FRENCH GUIDLINES TRANSCRIBER
INSTRUCTIONS :
1) Chaque fois qu'un client télécharge un fichier, vous recevez un
courriel. Après cela, vous devez aller sur la page des tâches de
transcription et choisir les fichiers que vous souhaitez transcrire.
2) Vous y trouverez également les informations concernant le délai
d'exécution, le format du texte (verbatim corrigé ou verbatim intégral)
et le type d'horodatage, s'il est requis.
3) Une fois votre transcription téléchargée, vous pourrez voir vos
rémunérations courantes sur la page des statistiques.
4) Les paiements sont effectués toutes les fins de semaine, chaque
vendredi. Vous trouverez également une page de statistiques où vous
verrez combien vous avez obtenu pour chaque fichier.
5) Toutes vos transcriptions vont être vérifiées par des correcteurs. Vous
obtiendrez une note et des remarques pour vous aider à améliorer
votre travail.
6) Si votre note moyenne est supérieure à 4,5, vous pouvez essayer de
devenir correcteur.
7) Dans certains cas, la qualité des fichiers audio ou vidéo est
épouvantable, veuillez nous faire part à propos de cela. Nous
contacterons le client et lui rembourserons ce fichier.
8) Utilisez l'orthographe française (métropolitaine). Une orthographe
différente doit être utilisée uniquement dans le cas où un client le
demande dans les commentaires.
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DESCRIPTIONS DES FORMATS DE TRANSCRIPTION
LE VERBATIM INTÉGRAL (Full Verbatim)
• La transcription du texte est réalisée exactement comme les
intervenants s’expriment et comporte toutes les paroles prononcées
des intervenants.
Celles-ci incluent :
• Les erreurs du discours : « Je suis allé à la banque jeudi-- Non, vendredi.
»
• Faux départs : Je, euh, voulais-- Je rêvais de devenir musicien.
• Mots de remplissage : hum, euh, en quelque sorte, je veux dire, vous
savez...
• Bégaiement : J’aime manger une bonne p-p-pizza en regardant un
match à la télé.
• Répétitions : Je suis allé- je suis allé à la banque vendredi dernier.
• Double négation : En verbatim intégral, il ne faut pas ajouter la double
négation si elle n’est pas prononcée. Exemple : « Je sais pas » « Tu te
rends pas compte.
»
• N'utilisez ces formes que pour les affirmatifs/négatifs :
Mmm-hmm (affirmatif) ou Mmm-mmm (négatif)
Ouais (affirmatif)
LE VERBATIM CORRIGÉ (Clean Verbatim)
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Le texte transcrit en verbatim corrigé ne comprend pas :
▪ Les erreurs du discours
▪ Les faux départs (sauf s'ils apportent des informations additionnelles au
texte)
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▪ Les bégaiements
▪ Les répétitions.
Remarque : Gardez les répétitions des mots indiquant un degré d'importance
particulière
: Non, non, non. Je suis très, très heureux.
Les mots de remplissage : Mots utilisés souvent de façon excessive par la
personne qui parle, mais lorsque vous les retirez, vous vous retrouvez avec
des phrases parfaitement compréhensibles. Exemples : Euh, vous savez,
okay, je veux dire, vous voyez, je comprends, je vois, donc, eh bien, en fait,
voilà, vous comprenez, enfin, du coup, genre, bon, voilà, tu vois… Faites
attention au contexte. Certains de ces mots de remplissage ne fonctionnent
pas toujours comme des mots de remplissage.
Les expressions doivent être conservées, quel que soit leur type de
verbatim : Oh mon Dieu, ma pauvre, zut alors, mince, et cetera.
L’emploi de la négation : la double négation doit être utilisée même si elle n’est pas
prononcée pour un texte en verbatim corrigé, par exemple : « J’ai pas faim », devient :
« Je n’ai pas faim ».
« Ouais », « Mmm-hmm » (quand elle est utilisée pour une réponse positive)
doit être transcrit comme « Oui ».
Ne jamais utiliser les mots « Ok » ou « OK ». Vous devez toujours écrire «
Okay ».
Évitez de commencer les phrases par des conjonctions (et, ou, ni, mais, or,
car, donc) dans un texte en verbatim corrigé. Si vous avez vraiment besoin
d'ajouter la conjonction, il vous suffit d'allonger la phrase. Par exemple : Je
suis allé à l'extérieur, mais j'ai oublié de prendre mon parapluie.
Remarque : Pour un texte en verbatim corrigé : omettez tous les réactions ou
mots de retour comme : « oui », « ouais », « okay » « effectivement », «
exactement », « d’accord
» « je vois », « je comprends » dans le discours pour conserver un texte fluide, sauf s'il s'agit
de réponses à des questions posées.
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NE SUPPRIMEZ PAS les mots de remplissage s'ils entraînent un changement
au niveau du sens de la phrase.
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Exemple où on peut supprimer ou pas un mot de remplissage en verbatim
corrigé
Intervieweur : Que pensez-vous que les entreprises doivent mettre en place
pour pouvoir faire face à la crise sanitaire actuelle ?
Raphaël: Je pense qu’il est effectivement important que la crise sanitaire
actuelle pousse les entreprises à devoir se réinventer donc dans leur façon,
effectivement de commercialiser leur produit-
Intervieweur: D’accord, oui.--
Raphaël: -à travers des nouveaux médias comme les réseaux sociaux :
Facebook, Instagram, YouTube, entre autres ; c’est ce qu’Emma a mentionné
un peu plus tôt.
Emma: C’est effectivement ce qu’on a réussi à faire en commercialisant notre
nouveau service donc de livraison à domicile et de repas à emporter en 2020-
Intervieweur: Oui, d’accord, je vois--
Emma: -à partir du mois d’avril.
Intervieweur: C’est donc le confinement qui vous a donné l’idée de lancer
votre campagne de marketing sur les réseaux sociaux pour votre service de
livraison de repas à domicile : Rapidos Menu ?
Raphaël: Effectivement, c’est bien ça ; c’est ce qui a fait avancer les choses
de façon extrêmement rapide.
Remarque :
Vous pouvez noter que des mots comme « effectivement », ou « donc » sont omis dans
certaines parties de la transcription, alors qu’ils sont présents dans d’autres. Il est
important d’utiliser votre jugement et de vous poser la question suivante : est-ce que ce
mot est nécessaire pour la compréhension du texte ou est-il en train de créer des
coupures ou ralentir le discours ?
EXEMPLE DE TRANSCRIPTION AU FORMAT VERBATIM INTÉGRAL :
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Mathieu: Salut, Marie, j'aimerais te demander quelque chose.
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Marie: D’accord. Pose ta question.
Mathieu: Quelqu'un m'a dit que les candidats doivent maintenant présenter
une pièce d'identité avant de pouvoir s'inscrire.
Marie: Je vois, mmm-hmm.
Mathieu: Mais je ne suis pas sûr si c'est vrai.
Marie: Euh, d’accord.
Mathieu: Euh, tu vois, est-ce que c'est vrai ?
Marie: Ouais.
EXEMPLE DE TRANSCRIPTION AU FORMAT VERBATIM CORRIGÉ :
Mathieu: Salut, Marie, j'aimerais te demander quelque chose.
Marie: D’accord. Pose ta question.
Mathieu: Quelqu'un m'a dit que les candidats doivent maintenant présenter
une pièce d'identité avant de pouvoir s'inscrire. Je ne suis pas sûr si c’est
vrai. Est-ce que c'est vrai ?
Marie: Oui.
Exemple : DOCX ou PDF
LES TYPES D'HORODATAGE :
Le format d'horodatage doit être : [Link] (toujours en caractères gras)
PRENEZ TOUJOURS EN CONSIDÉRATION L'ENSEMBLE DU FICHIER AUDIO
LORSQUE VOUS APPOSEZ UN HORODATAGE.
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- Par exemple, si vous faites la partie 20-30 minutes, votre horodatage
devrait commencer à 20, et non à 00.
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- Placer l’horodatage avant le mot que l’on entend en cliquant sur la balise.
Toutes les deux minutes :
Exemple : DOCX ou PDF
Toutes les 30 secondes :
Exemple : DOCX ou PDF
À chaque changement d’intervenants :
Exemple : DOCX ou PDF
Remarque : Dans le cas où le fichier audio est accompagné d'un commentaire
indiquant
: « Veuillez utiliser le temps qui est affiché » ou « le temps intégré »,
vous devez télécharger le fichier pour pouvoir visionner la vidéo et utiliser le
temps approprié.
RÈGLES MAJEURES :
1) Si vous ne pouvez pas entendre le mot qui est dit, signalez-le comme
inaudible ou inintelligible et précisez le moment où il est prononcé. Ne
créez PAS vos propres étiquettes. Utilisez uniquement [inaudible [Link]
et [inintelligible [Link].
• Utilisez [inaudible [Link] lorsque des propos ne peuvent être
entendus en raison d'un mauvais enregistrement ou de bruit (raccourci
clavier : Ctrl + K).
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• Utilisez [inintelligible [Link] lorsque des paroles sont audibles, mais
incompréhensibles en raison de la manière dont le locuteur s'exprime,
de son accent, et cetera (Ctrl + L).
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2) Lorsqu'un intervenant utilise des conjonctions telles que « et », « donc »
ou « mais » pour relier de plus longs segments de pensée, il est
généralement judicieux de créer des divisions de phrases à ces endroits.
Par ailleurs, il est important de ne pas oublier de supprimer les conjonctions à
ces endroits lorsqu'elles ne sont pas nécessaires.
3) Les interventions plus longues doivent être séparées en petits
paragraphes. Les paragraphes ne doivent pas dépasser 500 symboles
(environ 100 mots ou 3-4 lignes dans l'outil de transcription).
Exception : il faut transcrire les paroles des chansons comme un poème.
4) Vous ne devez jamais paraphraser ou reformuler le discours exprimé
dans le fichier audio que vous transcrivez.
5) Ne corrigez pas les erreurs grammaticales commises par les intervenants.
REMARQUE : N'utilisez pas l’étiquette [sic].
6) Utilisez toujours l'orthographe correcte pour les mots mal prononcés.
Exemple : Si un intervenant prononce le mot « Adéquat » [Adékoi] comme
Adékoite.
7) Tout ce qui comporte un horodatage (par exemple [pause [Link]
[inintelligible [Link]) [Link] [inaudible [Link]) doit être en
caractères gras. Uniquement les étiquettes indiquant des intervenants et
les horodatages doivent être en caractère gras.
8) N'utilisez jamais ( ) au lieu de [ ]
9) Chaque phrase doit se terminer par un signe de ponctuation, sauf lorsque
la phrase se termine par un double tiret, ce qui signifie que la phrase
était incomplète. Marquez- la de l’étiquette inintelligible ou inaudible
lorsque vous ne pouvez pas être sûr si la phrase est une question ou non.
10)Le début de chaque phrase doit être en majuscule.
11)En verbatim intégral, ne changez pas les coupures informelles de
mots. (« t’as quel âge ? », « t’étais où ? », et cetera).
En verbatim corrigé, remplacez-les par leur forme complète. (Ex : « tu as
quel âge
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? » « Tu étais où ? »).
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Exemple : Si l’intervenant dit : « T'as vu », « T’as mangé quoi au diner ? », «
Y’a pas de quoi en faire tout un plat », cela doit être conservé comme « T'as
vu » en verbatim intégral.
12)Ne jamais utiliser de points d'exclamation.
13) Étiquettes des intervenants
S'il y a plusieurs intervenants, leurs noms (s'ils sont connus) doivent
être utilisés. Dans le cas contraire- indiquez-les comme : « Intervenant 1
», « Intervenant 2 », et ainsi de suite.
Utilisez toujours une étiquette indiquant un Intervenant, même s'il n'y a
qu'un seul intervenant :
Assurez-vous que le rôle de chaque intervenant dans le fichier audio
est aussi descriptif que possible. Par exemple, « Intervieweur », «
Intervieweuse » « Interviewé », « Interviewée » « Participant 1 », «
Animateur », « Facilitateur »,
« Appelant », « Destinataire », et cetera.
Utilisez de préférence des rôles d’intervenants en français pour les
transcriptions en français. (Évitez de laisser « Speaker » ou d’utiliser «
Interviewer »,
« Interviewee », sauf s’il s’agit d’une transcription bilingue).
Si le nom complet de l’intervenant est utilisé à un moment donné pour
identifier un intervenant (par exemple, « David Butterfield »), plus tard
dans la transcription, le nom de famille peut être supprimé (par
exemple : « David Butterfield » : devient simplement « David »). Il en
va de même pour les titres honorifiques : Docteur, Pasteur, et cetera.
Ceci est facultatif et n'est pas considéré comme une erreur.
Exemple :
Arthur Bonvent: Bonjour, je suis Arthur Bonvent de la chaine d’information
Top Info Sud. Je suis avec le Docteur Jean-Pierre Montobano du Centre
hospitalier Saint Barnabas et nous allons discuter un peu de ce qu’il a vécu
durant cette année particulière.
Docteur Jean-Pierre Montobano: Bonjour, Arthur, je suis ravi de vous accueillir
dans notre centre hospitalier, et je salue également les téléspectateurs de
Top Info Sud.
Arthur: Docteur Montabano, quelles sont les leçons que vous avez apprises au
cours de
l’année 2020, qui a été aussi celle de l’émergence de la pandémie de la
COVID-19 ?
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Jean-Pierre: L’année 2020 a été l’une des plus difficiles, que ce soit au niveau
physique et psychologique pour nous tous. Mais en ce qui me concerne,
personnellement, je dirais qu’il n’y a personne qui pouvait s’attendre à ce
qu’on a vécu avec cette pandémie.
Si vous ne pouvez pas identifier exactement la personne qui parle, ajoutez
un point d'interrogation avant l'étiquette de l'orateur, par exemple : ?
Intervenant 2, ?Intervieweur 1). Mais si vous ne pouvez pas identifier qui
parle pendant la majeure partie de la
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transcription, il est préférable de marquer les intervenants avec une
étiquette générique comme : Interviewé, Intervieweur, ou Participant.
Cependant, il est important que vous puissiez au moins identifier la personne
qui pose les questions ou dirige la discussion.
Les étiquettes des intervenants doivent être écrites en caractères gras, suivies de deux
points et d'un espace. N'utilisez JAMAIS la touche Tab, un seul appui sur la touche Espace.
Exemple :
Marc: Bonjour.
Intervenant 1: Un peu de texte.
Intervenant 2: Encore un peu de texte.
14)Les clients indiquent parfois des instructions pour la mise en forme de
la transcription lorsqu'ils sont en train de parler. Ces instructions
doivent être suivies dans la mesure du possible, mais jamais
transcrites.
Suivez les demandes des clients pour des instructions verbales telles qu'un
nouveau paragraphe, une virgule, un point final ou une puce (utilisez un
tiret). Ne saisissez pas ces instructions.
Si un intervenant épelle un mot ou un nom, par exemple : Je m'appelle Anna.
A-N-N-A.
Mettez en italique les titres de films, de livres, de magazines, de chansons,
ainsi que les œuvres d'art, les pièces de théâtre, les programmes de
télévision et de radio, les expressions étrangères, entre autres.
Exemple : J'ai regardé un épisode de Friends l'autre jour sur Netflix.
REMARQUE : Il n'est pas nécessaire de mettre en italique les sites de médias
sociaux, les noms de sociétés, la Bible, les livres dans la Bible, les versions
de celle-ci ou d'autres écrits sacrés (Ex : le Coran, la Bhagavad-Gita, le
Nouveau Testament, la Genèse, Jean 1:2-3. En cas de citations multiples,
indiquez-les ainsi : Jean 1:3 ; 3:16 ; 6:14, 44.
Exemple : Dans la Bible, Jésus dit dans Matthieu 5:44 : « Mais moi, je vous
dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à
ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous
persécutent ».
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15) Les abréviations et les acronymes ne doivent pas contenir de
tirets ou de points.
Correcte : ASSEDIC, AOC, ANPE
Incorrecte : A.S.S.E.D.I.C, A.O.C, A.N.P.E
Correcte : M. le maire, Mme Jeanne Moreau, Mlle Anne
Incorrecte : Mr. le maire, Mde Jeanne Moreau, Ms Anne
16)Effectuez systématiquement des recherches sur la bonne forme de
mise en majuscule, par exemple iPhone, UCLA, SaaS
17)Indiquez toujours les liens de la façon suivante :
[Link]/groups/gotranscript. Ne les rédigez jamais comme
ceci : w w w point facebook point com barre oblique groupes barre
oblique gotranscript
18) Événements sonores
• Les événements sonores qui sont significatifs au niveau du fichier
audio doivent également être indiqués. Utilisez des parenthèses [ ]
pour les annotations. Les notifications sont toujours exprimées en
minuscules, quelle que soit la position dans une phrase.
• Les sons provenant de la personne qui parle sont toujours dans la
même ligne et au présent. [claquement des doigts] [téléphone sonne]
[rit] [glousse] [se moque] et cetera.
L’étiquette [rit] est utilisée pour un rire ordinaire ; les gloussements
sont des rires légers et sont marqués par l’étiquette [glousse].
• Les sons qui ne sont pas émis par la personne qui parle sont toujours
sur une ligne séparée [présent et gérondif] : [applaudissements]
[acclamations] [ricanement] [rires] [sonnerie de téléphone] et cetera.
• Utilisez [bruit de fond] sur une ligne séparée pour les bruits
environnants. Utilisez [bruit de fond] sur la même ligne si un son
important non identifié se produit pendant que la personne est en train
de parler.
• Les étiquettes [diaphonie], [silence] - peuvent être placés sur une ligne
séparée ou sur la même ligne.
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• [pause [Link] en caractère gras et horodaté est utilisé pour
démontrer une pause significative dans un discours. Elle doit être
supérieure à 10 secondes pour qu'elle soit signalée.
• L’étiquette [silence] est utilisée pour démontrer une courte pause dans
le discours
; pas moins de 4 secondes, mais pas plus de 10 secondes.
• Lorsque le son est coupé ou édité, utilisez [coupure du son] sur une
ligne séparée ou sur la même ligne, quel que soit l'endroit où la
coupure sonore a été effectuée.
• En cas d'utilisation de mots ou d'une langue étrangère, (dans ce cas,
une langue autre que le français), indiquez-le comme [langue
étrangère] ou [langue anglaise], [langue allemande], et cetera, si elle
est identifiable.
• Placer les évènements sonores après la ponctuation. Exemple :
Jean: Je ne crois pas. [rit]
Marie: Ce n'est pas tout, [glousse] mais je vais m'arrêter là.
Remarque : Les auteurs/titres/personnalités/ des éléments relevant du
bon sens constituent une exception à cette règle et doivent toujours
faire l'objet de recherches. Par exemple : carpe diem, Jacques Chirac,
Frédéric Chopin, alea jacta est, et cetera.
19) Les nombres
Indiquez les nombres jusqu’à dix textuellement : un, deux, trois, quatre, cinq,
six, sept, huit, neuf, dix. Utilisez des chiffres arabes pour les nombres
supérieurs : 11,12,13,14, 15, 16…
Des exceptions peuvent être appliquées pour la lisibilité (liste incomplète) :
Argent : On représente les sommes d’argent par des chiffres : 1 $, 2000
$, 10 000
€, 1,5 million d’euros, 13 millions de dollars, 1 000 $, 2 300 000 $ (Un
demi-million de dollars équivaut à 500 000 $). Veuillez noter que si
vous utilisez les mots « million » et « milliard » pour désigner une
somme d'argent, l'unité monétaire doit être rédigée en toutes lettres :
41 millions d’euros, 2 milliards de dollars)
Années et périodes : les années 80, les années 90, les années 60
Âge : 1 an, 2 ans, 2 ans et demi, 5 ans, 6 ans, 9 ans, 10 ans, 70 ans, 30
ans
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Pourcentages : 0,2 %, 100 %, 200%, 300 %
Mesures : 3 degrés, 12 pieds, 8 centimètres, 7 livres, 1,5 kilo, 28 mètres
carrés
Mesure des durées : 1 heure, 2 heures, 4 heures, 9 heures, 5 minutes, 5
ans, 8 ans, (exemples : « pendant 4 heures », « ça dure moins de 5
minutes », « J’y suis resté pendant 3 ans. »)
Équations et formules mathématiques : x = x + 2 ou x ^ 3 = 8
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Citation de la Bible : Jean 1:2-3, Psaume 22:18, Luc 22:42, Actes 7:60
Fractions : les fractions s'écrivent avec une barre oblique : 1/3, 1/2, 2/3
Code Postal : 56300, 94210, 75001
Numéro de téléphone : 06 12 34 56 78, 01 43 48 88 89
Siècles : les siècles peuvent être écrits en chiffres romains, ou en
chiffres arabes
: XXIe siècle, XXIe siècle, 20e siècle, 21e siècle (avec le « e » en
exposant)
Rangs/Classement : Les nombres ordinaux expriment un classement ou
un ordre peuvent être écrits en toutes lettres ou en utilisant des
chiffres arabes : sixième, trente et unième, 1er, 2e, 1 224e, 43e
Combinaison : Si une phrase combine des petits et des grands nombres
: veuillez transcrire tous les nombres en valeur numérique.
Séries : Écrivez en chiffres les nombres qui suivent le nom d’une série
(exemple : niveau 3, article 6 ou article VI).
21)Heures du jour et dates : La forme usuelle de l'heure correspond aux
modèles suivants :12 h 50, 13 h 30, 17 h 00. Les dates sont indiquées
ainsi : 30 décembre 2010, 21 janvier 2001, 12 mars 1968.
22) Double tiret ou tiret unique
Lorsqu'il y a un changement de pensée (faux départ) ou une erreur de
discours, ou pour indiquer une phrase incomplète utilisez les doubles tirets--
Procédez ainsi :
• Erreur de prononciation verbatim intégrale : Je suis allé à la banque jeu-
jeudi- non, vendredi.
• Faux départ verbatim intégral : Je, euh, voulais-- je rêvais de devenir
musicien et--
• Faux départ verbatim corrigé apporte de nouvelles informations : Serge
est- vous avez raison, ce garçon est mon fils.
• Phrase incomplète, quel que soit le type de verbatim :
- Je voulais dire quelque chose, mais--
- Avez-vous fini avec ça ou--
Utilisez un tiret unique- Lorsque la conversation est interrompue, mais que la
personne qui parle continue sa conversation pensée. Procédez ainsi :
Exemple :
Intervenant 1: Je pensais qu'il était-
Intervenant 2: Oui.
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Intervenant 1: -d'accord.
Bégaiement verbatim intégral : Pourquoi est-ce que c'est hu-hu-humide ?
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Répétition verbatim intégrale : Pourquoi est-ce- pourquoi est-ce humide ?
23) Les guillemets
▪ Les guillemets français (« ») sont utilisés chaque fois qu'il y a une
citation directe. Exemple : Elle a dit : « Ne vous embêtez pas à me le
dire ». Les citations sont introduites par deux-points [ : ]
▪ Dans le cas de citation double, la citation majeure est encadrée de
guillemets français
▪ (« »), la meilleure méthode d’indiquer la citation interne est de
l’encadrer de
guillemets anglais (" ").
Exemple : Pierre, le père de la mariée termina son discours en disant :
« Levons nos verres à ces jeunes mariés et comme disait Honoré de
Balzac : "Le mariage est une vie dans la vie." »
▪ Les dialogues internes sont également considérés comme des citations
directes. Exemple : Et puis je me suis dit : « Et si je n'y arrivais pas ? »
(Observez comment le point d'interrogation se trouve à l'intérieur de la
citation. C'est parce que la citation elle-même est une question.
Cependant, si le reste de la phrase est une question contenant une
citation, alors le point d'interrogation sera en dehors des guillemets).
▪ Lorsque vous citez une phrase complète, celle-ci doit commencer par
une majuscule et se terminer par une marque de ponctuation.
▪ Mettez la ponctuation à l’intérieur des guillemets pour une phrase
complète ; elle est placée à l'extérieur lorsque la citation n'est qu'un
segment de phrase ou une suite de mots fondu dans le texte qui ne
forme pas une phrase. Exemples :
▪ Elle a dit : « Ne vous embêtez pas à me le dire. »
▪ À quoi faites-vous référence quand vous dites : « soumis à
accréditation légale » ?
▪ N'utilisez pas de guillemets dans les citations indirectes (lorsque la
personne qui parle paraphrase ce qui a été dit). Exemple : L'homme a
dit qu'il était pressé.
▪ Le point final est placé à l'intérieur des guillemets quand la citation
forme une phrase complète débutant par une majuscule et introduite
par deux points. Exemple : Winston Churchill a dit : « Pour s'améliorer,
il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent. »
▪ S'il y a des jurons ou grossièretés dans le discours des intervenants du
fichier audio, transcrivez-les textuellement.
24) Mettez en majuscules les noms de peuples ou d’habitants : les
Français, les Canadiens, les Berbères, les Normands, les Parisiens. Les
adjectifs, par contre, ne prennent pas de majuscule (exemples : des
industriels français, un bateau canadien).
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25) Vous devriez toujours utiliser une virgule quand une conjonction de
coordination relie deux propositions indépendantes, à l'exception des
conjonctions et, ou, et ni, lesquelles remplacent la virgule dans la langue
française :
▪ Correcte : J'ai pris trois livres à la bibliothèque, mais je me rends à
présent compte que je n'ai pas le temps de les lire.
▪ Incorrecte : J'ai pris trois livres à la bibliothèque mais je me rends à
présent compte que je n'ai pas le temps de les lire.
26) Ne supprimez pas le mot « et cetera » à moins que le client ne
demande le contraire dans la section des commentaires.
27) Si vous ne respectez pas ces exigences dans la rédaction de vos
transcriptions, vous pourriez être retiré de l'équipe des transcripteurs.
Les évaluations sont données par les correcteurs :
5 - une précision de 96 % à
100 % 4 - une précision de 92
% à 95 % 3 - une précision de
88 % à 91 % 2 - une précision
de 83 % à 87 % 1 - une
précision de 0 % à 82 %
Les transcripteurs doivent savoir que des erreurs comme celle décrite dans
ce document seront sévèrement sanctionnées par les correcteurs. En plus de
la précision, les correcteurs noteront vos fichiers en fonction de vos fautes
de grammaire et/ou de votre manque de recherche.
Si un nouveau transcripteur termine 3 transcriptions et obtient une note
moyenne de 3,6 ou moins, la personne sera retirée de l'équipe.
Liens pratiques :
[Link] -software Outil en ligne
GoTranscript pour transcripteurs
[Link] Logiciel pour transcripteurs
[Link] Conjugaison française
en ligne [Link] Dictionnaires
français Larousse
Page 23 of 37
[Link] Pour perfectionner votre maîtrise
de la langue française
[Link] Le no 1 de la remise à niveau en
expression et en orthographe
Page 24 of 37
[Link]
passe Règles d’accord du participe passé
[Link]
en-francais Ponctuation et structure des phrases
Pour le Français canadien
[Link] Bescherelle est la référence linguistique en
Amérique du Nord
[Link] Usito, un dictionnaire conçu au
Québec par l'Université de Sherbrooke.
[Link] Le grand dictionnaire
terminologique (GDT)
[Link] chap?
lang=fra&lettr=chapsect6&info0=6.13#zz6 Outils d'aide à la
rédaction – Le guide du rédacteur (TERMIUM Plus®, la banque de
données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada
ÇA VOUS INTÉRESSE ?
Si vous souhaitez faire partie de notre équipe, vous devez revoir les
instructions fournies, et ensuite passer notre examen (verbatim corrigé ;
sans horodatage), que vous trouverez ici :
Le lien vers la tâche de l’examen : [Link]
jobs/apply
Pour toute question, n'hésitez pas à nous contacter.
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(VERBATIM CORRIGÉ SANS
HORODATAGE) CLEAN VERBATIM
WITHOUT TIMESTAMP
Intervieweuse: Maintenant, je voudrais aller dans les années [rit] passées et
parler de l’histoire des relations entre Google et la Bibliothèque municipale de
Lyon, s’il vous plaît
?
Interviewé: Il faut d’abord parler de la Bibliothèque municipale de Lyon. La
Bibliothèque municipale de Lyon est la plus importante bibliothèque publique
en France, après la BNF
; après la Bibliothèque nationale de France. C’est une bibliothèque qui
est dans la deuxième ville de France, après Paris, Lyon.
En fait, plus précisément c’est la deuxième agglomération, deuxième
métropole, parce qu’en France on distingue entre les communes et les
métropoles. Donc, la commune de Lyon est la troisième après Marseille, mais
la métropole de Lyon est la deuxième après Paris ; et la Bibliothèque
municipale de Lyon possède entre autres des collections patrimoniales, des
collections de livres anciens très importantes, les plus importantes en France
après la Bibliothèque nationale. Pourquoi ? Parce que Lyon est une grande
ville, et deuxièmement parce que Lyon a été capitale de l’imprimerie en
Europe au 16e siècle, à l’époque où l’imprimerie s’est développée en Europe ;
et les collections de livres du 16e siècle sont très importantes à Lyon.
Il y a également des incunables, des incunables sont les premiers livres
imprimés entre 1450 et 1500. Il y a plus de 2 000 incunables à la
Bibliothèque de Lyon ; ce qui est beaucoup. Donc ça, c’est pour situer la
Bibliothèque municipale. Il se trouve que j’ai été directeur de la Bibliothèque
municipale de 1992 à 2010, mais à la fin des années 80, je me suis
beaucoup intéressé au numérique. J’étais dans le groupe de travail de la
future Bibliothèque nationale de France, lorsque nous avons conçu en France,
la future nouvelle Bibliothèque nationale : la BNF.
Je faisais partie du groupe de travail sur les nouvelles technologies. J’étais le
seul bibliothécaire, d’ailleurs, dans le groupe de réflexion sur les nouvelles
technologies, et sur la numérisation. Et le groupe de travail auquel j’ai
participé, qui a fonctionné de 1989 à 1990-1991. Ce groupe de travail a
préconisé la numérisation massive, en mode texte des livres anciens de la
BNF.
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Donc, je connaissais les problématiques de la numérisation, et cela
m’intéressait. Je connaissais également internet. À l’époque, dans ce groupe
de travail, j’ai défendu, l’utilisation de l’internet ; je pensais qu’il ne suffisait
pas de numériser des livres, mais qu’il fallait aussi penser l’accès aux livres
numérisés à travers internet. Donc, j’avais déjà une certaine connaissance
de la future société de l’information ; et j’avais une conception très précise.
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Lorsque je suis devenu directeur de la Bibliothèque nationale de Lyon, en
1992, j’ai immédiatement démarré des projets de numérisation à Lyon, mais
je n’avais pas les moyens financiers. Je n’avais pas non plus les moyens en
personnel, en staff, pour numériser massivement les livres. Nous avons
numérisé surtout des articles, en des textes courts, et également des
images. Nous avons numérisé les enluminures des manuscrits, par exemple,
sur les peintures des manuscrits.
Et puis, au fil du temps, au fur et à mesure, dans les années 90, dans les
années 2000, nous avons mené plusieurs projets de numérisation. J’ai eu un
projet de numérisation de livre, cette fois-ci avec une filiale de France
Télécom. France Télécom, c’est le grand opérateur téléphonique français. Ce
n’était pas directement avec France Télécom, c’était avec une filiale de
France Télécom qui s’appelait Alapage et--
Intervieweuse: Répétez le nom--
Interviewé: -Alapage.
Intervieweuse: Alapage.
Interviewé: At the page-- L’objectif de cette filiale de France Télécom, c’était de
numériser des livres à la Bibliothèque de Lyon, et dans deux ou trois autres
bibliothèques françaises pour faire des reprints papier. L’idée ce n’était pas
de faire une base de livres numériques ; l’idée c’était simplement de faire
des reprints papier, print on demand à partir de livres numérisés. Moi, j’avais
suggéré à cette entreprise de faire une bibliothèque numérique, avec nous,
parce que ça m’intéressait. C’était bien avant Google Books. C’était dans les
années 2000, 2001-2002, et ça n’intéressait pas l’opérateur français.
Donc, l’expérience de numérisation des livres s’est limitée à quelques
centaines, 1 000, 1 500 livres qui ont été numérisés. Le principe était que
l’entreprise numérisait chez moi, à la bibliothèque, me donnait un double des
fichiers numériques que je gardais ; et l’entreprise avait un fichier pour faire
des reprints.
Ensuite, en 2005, 2006, à peu près, Google s’est lancé dans la numérisation
des livres, des bibliothèques américaines. Microsoft également, Microsoft a
passé un accord avec la British Library--
Intervieweuse: Oh, avec le- pas vous-- [diaphonie]
Interviewé: Non.
Intervieweuse: -mais juste ? Okay.
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Interviewé: Yahoo voulait se lancer également dans la numérisation des
livres. Finalement, Yahoo n’a rien fait dans ce domaine-là, mais Yahoo avait
annoncé qu’il voulait se lancer dans la numérisation. Donc, tous ces
évènements m’ont donné l’idée de lancer un appel d’offres--
Intervieweuse: Qu’est-ce que c’est ?
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Interviewé: In English, I don’t know--
Intervieweuse: [inintelligible
[Link] Interviewé: Un marché.
Intervieweuse: Le marché.
Interviewé: Oui. Appel à projets- une consultation, consultation--
Interviewé: Nous n’avons pas passé un accord directement avec Google.
Compris ? Nous avons fait un projet avec un cahier des charges, et nous
avons lancé ce qu’on appelle en français un appel d’offres. In English--
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VERBATIM CORRIGÉ AVEC HORODATAGE À CHAQUE CHANGEMENT
D’INTERVENANT (CLEAN VERBATIM WITH SPEAKER CHANGE)
[Link] Intervieweuse: Maintenant, je voudrais aller dans les années [rit]
passées et parler de l’histoire des relations entre Google et la Bibliothèque
municipale de Lyon, s’il vous plaît ?
[Link] Interviewé: Il faut d’abord parler de la Bibliothèque municipale de
Lyon. La Bibliothèque municipale de Lyon est la plus importante bibliothèque
publique en France, après la BNF ; après la Bibliothèque nationale de France.
C’est une bibliothèque qui est dans la deuxième ville de France, après Paris,
Lyon.
En fait, plus précisément c’est la deuxième agglomération, deuxième
métropole, parce qu’en France on distingue entre les communes et les
métropoles. Donc, la commune de Lyon est la troisième après Marseille, mais
la métropole de Lyon est la deuxième après Paris ; et la Bibliothèque
municipale de Lyon possède entre autres des collections patrimoniales, des
collections de livres anciens très importantes, les plus importantes en France
après la Bibliothèque nationale. Pourquoi ? Parce que Lyon est une grande
ville, et deuxièmement parce que Lyon a été capitale de l’imprimerie en
Europe au 16e siècle, à l’époque où l’imprimerie s’est développée en Europe ;
et les collections de livres du 16e siècle sont très importantes à Lyon.
Il y a également des incunables, des incunables sont les premiers livres
imprimés entre 1450 et 1500. Il y a plus de 2 000 incunables à la
Bibliothèque de Lyon ; ce qui est beaucoup. Donc ça, c’est pour situer la
Bibliothèque municipale. Il se trouve que j’ai été directeur de la Bibliothèque
municipale de 1992 à 2010, mais à la fin des années 80, je me suis
beaucoup intéressé au numérique. J’étais dans le groupe de travail de la
future Bibliothèque nationale de France, lorsque nous avons conçu en France,
la future nouvelle Bibliothèque nationale : la BNF.
Je faisais partie du groupe de travail sur les nouvelles technologies. J’étais le
seul bibliothécaire, d’ailleurs, dans le groupe de réflexion sur les nouvelles
technologies, et sur la numérisation. Et le groupe de travail auquel j’ai
participé, qui a fonctionné de 1989 à 1990-1991. Ce groupe de travail a
préconisé la numérisation massive, en mode texte des livres anciens de la
BNF.
Donc, je connaissais les problématiques de la numérisation, et cela
m’intéressait. Je connaissais également internet. À l’époque, dans ce groupe
de travail, j’ai défendu, l’utilisation de l’internet ; je pensais qu’il ne suffisait
Page 31 of 37
pas de numériser des livres, mais qu’il fallait aussi penser l’accès aux livres
numérisés à travers internet. Donc, j’avais déjà une certaine connaissance
de la future société de l’information ; et j’avais une conception très précise.
Page 32 of 37
Lorsque je suis devenu directeur de la Bibliothèque nationale de Lyon, en
1992, j’ai immédiatement démarré des projets de numérisation à Lyon, mais
je n’avais pas les moyens financiers. Je n’avais pas non plus les moyens en
personnel, en staff, pour numériser massivement les livres. Nous avons
numérisé surtout des articles, en des textes courts, et également des
images. Nous avons numérisé les enluminures des manuscrits, par exemple,
sur les peintures des manuscrits.
Et puis, au fil du temps, au fur et à mesure, dans les années 90, dans les
années 2000, nous avons mené plusieurs projets de numérisation. J’ai eu un
projet de numérisation de livre, cette fois-ci avec une filiale de France
Télécom. France Télécom, c’est le grand opérateur téléphonique français. Ce
n’était pas directement avec France Télécom, c’était avec une filiale de
France Télécom qui s’appelait Alapage et--
[Link] Intervieweuse: Répétez le nom--
[Link] Interviewé: -Alapage.
[Link] Intervieweuse: Alapage.
[Link] Interviewé: At the page-- L’objectif de cette filiale de France Télécom,
c’était de numériser des livres à la Bibliothèque de Lyon, et dans deux ou
trois autres bibliothèques françaises pour faire des reprints papier. L’idée ce
n’était pas de faire une base de livres numériques ; l’idée c’était simplement
de faire des reprints papier, print on demand à partir de livres numérisés. Moi,
j’avais suggéré à cette entreprise de faire une bibliothèque numérique, avec
nous, parce que ça m’intéressait. C’était bien avant Google Books. C’était
dans les années 2000, 2001-2002, et ça n’intéressait pas l’opérateur
français.
Donc, l’expérience de numérisation des livres s’est limitée à quelques
centaines, 1 000, 1 500 livres qui ont été numérisés. Le principe était que
l’entreprise numérisait chez moi, à la bibliothèque, me donnait un double des
fichiers numériques que je gardais ; et l’entreprise avait un fichier pour faire
des reprints.
Ensuite, en 2005, 2006, à peu près, Google s’est lancé dans la numérisation
des livres, des bibliothèques américaines. Microsoft également, Microsoft a
passé un accord avec la British Library--
[Link] Intervieweuse: Oh, avec le- pas vous-- [diaphonie]
[Link] Interviewé: Non.
[Link] Intervieweuse: -mais juste ? Okay.
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[Link] Interviewé: Yahoo voulait se lancer également dans la numérisation
des livres. Finalement, Yahoo n’a rien fait dans ce domaine-là, mais Yahoo
avait annoncé
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qu’il voulait se lancer dans la numérisation. Donc, tous ces évènements
m’ont donné l’idée de lancer un appel d’offres--
[Link] Intervieweuse: Qu’est-ce que c’est ?
[Link] Interviewé: In English, I don’t know--
[Link] Intervieweuse: [inintelligible [Link]
[Link] Interviewé: Un marché.
[Link] Intervieweuse: Le marché.
[Link] Interviewé: Oui. Appel à projets- une consultation, consultation--
[Link] Interviewé: Nous n’avons pas passé un accord directement avec
Google. Compris ? Nous avons fait un projet avec un cahier des charges, et
nous avons lancé ce qu’on appelle en français un appel d’offres. In English--
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VERBATIM CORRIGÉ AVEC INSERTION DE L’HORODATAGE TOUTES
LES 30 SECONDES (CLEAN VERBATIM WITH TIMESTAMP EVERY 30
SECONDS)
Intervieweuse: [Link] Maintenant, je voudrais aller dans les années [rit]
passées et parler de l’histoire des relations entre Google et la Bibliothèque
municipale de Lyon, s’il vous plaît ?
Interviewé: Il faut d’abord parler de la Bibliothèque municipale de Lyon. La
Bibliothèque municipale de Lyon est la plus importante bibliothèque publique
en France, [Link] après la BNF ; après la Bibliothèque nationale de
France. C’est une bibliothèque qui est dans la deuxième ville de France,
après Paris, Lyon.
En fait, plus précisément c’est la deuxième agglomération, deuxième
métropole, parce qu’en France on distingue entre les communes et les
[Link] métropoles. Donc, la commune de Lyon est la troisième après
Marseille, mais la métropole de Lyon est la deuxième après Paris ; et la
Bibliothèque municipale de Lyon possède entre autres des collections
patrimoniales, des collections de livres anciens très importantes, les plus
importantes en France après la Bibliothèque nationale. Pourquoi ? Parce que
Lyon [Link] est une grande ville, et deuxièmement parce que Lyon a été
capitale de l’imprimerie en Europe au 16e siècle, à l’époque où l’imprimerie
s’est développée en Europe ; et les collections de livres du 16e siècle sont
très importantes à Lyon.
Il y a également des incunables, des incunables sont les premiers livres
imprimés
[Link] entre 1450 et 1500. Il y a plus de 2 000 incunables à la Bibliothèque
de Lyon
; ce qui est beaucoup. Donc ça, c’est pour situer la Bibliothèque municipale.
Il se trouve que j’ai été directeur de la Bibliothèque municipale de 1992 à
2010, [Link] mais à la fin des années 80, je me suis beaucoup intéressé
au numérique. J’étais dans le groupe de travail de la future Bibliothèque
nationale de France, lorsque nous avons conçu en France, la future nouvelle
Bibliothèque nationale : la BNF.
Je faisais partie [Link] du groupe de travail sur les nouvelles technologies.
J’étais le seul bibliothécaire, d’ailleurs, dans le groupe de réflexion sur les
Page 36 of 37
nouvelles technologies, et sur la numérisation. Et le groupe de travail auquel
j’ai participé, qui a fonctionné de 1989 à 1990-1991. Ce groupe de travail a
préconisé la numérisation massive, [Link] en mode texte des livres
anciens de la BNF.
Donc, je connaissais les problématiques de la numérisation, et cela
m’intéressait. Je connaissais également internet. À l’époque, dans ce groupe
de travail, j’ai défendu, l’utilisation de l’internet ; je pensais qu’il ne
suffisait pas [Link] de numériser des
Page 37 of 37
livres, mais qu’il fallait aussi penser l’accès aux livres numérisés à travers
internet. Donc, j’avais déjà une certaine connaissance de la future société de
l’information ; et j’avais une conception très précise.
Lorsque je suis devenu directeur de la Bibliothèque nationale de Lyon, en
1992, j’ai immédiatement [Link] démarré des projets de numérisation à
Lyon, mais je n’avais pas les moyens financiers. Je n’avais pas non plus les
moyens en personnel, en staff, pour numériser massivement les livres. Donc,
nous avons numérisé surtout des articles, en des textes courts, et également
des images. Nous avons numérisé les enluminures des manuscrits, par
exemple, sur les peintures [Link] des manuscrits.
Et puis, au fil du temps, au fur et à mesure, dans les années 90, dans les
années 2000, nous avons mené plusieurs projets de numérisation. J’ai eu un
projet de numérisation de livre, cette fois-ci avec une filiale de France
Télécom. [Link] France Télécom, c’est le grand opérateur téléphonique
français. Ce n’était pas directement avec France Télécom, c’était avec une
filiale de France Télécom qui s’appelait Alapage et-- Intervieweuse: Répétez le
nom--
Interviewé: -Alapage.
Intervieweuse: Alapage.
Interviewé: At the page-- L’objectif de cette filiale de France Télécom, [Link]
c’était de numériser des livres à la Bibliothèque de Lyon, et dans deux ou
trois autres bibliothèques françaises pour faire des reprints papier. L’idée ce
n’était pas de faire une base de livres numériques ; l’idée c’était simplement
de faire des reprints papier, print on demand [Link] à partir de livres
numérisés. Moi, j’avais suggéré à cette entreprise de faire une bibliothèque
numérique, avec nous, parce que ça m’intéressait. C’était bien avant Google
Books. C’était dans les années 2000, 2001-2002, et ça n’intéressait pas
l’opérateur français [Link].
Donc, l’expérience de numérisation des livres s’est limitée à quelques
centaines, 1 000, 1 500 livres qui ont été numérisés. Le principe était que
l’entreprise numérisait chez moi, à la bibliothèque, me donnait un double des
fichiers numériques que je gardais ; [Link] et l’entreprise avait un fichier
pour faire des reprints.
Ensuite, en 2005, 2006, à peu près, Google s’est lancé dans la numérisation
des livres, des bibliothèques américaines. Microsoft également, Microsoft a
passé un accord avec la British Library [Link]--
Intervieweuse: Oh, avec le- pas vous-- [diaphonie]
Page 38 of 37
Interviewé: Non.
Intervieweuse: -mais juste ? Okay.
Page 39 of 37
Interviewé: Yahoo voulait se lancer également dans la numérisation des
livres. Finalement, Yahoo n’a rien fait dans ce domaine-là, mais Yahoo avait
annoncé qu’il voulait se lancer dans la numérisation. Donc, tous ces
évènements m’ont donné l’idée de lancer un [Link] appel d’offres--
Intervieweuse: Qu’est-ce que c’est ?
Interviewé: In English, I don’t know--
Intervieweuse: [inintelligible
[Link] Interviewé: Un marché.
Intervieweuse: Le marché.
Interviewé: Oui. Appel à projets- une consultation, consultation--
Interviewé: Nous n’avons pas passé un accord directement avec Google.
Compris ? Nous avons fait un projet [Link] avec un cahier des charges. Et
nous avons lancé ce qu’on appelle en français un appel d’offres. In English--
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VERBATIM INTÉGRAL SANS
HORODATAGE (FULL VERBATIM-
WITHOUT TIMESTAMP)
Intervieweuse: Maintenant, euh, je voudrais aller dans les années- [rit]
passées et parler de la- l’histoire de les relations entre Google et la
Bibliothèque municipale de Lyon, s’il vous plaît ?
Interviewé: Euh, il faut d’abord parler de la Bibliothèque municipale de Lyon.
La Bibliothèque municipale de Lyon est la plus importante bibliothèque
publique en France, après la BNF ; après la Bibliothèque nationale de France.
C’est une bibliothèque qui est donc dans la deuxième ville de France, après
Paris, Lyon.
Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: En fait, plus précisément c’est la deuxième agglomération,
deuxième, euh- métropole.
Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: Parce qu’en France on distingue entre les communes et les
métropoles. Donc, la commune de Lyon est la troisième après Marseille, mais
la métropole de Lyon est la deuxième après Paris ; et la Bibliothèque
municipale de Lyon possède entre autres des collections patrimoniales, des
collections de livres anciens très importantes, les plus importantes en France
après la Bibliothèque nationale. Pourquoi ? Parce que Lyon est une grande
ville, et deuxièmement parce que Lyon a été capitale de l’imprimerie en
Europe au 16e siècle, à l’époque où l’imprimerie s’est développée en Europe.
Et les collections, euh, de livres du 16e siècle sont très importantes à Lyon.
Il y a- également des incunables, des incunables sont les premiers livres
imprimés entre 1450 et 1500. Il y a plus de 2 000 incunables à la
Bibliothèque de Lyon ; ce qui est beaucoup. Donc ça, c’est pour situer la
Bibliothèque municipale. Il se trouve que- j’ai été directeur de la Bibliothèque
municipale de 1992 à 2010, mais dès les années 80- à la fin des années 80,
je me suis beaucoup intéressé au numérique. J’étais dans le groupe de
travail de la future Bibliothèque nationale de France, hein, lorsque nous
avons conçu en France, la future nouvelle Bibliothèque nationale : la BNF.
Intervieweuse: Mmm-hmm.
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Interviewé: Je faisais partie du groupe de travail sur les nouvelles
technologies. J’étais le seul bibliothécaire, d’ailleurs, dans le groupe de
réflexion sur les nouvelles technologies, et sur la numérisation. Et le groupe
de travail auquel j’ai participé, qui a fonctionné de 1989 à 1990-91. Ce
groupe de travail a préconisé la numérisation massive, en mode texte des
livres anciens de la BNF. Donc, je connaissais les problématiques,
Page 42 of 37
euh, de la numérisation, et cela m’intéressait. Je connaissais également
internet. À l’époque, dans ce groupe de travail, j’ai défendu, euh, l’utilisation
de l’internet ; je pensais qu’il ne suffisait pas de numériser des livres, mais
qu’il fallait aussi penser l’accès aux livres numérisés à travers internet. Donc,
j’avais déjà une certaine connaissance de-de- de la société de l’information-
de la future société de l’information ; et j’avais une conception très précise.
Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: Et lorsque je suis devenu directeur de la Bibliothèque nationale de
Lyon, en 92, j’ai immédiatement démarré des projets de numérisation à
Lyon, mais je n’avais pas les moyens financiers. Je n’avais pas non plus les
moyens en personnel, en staff, pour numériser massivement les livres. Donc,
nous avons numérisé surtout des articles, en des textes courts, et également
des images. Nous avons numérisé les enluminures des manuscrits, par
exemple, sur les peintures des manuscrits. Bon, et puis, au fil du temps, au
fur et à mesure, dans les années 90, dans les années 2000, nous avons
mené plusieurs projets de numérisation.
Euh, j’ai eu un projet de numérisation de livre, cette fois-ci avec, euh, une
filiale de France Télécom. France Télécom, c’est, euh, le grand opérateur
téléphonique français. Alors,
c’était pas directement avec France Télécom, c’était avec une filiale de
France Télécom, bon, qui s’appelait Alapage et--
Intervieweuse: Répétez le nom--
Interviewé: Alapage.
Intervieweuse: Alapage.
Interviewé: At the- at the page--
Intervieweuse: Mmm-hmm. Oui, j’ai compris.
Euh, l’objectif de cette filiale de France Télécom, c’était de numériser des
livres à la Bibliothèque de Lyon, et dans deux ou trois autres bibliothèques
françaises pour faire des reprints papier. L’idée c’était pas de faire une base
de livres numériques ; l’idée c’était simplement de faire des reprints papier,
print on demand, okay, à partir de livres numérisés. Moi, j’avais suggéré, euh,
à cette entreprise de faire une bibliothèque numérique, avec nous.
Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: Parce que ça m’intéressait. C’était bien avant Google Books.
Intervieweuse: Mmm-hmm.
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Interviewé: Okay, c’était dans les années, euh, 2000, 2001-2002, et ça
n’intéressait pas l’opérateur français, d’accord. Donc, l’expérience de
numérisation des livres s’est limitée
Page 44 of 37
à quelques centaines, hein, 1 000- 1 000, 1 500 livres qui ont été numérisés.
Donc, je- le principe était que l’entreprise numérisait chez moi, à la
bibliothèque, me donnait un double des fichiers numériques que je gardais ;
et l’entreprise avait un fichier pour faire des reprints, d’accord ?
Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: Bon. Ensuite, en 2005, 2006, à peu près, Google s’est lancé dans
la numérisation des livres, des bibliothèques américaines. Microsoft
également, Microsoft a passé un accord avec la British Library--
Intervieweuse: Oh, avec le- pas vous-- [diaphonie]
Interviewé: Non
Intervieweuse: -mais juste ? Okay
Interviewé: Et Yahoo voulait se lancer également dans la numérisation des
livres. Bon, finalement Yahoo n’a rien fait dans ce domaine-là, mais Yahoo
avait annoncé qu’il voulait se lancer dans la numérisation. Donc, tous ces
évènements m’ont donné l’idée de lancer un appel d’offres, appel d’offres--
Intervieweuse: Qu’est-ce que c’est ?
Interviewé: Euh, in English, I don’t know, euh--
Intervieweuse: [inintelligible [Link]
Interviewé: Un marché.
Intervieweuse: Le marché.
Interviewé: Euh, oui. Appel à projets- une consultation, consultation, euh, enfin--
Intervieweuse: Je comprends.
Interviewé: Nous n’avons pas passé un accord directement avec Google.
Intervieweuse: Mmm.
Interviewé: Compris ? Nous avons fait un projet avec un cahier des
charges--
Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: Et nous avons lancé ce qu’on appelle en français un appel d’offres.
Intervieweuse: Okay, okay, je comprends--
Interviewé: In English, euh--
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VERBATIM INTÉGRAL AVEC HORODATAGE A CHAQUE CHANGEMENT
D’INTERVENANT (FULL VERBATIM TIMESTAMP WITH SPEAKER
CHANGE)
[Link] Intervieweuse: Maintenant, euh, je voudrais aller dans les années-
[rit] passées et parler de la- l’histoire de les relations entre Google et la
Bibliothèque municipale de Lyon, s’il vous plaît ?
[Link] Interviewé: Euh, il faut d’abord parler de la Bibliothèque municipale
de Lyon. La Bibliothèque municipale de Lyon est la plus importante
bibliothèque publique en France, après la BNF ; après la Bibliothèque
nationale de France. C’est une bibliothèque qui est donc dans la deuxième
ville de France, après Paris, Lyon.
[Link] Intervieweuse: Mmm-hmm.
[Link] Interviewé: En fait, plus précisément c’est la deuxième agglomération, deuxième,
euh- métropole.
[Link] Intervieweuse: Mmm-hmm.
[Link] Interviewé: Parce qu’en France on distingue entre les communes et
les métropoles. Donc, la commune de Lyon est la troisième après Marseille,
mais la métropole de Lyon est la deuxième après Paris ; et la Bibliothèque
municipale de Lyon possède entre autres des collections patrimoniales, des
collections de livres anciens très importantes, les plus importantes en France
après la Bibliothèque nationale. Pourquoi ? Parce que Lyon est une grande
ville, et deuxièmement parce que Lyon a été capitale de l’imprimerie en
Europe au 16e siècle, à l’époque où l’imprimerie s’est développée en Europe.
Et les collections, euh, de livres du 16e siècle sont très importantes à Lyon.
Il y a- également des incunables, des incunables sont les premiers livres
imprimés entre 1450 et 1500. Il y a plus de 2 000 incunables à la
Bibliothèque de Lyon ; ce qui est beaucoup. Donc ça, c’est pour situer la
Bibliothèque municipale. Il se trouve que- j’ai été directeur de la Bibliothèque
municipale de 1992 à 2010, mais dès les années 80-- à la fin des années 80,
je me suis beaucoup intéressé au numérique. J’étais dans le groupe de travail
de la future Bibliothèque nationale de France, hein, lorsque nous avons
conçu en France, la future nouvelle Bibliothèque nationale : la BNF.
[Link] Intervieweuse: Mmm-hmm.
Page 46 of 37
[Link] Interviewé: Je faisais partie du groupe de travail sur les nouvelles
technologies. J’étais le seul bibliothécaire, d’ailleurs, dans le groupe de
réflexion sur les nouvelles technologies, et sur la numérisation. Et le groupe
de travail auquel j’ai participé, qui a fonctionné de 1989 à 1990-91. Ce
groupe de travail a préconisé la numérisation massive, en mode texte des
livres anciens de la BNF. Donc, je connaissais les problématiques, euh, de la
numérisation, et cela m’intéressait. Je connaissais également
Page 47 of 37
internet. À l’époque, dans ce groupe de travail, j’ai défendu, euh, l’utilisation
de l’internet
; je pensais qu’il ne suffisait pas de numériser des livres, mais qu’il fallait
aussi penser l’accès aux livres numérisés à travers internet. Donc, j’avais
déjà une certaine connaissance de-de- de la société de l’information- de la
future société de l’information ; et j’avais une conception très précise.
[Link] Intervieweuse: Mmm-hmm.
[Link] Interviewé: Et lorsque je suis devenu directeur de la Bibliothèque
nationale de Lyon, en 92, j’ai immédiatement démarré des projets de
numérisation à Lyon, mais je n’avais pas les moyens financiers. Je n’avais
pas non plus les moyens en personnel, en staff, pour numériser massivement
les livres. Donc, nous avons numérisé surtout des articles, en des textes
courts, et également des images. Nous avons numérisé les enluminures des
manuscrits, par exemple, sur les peintures des manuscrits. Bon, et puis, au
fil du temps, au fur et à mesure, dans les années 90, dans les années 2000,
nous avons mené plusieurs projets de numérisation.
Euh, j’ai eu un projet de numérisation de livre, cette fois-ci avec, euh, une
filiale de France Télécom. France Télécom, c’est, euh, le grand opérateur
téléphonique français. Alors, c’était pas directement avec France Télécom,
c’était avec une filiale de France Télécom, bon, qui s’appelait Alapage et--
[Link] Intervieweuse: Répétez le nom--
[Link] Interviewé: Alapage.
[Link] Intervieweuse: Alapage.
[Link] Interviewé: At the- at the page--
[Link] Intervieweuse: Mmm-hmm. Oui, j’ai compris.
[Link] Euh, l’objectif de cette filiale de France Télécom, c’était de
numériser des livres à la Bibliothèque de Lyon, et dans deux ou trois autres
bibliothèques françaises pour faire des reprints papier. L’idée c’était pas de
faire une base de livres numériques ; l’idée c’était simplement de faire des
reprints papier, print on demand, OK, à partir de livres numérisés. Moi, j’avais
suggéré, euh, à cette entreprise de faire une bibliothèque numérique, avec
nous.
[Link] Intervieweuse: Mmm-hmm.
[Link] Interviewé: Parce que ça m’intéressait. C’était bien avant Google Books.
[Link] Intervieweuse: Mmm-hmm.
Page 48 of 37
[Link] Interviewé: Okay, c’était dans les années, euh, 2000, 2001-2002, et
ça n’intéressait pas l’opérateur français, d’accord. Donc, l’expérience de
numérisation des livres s’est limitée à quelques centaines, hein, 1 000, 1
000, 1 500 livres qui ont été
Page 49 of 37
numérisés. Donc, je- le principe était que l’entreprise numérisait chez moi, à
la bibliothèque, me donnait un double des fichiers numériques que je gardais
; et l’entreprise avait un fichier pour faire des reprints, d’accord ?
[Link] Intervieweuse: Mmm-hmm.
[Link] Interviewé: Bon. Ensuite, en 2005, 2006, à peu près, Google s’est
lancé dans la numérisation des livres, des bibliothèques américaines.
Microsoft également, Microsoft a passé un accord avec la British Library--
[Link] Intervieweuse: Oh, avec le- pas vous-- [diaphonie]
[Link] Interviewé: Non
[Link] Intervieweuse: -mais juste ? Okay
[Link] Interviewé: Et Yahoo voulait se lancer également dans la
numérisation des livres. Bon, finalement Yahoo n’a rien fait dans ce domaine-
là, mais Yahoo avait annoncé qu’il voulait se lancer dans la numérisation.
Donc, tous ces évènements m’ont donné l’idée de lancer un appel d’offres,
appel d’offres--
[Link] Intervieweuse: Qu’est-ce que c’est ?
[Link] Interviewé: Euh, in English, I don’t know, euh--
[Link] Intervieweuse: [inintelligible [Link] [Link]
Interviewé: Un marché.
[Link] Intervieweuse: Le marché.
[Link] Interviewé: Euh, oui. Appel à projets- une consultation, consultation, euh,
enfin--
[Link] Intervieweuse: Je comprends.
[Link] Interviewé: Nous n’avons pas passé un accord directement avec Google.
[Link] Intervieweuse: Mmm.
[Link] Interviewé: Compris ? Nous avons fait un projet avec un cahier des charges-
[Link] Intervieweuse: Mmm-hmm.
[Link] Interviewé: Et nous avons lancé ce qu’on appelle en français un appel d’offres.
[Link] Intervieweuse: Okay, okay, je comprends--
[Link] Interviewé: In English, euh--
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VERBATIM INTÉGRAL AVEC INSERTION DE L’HORODATAGE TOUTES
LES 30 SECONDES (CLEAN VERBATIM WITH TIMESTAMP EVERY 30
SECONDES)
Intervieweuse: [Link] Maintenant, euh, je voudrais aller dans les années-
[rit] passées et parler de la- l’histoire de les relations entre Google et la
Bibliothèque municipale de Lyon, s’il vous plaît ?
Interviewé: Euh, il faut d’abord parler de la Bibliothèque municipale de Lyon.
La Bibliothèque municipale de Lyon est la plus importante bibliothèque
publique en France, [Link] après la BNF ; après la Bibliothèque nationale
de France. C’est une bibliothèque qui est donc dans la deuxième ville de
France, après Paris, Lyon.
Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: En fait, plus précisément c’est la deuxième agglomération,
deuxième, euh- métropole.
Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: Parce qu’en France on distingue entre les communes et les
[Link] métropoles. Donc, la commune de Lyon est la troisième après
Marseille, mais la métropole de Lyon est la deuxième après Paris ; et la
Bibliothèque municipale de Lyon possède entre autres des collections
patrimoniales, des collections de livres anciens très importantes, les plus
importantes en France après la Bibliothèque nationale. Pourquoi ? Parce que
Lyon [Link] est une grande ville, et deuxièmement parce que Lyon a été
capitale de l’imprimerie en Europe au 16e siècle, à l’époque où l’imprimerie
s’est développée en Europe. Et les collections, euh, de livres du 16e siècle
sont très importantes à Lyon.
Il y a- également des incunables, des incunables sont les premiers livres
imprimés
[Link] entre 1450 et 1500. Il y a plus de 2 000 incunables à la Bibliothèque
de Lyon
; ce qui est beaucoup. Donc ça, c’est pour situer la Bibliothèque municipale.
Il se trouve que- j’ai été directeur de la Bibliothèque municipale de 1992 à
2010, [Link] mais dès les années 80-- à la fin des années 80, je me suis
beaucoup intéressé au numérique. J’étais dans le groupe de travail de la
future Bibliothèque nationale de France, hein, lorsque nous avons conçu en
France, la future nouvelle Bibliothèque nationale : la BNF.
Intervieweuse: Mmm-hmm.
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Interviewé: Je faisais partie [Link] du groupe de travail sur les nouvelles
technologies. J’étais le seul bibliothécaire, d’ailleurs, dans le groupe de
réflexion sur les nouvelles technologies, et sur la numérisation. Et le groupe
de travail auquel j’ai participé, qui a fonctionné de 1989 à 1990-91. Ce
groupe de travail a préconisé la numérisation massive, [Link] en mode
texte des livres anciens de la BNF. Donc, je connaissais les problématiques,
euh, de la numérisation, et cela m’intéressait.
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Je connaissais également internet. À l’époque, dans ce groupe de travail, j’ai
défendu, euh, l’utilisation de l’internet ; je pensais qu’il ne suffisait pas
[Link] de numériser des livres, mais qu’il fallait aussi penser l’accès aux
livres numérisés à travers internet. Donc, j’avais déjà une certaine
connaissance de-de- de la société de l’information- de la future société de
l’information ; et j’avais une conception très précise.
Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: Et lorsque je suis devenu directeur de la Bibliothèque nationale de
Lyon, en 92, j’ai immédiatement [Link] démarré des projets de
numérisation à Lyon, mais je n’avais pas les moyens financiers. Je n’avais
pas non plus les moyens en personnel, en staff, pour numériser massivement
les livres. Donc, nous avons numérisé surtout des articles, en des textes
courts, et également des images. Nous avons numérisé les enluminures des
manuscrits, par exemple, sur les peintures [Link] des manuscrits. Bon, et
puis, au fil du temps, au fur et à mesure, dans les années 90, dans les
années 2000, nous avons mené plusieurs projets de numérisation.
Euh, j’ai eu un projet de numérisation de livre, cette fois-ci avec, euh, une
filiale de France Télécom. [Link] France Télécom, c’est, euh, le grand
opérateur téléphonique français. Alors, c’était pas directement avec France
Télécom, c’était avec une filiale de France Télécom, bon, qui s’appelait
Alapage et--
Intervieweuse: Répétez le nom--
Interviewé: Alapage.
Intervieweuse: Alapage.
Interviewé: At the- at the page--
Intervieweuse: Mmm-hmm. Oui, j’ai compris.
Interviewé Euh, l’objectif de cette filiale de France Télécom, [Link] c’était
de numériser des livres à la Bibliothèque de Lyon, et dans deux ou trois
autres bibliothèques françaises pour faire des reprints papier. L’idée c’était
pas de faire une base de livres numériques ; l’idée c’était simplement de
faire des reprints papier, print on demand, okay, [Link] à partir de livres
numérisés. Moi, j’avais suggéré, euh, à cette entreprise de faire une
bibliothèque numérique, avec nous.
Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: Parce que ça m’intéressait. C’était bien avant Google Books.
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Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: Okay, c’était dans les années, euh, 2000, 2001-2002, et ça
n’intéressait pas l’opérateur français, [Link] d’accord. Donc, l’expérience
de numérisation des livres
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s’est limitée à quelques centaines, hein, 1000- 1 000, 1 500 livres qui ont été
numérisés. Donc, je- le principe était que l’entreprise numérisait chez moi, à
la bibliothèque, me donnait un double des fichiers numériques que je gardais
; [Link] et l’entreprise avait un fichier pour faire des reprints, d’accord ?
Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: Bon. Ensuite, en 2005, 2006, à peu près, Google s’est lancé dans
la numérisation des livres, des bibliothèques américaines. Microsoft
également, Microsoft a passé un accord avec la British Library [Link]--
Intervieweuse: Oh, avec le- pas vous-- [diaphonie]
Interviewé: Non
Intervieweuse: -mais juste ? Okay
Interviewé: Et Yahoo voulait se lancer également dans la numérisation des
livres. Bon, finalement Yahoo n’a rien fait dans ce domaine-là, mais Yahoo
avait annoncé qu’il voulait se lancer dans la numérisation. Donc, tous ces
évènements m’ont donné l’idée de lancer un appel d’offres, [Link] appel
d’offres--
Intervieweuse: Qu’est-ce que c’est ?
Interviewé: Euh, in English, I don’t know, euh--
Intervieweuse: [inintelligible [Link]
Interviewé: Un marché.
Intervieweuse: Le marché.
Interviewé: Euh, oui. Appel à projet- une consultation, consultation, euh, enfin--
Intervieweuse: Je comprends.
Interviewé: Nous n’avons pas passé un accord directement avec Google.
Intervieweuse: Mmm.
Interviewé: Compris ? Nous avons fait un projet [Link] avec un cahier des charges-
-
Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: Et nous avons lancé ce qu’on appelle en français un appel d’offres.
Intervieweuse: Okay, okay, je comprends--
Interviewé: In English, euh--
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VERBATIM INTÉGRAL AVEC INSERTION DE L’HORODATAGE TOUTES
LES 2 MINUTES (CLEAN VERBATIM WITH TIMESTAMP EVERY 2
MINUTES)
Intervieweuse: [Link] Maintenant, euh, je voudrais aller dans les années-
[rit] passées et parler de la- l’histoire de les relations entre Google et la
Bibliothèque municipale de Lyon, s’il vous plaît ?
Interviewé: Euh, il faut d’abord parler de la Bibliothèque municipale de Lyon.
La Bibliothèque municipale de Lyon est la plus importante bibliothèque
publique en France, après la BNF ; après la Bibliothèque nationale de France.
C’est une bibliothèque qui est donc dans la deuxième ville de France, après
Paris, Lyon.
Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: En fait, plus précisément c’est la deuxième agglomération,
deuxième, euh- métropole.
Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: Parce qu’en France on distingue entre les communes et les
métropoles. Donc, la commune de Lyon est la troisième après Marseille, mais
la métropole de Lyon est la deuxième après Paris ; et la Bibliothèque
municipale de Lyon possède entre autres des collections patrimoniales, des
collections de livres anciens très importantes, les plus importantes en France
après la Bibliothèque nationale. Pourquoi ? Parce que Lyon est une grande
ville, et deuxièmement parce que Lyon a été capitale de l’imprimerie en
Europe au 16e siècle, à l’époque où l’imprimerie s’est développée en Europe.
Et les collections, euh, de livres du 16e siècle sont très importantes à Lyon.
Il y a- également des incunables, des incunables sont les premiers livres
imprimés
[Link] entre 1450 et 1500. Il y a plus de 2 000 incunables à la Bibliothèque
de Lyon
; ce qui est beaucoup. Donc ça, c’est pour situer la Bibliothèque municipale.
Il se trouve que- j’ai été directeur de la Bibliothèque municipale de 1992 à
2010, mais dès les années 80-- à la fin des années 80, je me suis beaucoup
intéressé au numérique. J’étais dans le groupe de travail de la future
Bibliothèque nationale de France, hein, lorsque nous avons conçu en France,
la future nouvelle Bibliothèque nationale : la BNF.
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Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: Je faisais partie du groupe de travail sur les nouvelles
technologies. J’étais le seul bibliothécaire, d’ailleurs, dans le groupe de
réflexion sur les nouvelles technologies, et sur la numérisation. Et le groupe
de travail auquel j’ai participé, qui a
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fonctionné de 1989 à 1990-91. Ce groupe de travail a préconisé la
numérisation massive, en mode texte des livres anciens de la BNF.
Donc, je connaissais les problématiques, euh, de la numérisation, et cela
m’intéressait. Je connaissais également internet. À l’époque, dans ce groupe
de travail, j’ai défendu, euh, l’utilisation de l’internet ; je pensais qu’il ne
suffisait pas [Link] de numériser des livres, mais qu’il fallait aussi penser
l’accès aux livres numérisés à travers internet. Donc, j’avais déjà une
certaine connaissance de-de- de la société de l’information-- de la future
société de l’information ; et j’avais une conception très précise.
Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: Et lorsque je suis devenu directeur de la Bibliothèque nationale de
Lyon, en 92, j’ai immédiatement démarré des projets de numérisation à
Lyon, mais je n’avais pas les moyens financiers. Je n’avais pas non plus les
moyens en personnel, en staff, pour numériser massivement les livres. Donc,
nous avons numérisé surtout des articles, en des textes courts, et également
des images. Nous avons numérisé les enluminures des manuscrits, par
exemple, sur les peintures des manuscrits. Bon, et puis, au fil du temps, au
fur et à mesure, dans les années 90, dans les années 2000, nous avons
mené plusieurs projets de numérisation.
Euh, j’ai eu un projet de numérisation de livre, cette fois-ci avec, euh, une
filiale de France Télécom. France Télécom, c’est, euh, le grand opérateur
téléphonique français. Alors, c’était pas directement avec France Télécom,
c’était avec une filiale de France Télécom, bon, qui s’appelait Alapage et--
Intervieweuse: Répétez le nom-- Interviewé: Alapage.
Intervieweuse: Alapage.
Interviewé: At the- at the page--
Intervieweuse: Mmm-hmm. Oui, j’ai compris.
Interviewé Euh, l’objectif de cette filiale de France Télécom, [Link] c’était
de numériser des livres à la Bibliothèque de Lyon, et dans deux ou trois
autres bibliothèques françaises pour faire des reprints papier. L’idée c’était
pas de faire une base de livres numériques ; l’idée c’était simplement de
faire des reprints papier, print on demand, okay, à partir de livres numérisés.
Moi, j’avais suggéré, euh, à cette entreprise de faire une bibliothèque
numérique, avec nous.
Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: Parce que ça m’intéressait. C’était bien avant Google Books.
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Intervieweuse: Mmm-hmm.
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Interviewé: Okay, c’était dans les années, euh, 2000, 2001-2002, et ça
n’intéressait pas l’opérateur français, d’accord. Donc, l’expérience de
numérisation des livres s’est limitée à quelques centaines, hein, 1 000- 1
000, 1 500 livres qui ont été numérisés. Donc, je- le principe était que
l’entreprise numérisait chez moi, à la bibliothèque, me donnait un double des
fichiers numériques que je gardais ; et l’entreprise avait un fichier pour faire
des reprints, d’accord ?
Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: Bon. Ensuite, en 2005, 2006, à peu près, Google s’est lancé dans
la numérisation des livres, des bibliothèques américaines. Microsoft
également, Microsoft a passé un accord avec la British Library [Link]--
Intervieweuse: Oh, avec le- pas vous-- [diaphonie]
Interviewé: Non
Intervieweuse: -mais juste ? Okay
Interviewé: Et Yahoo voulait se lancer également dans la numérisation des
livres. Bon, finalement Yahoo n’a rien fait dans ce domaine-là, mais Yahoo
avait annoncé qu’il voulait se lancer dans la numérisation. Donc, tous ces
évènements m’ont donné l’idée de lancer un appel d’offres, appel d’offres--
Intervieweuse: Qu’est-ce que c’est ?
Interviewé: Euh, in English, I don’t know, euh--
Intervieweuse: [inintelligible [Link]
Interviewé: Un marché.
Intervieweuse: Le marché.
Interviewé: Euh, oui. Appel à projets- une consultation, consultation, euh, enfin--
Intervieweuse: Je comprends.
Interviewé: Nous n’avons pas passé un accord directement avec Google.
Intervieweuse: Mmm.
Interviewé: Compris ? Nous avons fait un projet avec un cahier des
charges--
Intervieweuse: Mmm-hmm.
Interviewé: Et nous avons lancé ce qu’on appelle en français un appel d’offres.
Intervieweuse: Okay, okay, je comprends--
Page 60 of 37
Interviewé: In English, euh--
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