Thèse sur le théorème de Piatetski-Shapiro
Thèse sur le théorème de Piatetski-Shapiro
n° d'ordre :
UNIVERSITÉ de PARIS-SUD
Centre d'ORSAY
THESE
présentée
pour obtenir
Spécialité : Mathématiques
par
Joël RIVAT
Je tiens à exprimer ici mes plus vifs remerciements aux personnes sans lesquelles ce
travail n’aurait pu voir le jour, et plus particulièrement à:
✓
• Etienne FOUVRY, pour avoir gentiment accepté de diriger ce travail de recherche,
pour les connaissances mathématiques précieuses qu’il m ’a communiquées, pour
sa patience et le temps qu’il a bien voulu fréquemment me consacrer, et pour les
nombreuses corrections et suggestions qu’il proposa,
• Jie WU, pour s’être beaucoup intéressé à ce travail, et en avoir abondamment dis
cuté,
• Martin HUXLEY, pour ses remarques et ses suggestions, nées de sa maîtrise absolue
de la théorie des sommes d’exponentielles, qui m ’ont aidé à progresser en même
temps que ce travail,
1
• Henryk IWANIEC\ pour Ie temps qu’il a bien voulu me consacrer, et les connais
sances que je lui dois,
2
N o ta tio n s
• e(x) = exp(2î7rx),
• % <Ce y signifie qu’il existe une constante K (e) > 0 dépendant de e telle que:
• rir(*) = /0 t t z — l dt
JO°°e
*00
• *(*.» )= !$SP-
3
Table des M atières
1 In trod u ction 7
1.1 Généralités 7
1.2 Résultats 10
3 La partie fractionnaire de p9 28
3.1 Introduction 28
3.2 Réduction du problème 30
4.1 Introduction 36
4
4.4 Conclusion 42
5 Le th éo rèm e de Piatetski-Shapiro 43
5.3 Conclusion 51
6.1 Introduction 53
6.2 Estimation de 53
5
8.5 Un peu de théorie de la mesure 81
8.6 Une majoration d’intégrale 84
A T ra n s fo rm a tio n s d e so m m e s 89
A .l L’inégalité de Weyl - van der Corput 89
A.2 La formule de Perron 89
B L a fo rm u le s o m m a to ire d e Poisson 90
C P a ire s d ’e x p o s a n t s 92
E Id e n tité s c o m b in a to ire s 96
6
Chapitre 1
Introduction
1.1 G én éralités
Depuis 1955, la suite [nc] a suscité de nombreuses recherches. Le problème initial posé
par Piatetski-Shapiro était d’étudier le nombre de nombres premiers de la forme [nc]. Plus
précisément, on pense que l’équivalence:
X
*c(*) ~ —:---- X —> +00 (1.1)
cln x
aucun polynôme de degré 2 dont on sache prouver qu’il prend une infinité de valeurs
premières. Pour 1 < c < 2, on peut donc s’imaginer [nc] comme un ’’polynôme de degré
c”, et voir la mesure de l’intervalle ]l,co[ des valeurs de c pour lesquelles on sait prouver
l’équivalence ( 1. 1), comme une façon de jauger les progrès accomplis dans les méthodes de
sommes d’exponentielles, qui constituent, pour l’instant, l’unique façon d’aborder ( 1. 1).
D’autre part, la suite [nc], que nous appellerons suite de Piatetski-Shapiro d’ordre c
(alors qu’un nombre de la forme [nc] sera dit nombre de Piatetski-Shapiro d’ordre c), est
la seule suite raisonnable pax sa définition dont le nombre de premiers qu’elle contient est
7
connu, et dont le cardinal est petit:
Pour illustrer ce fait, rappelons que le théorème de Siegel - Walfisz (sur les nombres
premiers dans les progressions arithmétiques) ne décrit que la répartition des p dans
A = {n < x | n = a (mod 9 )} avec (a ,q) = 1 et q < (lnx)"4, donc # A = fXq + 0o(1i), ce
qui est beaucoup plus grand que æ« + 0 ( 1) pour c > 1.
Le lien entre la suite [nc] et les méthodes de sommes d’exponentielles provient de
l’équivalence pour c > 1:
qui nous donne une fonction caractéristique des nombres de Piatetski-Shapiro, et de l’écri
ture [x] = x —{x}, qui dans l’écriture précédente fera apparaître un terme régulier et une
différence de fonctions parties fractionnaires. Le terme régulier engendrera le terme princi
pal du nombre de représentations, tandis que les fonctions parties fractionnaires formeront
un terme d’erreur, qui sera traité par développement en séries de Fourier, ce qui conduit
naturellement à des estimations de sommes d’exponentielles.
Typiquement, on aura à étudier des sommes d’exponentielles de la forme:
Y l£h'^2e(hpr)
h P
XIe* H ambne ( h { m n y )
h m n
8
Ces sommes sont généralement appelées sommes de type II lorsque am et bn sont des
nombres complexes quelconques (de module < 1), alors qu’elles sont appelées sommes de
type I lorsque am ou bn est une variable régulière.
Les sommes de type I sont en général considérées comme plus souples: on peut s’oc
cuper en premier de la sommation sur la variable régulière et lui appliquer la méthode
traditionnelle de van der Corput (voir pax exemple les ouvrages récents [26] et [11], ou la
référence classique [28]): formule de Poisson (voir annexe B) et paires d’exposants (voir
annexe C). Remarquons d’autre paxt que les sommes de type I peuvent toujours être
considérées comme étant de type II.
La méthode de van der Corput demeure pour l’instant incontournable lorsque l’on
veut estimer une somme simple d’exponentielles. Par contre, pour majorer les sommes
multiples d’exponentielles, on dispose depuis le célèbre travail de Bombieri et Iwaniec en
1986 sur l’ordre de grandeur de la fonction £ de Riemann [4] d’un outil puissant: le double
grand crible. Rappelons son énoncé sous la forme de la proposition 1 de [9] :
P rop osition 1.1 Soient <f>r, xj)a des nombres complexes, et X = (xr), y = (ys) des suites
finies de nombres réels tels que |xr| < X , |ya| < Y . On a alors:
B X y |2
20 1 X Y B X Y BV yx\
avec:
BM {X,y) = '52J2<j>nl’,e{xrys)
r s
B 4> X Y £ <t> <f>
¡JTrj — X t 2 Y -1
BV- y X £ V»1é
ly«! -y»2 1 X -1
On voit que le double grand crible est d’un type très général, et qu’il permet de
d’espacement.
9
Dans ce travail, nous utiliserons plusieurs fois le double grand crible, après, bien en
1.2 R é su lta ts
Piatetski-Shapiro a montré que l’équivalence (1.1) était vraie pour 0 < c < y|, puis
12
0 < c < — = 1-090909..
69
0 < c < — = 1.112903...
62
755
0 < c < — = 1.140483...
662
39
0 < c < — = 1.147058...
34
10
T h éorèm e 1.2 Pour c < H || = 1.15447001..., on a l ’équivalence:
X
7Tc(x) ~ — -- X —* + 0 0
cmx
Ce théorème est dû à l’introduction d’une paire d’exposants dans le traitement des sommes
de type II, et à l’utilisation des conséquences du double grand crible (par exemple théorème
3 de [9]) pour le traitement des sommes de type I. Ces dernières imposaient la restriction
finale dans le travail de Heath-Brown, qui pourtant exploitait à fond l’existence d’une
variable régulière dans leur traitement. Nous améliorons ce traitement en utilisant le
double grand crible et en traitant ces sommes de type I comme des sommes de type II,
c’est-à-dire sans même utiliser la régularité, au point ”critique” qui bloquait Heath-Brown.
Ceci illustre la supériorité du double grand crible qui est une méthode multidimentionnelle,
sur une méthode unidimentionnelle même très sophistiquée. Remarquons de plus que
l’on peut améliorer cette condition avec une paire d’exposants plus appropriée que l’on
trouverait en appliquant l’algorithme de Graham à partir de la paire d’exposants (^ +
e, | | + e) pour e assez petit, qui a été établie par Huxley et Watt [17], mais l’amélioration
serait de toutes façons faible.
Devant la difficulté d’établir l’équivalence (1.1) sur un intervalle, on peut essayer de
l’établir pour un ensemble de valeurs de c moins contraignant, et bien sûr plus ’’grand”.
Deshouillers, dans sa Thèse [5], et dans [8], propose de démontrer le résultat pour presque
tout c au sens de la mesure de Lebesgue. Il démontre (remarque VI.3 de [5]) que l’ensemble
des c > 0 tels que ttc(x ) = o(jf^) est de mesure nulle.
Pour établir l’équivalence, nous avons adopté une démarche plus classique: établir
une majoration en moyenne quadratique, en déduire une sous-suite explicite vérifiant la
propriété grâce au lemme de Borel - Cantelli, puis utiliser le théorème des accroissements
finis pour conclure. Nous avons ainsi obtenu le théorème suivant, sans savoir qu’il avait
déjà été démontré dans l’article injustement peu cité de Leitmann et Wolke [22]:
T h éorèm e 1.3 Pour presque tout c de Vintervalle ]1,2[, au sens de la mesure de Le-
11
besgue, on a l ’équivalence:
X
X C{ X ) ~ —:------ X —► + 0 0
cm x
Notons que cette borne en 2, bien qu’elle apparaisse naturellement dans les calculs,
semble assez étrange. Tenenbaum, très intrigué, a donné une autre démonstration du
résultat précédant utilisant la formule de Plancherel, mais il a été lui aussi bloqué par la
borne au point 2 .
Contrairement à la démonstration de Leitmann et Wolke qui traitait directement le cas
des nombres premiers, notre approche montre que le théorème précédent résulte en fait
d’un théorème plus général dans lequel l’ensemble des nombres premiers ne joue aucun
rôle, et donne de plus explicitement un terme d’erreur exploitable.
pour:
* € ] 0, ± - f [
12
T h éorèm e 1.5 Soit k £ N*. Pour presque tout k-uplet (c j,. . . , c*) satisfaisant pour i =
1^ ^ »
- 1 n 1 r1 1 1 r1 1 w
7i - c , €J 1 0 0 V + (* + 9 ) r ’ 100( i2 (t + 9)!
on a pour tout 6k €]0, ^ — 1+'11+ ,+ ^ -i ~(*~]) ^ l ’égatité:
Remarquons que l’on peut, quitte à modifier C2, . . . , c„, obtenir un résultat du même genre
en appliquant comme premier pas de l’itération le théorème habituel de Piatetski-Shapiro,
6121
ce qui nous permet de choisir C\ dans l’intervalle 0 < c < 5302
= 1.15447001__
Une autre possibilité pour améliorer l’intervalle 0 < c < | | | | = 1.15447001... est de
réduire notre exigence, c’est-à-dire de prouver la minoration 7rc(x ) ^ ïïfï’ au lieude (1*1)-
Nous avons obtenu, en utilisant le crible linéaire de Rosser - Iwaniec, le
/ X x
Kc(x) > c i—
mx
Le crible linéaire ne permettant jamais, seul de détecter des nombres premiers, nous avons
dû recourir à l’identité de Buchstab, introduisant ainsi un autre terme, qui heureusement
peut être traité sans recours au crible. D’autre part, bien entendu, le crible linéaire nous
ramène à un problème de majoration de sommes multiples d’exponentielles. Pour démon
trer ce théorème, nous avons dû revenir à la construction des coefficients bien factorisables
pour gagner davantage de souplesse dans les formes multilinéaires. La borne | apparaît
comme une limite combinatoire imposée par la construction, au vu des intervalles sur
lesquels on sait majorer les sommes d’exponentielles qui interviennent.
D’autres problèmes viennent se greffer au problème de Piatetski-Shapiro tout naturel
lement. Il en est ainsi de l’étude de la partie fractionnaire de pd, pour 0 < 1, car on a la
caractérisation, pour 0 < S < 1:
13
qui ressemble beaucoup à la caractérisation des nombres de Piatetski-Shapiro et qui de
la même manière permet de se ramener à des techniques de sommes d’exponentielles. On
peut démontrer ainsi le:
uniformément pour
S > a;-min(i >1f 2>i)+3e
présentations R C(N) d’un entier naturel N sous la forme N = [nj] + [n^]. Il donne une
minoration pour c < | dans ce problème binaire. Nous donnerons l’équivalence:
14
T h éorèm e 1.9 Pour 1 < c < | , 7 = on a, pour N —► + 00 , et tout e > 0 suffisamment
petit:
RC(N) = 7 2£ ( 7 , 7 )J\r2'*-1 + Oe(N 2'y~1~e)
£ e ( M 7 + h2(N - n y )
n~N o
x — ► hj*» + h2(N - x y
conserve un signe constant sur l’intervalle [iVo,2JV0], cela dépend de la parité de l’ordre
de dérivation. Ceci nous oblige à un traitement spécifique de ces sommes d’exponentielles
par le théorème suivant qui est la clé de la démonstration:
T h éorèm e 1.10 Soient u et v G [0 , 1], hi et h2 G Z*. Soient 1 < TVq < y . On pose:
15
Balog et Friedlander [3] ont démontré récemment un théorème hybride entre le théo
rème de Vinogradov et celui de Piatetski-Shapiro, dont nous donnons l’amélioration sui
vante:
T h éorèm e 1.11 Soit c < ^ff = 1.05851__ Tout entier naturel N impair assez grand
s ’écrit comme somme de trois nombres premiers de la forme [rac].
21
L’intervalle correspondant dans la preuve de Balog et Friedlander était c < 20
= 1.05.
Notre approche est identique pour ramener le problème à l’étude de sommes de type
I et de sommes de type II:
S(a,j;H,M,N) = ehambne(am n + h { m n y )
h ~ H m ~ M n„ M ÎL
m
mais le traitement des sommes de type I est différent: nous ne choisissons pas la même
vaxiable pour appliquer la formule sommatoire de Poisson, ce qui nous permet ensuite
d’utiliser une paire d’exposants, ce qui n’était pas possible par la méthode utilisée par
Balog et Friedlander.
16
Chapitre 2
Théorèm es de somm es
d ’exponentielles
Nous allons donner une légère amélioration du traitement par la méthode des petits
intervalles des sommes de type II fourni par Heath-Brown [15], grâce à l’utilisation d’une
paire d’exposants.
17
Nous supposerons ici que a = 0.
Définissons pour 1 < q\ < Q:
Sqi = #{(n ,fc) € IN2 | 4HN'f{q1 - 1)Q~1 < hn> < AHN'1q1Q~x}
S (0 ,r,H ,M ,N )2 C Q M E E E lE '((M r - W K )|
1 < 9 1 < 0 ( n i , h i ) € 5 t t ( n 2 ,A2 ) € 5 n m gi
mi a ni ß
< A
m2 n2
18
Dans ce dernier cas nous effectuons un découpage dyadique de l’intervalle:
M ■7
AQHN i
5 (0 , 7 ; H, M, N Y < (7\ + T2 + r 3) ln 2H M N
Ti = Q M \ H N + H M -^ N 2~^)hi2HN
Tx < H Q (M N )2N~l In 2H N
On choisit:
„ 1 , rl.+7P+a.-7f a+p-?
Q = l + H (M N ) *+p N !+*>
19
T h éorèm e 2.2 Sous la condition N <C (MN)'y, on a Vestimation:
1 1 l +*YP+<7+P 1—
Q
5 (0 , 7 ; H ,M , N ) < (H *(M N )N ~ s + H (M N ) \n 2 H M N
Nous appliquons maintenant l’inégalité de Weyl - van der Corput sous la forme du
lemme A .l.
Soit 1 < Q 0 < f .
On note t(n, q) = (n -f q )*1 — (n —q)y.
On a l’estimation:
s (a , 7 ;H , M , N )2 < ~ ~ X X J2 e { 2 a q m + h r n < t{ n ,q ) )
h~H m~M \q\<Qo M2L<n- q ,n + q < 2 ^
„ B, ^ HMN , H M N \ n 2 N 1
S { a , r , H , M , N ) < — — + (------ pr--------) 2 (,.£&& T ( ^ ) ) 2
Q 02 vo i<Q<Qo
ou:
20
Par la formule sommatoire de Poisson (voir en Annexe l’égalité B. 2 ):
où:
Remarquons que:
u - 2aq x Q H { M N f - x
Par conséquent les ordres de grandeur de tous les termes de l’expression précédente
sont bien déterminés, en particulier celui à l’intérieur de l’exponentielle complexe. Pour
chaque q, v, les conditions de sommation sur n et v définissent un intervalle en n, ce
qui nous autorise à intervertir les sommations. Cela nous permet d’appliquer une paire
d’exposants à la sommation en n, dans le cas où la dérivée en n est > 1 sur tout l’intervalle
de sommation en n. Dans l’autre cas, on applique la formule sommatoire de Poisson, ce
qui nous donne 0 ( 1) intégrales trigonométriques que l’on peut majorer par l’inverse de la
dérivée.
On a:
Donc:
+ Q H N ln 2 H M N
On constate dans cette expression que le quatrième terme domine le deuxième, d’où
l’estimation:
+ Q H N ln 2 H M N
+ ( Q H ) î(M N ) 1- l N * )
ce qui revient à:
+ Qô* H * (M N )l ~ l N * )ln 2 N
On introduit une variable H' > H dont l’utilité sera expliquée plus loin.
Pour H ' > H, on peut remplacer H par H' dans les expressions précédentes.
Les deux termes principaux de la dernière estimation de S (a, 7 ; H , M, N ) sont les deux
premiers termes. Nous allons donc choisir Qo de manière à rendre égaux ces deux termes.
Nous sommes maintenant en mesure d’expliquer la présence de H': dans les applica
tions, on risque d’être gêné par les petites valeurs de H (que nous aurons à considérer au
début d’un développement en série de Fourier), pour lesquelles la condition:
22
T héorèm e 2.3 Soit (p ,q ) une paire d ’exposants telle que 4 p + 1 —2q > 0, et H' > H tel
que:
. 2p+l 2— r(2 p + l) 4 o + l —2<r
H 2p+3 (M N ) ~2 p + 3 2ÿ+3 < iv
+ H\M N)*N2
..44p-f5
p -f5 ,, .. 44p+5—
p + 5 —-y
-y il+ <7— P
H'w (MN) “^+ïr n ~
P rop osition 2.4 Soient <f>r, if)8 des nombres complexes, et X = (arr), y = (ys) des suites
finies de nombres réels tels que |a:P| < X , |ya| < Y . On a alors:
avec:
B * A * ,y ) = E E W 'M
b a x ,y ) = £ |ÿr, ^ |
\xrl - T r 2 \< y ~ ' 1
B*(y,x) = E 1&.1U
ys 1 ys 2 <X -1
23
T h éorèm e 2.5 Soient aij ^ 0, Mj > 1 pour j = 1,2,3,4, x > 0, et 4>mim2tâmatm des
nombres complexes tels que \<f>mxm.2 \ < 1» |0rn3m41 < 1. On a alors:
171°*771er2Tïi^ 771014
Sfafif^Àfh M 21 -W4 ) ^ v ^ 1 m2^m31 7 1 4 ^ M ai M a2M a3M a* ^
Ì
< ((xM iM 2M 3M4) ï + M 1 M 2 M 3 M4 2
S ( 0 , r , H , M yN ) < (tf(MJV)1^ + (H M N )N ~*
+ (H M N )lN * + H ï ( M N ) 1~ l) \n 2 H M N
2 .4 S h ift e t d o u b le g r a n d c r ib le
T h éorèm e 2.7 Soient a , a i ,012 des constantes réelles telles que a / 1 et eta\ct 2 ^ 0.
Soient M ,M \ ,M 2,x > et <f>m>‘il>m1m2 des nombres complexes tels que \<f>m \ < 1, \4>m1m2\ <
1 . On a alors:
S<j,t^(M, M \,M 2) = E
E E
m ~ M m \~ M \
E V’mimîe (z M aM ai M “2)
24
Rappelons la preuve de Fouvry et Iwaniec.
D’après le lemme A .l, on a:
s - i M M M M M M:
<p,v < Q i 2 i 2 Q0 ln 2Q
m ai
t m ,q 1 m2
a2
sm - q~Q o
EE
E (1 -|)E
^ m m l m 2
E 4>m m 9e X
M M M
a2
1V111 1V12
et
S(Q0) « (ABxQ0M~x)*
rh \
Kmi ' \ «1 /W 2 \« 2i
' m 2' I
P ro p o sitio n 2.8 Soit B (M ,Q , A) le nombre de quadruplets (m, m, q, q), avec M < m <
2M , Q < q < 2Q et 3Q < M , tels que:
2
alors si Q < M 3 on a:
25
On obtient ainsi l’estimation:
L em m e 2.9 Soient M > 0, N > 0, um > 0, vn > 0, A m > 0, Bn > 0 pour 1 < m < M ,
1 < n < N.
T h éorèm e 2 .1 0 Avec les mêmes hypothèses et les mêmes notations que le théorème pré
cèdent, on a pour M < x l ’estimation:
cédent,
+ M (M 1M2)* + (AfiM2)* À fM
13+-Y 4
5 (0 , 7 ; H, M, N ) < H (M N 14 N 14 + H (M N )N ~*
.19 23 4-y 1
+H*(MNy-*N» +H 24 MN 24 N 24
+ H i M N ^ N - à + H *(M N )* N*
+ H ( M N ) ^ N ~ *)(\n 2H M N )3
26
2.5 Poisson, shift et d ouble grand crible
où I(hym ) est un certain intervalle inclus dans [yHM'r(2N)'i~1, 2^H{2M )1N 1-1]
La somme d’exponentielles obtenue est ensuite traitée par la méthode expliquée au
paragraphe précédent, avec cette différence que la formule de Perron (lemme A.2) servira
à s’affranchir de la condition v G I(h,m).
L’estimation donnée par le théorème 2.10 s’appliquera donc à cette somme, avec le
choix de paramètres M\ H, A f2 M, M H(MN)'iN ~1, x H {M N)'1.
On obtient ainsi l’estimation:
sS (o0 , r , H ,. M ,. N )
7
< „*?
16
H 14 M N
13+ 3-y
14 N
8
14 + H * ( M N ) 1+*N~>
+ H*(MN)1+lN-% + H%(MN)^N-%
+HT T 26 / * S A T \ 23+3y
24(MN) 24 N~™ + H ^ M N ^ N - *
+ H i M N ^ N - * + H (M N )N ~ 1
+ H ?(M N )ï-l)(H M N )n
27
Chapitre 3
La partie fractionnaire de p
# { P < x | { p 9} < 5 } = S t t ( x ) ( 1 + o ( l ) )
Balog [1] et [2] a démontré par des méthodes d’analyse complexe le:
T h éorèm e 3.1 Pour 0 arbitrairement fixé dans l ’intervalle \ < 6 < 1, le nombre de
premiers p < x satisfaisant {p0} < 6 est
28
T h éorèm e 3.3 Soient 0 < 0 < 1 ei e > 0. On a l ’égalité:
T h éorèm e 3.4 Soient OC (Pn)n~N> «wec M N = x, |am|, |/?n| < 1. 5oii i) > 0.
On a /es égalités:
a mPn = i X) “" A
*<mn<2i jr<mn<2x
{(mn)fl}<i
l+ g 3
+ o 6 ,17 'MN m ax 1 - 0 2 ^ •ri + ¿(MJV)1"? + (M N )1+TIN -*
E «m = £ E
»<mn<2i ar<mn<2a:
{(mn)»}«
+ 0 ^ ((M iV )max(1- <,’1^ ’ï>+,i + ¿(MJV)1 -2 + 6 -'î(M N )1+*+^iV ~1)
uniformément pour
6S > X
m in Qì -2e 4i *5e
Balog [1] a montré un corollaire similaire, obtenu à paxtir du théorème 3.1 en prenant
Uf = x*.
29
i
• sur 4 i
la condition précédente devient 8 > x ~ ï+3e,
2
Pax une sommation par parties, il est clair que le théorème 3.3 implique le théorème
3.2.
Nous allons maintenant montrer que la preuve du théorème 3.3 se réduit à prouver le
théorème 3.4.
Pour 0 < 9 < 1, définissons:
1+0 3
f(9) = max(l - 9, ?)
2 4
S > xm ~1+e
30
En effet, pour 6 < x / ( B ) - l + e En effet, pour 6 < 1+e, on doit montrer l’estimation:
£ A(n )C o ,e xm + e
x < n < 2x
] £ A( n) < 5Z A(n)
x<
* < nn<
< 22x
x xx<< nn<
< 2x
2s
{«»><« {n«}«0
pour ¿0 = x*(6)~1+e, et de l’étude du cas 8 = <50, que nous allons traiter: nous supposons
maintenant 6 > Sq.
On utilise à présent l’identité de Vaughan (voir en Annexe E .l), ce qui montre que la
démonstration du lemme 3.6 se réduit à prouver le:
L em m e 3.7 Soient (ctm)m~M, (ftn)n~N> auec M N = x, |am| , \fin\ < 1- Soit e > 0.
• On a l ’égalité:
£
E
x < m n < 2x
<*mßn = '6 £
E
x<mn< 2x
&mßn
+ O 0,e( ( M N y W +e + ¿ (M N )1 -*)
1 2
uniformément pour S > Sq et (MN)* <C N (M N )* .
• On a l ’égalité:
otm - 6 am
x < m n < 2x x < .m n < 2 x
{ ( m n ) e }<6
+ Oe,e((MN)f ^ +e + S(MN)1-*)
(M N)*:
31
• trivialement:
{M N yW +r>< (M N )M +‘
• trivialement:
¿(MTV)1-? < ê(MN)1-^
donc:
(MN)1+,,N-> < (M N yW +e
2
• tout d’abord puisque N <C (MiV)â:
1 1 1 5 . 2Z
62 MN |2+Ì N 2 S 2 AfiV 6 2
'
6 Î ( M N ) i +Î N * < 6(MNy~*
Ô * (M N y -M < ¿(M7V)1-ï
2
Pour les sommes de type I, on a, pour 77 convenable, et N ^ ( M N ) 3
• trivialement:
(MN)m+v < (M N )m+e
• trivialement:
6{MNy~2 < 6(M Ny~î
32
2
• puisque N (MN)'s on a:
si bien que:
S - ^ M N Ÿ + ^ N - 1 < 6 (M N )l ~î
pourvu que:
S » (MN)%~*+r,+*
On a:
d’où l’égalité:
E “ «A» = 6 E “» A “ £
x<mn<2i a?<mn<2x
{(mn)fl}<i
ou:
33
ou
1 1
E mn 0 6 < min 1 min
H mn e H mn 6 6
Les deux derniers termes sont absorbé par les autres termes d’erreur des sommes de
type I et II. On retrouve par contre le premier terme dans le terme d’erreur des sommes
de type II comme dans celui des sommes de type I.
Par une sommation par parties, on se ramène ensuite à estimer:
S ^2 ctmPne(h(mn)0)
x< m n< 2 x 0<|h|</f
c’est-à-dire à majorer des sommes de type II si /?„ est quelconque, et des sommes de type
I si Pn = 1.
8H (M N )^r
6(HMN)N~*
6(H MN)*N*
8 H * (M N )X~%
34
Som m es de ty p e I
3.5 C om m en taires
Insistons une fois de plus sur la simplicité extrême de cette démonstration: après une
préparation tout à fait classique, il suffit d’appliquer le double grand crible.
De plus, la forme du théorème 3.4 nous assure que nous sommes en mesure d’éta
blir, dans le même ordre d’idées, l’équirépartition de beaucoup de suites définies par des
contraites conduisant à des sommes de type I ou II, par exemple:
X)
n< x
d(n)> X )
n<x
d3( n ) , . . . ,
n< x
E dk(n)
n <x
«")*}<« {(")*}<« {(**)»}<«
ou bien:
35
Chapitre 4
Sur un théorèm e hybride de Balog -
Friedlander
1 N2
RW = X! (lnpi)(lnp2)(lnp3) = ^<r(N)N2 + Oa ( )
Pi+P2+P3= N z )
1 1
a A n1
p/N
p- 1 |2 n
pfN >-1
3
Balog et Friedlander [3] ont démontré que l’on pouvait se restreindre à des nombres
premiers de Piatetski-Shapiro. Plus précisément, ils ont démontré le théorème:
T h éorèm e 4.1 Soient 71, 72, 73 tels que 0 < 7; < 1 et:
9(1-73) < 1
9(1 - 72) + 6(1 - 73) < 1
9(1 - 7i) + 6(1 - 72) + 6(1 - 73) < 1
36
alors pour tout A > 0 on a:
21
C orollaire 4.2 Pour tout 1 < c < 20
= 1 . 0 5 . . /es nombres premiers de la forme [nc]
ont la propriété que tout entier impair suffisamment grand peut s ’écrire comme somme de
trois d ’entre eux.
Nous montrerons dans ce chapitre que l’on peut améliorer les conditions du théorème
précédent, avec comme conséquence une extension à l’intervalle 1 < c < j | | = 1.05851...
du corollaire.
R ( N ) = f ' g3( a ) e ( - N a ) d a
Jo
on a:
si bien que:
37
En utilisant l’inégalité de Cauchy-Schwarz, l’identité de Parsevaï ainsi que l’estimation
de Deshouillers [8 ] (conséquence directe d’une majoration de crible):
Alors, uniformément en a, on a:
Pour démontrer le théorème 4.1, Balog et Friedlander ont prouvé qu’il suffisait d’ap
pliquer le théorème précédent aux couples (7 ;,£,), avec 63 = 0 , 62 = |( 1 - 73) et
S ( a ,T,H ,M ,N ) = E E E £hambne{amn + h {m n y)
h~H m ~ M n^MJL
m
38
avec bn = 1 et M < xa pour les sommes de type I, bn quelconque et xb < M < xc pour
les sommes de type II, avec les conditions combinatoires: 6 < | , 1 —c < c — 6, 1 —a < | .
Dans ce problème, ce sont les sommes de type I qui imposent les restrictions finales.
Nous allons donc améliorer le traitement des sommes de type I, ce qui aura pour consé
quence une amélioration du théorème 4.4 et du théorème 4.1, ce qui entraînera un élar
gissement de l’intervalle de validité du corollaire.
l’estimation:
m in(l, ^ ) S ( a , T, H , M , N ) < (M N )x~s~e
II
tìì
min) 1 H 0 E ì3
H
m i n ( l < HiHo?-1
H
39
Il suffit d’avoir les estimations:
4t>+l— ■2 a
H x ~ w ( M N ) 2~$+3+1) N 2p+3 < K
N > (M N ) 2+V-2p
, , ■ 6 p + 5 - 7 (4 p + 6 H < (6 p + 7 )+ 1 0 (« + t ,)
N » (M N ) 4P+1-2«
AT ^ . x ; x l . * P + 3 -^ + * (2 p + S )+ e(* + r,)
N » (M N ) «H-1-2*
L em m e 4.5 Si f est de classe C2 avec 0 < X2 < f"(x) < /iA2 (ou 0 < A2 < —f"(x) <
h \ 2) sur [a, 6], alors on a:
yi h(b —a + 1)A| + A2 *
a<n<6
40
et:
jvr - ! , , Arxâz±LtM±3«
N » (M N ) 2
6(1 - 7 ) + 76 < 1
i-.<f
Ici, cela nous donne:
6p + 5 —7(4p + 6 ) + £( 6p + 7) 7 —2S
Ap + 1 —2 q < 2
ce qui revient à:
T h éorèm e 4.6 Soient 7 , 8 tels que 0 < 7 < 1, 0 < 8 . Soit (p ,q ) une paire d ’exposants.
On suppose:
6(1 —7 ) + 7£ < 1
4p + 1 —2q > 0
41
Alors, uniformément en a, on a:
71,72 et 73 étant fixés, il suffit de vérifier les conditions précédentes pour les couples
13
C < 12
llp + 5q + 29
c <
lOp + 6ç -f 26
32p - 6 g + 29
c <
32p —4g + 26
0 < 4p + 1 —2q
13
c < = 1.083333...
12
348 ,
c < — = 1.077399...
o Zü
199
c < — = 1.05851...
188
g
0 < 4p+l-2ç = —
41
21
Nous améliorons ainsi le résultat de Balog-Friedlander: c < 20
1.05, qui devient
c < f i = 1.05851....
Il ne fait aucun doute que l’on peut encore améliorer ce résultat en utilisant une paire
d’exposants plus sophistiquée.
42
Chapitre 5
Le théorèm e de Piatetski-Shapiro
X
nJx) ~ —— x —* +oo
cln x
est vraie pour tout c > 0 , c ^ 2 , 3 , 4 , __
6121
T hh ééorèm
T o r è m ee 5.1 Pour c < 5302
= 1.15447001..., on a l ’équivalence:
. . x
7Tc ( x ) ~ —---- X —* +00
cln x
[-p 1 - [ - ( p + 1)1 = 1-
Ceci nous permet d’affirmer:
Mx) = E
p<xc
(l-r1) - 1-Ip + »r» + 0(i)
43
où le terme en 0 (1 ) correspond à un effet de bord éventuel de l’intervalle de sommation.
Nous pouvons alors faire intervenir la fonction partie fractionnaire:
»«(*) = p<xc
E ((p+1)’ -pT) - E ({-P1} - i-(p+ir» + 0(1)
D ’autre part, le théorème des nombres premiers implique:
X X
E P 1 CI P O 2
p<xc c ln X Inx
7 X
E
p<!<
p< XC
P p + i :7
(lIna;
2
n i )2
Ay
Y,Awtt-»1)-{-(«+in)«
a~A
<
ln A
E A (a )F (a )« £ .
a~A
ln A
ou:
?(<*) = E ^e(ha’)
0< h < H
avec |e^| < 1.
44
Il ne reste alors plus qu’à utiliser une identité combinatoire pour se ramener à la
majoration de sommes de type I et de sommes de type II. Nous choisirons l’identité de
Heath-Brown (voir en Annexe le paragraphe E.2) qui donne le meilleur résultat ici.
Nous devons établir les estimations suivantes:
Eh £h Em En am e h(mn r < ( m
MNn ) x~c
E e* E E a™e(MmnD < (M N f ~ e
h m n
Soient e > 0 et rj > 0 deux réels que l’on choisira suffisamment petits.
Nous devons estimer 5(0, M, N ) définie au chapitre 2 pour H <C (M N )x~'1+ri,
dans le but d’obtenir 5 (0 , 7 ;//, Af, N) -C (M N ) x~e pour (M N ) ai <C N (M N ) a2, ce
qui correspond à la majoration des sommes de type II.
D’autre part lorsque bn = 1, nous devons prouver 5 (0 , 7 ; H, M, N) -C (M N )1'* pour
(.M N )a3 < N .
Ensuite le théorème sera acquis pourvu que les restrictions combinatoires de l’identité
de Heath-Brown soient satisfaites:a3 > 2a\ , 2a3 + ai > 1, 3a2 > 1
5.2,1 Som m es de ty p e II
N < (MNf
45
H ? (M N )N ~* < (M N )1”e- ’?
\ \
ce qui nous ramene a:
2+P i+p+g 3e 6n
(M N )1~'1+2e+r' < N < ( M N ) ' ™ 1-q °*
On a donc le:
T h éorèm e 5.2 L ’estimation 5(0,7; H, M, TV) <C (M N )x~e esf urate <fès çue;
< (MiV)1" ^
et:
/ w » r \ l — v + 3 * » r / i j T<2 + P ) - ( 1 + P + < ) ~ 4 e
(M N )1 7+3e < AT < (ATAT) !-«
5.2.2 Som m es de ty p e I
Dans tout ce paragraphe, nous supposerons que (MJV)1-7+e <C N <C (M N )J~e.
Comme i f > 1, la condition N <C H (M N )'1 sera toujours vérifiée, ainsi que la condi
tion symétrique M <C H (M N )'1.
Toute somme de type I peut clairement être considérée comme une somme de type II.
Nous allons commencer pax établir des résultats ne nécessitant pas que bn = 1, et nous
préciserons plus loin le moment où cette condition devient nécessaire.
En appliquant le théorème 2.11, nous voyons que l’estimation S(0,~f;H,M,N) <C
(MAT)1-* est satisfaite dès qu’on a les conditions:
H ( M N ) î^ l N - ^ < (MAT)1"*
H (M N )N ~ i < (MAT)1"6
H (M N )^ N ~ ^ < (MAT)1"'
46
H * (M N )* N i < (MTV)1-*
TV > (MTV)^1-7^ ^ )
TV > (MTV)3(1-7)+3(*+,J)
TV < (MTV)237-18-24*-19”
TV > (MTV)3^1-7^+e+n
^ (i-7 ) <37-2
ce qui est vrai pour 7 > | | .
Nous pouvons donc énoncer le:
T h éorèm e 5.3 Pour 7 > | | = 0.84, on a 5 ( 0 , 7 ; /T, M, TV) ^ (MTV)1-* dès que H •<
47
En intervertissant les rôles de M et N, nous obtenons le:
T h éorèm e 5.4 Pour 7 > | | = 0.84, on a S (0,/y ] H ,M ,N ) ( M N )1-* dès que H <C
MN i l — Y+»7 et:
M
(M N )3-*<+5* < N < M N i 4 1-7 Ac
Pour 7 > ^5 , les domaines d’application de ces deux théorèmes se recoupent, ce qui
permet d’en déduire:
^ ¿ (M ^ ^ N -Z < (M N f~ *
H (M N )N ~ 1 < ( M N ) 1-*
1 5 —13-y 14e+16n
N » MN 8 8
48
N > (M N )1^ ^
N > (M N )3* # 1* 1* # *
f * / , rN3° - « a , ?i«+3.i.a
N > ( M i V j 23 1 23
N > (M iV )^ + ^
N > (MAT)iïr1+l£i52
N > (MiV)3-37+4e+4’,
N > (MiV)1- ^ ”
>
1 e
»7
7 2 2
Si la première condition ainsi que la sixième sont vérifiées, alors les autres le sont
13
également. Suivant la position de 7 par rapport à ^|,
15 c’est l’une où l’autre de ces deux
conditions qui est la plus forte. Nous en déduisons les théorèmes suivants:
49
D iscussion
Il nous faut fournir encore une estimation pour nous affranchir de la condition N <C
(M N)'l~e. Pour cela nous appliquons directement le lemme D .l avec (p,q) = ( |, |) , et
nous obtenons le:
L em m e 5.9 On suppose bn = 1.
On a S (0 ,r , H , M , N ) < (MiV)1-c dès que:
N » (M N )*-^+2e
N > (MAO1^ - * - 26
On notera que la constante | peut être légèrement améliorée. Pour cela, il suffit
d’utiliser une autre paire d’exposants dans le lemme. On peut prendre par exemple
(Pi 9 ) = (M’ 30)* Mais ces valeurs sont de toutes façons très éloignées du domaine d’appli
cation actuel.
D’autre paxt, bien que nous ayons utilisé les théorèmes 2.11 et 2.12, il nous faut
souligner que c’est le théorème 3 de [9] qui est l’ingrédient déterminant pour améliorer le
théorème de Piatetski-Shapiro.
50
5.3 C on clu sion
En prenant:
ai = 1 —7 + 2e + T)
7(2 + p) - (1 + p + g) - 3e - 6rj
a2 =
1-g
03 = 3(1 - 7 ) + 5e
les conditions combinatoires de l’identité de Heath-Brown a3 > 2 ai, 2a$ + a\ > 1, 3a 2 > 1,
nous conduisent à vérifier:
• premièrement que
7(2 + p) ~ (1 + P + q) 1
1- q 3
ce qui est vrai pourvu que:
4 + 3p + 2ç
7 3(2 + p )
13
Si l’on prend (p,q) = ( | , | ) , on retrouve la condition 7 > 15 = 0 .866666 . . . , qui
apparaissait déjà dans l’axticle de Heath-Brown [15], mais qui n’était pas la plus
• que:
3(1 - 7 ) < \
si bien que:
7 > - = 0.85714...
51
• que:
.4 + 3p + 2q 6.
7 > m a x ( 3(2 + p) '7
c < 7 ^ 7 = 1.15447001...
5302
7552
en utilisant la paire d’exposants: B A sB A2B A2B A B A2B (0 ,1) = ( ^ 2° , 14923
On peut améliorer cette condition avec une paire d’exposants plus appropriée que l’on
trouverait en appliquant l’algorithme de Graham à partir de la paire d’exposants ( ^ +
£, Ü + e) pour e assez petit, qui a été établie pax Huxley et Watt [17], mais l’amélioration
serait de toutes façons faible.
52
Chapitre 6
M inoration grâce au crible
X
7T X » cìnx
Définissons:
Ad = {a € A | d/ a}
S { A, z ) = #{a € A | (a,I]P) = l}
p<z
53
En utilisant la caractérisation classique des nombres de Piatetski-Shapiro (voir le début
du chapitre 5), on obtient:
où:
T(d) = ¿2 ((M + i r - (M T )
m = £ ({-(M+in-Mwn)
On montre aisément que:
On a donc le:
L em m e 6.2 On a l ’égalité:
\Ad\ = ^ + r(A ,J)
où:
Le crible linéaire seul ne pourra jamais détecter les nombres premiers (phénomène de
parité), si bien qu’une transformation préliminaire s’avère indispensable.
Soit | < ¡3 < | , et D = N c(x~e\
On applique l’identité de Buchstab:
5 (A (2 iV )f) = 5 (A (2 iV )^ )- X S {A p, P) (6.1)
{2N)fi<p<(2N)%
S (A ,(2 N )0) sera minoré grâce au crible, tandis que ^ ( 2N)0<p<(2N)% S {A v,p) sera es
timé par une méthode directe, ce qui permet de sortir du cadre du crible.
54
6.4 E stim a tio n d irecte
E S { A , tp)
(2N)P<p<(2N)%
= # { [ n c], N < n < 2N | 3 pi,i>2,Pi < P2\ (2N)P < px < ( 2 iV)t, [nc] = pxp2}
Notre but étant de donner une majoration explicite de H(2N)P<p<(2N)i S{Ap,p), nous
supprimons dans la relation précédente la condition: p\ < pi.
Ainsi on a:
£ s (a , p )
(2N)P<p<(2N)%
< #{[n % N < n < 2 N \ 3 ^ , ^ ; ( 2 N f < p, < (2 JV)i, [n‘] =
Notons que la perte entraînée par cette majoration n’a pas d’incidence sur le résultat
final, car la contribution des termes tels que pi > p2 est négligeable.
Par la transformation classique sur le nombres de Piatetski-Shapiro, on a:
55
Il ne reste plus qu’à donner un équivalent de cette expression. On peut par exemple
faire le changement de variables: <2 = puis le changement: ti = (2iV)u, et en inter
vertissant les sommations, on est capable de calculer explicitement l’intégale en u, et il
ne reste plus qu’à trouver un équivalent à l’intégrale en v.
Plus précisément:
r2° rî du
1\ { N ) ~ 7N v'-'dv / -, ■■ . f., -----
Jv= 1 Ju=p u(ln v + c In N ) — u 2ln2 N
On en déduit l’équivalent:
N c ß
Tx N ln N +00
clnN ß
R i(N ) est un terme d’erreur conduisant à des sommes d’exponentielles faciles à esti
mer, en raison de la position des intervalles de sommation. Par le développement en série
de Fourier donné pax D.l, nous avons:
où:
^ 2 '52 e (p i p 2, i ) < n
(ln N )2
Nous sommes donc ramenés, après une sommation pax parties, à montrer l’estimation:
€
E £/> E N C
E (2 N ) c
4 h(pip¡y) < (N ‘)
C\l —
(2N)ß<P l<(2N)
PI
:p2 PI
56
et cette estimation découle, pour ¡3 assez proche de | , du théorème 5.5, si bien que:
N
Ri N <
< ln N 2
On utilise le crible linéaire sous la forme du théorème 4 de [18], dont nous donnons
l’énoncé uniquement pour la minoration:
P rop osition 6.4 Soit A un ensemble fini d fentiers, et V un ensemble de nombres pre
miers. Notons:
P (z) = JJ p
p<z
pev
S (A ,V , z) = #{açA | (a ,P (z)) = 1}
avec u>(d) multiplicative et 0 < u(p) < p pour p € V , X > 2 un nombre indépendant de d.
Soient R > 1, 0 < r) < S~R et D > 2. Supposons que les deux inégalités suivantes
soient vérifiées:
y- “ (P *) < L
57
pour tous z > w > 2, et des constantes K yL > 1 convenablement choisies. Posons:
V(z) n d-^)
p/p(*) p
Définissons les ensembles:
Q = {Z>»>2(i+»/9r | „>0}
S { A , V , z) > V (* )* (/(a ) - E) - R ï - R-
avec:
In D
s =
ln z
E = E(r/, D, K , L) < i, + i r V ^ l n D )~i
BT = £ £ \ ï t o , D 1, . . . , D r ) H i ( A , V , z ; t l , D , , . . . , D r)
(£>1... Dr)€î>- *<%
d / P { D rf )
58
ln D
On prend z — ( 2N)*3, a>(ra) = 1, X = N, ij assez petit, s = ßhi N
= ^(1 — e),
I ( D i , . . . , D r) = 0.
L’existence de K se déduit aisément de la formule (voir les expressions (22.7.3) et
(22.7.4) de [12]):
£ i = lnln* + C + 0 ( i ^ - )
p<x P lO *
L’existence de L est triviale. Rappelons que D = N c(l ~e\
Nous en déduisons la minoration:
ln(s —1)
f( s ) = 2 e™
s
N 2 c 2 C c
Si A , 2N 2 > ln 1 ln £ ln 1
c\nN 1 £ 0 1 £ C ß ß
r ^ - J C + L V
-
P + (,n
c ( l - £ ) lun i V ) 3 + °W)7 + i (-4’<2JV> )
d’où, pour £ et 77 assez petits, finalement:
N c ß
s A 2N if ln 1 1 1 S A. [2N
cln N ß
Le théorème 6.1 se ramène donc à montrer l’inégalité:
N
sA 2N fi
ln A ,2
59
6.6 T erm e d ’erreur
où \tj)d\ < 1, la sommation sur les di se fait sur des intervalles de la forme [D;, D *+T)9] avec
( D i , . . . , D r) € et la restriction N c < dd\ • • • drk < (2N ) c.
En effectuant un découpage dyadique des intervalles [Di, D}W ], on voit que l’on est
ramené à estimer des sommes S = S{qi, («¿), (Di))
où les variables de cette somme sont restreintes à vérifier les conditions suivantes:
kdd1 ---dr ~ Nc
£>i2 < D
D \ D 23 < D
D \ D 2D $ D 3 < D
D\D%Dz • • • D 2 3 < D
Signalons qu’il y a 0 ((ln N ) T>’) (où rf ne dépend que de rf) telles sommes S et qu’il
suffit de montrer S <C (iVc)1-e pour conclure.
60
On utilise le développement en série de Fourier de la fonction partie fractionnaire
donné par D .l. On a donc:
où les sommations sur k,d,d\,... ,dT sont liées par la relation N c < kdd\ • • • dr < N ,c, avec
N < N ' < 2N, et:
1
kdd\ • • • cfr, 7 < min 1
E(kddt + m ind, g || (1 + ^ ^ „)
H\\ (kddi - • • dr)y
E
0< |ft|< J/
eh E
d~D'n
** E •••¿ r~ED “ r kE
~K
e(M*<«i—<*rr)«(jve)‘-
où les sommations sur k,d,d\ ,... ,dr sont liées pax la relation N c < kdd\ ■ ■ ■ dT < N'°, avec
N < N ' < 2 N.
Pour rûajorer cette somme, nous allons utiliser les estimations que nous avons démon
trées pour le théorème de Piatetski-Shapiro. Il nous faut donc regrouper les variables de
sommation judicieusement de manière à ’’fabriquer” des variables se trouvant dans des
intervalles pour lesquels on sait estimer la somme.
D’après le théorème 5.2, avec (p, q) = ( |, |) , l’estimation recherchée est vraie dès que
du produit K D VlD i 1 • • • D “r, on peut en extraire un qui se trouve dans l’intervalle:
NC 3—3 7+ 5 e
A C3^—2—5c
61
I-------------------- 1/ / / / / / / / / / I / / / / / / 1 ----------- 1/ / / / / / / / / > / / / / / / / / / 1—
1-7 57-4 3-37 37-2
La condition D \ < D implique pour rj suffisamment petit que D \+r> <C (_/Vc)3'r-2-5e,
ce qui nous permet donc de supposer: D*x <C (_/Vc)3-3rf5e.
D’autre part, D \D \ < D implique D \ < D, or avec 7 > on a 57 — 4 > | donc
pour rj suffisamment petit on a D \ +r}9 <C (Arc)57-4-8e si bien que l’on peut supposer
D %2 < (jVc)1_'r+3e (voir figure 6.1). Cette dernière condition va nous permettre de conclure
pourvu que 7 > comme nous allons le voir immédiatement.
Il nous reste en effet maintenant deux cas à étudier:
et donc il est impossible qu’il n’y ait pas un produit de D°* qui se trouve dans:
](iVc)3-37+5e, ( 7Vc)37-2-5e[
car aucun des D?', i > 2 n’a une taille suffisante pour faire "sauter” d’un seul bond
le produit d’une borne à l’autre de l’intervalle précédent.
Il nous a semblé que le théorème 1 de [18] n’était pas assez fort pour conclure. Nous
avons dû revenir à la construction des coefficients bien factorisables pour gagner davantage
de souplesse dans les formes multilinéaires.
62
Chapitre 7
Problèm e binaire
Nous allons nous intéresser à un problème binaire déjà étudié par Deshouillers dans
sa thèse [5] au chapitre II. Il s’agit d’écrire tout entier comme somme de deux nombres
de Piatetski-Shapiro.
Nous allons chercher un équivalent de:
T h éorèm e 7.1 Pour 1 < c < | , 7 = on a, pour N —*■ + 00 , et tout e > 0 suffisamment
petit:
Rc(N) = A(7 )7V27_1 + Oen{N 2'1~1~e)
où:
A(7 ) = 7 2 jf x7_1(l - x y - xdx = 7^ ( 7 ,7 ) = 7 2^ |^ y
(voir par exemple [34] pages 253-254 pour ces égalités classiques sur les fonctions eulé-
riennes)
63
7.1 R é d u c tio n du p rob lèm e
Rc(N) = 2 J 2 x (n )x (N - n) + 0 (1)
l<n<f
Cette transformation nous permet de ramener l’étude de R C(N ) à un problème de
sommes d’exponentielles. En utilisant l’écriture habituelle de x> on en déduit:
ou:
S i(N ) = 2 £ ((n + l) 7 - n 7 ) ( ( j V - n + l) 7 - C / V - n ) 7)
l< n < y
S 2(N ) = 2 £ ( { - ( n + l) 7 } - { - n 7 } ) ( ( J V - n + l) 7 - ( A T - n ) 7)
1<«<T
Ss(N) = 2 £ ((n + l )7 - n7)({-(iV - n + l) 7} - { - ( N - n)7})
l<n<f
S 4(N ) = 2 Y : ( { - ( n + l) 7 } - { - n 7 » ( { - ( 7 V - n + l ) 7 } - { - ( J V - n ) 7»
l<n< y
S i(N ) donnera donc le terme principal, tandis que S 2(N ) et S 3(N) seront des termes
d’erreur relativement faciles, et S ^ N ) un terme d’erreur plus délicat.
Ensuite, constatant que x —► f(x ) = æ7-1(l —x )7-1 est décroissante pour x G]0, ^],
une comparaison avec une intégrale nous amène à la conclusion que:
64
cax l’inconvénient d’avoir une intégrale impropre est pallié par les estimations:
f f(x)dx < a 1
Jo
On a donc l’estimation:
S 2(N) < e jV5* - 1“*
On a donc l’estimation:
65
7.5 E valu ation de S ^ N )
02 (N ) = £ T h M R „ , ( N - n)
ti~ N q
« iW = £ -Rjf.M TH, ( N - n )
n~No
o*(N) = E R H,(n)RH,(N - n )
n~N o
On a:
S 4(N) < (ln N ){a t(N ) + * 2{N) + <t3{N) + <r4(N))
Pour montrer l’estimation précédente, nous devrons estimer des sommes d’exponen
tielles sur lesquelles on ne peut apparemment pas appliquer directement la théorie des
paires d’exposants, car en dérivant n fois la fonction à l’intérieur de l’exponentielle com
plexe, on obtient une fonction qui suivant la parité de n, peut ne pas conserver un signe
constant sur l’intervalle de sommation.
66
U n th éorèm e de som m es d ’exponentielles
Pour établir ce théorème, nous allons utiliser le fait que selon le signe de h\h 2, soit les
dérivées d’ordre pair, soit les dérivées d’ordre impair de ,h3 gardent un signe constant
sur l’intervalle de sommation.
En particulier F" est au moins monotone ou de signe constant:
Posons Ij =]<Zj, 6j[, oij = min (F'(aj), F \b j)) et = max (F'(aj), F'(bj))
Pax la formule sommatoire de Poisson donnée pax B.l, on a:
on a:
67
• Si h\h 2 > 0 alors avec n = 2 :
E stim ation de a\
En écrivant:
e(hi(n + l) 7) —e(hiny) r1 , x , . .
------------— —------------ = / 7 (n + u)7 1e(^i(n + u)7)dti
^27r/i>j 7o
et:
on a l’estimation:
N ^ _1 + IM ^ 7-1 + 1 < ^
où rj = m ax(j/i,7/2).
68
• Pour h\h,2 > 0, on doit établir:
ce qui revient à:
1— €
N j-'ir -1 E £ (MJV3H, + l*»|J'r,_3r l < N *~I
0 < |/.i|< J/i 0<|fc2|<J?2
ce qui revient à:
| o - 7)+1 -1 < 7
En écrivant:
e h\ n + 1 y e hi ri■7 i
7 (n + u)7 e(Ai(n + u)7)c/u
2iirhi 'o
69
On obtient l’estimation:
On a donc l’estimation:
2*7— 1 — c— Tj
sup S(u,v) <C (7<1)
(u,v)€[0,l]2
où tj = max(i7i,i72).
E stim ation de 03
Par le* même raisonnement que pour er2(iV), on voit qu’en fait il suffit de montrer
l’estimation 7.1, car on a:
E stim ation de a 4
Il est immédiat de voir qu’en fait il suffit de montrer l’estimation 7.1 pour estimer
<r4(N).
70
Fin de l’estim ation de <7 2 ,(7 3 ,(7 4
min(1’^iKni) = k? ooo‘e('‘nl')
où pour tout fi € [—1 , 1 [
Y M W '’ « 0 H^(\a2Hf
0
On a donc:
+OO +O O
pour un choix convenable de 771 et r}2 en fonction de e, vérifiant la condition 771+ 772 >
77 + e, où rj = max(^i, tj2 ) .
< ^ njri 1 hE
rfO
Kll n~AT0
E e(fcj(*-» + »r)|
1 'Y—1 Ì
E \h, -1 N 1 - 7 Ä2I2 AT 2 A/ 2
Hl h2* o0
< l^ 1 (ln2H2)2{H2 1N 1-'1 + H%N:l?-NS)
71
Pour hi ^ 0 et h2 = 0, la contribution à S(u, v) est:
« E K K |A i|-lJVi“r + I M * ^ N$)
H* A./O
In 2Hi Ì
< ln 2 Hi 2 H N 1 -7 fi 2
A
iï2
h
< (ln N )3(N'y~*+11)
27 - 1 > 7 - i
c’est-à-dire 7 >
U |M
< E E K I K K I f c W 1+ MAH-1 + i)(\hiW~2+ M N^-2)-
h\ >0 ^2>0
M|M
+ E E K I K I ( |A i W 1 + I M ^ ,' 1 + i)(l'>i|JVo'2 + l'î2|APi- T
h i < 0 h2 < 0
Cd|M
+ E E K I K K I ^ W 1 + |A2|Ar,- ‘ + 1)(|A.|iv?-3 + im jv t- T
h\ < 0 ^ 2>0
(X + Y ) ~ ï < ( X Y ) - à
(ln N)*HX ^ H ^ N ^ N 2^
72
En remplaçant H\ et H2 par leurs valeurs, on montre que ces trois expressions sont
i
< nNi a ce qui amène la condition:
27 - 1 > 1 - -
a
2 o r-l
c’est-à-dire: 7 > 2er
Pour a = 2 cela donne 7 > et pour a = 3 cela donne 7 > | , condition déjà
rencontrée auparavant.
73
Chapitre 8
Un résultat presque partout
T h éorèm e 8.1 Pour presque tout c de l ’intervalle ]1,2[, au sens de la mesure de Le-
besgue, on a l ’équivalence:
X
*e(*) ~ - f — X- Ï +OO (8.1)
clnx
Ce théorème a déjà été démontré par Leitmann et Wolke [22], par une démonstration dire
cte. Notre approche va nous conduire à démontrer un résultat plus général, car le fait que
A soit l’ensemble des nombres premiers n’a aucune importance dans notre démontration,
et plus précis, en ce sens que nous donnerons explicitement un terme d’erreur exploitable.
74
8.2 U n th éo rèm e général
T h éorèm e 8.2 Pour presque tout c de Vintervalle ]1,2[, au sens de la mesure de Le-
besgue, on a:
pour:
f€l°’è _ f 1 (8-3)
Notons que ce théorème est trivial si la fonction de comptage de A est Oc,s{x l~6). Plus
précisément, pax une sommation pax parties, on a:
xp ,4(a:) < a xa
alors on a:
x i - c ( i - 0 ) <C>/J £ a _ i +c_1 < c,a j j i - c(i~ a)
a<xc
1
1 c ß] 1
4c 8
Cette condition devient si l’on peut choisir a suffisamment proche de f3:
l - c ( l - « > l - ( i - f )
c’est-à-dire:
_ 8c2 - 2 8 - 27 2
> 8 c2 —c ~ 8 - 7
Ceci nous permet d’illustrer notre théorème pour les valeurs extrêmes de c dans l’in
tervalle de validité ] 1, 2 [:
75
• lorsque c est très proche de 1, disons c = 1 + e avec e assez petit, alors le théorème
est intéressant pour /? > | + 3e.
• lorsque c est très proche de 2, disons c — 2 —e avec e assez petit, alors le théorème
est intéressant pour 0 > 1 —
a et ¡3 réalisant x 13 <C A{x) <C a:", et a —0 étant supposé choisi suffisamment petit pour
bien approcher l’ordre de grandeur de *4 (x).
On en déduit que dans le cas où a = 1, et où /? peut être choisi aussi proche de 1 que
nécessaire, le théorème donne un résultat intéressant pour presque tout c e]l,2 [. C’est le
cas en particulier si A est l’ensemble des nombres premiers: le théorème 8.2 implique le
théorème 8.1.
Nous allons, par itération du théorème 8.2, donner une application attrayante de ce
théorème.
Notre but est d’exhiber des suites finies de réels c*, de longueur arbitrairement grande,
telles que l’équation:
tZi
E 1= 7i7aJ*lX ln*
dt + 0 ( x ^ - 'e - ^ )
p=[nJ1]=l"^2l
avec une certaine constante absolue c > 0.
Introduisons tout d’abord quelques notations utiles. Soit c* une suite d’éléments de
] 1, 2[. Soit «4 ° un ensemble d’entiers naturels, et pax récurrence sur k > 0:
76
ainsi:
A k = {a € «4° | a = [rziCl] = • • • = [ïifcc*]}
On suppose:
inf{a | A?(x) -C s “} = snp{p | A°(x) x&}
<*k = ao + 7i H-------\ - l k ~ k
Pk = Po + 7i + -----1-7k - k
• 7, = ^ pour i = 1 ,. . . , k,
8—2*y2
• Pi > s—fi+i > p °ur i = 1» • • • »k - 1*
77
Par exemple en prenant pour A 0 = V , et
11 1 (1 1 1 1 1
7i€J ÎOOS2 + (* + 9 ) r ’ 100 V (i + 9)!
1 1 1 1 8 - 27l2 8 - 27t?+1
°° 100 ¿ Î i 2 100ho 0 + 9)! > 8 - ^i > 8 “ 7.+i
On en déduit le:
- 1 11 1 (l 1 1 (l 1
7i ” ^ €J 100 V + (i + 9)! 100 S '2 (i + 9)!
Insistons sur le fait que ce théorème est un exemple d’utilisation du théorème précédent,
et que les intervalles auraient pu être choisis autrement.
La démonstration du théorème 8.4 se fait par récurrence sur k, en itérant le théorème
8.2.
• Supposons que pour presque tout A:-uplet (ci,. . . ,c*) satisfaisant les conditions:
- li = Ti Pour i = 1 k.
78
- 7i < 72 < *• • < lk < 1,
8-2 t?+1 k — 1.
Pi 8-7.+1
pour i = l
&k)
A X 7i Ik E
a<x
a 71+ — +7fc-* o yi fikJh X
aeA°
et d’autre part on a les estimations:
~ H = il Pour * = 1, • • •, fc + 1,
71 7* k o Yl>—,7*»ô* t
.4‘ (0 = 7 l — 7» E a
a<t
o€^°
et d’autre part on a les estimations:
De plus, d’après le théorème 8.2, pour presque tout cjt+i on a les égalités:
s.
avec fc+1 €]0, 7fc+l
4 8 L’hypothèse a* >
g q ^.2
8 ” 7*+1
nous assure que ce théorème
donne un résultat non trivial, si bien que l’on peut a
79
Par une sommation par parties:
Ik -k
A k{t) = 7 .-" 7 » £ a7l O Ylf— rtkfOk t
a<t
o€^°
En effectuant le remplacement de A k(t), on obtient d’une part un terme principal
qui est exactement celui qu’on cherchait (en faisant la sommation par parties dans
l’autre sens), d’autre paxt un terme d’erreur qu’il nous faut estimer. En définitive,
il reste à montrer:
On écrit:
g 7fc+l <*k
à k+1 - -------- — ~ e k+1
Sk = = l - £k
k 4 4
7fc+i^fc+i —7k6k —
7*+i ~ 7k 7k+i + lk ak-\{lk+\ ~ lk) , I k + i i l - l k ) , _. _
------------------ 2
------------------------------------- 2--------------------------------------------------------------- 8
------------------------------- ------------------------ 8
------------------------ 7 ~ l k £ k + x
d’où:
f C ^ 1 - 7* , 1 - lk , 1 ~ 7* .
7*+i®fc+i — 7*®* < ~ ^ ------1----- g------1------g------•" 7*e* — 7Jk£Jk+i
80
8.4 P r o p r ié tés élém en ta ires
si bien que:
Il est clair que la première somme donne le terme principal. C’est donc de la deuxième
somme dont il faut s’occuper.
On notera dans la suite:
/ 7
a = {-(<* + i)7} - { - ^ }
32 ((a + l) 7 - a 7) < £ 7 - A 7 + l
A<a<B
32
A<a<B
/ » < & - & + 1 (8.5)
Dans cette section, nous allons montrer que la preuve du théorème 8.2 se déduit du
lemme suivant:
81
L em m e 8.6 On a l ’inégalité:
r Y A (a)
a<x
d'y <Ce,-7i,T2 X (8.6)
pour
.-(•y-«) 0 X +00
A ( a)
a<x
on doit supposer 71 > § + 72 —71 + 4e, pour avoir l’existence d’un K ( e , 7 1 , 7 2 ) > 0 tel
que:
r7
Ai
- 2 x - 2 (7 - e)
a<a?
¿7 < K x -2 e
1
Ek{x) = {7 €bi,72[ I * (7 c) Y /»(°) > k
a<x
On a les inégalités:
2
/ 7 2^7 < r - - 2 (7 - « ) ¿7 < K x —2e
JIEe m(x)
k (x) k2 ~ JE
e ik.((x)
x)
7 2x
E /ya
a<x
On a alors:
E /<W « “ )) < + ~
n>0
82
Donc d’après le lemme de Borei- Cantelli, presque tout 7 n’est élément que d’un nombre
fini de {Ek(nm) \ n € N*}, c’est-à-dire que pour presque tout 7 ,
(7 -e ) 1
lim sup (»m) Y, f M <
n — *>+00 a< n m
k
lim
n— 00
nm H
En f7 a = 0
a m
1 —ce
lim
X — *+00
X E
a<xc
/y a 0
1—ce
X E M “)) - ((n(*)”)-('’- ) 22 A(«))|
a<xc a^n(a?)T
1
< \x (1 ~>( 5 3 / y ( « ) - 53 /r (a))|
a<xc a<n(x)m
+ |(*-<i~>-(„(*)»)-<•*-•>) 22 A(<0|
a<n(x)m
< |xc - n ( z ) m| X
1—ce n\ X + x ( n ( x ) m)~ 1- 7+e)
< m(x°)~™+e
83
8.6 U n e m a jora tion d ’in tégrale
pour:
F
J71
7 - 2 aT27 32 nnn(i,
CL~z
1
H II (a + I ) 7 II
d'y ^ ¿ ,7 1 ,-72 x 77 (8 . 1 2 )
84
ainsi que:
1
£ m in (l, r) * 7 -f
a~z #11 (a + i r II
Sous les conditions (8.7), (8.8), on a les estimations précédentes, ce qui nous permet
de disposer des inégalités (8.11) et (8.12).
Il reste donc à prouver l’estimation (8.10).
E m
0<h<H
< H Y . I/TOI!
0<h<H
On est ainsi ramené à prouver pour tout u G [0,1]:
K (u ) e,7li72 X— »
ou:
85
8.6.6 La contribution du term e q = 0
H z
- q -H A ( 2 z ) x 2'|,1z 2'» 2(72 — 7 l) ■< x~e~v
c’est-à-dire:
£ - 2 1 1 z ‘x + 2 ( ‘n - ’n )+ e+ 3 » 7 ^ x -e -V
oc
11 > g- + 72 - 71 + e + 2 tj
Or cette inégalité est claire sous la condition(8 .8 ), pour un choix convenable de ij.
L em m e 8.7 Soit f réelle intégrable sur [a, 6]. Soit <j>positive, bornée, monotone sur [a, 6].
J f(x)<f>(x)dx = <f>(b — 0) J f ( x ) d x
On sépare la partie réelle et la partie imaginaire de(8.13). Les deux expressions réelles
que l’on obtient seront majorées de la même façon.
86
Remarquons que la partie réelle de l’intégrale de l’expression(8.13) contient les termes
suivants:
7 —* x~2~*
7 —»■ (n + q + u )7“1
7 —> (n —q + w)7_1
7
¿;(/*((n + g + u )7 - (n - q + u)7))
d . cos(2x^((n + q + iî )7 — (n —q + u)7)) x
7 0 ?------ ------} 2Îr
Les quatre premières expressions sont des fonctions monotones de 7 , donc en appli
quant quatre fois le second théorème de la moyenne et en utilisant la monotonie de ces
fonctions on obtient l’estimation pour l’intégrale de l’expression(8.13):
Pour n ~ 2 , 0 < g < Q e t 0 < u < l , on sait bien estimer l’expression précédente. En
particulier, on a la minoration:
_ a 3s
7 i > ^ + 72 - 7i + + 27?
87
La preuve est ainsi complète.
Au lieu d’appliquer le shift, remarquons qu’il était possible d’utiliser l’inégalité de
Cauchy-Schwarz. On aurait ensuite pu faire un découpage suivant les valeurs de |n7 —n21
et traiter un problème très simple d’espacement. Le résultat aurait été le même puisque
la condition la plus restrictive provient de la diagonale (la contribution de q = 0 ).
88
Annexe A
Transformations de som m es
L K
IK <Ek < L **l2< (2+ V
E (1 - M)
1, 1« } V
E w * -,
K < k -q ,k + q < L
Cette formule classique permet de libérer des doubles sommes d’une condition multi
plicative, ce qui permet de rendre les variables de sommations indépendantes.
L em m e A .2 Soient 0 < L < fiN < vN < XL, et soit c* une suite de nombres complexes
(\cn\ < 1). On a Végalité:
89
Annexe B
La formule som m atoire de Poisson
formée de Fourier f :
£ /M = £ /(')
n I
Elle permet donc de transformer une somme sur des entiers en une autre, que l’on
espère pouvoir traiter plus efficacement. En effet, d’après le lemme 4.7 de [28], on a le:
L em m e B .l Soit f( x ) une fonction réelle ayant une dérivée f'(x) continue et strictement
décroissante sur [a, b], et soit f'(b) = a, f'(a) = /?. Alors:
Dans cette formule, il reste encore à évaluer l’intégrale, ce qui en général s’accomplit
pax la méthode dite de la phase stationnaire.
Pour avoir un terme d’erreur précis, on fait souvent une petite hypothèse supplémen
taire sur / (voir pax exemple [33] page 89).
Une forme particulièrement utile est donnée par le lemme 6 de [15] que nous énoncerons
de la façon suivante:
L em m e B .2 Soient 0 < a < b < 2a. Soit R un ouvert convexe contenant le segment
réel [1, 6/a]. Soit f une fonction holomorphe sur aR = {az | z € R} et vérifiant
90
/ z <
< M pourM pour z G aR. Supposons de plus que f ( x) est réel lorsque x € aR est réel et
que f"(x) < —kM avec k > 0. Soit f'(b) = a, f { a ) = fi, et définissons xv pour chaque
entier v de l ’intervalle a < v < fi par f'(x „) = v. Alors:
Dans le cas où l’on ne désire pas une estimation si précise, on peut se contenter de la
majoration suivante (voir par exemple [28] section 4.19):
L em m e B .3 Soit f une fonction n fois dérivable telle que |/ ^ ( x ) | > An > 0. Alors on
a l ’estimation:
[ be(f(t))dt < n A;."
Ja
91
A nnexe C
Paires d ’exposants
La méthode des paires d’exposants est due à van der Corput [29] et [30] et Phillips
[23].
Nous reprenons la définition du paragraphe 5.20 de [28].
D éfin ition C .l Soient s,c des constantes positives, et soit ¿F(s, c) l ’ensemble des qua
druplets (N, / , / , y) tels que:
• f est une fonction réelle sur I, indéfiniment dérivable, telle que pour tout n > 0;
n +1 dn dn
/ ya 's
< c
dxr (y* *)
X
dx n
On dit que (p,q) est une paire d ’exposants si 0 < p < | < q < 1 et si pour tout s > 0
il existe c = c(p, q, s) > 0 suffisamment petit tel que l ’on ait l ’estimation:
£«(/(»)) ««„(vAr*)'*'
n€/
uniformément pour (N , / , / , y) € T(s< c)
Il est est immédiat que (0,1) est une paire d’exposants. Pour en fabriquer d’autres plus
intéressantes, on dispose des méthodes suivantes:
92
L em m e C.2 (P rocessu s A ) Supposons que (p ,q ) soit une paire d ’exposants. Alors on
fabrique une nouvelle paire d ’exposants A(p, q) par:
P P i
p + q + 1’
A P,Ç.
2p 2 2p 2
L em m e C .3 (P rocessu s B ) Supposons que (p,q) soit une paire d ’exposants telle que
3
p + 2q > 2 Alors on fabrique une nouvelle paire d ’exposants B(p, q) par:
B(p,q) = { q - ^ , p + ^)
* 0 .1 ) = (i i)
AB ( 0,1) = ( |,|)
11 *>7
ABA*B( 0,1) = ( - ,- )
BA*BA2B A 2B A B A 2B(0,1) = ( ^ , ^ )
93
Annexe D
La fonction partie fractionnaire
i e eh 1
e E O min 1, D.l
w = ^2 „ < L 2 iwh
^ + 0 ( m i n ( 1’ H Oe
T )) (IU )
L em m e D .l Soient N < N\ < 2N, A > 0, 0 < 7 < 1, alors uniformément pour
0 < u < 1 on a l ’estimation:
94
On en déduit, en prenant (p, g) = ( | , | ) , l’estimation:
95
Annexe E
Identités combinatoires
Ces identités permettent de transformer des sommes sur les nombres premiers en
sommes sur des intervalles particuliers vérifiant certaines conditions.
telles que, pour tous les nombres K et K ' (100 < K ' < K < 2 K ') et toute fonction
arithmétique g, on ait Végalité:
£ A (% (i) = S, + Si + S3 + St
K '< k < K
où:
Sx = Y a i(m) X) g{mn)
m<K$ K '< m n < K
s2 = Y a 2(m) Y (lnn)j(mn)
K' <mn<K
Sz = E E a 3(m )a 4(n)g(mn)
K$<m<K$ K$<n<K$
K '< m n < K
SA = Y a s(m )a 6{n)g(mn)
K$<m<K$ K$<n<K%
“ K '< m n < K
96
On a l’habitude de dire que Si et S 2 sont des sommes de type I, c’est-à-dire que l’une
au moins des sommations se fait sur une variable régulière, alors que S 3 et S 4 sont des
sommes de type II, c’est-à-dire qu’aucune des sommations n’est a priori sur une variable
régulière, mais chacune des sommations est longue.
Pour les sommes de type II, on a la possibilité d’utiliser la majoration symétrique,
en échangeant les rôles de m et de n, ce qui réduit l’étude à l’intervalle [^, |] au lieu de
l’intervalle [ |, |].
• pour les sommes de type II, on doit savoir les majorer lorsque l’on a une variable
de sommation dans l’intervalle [ Kai, K ai],
• pour les sommes de type I, on doit savoir les majorer lorsque la variable de somma
tion régulière est dans l’intervalle [K a3, K]
où K désigne la même chose que pour l’identité de Vaughan, et ai,a 2,<Z3 vérifient les
conditions «3 > 2ai, 2a3 + ai > 1, 3a 2 > 1.
Cette identité est apparue dans le lemme 3 de [15]:
L em m e E .2 Soient 3 < u < v < z < x et supposons que z — | € N, et que z > 4 it2,
x > 64z 2u, v 3 > 32a:. On suppose de plus que f(n) = 0 lorsque n < | ou n > x et que
s = E^W/W
n
= S1 + E,1- S 2 - E ,2 - E 3 - E ,3
97
avec:
oo
E 1, S , 1, E 2, S ,2 < (lnx)max X ) d3(n)| 3 2 f {mn)I
m =l z< n <N
OO
où le sup est pris sur toutes les fonctions arithmétiques g(n) telles que |<7(n)| < dz(n)
Dans ce lemme, S i , E ' i , E 2,E '2 peuvent être cataloguées comme sommes de type I,
tandis que E3, E^ seront de type II.
Pour une autre approche, on pourra se reporter à [14].
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