Gynécologie (Mme DEHALE)
Gynécologie (Mme DEHALE)
GYNECOLOGIE
Spécialités :
SIN2, SF2
Enseignante :
1. Les organes de l’appareil génital féminin : vulve, clitoris, grandes lèvres, petites
lèvres, vagin, utérus, trompes de Fallope, ovaires, glandes de Skene, glande de
Bartholin…
- L’épididyme : petit organe allongé constitué par le canal épididymaire pelotonné sur
lui-même dont la fonction est le stockage et la maturation des spermatozoïdes en
provenance des testicules et se prolonge par le canal déférent.
- le canal déférent : Il sert à conduire les spermatozoïdes de l’épididyme au canal
inguinal jusqu’à l’urètre. C’est lui que le Chirurgien sectionne ou ligature au cours de
la vasectomie (méthode de contraception chez l’homme).
- Le canal éjaculateur : c’est un petit tube situe juste au- dessus de la prostate. Il assure
le transport des spermatozoïdes à travers la prostate vers l’urètre.
- Les vésicules séminales : elles assurent la sécrétion d’un liquide entrant dans la
composition du sperme.
- La prostate : elle secrète un liquide clair qu’elle déverse dans l’urètre au moment de
l’excitation sexuelle. Ce liquide alcalin réduit l’acidité de sécrétion vaginale.
A la puberté, sous l’action de l’hypophyse, les testicules vont se mettre en action pour assurer
un double rôle : fabriquer les hormones mâles (testostérone et l’androgène) et joue un rôle
exocrine qui est la production des spermatozoïdes.
- Le mont du pubis : C’est elle qui est couverte de poils et située devant la symphyse
pubienne.
- Les grandes lèvres : Elles limitent la fente vulvaire. Leur face externe est couverte de
poils.
- Les petites lèvres : Elles limitent le vestibule et tendent à s’atrophier après la
ménopause.
- Le vestibule : C’est un espace virtuel d’environ 7 cm de profondeur qui présente en
avant l’orifice urétral externe situé au-dessus du clitoris.
- Les seins : destinés à la sécrétion du lait, les seins tiennent chez la femme un rôle
plastique et un rôle important (production ou sécrétion du lait maternel).
- Le vagin
C’est un conduit musculeux membraneux de 8 cm de long présentant une direction oblique en
bas et en avant qui constitue la structure fondamentale de la statique des vicaires pelviennes.
- L’utérus
C’est un muscle creux destiné à contenir l’œuf fécondé présentant dans son tiers inférieur un
rétrécissement de l’isthme utérin, qui sépare le corps de l’utérus et du col de l’utérus.
- Les annexes
Elles sont constituées chacune d’un ovaire et d’une trompe unis par le ligament large.
- L’ovaire
C’est la glande sexuelle femelle. Il a la forme d’une amende mesurant 4 cm de long, 2 cm de
large et 1 cm d’épaisseur. L’ovaire a comme fonction essentielle de fournir un ovocyte à chaque
cycle.
- Les trompes
Elles prolongent les cornes utérines et font communiquer la cavité utérine et la cavité
péritonéale ou abdominale. Chaque trompe, longue de 10 à 12 cm présente 4 parties : la partie
intra-utérine ou interstitielle, l’isthme, l’ampoule et le pavillon; la fécondation a lieu au niveau
de l’ampoule.
PHYSIOLOGIE DE
L’APPAREIL GENITAL
FEMININ
C’est la période qui s’étend du premier jour des règles au premier jour des règles
prochaines. Il varie de 21 à 35 jours. (26-28 = moyen ; 28-35= long ; 21-25 = court).
L’ovocyte II a une durée de vie de 48h et les spermatozoïdes une durée de 72h. Donc la
femme n’est fécondée que pendant 2 jours mais le moment de l’ovulation varie d’une
femme à l’autre.
2. LA PUBERTÉ
b. Chez le garçon
L’anorchidie congénitale ou acquise : un examen clinique et un interrogatoire
permettent de retenir ce diagnostic.
Une lésion de radiothérapie ou de chimiothérapie est recherchée au niveau des gonades.
Un syndrome de Klinefelter : puberté non retardée mais incomplète.
b. Insuffisance gonadotrope
Âge statural et âge osseux sont en moyenne moins retardés.
Le volume testiculaire est faible (< 4 mL).
On retrouve souvent un micropénis (taille de la verge inférieure à 4,5 cm) et ou une
cryptorchidie traitée ou opérée uni- ou surtout bilatérale.
Quand s’y associe une anosmie, cette entité constitue le syndrome de Kalman-
De Morsier ou dysplasie olfacto-génitale. Il existe souvent des cas familiaux
d’hypogonadisme ou d’anosmie.
c. Traitement
Dans le retard pubertaire simple du garçon, problème le plus fréquent, la mise en route d’un
traitement dépend des circonstances et en particulier de la tolérance psychologique :
traitement par androgènes à faible dose, testostérone ou
oxandrolone sur 3 à 6 mois.
Substitution hormonale : testostérone chez le garçon, oestroprogestatifs chez la fille.
Les traitements séquentiels HMG- β hCG et LHRH par pompe en injections sous-cutanées
sont, en fait, décevants et plutôt réservés à l’âge adulte pour traiter les problèmes de stérilité
souvent associés.
B. Précocités pubertaires
Définition : survenue de la puberté avant 8 ans chez la fille, avant 10 ans chez le garçon.
Définition statistique qui englobe les 3 % de sujets normaux.
On doit distinguer la puberté précoce vraie des pseudo-pubertés précoces et des pubertés
précoces partielles.
c. Traitement
En dehors du traitement éventuel de la pathologie causale.
Deux motivations :
– petite taille finale ;
– tolérance psychologique.
Il se fait par Décapeptyl en injections IM mensuelles. La première injection chez la fille est
entourée d’un traitement oral par anti estrogènes (Androcur) pour éviter les effets d’une
privation ostrogénique (hémorragie génitale).
2. Pseudo-puberté précoce
Elles sont beaucoup plus rares, souvent faciles à repérer.
Elles peuvent être iso sexuelles ou hétérosexuelles.
Le test au Synacthène constitue un outil diagnostic de base.
Étiologies :
– hyperplasie congénitale des surrénales (forme à révélation tardive) :
• virilisation chez la fille,
• virilisation chez le garçon avec testicules de petit volume ;
– origine tumorale :
• l’enquête étiologique vise alors à repérer l’origine de la sécrétion des androgènes ou des
œstrogènes,
• tumeur surrénalienne (sécrétion d’androgènes, rarement d’œstrogènes),
• tumeur ovarienne (sécrétion d’œstrogènes et parfois d’androgènes),
• tumeur testiculaire (l’un reste de petit volume, sécrétion de β hCG),
• tumeur secrétant des β hCG.
Elle se traduit par l’apparition d’un caractère sexuel isolé (à différencier du début d’une
puberté précoce vraie) :
– prémature thélarche = seins chez la fillette : entre 1 et 3 ans, faisant parfois suite à
l’intumescence mammaire postnatale qui peut persister jusqu’à 18 mois. L’évolution se fait
vers la régression spontanée ;
– prémature pubarche ou ardrénarche = pilosité pubienne, par élévation des androgènes
surrénaliens, à différencier d’une forme rare d’hyperplasie congénitale ;
– prémature ménarche = hémorragie génitale isolée.
Interrogatoire
– On recherchera les antécédents personnels périnataux et familiaux : taille et notion d’une
puberté avancée chez les parents et dans la fratrie. On recherchera les antécédents
pathologiques notables : pathologies tumorales et leur traitement.
– Le carnet de santé permettra également d’établir une courbe de croissance.
Examen clinique
– Établir les stades de Tanner.
– Établir le caractère central ou non de ce développement pubertaire.
– Rechercher des signes associés : dysmorphie, autres anomalies endocriniennes, anomalies
neurologiques, ophtalmologiques…
Examens complémentaires
– Faire systématiquement une radiographie poignet et main gauches pour l’âge osseux et une
échographie pelvienne chez la fille.
– Faire un test au LHRH, testostérone.
– Le taux sérique d’œstradiol est peu fiable, on lui préfère l’urocytogramme ou le frottis
vaginal (réalisation plus délicate chez la petite fille).
– Test au Synactène, en particulier si orientation vers une pseudo-puberté précoce.
– Marqueurs tumoraux : β hCG et alpha-foeto-protéines.
– En fonction de l’orientation : imageries cérébrale, abdominale, gonadique pourront établir le
diagnostic étiologique.
Points clés
• La puberté comporte plusieurs types de modifications : génitales (acquisition de la
maturation sexuelle), corporelles (poussée de croissance, modification de la silhouette et des
proportions du corps) et psychiques (modifications de la personnalité et du comportement).
• Retard pubertaire : puberté survenant plus de 2 ans après les limites habituelles, c’est-à-dire
14 ans chez le garçon et 12 ans chez la fille.
• Puberté précoce : survenue de la puberté avant 8 ans chez la fille, avant 10 ans chez le
garçon.
• Le problème le plus fréquent sera chez la fille d’établir la réalité du caractère précoce de
cette puberté, chez le garçon d’établir le diagnostic étiologique.
• En cas de puberté précoce, il faudra établir les stades de Tanner, rechercher des signes
associés, apprécier le degré de maturation osseuse et réaliser des dosages hormonaux
(testostérone, œstradiol) et un test au LHRH puis en fonction des orientations.
I. DIAGNOSTIC
Remarque
En cas d’aménorrhée de moins de 12 mois ou si l’examen clinique révèle une imprégnation
ostrogénique (présence de glaire cervicale), on pourra pratiquer un test aux progestatifs. S’il
est négatif (pas d’hémorragies de privation après la prise de 10 à 12 jours de progestérone ou
d’un progestatif), ce test permet de vérifier qu’il existe bien une hypo-oestrogénie
(ménopause). Au contraire, la survenue de règles témoigne d’une persistance d’un
fonctionnement ovarien avec sécrétion d’œstrogènes.
[Link]ÉQUENCES DE LA MÉNOPAUSE
A. Syndrome climatérique
Il correspond aux conséquences de l’hypo-oestrogénie. Ces manifestations sont très variables
d’une femme à l’autre, dans leur fréquence, intensité, moment d’apparition et durée.
1. Bouffées de chaleur
Elles sont constatées dans plus de 65 % des cas vers 50-55 ans. Leur intensité est variable
depuis la simple rougeur de la face jusqu’à la grande bouffée de chaleur vasomotrice
défigurant la femme : la rougeur monte du tronc vers la face et s’accompagne de sueurs
profuses. Elles cèdent à une oestrogéno thérapie modérée. Les bouffées de chaleur traduisent
vraisemblablement un désordre au niveau des amines cérébrales, désordre spécifiquement
induit par la carence ostrogénique ménopausique. Elles durent en général quelques mois mais
peuvent se poursuivre pendant des années : 15 % des femmes de 75 ans peuvent encore se
plaindre de bouffées de chaleur.
4. Autres conséquences
a. Troubles urinaires
Sur le plan urinaire, l’atrophie peut favoriser les troubles urinaires, dysurie, incontinence
urinaire, impériosité mictionnelle.
b. Poils et cheveux
Ils tendent à se clairsemer dans les zones dépendant des œstrogènes. Subcontraire peut
apparaître une pilosité de type androgénique (lèvre supérieure, joues).
c. Peau
Au niveau de la peau, la carence ostrogénique est responsable d’un amincissement de la peau.
d. Poids
L’index de masse corporelle augmente après 50 ans ; ses causes sont multiples : diminution
des dépenses énergétiques, augmentation de l’apport calorique, redistribution de la masse
corporelle (augmentation de la masse grasse abdominale et diminution de la masse maigre).
B. Risques de la ménopause
1. Ostéoporose post-ménopausique
Elle se définit par un état du squelette caractérisé par une diminution de la solidité osseuse
exposant la femme à un risque accru de fracture.
L’ostéoporose par déminéralisation osseuse est un phénomène physiologique lié au
vieillissement mais dont le processus s’accélère à la ménopause. La perte osseuse est de 1 à 2
% par an à cette période contre 0,3 % à 30 ans.
Elle constitue un réel problème de santé publique. Elle atteint une femme sur quatre.
L’ostéoporose post-ménopausique constitue la complication la plus grave de la carence
ostrogénique responsable d’une accélération brutale de la perte osseuse. Elle se manifeste 7 à
10 ans après l’arrêt des règles. Sur les 10 millions de femmes françaises ménopausées, 2,5
millions seront donc atteintes de cette maladie.
L’importance de l’ostéoporose dépend de deux éléments : la vitesse de résorption osseuse et
la masse osseuse initiale atteinte à la puberté. Ces deux éléments sont dépendants de facteurs
génétiques et de facteurs comportementaux (apport calcique, exercice physique).
D’autres facteurs aggravent l’ostéoporose : la malnutrition, le tabac et l’alcool.
L’ostéoporose favorise la survenue de fractures pour des traumatismes minimes.
Les fractures sont la conséquence d’une diminution de la solidité osseuse. Cette solidité doit
intégrer la masse osseuse et la qualité osseuse (micro-architecture, remodelage,
minéralisation). Les fractures les plus fréquentes siègent au niveau des vertèbres et des
poignets (os trabéculaire, spongieux) alors que les fractures liées à l’âge sont celles des os
longs (os cortical). Par ordre de fréquence, ce sont les fractures du rachis puis du poignet et
enfin du col fémoral.
Ces fractures grèveront lourdement l’avenir des femmes concernées par ce problème avec 40
% de complications et une mortalité de 25 %.
Le nombre de fractures du col du fémur double tous les 5 ans après 60 ans chez la femme,
contre tous les 7 ans chez l’homme. Quarante pour cent des femmes âgées de 80 ans ou plus
ont été victimes d’une fracture uni- ou bilatérale du col du fémur.
Le risque fracturaire est apprécié par l’analyse :
– de l’âge ;
– des antécédents : fractures ostéoporotiques dans la famille, antécédents de fractures
personnelles ;
– des risques de chute ;
– et par un examen : la densitométrie osseuse.
L’ostéoporose densitométrique se définit par un T-score inférieur a – 2,5.
Toute diminution d’un écart type de la densité minérale osseuse est associée à doublement du
risque de fracture ostéoporotique.
2. Athérosclérose coronarienne
Avant la ménopause, les maladies coronariennes sont beaucoup plus fréquentes chez l’homme
que chez la femme. Après la ménopause, progressivement la fréquence des coronaropathies
féminines va rejoindre celles des hommes. Le rôle respectif de l’âge et de la carence
oestrogénique est controversé. Les autres facteurs sont :
– les modifications du métabolisme lipidique (cholestérol total, LDL cholestérol)
– les modifications de certains facteurs de coagulation (facteur VII, fibrinogène) ; la glycémie
ne varie pas physiologiquement à cette période.
Il existe un doublement de la fréquence des accidents coronariens après la ménopause.
Actuellement, les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité chez la
femme en France. Un certain nombre d’études semble confirmer l’effet favorable des
traitements oestrogéniques chez la femme ménopausée sur le risque cardiovasculaire si ce
traitement est administré précocement en prévention de l’athérosclérose (données de l’étude
française E3N) avec l’oestradiol par voie transdermique (patch) et des molécules
progestatives non thrombogènes (progestérone orale micronisée). L’étude WHI (Women
Health Initiative 2002) a montré que l’administration orale d’une association œstrogènes
conjugués équins et acétate de médroxy progestérone entraînait une augmentation
significative des accidents cardiovasculaires et cérébro vasculaires (mais âge moyen des
femmes traitées : 63 ans, plus de 10 ans après l’installation de la ménopause
1. Principales molécules
a. Œstrogènes
Des œstrogènes naturels ou des œstrogènes de synthèse (estérifiés ou conjugués) utilisés par
voie orale ou par voie cutanée (patch, gel).
Les principaux composés sont :
– par voie orale : 17 β œstradiol (Estrofem, Progynova, Oromone, Provames,
Estréva) ;
– par voie cutanée :
• patch de : Estraderm TTS, Dermestril, Oesclim, Systen, Thaïs, Climara,
Femsept, Menorest,
• gel : Oestrogel, Estréva.
La voie d’administration transdermique pourrait avoir un intérêt dans la mesure où elle permet
d’éviter le premier passage hépatique ; ceci entraîne une augmentation plus modérée de la
synthèse des VLDL et HDL-cholestérol, l’augmentation des TG, de l’angiotensinogène et des
facteurs de coagulation et surtout l’absence de modification de l’hémostase.
La dose d’œstrogènes efficace sur la prévention de l’ostéoporose est de 1 à
2 mg de 17 β œstradiol ou de 25 à 50 μg par voie transdermique. L’effet sur l’ostéoporose est
prédominant au niveau du rachis, plus incertain au niveau du col fémoral. La prévention des
fractures a été démontrée (WHI 2002).
b. Progestatifs
Sont utilisés la progestérone naturelle (Utrogestan, Estima, Menaelle) et les progestatifs de
synthèse.
Le progestatif est ajouté au traitement oestrogénique pour éviter le risque de cancer de
l’endomètre (12 j/mois au minimum).
Chez la femme hystérectomisée, il n’est pas nécessaire d’ajouter au traitement
oestrogénique de la progestérone micronisée ou un progestatif.
3. Éléments de surveillance
La surveillance comporte :
– la recherche d’un sur- ou sous-dosage :
• en cas de sous-dosage, les bouffées de chaleur et la sécheresse vaginale peuvent
réapparaître. Dans cette situation, on augmentera la dose d’œstrogènes,
• en cas de surdosage en œstrogènes, les seins sont tendus et les règles sont abondantes. Dans
cette situation, on diminuera la dose d’œstrogènes. Les progestatifs peuvent être également
responsables de mastodynies ;
– un examen clinique est réalisé à 3 mois puis tous les 6 à 12 mois. La pratique des frottis, des
dosages de cholestérol, TG, glycémie peuvent être réalisés tous les 3 ans en l’absence de
risque particulier. Le dépistage organisé recommande une mammographie tous les 2 ans. La
DMO ne doit pas être répétée avant 2 à 3 ans.
4. Principales complications
Les principales complications sont :
– les maladies thromboemboliques : le risque est multiplié par 2 à 4 lorsque le THM comporte
l’administration des œstrogènes par voie orale et en fonction du type de progestatif
(progestérone micronisée et acétate de chlormadinone ont peu d’effets sur l’hémostase) ;
5. Alternatives thérapeutiques
Dans tous les cas, il faut recommander une bonne hygiène de vie :
– activités physiques (30 à 45 min de marche rapide par jour) pour la prévention des risques
cardiovasculaires et osseux ;
– hygiène alimentaire : calcium 1 200 à 1 500 mg/j et vitamine D (correction de
l’hypovitaminose D) ;
– les phyto-oestrogènes (ex. : isoflavone) sont des compléments alimentaires (n’ont pas
l’AMM des médicaments : vigilance et information !).
Leur efficacité est discutée, tout est question de dose. Des réserves ont été émises par
l’Afssaps. D’autres alternatives doivent être connues :
– oestrogènes à action locale pour traiter la sécheresse vaginale : Trophigil, Colpotrophine,
Trophicrème ;
– traitements pour les bouffées de chaleur (Abufène, Agréal) ;
– les SERM (modulateur sélectif des récepteurs des oestrogènes) :
Evista, Optruma (raloxifène) : actifs sur l’ostéoporose et ayant une action préventive sur la
survenue d’un cancer du sein ; ils n’ont pas d’action sur les bouffées de chaleur ni la
sécheresse vaginale, ils ne sont pas remboursés sauf en cas d’ostéoporose confirmée (dose :
60 mg/j) ;
– biphosphonates (Actonel et Fosamax) : actifs sur la minéralisation. Le remboursement est
obtenu en cas d’antécédents de fractures ;
– d’autres traitements sont disponibles pour l’ostéoporose (en général
fracturaire) : la parathormone (Forsteo), le ranelate de stromtium (Protelos) ;
– le tibolone (Livial) est un stéroïde actif sur l’ostéoporose, le vagin, les bouffées de chaleur,
dont les actions sur les seins et l’endomètre sont en cours d’évaluation ;
– les androgènes : pour améliorer le bien-être et la libido. Pas d’AMM en France ;
– parfois des lubrifiants vaginaux pour les rapports (Taido, Replens, Sensilube).
V. MÉNOPAUSE PRÉCOCE
Certaines formes cliniques sont particulières telle que la « Ménopause précoce », ou
l’insuffisance ovarienne primitive.
Définition : c’est une ménopause survenant avant 40 ans.
Les causes sont multiples : iatrogène (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie) ou génétique.
La symptomatologie et les complications sont plus sévères, justifiant un THM.
Le traitement hormonal est dans ce cas authentiquement substitutif. Il doit être le plus souvent
prolongé et est bien accepté dans ce contexte.
CONSULTATION ET EXAMENS
GYNECOLOGIQUES
La patiente présente une pathologie qui nécessite un examen gynécologique, il s’agit donc
d’une consultation dans le cadre d’une démarche diagnostique, s’adressant a une patiente ne
présentant pas à priori de pathologie.
Bien que le suivi gynécologique systématique des patientes soit recommandé, il n’est
pas obligatoire dans notre pays (comme le suivi de grossesse par exemple), ainsi beaucoup de
patientes ne consulteront leur gynécologue qu’en cas de problème.
Quoi qu’il en soit, l’examen gynécologique obéit à des règles simples qui doivent etre
toujours appliquées. La première de ces règles est que l’examen ne doit pas etre une corvée
douloureuse pour la [Link] appartient donc au professionnel de rendre cette consultation
peu traumatisante que possible pour la patiente et de s’adapter à la situation et à son
psychisme.
I. LA CONSULTATION GYNECOLOGIQUE
A. L’interrogatoire
Il s’agit d’un temps capital et indispensable. Il doit dans un premier temps être l’occasion de
« détendre l’atmosphère », de mettre la patiente en confiance pour qu’elle puisse se confié en
toute quiétude son traitant.
Parfois il s’agit d’une simple visite de surveillance dans le cadre d’un suivi gynécologique
systématique, il n’ya donc pas de motif précis de consultation.
Ailleurs enfin, le motif est complexe, difficile à exprimer pour la patiente : c’est alors que
l’expérience, le tact, l’intuition et la personnalité prennent toutes leurs importances.
La recherche doit être guidée par le motif de consultation. Noter la prise des médicaments,
l’existence de maladies de grands appareils : cœur, poumons, système nerveux, tube
digestif, glandes endocrines. Noter la prise de médicament, l’existence d’allergie… on
fera une mention pour :(antécédents phébitiques ou thromboemboliques ;la notion
d’ictère ;l’existence d’une HTA ;les maladies infectieuses acquises telles que la rubéole,
toxoplasmose mais aussi VIH ; VHB, VHC.
➢ Habitudes toxiques :
➢ Vaccination
➢ La symptomatologie fonctionnelle :
❖ Troubles du cycle et hémorragie génitales :
Aménorrhée : se définit comme l’absence de règles. Elle est dite primaire s4il
n’ya jamais eu de menstruation et secondaire quand elle survient chez une
femme antérieurement réglée (une fois éliminée la grossesse, elle se définit
comme un arrêt des règles depuis au moins 3 mois)
❖ Douleurs pelviennes :
Les algies pelviennes sont fréquemment exprimées comme principal motif de
consultation. Elles peuvent être aigues chroniques. Il s’agit d’une situation ou
se cache très souvent, derrière le masque organique, une souffrance
psychosociale ou sexuelle qu’il faut pouvoir entendre.
L’interrogatoire précise les caractères de la douleur(, les signes
fonctionnels associés et apprécie le contexte psychosexuel, familial et
social. On se souviendra que les femmes qui ont subi des abus sexuels,
en particulier dans l’enfance, souffrent beaucoup plus fréquemment que
les autres de douleurs gynécologiques et que la plus part des douleurs
chroniques sont multifactorielles.
❖ Trouble de la sexualité :
L’interrogatoire permet de distinguer la dyspareunie, le vaginisme, les troubles
de la libido. Il peut orienter vers une éventuelle dimension psycho
pathologique.
❖ Troubles de la fécondité.
B. L’examen clinique
C. Examen général
➢ Examen abdominal
En décubitus dorsal, jambe allongés, cuisses semi fléchis, paroi abdominale bien relâché.
L’inspection fait un inventaire des cicatrices faisant préciser à nouveau les interventions
correspondantes. L’orifice ombilical, la région sus pubienne et les orifices herniaires seront
étudiés avec minuties, la palpation comporte notamment la rechercher d’un syndrome tumoral
abdomino-pelvienne, d’une douleur abdomino-pelvienne et d’une anomalie des fausses
lombaires. La percussion à moins d’intérêt.
➢ l’examen périnéal
C’est le premier temps de l’examen gynécologique proprement dit, il est réalisé en position
gynécologique, d’abord au repos, puis éventuellement lors d’efforts de poussées on notera :
➢ Examen au spéculum
L’examen au spéculum doit souvent être précédé d’un nettoyage à la compresse sèche (au
bout d’une pince), des sécrétions vaginales on peut alors observer :
• Le col utérin : il est petit conique avec un orifice punctiforme chez la nullipare, plus
ou moins gros et déchiré chez la multipare.
• Examen de la glaire cervicale : c’est un examen simple, et fournissant des
renseignements important en particulier dans les explorations de stérilité. Le moment
privilégié de l’examen de la glaire cervicale se situ au point le plus bas de la courbe
thermique, dans les 24H précédent l’ovulation. c’est alors que l’on peut apprécier ses
caractères physiologiques. La glaire cervicale est une sécrétion : abondante, claire,
transparente comme de l’eau de roche, filante, se laisse écarter sans se rompre entre le
mors d’une pince longuette. Son PH est supérieure à 7 alcalin, au microscope, elle est
acellulaire, elle cristallise en feuille de fougère a la dessiccation lente.
• L’hystérométrie : doit être réalisé en première partie du cycle en l’absence de
grossesse et d’infection en cours. On saisi le col à l’aide d’une pince de pozzi et on
monte doucement dans la cavité utérine, un hystéromètre rigide ou souple. La cavité
utérine normale mesure de 70-85mm
• Le vagin : il est examiné en retirant le spéculum. On note sa throphycité, on recherche
des leucorrhées, des irrégularités voire des mal formations du vagin. L’étude du vagin
est également capitale dans les prolapsus.
➢ La touche vaginale :
Définition : c’est l’introduction de deux doigts dans le vagin : il permet couplé au palpé
abdominal, d’explorer la cavité pelvienne
Technique : on utilise deux doigts (index et médius) ou un seul en cas d’atrophie vaginale
(l’index), protégé par un doigtier stérile à usage unique. Pour que l’exploration soit la plus
profonde possible, il faut que le maximum de longueur digitale soit utilisable
- Le fait qu’un droitier explore mieux le coté droit du vagin, il peut être utile de répéter
le touché avec la main gauche
- Les patients obèses sont également difficiles à examiner car la main abdominale ne
peut ramener correctement le fond utérin, la paroi étant trop épaisse
- En ca d’atrophie vaginale, l’examen doit être fait à un seul droit, il sera de toute façon
pénible pour la patiente.
- Enfin, chez une patiente vierge, il convient d’éviter l’examen au spéculum et au TV.
➢ Le toucher rectal
Il n’est pas systématique, il peut être utile de le combiner au TV dans certaines situations
(prolapsus, endométriose). Il pet également rendre des services quand l’examen vaginal
est peu performant (vierge, femme âgée).
D. L’examen sinologique
- Les dissymétries : on recherchera dès l’inspection une dissymétrie des deux seins dans
leur taille et leurs formes.
- Les anomalies de forme du sein : certaines tumeurs déforment les seins,
- Les anomalies cutanées : il peut exister des phénomènes dit « de peau d’orange » ou
des zones inflammatoires rougeâtres.
- Les anomalies de l’aréole : l’existence d’un mamelon ombiliqué, d’un aspect d’exéma
du mamelon.
D.2. la palpation
Elle doit être réalisée main réchauffé, bien à plat en faisant rouler la glande sur la grille
costale. Elle doit être méthodique, cadrant par cadrant, la topographie des éventuelles
anomalies doit être précisé. On recherchera les nodules, les zones empâté correspondant à
de la mastose. Les zones douloureuses seront également répertoriées.
Un examen gynécologique systématique doit être réalisé tout les ans à partir du début
de l’activité sexuel. Ces examens devraient être poursuivis tout au long de la vie de la
[Link] frottis doivent également commencer avec la vie sexuelle, la plus part des
auteurs considèrent qu’il est inutile de réaliser des frottis au delà de 65 ans (sauf si la
patiente n’a jamais eu de frottis avant)
L’examen des seins doit commencé de manière annuelle vers la trentaine, (voir plus
jeune chez les femmes à risque de cancer familiale) et poursuivi toute la vie, le cancer du
sein étant très fréquent chez les femmes âgées.
Le rôle du médecin est donc fondamental dans l’éducation de la patiente à ce qui doit
l’amener à consulter.
F. Les examens cytohistologiques
Si les examens cytologiques comme le FCV est des examens de dépistage, se sont les
biopsies qui vont permettent des diagnostique histologiques précis. Ainsi, si le frottis de
dépistage est du ressort de médecin praticien, les biopsies doivent être pratiquées par le
spécialiste de gynécologie.
F.2.1. biopsie du col
On la fait avec une pince spéciale, dite pince à biopsie de col, après épreuve au lugol
su le col, et, au mieux sous repérage colposcopique. Le prélèvement est fait au niveau d’une
zone iodo négative, à la jonction entre les deux épithéliums pavimenteux et cylindriques (zone
de jonction squamo-cylindrique), à réponse fourni par l’anatomo-pathologiste est plus précise
que celle du cytologiste. En fonction de la hauteur de l’épithélium concerné par les anomalies
cellulaires, on parlera de CIN1 (cervical intra epithéliale néoplasie) de CIN2, de CIN3, ou de
CIS (carcinome in situ). L’une des limites de la biopsie est cependant qu’elle peut ne pas
avoir porté sur la zone la plus anormal, et donc sous estimé le stade de la lésion.
Diagnostic d’une hyperplasie ou au contraire d’une atrophie de l’endomètre les deux pouvant
être responsable de métrorragie.
La biopsie vaginale est également à réaliser devant une lésion visible non étiqueté, elle peut
également se faire sous colposcopie après test à l’acide acétique et au Lugo
G. Les examens endoscopiques
Ils ont connus en gynécologie le même essor que dans les autres spécialités; ceci
essentiellement grâce au développement ethnologique qui permettent l’exploration de toutes
les cavités de l’organisme à l’aide d’endoscope souple ou rigide couplé à des cameras et des
moniteurs de télévision, rendant la visualisation du travail bien plus facile pou l’opérateur.
G.1. la vulvoscopie
C’est la visualisation de la région vulvaire à l’aide d’une loupe binoculaire grossissante. Ceci
permet de mieux repérer les lésions de petites tailles et d’orienter de manière optimale les
éventuelles biopsies. Cet examen reste ce pendant peu employé en pratique quotidienne
G.2. la colposcopie
C’est l’étude la muqueuse cervicale grâce à une loupe binoculaire grossissant 10 fois
➢ Technique : les examens ne nécessite aucune anesthésie, le col doit être réalisé avant
l’examen. Une imprégnation d’acide acétique permet de repéré les zone acidophile
suspecte. Une imprégnation de lugol permet ensuite de localiser les lésions à biopsier.
Il existe tout une sémiologie colposcopique décrite qui permet à un operateur entrainer
de présumer avec une bonne corrélation les résultats histologiques
➢ Indication : son intérêt essentiel est le repérage des zones suspectes permettant de
guider la biopsie. Examen sans danger, mais nécessitante une grande habitude. La
colposcopie a une grande importance dans le dépistage et le diagnostic précoce des
cancers du col. Pour être utile, le colposcopie doit permettre de bien visualise la zone
de jonction squamo cylindrique ; si cette dernier n’est pas bien vu, la colposcopie doit
être considéré comme non satisfaisant
G.3. l’hystéroscopie
➢ Incident et accident :
- l’orifice interne du col ne peut être franchi. Ceci est plus fréquent chez la
femme ménopausée. Il est possible sous anesthésie locale de pratiquer une
dilatation douce du col avec des bougies de 2-5mm.
- La fausse route : elle est liée à la non observance des différents temps de la
procédure. Il est indispensable de prendre du recul avec l’endoscope, et l’on
peut en général retrouver l’orifice cervical interne. Si la fausse route est
importante avec un saignement, il est préférable d’interrompre la procédure.
- L’hémorragie. Liés à un traumatisme de la muqueuse avec la pointe bisoté de
l’endoscope. Il faut nettoyer l’endoscope, mais si le saignement est trop
important il faut interrompre la procédure
➢ Indications de l’examen :
Saignements gynécologues inexpliqués, bilan d’infertilité, bilan de fausses couches
répétées, aide lors de l’ablation du stérilet dont les fils ne sont pas visibles au niveau
de l’orifice externe du col ; control après myomectomie
G.4. la cœlioscopie
C’est une technique d’exploration de l’intérieur de l’abdomen et en particulier
des organes génitaux féminins (utérus, ovaires, trompes).
On distingue la cœlioscopie diagnostique utile pour contrôler le bon fonctionnement
des organes de la reproduction en cas de difficultés à procréer ou la cœlioscopie
opératoire :
➢ Contre-indication : l’inexpérience de l’opérateur est la principale contre indication à
la cœlioscopie. En effet un opérateur expérimenté et prudent pourrait réaliser des
cœlioscopies des situations réputés à risque tel que sur les grosse masse pelvienne ou
les ventres multi opérer. L’existence d’une tare cardiaque ou respiration grave peut
faire reculer l’anesthésiste. L’existence d’un cancer abdominale ou pelvien connu reste
égale ment une contre indication a la cœlioscopie du fait du risque d’essaimage des
cellules néoplasique vers les orifices des trocarts.
➢ Indications principales : elle a de nombreuse indication en gynécologie, la suspicion
de GEU ou si le diagnostique est confirmer, l’acte opératoire doit suivre aussi tôt
l’exploration endoscopique
Le diagnostic de l’origine génitale d’une infection pelvienne : cet ainsi que la
découverte dune pelvipéritonite d’origine génital conduira au traitement médical alors
que la découverte d’une appendicite ou d’une diverticulite de Meckel impose le
traitement chirurgical,
Le bilan d’une stérilité tubaire avec étude de la perméabilité tubaire au bleu de
méthylène, permettant de fixer les indications opératoires,
Le diagnostic étiologique de douleurs pelviennes à la recherche d’une endométriose en
particulier,
Le diagnostic d’une tumeur pelvienne de nature indéterminée, notamment des masses
latéro-utérines.
H.1. l’hystérosalpingographie
C’est la radiographie des cavités utérines et tubaires rendues opaques par l’injection à
l’intérieur de la cavité d’un produit de contraste.
➢ Incidents et accidents : les classiques complications sont très rares si l’on respecte les
contre indications.
• Incidents liés à la technique : l’hémorragie du col est lié à la préhension du col
à la pince, c’est pourquoi on utilise plus volontiers la tulipe de Bommelaer,
Les troubles neuro végétatif à type d e lipothymies (malaise sans perte de
connaissance, ou perte de connaissance incomplète), progressif. La lipothymie
se caractérise par la survenue brutale d’une sensation d’évanouissement
imminent avec impression d’un »vide », perte d’équilibre, bouffées de chaleur,
chams de vision qui se rétrécit, oppression respiratoire, apparition « d’étoiles »
devant les yeux, grandes faiblesse et angoisse brutale. Ou de malaise vagal se
rencontrent plus souvent sur les terrains anxieux,
Les douleurs en cours d’examen sont liées à la dilatation utérine et tubaire. A
distance il faut se méfier d’un processus infectieux,
La perforation utérine est très rare
• L’extravasation (passage anormal) du produit de contraste : elle se traduit par
l’apparition dune image arboraissante péri utérine. Elle est liée à une effraction
muqueuse interstitielle, lymphatique ou vasculaire. Elle est due à une trop forte
pression d’injection ou à une atrophie muqueuse
• Les accidents lies aux produits de contraste : en France seul les produits
hydrosolubles à 25 pourcent sont utilisés. Les produits iodés sont tous
potentiellement allergisant, on observe 0,5 pourcent d’effet secondaire
• Les accidents infectieux : la physiopathologie des accidents infectieux fit appel
à deux mécanismes : soit un foyer d’endométrite « acheminer » par le produit
de contraste dans les trompes et la cavité péritonéale
Soir le réveil par le produit de contraste d’une salpingite latente au sein d’un
hydro salpinx. Certaines règles simples diminuent ce risque si les images de l’
HSG évoquent les lésions affectueuses, une antibiothérapie et du repos seront
prescrits. Après une endométrite il faut se donner au moins 2 mois de délai, et
après une salpingite au moins 3 mois avant de faire une HSG.
L’IRM est devenue irremplaçable en cancérologie gynécologique, notamment dans les bilans
pré thérapeutiques des cancers du col utérin et de l’endomètre. Moins performante dans les
cancers ovariens, elle est néanmoins l’examen le moins décevant avec l’échographie.
H.4. l’échographie
➢ déroulement
I.1. la mammographie
➢ Technique : la valeur de la mammographie est d’autant plus grande que la patiente est
plus âgée et notamment ménopausée. En effet, le sein devient moins dense après la
ménopause, ce qui se traduit sur le plan radiologique par une meilleure visualisation
de sa trame, et donc une meilleure visualisation des éventuelles anomalies de cette
trame. Pour la femme plus jeune et non ménopause, elle doit être faite en début du
cycle.
La mammographie standard prend trois clichés par sein : une face, un profil et un
oblique. La mammographie réalisée dans le cadre des campagnes de dépistage ne
comprend qu’un seul cliché par sein, en général une oblique. Il ne s’agit donc que d’un
test de dépistage qui sera confirmé par une mammographie normal en cas d’anomalie.
J. Dosage hormonale
➢ Indications :
• Retard pubertaire
• Trouble du cycle
• Infertilité
➢ Anamnèse :
• Analyse sémiologie du cycle
• Symptômes
• Apparition des signes cliniques
• Antécédents gynécologiques et obstétricaux
• Antécédents médicaux chirurgicaux et familiaux
• Traitement en cours, contraception
Ces dosages doivent être pratiqués par un laboratoire très spécialisé ayant la preuve de la
validité des résultats qu’il rend,
Ces dosages doivent souvent être répétés : en effet, ils constituent un instantané de l’état
hormonal à un moment donné du cycle. Or l’état hormonal de la femme est éminemment
changeant d’un jour à l’autre… se fonder sur un seul dosage statique pour apprécier l’état
hormonal expose à de lourdes erreurs,
Enfin, ces dosages doivent être lus par un gynécologue averti qui les appréciera en fonction de
la clinique, en particulier en fonction de leur date dans le cycle, donnée par la courbe
thermique et les dates des règles précédentes et suivantes.