École Supérieure Privée d’Ingénierie et de Technologies
Mathématiques de base I
PEG 1 : Logique et modes de raisonnement
Correction des applications du PEG
Niveau : 1ère année Année universitaire : 2021-2022
1 Activité introductive
1. "X est passée par P".
Fausse car P ne possède aucune porte, il est donc impossible que X soit passé par P.
2. "X est passé par N".
Vraie car pour sortir de labyrinthe, il faut passer par R et donc par Q, or pour passer par Q,
il faut passer par N. On ne peut pas donc sortir sans passer par N. La personne X est sortie,
elle est donc passée par N. Certains dressent la liste de tous les trajets possibles permettent
de sortir du labyrinthe et contrôlent qu’ils contiennent tous la lettre N.
3. " Si X passe par O, alors X est passé par F".
Vraie car on ne peut pas passer par O sans passer par F (en effet O a exactement deux
portes dont l’une donne sur F) donc, dès que l’antécédent est vrai le conséquent l’est aussi
(L’implication ne peut donc pas être mise en défaut, on peut pas également traiter cette
question en listant tous les trajets possibles).
4. " Si X passe par K, alors X est passé par L".
La phrase 4 est fausse car on doit passer par K ensuite par L.
2 Les connecteurs logiques
Exercice 1 Indiquer ceux qui sont des propositions ?
1. L’eau peut avoir trois états.(" Oui c’est une proposition").
2. Bonne après midi.(" Ce n’est pas une proposition").
3. Comment allez-vous ?.("Ce n’est pas une proposition").
4. 3 est nombre premier.(" Oui c’est une proposition").
5. Tous entier est pair ou bien impair.(" C’est une proposition").
6. 2+3. ("Non c’est n’est pas une proposition").
7. 2+2=4.(" Oui c’est une proposition").
8. ∀x ∈ R, x2 > 0.(" Oui c’est une proposition").
1
2.1 La négation "Non"
Activité 1
P P
1 0
0 1
Activité 2
1. — P1 :"X est passé par R" ; P1 = 1 car il faut passer par R.
— P2 :"X est passé par E" ; P2 = 0 car il ne possède aucune porte.
— P3 :"X est passé par P " ; P3 = 0 car il ne possède aucune porte.
— P4 :"X est passé par N " ; P4 = 1 car il faut passer par N.
2. — P5 :"X est passé par E et X est passé par R".
P5 = 0 car E ne possède aucune porte donc on ne peut pas passer par E et en même
temps X peut passé par R car c’est la seule sortie.
— P6 :"X est passé par E et X est passé par P ".
P7 = 0 ( Une proposition fausse en conjonction avec une proposition fausse est fausse).
— P7 :"X est passé par R et X est passé par N ".
P7 = 1 (Une proposition vraie en conjonction avec une proposition vraie est vraie).
2.2 Conjonction "et"
Exercice 2
P Q P ∧Q
1 1 1
0 1 0
1 0 0
0 0 0
2.3 La disjonction "ou"
Activité 3 On a P1 = 1 , P2 = 0, P3 = 0 et P4 = 1.
— P8 = P2 ou P1 donc P8 = 1.
— P7 = P2 ou P3 donc P7 = 0.
— P9 = P1 ou P4 donc P9 = 1.
Exercice 3
2
P Q P ∨Q
1 1 1
0 1 1
1 1/0 1
0 0 0
2.4 L’implication "si . . . alors" :
Exemple 1
— Q1 : (x = −1) ⇒ (x2 = 1). Vraie.
— Q2 : (x2 = 1) ⇒ (x = −1). Fausse : Contre exemple est un objet lorsque l’on assigne cet objet
à la variable, l’antécédent obtenu est un énoncé vrai tandis que le conséquent obtenue est un
énonce faux. Ici, si on prend x = 1 on peut dire que x2 = 1 est vrai tandis que x = −1 ̸= 1.
— Q3 : (xy = 0) ⇒ ((x = 0) ∨ (y = 0)).
C’est toujours vraie, il n y a pas un contre exemple.
Exercice 4
1.
P Q P Q P ⇒Q Q⇒P Q⇒P
(P ∨ Q) (Q ∨ P ) (Q ∨ P = Q ∨ P )
0 0 1 1 1 1 1
1 0 0 1 0 1 0
1 1 0 0 1 1 1
0 1 1 0 1 0 1
2. Montrez que la proposition (P ⇒ Q) ∧ (Q ⇒ R) implique logiquement P ⇒ R ?
P Q R P Q P ⇒Q Q⇒R P ⇒Q∧Q⇒R | ⇒
P {z R} M ⇒N
| {z }
M N
(P ∨ Q) (Q ∨ R)
0 0 0 1 1 1 1 1 1 1
0 0 1 1 1 1 1 1 1 1
0 1 0 1 0 1 0 0 1 1
0 1 1 1 0 1 1 1 1 1
1 0 0 0 1 0 0 0 0 1
1 0 1 0 1 0 1 0 1 1
1 1 0 0 0 1 0 0 0 1
1 1 1 0 0 1 1 1 1 1
3. Donnez la réciproque et la contraposée des implications Q1 ,Q2 et Q3 de l’exemple précèdent ?
Rappel :
3
• La négation de P ⇒ Q est P ∧ Q.
• La contraposé de P ⇒ Q est Q ⇒ P .
• La réciproque de P ⇒ Q est Q ⇒ P .
— Q1 : (x = −1) ⇒ (x2 = 1) .
| {z } | {z }
M N
Réciproque : (x2 = 1) ⇒ (x = −1).
Contraposé : (x2 ̸= 1) ⇒ (x ̸= −1).
Négation : Q1 = M ∨ N = M ∧ N , alors Q1 : (x = −1) et (x2 ̸= 1).
— Q2 : (x2 = 1) ⇒ (x = −1).
Réciproque : (x = −1) ⇒ (x2 = 1).
Contraposé : (x ̸= −1) ⇒ (x2 ̸= 1).
Négation : Q2 : (x2 = 1) et (x ̸= −1).
— Q3 : (xy = 0) ⇒ ((x = 0) ∨ (y = 0)).
Réciproque : ((x = 0) ∨ (y = 0)) ⇒ (xy = 0).
Contraposé : ((x ̸= 0) ∧ (y ̸= 0)) ⇒ (xy ̸= 0).
Négation : Q3 : (xy = 0) et (x ̸= 0 ∧ (y ̸= 0)).
2.5 L’équivalence "si et seulement si" :
Exercice 5
1. Montrer que la proposition (P ⇔ Q) ∧ (Q ⇔ R) implique logiquement
P ⇔ R.(Transitivité de l’équivalence) ?
P Q R P Q R P ⇒Q Q⇒P P ⇔Q Q⇒R R⇒Q Q⇔R (P ⇔ Q) ∧ (Q ⇔ R)
| {z } | {z } | {z } | {z } | {z } | {z }
P ∨Q Q∨P (P ⇒Q)∧(Q⇒P ) Q∨R R∨Q (Q⇒R)∧(R⇒Q)
0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1
0 0 1 1 1 0 1 1 1 1 0 0 0
0 1 0 1 0 1 1 0 0 0 1 0 0
0 1 1 1 0 0 1 0 0 1 1 1 0
1 0 0 0 1 1 0 1 0 1 1 1 0
1 0 1 0 1 0 0 1 0 1 0 0 0
1 1 0 0 0 1 1 1 1 0 1 0 0
1 1 1 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1
4
P ⇒R R⇒P P ⇔R (P ⇔ Q) ∧ (Q ⇔ R) ⇒ (P ⇔ R)
| {z } | {z } | {z } | {z }
P ∨R R∨P (P ⇒R)∧(R⇒P )
(P ⇔Q)∧(Q⇔R)∨(P ⇔R)
1 1 1 1
1 0 0 1
1 1 1 1
1 0 0 1
0 1 0 1
1 1 1 1
0 1 0 1
1 1 1 1
2. Montrer que les propositions P ⇒ Q et Q ⇒ P sont équivalentes logiquement ?
P Q P ⇒Q Q⇒P P ⇒Q⇔Q⇒P
| {z } | {z }
P ∨Q Q∨P
0 0 1 1 1
0 1 1 1 1
1 0 0 0 1
1 1 1 1 1
Donc l’équivalence est vraie.
3. Montrer que les propositions P ⇒ Q et P ∧ Q sont équivalentes logiquement ?
P Q P ⇒Q P ⇒Q Q P ∧Q P ⇒Q⇔P ∧Q
| {z }
P ∨Q
1 1 1 0 0 0 1
1 0 0 1 1 1 1
0 1 1 0 0 0 1
0 0 1 0 1 0 1
4. Montrer que les propositions P ∧ Q et P ∨ Q sont équivalentes logiquement ?
(Lois de De Morgan)
P Q P ∧Q P ∧Q P Q P ∨Q P ∧Q⇔P ∨Q
1 1 1 0 0 0 0 1
1 0 0 1 0 1 1 1
0 1 0 1 1 0 1 1
0 0 0 1 1 1 1 1
5. Montrer que les propositions P ∨ Q et P ∧ Q sont équivalentes logiquement ?
(Lois de De Morgan)
5
P Q P ∨Q P ∨Q P Q P ∧Q P ∨Q⇔P ∧Q
1 1 1 0 0 0 0 1
1 0 1 0 0 1 0 1
0 1 1 0 1 0 0 1
0 0 0 1 1 1 1 1
3 Les quantificateurs :
Exercice 6 a) b)
1. f est une fonction nulle.
∀x ∈ R, f (x) = 0.
Négation : ∃x ∈ R, f (x) ̸= 0
2. f est une fonction positive.
∀x ∈ R, f (x) ≥ 0.
Négation : ∃x ∈ R, f (x) < 0.
3. f est l’identité dans R.
∀x ∈ R, f (x) = x.
Negation : ∃x ∈ R, f (x) ̸= x
4. Le graphe de f coupe la droite d’équation y = x.
∃x ∈ R, f (x) = x.
Négation : ∀x ∈ R, f (x) ̸= x.
5. f est une fonction croissante sur R.
∀ x y ∈ R ; (x ≤ y) ⇒ (f (x) ≤ f (y)).
Négation : ∃x, y ∈ R ; (x ≤ y) ∧ (f (x) > f (y)).
6. f est une fonction paire sur Df .
(x ∈ Df ⇒ −x ∈ Df ) ∧ (∀x ∈ Df, f (x) = f (−x)).
Négation : (x ∈ Df ∧ −x ∈
/ Df ) ∨ (∃x ∈ Df, f (x) ̸= f (−x)).
7. L’équation f (x) = 0 a une et une seule solution dans R.
∃!x ∈ R, f (x) = 0.
Négation : (∀x ∈ R, f (x) ̸= 0) ∨ (∃(x, y) ∈ R2 , x ̸= y, f (x) = 0 ∧ f (y) = 0).
6
4 Les ensembles
4.1 Opérations sur les ensembles
Exercice 7
√ " # # √ "
2 3− 5 3+ 5
A = x ∈ R, x − 3x + 1 > 0 = −∞, ∪ , +∞ ,
2 2
B = {x ∈ R, x > 0} = ]0, +∞[ .
h √ √ i
• CR A = 3− 5 3+ 5
2 , 2 ,
• CR B = ]−∞,
i 0]√, h i √ h
• A ∩ B = 0, 3−2 5 ∪ 3+2 5 , +∞ , ,
• A ∪ B = R,
• A \ B = h]−∞,
√
0] , √ i
• B\A= 3− 5 3+ 5
2 , 2 ,
h √ √ i
• A∆B = ]−∞, 0] ∪ 3−2 5 , 3+2 5 .
4.2 Application : Injective, Surjective, Bijective
Exercice 8 1. f1 : Z → Z, n → 2n
(a) Soient n, m ∈ Z tels que f1 (n) = f1 (m) alors 2n = 2m donc n = m, alors f1 est
injective.
(b) Soit m ∈ Z, cherchons n ∈ Z tel que f1 (n) = m. On a f1 (n) = m =⇒ 2n = m =⇒ n = 2.
m
Donc m = 1 n’a pas d’antécédent par f1 d’ou f1 n’est pas surjective.
(c) f1 est injective, non surjective et donc non bijective.
2. f2 : Z → Z, n → −n
(a) Soient n, m ∈ Z tels que f2 (n) = f2 (m) alors −n = −m donc n = m, alors f2 est
injective.
(b) Soit m ∈ Z, cherchons n ∈ Z tel que f2 (n) = m.
On a f2 (n) = m =⇒ −n = m =⇒ n = −m ∈ Z.
Donc f2 est surjective.
(c) f2 est injective, surjective et donc bijective.
3. f3 : R → R, n → n2
(a) f3 n’est pas injective car f (−1) = (−1)2 = f (1) = 1 alors que −1 ̸= 1.
(b) f3 n’est pas surjective car −1 n’a pas d’antécédent.
(c) f3 n’est pas ni injective ni surjective alors elle n’est pas bijective.
7
4. f4 : R → R+ , n → n2
(a) On suppose que f4 est injective alors ∀x, x′ ∈ R, f4 (x) = f4 (x′ ), alors ∀x, x′ ∈ R, x2 = x′2
donc x = x′ ou x = −x′ . Prenons x = 1 et x′ = −x = −1, on aura f4 (1) = f4 (−1) = 1
et 1 ̸= −1. Donc f4 n’est pas injective.
√ √
(b) Soit y ∈ R+ , existe-il x ∈ R tels que f4 (x) = y → x2 = y → x = y ou x = − y. Alors
f4 est surjective.
(c) Comme f4 n’est pas injective alors elle n’est pas bijective.
5 Méthodes de raisonnement :
5.1 Raisonnement par récurrence :
Exercice 9 1. Soit An la propriété suivante, n ∈ N∗ ,
n
n(n+1)(2n+1)
k 2 = 12 + 22 + 32 + · · · + n2 =
P
(An ) : 6 .
k=1
• A1 est vraie 1 = 1.
• Étant donné n ∈ N∗ supposons que An soit vraie, alors
n+1 n
k 2 + (n + 1)2 ,
P 2 P
k =
k=1 k=1
= n(n+1)(2n+1)
6 + (n + 1)2 ,
n(n+1)(2n+1)+6(n+1)2
= 6 ,
(n+1)(n+2)(2(n+1)+1)
= 6 ,
ce qui prouve An+1 . Par le principe de récurrence nous venons de montrer que An est
vraie pour tout n ∈ N∗ .
2. Soit Bn la propriété suivante, n ∈ N∗ ,
n
n 2
3
P P
(Bn ) : k = k .
k=1 k=1
• B1 est vraie 13 = 12 .
• Étant donné n ∈ N∗ supposons que Bn soit vraie, alors
8
n+1 n
k3 k 3 + (n + 1)3 ,
P P
=
k=1 k=1 2
n
k + (n + 1)3 ,
P
=
k=1 2
= n(n+1)
2 + (n + 1)3 ,
(n+1)2
= 4 (n2 + 4n + 4),
2 2
= (n+1) 4(n+2) ,
2
= (n+1)(n+2)
2 ,
n+1 2
=
P
k ,
k=1
ce qui prouve Bn+1 . Par le principe de récurrence nous venons de montrer que Bn est
vraie pour tout n ∈ N∗ .
5.2 Raisonnement par l’absurde
Exercice 10 1. Montrer que ∀x ̸= −2, x+1
x+2 ̸= 1?
Supposons ∃x ̸= −2, x+1
x+2 = 1 implique ∃x ̸= −2, x + 1 = x + 2 donc ∃x ̸= −2, 1 = 2, ce
qui est absurde.
2. Montrer que si a2 + 9 = 2n , avec a ∈ N∗ , alors a est impair ?
Supposons a est pair et a2 + 9 = 2n , alors ∃n ∈ N, a = 2n et par suite 4n2 − 2n = 9 ce qui
’est absurde ( un nombre pair est égale à un nombre impair).
5.3 Raisonnement par contraposée
Exercice 11 1. Soient x et y deux réels distincts de 1,
montrer que : si x ̸= y, alors 1
x−1 ̸= y−1 . ?
1
Supposons que 1
x−1 = y−1 .
1
Alors, x − 1 = y − 1 et par suite x = y. Par contraposition, on a
montré que si x ̸= y, alors 1
x−1 ̸= 1
y−1 .
2. Soient k et k deux entiers naturels non nuls. Montons que (kk ′ = 1 ⇒ k = k = 1).
Supposons que k ̸= 1 ou k ′ ̸= 1. Alors, on a (k ≥ 2 et k ′ ≥ 1) ou (k ≥ 1 et k ′ ≥ 2). Dans les
deux cas, on a kk ′ ≥ 2 et en particulier, kk ′ ̸= 1. Donc, (k = 1 ou k ′ = 1) ⇒ (kk ′ = 1).
Par contraposition, on a montré que (kk ′ = 1) ⇒ (k = 1 et k ′ = 1).
3. Nous supposons que n est pair. Alors, ∃k ∈ N, n = 2k ⇒ n2 = 4k 2 = 2k ′ avec k ′ = 2k 2 , et
par suite n2 est pair.
Par contraposition, on a montré que (n2 est impair ⇒ n est impair).
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6 Application
On introduit les propositions suivants : b ≡ "il boit" ,
c ≡ "il est content" ,
1.
m ≡ "il mange",
d ≡ "il dort" .
Les formules se traduisent de la manière suivante :
A1 "Le jour où je ne bois pas et où je dors, je ne suis pas content" ≡ b ∧ d ⇒ c .
A2 "Le jour où je bois, je ne suis pas content et je dors" ≡ (b ⇒ c ∧ d).
A3 "Le jour où je ne mange pas, ou bien je ne suis pas content, ou bien je dors ou les deux
" ≡ (m ⇒ c ∨ d).
A4 "Le jour où je mange, ou bien je suis content, ou bien je bois ou les deux" ≡ (m ⇒ c ∨ b).
A5 "Aujourd’hui, je suis content " ≡ c.
2. On considère que toutes les affirmations précédentes sont vraies.
L’affirmation A5 est vraie ( autrement c est vraie) donc c est fausse. Et par suite, L’affirmation
A2 nous permet de déduire que b est fausse (il ne bois pas).
3. L’affirmation A1 b ∧ d ⇒ c nos permet de dire que d est fausse. Alors dans l’affirmation
A3 (m ⇒ c ∨ d) l’homme n’a pas dormi. On remarque que c ∨ d est fausse donc pour que
l’affirmation A3 soit vraie il faut que m soit fausse et donc m soit vraie c’est à dire l’homme
a mangé.
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