)
Exemple d’un médicament avec 3 noms :
Nom scientifique: acide 2-[4-(2 methylpropyl) phényl]
propanoïque
DCI : ibuprofène
Nom de marque : Nurofen®, Spedifen ®, Advil ®
70
35
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I.2.4. Dénomination des médicaments (6)
• Segment-clé permet de reconnaître la classe pharmacologique
d’appartenance.
• Son emploi permet au pharmacien, au médecin, ou à toute personne
s’occupant des produits pharmaceutiques, de reconnaître qu’une
substance appartient à un groupe de substances ayant une activité
pharmacologique similaire
Segments Clés de la Classe Classe(s) Molécules
DCI pharmacologique thérapeutique(s)
-azépam Benzodiazépines Psycholeptiques : Diazépam,
hypnotiques, Oxazépam,
anxiolytiques, Bromazépam
antiépileptiques Lorazépam
-pril Inhibiteurs de antihypertenseurs, Enalapril,
l’enzyme de insuffisance cardiaque Ramipril,
conversion de l’ang. Captopril
cef- Céphalosporines anti-infectieux Cefotaxime,
ceftriaxone,
Céfépime
-olol Bêta-bloquants antihypertenseurs, Aténolol,
antiarythmiques, Labetalol,
antiangoreux… Propranolol,
71
I.2.4. Dénomination des médicaments (7)
• Antibiotiques du groupe des aminosides ou
aminoglycosides, « micine ou mycine (pour les
antibiotiques issus des champignons dont les noms de
genre se terminent par ‘yces’ comme Streptomyces »
(amikacine, gentamicine ou paramomycine,
tobramycine, streptomycine,…).
72
36
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I.2.4. Dénomination des médicaments (8)
Dénomination commerciale ou nom de marque ou nom de
spécialité
Spécialité pharmaceutique :
« Tout médicament préparé à l’avance industriellement et
présenté sous un conditionnement particulier,
caractérisé par une dénomination spéciale et vendu
dans plus d’une officine ou distribué comme échantillon
médical ».
Elle doit être agréée par le Ministère de la Santé du pays
d’origine qui lui donne un numéro d’AMM.
Exemples : Vermox®, Valium®, Efferalgan®
73
I.2.4. Dénomination des médicaments (10)
Médicament générique
- C’est une copie d’un médicament original (princeps)
dont la production et la commercialisation sont rendues
possibles par la chute des brevets dans le domaine
public une fois que la période légale de protection est
écoulée.
- Médicament à usage humain essentiellement similaire à
un médicament autorisé, et commercialisé, pour lequel il
n'est pas fait état d'améliorations thérapeutiques par
rapport au médicament original.
74
37
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I.2.4. Dénomination des médicaments (11)
Les médicaments génériques sont des copies de
médicaments originaux qui ne bénéficient plus d’une
exclusivité commerciale (levée du brevet d’invention). Ils
sont destinés à se substituer au médicament original.
75
I.2.4. Dénomination des médicaments (12)
• Médicament générique
Un générique n’est pas nécessairement la copie
chimiquement conforme de la spécialité de référence
(princeps). Les sels, esters, éthers, isomères, complexes
ou dérivés sont assimilés à la substance chimique active
; ils sont regardés comme ayant la même composition
qualitative en principe actif (sauf s’ils présentent des
propriétés sensiblement différentes au regard de la
sécurité ou de l’efficacité).
76
38
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I.2.4. Dénomination des médicaments (13)
Médicament générique
• Princeps : Nivaquine® : Chloroquine (sulfate)100mg
comprimé
• Générique : Chloroquine (phosphate) 100mg comprimé
• Chlorhydrate de morphine et sulfate de morphine
77
I.2.4. Dénomination des médicaments (14)
Médicament générique
• La firme productrice des médicaments génériques n’a
aucun frais de recherche ni de développement.
De ce fait, le prix du générique est inférieur à celui de la
spécialité « princeps ».
Dans le médicament générique, on distingue de
- Copies-copies
- Médicaments assimilables
- Spécialité générique
- Spécialité générique d’une spécialité de référence
78
39
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I.2.4. Dénomination des médicaments (15)
Médicament générique
- Copies-copies : le médicament générique est
absolument identique au princeps : même principe actif,
mêmes excipients, même forme galénique.
Ce sont souvent des auto-génériques (produits par la
même entreprise qui produit le princeps). Ils peuvent être
exonérés des essais de bioéquivalence.
79
I.2.4. Dénomination des médicaments (16)
Médicament générique
• Spécialité générique = forme commerciale d’un
médicament différente de la forme de référence, contenant la
même quantité de principes actifs que celle-ci et lui étant
bioéquivalente.
• La dénomination d’une spécialité générique est généralement
la DCI de la substance active suivie du nom du laboratoire ou
un nom de fantaisie suivi de Gé.
80
40
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I.2.4. Dénomination des médicaments (17)
Médicament générique
• Spécialité générique d’une spécialité de référence =
même composition qlttive et qtttive en p a, même forme
phceutique que le princeps ; biodisponibilité équivalente
au princeps ou médicaments essentiellement
similaires (excipients changent) : prouver leur bioéquival.
Exemple : Augmentin® et Amoxyclav®
Augmentin : Amoxicilline 500 mg-acide clavulanique, sel potassique
125 mg cé
Amoxyclav : Amoxicilline 500 mg-acide clavulanique, sel
81
potassique 125 mg cé
I.2.4. Dénomination des médicaments (18)
Médicament générique
• Médicaments assimilables : le principe actif peut être sous
une autre forme chimique, les excipients et la forme galénique
peuvent changer. Le dosage en principe actif est le même. Ils
doivent également prouver leur bioéquivalence
• Princeps : Nivaquine® : Chloroquine (sulfate)100mg
comprimé
• Générique : Chloroquine (phosphate) 100mg comprimé
Quelques spécialités génériques commercialisées sur le
marché congolais (kinois) :
• Vermox® (Mébendazole) : Wormex, Mebox
• Périactin® (Cyproheptadine) : C-4- sirop ; Cypomex ;
Heptine, Nutriline
82
41
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I.2.4. Dénomination des médicaments (19)
• Médicament générique
Le médicament de référence est de nature chimique
Enregistrement du médicament générique :
Dossier abrégé comprenant une partie administrative,
chimico-pharmaceutique (test de dissolution in vitro,
toujours obligatoire) et des données cliniques sous
forme d’études bien conduites de bioéquivalence.
83
I.2.4. Dénomination des médicaments (20)
• Médicament générique
Enregistrement du médicament générique :
D’après la définition de générique : la dose du principe
actif doit être identique dans le médicament générique
et le princeps ; mais les excipients et procédés de
fabrication diffèrent et peuvent fondamentalement
modifier la pharmacocinétique du médicament.
Lorsque la bioéquivalence par rapport au
médicament original est démontrée,
84
42
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I.2.4. Dénomination des médicaments (21)
Médicament générique
Enregistrement du médicament générique :
• Inutile de répéter de nouvelles études sur des animaux
et des patients,
• les résultats des études toxicologiques et cliniques du
médicament princeps seront considérés comme
transposables aux médicaments génériques.
85
I.2.4. Dénomination des médicaments
Médicament générique
Enregistrement du médicament générique :
• Beaucoup de substances actives existent sous différentes formes
de sels, par exemple chlorhydrate de morphine et sulfate de
morphine.
• Dans certains cas, la substance active du médicament générique et
du médicament de référence diffère en sels ou en esters.
• En général, la différence de sel n’influence pas le comportement du
médicament dans l’organisme et n’en modifie pas l’efficacité.
• Cependant, lors de l’examen de la demande d’autorisation de mise
sur le marché (AMM), les experts évaluent les médicaments en
tenant compte du sel proposé et en s’assurant de l’efficacité, de la
sécurité et de la qualité des différents sels d’une même substance
active.
86
43
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I.2.4. Dénomination des médicaments
Enregistrement du médicament générique
• Afin d'obtenir une Autorisation de Mise sur le Marché
(AMM), un médicament générique doit démontrer sa
bioéquivalence par rapport au princeps.
• Des études de bioéquivalence sont réalisées à cet effet ;
ce sont des études randomisées, avec administration
d'une dose unique chez des sujets sains, au nombre de
12 minimum (en général 12 à 36 participants).
87
I.2.4. Dénomination des médicaments
Enregistrement du médicament générique
• Le groupe de sujets doit être homogène (âge, sexe, poids
similaires), les conditions d'administration du médicament
et les prélèvements sanguins sont standardisés. Chaque
sujet reçoit dans un ordre aléatoire chacun des deux
médicaments à comparer (le princeps et le générique)
selon la méthode du cross over (essai croisé): le patient
est son propre témoin. Il reçoit le générique et le princeps.
88
44
10-05-24
I.2.4. Dénomination des médicaments
Médicaments biosimilaires
• Un biosimilaire est un médicament biologique qui est
similaire à un médicament de référence enregistré.
• C’est une « copie » d’un médicament biologique.
• Un médicament biologique est une substance produite
à partir d’une cellule ou d’un organisme vivant ou
dérivée de ceux-ci.
Exemples : hormone de croissance, EPO =
érythropoïétine, …,
89
I.2.4. Dénomination des médicaments
Médicaments biosimilaires
• Biosimilaire : Lorsque le médicament de référence n’est
pas de nature chimique mais biologique on ne parle pas
de générique, mais de biosimilaire.
• Son efficacité et ses effets
indésirables sont équivalents, à ceux de son
médicament biologique de référence.
• Exemple : Retacrit® : époïétine biosimilaire
90
45
10-05-24
I.2.4. Dénomination des médicaments
Médicaments biosimilaires
• La production des médicaments biologiques est
complexe car elle s’appuie sur des cellules ou des
organismes vivants. En raison de la variabilité biologique
de ces sources de production, des différences de
fabrication sont inévitables et elles peuvent impacter les
propriétés cliniques des produits.
• Les produits biosimilaires ne pouvant être strictement
identiques au produit de référence, leur emploi ne peut
être le même que celui de génériques des médicaments
chimiques.
91
I.2.4. Dénomination des médicaments
Médicaments biosimilaires
• Une étude comparative est nécessaire pour démontrer
que le produit ne présente pas de différences en termes
de qualité, de sécurité et d’efficacité par rapport au
produit de référence choisi.
• L’autorisation d’AMM n’est donc pas uniquement
délivrée sur la seule base de la bioéquivalence
pharmacocinétique requise pour les génériques de
médicaments chimiques mais nécessite de soumettre
plus de données dans les domaines de la qualité, de la
sécurité mais aussi de l’efficacité clinique. : le choix des
critères de comparaison est priorisé en fonction de leur
capacité du critère à distinguer des différences avec le
médicament de référence.
92
46
10-05-24
I.2.4. Dénomination des médicaments
Médicaments biosimilaires
• La mise sur le marché des médicaments biologiques
s’accompagne d’un dispositif de surveillance mis en
place par le fabricant à la demande des autorités de
santé et suivant des recommandations adaptées à
chaque médicament. Ce dispositif doit comporter les
mêmes mesures particulières que pour le médicament
biologique de référence, mais aussi la surveillance du
profil immunologique du produit biosimilaire.
93
I.2.5. Notions de biodisponibilité et de
bioéquivalence
La biodisponibilité (F) qualifie la quantité du PA absorbée
à partir de la forme pharmaceutique qui arrive dans la
circulation générale et la vitesse avec laquelle ce principe
actif atteint la circulation générale.
Elle correspond à la vitesse et à l'importance du passage
du principe actif (médicament ou métabolite) dans la
circulation générale, gagnant ainsi le site d'action.
94
47
10-05-24
I.2.5. Notions de biodisponibilité et de
bioéquivalence
C’est la fraction (le pourcentage) de la dose administrée
qui atteint la circulation générale sous forme inchangée.
La biodisponibilité d'un médicament dépend plus de sa
forme galénique et, la forme galénique du médicament
dépend à la fois de sa conception et de sa fabrication.
Diverses formulations d’un même principe actif peuvent
avoir des différences de biodisponibilité et ces différences
peuvent avoir une importance clinique
95
I.2.5. Notions de biodisponibilité et de
bioéquivalence
connaissance de la notion
d’équivalence entre les formulations médicamenteuses
L'équivalence thérapeutique se rapporte aux produits
pharmaceutiques, qui, lorsqu'ils sont administrés au même
patient selon le même protocole posologique, produisent
les mêmes effets thérapeutiques et indésirables.
96
48
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I. 2. 6. Information du médecin
Sources d’information pour les patients
• Imagination
• Rumeurs
• Famille et amis
• Internet
• TV et radio
• Notices de médicaments
• Professionnels de santé
97
I. 2. 6. Information du médecin
La pharmacologie est une discipline très dynamique.
Chaque jour de nouvelles molécules sont découvertes, le
médecin est appelé à actualiser ses connaissances.
Professionnels de santé (Médecin) doivent
s’informer.
98
49
10-05-24
I. 2. 6. Information du médecin
• Lors de la prescription d’un médicament, le médecin doit
avoir en mémoire l’indication thérapeutique, les
précautions d’emploi, les effets indésirables dont il doit
avertir le patient.
99
I. 2. 6. Information du médecin
Sources d’informations du médecin :
• Dictionnaires médicaux : répertoire
commenté des médicaments, vidal, compendium ;
• Information officielle : Information acceptée par les
autorités d’enregistrement ;
• Périodiques scientifiques (savoir analyser la qualité) ;
• Livres de Pharmacologie ;
• Banque de données informatisées ;
100
50
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I. 2. 6. Information du Pharmacien
Sources d’informations du médecin :
• Internet (fiabilité ???) ;
• Laboratoires pharmaceutiques (prospectus) ;
• Délégués médicaux qui viennent avec un aspect
commercial et l’information médicale ;
• Contacts avec d'autres professionnels de santé ;
• Formation continue.
101
I.2.7. Choix des médicaments
• Le médecin doit dès le départ faire un choix d'un
médicament efficace et moins toxique.
• Il doit prescrire en fonction :
– des médicaments : le meilleur, le moins
dangereux donc le plus efficace et le moins
toxique ;
– de la pathologie (sévérité)
– du terrain (âge, grossesse, etc.);
– des pathologies et de la thérapeutique
associée
102
51
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
• Chaque année de nouvelles molécules sont mises sur le
marché :
• Augmentation de la résistance aux bactéries et autres
parasites
• Découverte de nouveaux processus cibles pour des
maladies qui n’ont pas été correctement traitées ou pour
des nouvelles maladies
• C’est un processus long d’environ 10 ans.
103
I.3. Développement des médicaments
• Le développement de tout nouveau médicament doit
passer nécessairement par plusieurs étapes absolument
indispensables.
• Les différentes étapes à franchir sont :
- la phase préclinique
- la phase clinique ou essais cliniques
104
52
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.1. Phase préclinique
• L'obtention du ou des principe(s) actif(s) ou la synthèse
des substances actives
• L'expérimentation pharmacologique
• Les essais galéniques préliminaires
---------------------------------------------------------
• L'obtention du ou des principe(s) actif(s) ou la synthèse des
substances actives :
Par extraction pour les produits obtenus à partir de plantes ;
Par génie génétique, à partir d’une cellule ou d’un organisme
vivant pour des produits biologiques ;
Par semi-synthèse ;
Par synthèse chimique.
105
I.3. Développement des médicaments
I.3.1. Phase préclinique
L'obtention du ou des principe(s) actif(s) ou la synthèse des
substances actives
Découverte + Recherche exploratoire :
• Extraction et exploration de molécules des ressources
naturelles ;
• Modification chimique des substances chimiques
connues
• Élucidation et découverte d’une nouvelle cible
médicamenteuse
106
53
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.1. Phase préclinique
• Une conception rationnelle d’une nouvelle molécule
basée sur une compréhension des mécanismes
biologiques et de la structure des récepteurs de
médicaments
L'expérimentation pharmacologique
la phase préclinique : étude de l’activité et la sélectivité de
la molécule
• Les substances obtenues sont testées dans différents
modèles pour explorer l'activité pharmacologique
(études des propriétés pharmacodynamiques) ou
biologique.
107
I.3. Développement des médicaments
I.3. 1. Phase préclinique
• L'expérimentation pharmacologique
- Informations sur la destinée du médicament dans
l'organisme
- Propriétés toxiques : Détermination de la dose létale,
(DL50), de la dose toxique, de la tératogénicité, de la
carcinogénicité, des effets sur la fonction de
reproduction.
108
54
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3. 1. Phase préclinique
L'expérimentation pharmacologique
L’étude de l’activité et la sélectivité de la molécule ou des
molécules obtenues sont réalisées
• Sur le rongeur et animal plus grand au fur et à mesure
que l’évaluation progresse les composés défavorables
sont éliminés.
• Screening ou dépistage pour endiguer l’activité
pharmacodynamique
• Test sur organe isolé pour déterminer une activité
spécifique
109
I.3. Développement des médicaments
I.3. 1. Phase préclinique
L'expérimentation pharmacologique
• Modèles animaux de maladies humaines (SHR) chez le
rat
• Test de confirmation qui confirme et caractérise l’activité;
• Etudes d’activité analogue ou proche de l’activité
principale.
• Etude de la pharmacologie systémique indépendamment
de l’effet principal de la molécule ou du produit et effet
sur le SNC,…
• Mécanisme d’action et mécanisme additionnel seront
étudiés
110
55
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3. 1. Phase préclinique
L'expérimentation pharmacologique
• Test quantitatif, relation dose-effet, effet maximal,
puissance, efficacité comparée aux médicaments
existant
• Phcocinétique : ADME et toxicité pour déterminer
l’inocuité chez 2 espèces animales un rongeur et un non
rongeur
• Toxicité aiguë administration des doses croissantes sur
un petit groupe, observation durant 1 à 3 jours et
observation de l’effet manifeste et toxicité, calcul de la
DL50
111
I.3. Développement des médicaments
I.3. 1. Phase préclinique
L'expérimentation pharmacologique
• Toxicité subaiguë : administration des doses répétées
pendant 2 à 12 semaines selon la durée du traitement
prévu à partir de la DE50 et de la LD50
• Carcinogénicité, mutagénicité sur les bactéries et
cellules immunitaires
• Candidat médicament est retenu.
• Approbation du protocole par le comité.
112
56
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.1. Phase préclinique
• Les essais galéniques préliminaires
La phase préclinique se clôture avec une forme
galénique utilisable et avec cette forme, on fait des tests
de stabilité.
I.3.2. Phase clinique ou Essais cliniques
113
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Phase clinique ou Essais cliniques
But
• Déterminer l'effet d'un traitement sur l'évolution
d'une maladie ;
• Evaluer l'efficacité et la tolérance d'un traitement.
o Efficacité : effet maximal, délai d'obtention de l'effet,
durée de l'effet, résistances...
o Tolérance : toxicité aiguë, chronique, effets à long
terme → permet d'établir la balance bénéfice/risque
114
57
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Phase clinique ou Essais cliniques
Etablir ou vérifier certaines données concernant ce
candidat médicament :
Pharmacocinétiques : modalités de l'absorption, de la
distribution, du métabolisme et de l'excrétion du
médicament
Pharmacodynamiques : mécanisme d'action du
médicament notamment
Thérapeutiques : efficacité et tolérance
Se déroule en 4 étapes ou 4 phases :
115
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
• Phase I : Pharmacologie humaine & Tolérance (Innocuité)
• Phase II : Exploration thérapeutique et Définition de la
dose optimale
• Phase III: Confirmation thérapeutique
• Phase IV : Etudes post AMM ou Pharmacovigilance
116
58
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.1. Essais cliniques
Phase I : Pharmacologie humaine & tolérance et inocuité
• Il s'agit de la première fois où le médicament potentiel
est administré à l'homme.
• Ne peut débuter qu'après la phase préclinique.
117
I.3. Développement des médicaments
I.3.1. Essais cliniques
Phase I : Pharmacologie humaine & tolérance
Objectif de la phase I :
• Déterminer les conditions de sécurité d'administration du
médicament chez l'homme :
Evaluer la tolérance du principe actif chez l’humain
: recherche de la dose maximale tolérée (les effets
atteignent un seuil au-delà duquel il faut soit modifier le
traitement, soit administrer des médicaments
complémentaires)
Permet d’établir un profil pharmacocinétique et
pharmacodynamique préliminaire chez l’homme
118
59
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase I : Pharmacologie humaine & tolérance
Aucun objectif ni d’efficacité ni de thérapeutique, mais dans
certaines situations, l’efficacité évaluée (Phase I en
cancérologie).
119
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase I : Pharmacologie humaine & tolérance
Méthodologie
• Elle s'organise :
- chez des volontaires "sains" (ou exceptionnellement,
patients pour des médicaments trop toxiques
(chimiothérapie) ou maladies graves orphelines sont
menés pendant des périodes courtes (quelques jours)
;
- sur un petit groupe (quelques dizaines: 20 ou 80,
informés et consentants) ;
- dans un service ayant reçu l'habilitation du ministère
de la santé ;
120
60
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase I : Pharmacologie humaine & tolérance
Méthodologie
• Elle s'organise :
- dans un service ayant reçu l'habilitation du ministère
de la santé
- réalisée sous surveillance, monitorage des fonctions
vitales de chaque volontaire, installation d’urgence et
réanimation est disponible.
121
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Méthodologie
Détermination de conditions de sécurité d'administration du
médicament chez l'homme
• Administration d'une dose unique déterminée en fonction
des résultats de pharmacologie et de toxicologie
animales, la plus faible possible (on administre une dose
qui varie entre le 1/100ième et le 1/10ième de la dose
efficace déterminée chez l'animal, DE50),
• puis augmentation progressive jusqu'à la dose maximale
tolérée (mesure de paramètres cliniques et biologiques).
122
61
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase II : Exploration thérapeutique et définition doses opt.
• Première administration du futur médicament à une
population sélective de sujets malades
• Évalue l’efficacité du médicament et sa sécurité à court
terme
Objectifs de la phase II
- déterminer des conditions d'efficacité thérapeutique ;
- mettre en évidence l'(les) effets(s) thérapeutique(s) ;
- déterminer la (ou les) doses et les posologies
appropriées, au moins celles utilisables dans la phase III ;
- …..
123
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Objectifs de la phase II
− détecter les effets indésirables à court terme ;
− faire apparaître clairement les relations dose/effet
(recherche de l'efficacité entre la dose maximale
tolérée et la dose minimale active) et éventuellement la
relation concentration circulante- l’effet afin de fournir
une base optimale pour la réalisation d’essais sur un
plus grand nombre de patients ;
− poursuivre les études pharmacocinétiques.
124
62
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase II: Exploration thérapeutique et efficacité optimale
Méthodologie
• s'organise :
- chez un nombre limité des patients hospitalisés: 100 à
500 (mais pas toujours dans un but thérapeutique),
patients sélectionnés selon des critères spécifiques
- Patients volontaires (fonctions rénales et hépatiques
normales, taux normal des protéines plasmatiques),
pendant une durée déterminée. 125
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase II: Exploration thérapeutique
Méthodologie
• s'organise :
- Effet plafond : Efficacité
- Tolérance et phcocinétique
126
63
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase II : Exploration thérapeutique
Méthodologie
Les critères adoptés sont : critère d'efficacité ; critère
intermédiaire (dépistage des effets secondaires ou autres
effets induits par les produits au-delà de l'effet visé) :
paramètre biologique comme la glycémie, paraclinique ou
physiologique
- évaluation de la dose efficace, entraînant un effet maximum
pour un minimum d'effets adverses (dose minimale efficace) ;
- étude pharmacocinétique chez le malade et dans des
conditions physiologiques particulières (sujet âgé, grossesse)
ou pathologiques.
127
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase II : Exploration thérapeutique
A la fin de la phase II,
• On ne parle pas encore du médicament mais on peut
dire qu'à telle dose correspond tel effet.
• La forme galénique (non définie au début de la phase)
doit être définie pour l'administration dans les essais de
phase III.
128
64
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase III: Confirmation thérapeutique et comparaison
• Plus grande population plusieurs médecins spécialistes du
traitement de maladie cible
• Etablir la valeur ajoutée, inocuité, tolérance,
recommandations d’utilisation
• Pharmacologie évaluée à plus grande échelle.
129
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase III: Confirmation thérapeutique
Comparer l’efficacité du candidat médicament à un médicament
ou traitement de référence lorsqu’il existe ou au placebo
(lorsqu’aucune thérapie n’existe).
• Evalue l’utilité ou la supériorité du candidat médicament
par rapport au médicament de référence.
Il s'agit d'un essai clinique contrôlé par rapport au placebo ou
au traitement de référence s’il existe.
130
65
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase III: Confirmation thérapeutique
• Placebo = substance inerte, agent dépourvu d'efficacité
thérapeutique, mais qui peut agir par un mécanisme
psychologique si le sujet pense recevoir un médicament.
• Placebo pur : substance sans aucune substance active.
• Placebo impur : substance active sur le plan pharmaco-
logique mais dépourvu d’effet sur la pathologie traitée.
131
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase III: Confirmation thérapeutique
• Placebo impur : substance active sur le plan pharmaco-
logique mais dépourvu d’effet sur la pathologie traitée.
Exemple : Ibuprofène contre l’insomnie
132
66
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase III: Confirmation thérapeutique
• Effet placebo = effet pharmacodynamique ou
thérapeutique (effet bénéfique) provoqué par une
substance dénuée de toute efficacité pharmacologique
chez certains patients suite à un mécanisme
psychologique.
133
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase III: Confirmation thérapeutique
• Effet placebo = Effet bénéfique sur une pathologie
constaté après l’administration d’une substance
dépourvue d’effet sur la pathologie traitée.
134
67
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase III: Confirmation thérapeutique
• Effet nocebo =
Effet délétère chez un individu suite à la prise d’un
placebo.
Apparition d'effets indésirables après administration d'un
médicament inactif ou qui ne peut lui-même produire ces
effets.
Les effets sont surtout d'origine psychologique.
135
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase III: Confirmation thérapeutique
Objectifs de la phase III
- évaluer le rapport bénéfice/risque à court et à plus long terme
du principe actif ;
- permettre d’étudier le type et le profil des effets indésirables
les plus fréquents, ainsi que les interactions
médicamenteuses ayant une importance clinique et l’influence
sur les résultats de facteurs tels que l’âge ; …
136
68
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase III: Confirmation thérapeutique
Objectifs de la phase III
- confirmer l'efficacité thérapeutique et la tolérance ;
- obtenir des renseignements pour un prescripteur : conditions
de surveillance du traitement, caractéristiques de patients qui
imposent un ajustement posologique, durée du traitement,
modalités d'arrêt, profil de patient répondeur, interactions
médicamenteuses, modalités optimales d'utilisation
137
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase III : Confirmation thérapeutique
Méthodologie
• s'organise :
- chez les patients hospitalisés ou ambulatoires, présentant
une maladie ou un environnement semblable à ce qu'ils
seront après l‘AMM.
- Nbre de patients (volontaires) : (de centaines jusqu'à des
milliers de sujets) si possible diversifiés : essais souvent
multicentriques (menés dans de nombreux centres d'études,
hôpitaux).
- durée peut être longue ; de critère intermédiaire) :
138
69
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
Phase III : Confirmation thérapeutique
Méthodologie
- Essai contrôlé ou comparatif (comparaison à un
médicament de référence si possible ou sinon à un
placebo) ;
- mené en double aveugle : ni le patient, ni l'équipe
médicale ne savent quel traitement reçoit chacun des
malades ; cela permet d'écarter tout préjugé ou
jugement faussé de l'une ou l'autre partie sur son
efficacité ou ses effets indésirables.
- critère d'efficacité clinique (pas
139
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase III: Confirmation thérapeutique
Critère d'efficacité clinique (:
* amélioration du pronostic vital, amélioration de la
qualité de vie
* Le médicament est-il plus efficace qu'un placebo?
* Le médicament est-il aussi efficace, plus efficace ou
moins efficace qu'un médicament de référence?
140
70
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase III: Confirmation thérapeutique
• Une diminution de symptômes après traitement par
placebo pourrait aussi s'expliquer par
une guérison spontanée ou une régression naturelle de
la maladie.
141
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
L'effet placebo dépend de plusieurs facteurs :
• conditions dans lesquelles le malade est traité.
Exemple : malade sous stress, le stress peut entraîner
un effet pharmacodynamique → placebo guérit
• attentes du patient : un patient convaincu de sa
guérison, qui focalise son attention sur les signes de sa
142
71
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
L'effet placebo dépend de plusieurs facteurs :
• … guérison, se met dans des conditions favorables à
cette guérison. Placebo → effet apaisant
• nature de la relation médecin-patient,
• du conditionnement
Exemple : pour dormir, il faut prendre un somnifère :
placebo → sommeilgestions
• etc.
143
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase III: Confirmation thérapeutique
• Cette phase décide de la commercialisation du produit
(obtention de l’Autorisation de Mise sur le Marché, AMM)
• Après ces trois phases, le candidat médicament doit être
enregistré et pour cela un dossier doit être déposé.
Le dossier d'enregistrement comprend trois parties :
Chimique/analytique
Toxicopharmacologique
Clinique
144
72
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
• Pendant les études cliniques le candidat médicament a
souvent un nom de code.
• Si accepté (princeps = premier médicament contenant
une nouvelle substance), il reçoit une DCI, une
dénomination commerciale (spécialité), le Résumé des
Caractéristiques du Produit (RCP), un brevet (protection
du médicament pendant une période) avant de devenir
générique.
145
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
• Après la commercialisation, la firme doit contrôler la
sécurité de ses produits. La firme peut entamer des
études de la phase IV.
146
73
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase IV : Etudes post AMM ou Pharmacovigilance
• se situent après obtention de l'AMM
• Surveillance post commercialisation et collecte des
données sur l’efficacité, effets secondaires fréquents et
rares, autres indications supplémentaires, autres effets
thérapeutique impliquant
• Enfants, femmes enceintes, Patients âgées, insuffisant
rénal, forme galénique LP, autres voies
147
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase IV : Etudes post AMM ou Pharmacovigilance
• se situent après obtention de l'AMM
• commencent dès la mise du médicament sur le marché
• surveillent, afin d'identifier tout effet secondaire grave
et/ou inattendu dû à son administration
(pharmacovigilance) et
• évaluent l’intérêt et les stratégies thérapeutiques.
148
74
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase IV : Etudes post AMM ou Pharmacovigilance
• permettent de compléter les connaissances obtenues
sur le médicament lors des trois phases précédentes
dans ses conditions réelles d’utilisation.
149
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase IV : Etudes post AMM ou Pharmacovigilance
• peuvent aussi être destinées à évaluer ce nouveau
médicament approuvé dans des conditions
d'administration différentes, par exemple la fréquence
d'administration, le nombre de cures, la durée de la
perfusion.
150
75
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase IV : Etudes post AMM ou Pharmacovigilance
Selon l’OMS, Pharmacovigilance =
• “La science et les activités relatives à la détection,
l’évaluation, la compréhension et la prévention des effets
indésirables et de tout autre problème lié à l’utilisation du
médicament
151
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase IV: Etudes post AMM
But: s'assurer de l'absence d'effets nocifs graves ou méconnus
du médicament après sa mise sur le marché et à la
pharmaco-épidémiologie (= rapport entre le bénéfice et les
effets indésirables d’un médicament dans une population
donnée).
152
76
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase IV: Etudes post AMM
Objectifs
- mesurer l'efficacité et la tolérance à plus long terme ;
- détecter les interactions médicamenteuses ;
- mettre en évidence les effets indésirables rares ;
- affiner la connaissance sur la fréquence des effets
indésirables ;
153
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Phase IV: Etudes post AMM
Objectifs
- évaluer la stratégie du traitement ;
- préciser les caractéristiques pharmacoéconomiques
(coût financier la maladie, coût global du
développement,… ou
pharmacogénétiques (influence du profil génétique d’un
individu sur la variabilté de sa réponse au ttt
médicamenteux;
- adapter la posologie dans des situations particulières
non encore envisagées.
154
77
10-05-24
I.3. Développement des médicaments
I.3.2. Essais cliniques
Méthodologie
• Cela nécessite souvent un très grand nombre de
patients (> 1000), non homogènes et sur un temps long.
Tout professionnel de la santé : Pharmacien, médecin,
chirurgien-dentiste, infirmier, sage-femme, tradipraticien
ayant constaté un évènement indésirable grave ou
inattendu susceptible d’être dû à un médicament prescrit
ou non par lui, délivré ou non par lui doit faire la
notification au Centre Régional de Pharmacovigilance. 155
I.3. Développement des médicaments
I.4. Interactions médicamenteuses
• Une interaction médicamenteuse (IM) est la modification
de l’effet d’un médicament par un autre médicament.
• Lorsque l’administration d’un médicament modifie les
effets (thérapeutiques ou indésirables) d’un ou de
plusieurs autres médicaments pris au même moment ou
présents au même moment dans l’organisme.
• Les IM font partie des causes possibles d’effets
indésirables.
156
78
10-05-24
I.4. Interactions médicamenteuses
• Les interactions médicamenteuses ne conduisent pas
nécessairement à un risque ; elles peuvent être
utilisées pour augmenter un effet bénéfique, ou
diminuer un effet indésirable.
Exemples :
- Association d’antibiotiques pour empêcher l’apparition
de germes mutants résistants...
- Association Misoprostol + AINS pour réduire le risque
d'ulcère à l'estomac.
157
I.4. Interactions médicamenteuses
.
• Les personnes âgées et les patients ayant un foie ou
des reins qui fonctionne(nt) mal, sont plus à risque de
présenter des effets toxiques liés à une interaction
médicamenteuse.
158
79
10-05-24
I.4. Interactions médicamenteuses
.
• Certains médicaments peuvent aussi avoir des
interactions avec des plantes, des
aliments/boissons (Millepertuis, lait, jus de
pamplemousse ou alcool).
Exemple : AINS/Aspirine + alcool : Augmentation du
risque des effets indésirables digestifs (ulcère,
hémorragie digestive)
Millepertuis + contraceptif oral : grossesse inattendue
159
I.4. Interactions médicamenteuses
Les conséquences pharmacologiques des interactions
médicamenteuses sont des modifications quantitatives
d’un ou de plusieurs effets (thérapeutiques ou
indésirables) d’un ou des médicaments de l’association.
• Lorsque 2 médicaments sont associés : 3 types
d’effets :
synergie
potentialisation
antagonisme
160
80
10-05-24
I.4. Interactions médicamenteuses
• Les effets des médicaments peuvent s’additionner ou
être renforcés : synergie ou potentialisation,
• Effets peuvent diminués : antagonisme.
161
I.4. Interactions médicamenteuses
On les divise en quatre niveaux :
Contre-indication ;
Association déconseillée ;
Précaution d'emploi ;
Association à prendre en compte.
162
81
10-05-24
I.4. Interactions médicamenteuses
On les divise en quatre niveaux :
• L’association contre-indiquée ou contre-indication
absolue : elle ne doit en aucun cas être
transgressée car le risque que l’on fait courir au
patient est tel qu’il ne faut pas prescrire l’association
médicamenteuse incriminée.
Exemples : IEC chez la femme enceinte
163
I.4. Interactions médicamenteuses
On les divise en quatre niveaux :
• L’association déconseillée : les conséquences sont
certaines (parfois graves) mais, sans autre solution
thérapeutique, on peut les associer.
Elle doit être le plus souvent évitée, sauf après
examen approfondi du rapport bénéfice/risque.
Elle impose une surveillance étroite par le médecin.
Il faut évaluer la balance « bénéfice/risque.
Exemple : AINS + anticoagulant
intensité, soit sa durée, soit les deux paramètres
164
simultanément.
82
10-05-24
I.4. Interactions médicamenteuses
• L’association avec précaution d'emploi : l’association
est possible à condition que des recommandations
simples soient respectées.
Ces recommandations permettent d'éviter la survenue
de l'interaction.
Il peut notamment s’agir d’une adaptation de la dose ou
d’un renforcement de la surveillance par le médecin.
Exemple : AINS chez les ulcéreux
165
I.4. Interactions médicamenteuses
• L'association à prendre en compte : conséquences
cliniques sont incertaines (fréquence et gravité du
risque faibles).
• le risque correspond le plus souvent à une addition
d'effets.
En pratique, essayer de prescrire un autre médicament
n’exposant pas à ce risque d’interaction.
Le médecin doit évaluer l’intérêt de cette association
éventuelle.
Bétabloquants + Antidiabétiques
166
83
10-05-24
I.4. Interactions médicamenteuses
Mécanisme :
• Les interactions peuvent relever de deux
mécanismes : pharmacodynamique et
pharmacocinétique.
Si nous considérons un effet déterminé, elles affectent
soit son intensité, soit sa durée, soit les deux
paramètres simultanément.
167
I.4. Interactions médicamenteuses
• Le risque d’IM croît avec le nombre de
médicaments sur une ordonnance.
• Les IM sont pour la plupart évitables; il convient
donc de les rechercher lorsque la prescription a
plus d’un médicament.
• Le médecin prescrit, le pharmacien analyse la
prescription.
• Le pharmacien a le devoir de rechercher les
possibles interactions médicamenteuses issues
des ordonnances qu’il délivre.
168
84
10-05-24
I.4. Interactions médicamenteuses
Pour éviter la survenue d’ interactions, le médecin doit :
connaître les diverses propriétés des médicaments afin
raisonner à partir de là ;
vérifier les prescriptions qu’il délivre médicales ;
se méfier des médicaments à marge thérapeutique-
toxique étroite ; les hypnotiques, les
immunosuppresseurs, les pilules, les anticoagulants,
les hypoglycémiants, les antiarythmisants, etc.
169
I.4. Interactions médicamenteuses
Médicaments à marge thérapeutique-toxique étroite =
- Médicaments pour lesquels les conc. toxiques sont
proches des concentrations efficaces.
- ceux pour lesquels de faibles modifications des doses, ou
plutôt des concentrations tissulaires entraînent l’apparition
d’effets gênants, de risques importants.
170
85
10-05-24
I.4. Interactions médicamenteuses
Médicaments à marge thérapeutique-toxique étroite =
Digoxine : 0,6 - 2µg/L (intervalle thérapeutique)
> 2,5 µg/L (toxicité cardiaque)
Paracétamol :15 – 100 µg/mL
Lithium* 4 - 8 µg/mL (IT); 15 µg/mL (toxicité rénale) ; >
300 µg/mL (toxicité)
171
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
L’effet du médicament est fonction de (D, vA/vE, P, S)
D : dose ;
P : propriétés physico-chimiques ;
vA : vitesse d’absorption ;
vE : vitesse d’élimination ;
S = individu.
172
86
10-05-24
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.1. La dose
= quantité d’un principe actif prise en une fois
(Exemple : paracétamol 500 mg)
= quantité d’une substance active administrée par rapport
au poids du sujet ( Exemple : Paracétamol 8 mg/kg )
173
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.1. La dose
Nomenclature des doses :
Dose inactive : dose qui ne donne aucun effet
décelable.
Dose active ou dose efficace : dose qui donne un effet
mesurable et manifeste.
174
87
10-05-24
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.1. La dose
Nomenclature des doses :
Dose active ou dose efficace : dose qui donne un effet
mesurable et manifeste.
• Dose efficace 50 (DE50 ) : c’est la dose efficace chez
50 % des individus testés.
• Dose efficace 100 (DE100 ) : c’est la dose efficace chez
100 % des individus testés.
175
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.1. La dose
Nomenclature des doses :
Dose active ou dose efficace : dose qui donne un effet
mesurable et manifeste.
• Dose pharmacologique : celle qui permet de
rechercher un effet expérimenté sur l’animal ou sur
l’organisme.
176
88
10-05-24
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.1. La dose
Nomenclature des doses :
Dose active ou dose efficace : dose qui donne un effet
mesurable et manifeste.
• Dose thérapeutique : c’est celle qui apporte un
changement (qui guérit) ou encore élimine certains
symptômes.
• Dose ordinaire : c’est celle qui varie suivant l’âge et
la voie d’administration.
177
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.1. La dose
Nomenclature des doses :
Dose active ou dose efficace : dose qui donne un effet
mesurable et manifeste.
• Dose maxima : c’est une dose qu’on ne peut pas
dépasser soit par prise soit par 24 heures.
Elle est fonction : âge et voie d’administration.
La dose maxima per os est généralement
supérieure à la dose maxima par voie
intraveineuse.
178
89
10-05-24
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.1. La dose
Nomenclature des doses :
Dose toxique : c’est celle qui donne un effet toxique
(exemple : DT50).
DT50 : c’est la dose qui donne un effet toxique chez 50 %
des individus testés.
Dose létale : c’est celle qui tue
(exemple : DL50).
DL50 : c’est la dose qui tue 50 % des individus
testés.
179
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.1. La dose
But d’un traitement: administrer la dose optimale afin
d’atteindre l’efficacité, sans entrainer la toxicité.
Atteindre et rester dans l’intervalle thérapeutique : la
zone des concentrations efficaces, à la fois actives et
non toxiques, pour un malade donné.
L’intervalle dans lequel doivent être maintenues les
concentrations plasmatiques.
180
90
10-05-24
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.1. La dose • Les concentrations entre
ces deux seuils
constituent l’intervalle
Concentration
thérapeutique
Seuil
toxique
INTERVALLE
THERAPEUTIQUE Digoxine : 0,6 - 2µg/L (intervalle
Seuil thérapeutique)
thérapeutique
> 2,5 µg/L (toxicité cardiaque) ;
Paracétamol :15 – 100 µg/mL (Int.
Thér.)
Temps
181
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments Limite supérieure = effet
maximal atteint ou non en
I.5.1. La dose fonction des effets
Concentration indésirables
Seuil
toxique
INTERVALLE
THERAPEUTIQUE
Seuil
thérapeutique
Limite inférieure
= inefficacité
Temps
Les concentrations entre ces deux seuils constituent l’intervalle
thérapeutique.
Le rapport entre les concentrations limites de l’intervalle est souvent appelé
« index thérapeutique »; plus il est faible, plus l’utilisation du médicament
est délicate.
182
91
10-05-24
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.1. La dose
L’intervalle thérapeutique (ou fenêtre thérapeutique)
dépend de l’index thérapeutique.
Les principes actifs ayant un index thérapeutique faible
ont un intervalle thérapeutique étroit, c’est-à-dire que la
différence entre le seuil thérapeutique et le seuil toxique ou
le seuil d’inefficacité est petite ou encore les
concentrations toxiques ou inefficaces sont proches des
concentrations efficaces.
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.1. La dose
Pour les principes actifs à faible index thérapeutique ou à
intervalle thérapeutique étroit, de faibles variations de
dose ou de concentration peuvent entraîner une
modification du rapport bénéfices/risques.
Exemple :
Digoxine : 0,6 - 2µg/L (intervalle thérapeutique)
DJ = 0,125 à 0,25 mg
> 2,5 µg/L (toxicité cardiaque)
92
10-05-24
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.1. La dose
Index thérapeutique (IT)
= détermination de la sécurité d’emploi d’un
médicament
= rapport entre la dose toxique (ou létale) et la dose
efficace thérapeutique
= rapport entre les concentrations limites de l’intervalle
(ou zone) thérapeutique
185
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.1. La dose
Index thérapeutique (IT)
L’IT est un rapport calculé sur les animaux par le rapport
- Soit sur les animaux DL50 ≥ 2
DE50
• L’ IT donne une idée sur la maniabilité du médicament et
sur la marge de sécurité lors de l’emploi d’un
médicament.
• Plus l’IT du médicament est élevé, plus élevée est sa
sécurité d’emploi.
186
93
10-05-24
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.1. La dose
Index thérapeutique (IT)
Marge thérapeutique = dose EI / dose ETh.
• Marge thérapeutique grande = 10
• Marge thérapeutique faible = 2
Si IT < 2, médicament non utilisable car toxique
Excepté: anticoagulants, digitaliques, lithium, théophylline,
utilisés malgré un IT bas
187
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.1. La dose
Index thérapeutique (IT)
Nécessité d’ajustements rigoureux de la dose
→ Surveillance du traitement, dosages sanguins du
médicament, détection des sujets à risque,
métaboliseurs lents, insuffisants rénaux, hépatiques
188
94
10-05-24
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.2. La posologie
• Quantité d’un principe actif à administrer à un patient, son
rythme ou fréquence d’administration, sa voie
d’administration, ainsi que la durée d’administration.
• Exemples : 40 mg/j en 2 prises pendant au moins 1
semaine per os
15 mg/kg/j en 1 prise orale pendant 10 jours
189
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.2. La posologie
Elle varie avec l’âge, le poids et la pathologie associée.
L’idéal est une posologie individuelle.
• Il y a nécessité d’adapter la posologie pour les personnes
âgées et pour les enfants.
• Pour les personnes âgées (vieillards), il n’existe pas de
formule d’adaptation tandis que pour les enfants il en
existe.
190
95
10-05-24
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.2. La posologie
La posologie infantile
• Posologie selon le poids
• Posologie selon l’âge
• Posologie selon surface corporelle
191
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.2. La posologie
• La posologie infantile
Posologie selon le poids
• La règle de Clarck
- Exemple : Aspirine adulte, 500 mg ; enfant de 5 ans,
20 kg ; DE= Dose de l’enfant
- Dose de l’enfant = (500 mg x 20 kg)70 kg = 143 mg
En cas d’excès de graisse (obésité) ou d’eau (œdème ou
ascite), les posologies sont inférieures à la posologie
192
thérapeutique en clinique. 96
10-05-24
I.5. Facteurs qui infuencent les effets des
médicaments
I.5.2. La posologie
La posologie infantile
• Posologie selon l’âge
Règle de YOUNG: DE = DA x âge (ans)
Age + 12
DE = Dose enfant
DA = Dose adulte
Règle du 20ème : DE = DA x âge (ans)
20
- Posologies inférieures à celles prescrites
193
•
I. 5. Facteurs influençant les effets des médicament
I.5.2. La posologie
La posologie infantile
• Posologie selon surface corporelle
L'utilisation de la surface corporelle (S.C.) permet une
adaptation plus précise des posologies qu'avec le poids
corporel
DE = DA SC.E
SC.A
SCE: (4 x P+ 7)/(90 + P)
avec P en Kg, SC en m2.
194
97
10-05-24
I. 5. Facteurs influençant les effets des médicament
I.5.2. La posologie
La posologie infantile
• Posologie selon surface corporelle
Règle de Catzels: DE = SC.E x 100
SC.A
195
I.6. Voies d’administration et formes
pharmaceutiques
• Les voies d’administration des médicaments
sont variées.
Leur choix dépend :
- de l’action recherchée sur l’organisme (action locale
ou action générale);
- de la simplicité d’administration,
- des effets indésirables,
- du coût.
196
98
10-05-24
I.6. Voies d’administration et formes phceutiques
Voies Systémiques et voies locales
Voies entérales: Voies parentérales :
Iv, im, sc, intradermique
voie orale (administration per os) sous-arachnoïdienne, péridurale,
voie rectale intracardiaque, intrapleurale,,
intra-artérielle, intra-péritonéale
Voies muqueuses: Voies transmuqueuses :
sublinguale nasale,
perbuccolinguale auriculaire,
oculaire,
buccopharyngée,
pulmonaire,
vaginale.
Voies transcutanées: Application sur la peau
197
I.6. Voies d’administration et formes phceutiques
Voies Systémiques :
Le principe actif emprunte la circulation sanguine pour
atteindre son site d’action
Veines hémorroïdales > et moyennes
99
10-05-24
Trajet du sang dans le cœur
• Le sang veineux arrive dans
l’oreillette droite par les
veines caves supérieure et
inférieure et via le sinus
coronaire.
• Le sang veineux arrive dans le
ventricule droit en passant
par la valve tricuspide.
• Le sang est acheminé vers les
poumons par l’artère
pulmonaire (valve
pulmonaire) afin d’y être
oxygéné
199
Trajet du sang dans le cœur
• Le sang oxygéné revient au
cœur, dans l’oreillette
gauche, par les veines
pulmonaires (2 gauches, 2
droites)
• le sang artériel arrive dans le
ventricule gauche par la
valve mitrale
• La contraction du ventricule
gauche envoie le sang vers les
tissus par l’aorte (valve
aortique)
• - l’aorte donne naissance aux
artères coronaires gauche et Les organes sont vascularisés
droite qui se ramifient pour par une artère provenant d'une
• assurer l’irrigation du ramification de l'aorte
myocarde
200
100
10-05-24
I.6. Voies d’administration et formes phceutiques
I.6.1. Voies entérales
I.6.1.1. Voie orale (per os, PO)
- La voie orale est considérée une fois que le médicament
est dégluti : appareil gastro-intestinal.
- L’absorption est le passage des produits de la lumière du
tube digestif vers le sang, grâce à des mécanismes de
transport actif ou passif qui leur permettent de traverser
les cellules de la muqueuse digestive.
201
I.6. Voies d’administration et formes phceutiques
I.6.1. Voies entérales
I.6.1.1. Voie orale (per os, PO)
- La voie orale peut être utile pour :
- Traitement local : pansements gastro-intestinaux,
certains traitement des infections bactériennes ou
parasitaires intestinales.
L’action du médicament est limitée au tube digestif, il
ne passe pas (ou très peu) la paroi digestive.
- Traitement systémique : voie la plus courante
d’administration.
202
101
10-05-24
I.6. Voies d’administration et formes phceutiques
I.6.1.1. Voie orale (per os, PO)
Utile pour le traitement systémique : le principe actif
emprunte la circulation sanguine pour atteindre son
site d’action
Veines hémorroïdales > et moyennes
203
I.6. Voies d’administration et formes phceutiques
I.6.1. Voies entérales
Le système porte hépatique
rassemble le sang veineux venant de
l'estomac (via la veine gastrique), de
l'intestin (via les veines
mésentériques), du pancréas (via la
veine pancréatique), de la vésicule
biliaire (via la veine cystique), et
aussi de la rate (via la veine
splénique).
la veine porte hépatique apporte du
sang riche en nutriments, provenant
des organes digestifs vers le foie.
Le sang qui pénètre dans le foie
provient de 2 sources: l'artère
hépatique apporte du sang oxygéné Le sang quitte le foie par la
par la circulation systémique, et la veine sus-hépatique, qui
veine porte hépatique se jette dans la veine cave
inférieure. 204
102
10-05-24
I.6. Voies d’administration et formes phceutiques
I.6.1. Voies entérales
I.6.1.1. Voie orale (per os, PO)
Avantages de la voie orale
Facile
Economique (comprimé : faible coût de production)
Aisément répétable
Bien accepté (physiologique, indolore)
Pas de risque de contamination infectieuse ou virale
Récupération facile en cas de surdosage (vomissement,
lavage gastrique)
205
I.6. Voies d’administration et formes phceutiques
I.6.1. Voies entérales
I.6.1.1. Voie orale (per os, PO)
•Inconvénients de la voie orale
Non recommandée en urgence, en cas de vomissement ou
de diarrhée (sauf si on traite la cause de la diarrhée), chez les
comateux ;
Non recommandé pour les médicaments acido-labiles
(pénicilline G), de nature protéique (insuline), de goût et d’
odeur désagréables ;
Parfois toxique pour le tube digestif ;
Non recommandée pour les médicaments subissent un effet
de 1er passage hépatique important (horm. naturelles).
206
103
10-05-24
I.6. Voies d’administration et formes phceutiques
I.6.1.1. Voie orale (per os, PO)
Formes pharmaceutiques pour voie orale
• La forme pharmaceutique ou galénique est la forme
sous laquelle le médicament est présenté.
• Elle est choisie en f(x) du patient (de son bien-être), des
caractéristiques physico-chimiques, de la voie
d’administration, de la stabilité du médicament, de
l’action recherchée.
207
I.6. Voies d’administration et formes phceutiques
I.6.1.1. Voie orale (per os, PO)
Formes pharmaceutiques pour voie orale
• Par voie orale : formes solides et formes liquides
208
104
10-05-24
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides Formes liquides
Poudres non agglomérées: Ampoules buvables
Gélule
Capsule Sirops
Sachet Solutions
Granulé
Suspensions
Poudres agglomérées : Gouttes orales
Comprimé
...
Comprimé effervescent
Comprimé à croquer
Dragée
...
209
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides
- Poudres non agglomérées : gélule, capsule, sachet,
granulé
• Capsule: préparation médicamenteuse de consistance
solide constituée par une enveloppe dure (gélule) ou molle
(capsule), de forme et de capacité variables soluble dans les
sucs digestifs, contenant une quantité de médicament qu’il
est courant d’utiliser en une fois.
•
Cette enveloppe est, en général, à base de gélatine et peut contenir un
Le temps de désintégration des capsules doit être inférieur à 30 min.
210
105
10-05-24
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides
- Poudres non agglomérées : gélule, capsule, sachet,
granulé
•Gélule: Capsule à enveloppe dure, formée de deux
enveloppes gélatineuses qui s’emboîtent hermétiquement
l’une dans l’autre.
211
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides
- Poudres non agglomérées : gélule, capsule, sachet,
granulé
• Gélules:
permettent l’administration de doses unitaires de
poudres, parfois de granulés, de microcapsules.
La gélule est détruite par le suc gastrique, il existe des
gélules gastrorésistantes qui ne libèrent le PA que dans
l’intestin.
212
106
10-05-24
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides
- Poudres non agglomérées : gélule, capsule, sachet,
granulé
• Gélules:
Les gélules doivent être avalées entières. L’ouverture de la
gélule peut conduire à un risque de libération brutale des
produits irritants.
Seules les gélules à libération conventionnelle peuvent être
ouvertes et leur contenu dispersé dans un peu d’eau pour une
administration par sonde ou en cas de difficulté de déglutition.
213
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides
- Poudres non agglomérées
• Capsule à enveloppe molle: forme ovoïde constituée d’une
enveloppe épaisse, flexible et contenant un produit pâteux.
214
107
10-05-24
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides
- Poudres non agglomérées
• Sachets sont des petits sacs, en aluminium ou en plastique,
contenant une dose unitaire de poudre (hygroscopique), de 100
mg à quelques grammes, que l’on disperse dans un verre d’eau
215
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides
- Poudres non agglomérées
• Granulés = préparation pharmaceutique sous forme
de granules, qui contient presque toujours une grande
quantité de sucre comme excipient.
216
108
10-05-24
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides
- Poudres non agglomérées:
- Poudres agglomérées : comprimé, dragée,…
• Formes à libération conventionnelle : Pas de
modification délibérée de libération du principe
actif) : comprimé, dragée
• Formes à libération modifiée : comprimé effervescent,…
217
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides
- Poudres non agglomérées:
- Poudres agglomérées : comprimé, dragée,…
• Comprimés, habituellement de forme cylindrique et aplatie,
parfois de baguette ou de bâtonnet, sont obtenus par
agglomération sous pression de poudres.
On administre ainsi des doses unitaires allant du
centigramme au gramme.
• Ils peuvent être sécables ou multisécables.
218
109
10-05-24
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides
- Poudres agglomérées : comprimé, dragée,…
Comprimés sécables
219
Formes pharmaceutiques pour voie orale
- Poudres agglomérées
Comprimés : comprimé non enrobé et comprimé enrobé
Les comprimés enrobés : Dragée, comprimé filmé, cé
pelliculé
Dragée = forme de médicament comportant un noyau avec la ou
les substances actives, lequel est enrobé dans une ou plusieurs
couches protectrices.
220
110
10-05-24
Formes pharmaceutiques pour voie orale
- Poudres agglomérées
Comprimés : comprimé enrobé
Avantages de l’enrobage : contrer certains inconvénients de
la voie orale
1. Masquer une odeur ou un goût désagréable ;
2. Protéger le principe actif (PA) contre la lumière ou
l’humidité ;
3. Eviter un contact direct d’un PA irritant avec la muqueuse
buccale et l’œsophage ;
4. Faciliter l’identification par des couleurs différentes.
221
Formes pharmaceutiques pour voie orale
- Poudres agglomérées
Comprimés : comprimé enrobé
• Les comprimés filmés et les dragées sont plus
difficiles à couper que les comprimés pelliculés.
• Tous peuvent être broyés (mais attention l’avantage
de l’enrobage est perdu).
222
111
10-05-24
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides
- Poudres agglomérées
Forme à libération conventionnelle
Formes à libération modifiée :
• Formes à libération accélérée : Comprimés
effervescents, comprimés dispersibles ou solubles,
comprimés orodispersibles ;
• Formes à libération différée ou ciblée : comprimés qui se
dissocient et permettent la libération du principe actif
spécifiquement à la portion du tube digestif où il est
résorbé : comprimés gastrorésistants
• Formes à libération prolongée :
223
Formes solides prises par voie orale
Formes solides
- Poudres agglomérées
Formes à libération modifiée :
Formes à libération accélérée
Avantages des formes à libération accélérée
• libération rapide du principe actif et intérêt pour
améliorer la biodisponibilité des principes actifs peu
solubles : permet d’obtenir une vitesse d’absorption
accrue ;
• facilement acceptées par les patients (facilité d’usage,
administration de doses élevées) donc meilleure
observance au traitement ;
224
112
10-05-24
Formes solides prises par voie orale
Formes solides
- Poudres agglomérées
Formes à libération modifiée :
Formes à libération accélérée
Avantages des formes à libération accélérée
• peuvent être mises en œuvre facilement en cas de
problème de déglutition ;
• n’adhérant pas aux parois du tube digestif, ces formes
améliorent très souvent la tolérance du patient à son
traitement.
225
Formes solides prises par voie orale
Formes solides
- Poudres agglomérées
Formes à libération modifiée :
Formes à libération accélérée
Inconvénients des formes à libération accélérée
• Certains médicaments peuvent être mal tolérés, un éventuel goût
désagréable étant plus difficile à masquer ;
• Grande sensibilité à l’humidité, nécessitant leur protection par un
conditionnement qui peut s’avérer plus délicat à manipuler ;
• Tenir compte des préférences du patient.
226
113
10-05-24
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides
- Poudres agglomérées
Forme à libération modifiée
Formes à libération accélérée
• Les comprimés effervescents sont des comprimés non
enrobés contenant généralement des substances acides
et des carbonates ou bicarbonates qui réagissent
rapidement en présence d’eau pour libérer du CO2.
• Ces formes ont une forte teneur en sodium. Elles sont
donc à déconseiller en cas d’hypertension artérielle ou
d'insuffisance cardiaque.
• Exemple : Socomol® cé effervescent
Paralgan® effervescent 227
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides
- Poudres agglomérées
Forme à libération modifiée
Formes à libération accélérée
• Les comprimés dispersibles ou solubles peuvent, grâce
à la présence de lubrifiants hydrosolubles dans leur
formulation, être solubilisés ou dispersés dans l’eau
avant administration sous forme de fines particules.
Il n’y a pas de libération de CO2
• Exemple : Luther DP® dispersible
228
114
10-05-24
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides
- Poudres agglomérées
Forme à libération modifiée
Formes à libération accélérée
Les comprimés orodispersibles : comprimés destinés à être
dispersés directement dans la bouche sans eau, grâce à
une formulation associant des désintégrants puissants et
des mélanges effervescents. Ils sont placés sur la langue.
• La formulation contient également des agents
permettant de masquer un goût désagréable.
• Exemple : Dafalgan®Odis, …
229
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides
- Poudres agglomérées
Forme à libération modifiée
Formes à libération accélérée
Formes à libération différée ou retardée ou ciblée
• Forme à libération retardée = formes retard.
Le début de la libération du principe actif est ralenti sans que
sa durée soit allongée. L’absorption du PA est retardée.
Exemple: comprimé gastro-résistant, qui ne libère le PA que
dans l’intestin.
230
115
10-05-24
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides
Forme à libération modifiée
Formes à libération accélérée
Formes à libération différée ou retardée ou ciblée
Formes à libération prolongée :
• Les comprimés dits à libération prolongée (LP) libèrent
lentement et régulièrement le principe actif sur une
grande portion du tube digestif ; la libération est
allongée.
La résorption est ainsi progressive et prolongée.
231
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides
Forme à libération modifiée
Formes à libération prolongée :
• Cette modification de la vitesse de libération permet de
maintenir une concentration sanguine stable du principe
actif et de diminuer le nombre de prises dans la journée.
232
116
10-05-24
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides
• Écraser des comprimés ou ouvrir des gélules : expose à
des surdoses parfois graves, à des sous-doses
inefficaces.
• Le broyage d’un comprimé ou l'ouverture d’une gélule
peut aussi exposer à une amertume prononcée, à des
ulcérations de la bouche ou de l'appareil digestif, parfois
à des perforations intestinales.
• L’ouverture de la gélule peut conduire à un risque de
libération brutale des produits irritants, à une
modification de l'absorption de la substance active.
233
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes solides
Seules les gélules à libération conventionnelle peuvent
être ouvertes et leur contenu dispersé dans un peu
d’eau pour une administration par sonde en cas de
difficulté de déglutition.
Une surdose s'observe notamment quand une forme à
libération prolongée est détériorée.
234
117
10-05-24
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes liquides
• La libération correspond à la désintégration de la forme
solide de la molécule (comprimé, gélule, poudre,
dragée,…) en une forme résorbable par l’organisme
dissolution
dans le liquide
intestinal
Phase galénique ou libération
235
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes liquides
• Les formes liquides sont d’une utilisation aisée
(fractionnement des doses, édulcorées) et particulièrement
utiles chez le nourrisson et l’enfant.
Types : celles qui sont délivrées préparées à l’avance,
celles qui sont préparées au moment de l’emploi,
celles qui sont délivrées en doses unitaires
celles qui le sont en récipients multidoses (formes
à diviser, en gouttes ou cuillères).
La phase de libération ou phase galénique est réduite.
236
118
10-05-24
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes liquides
• Ampoules buvables : sont des récipients de verre
scellés, cylindriques, contenant une dose unitaire de
quelques centilitres de médicament ; elles sont
obligatoirement de couleur brune et ne doivent être
injectées en aucun cas.
237
Formes liquides
• Gouttes orales : solution aqueuse (XX gouttes = 1 mL)
solution alcoolique (LX gouttes = 1mL)
• Sirops sont des solutions médicamenteuses aqueuses
fortement sucrées, préparées à l’avance en flacons
multidoses.
Cuillerée à café (5mL), c à dessert (10 mL),
c à soupe (15 mL).
Exemples : Para-C, Gripal, C-4 sirop
238
119
10-05-24
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes liquides
• Suspensions : sont des préparations médicamenteuses
dans lesquelles se trouvent dispersées des particules
insolubles.
Exemples : Anaflam, Ofloque-OZ
• Emulsions : sont des préparations médicamenteuses
dans lesquelles les particules très fines d’un liquide sont
en suspension dans un autre liquide.
Une émulsion est une dispersion d’un liquide dans un
autre liquide avec lequel il n’est pas miscible.
239
Formes pharmaceutiques pour voie orale
Formes liquides
• Tisanes : forme habituelle d’utilisation des plantes en
phytothérapie.
Elles sont préparées et édulcorées extemporanément à
partir d’eau potable par macération, infusion ou décoction.
240
120
10-05-24
I.6.1. Voies entérales
I.6.1.2. Voie rectale
Consiste en l’administration de médicaments par l’anus.
Voie orale
INTESTIN FOIE POUMONS
Veines hémorroïdales supérieures et moyennes
Voie rectale
RECTUM Veines hémorroïdales inférieures
241
I.6.1. Voies entérales
I.6.1.2. Voie rectale
Avantages :
- surface faible mais grand pouvoir d’absorption pour
certains médicaments (diazépam) ;
- administration de substances de goût ou d'odeur
désagréable ;
- possibilité d'emploi de substances détruites par les sucs
digestifs ;
- appropriée pour les enfants et en cas de vomissement.
242
121
10-05-24
Avantages :
Court-circuitage partiel du foie: les veines hémorroïdales
inférieures sont en effet tributaires de la veine cave
inférieure alors que les veines hémorroïdales supérieures
et moyennes conduisent à la veine porte (~ 50 % de dose
administrée évite le foie).
Voie orale
INTESTIN FOIE POUMONS
Veines hémorroïdales supérieures et moyennes
Voie rectale
RECTUM Veines hémorroïdales inférieures
243
I.6.1.2. Voie rectale
Inconvénients : la muqueuse colique a une faible surface,
elle est facilement irritée par les médicaments (rectite),
résorption incomplète et irrégulière, obstacles culturels ou
psychologiques, risque de rejet.
244
122
10-05-24
I.6.1.2. Voie rectale
• Formes pharmaceutiques ou galéniques
- les suppositoires constituent la forme solide (ovoïde ou
conique) faite du principe actif et d’un excipient fusible à la
température du corps ou soluble dans les sécrétions de
l’ampoule rectale (polyéthylène-glycols, glycérides, beurre de
cacao)
245
I.6.1.2. Voie rectale
• Formes pharmaceutiques ou galéniques
- les lavements : solutions introduites dans l’ampoule rectale
(pompe ou canule), à visée évacuatrice (gd volume d’eau
tiède ou savonnée), médicamenteuse ou nutritive.résine
échangeuse d’ions pour fixer le potassium)
246
123
10-05-24
I.6.1.2. Voie rectale
• Formes pharmaceutiques ou galéniques
échangeuse d’ions pour fixer le potassium)
- les pommades (antihémorroïdaires)
247
I.6.1. Voies entérales
I.6.2. Voies muqueuses : Administration sublinguale /
per(buccolinguale)
La voie sublinguale est l’administration d’un médicament
sur la muqueuse située sous la langue.
La voie perbuccoblinguale correspond à une résorption
par la muqueuse de la langue et de la face interne des
joues.
248
124
10-05-24
I.6.1. Voies entérales
I.6.2. Voies muqueuses : Administration sublinguale /
per(buccolinguale)
Veines hémorroïdales > et moyennes
249
I.6.1 Voies entérales
I.6.2. Voies muqueuses : Administration sublinguale /
per(buccolinguale)
Les principes actifs
traversant les muqueuses
rejoignent via un réseau
capillaire, la veine
jugulaire externe et la
veine cave
supérieure, évitant ainsi
les sucs digestifs et
l’effet de premier passage
intestinal/hépatique.
La biodisponibilité est
souvent excellente.
250
125
10-05-24
I.6.1. Voies entérales
I.6.2. Voies muqueuses : Administration
sublinguale / per(buccolinguale)
La voie sublinguale est l’administration d’un médicament
sur la muqueuse située sous la langue.
• En pratique, le comprimé est placé sous la langue du
patient, et il lui est demandé de le garder ainsi jusqu’à
sa résorption.
251
I.6.2. Voies muqueuses : Administration sublinguale /
per(buccolinguale)
La voie sublinguale est l’administration d’un médicament
sur la muqueuse située sous la langue.
• Action locale : après action sur les lésions de la
muqueuse, il est soit avalé, soit rejeté à l'extérieur.
• Action générale : il est résorbé par la muqueuse, en
particulier sous la langue (épithélium mince). La
muqueuse se conduit comme une barrière lipidique. Le
pH du milieu ambiant, la salive, est de 6.
252
126
10-05-24
I.6.2. Voies muqueuses : Administration sublinguale /
per(buccolinguale)
La voie sublinguale est l’administration d’un médicament
sur la muqueuse située sous la langue.
• La riche vascularisation de la région buccale favorise
une résorption rapide et complète vers les gros
vaisseaux.
Elle est parfois utilisée pour les urgences (TNT en
sublingual dans le traitement de la crise d’angor).
253
I.6.2. Voies muqueuses : Administration sublinguale /
per(buccolinguale)
La voie perbuccoblinguale correspond à une résorption
par la muqueuse de la langue et de la face interne des
joues.
• En pratique, le comprimé est placé entre la joue et les
dents du patient. Il lui est demandé de fermer la bouche
et de maintenir le comprimé dans cette position jusqu’à
le résorption.
• Précautions: l’utilisation répétée de cette voie peut, en
f(x) du pa, générer des ulcérations. Vérifier l’état de la
bouche du patient.
254
127
10-05-24
I.6.2. Voies muqueuses : Administration sublinguale /
per(buccolinguale)
Avantages des voies muqueuses (sublinguale et
perbuccolinguale):
Résorption du médicament (efficacité) est rapide,
Voie d’urgence, administration facile et pratique, les principes
actifs traversant les muqueuses rejoignent via un réseau
capillaire, la veine jugulaire externe et la veine cave
supérieure, évitant ainsi les sucs digestifs et l’effet de
premier passage intestinal/hépatique.
La biodisponibilité est souvent excellente.
255
I.6.2. Voies muqueuses : Administration
sublinguale /
per(buccolinguale)
Inconvénients : goût, odeur, collaboration du malade
Formes pharmaceutiques :
Tablettes, comprimés sublinguaux, comprimés à laisser
fondre dans la bouche, des gouttes, des sprays, lyocs.
256
128
10-05-24
I.6.2. Voies muqueuses : Administration sublinguale /
per(buccolinguale)
Formes pharmaceutiques :
Lyoc : comprimé lyophilisé qui introduit dans la bouche, se
dissout ou se désagrège quasi instantanément, administré
par voie sublinguale.
Tablette: Préparation pharmaceutique de consistance solide,
gnrlt plus gd que la pastille, de forme aplatie, rectangulaire ou
ronde contenant une forte proportion de sucre et une petite
quantité de substance médicamenteuse.
257
I.6.3. Voies parentérales
La voie parentérale signifie que le médicament est
directement diffusé dans une zone ciblée.
Elle regroupe toutes les voies d'administration possibles
autres que la voie entérale, nécessitant une effraction à
travers la peau.
C’est une injection. Elle permet d’apporter le médicament
directement dans le sang ou les liquides interstitiels, en
évitant l’appareil digestif. Elle peut être injectée dans les
veines, les muscles, sous la peau, dans le derme ou
encore dans les artères,
258
129
10-05-24
I.6.3. Voies parentérales
sous-arachnoïdienne, péridurale, intracardiaque,
intrapleurale, intra-artérielle, intra-péritonéale
Son efficacité est sans appel mais son administration est la
plus compliquée de toutes car généralement, elle doit être
faite par un professionnel.
259
I.6.3. Voies parentérales
La voie parentérale consiste à administrer le médicament par
injection sous la peau pour une action générale.
• [besoin de seringue et aiguille (cathéter)]
• Taux de résorption : IDSCIMIV
• Qualités des solutions :
stérilité (matériel, site d’injection, solution à injecter)
limpidité : pour IV, suspensions en IM ou SC
pH physiologique (7,3) pour IM, SC et gd volume IV
Isotonicité/plasma pour solutions IM et SC
apyrogénicité
260
130
10-05-24
I.6.3. Voies parentérales
Avantages
• La posologie peut se faire de manière individuelle pour
que l’efficacité soit maximale pour chaque personne.
• Le médicament est directement injecté dans la zone
ciblée donc l’effet est quasi immédiat.
• Le médicament étant généralement administré par une
tierce personne, un patient n’étant pas capable de
prendre un traitement, peut bénéficier de cette voie-là.
I.6.3. Voies parentérales
Incovénients
Un personnel soignant et spécialisé doit vous
accompagner pour cette administration.
La posologie est précise mais nécessite donc une extrême
connaissance.
Cette voie d’administration se fait généralement par un outil
tel qu’une aiguille, ce qui est plus douloureux que les
autres voies d’administration.
131
10-05-24
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.1. Voie intradermique
Epiderme, derme et l’hypoderme
263
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.1. Voie intradermique
• injection du produit dans le derme riche en
terminaisons nerveuses sensitives (dendritiques),
très douloureuse.
• Résultats : pas immédiats car les capillaires du
derme ont une vitesse d’absorption plus lente que
les tissus sous-cutanés ou musculaires.
264
132
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I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.1. Voie intradermique
• Voie utilisée pour les médicaments à action locale
(anesthésie locale), intradermoréaction à la
tuberculine (diagnostic de la tuberculose),
l’immunothérapie (BCG) etc…
• Inconvénients : Risque de réaction allergique locale
(prurit) ou générale (dyspnée, choc anaphylactique :
réaction allergique exacerbée, entraînant dans la
plupart des cas de graves conséquences et pouvant
engager le pronostic vital).
265
I.6. Voies parentérales
I.6.3.1. Voie intradermique
I.6.3.2.Voie sous cutanée
266
133
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I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.2. Voie sous cutanée
Voie plus profonde que la voie intradermique
Injection du médicament sous l’hypoderme, richement
vascularisé que le derme
Volume injecté: 0,5-2 mL
Produit résorbé par le tissu conjonctif et le tissu adipeux
: passage du méd. par la substance fondamentale…
267
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.2. Voie sous cutanée
(formée des muccopolysaccharides) pour aller dans les
capillaires.
Le passage dans le sang est moins rapide et moins
douloureux.
Utilisée lorsque l’on souhaite avoir une action lente du
médicament.
268
134
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I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.2. Voie sous cutanée
Voie à visée locale ou générale
Pas de premier passage hépatique
Ex : vaccins, insuline, anesthésiques locaux, hormones
• Voie utilisée couramment par le patient pour
l’administration en autonomie des traitements au long
cours (insuline)
269
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.2. Voie sous cutanée
• Avantages : peut être utilisée
- quand le médicament est dégradé dans le tube digestif;
- quand le malade est incapable d’avaler.
• Inconvénients :
- Pas conseillée lorsque le patient présente une mauvaise
irrigation sanguine; un mauvais état cutané (brûlés,
traumatisés) ou si le volume à injecter est important
- peut entraîner des accidents locaux (piqûre d’un nerf,
formation d’un abcès), ou des accidents généraux (piqûre
de veine)
• L’absorption dépend de : nature du solvant, caractéristiques
physico-chimiques du principe actif, viscosité du solvant,
volume injecté, flux sanguin intramusculaire, présence
d’agents vasoconstricteurs dans le médicament.
270
135
10-05-24
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.2. Voie sous cutanée
• La vitesse de résorption peut être augmentée :
- par vasodilatation chimique (vasodilatateurs) ou
mécanique (chaleur, friction)
- en diminuant la viscosité de la substance fondamentale
par injection d’une enzyme, la hyaluronidase (détruit les
muccopolysaccharides)
- Hypodermoclyse : Réhydratation par la voie s/cutanée
271
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.2. Voie sous cutanée
• La vitesse de résorption peut être diminuée pour avoir
une action prolongée, on utilise:
- les vasoconstricteurs (adrénaline, phényléphrine… )
- le froid (sac de plastique contenant le glaçon)
272
136
10-05-24
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.2. Voie sous cutanée
• Formes Pharmaceutiques :
Solutions huileuses, colloïdales et suspensions (insuline
retard, suspension ou solution colloïdale).
Comprimés spéciaux ou implants (implants
contraceptifs).
273
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.2. Voie sous cutanée
• Formes Pharmaceutiques :
Implants : ce sont des comprimés de 2 à 3 mm placés
dans le tissu sous-cutané.
Après insertion, la néo-vascularisation a lieu au bout de
15 à 20 jrs puis la résorption qui peut durer entre 3 à 6
mois.
274
137
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I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.2. Voie sous cutanée
Sous forme d’implant, on administre des hormones
sexuelles chez les personnes castrées pour maintenir
les caractères sexuels secondaires ou chez femmes
ayant subi l’ovariectomie.
275
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.1.Voie intradermique
I.6.3.2. Voie sous cutanée
I.6.3.3. Voie intramusculaire
• Injection d’un médicament dans
l’épaisseur du tissu musculaire,
caractérisé par son importante
vascularisation (qui permet une bonne
distribution générale du médicament).
• Voie à visée générale
276
138
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I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.3. Voie intramusculaire
• Effet premier passage hépatique et
destruction par sécrétions gastro-
intestinales sont évités.
• Intéressante pour des PA qui ne sont pas
ou peu absorbés par voie orale à cause
d’une dégradation dans le TGI ou qui
subissent un effet de premier passage
important.
277
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.3. Voie intramusculaire
• Sites d’injections : tous les gros muscles striés, le
lieu classique est le quadrant supéro-externe du
muscle fessier.
Règle d’or : toujours aspirer avant d’injecter pour
vérifier que l’on n’est pas dans un vaisseau , éviter les
fausses administrations IM par la voie sous-cutanée et
de fausses administrations IV par la voie IM.
278
139
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I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.3. Voie intramusculaire
30
40 mg p.o.
20 40 mg i.m.
Cp (ng/ml)
10
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80
time (h)
Concentration plasmatique par rapport au temps après administration d’un
même principe actif par voie orale et par voie intra-musculaire.
279
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.3. Voie intramusculaire
• Avantages :
- Action rapide du principe médicamenteux ;
- Action de longue durée ;
- Pas d’effets secondaires digestifs ;
- Voie possible chez un patient inconscient ou
incapable d’avaler.
280
140
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I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.3. Voie intramusculaire
• Inconvénients :
- Risque d'infection (abcès) ;
- Risque de piqûre vasculaire ;
- Piqûre d'un nerf (douleur) ou injection intra-nerveuse
(risque de paralysie) ;
- Difficile d’emploi chez des personnes maigres et
dénutries.
281
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.3. Voie intramusculaire
• Inconvénients :
- A éviter autant que possible chez les nouveau-nés
(masse musculaire réduite et peu vascularisée) ;
- Contre-indiqué chez les patients sous héparine,
anticoagulant oral ou fibrinolytique , du fait du risque
hémorragique.
282
141
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I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.3. Voie intramusculaire
• Formes pharmaceutiques :
- Suspension aqueuse
- Solutions huileuses
283
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.4. Voie intraveineuse
• Administration dans les
veines superficielles d’un
principe médicamenteux.
• PA pénètre directement
dans la circulation
sanguine, F = 100 %
• Eviter tissu sous-cutané,
artère, air
• Etre attentif à la vitesse
d’administration
284
142
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I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.4. Voie intraveineuse
• Etre attentif à la vitesse d’administration car elle ne doit
être :
- ni trop rapide (administration directe à la seringue) car
il existe un risque de choc ;
- ni trop lente (perfusions), car si la vitesse d’élimination
est rapide, la concentration thérapeutique ne sera
jamais atteinte.
285
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.4. Voie intraveineuse
• Concentration tissulaire (cœur, cerveau, …) est fonction
de la dose injectée et de la vitesse d’injection (le temps
de circulation veine du coude-cerveau est de 10 à 15
secondes), d’où piqûre i.v. pas dans moins de 1 minute
(sauf exception, le thiopental par exemple).
286
143
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I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.4. Voie intraveineuse
• Plusieurs modalités d’administration : intraveineuse
directe ou injection i.v. bolus et perfusion i.v (pour
l’administration de volumes importants).
injection iv bolus perfusion iv continue
100 40
C0 Css
80 30
Cp (µg/ml)
Cp (µg/ml)
60
20
40
10
20
0 0
0 1 2 3 4 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18
time (h) time (h)
500 mg iv bolus dose 0.5 mg/min perfusion iv continue
287
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.4. Voie intraveineuse
• Un grand nombre de veines peuvent être utilisées (pli du
coude, fémorale, saphènes).
• On utilise des solutions aqueuses, isotoniques parfois
hypo ou hypertoniques, très exceptionnellement de
l'alcool dilué.
288
144
10-05-24
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.4. Voie intraveineuse
• Avantages :
- Action immédiate du médicament; voie d'urgence
- Dosage exact
- Contrôle : l'administration peut être accélérée ou
ralentie à volonté, continue voire prolongée,
instantanément arrêtée
- Seule voie pour transfusion
- Taux plasmatique élevé pdt des heures, jours voire
semaines
289
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.4. Voie intraveineuse
• Dangers :
- Risque majeur de choc anaphylactique, d’irritation
veineuse ;
- Risques de contamination microbienne (septicémies) ;
- Risque d’embolie graisseuse (slns huileuses ou
suspensions) ou gazeuse (redoutable si elle est
massive) ;
- Risque de nécrose. en cas d’extravasation pour les
produits irritants et des thrombophlébites.
290
145
10-05-24
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.4. Voie intraveineuse
A retenir pour voies parentérales
- Les injections intraveineuses seront toujours lentes
(retenez 1 mL par minute, montre en main !).
- les hématomes, surtout si les vaisseaux sont fragiles, si
le malade coagule mal d’où toujours comprimer
longuement après l'injection.
- l'injection sous-cutanée (nécrose si vasoconstricteur
puissant) ou intra-artérielle (nécrose massive des tissus
en aval) : s'assurer de la couleur du sang !
291
I.6.3. Voies parentérales
• Formes pharmaceutiques par voie parentérale :
- Ampoules à deux parties : qtté varie entre 1 et 50 mL,
renferment du liquide ou de la poudre, habituellement à
dose unique.
- Le vial : pt flacon fermé par un bouchon en caoutchouc
maintenu en place par une capsule métallique
renferme de la poudre ou du liquide, elle est
habituellement multi-dose.
- Flacons de perfusion et baxters : en verre ou en matière
plastique, 125 à 1000 mL, destinés à la perfusion d’où
contient toujours du liquide.
292
146
10-05-24
I.6.3. Voies parentérales
Formes pharmaceutiques par voie parentérale :
• Ampoules
• Ampoules à deux
parties : qtté varie entre 1
et 50 mL, renferment du
liquide ou de la poudre,
habituellement à dose
unique.
293
I.6.3. Voies parentérales
Formes pharmaceutiques par voie parentérale :
• Flacons de perfusion et
• Le vial : pt flacon fermé baxters : en verre ou en
par un bouchon en matière plastique, 125 à
caoutchouc maintenu en 1000 mL, destinés à la
place par une capsule perfusion (contient
métallique renferme de la toujours du liquide).
poudre ou du liquide,
294
147
10-05-24
I.6.3. Voies parentérales
• Formes pharmaceutiques par voie parentérale :
- Les comprimés (à dissoudre de façon antiseptique
dans une seringue
- Les implants ou pellets sont des comprimés
introduits stérilement dans le tissu sous-cutané
295
I.6.3. Voies parentérales
• Formes pharmaceutiques par voie parentérale :
- Seringue contenant directement les produits à
injecter
296
148
10-05-24
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.5. Autres voies parentérales (secondaires)
• Voie intra-péritonéale : utilisée en expérimentation
(résorption > IM), en cas de ponction d’ascite.
• Voie intra-articulaire : injection dans une articulation ou
pour en retirer le liquide; l’asepsie est de rigueur.
• Voie intra-cardiaque : injection dans le myocarde à
travers la cage thoracique, utilisation est exceptionnelle
(syncope, choc anaphylactique, arrêt cardiaque).
297
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.5. Autres voies parentérales (secondaires)
• Voie intra-artérielle: injection de produit dans une
artère en vue d'atteindre sélectivement le tissu visé en
évitant la dilution dans la circulation générale, souvent
produits antimitotiques ou de contraste pour réaliser
l’artériographie.
• Voie intra-pleurale: injection d’un produit dans la cavité
pleurale.
298
149
10-05-24
I.6.3. Voies parentérales
I.6.3.5. Autres voies parentérales (secondaires)
• Voie intrarachidienne: Il s’agit de l’injection sous-
arachnoïdienne L2, L3 ou L4 (rachianesthésie,
myélographie, méningites) ou d’injection sous-durale, la
dure-mère et l’os au niveau de S4 (anesthésie locale des
organes du petit bassin)
299
I.6.4. Voie percutanée
Cette voie désigne les différents moyens permettant
d’administrer un médicament en l’appliquant directement
sur la peau.
Elle regroupe l’ensemble des produits qu’on applique
sur la peau (pommades, lotions, les patchs etc). Ce sont
des médicaments moins rapides mais permet d’être
facile à utiliser et moins agressif. L’effet est
généralement localisé.
300
150
10-05-24
I.6.4. Voie percutanée
Elle est utilisée le plus souvent pour obtenir un effet
local, mais elle permet aussi des traitements généraux.
Dans ce dernier cas, la formulation du médicament
permet au principe actif de diffuser à travers la barrière
cutanée jusqu’à la circulation systémique.
301
I.6.5. Voie percutanée
- peau (couche cornée) = barrière physiologique, barrière
de protection de l’organisme contre le milieu extérieur ;
certaines molécules liposolubles sont capables de
traverser cette barrière.
-Elle assure d'autres fonctions vitales : régulation
thermique, synthèse hormonale (vitamine D, …), …
• Trois couches principales : épiderme, derme et
hypoderme.
• composée de cellules et de structures différentes
302
151
10-05-24
I.6.5. Voie percutanée
3 couches : épiderme, derme et l’hypoderme
• L’épiderme comporte une couche cornée riche en
kératine et imperméable
• le derme et l’hypoderme renferment les vaisseaux, les
terminaisons dendritiques sensitives et les annexes
(glandes sébacées , glandes sudoripares) qui s’ouvrent à
l’extérieur (leurs canaux).
303
I.6.5. Voie percutanée
Pouvoir de résorption
La peau ne résorbe pas normalement, elle est utilisée
comme une voie locale (antibiotiques, antiseptiques,
analgésiques, anti-inflammatoires, antifongiques, produits
cosmétiques).
Elle peut résorber accidentellement :
- lésions (infections étendues, irritations étendues,
brûlures, destruction de la couche cornée)
→ Les produits contre-indiqués par voie
systémique ne peuvent plus être administrés sur la
peau (povidone iodée: Betadine® sur une brûlure).
304
152
10-05-24
I.6.5. Voie percutanée
Pouvoir de résorption
Elle peut résorber accidentellement :
- Lorsqu’on provoque une hyperhémie (vasodilatation)
par friction des certaines substances vasoactives
(camphre) ;
- En cas d’adjonction de certains excipients appropriés.
305
I.6.5. Voie percutanée
Avantages
• Le médicament est moins agressif donc le risque d’effets
secondaires est diminué.
• Même si cette voie d’administration a une tendance à
agir sur une zone localisée, elle peut aussi donner une
réponse sur tout le corps.
• On ne franchit pas le tube digestif donc pas de
diminution de l’effet.
Inconvénients
Le médicament doit traverser la peau, la rapidité du
médicament est beaucoup plus longue et un peu moins
efficace.
306
153
10-05-24
I.6.5. Voie percutanée
Formes pharmaceutiques par voie cutanée
les poudres dermatologiques
307
I.6.5. Voie percutanée
Formes pharmaceutiques par voie cutanée
les gels, solutions, spray
les pommades : préparations molles contenant en
proportions variables, des poudres actives ou non, des corps
gras naturels ou synthétiques et de l’eau.
Le choix des ingrédients et de leurs proportions conditionne
l’adhésivité de la préparation et son pouvoir pénétrant.
On distingue des pommades proprement dites (maximum de
20 % de poudres), des pâtes grasses ou à l’eau (plus
consistantes car plus riches en poudres), des crèmes (plus
molles car riches en eau) et des gels fluides et pénétrants.
308
154
10-05-24
I.6.5. Voie percutanée
Les voies transcutanées permettent aussi des traitements
généraux : la formulation du médicament permet au
principe actif de diffuser à travers la barrière cutanée
jusqu’à la circulation systémique.
Formes pharmaceutiques par voie transcutanée
les dispositifs ou systèmes transdermiques (patchs)
309
I.6.5. Voie percutanée
• Patchs : sortes de pansements adhésifs collés sur la
peau, contiennent un principe actif imprégnant une
membrane absorbante au contact de l’épiderme ou
séparé de celui-ci par une membrane dialysante.
• Ils servent des supports ou des véhicules à un ou
plusieurs principes actifs destinés à exercer une action
générale après libération et passage à travers la barrière
cutanée.
310
155
10-05-24
I.6.5. Voie percutanée
Formes pharmaceutiques
• Les systèmes transdermiques sont des systèmes qui,
maintenus sur la peau par un adhésif, permettent de
résorber un principe actif dans la circulation générale,
après diffusion à travers les différentes couches de la
peau.
• Le principe actif (nitroglycerine, la scopolamine,
l’estradiol, le fentanyl, etc.) diffuse à travers la peau et a
une action générale.
311
I.6.5. Voie percutanée
Formes pharmaceutiques
les dispositifs ou systèmes transdermiques « patchs »
Avantages : - pas d’effet de premier passage hépatique
ou intestinal
- administration contrôlée et prolongée
- voie non invasive
Inconvénients : - irritations
- coût élevé
312
156
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
• Les voies transmuqueuses correspondent à l’application
d’un médicament sur une muqueuse, permettant soit
une action locale, soit le passage du principe actif à
travers la muqueuse et sa diffusion dans l’organisme, via
son transport par voie sanguine (action systémique).
• Les voies orale et rectale sont les voies transmuqueuses
associées au tube digestif.
• Les voies transmuqueuses se distinguent de la voie
entérale par le fait que la localisation de la résorption
des substances actives permet d’éviter l’effet de premier
passage hépatique.
313
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.1. Voies aériennes supérieures et ORL
A l’exception de quelques rares médicaments administrés
par voie nasale dans le but d’obtenir un effet général
(desmopressine), ces voies sont utilisées pour obtenir un
effet local.
Voie nasale
Voie auriculaire
Voie buccopharyngée
314
157
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.1. Voies aériennes supérieures et ORL
Voie nasale
Utilisée pour traiter localement les affections de la sphère
nasale
Elle consiste en l’application (pommade ou mèches
imprégnées), en l’instillation (gouttes) ou en la
pulvérisation (aérosol) d’un médicament liquide.
Voie à visée locale
Les effets principalement recherchés sont anti-
inflammatoires, anti-infectieux, antiseptiques,
antiallergiques, hémostatiques ou encore anesthésiques.
315
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.1. Voies aériennes supérieures et ORL
Voie nasale
- Formes pharmaceutiques : Goutte en solution huileuse
ou aqueuse, spray nasal, aérosols, pommades,
crèmes,…
- si administration chronique !!! effet négatif sur la
fonction muco-ciliaire de la muqueuse nasale.
- La cavité nasale est recouverte d'une muqueuse mince
qui est bien vascularisée. Par conséquent, une molécule
de médicament peut être rapidement transférée à
travers la couche cellulaire épithéliale unique
directement dans la circulation sanguine systémique
sans subir l’effet de premier passage hépatique et le
métabolisme intestinal.
316
158
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.1. Voies aériennes supérieures et ORL
Voie nasale
- absorption rapide pour des molécules avec un poids
moléculaire faible mais la capacité d’absorption est
limitée.
- prudence, les gouttes en solution huileuse chez les
enfants peuvent passer vers les voies respiratoires
inférieures et entrainer une pneumonie et un effet négatif
sur la fonction muco-ciliaire de la muqueuse nasale.
317
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.1. Voies aériennes supérieures et ORL
Voie nasale
- gouttes à usage vasoconstricteur, en cas de rhinite
peuvent être résorbées par la muqueuse nasale et
causer un état d’HTA chez les enfants.
- grand pouvoir de résorption à ce niveau provoque des
effets systémiques. Ex. héroïne, cocaïne, oxytocine, …
318
159
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.1. Voies aériennes supérieures et ORL
Voie nasale
Avantages
- Les médicaments qui présentent une faible capacité
d'absorption peuvent aussi être administrés par cette
voie.
- peut être utilisée comme une alternative à la voie orale si
un effet rapide est souhaité ou si le médicament est
fortement dégradé dans l'intestin ou le foie.
319
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.1. Voies aériennes supérieures et ORL
Voie nasale
Inconvénients
- Voie inappropriée pour une administration continue et
fréquente en raison du risque d'effets nocifs à long terme
sur l'épithélium nasal.
- Cette voie est associée à une grande variabilité dans la
quantité de médicament absorbé.
320
160
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.1. Voies aériennes supérieures et ORL
Voie auriculaire (oreille)
• La voie auriculaire consiste en l’administration de solutés
dans le conduit auditif.
• Le conduit auditif externe ne résorbe pas les
médicaments, le traitement est toujours à visée locale :
- antibouchon, anti-infectieux, antalgique, anti-
inflammatoire.
321
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.1. Voies aériennes supérieures et ORL
Voie auriculaire (oreille)
Formes d’administration : gouttes otiques, lavages,
pommades
Il est conseillé de réchauffer le flacon 2 minutes entre les
mains pour porter le médicament à la température du corps
avant l’instillation car le froid conduit au déséquilibre de
l’appareil labyrinthique avec des vertiges.
Administrer des produits aseptiques si perforation du
tympan.
322
161
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.1. Voies aériennes supérieures et ORL
Voie buccopharyngée
- Elle consiste à administrer un médicament sur les
muqueuses de la bouche et du pharynx en vue d’une
action locale, de type décongestionnante, antiseptique,
anti-infectieuse, antifongique, antalgique et anesthésique
local.
323
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.1. Voies aériennes supérieures et ORL
Voie buccopharyngée
- Formes pharmaceutiques :
Pommades appliquées avec un pinceau , solutions sous
forme de spray (pulvérisation) ou gargarismes, bains de
bouche, comprimé à sucer, pastilles (ne pas croquer ni
mâcher : laisser fondre)
324
162
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.1. Voies aériennes supérieures et ORL
Voie buccopharyngée
Formes pharmaceutiques :
- Pommades appliquées avec pinceau : Une préparation
semi-solide, contenant généralement un produit
médicamenteux à utiliser par voie bucco-pharyngée.
- Solution sous forme de spray (pulvérisation) : Forme
médicamenteuse en suspension dans un gaz inerte
destinée à être projetée sur un organe malade.
325
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.1. Voies aériennes supérieures et ORL
Voie buccopharyngée
Formes pharmaceutiques :
- Le gargarisme consiste à se rincer la gorge avec un
liquide sans l’avaler.
Il est préconisé en cas de mal de gorge, de pharyngite,
de gorge enrouée, contre la mauvaise haleine ou
comme mesure d’hygiène quotidienne.
326
163
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.1. Voies aériennes supérieures et ORL
Voie buccopharyngée
Formes pharmaceutiques :
- Bain de bouche : Préparation liquide contenant un ou
plusieurs principes actifs destinés au lavage de la cavité
buccale.
- Pastille à sucer : forme galénique solide dure
généralement ronde utilisée pour administrer le
médicament par voie buccale.
327
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.2. Voie pulmonaire
• Il s’agit d’administrer par voie
respiratoire (nez ou bouche) d’un
aérosol de particules de médicament,
suffisamment fines pour atteindre les
alvéoles pulmonaires.
• Le principe actif est absorbé par les
tissus bronchiques.
328
164
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.2. Voie pulmonaire
• L’arbre pulmonaire, qui a une surface de 100 m2 chez
l’homme adulte et une vascularisation importante,
permet une absorption rapide des médicaments.
• Le degré des particules conditionne leur niveau de
progression dans l’arbre pulmonaire.
329
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.2. Voie pulmonaire
• Voie est utilisée pour faire absorber les gaz (oxygène,
chloroforme, éther, …)
• Voie est classiquement utilisée dans le traitement de
l’asthme et de la bronchite chronique, pour
l’administration de bronchodilatateurs, anti-
inflammatoires, mucofluidifiants ou antibiotiques.
330
165
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.2. Voie pulmonaire
Administration pulmonaire (trachéo-broncho-
alvéolaire)
= administration par inhalation
• Effets locaux [Anti-inflammatoires (corticoïdes),
antibiotiques, bronchodilatateur] ou
• Effets généraux
• Pas d’effet de premier passage intestinal, hépatique
331
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.2. Voie pulmonaire
Formes pharmaceutiques :
• Pour avoir une action générale : des gaz (N2, O2, CO2),
produits volatils (anesthésiques généraux) et des
aérosols (antibiotiques, antiasthmatiques)
Aérosols: suspensions de fines gouttelettes ou de
poudres médicamenteuses entraînées par un gaz
propulseur.
• Pour avoir une action locale au niveau de la partie haute
de l’appareil respiratoire: des sprays propulseurs
d’aérosols qui pénètrent plus ou moins profondément
selon la taille des gouttelettes.
332
166
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.2. Voie pulmonaire
Formes pharmaceutiques :
• Il existe différents matériels générateurs d’aérosols :
- Les aérosols-doseurs (sprays)
- Les générateurs d’aérosols ou nébuliseurs
- Les inhalateurs de poudre sèche
333
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.2. Voie pulmonaire
Aérosols-doseurs (sprays) : « bombe » ou flacon
pressurisé, c’est un système d’inhalation qui délivre une
bouffée de médicament que le patient inspire.
Forme d’administration courante pratique et utilisable en
ambulatoire et qui, par pression simple, permet la
délivrance d’une dose préréglée d’un principe actif.
334
167
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.2. Voie pulmonaire
Aérosols-doseurs (sprays) :
Cette forme nécessite néanmoins une bonne coordination
entre la pression sur le doseur et l’aspiration, et une
position du doseur dans la bouche.
Ce système s’emploie couramment pour soigner l’asthme,
la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) et
d’autres affections respiratoires.
335
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.2. Voie pulmonaire
Aérosols-doseurs (sprays) :
aérosols-doseurs
336
168
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.2. Voie pulmonaire
• Générateurs d’aérosols ou nébuliseurs :
Un nébuliseur permet de transformer certains liquides
en un nuage de particules extrêmement fines (brouillard)
et ce, à froid.
L’inhalation par nébulisation est fréquemment utilisée à
l’hôpital.
337
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.2. Voie pulmonaire
• Générateurs d’aérosols ou nébuliseurs :
La nébulisation du médicament, apporté sous forme
liquide, repose sur son mélange à un gaz apporté à haut
débit.
Le flux gazeux disperse le liquide en très fines
gouttelettes, dont le diamètre est réglé par un déflecteur.
Le gaz propulseur peut être produit sur place par un
compresseur ou prélevé sur une prise murale.
338
169
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.2. Voie pulmonaire
Générateurs d’aérosols ou nébuliseurs :
Nébuliseur 339
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.2. Voie pulmonaire
• Inhalateurs de poudre sèche : est un
dispositif qui délivre des médicaments
aux poumons sous la forme d’une
poudre sèche.
- c’est l’inspiration qui provoque la
dispersion de la poudre
médicamenteuse contenue dans une
gélule, sous forme de poudre
micronisée, que le patient inhale en
inspirant.
340
170
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.2. Voie pulmonaire
• Inhalateurs de poudre sèche :
- La propulsion étant commandée par le
souffle même de l’utilisateur, aucune
coordination main-poumon n’est requise.
- Pour que les particules atteignent leur
cible, la capacité respiratoire doit être
plus grande que lors d’une utilisation
d’aérosol ou de nébuliseur.
341
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.2. Voie pulmonaire
• Inhalateurs de poudre sèche :
Ils sont couramment utilisés pour traiter les
maladies respiratoires telles que l’asthme,
les bronchites, l’emphysème et la BPCO.
342
171
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.2. Voie pulmonaire
Avantages
• Accès rapide ;
• Limitation des effets indésirables en raison des faibles
quantités de médicament administrées par cette voie
Inconvénients
• emploi difficile ;
• imprécision du dosage ;
343
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.2. Voie pulmonaire
Inconvénients
• goût désagréable de certains médicaments qui peut
dans certains cas provoquer des nausées ;
• irritation des bronches et de la trachée qu'entraîne parfois
l'administration fréquente d'un médicament par cette voie ;
• risque d'infections bactériennes en cas de manque
d'hygiène (appareils insuffisamment nettoyés)
344
172
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.3. Voie oculaire ou ophtalmique
• Voie d’application des médicaments destinés à traiter
des affections de l’œil (conjonctive, cornée) ou des
paupières, ou à préparer une intervention sur l’œil.
• La conjonctive résorbe mal, les médicaments y instillés
visent une action locale en surface ou locorégionale.
(action :
345
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.3. Voie oculaire ou ophtalmique
• L’effet local recherché est antiseptique, antibiotique,
anti-inflammatoire, anesthésique, cicatrisante,
humidifiant ou préparation à une intervention sur l’œil
(mydriatique).
• De graves accidents sont cependant possibles, car :
.
- par le canal lacrymal, gd pouvoir de résorption et les
médicaments peuvent gagner le tube digestif et y être
absorbés (atropine, chloramphénicol).
- 346
173
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.3. Voie oculaire ou ophtalmique
• De graves accidents sont cependant possibles, car :
- la conjonctive elle-même est capable de résorber
rapidement et massivement certaines substances.
• La fragilité et la sensibilité de la muqueuse oculaire
exigent l’utilisation de médicaments parfaitement
.
contrôlés et stériles.
347
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.3. Voie oculaire ou ophtalmique
• Formes pharmaceutiques
Pommades ophtalmiques
Collyres, solutés presque toujours aqueux, isotoniques,
neutres et stériles et solutions d’irrigation.
348
174
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.3. Voie oculaire ou ophtalmique
• Formes pharmaceutiques :
Collyres et solutés d’irrigations : Ce sont des solutions
ou suspensions stériles, aqueuse ou huileuses
contenant un ou plusieurs principes actifs et destinés
à l’instillation.
Durée de conservation du flacon ouvert : vérifier sur
l'emballage ou sur la notice avant d'ouvrir le flacon
349
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.4. Voie génito-urinaire
• La voie vaginale consiste en l’administration d’un
médicament dans le vagin, pour une action locale
essentiellement, la muqueuse vaginale est
faiblement perméable.
• En cas de lésions ou d'inflammation: perméabilité
considérablement accrue accidents
350
175
10-05-24
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.4. Voie génito-urinaire
• Traitement à visée antifongique, antibactérienne,
antifongique, antiseptique, antiparasitaire, obstétricale
(gel provoquant une maturation du col de l’utérus à
proximité du terme de grossesse), hormonale ou
contraceptive.
351
I.6.6. Voies transmuqueuses
I.6.6.4. Voie génito-urinaire
• Formes pharmaceutiques :
Solutés pour irrigation, gels, pommades, crèmes,
ovules (excipients fusibles), comprimés
gynécologiques, capsules vaginales, solutés.
352
176
10-05-24
I.7. Différentes étapes entre l’administration d’un
médicament et l’obtention de l’effet pharmaco-
thérapeutique
353
I.7.1. Libération
• Le médicament administré par voie orale doit d’abord
être mis en solution afin de franchir les membranes.
• Avant de franchir ces membranes :
étape de libération ou dissolution
Libération ou phase galénique ou phase
biopharmaceutique
• La libération correspond à la désintégration de la forme
solide de la molécule (comprimé, gélule, poudre,
dragée,…) en une forme résorbable par l’organisme.
354
177
10-05-24
I.7.1. Libération
dissolution
dans le liquide
intestinal
Phase galénique ou libération
- Etapes (désintégration, désagrégation) : différentes
suivant la forme du médicament (cé, gél, susp, ...)
355
I.7.1. Libération
dissolution
dans le liquide
intestinal
Phase galénique ou libération
La libération peut être quasi inexistante (solutions
aqueuses,…).
Pour les formes-retard, la phase galénique allongée
volontairement.
356
178
10-05-24
I.7.1. Libération
Par le choix d’un mode de fabrication, on peut contrôler :
• la durée de la libération du principe actif,
• le lieu de l’absorption,
• et la vitesse de l’absorption.
La modification de la formulation galénique d’un
médicament peut ralentir l’absorption avec une mise en
solution lente, et ainsi permettre de prolonger l’effet du
médicament.
357
I.7.1. Libération
• La libération conditionne la vitesse et la durée d'action
du médicament.
• Pour les médicaments incorporés dans des excipients
« fusibles » (qui fondent à la température du corps :
ovules, suppositoires), la phase galénique correspond à
la fusion de l’excipient.
• La qualité de l’excipient joue un grand rôle : on peut
retrouver tout un comprimé entier ou des agrégats dans
les matières fécales par exemple si un mauvais excipient
est utilisé.
358
179
10-05-24
I.7.1. Libération
• Une fois le principe actif libéré, il se dissout dans le
liquide intestinal et peut franchir la barrière intestinale,
peut passer à travers le capillaire sanguin, franchir le
barrage hépatique et arriver dans la circulation sanguine.
• La phase galénique ou la libération détermine :
– La concentration plasmatique
– La vitesse à laquelle on atteint cette
concentration: Biodisponibilité
359
I.7.1. Libération
I.7.2. Phase pharmacocinétique
La résorption
La distribution : - La liaison aux protéines
- La diffusion tissulaire et le stockage
Le métabolisme (biotransformation)
L’élimination
360
180
10-05-24
I.7.1. Libération
I.7.2. Phase pharmacocinétique
I.7.3. La phase pharmacodynamique
• Les molécules médicamenteuses se fixent sur les sites
et récepteurs spécifiques dans certains tissus.
• Formation du complexe médicament-récepteur
• L’activité intrinsèque du principe actif conduit à l’effet
pharmacologique, qui sera traduit par un effet
thérapeutique chez le malade.
• Effet pharmacologique : modification mesurable et
reproductible, fonctionnelle ou organique, provoquée par
361
un médicament dans un système biologique appelé «
Différentes étapes entre l’administration d’un
médicament Description de l’itinéraire
par voie orale et l’obtention de l’effet
suivi par les médicaments dans l’organisme
pharmaco-thérapeutique
Effet
pharma
cologiq.
362
181