ECG1A Correction du DS 1 du 23/09/2023 2023-2024
Exercice 1 : VRAI-FAUX
Aucune justification n’était demandée.
1. FAUX bien sûr : ea×b = (ea )b et ea × eb = ea+b , il s’agit de deux formules bien distinctes.
b a a b
−1 b
2. VRAI : en effet, est l’inverse de et réciproquement, donc : ln = ln = − ln .
a b b a a
3. FAUX : ne pas confondre pas les identités remarquables.
4. VRAI : il s’agit bien d’une des formules associées à l’exponentielle.
5. FAUX : il n’existe aucune formule permettant de transformer ln(a + b), et par ailleurs
ln(a) + ln(b) = ln(a × b).
6. FAUX : on est obligé de dire que c’est faux en général, bien que ce soit vrai dans le cas particulier où
a c
b > 0 et d > 0 : l’équivalence ⩾ ⇐⇒ ad ⩾ bc est en effet obtenue dans ce cas, en multipliant les
b d
deux membres par b et par d, ce qui ne change pas le sens de l’inégalité si ces deux réels sont positifs...
cela fonctionne aussi s’ils sont tous deux négatifs, mais pas s’ils sont de signes opposés.
7. FAUX : rappels élémentaires sur la réduction au même dénominateur :
x 2 x2 + 2(x + 1) x2 + 2x + 1 x+2
+ = = ̸= .
x+1 x (x + 1)x x(x + 1) x(x + 1)
8. FAUX : Il est évidemment impossible de simplifier 4 au numérateur avec 2x au dénominateur,
puisque 4 n’est pas un facteur de tout le numérateur. La seule chose qu’on peut éventuellement faire
(uniquement si √ c’est pertinent/nécessaire)
√ est de √
séparer la fraction en deux pour pouvoir simplifier à
4+ 1+x 2 4 1+x 2 2 1 + x2
gauche : = + = + .
2x 2x 2x x 2x
9. VRAI : on a déjà reparlé de la simplification d’écritures avec des radicaux, et des tests de divisibilité
à cette occasion. En remarquant que : 68 = 2 × 34 = 4 × 17, alors on peut écrire :
√ √ √ √ √
68 = 4 × 17 = 4 × 17 = 2 17.
10. FAUX : l’implication n’est vraie que si 0 < a < b, puisque cela traduit alors la stricte croissance de
la fonction carré sur R+ . Mais comme ce n’est pas valable sur tout le domaine de cette fonction, on
doit dire que c’est faux en général.
11. VRAI : oui cette égalité √ est vraie √; il suffit pour
√ s’en convaincre, de vérifier l’égalité des produits en
croix : 2 × 2 = 4 et ( 5 − 1) × ( 5 + 1) = ( 5)2 − 12 = 5 − 1 = 4, donc :
√
√ √ 2 5+1
2 × 2 = ( 5 − 1) × ( 5 + 1) ⇐⇒ √ = .
5−1 2
12. FAUX : où l’on teste la capacité à faire porter la contrainte sur la bonne expression. La fonction ln
ne s’applique qu’à des réels strictement positifs, d’où la contrainte :
√ √ √ √
3 − x2 > 0 ⇐⇒ 3 > x2 ⇐⇒ 3 > x > − 3, et Df =] − 3; 3[ qui n’est certainement pas ]0; +∞[.
13. VRAI : un coup d’oeil à la courbe de cette fonction de référence suffit pour s’en convaincre, et
1 1
rappeler que pour tout x de [1; +∞[ : > 0 (inverse d’un réel positif), et 1 ⩾ puisque la fonction
x x
inverse est strictement décroissante sur [1; +∞[, et admet un maximum en x = 1. De sorte que :
1
∀x ∈ [1; +∞[, 0 < ⩽ 1, la fonction inverse est bien bornée sur cet intervalle, par 0 et 1.
x
14. VRAI : si g est paire sur son domaine : ∀x ∈ Dg , −x ∈ Dg et g(−x) = g(x).
Mais dans ce cas, la fonction h : x 7→ xg(x) est définie sur le même domaine, et :
∀x ∈ Dg , h(−x) = −xg(−x) = −xg(x) = −h(x) : la fonction h est impaire.
15. VRAI : si f et g sont deux fonctions impaires, bien définies sur un même domaine D symétrique
par rapport à 0, alors en posant k : x 7→ f (x) + g(x) : la fonction k est définie sur D elle aussi, et :
∀x ∈ D, k(−x) = f (−x) + g(−x) = −f (x) + − g(x) = −f (x) − g(x) = −(f (x) + g(x)) = −k(x) : la
fonction k est bien impaire.
1
Exercice 2
Les questions de cet exercice étaient indépendantes, ce qui signifie qu’on pouvait les traiter dans l’ordre
que l’on voulait.
p √ p √
1. a) On définit le nombre : A = 7 − 2 6 + 7 + 2 6. Alors :
√ 2 √ √ √ 2
q q q q
2
A = 7−2 6 +2 7−2 6× 7+2 6+ 7+2 6
→ identité remarquable (a + b)2 = a2 + 2ab + b2
√ q √ √ √ √ √ √
= 7 − 2 6 + 2 (7 − 2 6) × (7 + 2 6) + 7 + 2 6 → A×B = A× B
q √
= 14 + 2 72 − (2 6) → (a − b)(a + b) = a2 − b2
√ √
= 14 + 2 49 − 4 × 6 = 14 + 2 25 = 14 + 10 = 24
√ √
Ainsi
√ A 2
= 24 ; comme il est clair dès le début que A est un réel positif, alors : A = 24 = 4×6=
2 6.
b) Ce calcul figure dans le document de rentrée... ! Petit test, je l’avoue, pour vérifier si par hasard vous
avez attentivement étudié ces exercices sur les puissances...
a−3 b8
(a7 b−5 )4 × 2 −20
× a−8 b−2 a20 b−22
B= a5 b10 = a 8b = = a24 b−13
3 −2 −6 −2 −4 b−9
(b a) b a a
a4 × 6 3 a4 × 6 3
ab ab
1
2. L’inéquation < 2 − ex a pour domaine R (puisque 2 + ex > 0 est vraie pour tout réel x), et :
2 + ex
1 ×(2+ex )>0
< 2 − ex ⇐⇒ 1 < (2 − ex )(2 + ex ) ⇐⇒ 1 < 22 − (ex )2 ⇐⇒ 1 < 4 − e2x
2 + ex
ln(3)
⇐⇒ e2x < 3 ⇐⇒ 2x < ln(3) ⇐⇒ x <
2
ln(3)
Et ainsi : .
S = − ∞;
2
3 2x
L’inéquation ⩾ a pour domaine R \ {−1; 4}, sur lequel :
x−4 x+1
3 2x 3 2x 3(x + 1) − 2x(x − 4) −2x2 + 11x + 3
⩾ ⇐⇒ − ⩾ 0 ⇐⇒ ⩾ 0 ⇐⇒ ⩾0
x−4 x+1 x−4 x+1 (x + 1)(x − 4) (x + 1)(x − 4)
On étudie les racines du trinôme au
√dénominateur √ : ∆ = 11 − 4 × (−2)
2
√ × 3 = 121 + 24 = 145 > 0, il y
−11 − 145 11 + 145 11 − 145
a donc deux racines : x1 = = et x2 = .
−4 4 4
On positionne les racines par rapport aux réels −1 et 4 en écrivant que :
√
144 < 145 < 169 ⇐⇒ 12 < 145 < 13, qui donne :
√
√ 11 + 145
23 < 11 + 145 < 24 ⇐⇒ 5, 75 < < 6,
4 √
√ √ 1 11 − 145 1
et −12 > − 145 > −13 ⇐⇒ −1 > 11 − 145 > −2 ⇐⇒ − > > − . D’où le tableau :
4 4 2
Ainsi : S =] − 1; x2 ]∪]4; x1 ].
2
3. a) Soient u une fonction décroissante sur I, à valeurs dans J sur lequel v est encore décroissante.
On sait d’après le cours que la composée v ◦ u est alors croissante sur I ; pour le prouver, il faut
revenir à la définition de cette propriété :
(1) (2)
∀(x, y) ∈ I 2 : x ⩽ y =⇒ u(x) ⩾ u( y) =⇒ v ◦ u(y) ⩽ v ◦ u( x)
(1) : par décroissance de u sur I, et (2) : par décroissance de v sur J auquel appartiennent u(x) et
u(y).
On a bien démontré : ∀(x, y) ∈ I 2 , x ⩽ y =⇒ v ◦ u(x) ⩽ v ◦ u(y), donc la fonction composée
v ◦ u est bien croissante sur l’intervalle I.
b) Il faut ici revenir aux définitions pour faire apparaître la propriété demandée de la fonction ℓ : pour
montrer que ℓ est décroissante sur ] − ∞, 0], posons x et y deux réels de ] − ∞, 0] tels que :
x⩽y alors − x ⩾ −y
et puisque −x et −y appartiennent alors à [0, +∞[ sur lequel ℓ est supposée croissante :
∀(x, y) ∈] − ∞, 0]2 , x ⩽ y =⇒ −x ⩾ −y =⇒ ℓ(−x) ⩾ ℓ(−y)
Il reste à citer le fait que ℓ est une fonction paire pour pouvoir écrire :
∀(x, y) ∈] − ∞, 0]2 , x ⩽ y =⇒ −x ⩾ −y =⇒ ℓ(−x) ⩾ ℓ(−y) =⇒ ℓ(x) ⩾ ℓ(y)
On a bien montré l’implication : ∀(x, y) ∈] − ∞, 0]2 , x ⩽ y =⇒ ℓ(x) ⩾ ℓ(y), donc ℓ est décroissante
sur ] − ∞, 0].
La fonction ℓ est alors décroissante sur ] − ∞, 0], puis croissante sur [0, +∞[ : elle admet donc un
minimum en 0, qui vaut ℓ(0).
Exercice 3
1. a) ⋆ Comme 5 > 0, | − 5x + 10| > 5 ⇐⇒ −5x + 10 < −5 ou −5x + 10 > 5 ⇐⇒ −5x < −15 ou
−5x > −5 ⇐⇒ x > 3 ou x < 1. Ainsi : S =] − ∞; 1[∪]3; +∞[.
⋆ −5x + 10 ⩾ 0 ⇐⇒ 10 ⩾ 5x ⇐⇒ 2 ⩾ x
On en déduit deux intervalles sur lesquels on peut réécrire l’expression sans valeur absolue :
• ∀x ∈] − ∞; 2], | − 5x + 10| = −5x + 10
• ∀x ∈]2, +∞[, | − 5x + 10| = −(−5x + 10) = 5x − 10
⋆
3
b) ⋆ Le discriminant
√ du trinôme √ est ∆ = 4 − 4 × (−1) × (−1) = 16 − 4 = 12, les racines sont donc
2
−4 − 12 4+2 3 √ √
x1 = = = 2 + 3, et x2 = 2 − 3.
−2 2
En utilisant la règle du signe d’un trinôme du second degré de coefficient dominant −1 < 0, on
peut réécrire l’expression sans valeur absolue :
√ √
• ∀x ∈] − ∞; 2 − 3[∪]2 + 3; +∞[, | − x2 + 4x − 1| = −(−x2 + 4x − 1) = x2 − 4x + 1
√ √
• ∀x ∈ [2 − 3; 2 + 3], | − x2 + 4x − 1| = −x2 + 4x − 1
c) Pour écrire sans valeur absolue l’expression | − x2 + 4x − 1| −
√| − 5x + 10|, il√faut croiser les tableaux
de signes de −x2 + 4x − 1 et de −5x + 10 sachant que 2 + 3 > 2, et 2 − 3 < 2..
4
On en déduit 4 intervalles sur lesquels on peut réécrire l’expression :
√
• ∀x ∈] − ∞; 2 − 3[, | − x2 + 4x − 1| − | − 5x + 10| = x2 − 4x + 1 − (−5x + 10) = x2 + x − 9
√
• ∀x ∈ [2 − 3; 2[, | − x2 + 4x − 1| − | − 5x + 10| = −x2 + 4x − 1 − (−5x + 10) = −x2 + 9x − 11
√
• ∀x ∈ [2; 2 + 3], | − x2 + 4x − 1| − | − 5x + 10| = −x2 + 4x − 1 − (5x − 10) = −x2 − x + 9
√
• ∀x ∈]2 + 3; +∞[, | − x2 + 4x − 1| − | − 5x + 10| = x2 − 4x + 1 − (5x − 10) = x2 − 9x + 11
2. La fonction g : x 7→ x3 ln(1 + e−|x|+x ) est définie pour tout réel x tel que 1 + e−|x|+x > 0 : c’est toujours
2 2
vrai puisque l’exponentielle ne prend que des valeurs strictement positives.
Donc Dg = R =] − ∞; +∞[ est bien symétrique par rapport à 0, et pour tout réel x :
2 2
g(−x) = (−x)3 ln(1 + e−|−x|+(−x) ) = −x3 . ln(1 + e−|x|+x ) = −g(x)
En effet la fonction cube est impaire : (−x)3 = −x3 et les fonctions carrée et valeur absolue sont, elles,
paires : (−x)2 = x2 et | − x| = |x|.
Finalement, la fonction g est impaire.
3. a) L’inégalité triangulaire affirme que pour tous réels x et y, on a toujours :
|x + y| ⩽ |x| + |y|
et que l’inégalité est une égalité si et seulement si x et y sont de même signe.
b) On peut donc écrire, pour tout réel x, d’après ce théorème, que :
∀x ∈ R, |2 − 3e−x | + |4e−x − 1| ⩾ |2 − 3e−x + 4e−x − 1| ⇐⇒ |2 − 3e−x | + |4e−x − 1| ⩾ |e−x + 1|
Il est évident que e−x + 1 est toujours strictement positif, donc |e−x + 1| = e−x + 1 pour tout réel x,
et comme on a aussi : ∀x ∈ R, e−x + 1 > 1 puisque e−x > 0, alors par transitivité de l’inégalité :
∀x ∈ R, |2 − 3e−x | + |4e−x − 1| > 1
c) Pour résoudre l’équation |2 − 3e−x | + |4e−x − 1| = 2, on cherche à réécrire le membre de gauche sans
valeur absolue : pour cela on étudie et croise les signes des expressions 2 − 3e−x et 4e−x − 1 :
3 3
2 − 3e−x > 0 ⇐⇒ 2 > 3e−x ⇐⇒ ex > ⇐⇒ x > ln
2 2
4e−x − 1 > 0 ⇐⇒ 4e−x > 1 ⇐⇒ 4 > ex ⇐⇒ ln(4) > x
Il y a donc trois intervalles à distinguer :
5
• sur ] − ∞; ln(3/2)] :
5
|2 − 3e−x | + |4e−x − 1| = 2 ⇐⇒ −2 + 3e−x + 4e−x − 1 = 2 ⇐⇒ 7e−x − 3 = 2 ⇐⇒ e−x =
7
5 7
⇐⇒ −x = ln ⇐⇒ x = ln
7 5
7 14 15 3 7 3
Comme = < = , alors ln < ln et la solution trouvée appartient bien à l’inter-
5 10 10 2 5 2
valle.
• sur ] ln(3/2); ln(4)[ :
|2 − 3e−x | + |4e−x − 1| = 2 ⇐⇒ 2 − 3e−x + 4e−x − 1 = 2 ⇐⇒ e−x + 1 = 2
⇐⇒ e−x = 1 ⇐⇒ −x = 0 ⇐⇒ x = 0
Comme 0 n’appartient pas à l’intervalle, cette solution n’est pas retenue.
• sur [ln(4); +∞[ :
|2−3e−x |+|4e−x −1| = 2 ⇐⇒ 2−3e−x −4e−x +1 = 2 ⇐⇒ 1 = 7e−x ⇐⇒ ex = 7 ⇐⇒ x = ln(7)
7
L’ensemble solution de l’équation est donc : ; ln(7) .
S= ln
5
Exercice 4
ex − e−x 1 X 2 − 4X − 1
1. sh(x) = 2 ⇐⇒ x −x
= 2 ⇐⇒ e − e = 4 ⇐⇒ X − − 4 = 0 ⇐⇒ = 0 avec
2 X X
le changement d’inconnue : X = e . x
Comme : ∀x, ex > 0, on est ramené à chercher les racines du trinôme X 2 − 4X − 1 :
∆ = (−4)2√− 4 × 1 × (−1) = 16 + 4 = 20 > 0, donc il y a deux racines :
4 − 20 √ √ √ √ √
X1 = = 2 − 5, et X2 = 2 + 5 vu que 20 = 4 × 5 = 2 5.
2 √ √ √ √
Comme
√ 2 − 5 = 4 − 5 < 0, il est
√ impossible de trouver x réel
√ tel que ex
= 2 − 5. Par contre :
2 + 5 > 0 , et l’équation e = 2 + 5 a pour solution : x = ln(2 + 5), qui est aussi l’unique solution
x
de l’équation de départ.
2. Question de cours : soit f une fonction impaire définie en 0, vérifiant donc : ∀x ∈ Df , −x ∈ Df et
f (−x) = −f (x).
Alors en particulier pour x = 0, on obtient :
f (−0) = −f (0) ⇐⇒ f (0) = −f (0) ⇐⇒ 2f (0) = 0 ⇐⇒ f (0) = 0.
3. La fonction ch est définie sur R, on a bien : ∀x ∈ Dch , −x ∈ Dch et :
e−x + ex
∀x ∈ R, ch(−x) = = ch(x), donc la fonction ch est paire.
2
La fonction sh est définie sur R, on a bien : ∀x ∈ Dsh , −x ∈ Dsh et :
e−x − ex ex − e−x
∀x ∈ R, sh(−x) = =− = −sh(x), donc la fonction sh est impaire.
2 2
4. Les fonctions ch et sh sont dérivables sur R par composition, somme et produit de fonctions dérivables
sur R.
ex + e−x
Pour dériver ch : x 7→ , on prend en compte que 2 est constante, et qu’en application de la
2
formule : (k × u)′ = k × u′ (k constant), il suffit de dériver le numérateur (une division par 2 revient à
1
un produit par la constante ).
2
6
ex − e−x
∀x ∈ R, ch′ (x) = , et de même :
2
e − (−e−x )
x
ex + e−x
′
∀x ∈ R, sh (x) = = .
2 2
On remarque donc que : ∀x ∈ R, ch′ (x) = sh(x) et sh′ (x) = ch(x).
5. Comme pour tout réel x : ex > 0 et e−x > 0, par somme puis quotient par 2 > 0 :
∀x ∈ R, sh′ (x) = ch(x) > 0, donc la fonction sh est strictement croissante sur R.
x −∞ +∞
sh′ (x) +
sh
Comme on a vu en question 2. qu’elle s’annule en 0 en tant que fonction impaire :
∀x ∈] − ∞; 0[, sh(x) < 0 et ∀x ∈]0; +∞[, sh(x) > 0.
6. On vient de déterminer le signe de sh(x) = ch′ (x), on en déduit les variations de ch : cette fonction est
strictement décroissante sur ] − ∞; 0], puis strictement croissante sur [0; +∞[.
e0 + e0
Elle admet donc un minimum en x = 0 qui vaut : ch(0) = = 1.
2
7. ∀x ∈ R, ex > 0 et e−x > 0 aussi, par conséquent :
x −x x −x ex + e−x ex − e−x
∀x ∈ R, e + e > e − e ⇐⇒ > ⇐⇒ ch(x) > sh(x).
2 2
8. Équation de la tangente à la courbe d’une fonction f dérivable en a au point d’abscisse a : y =
f ′ (a).(x − a) + f (a).
La tangente à la courbe de ch en 0 a donc pour équation : y = sh(0)(x − 0) + ch(0) soit y = 1
La tangente à la courbe de sh en 0 a donc pour équation : y = ch(0)(x − 0) + ch(0) soit y = x.
7
9. Quelques formules.
a)
2 x 2
ex + e−x e − e−x
2 2
∀x ∈ R : (ch(x)) − (sh(x)) = −
2 2
−x −2x
2x x
e +2×e ×e +e e − 2 × e × e−x + e−2x
2x x
= −
4 4
0 0
2e + 2e
= = 1, CQF D
4
Soient a et b deux réels quelconques :
(ea + e−a ) (eb + e−b ) (ea − e−a ) (eb − e−b )
ch(a).ch(b) + sh(a).sh(b) = × + ×
2 2 2 2
ea+b + ea−b + e−a+b + e−a−b ea+b − ea−b − e−a+b + e−a−b
= +
2 2
ea+b + e−a−b
= = ch(a + b), CQF D
2
On peut directement en déduire une formule pour :
ch(a − b) = ch(a + (−b)) = ch(a).ch(−b) + sh(a).sh(−b) = ch(a).ch(b) − sh(a).sh(b) par parité de
ch et imparité de sh.
b) La fonction h est définie sur R+ (et en fait sur R tout entier) par : h(x) = sh(x) − x.ch(x). Cette
fonction est donc dérivable sur R+ comme somme et produit de fonctions dérivables sur R+ .
∀x ∈ R+ : h′ (x) = sh′ (x) − [1.ch(x) + x.sh(x)] = ch(x) − ch(x) − x.sh(x) = −x.sh(x).
Or sur R+∗ : −x < 0 et sh(x) > 0 comme on l’a vu en 4., donc : ∀x ∈ R+∗ , h′ (x) < 0, et la fonction
h est strictement décroissante sur [0; +∞[.
De plus, h(0) = sh(0)−0.ch(0) = 0, donc par stricte décroissance de h sur [0; +∞[ : ∀x ∈ R+∗ , h(x) <
0.
x
10. Soit la fonction g : x 7→ .
sh(x)
a) La fonction g est définie pour tout réel x tel que sh(x) ̸= 0. Or l’étude de sh faite précédemment
donne :
sh(x) = 0 ⇐⇒ x = 0, donc : Dg = R∗ .
b) Pour tout x ∈ R∗ : −x appartient encore à R∗ , et :
−x −x x
g(−x) = = = = g(x), car on se souvient ici que sh est une fonction impaire.
sh(−x) −sh(x) sh(x)
La fonction g est donc paire.
c) La fonction g est définie et dérivable sur tout intervalle de R∗ comme quotient bien défini de fonctions
dérivables, avec :
1 × sh(x) − x × sh′ (x) sh(x) − x.ch(x)
∀x ∈ R+∗ , g ′ (x) = = :
(sh(x))2 (sh(x))2
h(x)
on reconnaît que ∀x ∈]0, +∞[, g ′ (x) = .
(sh(x))2
h(x)
d) ∀x ∈ R+∗ , g ′ (x) = 2
où : (sh(x))2 > 0, donc le signe de g ′ (x) est celui de h(x), c’est-à-dire
(sh(x))
négatif sur cet intervalle.
La fonction g est donc strictement décroissante sur R+∗ .
Mais comme g est une fonction paire : par symétrie de sa courbe par rapport à l’axe des ordonnées,
on peut en déduire le tableau sur ] − ∞; 0[, où g sera strictement croissante :
8
Exercice 5
1. Les contraintes de bonne définition de f (x) sont :
• ex ̸= 0 (on ne peut pas diviser par 0) : c’est toujours vrai puisque ∀x ∈ R, ex > 0.
• pour la bonne définition de ln(e2x − 1) : e2x − 1 > 0 ⇐⇒ e2x > 1 ⇐⇒ 2x > 0 ⇐⇒ x > 0.
Le domaine de définition de f est donc Df =]0; +∞[.
2. a) La fonction g est dérivable sur ]1; +∞[ par composition, produit et somme, avec :
1
g ′ (x) = 2 − 1 × ln(x − 1) + (x − 1) ×
∀x ∈]1; +∞[, = 2 − ln(x − 1) − 1
x−1
= 1 − ln(x − 1)
b) Pour x ∈]1; +∞[ :
(∗)
1 − ln(x − 1) > 0 ⇐⇒ 1 > ln(x − 1) ⇐⇒ e > x − 1 ⇐⇒ e + 1 > x
(∗) : par stricte croissance de exp sur R.
Comme 1 + e > 1, on a S = 1; 1 + e .
c) On obtient ainsi le signe de g ′ (x), et on en déduit le tableau de variations de g :
d) Sur [e + 1; e3 + 1], la fonction g est continue car dérivable, strictement décroissante, avec :
g(e + 1) = e + 2 et g(e3 + 1) = 2(e3 + 1) − e3 ln(e3 ) = 2e3 + 2 − 3e3 = 2 − e3 < 0 car e3 > e > 2
La fonction g change donc de signe sur [e + 1; e3 + 1] : les trois hypothèses sont vérifiées pour
pouvoir appliquer le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, qui affirme que l’équation
g(x) = 0 admet une unique solution α sur [e + 1; e3 + 1].
Comme g est aussi strictement décroissante sur [e+1; +∞[, α est aussi l’unique solution de l’équation
sur tout cet intervalle.
Il reste donc à justifier que g ne s’annnule pas sur ]1; e], ce qui est plus délicat puisqu’on ne peut
pas calculer le minimum de cette fonction sur l’intervalle (1 étant valeur interdite).
Il fallait remarquer ici que pour x "proche" de 1, x − 1 est strictement compris entre 0 et 1 : très
9
concrètement c’est vrai sur tout l’intervalle ]1; 2], mais alors :
∀x ∈]1; 2], ln(x − 1) < 0 =⇒ −(x − 1) ln(x − 1) > 0 =⇒ 2x − (1 − x) ln(1 − x) > 0, c’est-à-dire que
g est strictement positive sur tout l’intervalle ]1; 2]. Comme 2 < e + 1 et puisque g est strictement
croissante sur ]1; e+1], alors g reste strictement positive sur tout cet intervalle, et l’équation g(x) = 0
n’admet aucune solution sur celui-ci.
On en déduit que : ∀x ∈]1; α[, g(x) > 0 et ∀x ∈]α; +∞[, g(x) < 0.
ln(x − 1)
3. Soit φ la fonction définie sur ]1; +∞[ par : φ(x) = √ .
x
a) On prend son temps et toutes les précautions nécessaires pour calculer l’expression de la dérivée
φ′ (x) pour tout x de ]1; +∞[ :
1 √
′ x−1
. x − ln(x − 1). 2√1 x
φ (x) = √
( x)2
√ √
2 x × x − (x − 1) ln(x − 1)
√
2(x − 1) x 2x − (x − 1) ln(x − 1)
= = √
x 2x x(x − 1)
g(x)
Ce qui est bien : ∀x ∈]1; +∞[, φ′ (x) = √ .
2x x(x − 1)
√
b) Pour tout x de ]1; +∞[, 2x x(x − 1) > 0 donc le signe de φ′ (x) est celui de g(x), ce qui permet
d’en déduire immédiatement les variations de φ :
4. a) Pour tout x de ]0; +∞[ : x > 0 =⇒ 2x > 0 =⇒ e2x > 1, donc h(x) = e2x appartient bien à Dφ et
on peut composer ces deux fonctions, ce qui donne :
ln(e2x − 1) ln(e2x − 1)
∀x ∈]0; +∞[, φ ◦ h(x) = φ h(x) = √ = = f (x)
e2x ex
√ 1
puisque : e2x = (e2x )1/2 = e 2 .2x = ex .
Soient alors deux réels x et y de ]0; 21 ln(α)[ tels que x < y, on peut alors écrire :
1
0<x<y< ln(α) =⇒ 0 < 2x < 2y < ln(α) =⇒ 1 < e2x < e2y < α
2
par stricte croissance de exp sur R, soit :
1 < h(x) < h(y) < α =⇒ φ h(x) < φ h(y) =⇒ f (x) < f (y)
puisque φ est strictement croissante sur ]1; α]. Les images par f de deux réels quelconques de
]0; 12 ln(α)[ sont rangées dans le même ordre que les antécédents, donc f est strictement croissante
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sur cet intervalle.
Pour tous réels x et y de ] 12 ln(α); +∞[ tels que x < y, on a cette fois :
1
ln(α) < x < y =⇒ α < e2x < e2y =⇒ α < h(x) < h(y) =⇒ φ h(x) > φ h(y) =⇒ f (x) > f (y)
2
puisque φ est cette fois strictement décroissante sur ]α; +∞[.
b) La fonction f admet bien un maximum global en x = 21 ln α , qui vaut :
1 ln(α − 1)
f 21 ln(α) = φ e2. 2 ln(α) = φ(α) = .
√
α
Or, α vérifie la relation :
2α
g(α) = 0 ⇐⇒ 2α − (α − 1) ln(α − 1) ⇐⇒ (α − 1) ln(α − 1) = 2α ⇐⇒ ln(α − 1) =
α−1
√
√ 2α 1 2 α
ce qui permet de recalculer le maximum de f sur ]0; +∞[ : f ln( α) = ×√ = .
α−1 α α−1
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