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DM 4 : Continuité dans un e.v.n.

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Lycée Lakanal, Sceaux Pour le 16/10/2024, 21h00

MP – Mathématiques
A. Troesch

DM no 4 : Continuité dans un e.v.n.

Ce DM est à rendre au format numérique, scanné en pdf en un seul fichier n’excédant pas 10 Mo. L’envoi se fera via
Cahier-de-Prépa avant la date et heure ci-dessus.
Problème – Théorème d’Ascoli
Soit K “ R ou C.
Soit pE, } ¨ }E q et pF, } ¨ }F q deux espaces vectoriels normés sur K. On suppose de plus que F est de dimension finie.
On considère K Ă E une partie de E, et A une partie de C 0 pK, F q. Ainsi, A est un ensemble dont les éléments sont
des fonctions continues de K dans F .
Définitions et notations
‚ On dit que A est équicontinue en x P K si :

@ε ą 0, Dη ą 0, @f P A, @y P K, }y ´ x}E ď η ùñ }f pyq ´ f pxq}F ď ε.

‚ On dit que A est équicontinue sur K si A est équicontinue en tout x P K.


‚ On dit que A est uniformément équicontinue sur K si :

@ε ą 0, Dη ą 0, @f P A, @px, yq P K 2 , }y ´ x}E ď η ùñ }f pyq ´ f pxq}F ď ε.

Ainsi, contrairement à une partie A équicontinue sur K, on impose de plus l’indépendance de η vis-à-vis de x.
‚ Une suite de Cauchy pyn qnPN P F N dans l’e.v.n. F est une suite vérifiant la propriété suivante :

@ε ą 0, DN P N, @n ě N, @p ě N, }xn ´ xp }F ď ε.

‚ Si nous ne l’avons pas encore vu en cours au moment où vous faites ce devoir, vous pouvez utiliser sans preuve
le fait que toutes les normes d’un espace de dimension finie sont équivalentes.

Partie I – Complétude de F
On suppose que pun q P F N est une suite de Cauchy de F . On rappelle que F est de dimension finie.
1. Montrer que pun q est bornée.
2. En déduire que pun q admet une valeur d’adhérence dans F
3. Montrer que si φ et ψ sont deux extractrices, uφpnq ´ uψpnq ÝÑ 0.
4. En déduire que pun q converge.
Ainsi, les suites de Cauchy de F sont convergentes. On dit que F est complet.

Partie II – Théorème de Heine pour l’équicontinuité


On suppose que K est une partie compacte de E, et que A Ă C 0 pK, F q est équicontinue sur K. Nous allons montrer
dans cette partie que A est uniformément équicontinue, ce qui constitue une généralisation du théorème de Heine.
Nous raisonnons par l’absurde, en supposant que A n’est pas uniformément équicontinue.
yn qnPN de K N , et une suite pfĂ
xn qnPN et pĂ
5. Monter qu’il existe ε, deux suites pĂ N
n q P A (qu’on se donne pour la
suite) telles que
1
xn ´ yĂ
@n P N, }Ă n }E ď n et }fĂ xn q ´ fĂ
n pĂ yn q}F ą ε.
n pĂ
2
6. En déduire qu’il existe deux suites pxn qnPN et pyn qnPN de K N , une suite pfn qnPN P AN , et x P K, tels que

lim xn “ lim yn “ x et @n P N, }fn pxn q ´ fn pyn q}F ą ε.

7. En utilisant l’équicontinuité de A en x, montrer qu’il existe un entier N P N tel que pour tout n ě N ,
}fn pxn q ´ fn pyn q}F ď ε et conclure.

Partie III – Précompacité et séparabilité


On suppose encore que K est compact.

1
ď
8. Montrer que pour tout η ą 0, il existe une famille finie pai qiPI P E I telle que K Ă Bpai , ηq. On dit que K
iPI
est précompact.
Indication : raisonner par l’absurde et construire par récurrence une suite pxn q telle que pour tout i ‰ j,
}xi ´ xj } ě η. On pourra pour cela considérer à chaque étape l’union des boules de rayon η centrées en
chaque xi .
9. En déduire qu’il existe une famille pxi qiPI P K I au plus dénombrable, dense dans K. On dit que K est séparable.
Indication : prendre des η de plus en plus petites, et un point de K dans chaque boule qui rencontre K.

Partie IV – Théorème d’Ascoli, sens direct


On démontre dans la fin de ce problème un cas particulier du théorème d’Ascoli.
On suppose que K est compact, et on rappelle que F est de dimension finie. On muni C 0 pK, F q de la norme } ¨ }8 de la
convergence uniforme, et on considère A Ă C 0 pK, F q. La version (affaiblie) du théorème d’Ascoli que nous démontrons
affirme que les propriétés suivantes sont équivalentes :
(i) A est une partie compacte de C 0 pK, F q
(ii) A est équicontinue sur K, et bornée (au sens de } ¨ }8 ).
Nous démontrons dans cette partie le sens direct, c’est-à-dire piq ùñ piiq. On suppose donc que A est une partie
compacte de C 0 pK, F q.
10. Montrer que A est bornée.
11. On suppose par l’absurde que A n’est pas équicontinue.
(a) Montrer l’existence de x P K, de ε ą 0, et de deux suites pfn q P AN et pxn q P K n tels que :
xn ÝÑ x et @n P N, }fn pxn q ´ fn pxq}F ą ε.
nÑ`8

(b) En déduire l’existence d’une suite pyn q, extraite de pxn q, et d’une application f P A, telle que
ε
yn ÝÑ x et @n P N, }f pyn q ´ f pxq}F ą .
nÑ`8 2
(c) La suite pyn q étant celle de la question précédente, montrer qu’il existe une application g P A telle que
ε
@n P N, }gpyn q ´ gpxq}F ą ,
4
et conclure.

Partie V – Théorème d’Ascoli, sens réciproque


On suppose dans cette partie que A est bornée et équicontinue, et on montre qu’alors A est compacte.
13. Montrer qu’on a l’équivalence entre :
(i) A est compact ;
(ii) Toute suite pfn q P AN admet une valeur d’adhérence dans C 0 pK, F q.
N
Pour la réciproque, étant donné pgn q P A , on pourra introduire pfn q P AN telle que }gn ´ fn }8 ÝÑ 0.
14. Montrer que tf pxq, f P A, x P Ku est une partie bornée de F .
15. Soit pfn qnPN P AN , et pxp qpPN une suite d’éléments de K, telle que D “ txp , p P Nu soit dense dans K, ce qui
existe d’après la partie III.
Montrer qu’il existe une application φ : N Ñ N strictement croissante telle que pour tout p P N, fφpnq pxp q
converge dans K.
Indication : Construire des extractrices pφp q telles que pour tout p P N, et tout k P v0, pw, pfφ0 ˝¨¨¨˝φp pnq pxk qq
converge, puis définir pour tout n P N, φpnq “ φ0 ˝ ¨ ¨ ¨ ˝ φn pnq.
16. Soit φ telle que dans la question précédente. Pour tout x P D, on note f pxq “ lim fφpnq pxq. Cela définit donc
nÑ`8
une application f : D Ñ F , telle que ppfφpnq q|D qnPN converge simplement vers f .
Justifier que f est uniformément continue sur D.
On pourra se servir des résultats de la partie II.
17. Soit pxn q P Dn telle que xn ÝÑ x P K. Montrer que la suite pf pxn qq est de Cauchy, et en déduire qu’elle converge
18. Montrer que f se prolonge sur K en une fonction continue sur K, qu’on note encore f . Que peut-on dire de la
continuité uniforme de f ?
19. Monter que fφpnq ÝÑ f dans pC 0 pK, F q, } ¨ }8 q, et conclure.

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