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Sécurité et santé au travail dans l'Arctique

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ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL TSMOGI/2016/9

Réunion sectorielle tripartite sur la sécurité


et la santé au travail et les compétences
dans l’industrie du pétrole et du gaz opérant
dans les zones climatiques polaires et subarctiques Genève
de l’hémisphère Nord 26-29 janvier 2016

Conclusions concernant la sécurité et la santé


au travail et les compétences dans l’industrie du pétrole
et du gaz opérant dans les zones climatiques polaires
et subarctiques de l’hémisphère Nord 1
La Réunion sectorielle tripartite sur la sécurité et la santé au travail et les
compétences dans l’industrie du pétrole et du gaz opérant dans les zones climatiques
polaires et subarctiques de l’hémisphère Nord,

S’étant réunie à Genève du 26 au 29 janvier 2016,

Adopte, ce vingt-neuvième jour de janvier 2016, les conclusions ci-après.

Risques et défis pour la santé et le bien-être


des travailleurs dans l’Arctique

1. Les risques relatifs à la sécurité et à la santé au travail (SST) devraient être examinés à la
lumière de facteurs à la fois internes et externes. L’environnement de travail peut se
caractériser par un ou plusieurs des phénomènes suivants: basses températures, vent, glace,
présence éventuelle d’animaux sauvages, longues périodes d’obscurité ou de lumière,
bruit, poussière, présence d’agents biologiques dangereux, etc. Les effets de telles
conditions, s’ils ne sont pas atténués ou contrôlés, sont susceptibles d’entraîner des
problèmes de santé et des lésions, par exemple intoxication au monoxyde de carbone (en
particulier dans les espaces confinés), gelures à différents degrés, hypothermie ou troubles
affectifs saisonniers, voire de les aggraver. L’éventuelle accumulation de ces différents
facteurs peut accroître l’urgence des problèmes de santé à traiter et rendre les questions de
sécurité plus difficiles à résoudre.

1
Les présentes conclusions ont été adoptées par la Réunion sectorielle tripartite le 29 janvier 2016.
Conformément aux procédures établies, elles seront soumises pour examen au Conseil
d’administration du BIT.

[Link] 1
2. La situation des installations, en mer ou dans des zones isolées, rend souvent difficiles le
transport vers ces sites et l’accès rapide aux traitements médicaux pendant l’«heure d’or».

3. Les modes de travail peuvent avoir une incidence négative sur l’équilibre entre la vie
professionnelle et la vie privée des travailleurs. Des durées de travail excessives et des
périodes de repos insuffisantes peuvent porter atteinte à leur santé ainsi qu’à leur bien-être.

Politiques qui permettraient aux gouvernements et aux organisations


d’employeurs et de travailleurs d’améliorer la santé et le bien-être
des travailleurs dans l’Arctique – Outils les plus appropriés pour instaurer,
mettre en œuvre, suivre et continuellement améliorer la sécurité et la santé
au travail (SST) dans les opérations réalisées dans l’Arctique

4. Les stratégies et les engagements tripartites sur la prévention sont des éléments
indispensables en matière de SST 2. Les politiques devraient donner la priorité aux défis les
plus urgents, tenir compte de la sécurité et de la santé des travailleurs, et permettre de
garantir les droits des travailleurs à connaître les risques encourus et à participer aux
mesures visant à les atténuer. Les travailleurs devraient avoir le droit de refuser ou
d’interrompre un travail potentiellement dangereux, en cas de risque d’accident ou de
lésion.

Evaluation des risques

5. La détermination des outils permettant de gérer les risques en matière de SST devrait être
précédée d’une évaluation efficace des risques, qui comprendra l’identification,
l’évaluation et la maîtrise des risques. Cette évaluation devrait s’effectuer avec la
participation de l’ensemble des personnes concernées et porter sur tous les différents
risques, y compris l’impact que peuvent avoir les projets sur l’environnement immédiat et
les communautés locales. Les systèmes de gestion de la SST devraient être axés sur les
risques afin d’instaurer une culture de la prévention et contribuer à l’amélioration continue
de la sécurité et de la santé au travail, en encourageant la pleine participation des
travailleurs et l’engagement des équipes de direction. Le document du BIT intitulé
Principes directeurs concernant les systèmes de gestion de la sécurité et de la santé au
travail (ILO-OSH 2001) constitue un document de référence essentiel.

Tâches dangereuses et suivi médical

6. Les dangers devraient être identifiés au cours de la phase initiale de planification des
projets, notamment lors des évaluations de l’état de préparation effectuées à des distances
très éloignées, et, si possible, être maîtrisés à la source, par le biais de moyens de
communication et d’une formation pertinente. Dans ce contexte, il convient d’apporter une
attention particulière à l’exposition aux dangers de tous les travailleurs, y compris les
prestataires et les sous-traitants, ainsi qu’aux barrières linguistiques et aux aspects liés à la
spécificité des sexes. La qualité des leçons tirées des incidents et des accidents repose sur
des systèmes performants de gestion et de notification des données. Le suivi médical
permet de contrôler l’évolution de la santé des travailleurs afin de détecter tout problème
de santé ou toute lésion et de les prévenir. Un soin particulier devrait être apporté par
toutes les parties au respect de la vie privée et des droits des travailleurs. Le travailleur

2
Voir BIT: Résolution concernant la discussion récurrente sur la protection sociale (protection des
travailleurs), 2015.

2 [Link]
devrait avoir le droit d’être pleinement informé de toutes les conclusions relatives à
l’aptitude au travail.

Compétences et formation en SST

7. L’éducation et la formation à la SST devraient tenir compte des compétences et aptitudes


spécifiques qui sont nécessaires dans les opérations pétrolières et gazières menées dans
l’Arctique, et être fondées sur une évaluation des compétences requises pour travailler dans
cette région. Les réglementations, règles et outils devraient être faciles à consulter et à
comprendre, tant pour les employeurs que pour les travailleurs. Quant aux outils
d’autoévaluation, ils sont importants pour promouvoir le respect des règles.

8. L’échange entre les mandants tripartites des leçons tirées de leurs expériences et des
meilleures pratiques est un moyen utile de renforcer les aptitudes et les compétences en
matière de SST dans l’Arctique. Les gouvernements et les organisations d’employeurs et
de travailleurs ont des responsabilités partagées en ce qui concerne la conception et la mise
en œuvre des politiques, des mesures et des outils. Les programmes appliqués dans ce
secteur, tels que les systèmes de «passeport de sécurité», peuvent faciliter la prévention des
accidents et des maladies, et promouvoir la santé et le bien-être des travailleurs, en
particulier parmi les prestataires et les sous-traitants. Il convient de veiller à ce que le
passeport de sécurité ne soit pas utilisé en lieu et place de qualifications, de formation et de
compétences spécialisées. D’autres systèmes standardisés, tels que les spécifications en
matière d’équipement de protection individuelle et les systèmes de formation agréés,
peuvent eux aussi s’avérer utiles.

9. Les représentants élus des travailleurs en matière de santé et de sécurité au travail et/ou les
membres des comités paritaires sur la santé et la sécurité devraient recevoir une formation
supplémentaire correspondant à ces attributions.

10. Toutes les parties concernées, que ce soient les autorités, les représentants d’employeurs
ou ceux des travailleurs, devraient prendre part à l’élaboration d’outils de formation
spécifiques. Des ensembles de compétences multiples doivent être pris en considération
pour la conception, l’élaboration et l’utilisation de ces outils.

11. Des programmes appropriés en matière de sécurité, d’apprentissage et de recrutement,


ainsi que la communication et la préparation des interventions en cas d’urgence, peuvent
aider les travailleurs et les entreprises à gérer les risques liés au travail dans l’Arctique.

Sécurité du transport aérien

12. Le transport aérien, bien que réglementé aux niveaux national et international, comporte
des risques spécifiques (par exemple, conditions météorologiques extrêmes ou fatigue de
l’équipage) dans le cadre d’opérations pétrolières et gazières menées dans l’Arctique, en
particulier lorsqu’il est assuré par hélicoptère. Les compagnies pétrolières et gazières
devraient utiliser des moyens sûrs et appropriés pour le transport des travailleurs. Les
transporteurs aériens dans l’Arctique devraient pouvoir prouver, antécédents à l’appui,
qu’ils opèrent en toute sécurité.

Recommandations en vue des activités futures de l’Organisation


internationale du Travail et de ses Membres

13. A la lumière de la discussion qui a eu lieu lors de la Réunion sectorielle tripartite sur la
sécurité et la santé au travail et les compétences dans l’industrie du pétrole et du gaz

[Link] 3
opérant dans les zones climatiques polaires et subarctiques de l’hémisphère Nord, les
activités futures ci-après ont été recommandées.

14. Les mandants tripartites devraient:

a) renforcer l’utilisation des mécanismes existants en matière de SST et prendre en


considération les connaissances acquises dans le cadre des activités menées par
d’autres organisations internationales;

b) reconnaître les réglementations pertinentes concernant le temps de travail dans


l’industrie du pétrole et du gaz dans l’Arctique, après consultation avec les partenaires
sociaux;

c) mettre en place des programmes d’apprentissage appropriés, encadrés, lorsque cela


est possible, par des travailleurs expérimentés.

15. Les gouvernements devraient créer un mécanisme tripartite visant à faciliter la mise au
point de meilleures pratiques en matière de santé et de sécurité, y compris la formation,
pour les opérations pétrolières et gazières dans l’Arctique.

16. Le Bureau devrait:

a) recueillir des données aidant à cerner les causes profondes des problèmes de SST
rencontrés dans l’industrie du pétrole et du gaz opérant dans l’Arctique, et élaborer
des solutions, avec la participation d’experts dans ce domaine;

b) procéder à l’examen des documents du BIT existants et les mettre à jour de sorte
qu’ils couvrent les opérations menées dans l’Arctique;

c) regrouper et diffuser les meilleures pratiques utilisées dans la région polaire afin de
renforcer les instruments de SST.

4 [Link]

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