0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues15 pages

Chapitre 3

Transféré par

loubababaahmaad
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues15 pages

Chapitre 3

Transféré par

loubababaahmaad
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CHAPITRE 3 :

Deuxième Principe de thermodynamique


ou Principe d’Evolution - Entropie

1. Le Deuxième Principe
1.1 Nécessité d'un deuxième principe
Le premier principe qui stipule la conservation de l'énergie permet de faire le bilan
d'énergie des systèmes, sans imposer de conditions sur les types d'échanges possibles. Mais,
ce bilan énergétique ne permet pas de prévoir le sens d'évolution des systèmes.

exemple: sens des réactions chimiques ou des transformations naturelles , ou le transfert


spontané de la chaleur du chaud vers le froid

Le premier principe par son bilan n'exclut pas le transfert de la chaleur du froid vers le chaud
(ce qui est impossible) et il n'explique pas l'irréversibilité de certaines transformations
spontanées ou naturelles.

Il faut donc introduire un deuxième principe dit aussi principe d'évolution, déduit des faits
expérimentaux, qui permettra de prévoir l'évolution des systèmes. Le deuxième principe
introduit une nouvelle fonction d'état dite Entropie S qui décrit le comportement des
systèmes par la maximalisation de leur entropie:

 l'entropie S d'un système croît si le système tend vers son équilibre: d'où  S > 0
 l'entropie S est maximun si le système est à l'équilibre

1.2 Transformations Irréversibles


Certaines transformations naturelles sont irréversibles: elles n'évoluent que dans un seul sens.

-exemple1: la détente d'un gaz, caractérisée par:

46
- l'écoulement brusque du gaz d'une Haute Pression (HP) vers
Basse Pression (BP).
- la détente est spontanée et irréversible

On remarque que:
 l'état initial 1 (les deux gaz séparés par une cloison) est relativement ordonné, car
presque toutes les molécules sont concentrées du côté HP: cet état est hautement
instable
 dans l'état final 2, en perçant un trou dans la cloison, un grand nombre de molécules
passent du côté BP jusqu'à l'état d'équilibre caractérisé par une répartition homogène
des molécules des deux côtés. Cet état final 2 est plus désordonné (mélange
homogène) et surtout cet état est stable.

-exemple2: le transfert spontané de la chaleur, caractérisé par:

- l'écoulement de la chaleur des Haute Température HT


vers Basse Température BT.
- ce transfert est spontané et irréversible

 dans l'état initial 1 (cloison en place), les molécules les plus agitées (°) sont situées du
côté gauche et les molécules moins agitées (.) du côté droit: ceci correspond à un
certain ordre où les molécules (°) sont séparées des molécules (.): c'est un état hors
équilibre
 dans l'état final 2 (cloison enlevée), les molécules plus chaudes (°) diffusent vers la
gauche et communiquent par chocs une partie de leur énergie aux molécules plus
froides (.), pour atteindre finalement un état d'équilibre où les deux régions sont à la
même température. Dans cet état final d'équilibre, les molécules ont en moyenne
même énergie cinétique et le système est caractérisé par un plus grand désordre.

-exemple3: une roue de voiture en mouvement est freiné progressivement jusqu'à son arrêt,
avec comme résultat un échauffement des freins et de la jante.

- jamais, on ne voit cette roue se mettre seule en


mouvement en absorbant la chaleur dégagée par le
freinage et remonter la pente

47
* Ces processus naturels sont irréversibles et respectent le premier principe (énergie
conservée), comme d'ailleurs les processus inverses qui sont impossibles. Le premier principe
n'exclut donc pas ces transformations inverses : mais, il n'explique pas leur sens privilégié et
leur donc leur irréversibilité.

* Le premier principe considère toutes les transformations comme également possibles: il ne


tient pas compte du caractère irréversible d'une transformation et ne se prononce pas sur la
notion d'irréversibilité des transformations spontanées. Il exclut le mouvement perpétuel
de premier espèce c.à.d qu'on ne peut indéfiniment fournir de l'énergie sous une certaine
forme sans en consommer ailleurs sous une autre forme.

* Le deuxième principe va définir le sens privilégié suivant lequel les transformations


peuvent se dérouler et préciser les conditions d'équilibre du système. C'est un postulat basé
sur des observations expérimentales.

1.3 Postulats d'irréversibilité


La thermodynamique classique ne cherche pas à expliquer le sens privilégié des
transformations naturelles ou spontanées, mais elle postule simplement l'irréversibilité de
ces transformations observées expérimentalement.

1.3.1 Enoncé de Clausius (déduit de l'exemple 2)

Une quantité de chaleur ne peut jamais être


transférée spontanément d'une source froide
(BT) vers une source chaude (HT).

* Si l'interdiction de Clausius n'existait pas, on pourrait alors extraire par exemple sans
dépense d'énergie l'énergie calorifique des océans, des fleuves ou de l'air pour faire bouillir de
l'eau et ainsi faire fonctionner gratuitement des turbines à vapeur pour disposer d'énergie
mécanique et électrique gratuite !!!

1.3.2 Enoncé de Kelvin (déduit de l'exemple 3)

Il est impossible de prélever une quantité de


chaleur Q d'une source d'énergie et de la
transformer intégralement en travail W.

48
* Sans cette impossibilité, on pourrait construire un moteur qui pomperait de la chaleur d'une
source (océan) et de la transformer complètement en travail pour faire avancer un navire !!!

1.4 Enoncé mathématique du deuxième principe


Compte tenu des deux postulats de Clausius et de Kelvin, imaginons un cycle de
transformations au cours duquel :
 une machine prélève de la chaleur Q à source à la température T 2 < T1 et la cède
intégralement à une source à la température T1
 comme T2 < T1, ce transfert de chaleur est impossible d'après l'énoncé de Clausius et
ce cycle est donc irréalisable dans la pratique

- le bilan d'énergie de cette machine s'écrit:


 dQ/T = Q/T2 - Q/T1 > 0 car T1 > T2

Fig. 1.1 : Cycle imaginaire d'une machine fictive

=> Etant donné que le processus précédent est impossible (selon Clausius), on en déduit que
pour un cycle réel d'une machine, il faut donc que :

(1.1)

 le signe égal (=) valant pour un cycle réversible


 l'inégalité (<) valant pour un cycle irréversible

La relation (1.1) est l'énoncé mathématique du deuxième principe déduit des postulats
d'irréversibilité.

2 Notion d'entropie S
2.1 Transformations réversibles
L'équation (1.1) va nous permettre de définir une nouvelle fonction d'état du système,
appelée entropie S.
Considérons un cycle thermodynamique formé de deux transformations réversibles: la somme
de l'expression (1.1) peut alors être remplacée par une intégrale.

49
P 2 B

d'où, (1.2)

A 1

V
finalement, on a :

(1.3)
De la relation 1.3, on déduit que l'intégrale pour une transformation réversible AB dQrev /T:
 ne dépend que des états initial et final
 c.à.d qu'elle ne dépend pas du chemin suivi

Cette intégrale peut donc être considérée comme résultant de la variation d'une grandeur S,
appelée entropie, définie par :  S = SB- SA = AB dS = AB dQrev /T (1.4)

et par conséquent, dS = dQrev /T (1.5)

où dS est une différentielle exacte et donc l'entropie S est une fonction d'état.

Exercice d’application : (Calcul des variations d’entropie)


Calculer la variation d'entropie d'un système entre deux états A et B, sachant que la
transformation est réversible allant de A vers B.

Solution : D'après la formule de définition de l'entropie,  S = SB - SA = AB dS = AB dQ/T.


Au cours d'une transformation élémentaire et réversible, on a :
dU = dQ + dW = dQ – PdV , soit pour l'entropie : dS = dQ/T = (dU + PdV)/T
dH=dU+PdV+VdP=dQ+VdP, soit pour l’entropie : dS=dQ/T=(dH-VdP)/T
*/ Transformation isochore : dS = dU/T = mcvdT/T, soit, S = mcvlnT2/T1
*/ Transformation isobare : dS = (dH - VdP)/T = mcpdT/T, soit, S = mcplnT2/T1
*/ Transformation isotherme : dS = PdV/T = mrdV/V et S = mrlnV2/V1, car à T = cte et
pour un gaz idéal: U = H = 0.
*/ Transformation isentrope (S = cte): dS = 0 et S2 =S1

2.2 Transformations irréversibles


Considérons le cycle irréversible formé d'une transformation réversible AB et d'une
transformation irréversible BA. D'après la relation (1.1) on a alors:

50
soit, AB dQ/T - AB dQrev /T < 0

finalement, pour une transformation irréversible, on a: AB dQ/T < SB - SA (1.6)

c.à.d,  S >  AB dQ/T ou dS > dQirr/T (1.7)

N.B :
*/ ‘adiabatique réversible’ ↔ ‘Isentropique : S=0’.
*/ ‘adiabatique irréversible’ ≠ ‘Isentropique :S>0’

pour une transformation irréversible élémentaire, on a donc:


dS = dQirr/T +  (1.8)
où  est une source d'entropie caractérisant l'irréversibilité de la transformation: il y a
création d'entropie.

Remarque : L’entropie de l’Univers est dSunivers=dSsys + dSext= ≥0.

2.3 Cas général: deuxième principe


Considérons un système échangeant de la chaleur dQ avec l’extérieur à la température T. La
relation dSsys = dQ/T +  est l'énoncé le plus général du deuxième principe, avec  = 0
pour une transformation réversible et   0 pour une transformation irréversible.

" La variation d'entropie d'un système thermodynamique ne peut être que positive ou
nulle "

Remarque:
La différentielle dS est une différentielle totale exacte, alors que dQ n'est pas une
différentielle exacte: le facteur 1/T appliqué à la forme différentielle dQ la transforme donc en
différentielle totale exacte. On dit que 1/T est un facteur intégrant de la forme différentielle
dQ.

Exercice d’application1 :
Soit un solide de masse m, de chaleur massique c et de température T 1 que nous mettons
en contact avec l’extérieur à la température T2. Calculer : Ssys  Sext Sunivers
Solution :
*pour le système on peut supposer que Q s’échange de façon réversible entre T1 et T2 :
donc Text = Tsys et dSsys = (Q/ T)rev = mcdT/T  Ssys = mclog(T2/T1).
*l’extérieur reçoit -Q = -mcdT à température constante T2 : dSext = -mcdT/T2
Sext = -mc(T2 - T1)/ T2 : chemin réversible et isotherme.
51
pour l’univers on a : Sunivers = Ssys + Sext = mc(x-logx-1) 0. Représentons toutes ces
variations d’entropies en fonction du rapport x =T1 / T2 .

Ss
Se
yys
xt

Su
ni
x

On constate que la variation d’entropie du système ou de l’extérieur peut être positive,


négative ou nulle. Par contre celle de l’univers est toujours positive. De plus, si x est voisin de
1, Sunivers tend vers zéro et tout se passe comme si la transformation était réversible.

Exercice d’application2 : (Entropie du gaz parfait)


Soit ‘’n’’ moles d’un gaz parfait passant de l’état (P1, V1, T1) à celui (P2, V2, T2).
Calculer S.
Solution :
Si on suppose un chemin réversible on a : dS=Q/T = ncvdT/T+PdV/T= ncvdT/T+nRdV/V :
S = ncvlog(T2/T1)+ nRlog(V2/V1).
Remarque : si la transformation est adiabatique réversible : S=0  T cv V R  Cte , soit :
TV  1  Cte .

3. Conséquences du deuxième principe


3.1 Machines thermiques
Puisqu'il est impossible d'après ce deuxième principe de prélever de la chaleur d'une seule
source de chaleur et de la transformer intégralement en chaleur, une machine
thermodynamique doit donc nécessairement fonctionner entre au moins deux sources de
chaleur :

La transformation de chaleur en travail (Q  W) à partir d'une source chaude n'est donc


possible qu'à la condition de rejeter une partie de la chaleur à une autre source froide (cycle
ditherme). Cette chaleur rejetée est donc perdue et influera sur les performances de la machine
thermique, d'où la notion de rendement thermique.

A partir de ce schéma à deux sources (une source chaude et une froide), on définit deux types
de machines thermiques: les machines thermo-dynamiques (TD : transformant de la
chaleur en travail (QW)), et les machines dynamo-thermiques (DT : transformant du
travail en chaleur (W  Q)), dont le principe de fonctionnement est illustré sur les Figures ci-
dessous.

52
3.1.1 Machines thermo-dynamiques
Les machines thermo-dynamiques sont des machines
thermiques produisant du travail (machines motrices),
on parle dans ce cas du rendement de la machine, c'est
le cas :

 des machines à vapeur (locomotives à


vapeur, bateaux à vapeur...)
 des moteurs à combustion à essence ou
diesel
 des centrales thermiques ou nucléaires
(production d'électricité)

N.B : cycle moteur : W<0, Q1<0 et Q2>0.

3.1.2 Machines dynamo- thermiques


Les machines dynamo-thermiques sont par
contre des machines de transfert de chaleur,
on parle dans ce cas de coefficient de
performance ou d’efficacité, exemple :

 les machines frigorifiques ou les


pompes à chaleur
 les liquéfacteurs de gaz

N.B : cycle récepteur : W>0, Q1>0 et Q2<0.

Rappel :

W>0
W< 0

W > 0 (cycle récepteur) si le cycle est décrit dans le sens trigonométrique et W < 0 (cycle
moteur) si il est décrit en sens inverse.

Exercice d’application :

53
Calculer le rendement d’une machine thermo-dynamique (Cycle moteur) et l’efficacité d’une
machine dynamo-thermique (cycle récepteur) :

Solution :
*/ cycle moteur : son but est de fournir de l’énergie mécanique (W<0) à partir de ce qu’il
consomme en énergie calorifique (Q2>0) → c’est la machine thermodynamique. Donc son
rendement  sera tel que :  = énergie fournie/énergie consommée=-W/Q2>0.

*/ cycle récepteur: le cycle récepteur consomme de l’énergie mécanique (W>0) → c’est la


machine dynamo-thermique, pour servir :
- comme pompe à chaleur afin de réchauffer un système (lui fournir Q2<0), d’efficacité :
EP = énergie fournie à la source chaude / énergie consommée = -Q2/ W
- comme machine frigorifique en refroidissant un système (lui retirant Q1>0), d’efficacité :
ER = énergie retirée de la source froide / énergie consommée = Q1 / W

3.2 Système ditherme :


3.2.1 Cycle de Carnot :

Un cycle de Carnot est un cycle ditherme moteur réversible, représenté par la figure ci-
dessous:
 évoluant entre deux sources de température T2 et T1 (avec T2 > T1)
 formé de deux transformations isothermes (AB et CD) et de deux transformations
isentropes (BC et DA)

On réalise un tel moteur en enfermant une certaine masse m de gaz dans un cylindre fermé par
un piston coulissant sans frottement. Au cours de ce cycle ABCDA, le gaz revient à son état
initial après avoir :
 reçu une quantité de chaleur Q2 à la température T2
 fourni une quantité de chaleur Q1 à la température T1
 fourni un certain travail W

54
L'énergie interne ne changeant pas au cours d'un cycle U=0, on a d'après le premier principe:
U = Q2 + Q1 + W = 0 (1.9)

Le rendement  du cycle de Carnot est alors défini par :


 =  W / Q2 = (Q2+Q1)/Q2 = 1+Q1 /Q2 (1.10)

* On démontre que le cycle de Carnot est le cycle qui a le rendement maximum, aucun autre
cycle d'une machine thermodynamique ne peut avoir un rendement plus grand.

Le cycle de Carnot est un cycle idéal et c'est pour cette raison que tous les autres cycles réels
sont comparés au cycle de Carnot qui sert ainsi de référence.
On définit ainsi l'efficacité  d'un cycle quelconque comme le rapport du rendement de ce
cycle au rendement de Carnot :
efficacité d'un cycle:  = /c (avec 0 <  <1)

3.2.2. Théorèmes de Carnot :


1er théorème : ‘’Deux machines réversibles fonctionnant entre deux mêmes sources de
chaleur et consommant la même quantité d’énergie thermique ont même rendement’’.

2ème théorème : ‘’Un moteur irréversible fonctionnant entre deux mêmes sources de chaleurs
qu'un moteur réversible et consommant la même quantité d'énergie thermique a un rendement
plus faible que celui du moteur réversible’’.

3.2.3. Egalité et Inégalité de Clausius :

Corollaire : Tous les moteurs thermiques réversibles fonctionnant entre les mêmes sources
de chaleur ont le même rendement.
Cycle de Carnot : Puisque toutes les machines dithermes réversibles fonctionnant entre les
mêmes sources de chaleur ont le même rendement, il nous suffit de le calculer pour une
machine particulière à gaz parfait décrivant un cycle de Carnot :
En effet :
QAB =Q1= nRT1log(VB/VA)  nRT1 log(VA/VB) et QCD = Q2 = nRT2log(VD/VC)
pour les adiabatiques on a : T2VD 1  T1V A 1 et T1VB 1  T2VC 1  (VB/VA) = (VC/VD)
Le rendement  du cycle de Carnot est alors défini par :  =1 + Q1Q2=1- (T1/ T2) (1.11)

Egalité de Clausius pour un moteur ditherme réversible :


 = 1 + Q1Q2=1- (T1/ T2)  (Q2/ T2) + (Q1 / T1) = 0 : ''égalité de Clausius'' quelque soit la
machine 'ditherme réversible'

Inégalité de Clausius pour un moteur ditherme irréversible :


irr < rev  1 + (Q1/ Q2) < 1- (T1/ T2), c'est à dire : (Q2/ T2) + (Q1 / T1) < 0 :
''inégalité de Clausius'' quelque soit la machine ''ditherme irréversible'.

55
Exercice d’application 1:

Dans une machine thermique à air (gaz supposé parfait) l’unité de masse (1Kg) décrit de
façon réversible le cycle suivant :
*compression isotherme de l’état 1 ( P1=1atm; T1=350K) à l’état 2 ( P2=8atm ; T1),
*échauffement isobare de l’état 2 à l’état 3( T3=1400K),
*détente adiabatique de l’état 3 à l’état 4,
*refroidissement isobare de l’état 4 à l’état initial 1.
1- Calculer le nombre de moles d’air et en déduire la capacité calorifique à pression
constante de l’unité de masse d’air.
2- Déterminer les paramètres dans chacun des états 1, 2, 3 et 4. Tracer ce cycle dans le
diagramme (P,V). S’agit-il d’un moteur ou d’un récepteur ?
3- Quel est le rendement de ce cycle ?. Le comparer à celui de Carnot fonctionnant entre
les mêmes températures extrêmes.
4- En inversant le sens du cycle déterminer l’efficacité du réfrigérateur et de la pompe à
chaleur. Donner un schéma équivalent.
5- Calculer la variation d’entropie S pour chaque transformation du cycle. Donner le
schéma équivalent de cette machine thermique.
Données : dans les conditions normales le volume molaire est de 22,4l et la masse d’un
litre d’air est de 1,3g.  = 7/5 et R = 8,3j mol-1 K-1.

Solution :

 P1  1atm   P2  8atm   P3  P2  Détente  P4   P4  P1 


  Compression   Echauffement     Re froidissement  
V1    V2   V3    V4   V1 
 T  350 K  isotherme T  T  isobare  T  4T  adiabatique T  isobare T 
 1   2 1   3 1  4  1 

1-
* 1mole  22,4l  M  1,3  22,4  29,12 g : masse molaire
m 10 3
d’où le nombre de moles est : n    34,48moles
M 29,12
m R c pm
*on a d’après la relation de Mayer : C P  CV  nR  R  c pm  cvm  et on : 
M M cvm
R
 c pm   10 3 J / Kg. K : capacité calorifique massique à pression constante.
M (  1)

nRT1 nRT2 nRT1 nRT3


2- V1   1m 3 ;V2    0,125m3 ;V3   0,5m3 ;
P1 P2 8P1 P3
1/ 
  P 
P3 .(V3 )  P4 .(V4 ) or P3  P2 ; P4  P1  V4  V3 . 2   2,208m 3 On a : T2=T1=350°K.
 P1 
(1 ) / 
(1 ) /  (1 ) /  P 
T3 .( P3 )  T4 .( P4 )  T4  T3 . 3   773 K ;
 P4 

*Pour tracer correctement le cycle en (P,V) on doit toujours classer les pressions et les
volumes : on a : P3=P2>P1=P4 et V4>V1>V3>V2; d’où :

56
P

2 3
P2=P3

Adiabatique

Isotherme
4
P1=P4
1

V2 V4 V
V3 V1

Le cycle est décrit dans le sens inverse au sens trigonométrique → Wcycle<0 et donc il s’agit
d’un cycle moteur.
 Wcycle
3- Par définition le rendement d’un moteur est :   ; en appliquant le premier
QChaude
principe : U Cycle  WCycle  QChaude  QFroide  0  WCycle  (QChaude  QFroide )
Qchaude  Q froide Q froide
donc :   1 ; (pour un moteur Qchaude>0 et Qfroide<0)
QChaude Qchaude

 Transformation 1 à 2 : compression isotherme : dW=-PdV →W12>0 et Q12=-W12<0


dQ12=PdV=nRT1dV/V → Q12=nRT1 Log(V2/V1) → Q12=-207.9 KJ.

 Transformation de 2 à 3 : échauffement isobare Q23 >0


dQ23= mcpmdT + hdP=mcpm (T3-T2) →Q23=1050 KJ.

 Transformation 3 à 4 est adiabatique : Q34=0 KJ.

 Transformation 4 à 1 : Refroidissement isobare Q41<0:


dQ41=mcpmdT + hdP → Q41 = mcpm (T1-T4) → Q41 = -423 KJ.

QFroide
QChaude  Q23  0 et QFroide  Q12  Q41  0 . A.N.   1   0,4 soit 40%.
QChaude

57
Source chaude

Q23 >0

Schéma équivalent
d’un moteur
WCycle<0

Q12+Q41 <0

Source froide

*Le rendement de Carnot : pour un cycle de carnot, on utilise les températures extrèmes T froide
T froide
et Tchaude :  carnot  1  .
Tchaude
T
Dans ce cycle : Tfroide = T1= 350°K et Tchaude = T3=1400°K →  carnot  1  1  0.75 soit 75%.
T4

Il est donc, toujours avantageux de concevoir des machines réversible de rendement très
voisin de celui de carnot.

4- en inversant le sens du cycle le schéma équivalent devient :

Source chaude

Q’c =-Q23 <0

Schéma équivalent

D’une pompe à chaleur ou W’=-Wcycle>0


réfrigérateur

Q’F =-(Q12 + Q41 )> 0

Source froide

58
Calcul de l’efficacité des machines :
Q'  Q12  Q41   Qc' Q23
E réfrégirateur  F   et E pompe  
W'  Wcycle W'  Wcycle
D’après le premier principe : Wcycle + Q12 + Q41 + Q23 = 0 →W = - (Q12 + Q41 + Q23)
A.N. Erefrégirat=1.5 et Epompe=2.5.

5-calcul des entropies : Au cours d'une transformation élémentaire et réversible, on a :


dU = dQ + dW = dQ – PdV , soit pour l'entropie : dS = dQ/T = (dU + PdV)/T
dH=dU+PdV+VdP=dQ+VdP, soit pour l’entropie : dS=dQ/T=(dH-VdP)/T

*/La transformation 1 à 2 est isotherme →


dQ PdV dV V 
dS12  12   nR → S12  nR ln  2   594 j / K ;
T1 T1 V  V1 
*/ La transformation 2 à 3 est isobare →
dQ23 dT T 
dS 23   mc pm → S 23  mc pm ln  3   1386 j / K ;
T T  T2 
*/ La transformation 3 à 4 est adiabatique →
dQ34
dS 34  or Q34=0 transformation réversible adiabatique → S 34  0 .
T
*/ La transformation 4 à 1 est isobare →
dQ41 dT T 
dS 41   mc pm → S 41  mc pm ln  1   729 j / K ;
T T  T4 

Exercice d’application 2 :
Qu’appelle t-on cycle de Carnot ?.Application : en été une machine thermique à gaz
parfait décrit un cycle de Carnot 12341 (1-2 : compression adiabatique ) entre
l’extérieur de température Tex =39°C et l’intérieur d’une maison de température
maintenue constante à Tin =20°C. Tracer ce cycle dans le plan ( P, V).Ce cycle est-il
moteur ou récepteur (justifier la réponse)?. Quel est le nom de cette machine ?. Donner
son schéma équivalent. Définir l’efficacité E de cette machine en fonction des quantités
de chaleur puis en fonction des températures Tex et Tin .

Solution :
 le cycle de Carnot est un cycle ditherme réversible constitué de deux adiabatiques et
de deux isothermes réversibles.

 Tracé du cycle en (P,V) :


L’été → on a besoin de rafraîchir la maison → il s’agit d’un réfrigérateur
 Le cycle est récepteur Wcycle > 0 → le sens du cycle est décrit dans le sens
trigonométrique.
De plus il faut tenir compte que la transformation de 1 à 2 est une compression
adiabatique.
Les deux températures : Tint=20°C=293°K et Text=39°C=312°K.

59
P

3
2
Text=312K

4 1 Tint=293K
V

 Schéma équivalent :
- Les transformation 1→2 et 3→4 sont adiabatique réversible donc Q 12 = Q34=0 .

- La transformations 2→3 est une compression isotherme réversible :


dQ23=ncvdT + PdV =PdV (car dT=0) →Q23<0 → Qchaude=Q23<0 →Tc=Text.

- La transformations 4→1 est une dilatation isotherme réversible :


dQ41=ncvdT + PdV =PdV → Q41 >0 → Qfroide=Q41>0 →TF=Tint.

Source chaude : extérieur


Text=312°K

Qc =Q23 <0
Schéma équivalent

d’un réfrigérateur W>0

QF = Q41 > 0

Source froide : maison


Tint=293°K

 L’efficacité : E= QF / WCycle; et le premier principe : WCycle + QC + QF =0 →


1
WCycle= - (QC + QF) ; d’où : E=QF/(-Qc-QF), on en déduit : E  en
1  QC / QF
fonction des quantités de chaleur
 L’égalité de Clausius ou second principe : QC / TC + QF / TF =0 
QC / QF = - TC / TF = -Tex / Tin permet d’exprimer l’efficacité en fonction des
températures des sources chaude et froide : E= Tin /( Tex - Tin )=15,42.

60

Vous aimerez peut-être aussi