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Nostalgie et Rencontres Rurales

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INTRODUCTION

Aussi bien dans le contexte de la vie quotidienne en général que dans les
communautés rurales africaines en particulier, le thème tiré du roman « Histoire
d'un enfant trouvé », de son auteur Robert ZOTOUMBAT, intitulé
« Présentations » qui fait l'objet de notre exposé, évoquent des scènes de
nostalgie, de rencontres entre les générations et de réflexions sur l'évolution des
traditions locales. Le récit attaché à notre thème, met en lumière les liens entre
passé et présent, ainsi que les changements sociaux et culturels qui façonnent
notre société depuis des lustres jusqu'à nos jours.
De ce fait, comment se manifestent les relations humaines, la confrontation entre
tradition et modernité, ainsi que le rôle des souvenirs dans la construction de
l'identité et du lien social dans cette partie du roman étudiée ?
Pour ce faire, pour mener à bien exposé, notre étude répartie en quatre points
distincts correspondant aux titres suivants : "Récits Nocturnes Autour du Feu de
Bois", "Nostalgie d'une Enfance Joyeuse","retour chez Nganga" et "rencontre
avec Ngoye".

I. Récits Nocturnes Autour du Feu de Bois

« Le soleil avait déjà disparu à l'horizon depuis plus d'une heure. Les
pilons s'empressaient dans les cuisines pour le repas du soir. La nuit était
tombée et les hangars avaient repris leurs habituelles activités. Les amis
se rendaient leurs dernières visites en attendant ce long et doux sommeil
qu'on prend après une longue et dure journée de travail. Nous étions
d'ailleurs au début de la saison sèche, période la plus fatigante pour les
hommes, car ces derniers préparaient les plantations pour la prochaine
saison des pluies. Il était vingt heures quand je sortis de chez moi pour
faire ma visite quotidienne à quelques-uns de mes amis. Je ne manquais
jamais cette randonnée car les histoires que nous nous racontions nous
rap- pelaient notre enfance ; c'était un grand plaisir pour nous de faire
revivre ces souvenirs autour d'un beau feu de bois. » (paragraphe 1 et 2,
page 7)

Explication
Ce texte décrit la fin de la journée dans un village ou une communauté
rurale pendant la saison sèche. Le soleil s'est déjà couché depuis
longtemps, et les activités nocturnes commencent. Les gens se préparent
pour le repas du soir, les travailleurs rentrent chez eux après une journée
fatigante, et les amis se rendent visite les uns aux autres pour se
remémorer des souvenirs d'enfance autour d'un feu de bois. L'auteur
souligne l'importance de ces moments de convivialité et de partage,
notamment pendant cette période difficile de préparation des plantations
pour la saison des pluies à venir.

II. Souvenirs d'une enfance joyeuse et des soirées animées

« Je ne rencontrai personne dans la cour sauf les enfants que le soir avait
réunis pour vaquer à leur principale occupation : le jeu. Un merveilleux
clair de lune ajoutait une gaieté lumineuse à leur excitation. Je passai
quelques minutes à les envier; cela me rappelait cette période où je ne
pensais pas à la vieillesse. Qu'ils étaient joyeux! Au moins ici, dans ce
village, on sentait la vie; les idées modernes, comme on les appelle,
n'avaient pas entièrement brisé les traditions locales. Il m'est arrivé de
constater avec amertume qu'ailleurs, les enfants ne se livraient plus aux
jeux qui avaient été ceux de notre génération. En effet, beaucoup de
jeunes gens les considèrent comme périmés, n'appartenant plus au monde
civilisé (civilisé, civilisation ! A-t-on jamais dit que les enfants des
mondes plus civilisés ne pratiquent plus les jeux qu'ont inventés leurs
grands parents?) Les soirées n'ont plus d'éclat aujourd'hui. La seule danse
qui reste est le cha-cha-cha, et le boléro...au son d'une boîte à disques
qu'ils appellent électrophone. La << Magnala » a disparu, « l'Ekota »
aussi. Oh! Comme je me rappelle ces soirées où filles et garçons
chantaient ensemble, dansant au rythme d'un tambour dont le son vous
faisait dormir sur l'épaule d'une jolie fille. Je revois ces jeunes filles,
torses nus ruisselantes d'une sueur fine d'où émanait la bonne odeur d'une
pommade d'huile de palme dont elles s'étaient ointes pour la
circonstance ; je les revois qui se déhanchent gracieusement à vous
arracher le cœur, je revois leurs seins qui se dressent contre ma poitrine,
me réchauffent. Oui! Mon Dieu, que ne suis-je plus jeune ! Elles
dansaient presque nues, dévoilant publiquement leur beauté ou leur
laideur, et non pas comme les filles d'aujourd'hui dont les robes et les
jupes, bien que multicolores et bien cou- sues, cachent toutes les
malformations physiques. Si les filles sont ainsi couvertes des pieds à la
tête, comment les jeunes gens d'aujourd'hui arrivent-ils à faire leur
choix ? » (Paragraphe 3 , page 8-9)

Explication
Le narrateur se retrouve dans une cour déserte, excepté pour les enfants qui
jouent sous la lumière d'un clair de lune radieux. Il observe avec envie leur joie
et se rappelle nostalgiquement de son enfance où il ne pensait pas au
vieillissement. Il exprime son regret pour la disparition des traditions locales et
des jeux d'enfants, remplacés par des divertissements modernes. Il se remémore
avec une pointe d'amertume les soirées animées de son passé, où la danse, la
musique et les rencontres étaient plus spontanées et authentiques. Il compare ces
moments à ceux d'aujourd'hui, où la pudeur et la couverture excessive semblent
cacher la véritable essence des individus, se demandant comment les jeunes
d'aujourd'hui parviennent à exprimer leurs préférences et à choisir leur
partenaire dans un tel contexte.

III. Retour chez Nganga

« C'était avec cette nostalgie du passé que je continuai mon chemin. Certains
enfants étaient accourus autour de moi dès qu'ils m'avaient aperçu, qui, s'en-
quérir de ma destination - quel curieux ! -, qui, pour se renseigner sur tel ou tel
jeu.
J'entrai chez Nganga, l'un de mes meilleurs amis, bien qu'il fût un peu plus
âgé que moi. C'était un homme d'environ cinquante-cinq ans, mais sa robustesse
était telle qu'il était le meilleur travailleur du village. Il était complètement
étendu dans sa chaise- longue faite de liane, les yeux levés vers le toit de ce
hangar qui en avait tant vu (le même depuis la mort de son père, survenue huit
ans auparavant, et qu'il n'avait pas réparé pour ne pas perdre le dernier souvenir
qui lui en restait). Il était si occupé à tirer sur sa pipe qu'il ne remarqua pas ma
présence. Je toussai ; il se retourna, souriant.
Oh ! c'est toi ! comment ça va, mon cher ? puis il bâilla largement.
Ça va comme d’habitude ; mais tu sembles très fatigué : tu as beaucoup
travaillé aujourd'hui ?
Tu sais, mon dos ne colle plus ces jours-ci. En plus de l'abattage, j'ai à tisser
des pailles pour renouveler le toit de ma maison » (paragraphe 4 et 5, page 9-10)

Explication
Le texte décrit le retour du narrateur dans son village et sa rencontre avec
Nganga, un ami plus âgé. Le narrateur exprime sa nostalgie pour le passé tout en
observant la vivacité des enfants du village. Nganga, malgré son âge, est décrit
comme un travailleur robuste, mais fatigué. Le texte évoque également le lien
entre Nganga et son passé à travers la préservation d'un hangar qui lui rappelle
son père, décédé huit ans auparavant.

IV. Rencontre avec Ngoye

« Comme il finissait de parler je vis entrer un petit vieillard aux cheveux


grisonnants, aux yeux brillants, au regard vif et à la démarche aisée. Il
portait un pull rouge au col nettement plié et un pantalon kaki. Aux pieds,
une paire de babouches marron que j'enviai. A son habillement, je
reconnus qu'il devait avoir occupé une place importante dans notre
société. Je lisais à travers l'expression de sa physionomie une intelligence
remarquable. Tiens, je te présente Ngoye, le camarade dont je te parle
souvent, me dit Nganga. Il est venu me rendre visite et il compte rester
avec nous quelques semaines, et me désignant, voici mon ami Honko, un
ancien interprète dans l'administration coloniale. Ho! ho! m'écriai-je, c'est
Ngoye! je vous connais de nom, car Nganga m'a souvent parlé de vous. Je
suis content de faire votre connaissance. Il me sourit amicalement et me
tendit la main que je sentis sèche et rugueuse. Nous échangeâmes
quelques mots, puis nous commençâmes notre bavardage de tous les soirs.
Au cours de l'entretien qui suivit, j'eus le senti- ment que ce nouvel ami
devait avoir mené une vie assez mouvementée, car il aimait parler
d'évènements mystérieux. Je prenais grand plaisir à l'entendre, mais je
voulais en savoir plus sur cet homme ; aussi, à la fin, l'invitai-je à venir
déjeuner chez moi le jour suivant. » (paragraphe 6 à 9, page 9-10)

Explication
Le narrateur rencontre Ngoye, un petit vieillard aux cheveux grisonnants, qui
semble avoir occupé une place importante dans la société. Nganga présente
Ngoye comme un camarade qui va rester quelques semaines. Le narrateur
reconnaît le nom de Ngoye et se réjouit de faire sa connaissance. Au cours de
leur conversation, le narrateur découvre que Ngoye a mené une vie
mouvementée et mystérieuse. Il l'invite alors à déjeuner chez lui le lendemain
pour en apprendre davantage sur lui.

CONCLUSION
À travers l'étude des trois textes, nous avons exploré différentes facettes de la
vie quotidienne et des relations humaines. Nous avons observé comment la
camaraderie se manifeste dans les moments de partage autour du feu de bois,
comment la nostalgie du passé influence les perceptions de la jeunesse et de la
modernité, et comment les rencontres fortuites peuvent susciter l'intérêt et
l'intrigue. Ces textes nous offrent ainsi une réflexion sur l'importance des liens
sociaux, la valorisation du passé et l'impact des rencontres sur nos vies.

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