0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
78 vues28 pages

Cours Droit S3+Rosetta15h

Transféré par

Yasin Pasifo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
78 vues28 pages

Cours Droit S3+Rosetta15h

Transféré par

Yasin Pasifo
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Solliciter, Accepter et Refuser

Objectif : Aider les étudiants à maîtriser les expressions de sollicitation, d’acceptation et de refus
dans des situations de la vie quotidienne.

I) Expressions de sollicitation
Demande d’information :

 Pouvez-vous m’expliquer… ?
o Exemple : Pouvez-vous m’expliquer comment fonctionne ce service ?
 J’aimerais savoir plus sur…
o Exemple : J’aimerais savoir plus sur les horaires d’ouverture.

Demande d’aide :

 Pourriez-vous m’aider à… ?
o Exemple : Pourriez-vous m’aider à faire mes devoirs ?
 Je ne comprends pas bien, pouvez-vous clarifier… ?
o Exemple : Je ne comprends pas bien, pouvez-vous clarifier cette règle ?

Demande de documents :

 Pouvez-vous me donner le document sur… ?


o Exemple : Pouvez-vous me donner le document sur les activités de l’école ?
 Est-ce que je peux avoir une copie de… ?
o Exemple : Est-ce que je peux avoir une copie du programme ?

Demande de rendez-vous :

 Quand puis-je vous rencontrer pour discuter de… ?


o Exemple : Quand puis-je vous rencontrer pour discuter de mon projet ?
 Est-ce que vous êtes disponible pour un rendez-vous sur… ?
o Exemple : Est-ce que vous êtes disponible pour un rendez-vous sur le planning ?

Proposition de collaboration :

 Je pense que nous pourrions travailler ensemble sur…


o Exemple : Je pense que nous pourrions travailler ensemble sur ce projet.
 J’aimerais proposer de faire un projet sur…
o Exemple : J’aimerais proposer de faire un projet sur l’environnement.

Suivi d’une demande :

 Je reviens sur ma demande d’hier concernant…


o Exemple : Je reviens sur ma demande d’hier concernant le rapport.
 Je voudrais savoir si vous avez eu le temps de regarder…
o Exemple : Je voudrais savoir si vous avez eu le temps de regarder ma proposition.

Invitation à un événement :

 Vous êtes invité(e) à notre réunion sur…


o Exemple : Vous êtes invité(e) à notre réunion sur les activités de l’école.
 Nous aimerions vous voir à notre conférence sur…
1
o Exemple : Nous aimerions vous voir à notre conférence sur le développement durable.

II) Expressions d’acceptation

 Je suis d’accord avec…


o Exemple : Je suis d’accord avec cette idée.
 Je vous remercie pour votre proposition.
o Exemple : Je vous remercie pour votre proposition de sortie.
 C’est une excellente idée.
o Exemple : C’est une excellente idée de faire une sortie.
 Je suis entièrement d’accord avec…
o Exemple : Je suis entièrement d’accord avec votre plan.
 Je valide votre proposition.
o Exemple : Je valide votre proposition de projet.
 Cela me convient parfaitement.
o Exemple : Cela me convient parfaitement, merci.
 J’accepte avec plaisir.
o Exemple : J’accepte avec plaisir votre invitation.
 C’est avec joie que j’accepte.
o Exemple : C’est avec joie que j’accepte de participer.
 Je suis heureux (se) de…
o Exemple : Je suis heureux (se) de pouvoir aider.
 Cela me semble une excellente opportunité.
o Exemple : Cela me semble une excellente opportunité pour nous.
 Je vous remercie, c’est très apprécié.
o Exemple : Je vous remercie, c’est très apprécié.

III) Expressions de refus

 Je regrette, mais je ne peux pas…


o Exemple : Je regrette, mais je ne peux pas venir à ta fête.
 Malheureusement, je ne suis pas en mesure de…
o Exemple : Malheureusement, je ne suis pas en mesure de t’aider ce week-end.
 Je vous remercie, mais je préfère…
o Exemple : Je vous remercie, mais je préfère rester à la maison ce soir.
 Je ne peux pas accepter cela.
o Exemple : Je ne peux pas accepter cette invitation.
 Je crains que cela ne soit pas possible.
o Exemple : Je crains que cela ne soit pas possible de te prêter ma voiture.
 Malheureusement, je dois décliner.
o Exemple : Malheureusement, je dois décliner ton offre de dîner.
 Je ne suis pas d’accord avec cette approche.
o Exemple : Je ne suis pas d’accord avec cette idée de sortie.
 Je préfère ne pas m’engager pour le moment.
o Exemple : Je préfère ne pas m’engager pour le moment à ce projet.
 Je vous remercie de l’offre, mais je vais devoir refuser.
o Exemple : Je vous remercie de l’offre, mais je vais devoir refuser cette sortie.
 Ce n’est pas ce que je recherche actuellement.
o Exemple : Ce n’est pas ce que je recherche actuellement comme activité.
 Je dois malheureusement passer cette fois-ci.
o Exemple : Je dois malheureusement passer cette fois-ci pour la sortie au cinéma.

Exercice Écrit : Choix de l’Expression Appropriée


Pour chaque situation décrite ci-dessous, choisissez l’expression la plus appropriée parmi les
options fournies et cochez-la.
Situations :
2
1. Vous devez demander des précisions sur un horaire que vous n’avez pas bien compris.
o a) Je ne peux pas accepter cela.
o b) Pouvez-vous m’expliquer… ?
o c) Je suis d’accord avec cela.
2. Un ami vous propose de participer à une sortie, et vous souhaitez accepter.
o a) Je crains que cela ne soit pas possible.
o b) J’accepte avec plaisir.
o c) Je préfère ne pas m’engager.
3. Vous devez décliner une invitation à un dîner parce que vous avez un autre engagement.
o a) Je vous remercie, mais je vais devoir refuser.
o b) Cela me convient parfaitement.
o c) Je suis heureux (se) de participer.
4. Vous souhaitez demander des informations sur une activité.
o a) Je ne suis pas d’accord avec cette approche.
o b) Pouvez-vous me donner le document sur… ?
o c) Je préfère ne pas m’engager pour le moment.
5. Un ami propose une activité, mais vous pensez qu’elle n’est pas adaptée.
o a) Je crains que cela ne soit pas possible.
o b) Je suis entièrement d’accord avec vous.
o c) Je dois malheureusement passer cette fois-ci.

Activité-orale :

Imaginez des dialogues à partir des situations suivantes :

1. Vous demandez à un ami de vous prêter un livre.


2. Vous demandez la permission de sortir plus tard ce soir.
3. Un camarade vous demande de l’aider à réviser pour un examen.
4. Vous demandez à votre professeur de rendre un devoir en retard.

Objectif : savoir demander

Quand on arrive dans un lieu, on demande des informations mais parfois on informe aussi d’autres
personnes. Cet article porte sur les manières de demander des informations et de les donner.

Demander des informations

Pour formuler une question, il faut connaître les adverbes interrogatifs. Selon l’information que
l’on désire obtenir, il faut employer un adverbe interrogatif particulier. Regardez le tableau ci-
dessous.

Question sur… On emploie l’adverbe interrogatif…


le lieu le moment Où quand
la raison pourquoi
la quantité combien
la manière comment

Exemples

3
 Où se trouve la gare ? (Le lieu.)
 Le train part quand ? (Le moment.)
 Pourquoi est-ce que le musée est fermé ? (La raison.)
 Le billet de train coûte combien ? (La quantité.)
 Comment est-ce que je peux aller en centre-ville ? (La manière.)

Donner des informations

1. Lieu

Pour parler du lieu, on peut employer le verbe être ou se trouver.

Exemples

 La gare est en centre-ville.


 La gare se trouve en centre-ville.

2. Moment

Pour parler du moment, on peut utiliser les mots aujourd’hui, demain, hier… Mais si on veut
indiquer une heure, il faut employer la préposition à.

Exemples

 Nous partons demain.


 Le train part à 18 heures.

3. Raison

Pour exprimer la raison, on doit employer parce que.

Exemple

 Le musée est fermé parce qu’ils font des travaux de restauration.

4. Quantité

Pour parler d’un prix, on emploie coûter ou faire.

Exemples

 Le billet coûte 50 euros.


 Ça fait 50 euros.

5. Manière

Quand on indique le chemin à quelqu’un, on emploie certains verbes et certaines


expressions : aller à, prendre, descendre à, tourner/prendre à droite, tourner/prendre à
gauche et aller tout droit.

Exemple
4
Vous allez à l’arrêt de bus, vous prenez le bus numéro 12 et vous descendez à l’arrêt de la gare.
Ensuite, vous allez tout droit, vous tournez à droite au carrefour et vous prenez à gauche au
carrefour suivant.

Exercices

Complétez les phrases. Cochez la bonne réponse. Pour chaque question, donnez la réponse qui
convient.

1. On pose une question sur le lieu avec…

Où.

Pourquoi.

2. On pose une question sur le moment avec…

Combien.

Quand.

3. On pose une question sur la raison avec…

Comment.

Pourquoi.

4. On pose une question sur la manière avec…

Comment.

Combien.

5. On pose une question sur la quantité avec…

Comment.

Combien.
5
6. Où se trouve la gare ?

Ça coûte 30 euros.

Elle est en centre-ville.

7. Comment est-ce que je peux aller à la gare ?

Vous devez prendre le bus numéro 12.

Ça coûte 30 euros.

8. Le billet pour Marseille coûte combien ?

Ça coûte 30 euros.

Il part à 10 heures.

9. Quand est-ce que le train part ?

Vous devez prendre le bus numéro 12.

Il part à 10 heures.

10. Pourquoi est-ce que le train est en retard ?

Parce qu’il y a eu un éboulement sur la voie ferrée.

Elle est en centre-ville.

Grammaire :

*les types de questions,

L’interrogation : L’interrogation directe, Comment la reconnaître ?

6
● Il y a un point d’interrogation en fin de phrase

● Et/ou la présence de “Est-ce que…”

Il en existe 3 types :

● L’interrogation totale

Elle porte sur tout l’énoncé. La réponse est OUI ou NON. Elle ne contient pas de mot interrogatif.

Exemple : “Faut-il être sincère ?”

● L’interrogation alternative

Elle donne le choix entre plusieurs réponses, qui sont séparées, Par un “ou”. Elle ne contient pas
de mot interrogatif. Exemple : “Rousseau est-il sincère ou ment-il ?”

● L’interrogation partielle

Elle porte sur un aspect précis de la question : lieu, personne,...

Elle commence par un mot interrogatif :

● Pronom (qui, que, quoi, lequel)

● déterminant (quel + nom)

● Adverbes (où, quand, comment, pourquoi, combien)

Exemples : “Rousseau parle-t-il ? Que dit-il ? Quel homme lui répond ?

Pourquoi hésite-t-il ?”

L’interrogation indirecte

Comment la reconnaître ?

● Elle prend la forme d’une proposition subordonnée interrogative Indirecte.

● ou Elle est COD d’un verbe de question ou de recherche (demander, dire,...).

● ou Elle est complément d’adjectif.

Il en existe 2 types :

● L’interrogation totale

Elle est introduite par “si”. exemple : “elle ne sait pas s’il est sincère”

● L’interrogation partielle

7
Elle est introduite par les mêmes mots que l’interrogation directe mais “que” devient “ce que” et
“qu’est-ce qui” devient “ce qui”. exemples : “Je ne sais pas ce qu’il dit” - “J’ignore à qui il parle”

Le sens de l’interrogation. Il faut savoir analyser le sens d’une interrogation.

L’interrogation est une demande d’informations.

MAIS il existe deux exceptions.

● La question rhétorique.

Question qui n’attend pas de réponse et qui traduit en général l’indignation.

exemple : “Ne nous a-t-il pas déjà menti?”

● La question à valeur d’ordre.

Injonction sous forme de question. exemple : “Vas-tu dire la vérité ?”

*pronoms interrogatifs

Le pronom interrogatif remplace un déterminant interrogatif suivi d’un nom, dans une phrase
interrogative.

Ex : Quel sac t’a-t-elle prêté ? → lequel t’a-t-elle prêté ?

Les pronoms interrogatifs s’emploient dans des questions auxquelles on ne peut répondre ni par
oui ni par non.

Ex : De quoi te nourris-tu ? Réponse : je me nourris de fruits.

Les pronoms interrogatifs font partie de la famille des mots interrogatifs. qui Qui a sonné ?

que Que dit-elle ?

(à/de) quoi A quoi penses-tu ? De quoi se plaint-il ?

lequel, lesquels, laquelle lesquelles Laquelle choisis-tu ?

On emploie les pronoms interrogatifs dans des questions simples ou complexes.

Ex : De qui se moque Cyril ? De qui Cyril se moque-t-il ?

Le pronom interrogatif peut avoir plusieurs fonctions :

- sujet → Qui téléphone ?

- Attribut du sujet → Quel est ton prénom ?

- COD → Que voit Emilie ?

8
- COI → A qui écrivez-vous ?

Exercices

Transformez selon le modèle avec où, quand, comment.

1. Vous sortez vendredi ou samedi ? - Quand sortez-vous ?

2. Vous allez au cinéma ou au centre commercial ? ..................................................................

3. Vous partez en auto ou en autobus ? ...................................................................

4. Vous revenez à 22h ou à 23h ? ...................................................................

5. Vous dormez à 23h ou à minuit ? ....................................................................

Complétez par : Où, quand, comment, combien, pourquoi, parce que : complétez.

1. Où habitez-vous ? J’habite à Trois-Rivières

2. ........................ allez-vous à l’épicerie ? ........................... le samedi matin.

3. ........................ allez-vous à l’épicerie ? ...........................en autobus.

4. ........................ allez-vous à l’école ? ........................... à l’université.

5. ........................ terminez-vous les cours ? ............................ en avril.

6. ........................ étudiez-vous ici ? ............................. je veux apprendre le français.

7. ........................ de temps étudiez-vous le soir ? .............................. trois heures.

8. ........................ travaillez-vous ? ............................... pendant l’été.

9. ........................ travaillez-vous ? ............................... j’ai besoin d’argent.

10. ........................ de mois travaillez-vous ? ............................... quatre mois.

Transformez selon le modèle avec qui, que, quel(s), quelle(s).

1. Qu’est-ce que vous voulez ? - Que voulez-vous ?

2. Qui est-ce que vous cherchez ? .............................................................................

3. Il est quelle heure? .............................................................................

4. Vous utilisez quel crayon ? .............................................................................

5. Qu’est-ce que vous mangez ? .............................................................................

6. Vous ouvrez quelle porte ? ..............................................................................


9
7. Qui est-ce que vous voyez ? ..............................................................................

8. Qu’est-ce que vous écoutez ? ..............................................................................

9. Vous lisez quel livre ? ..............................................................................

10. Vous connaissez quelle fille ? ..............................................................................

Activité : rédaction de demande, rédaction de sondage, jeux de rôle…

Le Conditionnel de la politesse

Objectif : Comprendre l'usage du conditionnel pour demander un service, solliciter une


autorisation, et exprimer des refus ou des acceptations, tout en soulignant l'importance de la
politesse dans les interactions quotidiennes.

Le Conditionnel Présent

 Structure : Introduction aux conjugaisons du conditionnel (terminaisons : -rais,-rais -rait, -


rions,-riez,-raient). (ex : je voyagerais, tu voyagerais, il voyagerait…).

I) Demander un Service
- Utilisation du conditionnel pour formuler une demande polie.

Exemples :

 Pourrais-tu m'aider à porter ces sacs ?


 Serait-il possible de m'expliquer ce devoir ?
 Est-ce que tu pourrais me prêter ton livre, s'il te plaît ?
 Pourrais-tu me dire l'heure, s'il te plaît ?
 Serait-il possible d'avoir un peu d'eau ?

II) Demander une Autorisation


- Formulations pour solliciter une permission.

Exemples :

 Est-ce que je pourrais utiliser ton ordinateur ?


 Pourrais-je sortir un peu plus tôt ce soir ?
 Serait-il possible de prendre une photo ici ?
 Pourrais-je emprunter ta voiture pour le week-end ?
 Serait-il acceptable de changer la date de notre rendez-vous ?

10
III) Refuser Poliment

 Je serais content de t'aider, mais je ne peux pas aujourd'hui.


 Je ne souhaiterais pas sortir ce soir, merci.
 Je suis désolé, mais je ne pourrais pas assister à la réunion.
 Je serais ravi de participer, mais j'ai déjà un autre engagement.
 Je ne voudrais pas accepter cette offre, désolé.

IV) Accepter une Demande

 Oui, je serais heureux de t'aider à faire tes devoirs.


 Bien sûr, je pourrais te prêter mon livre.
 Avec plaisir, je serais ravi de venir à ta fête.
 Oui, je voudrais bien te donner un coup de main.
 D'accord, je pourrais t'accompagner au magasin.

Exercice 1 : Compléter les phrases

Complète les phrases suivantes en utilisant le conditionnel présent pour formuler des demandes
polies, des autorisations, des refus ou des acceptations.

1. (demander un service) : __________ (tu / m’aider) à finir ce projet ?


2. (demander une autorisation) : __________ (je / emprunter) ton stylo pour un moment ?
3. (refuser poliment) : Je __________ (être) heureux de venir, mais j’ai déjà un rendez-vous.
4. (accepter une demande) : Oui, je __________ (pouvoir) t’accompagner au cinéma.
5. (demander un service) : __________ (tu / me montrer) comment utiliser ce logiciel ?
6. (demander une autorisation) : __________ (nous / organiser) une réunion demain ?

Exercice 2 : Transformer les phrases

Transforme les phrases suivantes en utilisant le conditionnel présent pour les rendre plus polies.

1. Peux-tu m’aider à finir ce projet ?


o

2. Je veux emprunter ton stylo.


o

3. Je ne veux pas venir ce soir.


o

4. Je vais t’accompagner au cinéma.


o

5. Je veux savoir comment utiliser ce logiciel.


o

11
Les registres de langue
 Définition d’un registre de langue

Un registre de langue, appelé aussi niveau de langue, correspond au type de langage employé
pour s’exprimer, autant à l’oral qu’à l’écrit. Que ce soit au niveau du champ lexical ou de la
syntaxe, le mode d’expression utilisé permet de mieux cerner l’intention de l’auteur ou de
l’interlocuteur, mais aussi le milieu et le contexte dans lesquels évoluent les personnes.

Pour identifier un registre de langue, il convient donc d’observer le vocabulaire employé et la


construction de la phrase.

 Liste des différents registres de langue

On distingue trois principaux registres de langue. Selon la construction de la phrase et le


vocabulaire utilisé par l’auteur, le niveau peut être familier, courant ou soutenu.

Avant de vous donner une description détaillée de chacun des registres, comparons-les avec une
phrase simple utilisée dans une situation de la vie quotidienne.

Dans le cadre d’une invitation à une fête :

 «Auriez-vous l’amabilité de nous honorer de votre présence ce samedi prochain ? »


appartient au registre soutenu.
 « Est-ce que tu seras là samedi ? » appartient au registre courant.
 « T’es là samedi ? » appartient au registre familier.

Ainsi, même si les mots employés appartiennent à un niveau de langue différent, ils n’altèrent pas
le sens initial de la phrase.

Un autre exemple avec le verbe « manger » qui est un mot du registre courant. Dans le registre
familier, on dirait « bouffer » et dans le registre soutenu « se sustenter ».

Entrons maintenant davantage dans les détails en décrivant les trois registres cités ci-dessus.

 Le registre familier
Employé le plus souvent entre proches, amis, famille ou collègues de travail, le registre familier se
caractérise par un vocabulaire familier, populaire. Souvent, les interlocuteurs n’ont aucun lien
hiérarchique entre eux, se connaissent très bien, sont de même niveau, de même classe sociale et
appartiennent à un milieu identique.

Les termes utilisés sont assez simples et conviennent à tout le monde. Quant aux règles de
grammaire elles sont, dans l’ensemble, respectées malgré quelques fautes de syntaxe. On voit
généralement des mots abrégés, des élisions de pronoms comme dans « t’es là ? », ainsi que des
phrases utilisées sans négation : « J’ai pas eu le temps » au lieu de « Je n’ai pas eu le temps »

Il s’agit donc d’un langage ordinaire utilisé dans la vie de tous les jours, à l’oral, dans des
conversations d’ordre informel. Il ne doit, en aucun cas, être utilisé dans des discours ou dans des
écrits formels.
12
Un niveau de langue qui pour certains, appartient au registre familier, est le langage
populaire. Principalement utilisé à l’oral, dans une discussion spontanée, ce niveau de langage est
fortement déconseillé pour une discussion formelle. Les termes utilisés peuvent être jugés comme
étant vulgaires, avec des tournures grammaticales incorrectes. Anglicismes comme « checker »,
« chum », « chatter », termes péjoratifs, fautes de conjugaison et de syntaxe, argot, expressions
inadaptées… font de ce registre de langue le moins soigné de tous.

Considéré comme le langage des adolescents et des personnes sans éducation, il est utilisé par
certains réalisateurs ou humoristes qui font de la mise en scène.

Voici quelques exemples d’expressions familières ou populaires bien connues de tous, très
imagées pour la plupart :

 Rien à cirer
 Faire gaffe
 Péter un câble,
 Être mal barré,
 Avoir la dalle,
 Il y a belle lurette,
 Ça craint,
 Se faire un ciné,
 Se la péter,
 Travailler comme un malade,
 Ça me prend la tête

 Le registre courant

Considéré comme un langage neutre et formel, le registre courant est employé dans la vie
quotidienne, dans les communications orales et écrites. Il s’agit du registre de langue le plus
fréquent car tout le monde l’utilise pour s’exprimer dans ses relations professionnelles, familiales
et amicales.

Le registre courant utilise un vocabulaire usuel (pas de termes recherchés ou spécialisés) et


une syntaxe correcte, sur un ton neutre, sans effets de style particuliers. De manière générale, il
n’y a pas de difficultés de compréhension, que ce soit dans les conversations ou les écrits.

Les discours, la télévision et la radio, les journaux, par exemple, emploient un registre courant.

Quelques exemples de phrases utilisées au quotidien appartenant au registre courant :

 « Où allez-vous ? » : aucune faute de grammaire avec une inversion correcte du verbe et du


sujet.
 « Tu as quel âge » : malgré le fait qu’il n’y ait pas d’inversion, le pronom « tu » n’est pas
élidé. Dans un registre familier, on aurait pu dire « T’as quel âge ? »

 Le registre soutenu

Considéré comme le langage de l’écrit, le registre soutenu, plus soigné et raffiné, est
particulièrement présent dans les textes littéraires, les documents officiels ou protocolaires.
Peu utilisé à l’oral, il peut toutefois s’employer si l’on s’adresse à une personne importante ou dans
un milieu socio-culturel élevé.
13
Le vocabulaire utilisé est rare, précis et recherché, avec un niveau de syntaxe très élaboré. Ce qui
implique une connaissance approfondie de la langue, de la littérature et de la culture. Construites
avec des temps comme le passé simple et l’imparfait du subjonctif, ainsi que de nombreuses
propositions subordonnées et des figures de style, les phrases, souvent longues, sont plus
complexes.

Intellect, élégance et éloquence caractérisent le langage soutenu, qui représente également


un signe de distinction et de politesse.

Illustrons ces propos par quelques exemples : dans la vie courante, les phrases « Nous avons
apprécié ces mets succulents », « Nous avons subi quelques désagréments », ou les formules de
politesse « Recevez mes salutations distinguées » appartiennent au registre soutenu.

Exercice :

Identifiez le registre de langue dans les phrases suivantes :

1- Ché pas pourquoi il a pété les plombs. ………………………………..

2- Se restaurer était son obsession. …………………………………..

3- Faisons vite sinon elle manquera son train. ……………………………..

4- Fred a beaucoup de chance. Il a réussi son examen. ……………………..

5- Mes godasses elle brillent. Faut dire que j’les ai bien cirées. ………………….

6- J’ai un pote qui est fou de mangas. ……………………..

7- Portez discrètement votre regard vers cet homme là-bas. Ne dirait-on pas qu’il arbore un
postiche sur le crâne ? ……………………………

8- Mes chaussures brillent parce que je les ai cirées avec soin. …………………………….

9- Faisons diligence afin qu’elle ne manque pas son train. ……………………………..

10- Toute la journée y pensait qu’à s’goinfrer. …………………………………….

Axe : structure d’un texte

Objectif : structure d’un texte de presse (article)

Grammaire : la nominalisation, passif, genre de noms, ponctuation

*la nominalisation

La nominalisation des verbes, qu’est-ce que nominaliser un verbe ?

La nominalisation est un moyen pour élargir l'étendue du vocabulaire, c'est-à-dire à partir de cette
dernière, nous pouvons donner une grande quantité d’informations en très peu de temps à fin de
pouvoir réorganiser notre phrase, mot ou adjectif. La nominalisation peut se faire à partir
14
d’adjectifs ou de verbes, elle entraine une transformation qui demande de la précision dans le
choix des mots.

Elle peut s’effectuer par :

❖ L’ajout d'un suffixe à la racine du verbe :

Suffixe Verbe Nom

-tion, ition, punir, déduire, traduire, graduer punition, déduction, traduction,


uction, ation graduation
-sion exploser, éroder, éclore explosion, érosion, éclosion
-ence, -ance exister, assister existence, assistance
-ment raisonner, render raisonnement, rendement
-age tourner, abattre, passer tournage, abattage, passage
-ure souder, gager, brûler soudure, gageure, brûlure
-ée lever, monter, tourner, dicter levée, montée, tournée, dictée
-ie incendier, envier, agoniser incendie, envie, agonie
-te, -té perdre, vendre, égaler perte, vente, égalité
-at assassiner, plagier assassinat, plagiat
-ise prendre, mépriser, maîtriser prise, méprise, maîtrise
-ade tirer, rouler tirade, roulade
-xion Connecter, fléchir, réfléchir Connexion, flexion, réflexion
-erie rêver, flâner, tromper rêverie, flânerie, tromperie,
-sson cuire, boire cuisson, boisson
... ... ...

15
❖ On peut aussi procéder par suppression de la terminaison verbale :

Débuter Le début
Ajouter L'ajout
Sauter Le saut
chanter Le chant
Voler Le vol
arrêter L'arrêt
Finir La fin
appâter L'appât

❖ La nominalisation peut s'effectuer sans changement du verbe :

rire le rire
sourire le sourire
souper le souper
dîner le diner

❖ . la nominalisation peut s'effectuer par l'ajout d'un suffixe à l'adjectif :

suffixe adjectif Nom


ie démocrate, diplomate, aristocrate la démocratie, la diplomatie,

l'aristocratie
ise roublard, traître, la roublardise, la traîtrise
té libre, égal, fraternel, sain, loyal, beau la liberté, l'égalité, la fraternité, la

santé, la loyauté, la beauté


tude seul, apte, exact, ample, las la solitude, l'aptitude, l'exactitude,

l'amplitude, la lassitude
ance tolérant, suffisant la tolérance, la suffisance
ence différent, innocent, absent la différence, l'innocence, l'absence
esse hardi, paresseux, bas, vieux, sage la hardiesse, la paresse, la bassesse,

la vieillesse, la sagesse
erie étourdi, pédant, l'étourderie, la pédanterie
eur grand, lent, lourd, large, blanc la grandeur, la lenteur, la lourdeur,

la largeur, la blancheur
isme, iste réel, classique, naturel, national réalisme, classicisme, naturaliste,

nationaliste
16
Exercice : Transformez les phrases ci-dessous en titres nominaux :

1. Les ouvriers et les patrons s'affrontent = Affrontement des ouvriers et des patrons.
2. Les taux d'intérêt ont chuté.
3. L'indépendantisme recule.
4. Les barrières douanières ont été supprimées.
5. Des complices ont été arrêtés.
6. Le premier ministre partira demain pour Paris.
7. Tous les magasins X… vont fermer.
8. La splendide villa du premier ministre a été vendue.
9. Le Canada s'engage dans la lutte contre le terrorisme.
10. Deux bâtiments ont été détruits au centre-ville
11. Des centaines de personnes sont mortes ce week-end.

17
*passif :

1. Savoir identifier : voix active ou voix passive ?

Pour reconnaitre si une phrase est à la voix passive ou à la voix active, il faut se poser la
question suivante : le sujet fait-il l’action évoquée par le verbe ?
Si oui, le sujet fait l’action évoquée par le verbe : la phrase est à la voix active.
Si non, le sujet ne fait pas l’action évoquée par le verbe : la phrase est à la voix passive.

Voici une phrase sous deux formes possibles.

Phrase 1 : Le chat mange les souris


Phrase 2 : Les souris sont mangées par le chat.

Les phrases sont presque identiques. Pour savoir si la phrase est à la voix active ou à la voix
passive, voici la méthode à suivre :

1. Repérer le verbe principal de la phrase et le souligner


2. Rechercher le sujet du verbe
3. Se demander si le sujet fait l’action évoqué par le verbe ou s’il le subit.

• Phrase 1 : Le chat mange les souris


1. Le verbe est : mange
2. Qui « mange » ? Dans la phrase, le sujet du verbe « mange » est : Le chat.
3. Qui fait l’action de manger ? C’est le chat. → Le chat fait bien l’action.
Que mange le chat ? les souris → Le groupe « les souris » a pour fonction COD.

> C’est une phrase à la voix active car le sujet fait l’action. (Le chat mange)

• Phrase 2 : Les souris sont mangées par le chat.


1. Le verbe de la phrase est : « sont mangés ».
2. Qui « sont mangées » ? Dans la phrase, le sujet du verbe « sont mangées » est : Les souris
3. Qui fait l’action de manger ? C’est le chat qui fait l’action de manger. Les souris subissent
l’action du chat qui les mange.

> La phrase est à la voix passive. Le sujet subit l’action, il est comme passif ; il ne fait pas
l’action, il n’est pas actif.

2. Le complément d'agent

• Le COD de la phrase à la voix active devient le sujet de celle à la voix passive.

18
• Le sujet de la phrase active devient un complément du verbe mis à la voix passive et il
est introduit par la préposition « par » → Il s’agit de ce que l’on appelle le complément
d’agent.

Le complément d’agent indique qui fait l’action dans une phrase à la voix passive. Il est
celui qui agit. C’est la préposition « par » qui l’introduit le plus souvent mais on peut aussi
rencontrer « de » :

Exemple :
Les punitions collectives sont détestées de tous les élèves. = par tous les élèves.

• Il est aussi possible qu’une phrase à la voix passive ne présente pas de complément
d’agent. Il n’est pas obligatoire que l’on sache qui fait l’action, soit pour garder du mystère,
soit parce qu’on l’ignore, soit parce qu’il est évident.

Exemple :
La victime avait été poignardée à de multiples reprises.
→ On ne sait pas par qui. On ne sait pas qui a fait l’action. Si on la transforme à la voix
active, on utilisera « on » :
On avait poignardé la victime à de multiples reprises.

3. La forme verbale

Le verbe de la phrase active est un temps simple (passé, présent, futur).


À la voix passive, le verbe se compose de l’auxiliaire être et le participe passé du verbe.

Lorsqu'on transforme une phrase active en phrase passive, l'auxiliaire être de la voix passive
doit rester au temps du verbe de la voix active.

Exemples :
Voix active : Le naufragé à son réveil découvrira un îlot luxuriant.
Verbe conjugué : « découvrira » → verbe : découvrir → temps du verbe : futur.
Auxiliaire « être » au futur : « sera » + participe passé de découvrir : « découvert ».
→ Voix passive : Un îlot luxuriant sera découvert par le naufragé à son réveil.

Remarque :
Il ne faut pas voir une forme verbale passive dès qu’il y a l’auxiliaire « être » ! Certains
verbes sont en effet conjugués aux temps composés, à la voix active, avec l’auxiliaire « être ».
Pour faire la distinction, il faut se demander si le sujet fait l’action. On peut aussi essayer de
faire la transformation passive-active.

Exemples :
– Il est monté tout seul jusqu’en haut de la Tour Eiffel ! → Le sujet « Il » fait l’action de

19
monter. C’est une phrase active au passé composé.
– Le projet est monté avec enthousiasme par toute l’équipe. → Le sujet « Le projet » ne fait
pas l’action. C’est toute l’équipe qui monte le projet. C’est une phrase passive au présent.

4. Le choix des voix

Les voix active et passive permettent de mettre l’accent sur celui/ce qui fait l’action ou sur
celui sur qui/ce sur quoi on fait l’action.
Dans la première phrase on met l’action sur le chat qui mange, dans la seconde sur les souris
qui sont mangées. On se place donc dans ce cas soit du côté du prédateur, soit du côté de la
victime. Cela dépend de ce que l’on veut mettre en valeur.

Attention !
Toute phrase active ne peuvent pas forcément être mise à la voix passive.
Pour transformer une phrase à la voix active en une phrase à la voix passive, il faut un
COD qui deviendra sujet. Il faut une phrase avec un COD.

Exemple :
Je pars demain en vacances. → Impossible de transformer la voix !

Il y a aussi des phrases actives qu’il est maladroit de transformer… On ne peut pas
transformer une phrase active qui a pour verbe « avoir »…

Exemple :
L’enfant a eu une bonne note. → Une bonne note a été eue par l’enfant. → maladroit

L'essentiel

Il existe deux voix : la voix active et la voix passive


Pour les reconnaître il faut :
1. Repérer le verbe principal de la phrase et le souligner
2. Rechercher le sujet du verbe
3. Se demander si le sujet fait l’action évoqué par le verbe ou s’il le subit.

Dans une phrase à la voix active, le sujet du verbe fait l’action.


Dans une phrase à la voix passive, le sujet du verbe subit l’action. Celui qui fait l’action sur
le sujet apparaît dans le complément d’agent, introduit par « par » ou « de ».
La transformation d’une phrase active en phrase passive s’opère ainsi :
Le chat mange la souris.
La souris est mangée par le chat.
Le COD devient sujet. Le sujet devient complément d’agent.

*le genre :

1. Qu'est-ce que le genre d'un nom ?

20
Un nom peut être masculin ou féminin.
Exemples : Le chat, couché sur le toit, guette d'un œil la pie qui vient de s'y
poser. → Chat, toit et œil sont des noms masculins, pie est un nom féminin.

Les autres éléments du groupe nominal (les déterminants et les adjectifs) s'accordent
en genre (féminin ou masculin) avec le nom noyau.
Exemples : Nous sommes partis tôt le matin pour une longue randonnée sur le glacier. → Le
déterminant une et l'adjectif longue s'accordent avec le nom féminin randonnée.)

Le déterminant permet également d'identifier le genre d'un nom auquel il est associé.
Exemple : Bastien attend tranquillement le train.
→ Le déterminant le est au masculin, le nom qui lui est associé sera obligatoirement
au masculin : train est un nom masculin.

2. La formation du féminin

a. Les noms féminins formés en ajoutant un e

• Le féminin d'un nom masculin se forme généralement en ajoutant un e au nom masculin.


Exemples : Un ami : une amie ; le cousin : la cousine.

• Les mots masculins terminés en –er ont un féminin en –ère.


Exemples : Le boulanger : la boulangère ; un sorcier : une sorcière

• Certains noms doublent la consonne finale au féminin.


Exemples : Un chien : une chienne ; le chat : la chatte.

b. Autres manières de former le féminin des noms

21
• Certains noms féminins s'écrivent comme les noms masculins.
Exemples : Un camarade : une camarade ; un alpiniste : une alpiniste.

• Certains noms féminins ont des terminaisons très différentes des noms masculins.
Exemples : Le tigre : la tigresse ; un héros : une héroïne ; un acteur : une actrice ; le veuf : la
veuve.

• D'autres noms féminins sont très différents des noms masculins.


Exemples : Un homme : une femme ; un coq : une poule ; un oncle : une tante

• Certains noms n'ont pas de féminin.


Exemples : Un médecin ; un professeur...

*ponctuation

Lorsque l’on écrit, c’est pour que quelqu’un lise le texte que l’on a rédigé et qu’il comprenne
ce que l’on a voulu exprimer. On doit donc choisir les mots qui conviennent, les organiser
selon les règles grammaticales et prendre un soin particulier à l’utilisation des signes de
ponctuation.

Les signes de ponctuation permettent :

 De différencier les types de phrases :

 A la fin d’une phrase, un point indique qu’il s’agit d’une phrase déclarative:

Il fera beau demain.

 Un point d’exclamation indique que la phrase est exclamative :

Tu verras qu’il fera beau demain !

 Un point d’interrogation indique qu’il s’agit d’une phrase interrogative :

Penses-tu qu’il fera beau demain ?

 De séparer des propositions indépendantes liées par le sens. Le point-virgule sépare des
propositions qui se répondent l’une par l’autre par une relation logique (cause,
conséquence,...) :

Ne prends pas ton parapluie demain ; il fera beau.

 De séparer des mots ou groupes de mots ayant la même fonction. On utilise alors la
virgule :

Nous prendrons nos lunettes de soleil, notre tee-shirt, notre short, la crème à bronzer et des
boissons fraîches.

22
 D’introduire une explication, une énumération, une citation :

Demain, nous emmènerons : nos lunettes de soleil, notre tee-shirt, notre short, la crème à
bronzer et des boissons fraîches.

 De mettre en valeur un groupe fonctionnel. On séparera ce groupe fonctionnel du reste de


la phrase par une virgule :

Sur tout le pays, demain il fera beau.

 D’indiquer, dans un dialogue, les changements de prise de parole. On utilise alors les
tirets :

- Quel temps fera-t-il demain ?

- Je pense qu’il fera beau.

 D’encadrer une citation, une conversation, une expression ou un terme que l’on veut mettre
en valeur :

Il l’a dit : « Demain, il fera beau ».

Activité : presse orale (jeu de rôle radio télé…), revue de presse (synthèse).

Axe : l’exposé

Objectif : savoir préparer et exprimer son travail

Lors d’une présentation orale, les mots de transition sont essentiels. Ils aident votre
auditoire à se situer dans votre exposé. Voici des exemples de mots de transition qui vous
permettront de varier les plaisirs.

Bien commencer une présentation

En communication, tout est question de méthode. L’important est de bien préparer votre
présentation. Il est nécessaire de se poser les bonnes questions dans le bon ordre, définir un
message, structurer son exposé… Les arguments doivent s’enchaîner de manière logique,
mais aussi compréhensible pour votre auditoire.

C’est à cela que servent les mots de transition : aider votre public à se repérer dans votre
présentation et suivre votre raisonnement. Et quand vous communiquez à des fins
pédagogiques, pour convaincre ou lorsque vous faites de la vulgarisation scientifique, les
mots de transition sont absolument incontournables.

Plutôt que de démarrer votre présentation de manière classique, nous vous conseillons
de débuter par une accroche pour éveiller l’intérêt de votre public. Il peut s’agir d’une
question, une citation, une anecdote…. D’ailleurs, concernant le typique « merci de m’avoir
invité à parler devant vous », il est préférable de le garder pour la fin de votre introduction ou
de votre conclusion, quand votre auditoire est déjà intéressé par votre sujet.

23
Attention aussi à l’erreur commune qui est de commencer une présentation avec l’adverbe «
donc ». Pour capter l’attention de votre auditoire dès le début de votre intervention, évitez ce
type de mots parasites.

Phrases et expressions utiles pour un exposé oral réussi

Introduire son exposé


Eveiller la curiosité des participants Je vous demande quelques instants d’attention.

Je vais vous parler de quelque chose qui va vous intéresser.

Bien, je crois que je vais commencer.


Saluer et se presenter Bonjour, je m’appelle / je suis ...
S’adresser à des participants Avez-vous déjà entendu parler de… / lu...?

Je suis sûr(e) que vous avez déjà entendu parler de ...


Connaissez-vous ...?

Imaginez la situation suivante : ...


Citer un / une auteur / une référence Comme l’a suggéré / écrit XY, «...» / D’après XY, «...»

Selon Le Monde du … / daté du (+ date), …


Présenter le but de son exposé Aujourd’hui, je voudrais vous expliquer / montrer
comment... Le sujet de mon exposé est le suivant : ...

Le titre de mon exposé est le suivant : ...

Aujourd’hui, nous sommes réuni(e)s ici pour parler de… /

aborder la question / débattre de …

Aujourd’hui, nous allons évoquer la question suivante : …


Annoncer le plan de son exposé
Présenter le titre de l’exposé Dans mon exposé, je vais parler de / je vais vous
présenter/montrer...

Dans mon exposé, nous allons voir / il est question de ... Le


titre de mon exposé est le suivant : ...
Présenter le plan Dans cet exposé, il y aura ... parties. / Cet exposé est
composé de

... parties.
Présenter le plan dans l’ordre D’abord – ensuite – enfin – en même temps – pendant – à
chronologique la

fin/finalement
Présenter le plan par sujets En premier lieu – en second lieu - Premièrement –

deuxièmement – troisièmement – finalement

24
Présenter les informations
Introduire une nouvelle idée Non seulement …, mais encore …

Il est vrai que …, mais …


Remettre un point particulier à plus tard Je reviendrai sur cette question / cet aspect / ce problème
plus tard.

Comme je vais vous l’expliquer / vous le montrer dans un


instant

/ tout à l’heure / plus tard, ...

Comme nous le verrons par la suite, ...


Mettre des informations en opposition D’un côté ..., de l’autre / D’une part ..., d’autre part ...

Contrairement à ce qu’on pourrait dire / penser au premier

abord, ...

Bien entendu ... / Sans doute / Peut-être que ..., mais il faut
savoir

/ retenir / tenir compte du fait que ...


Mettre un point particulier en relief Je vous signale que ... / J’insiste sur le fait que…

Je voudrais vous signaler que / attirer votre attention sur le


fait que... / Il faut savoir que ...
Donner un exemple Je vous présente un exemple : ... / ..., par exemple ...

Voici un exemple pour ...


Conclure
Garder à l’esprit des formules de En conclusion / En somme, on peut constater ... Pour
conclusion claires conclure, je dirais que ... / Finalement, ... Je touche
maintenant à la fin de mon exposé… Pour terminer, on
peut dire que ...

Je voudrais laisser le dernier mot à XY qui a tenu les


propos suivants dans son ouvrage ….. : «...»

Je voudrais terminer par un proverbe / une citation...


Formuler des remerciements Je vous remercie pour votre attention

Grammaire :

Les connecteurs logiques français sont un must pour apporter de la qualité à ton expression
orale.

25
📌 Ils structurent ton discours, en apportant des liaisons logiques (conséquence, opposition,
concession) entre tes phrases ou à l’intérieur d’une même phrase.

📌 Du coup, ils aident le jury ou ton correcteur à suivre ! De l’introduction à la conclusion,


en passant par le développement de l’argumentation en différentes parties, tes petits
connecteurs logiques placés aux bons endroits montreront l’enchaînement de ta pensée.

📌 Alors le jury se dit que ton oral est bien clair, avec une argumentation structurée et
organisée !

📌 Tu parais donc plus éloquent, puisque tu montres un vocabulaire riche et soutenu

📌 Le petit plus, c’est qu’ajouter des connecteurs logiques à l’intérieur de ton oral, ça te fait
gagner des secondes

Difficile de répondre à la question « Qu’est-ce qu’un connecteur logique ? » sans donner


d’exemples. Il en existe de toutes les natures : adverbes, conjonctions de coordination,
conjonctions de subordination, locutions…

Comme on est sympa, on te donne cette liste des connecteurs logiques made in Sherpas, en
fonction de leur catégorie :

 cause : car, en effet, étant donné, parce que, puisque, en raison de, sous prétexte que,
dans la mesure où…
 comparaison : de même, de la même manière, ainsi que, comme …
 concession : malgré, sans doute, en dépit de, bien que, quoique…
 supposition : en admettant que, au cas où, sans doute, à moins que…
 conséquence : donc, c’est pourquoi, par suite, de là, d’où, dès lors, de sorte que, si
bien que, par conséquent…
 explication : à savoir, c’est-à-dire, soit…
 opposition : mais, au contraire, cependant, pourtant, en revanche, tandis que, alors
que, néanmoins, toutefois, or…
 illustration : c’est ainsi que, entre autres, en particulier…
 addition : et, de plus, en outre, par ailleurs, surtout, non seulement, mais encore…
 but : afin que, de peur que, pour que, en vue de…
 restriction : hormis, excepté, en dehors de, sauf, uniquement…
 structure : d’abord, ensuite, enfin, en somme, ainsi…

Type de relation que permettent ces


Fonction
connecteurs logiques
Addition Ajouter quelque chose à ce que tu viens de dire
Comparaison Rapprocher deux éléments
Concession Admettre des arguments opposés à ce que tu dis tout en
maintenant ton opinion
Opposition Mettre en opposition deux éléments
Cause Expliquer l'origine ou la raison d'un fait
Conséquence Expliquer le résultat, l'impact d'un élément (idée, fait,

26
Type de relation que permettent ces
Fonction
connecteurs logiques
argument…)

*la posture

Les différentes postures :

Il y a quatre postures physiques qui génèrent des attitudes différentes et qui peuvent marquer
VOTRE auditoire.

Elles se décomposent en deux familles :

Rapport à la verticalité :

L’extension, posture où le haut du corps est un peu en arrière et le torse est bombé : attitude
de domination ou de quant-à-soi.
La contraction, posture où le haut du corps est replié vers l’avant légèrement voué : attitude
de soumission ou d’en avoir plein le dos
L’idéal est d’être dans sa verticalité, ni en extension, ni contracté, tiré vers le haut, le buste en
ouverture.

Rapport au mouvement :

Vers l’avant : attitude de partage et d’ouverture aux autres.


Vers l’arrière : attitude de fuite et de crainte.

*La gestuelle :

Notre gestuelle est le révélateur de notre état de communicant.


Les gestes parasites : ils n’ont rien à voir avec le contenu. Ils sont le signe d’une émotivité ou
d’un manque d’engagement
Les gestes «fermés» : ils sont dirigés vers soi ou en « auto-contact ». Ils ne peuvent
convaincre et servent uniquement à se rassurer.
Les gestes «ouverts» : ils accompagnent votre message et soulignent certains points. Ce sont
des gestes de partage et d’engagement, tournés vers les autres.

Le geste peut être :

 Rond : signe de prise en charge et de souplesse.


 Sec ou saccadé : signe de fermeté ou d’assurance.

27
Importance de sa hauteur :

Le geste doit être haut, c’est-à-dire au-dessus du coude. En dessous du coude, il révèle un
manque d’assurance.

En dessous du coude c’est le geste que vous utilisez pour dire « je n’y peux rien », il exprime
l’impuissance.

Les gestes ne doivent pas être retenus ; ils traduisent votre assurance et votre désir de
communiquer.
Chaque geste doit être assumé, il faut aller au bout du geste.
Décoller les coudes du corps permet de renforcer l’amplitude des gestes.

Regard et visage sont les dernières composantes de notre non verbal.

Le visage

Le visage est mobile et doit le rester, il traduit vos émotions et chacun sait que l’émotion est le
sel de la parole.

Le sourire est un signe d’ouverture et de disponibilité envers votre assistance. Il est un bon
moyen de gagner la bienveillance du public.

Le regard

Le regard est essentiel. Il permet de maintenir l’attention de l’auditoire et de vous appuyer sur
lui. Il vous permet de percevoir les réactions du public et de les utiliser. Il oblige à faire des
poses et à se détacher de ses notes.

Lors d’une prise de parole en public, il faut regarder tout le monde et ne pas se limiter à
« balayer » du regard. Gardez le balai pour la poussière !

Comme pour un sportif, la prise de parole nécessite de s’entraîner et de se préparer.

Activité : préparer un travail et le présenter

28

Vous aimerez peut-être aussi