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GPRS

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GPRS

R. ELASSALI
2023-2024

R.  ELASSALI     1  
INTRODUCTION

Le GSM est conçu pour de la téléphonie mobile, autrement dit pour des
communications en mode circuit à faible débit. Toutefois, il reste
contraignants pour les services de données.

Pour pallier ces limitations, le standard du GSM évolue sans cesse. Dans un
premier temps, le GSM a standardisé des règles pour réaliser du transfert de
données en utilisant les circuits de voix.

Pour améliorer encore l’efficacité du transfert de données, une évolution


majeure du GSM est normalisée sous le nom de GPRS (General Packet Radio
Service). Le GPRS introduit une architecture réseau en mode paquet.

Enfin, EDGE (Enhanced Data for GSM Evolution) propose des débits
supérieurs par l’introduction d’une modulation plus efficace, applicable à la
fois au HSCSD (High Speed Circuit Switched Data) et au GPRS.

L’association du GPRS et d’EDGE est souvent considérée comme un système


2,5 G et 2.75 G, intermédiaire entre les systèmes 2 G (GSM, etc.) et 3 G
(UMTS, etc.). 2  
Le tableau ci-dessous résume les principales propriétés de la
couche physique GSM
GSM DCS
Bande de fréquence 890-915 MHz (up) 1710-1785 MHz (up)
935-960 MHz (down) 1805-1880 MHz (down)
Nombre d’intervalles de
8 8
temps par
trame TDMA
Nombre de porteuses 124 374
Fréquences porteuses fd=1805,2+0,2.(n-512), pour
fd=935+0,2.n, pour 1£ n £124
512£ n
£885
Ecart Duplex 45 MHz 95MHz
Rapidité de modulation 271kbit/s 271kbit/s
Débit de la parole 13 kbit/s (5,6kbit/s) 13 kbit/s (5,6kbit/s)
Débit après codage d’erreur 22,8 kbit/s 22,8 kbit/s
Débit max de données 12 kbit/s 12 kbit/s
Accès multiple Multiplexage fréquentiel et Multiplexage fréquentiel et
temporel, duplexage temporel, duplexage
fréquentiel fréquentiel
Rayon des cellules 0,3 à 30 km 0,1 à 4 km
modulation GMSK GMSK 3  
3
Limitation du GSM
Le GSM a normalisé dès ses premières phases de développement des
interfaces pour les données. Ces interfaces se présentent comme des sortes
de modems permettant d’adapter le passage d’un flux de données dans le
terminal et entre le réseau mobile et le réseau public. Cette fonction est
réalisée côté mobile par un élément appelé TAF (Terminal Adaptation
Function) et côté réseau par l’IWF (InterWorking Function).

Les débits offert par le GSM pour la transmission des données vont de 9,6
Kbps jusqu’à 14,4 Kbps

Le GSM a aussi proposé le service HSCSD, qui est un service de données


toujours en mode circuit, à débit élevé, qui consiste uniquement à allouer plus
qu’un canal physique par utilisateur et par trame TDMA, jusqu’à 4, soit la
moitié de la trame. Le débit maximal offert est de 57,6 Kbps — pour 4 slots
à 14,4 Kbps.

Cependant, les constructeurs et les opérateurs n’ont pas investi pour


incorporer le service HSCSD dans les réseaux GSM, car, en parallèle, était
standardisé le GPRS, beaucoup plus prometteur.
4  
GPRS
Le GPRS (General Packet Radio Service) peut être considéré comme une
évolution des réseaux GSM avant leur passage aux systèmes de troisième
génération. En termes de services et de débits, il s’approche des
spécifications de l’IMT 2000.

Toutefois, la transition du GSM au GPRS demande plus qu’une simple


adaptation logicielle, à la différence du HSCSD.

Le GPRS s’inspire des usages devenus courants d’Internet : lors de la


consultation de pages Web, une session peut durer plusieurs dizaines de
minutes alors que les données ne sont réellement transmises que pendant
quelques secondes, lors du téléchargement des pages. Le trafic de données
ainsi engendré est donc très sporadique, contrairement à celui de la voix, par
exemple.

5  
GPRS

La figure 1 illustre les caractéristiques d’une session Web.

6  
GPRS
Dans ce type d’utilisation, les problèmes suivants peuvent se poser dans un
réseau à commutation de circuits tel que le GSM :

q Monopolisation des ressources: Un certain nombre de ressources sont


monopolisées dans tout le réseau pour un seul utilisateur et pendant toute la
durée de sa session, alors que ces ressources ne sont réellement utilisées tout le
temps. Il y a donc gaspillage des ressources, notamment des ressources radio,
rares et chères.
q Coût des communications: Basée sur le temps de connexion de l’utilisateur, le
coût des communications tend à s’alourdir sensiblement du fait à la fois du
téléchargement des données à relativement faible débit et du temps de lecture
des pages d’information.
q Interconnexion lourde: Avec les réseaux paquet externes et donc avec
Internet, la transmission de données en mode circuit nécessite des éléments
d’adaptation spécifiques à la frontière du réseau de l’opérateur.

7  
GPRS

Le GPRS résout ces problèmes en définissant une


architecture de réseau à commutation de paquets, qui
permet de n’allouer des ressources à un utilisateur que
lorsqu’il a réellement des données à émettre ou à recevoir,
et non durant toute la durée de sa connexion, ainsi que de
facturer les communications au volume de données
échangées (en kilobit) et non à la durée de connexion. De
plus, le GPRS introduit de la flexibilité dans le choix du
type de protection des donnés, offrant ainsi une plus
grande variété de débits.

8  
GPRS

Objec6fs  du  GPRS  (mode  paquet):  


 
 
q  U6lisa6on  efficace  de  la  ressource  radio  

q  temps  d’accès  rapide  

q  coexistence  simultanée  des  deux  réseaux  GSM  et  GPRS  

q   Connexion   à   d’autres   réseaux   de   données   extérieur   (Internet  


Protocol  )  
 

9  
Coexistence du réseaux GSM et
GPRS
Le réseau GPRS et le réseau GSM fonctionnent en parallèle : le premier est
utilisé pour le transport des données, et le second pour les services classiques
de voix. Tous deux utilisent les mêmes équipements BSS, c’est-à-dire les
stations de base BTS et leurs contrôleurs BSC(légères modifications).

Le réseau cœur (Core Network) du GPRS est un réseau paquet interconnecté,


pouvant être relié à divers types de réseaux de données fixes — IP (Internet
Protocol), CLNP (ConnectionLess Network Protocol), X.25 ou CONP
(Connection Oriented Network Protocol) — ou encore à d’autres réseaux
GPRS, exploités par d’autres opérateurs.

De son côté, le réseau cœur du GSM est relié au RTC (réseau téléphonique
commuté), national ou international, ou à un autre réseau GSM, exploité par un
autre opérateur.

10  
Implémentation du GPRS

On rajoute un commutateur de paquets au GSM , De nouveaux éléments de


réseau doivent donc être ajoutés au GSM pour offrir le GPRS :

q SGSN : Serving GPRS Support Node Connexion avec la station de base


(relais de trame), semblable au MSC Redirige les paquets entrant et sortant
sur les utilisateurs attachés à la zone géographique gérée

qGGSN : Gateway GPRS Support Node Connexion avec les réseaux de type
paquet « Internet » Sert d’interface avec les réseaux IP et X.25 externes

q Encapsulation des paquets avec le protocole GPRS (tunneling)

q Sécurité : assurée par le SGSN, comme dans GSM

11  
L’architecture GSM-GPRS

12  
ENSA  GRT4  2019-­‐2020   13  
L’architecture GPRS

Il est important de noter que, dans cette architecture,


le réseau GPRS se greffe sur le réseau GSM existant,
notamment pour la partie ressources de l’interface
radio. Les deux réseaux utilisant les mêmes bandes de
fréquences, les ressources que l’opérateur GSM
planifiait auparavant uniquement pour le trafic de voix,
devraient être partagées entre le trafic de voix (GSM)
et celui des données (GPRS).

14  
Les classes de mobiles en GPRS
Puisque le GSM et le GPRS se partagent une même interface radio, un
mobile peut donc être uniquement GSM ou faire simultanément du GSM et
du GPRS. De ce fait, le GPRS a défini trois classes de mobiles :

• Mobile de classe A. Peut communiquer simultanément dans les deux


modes.
• Mobile de classe B. Peut écouter simultanément le réseau GSM et le
réseau GPRS et donc répondre à un appel entrant dans le mode adéquat.
• Mobile de classe C. Ne peut avoir simultanément une connexion circuit
et une connexion paquet. L’utilisateur doit positionner son terminal dans le
mode souhaité.

Les mobiles de classe A sont évidemment plus complexes, et donc plus


chers, que les mobiles de classe C. Un autre élément de complexité est
engendré par la capacité du mobile à communiquer sur plusieurs time slots.
Pour distinguer ces derniers, le GPRS a introduit des classes multi slots.

15  
GPRS Backbone Networks

Deux types :
- réseau backbone intra-PLMN : réseau IP
interconnectant les GSNs à l’intérieur du même PLMN.
C’est un réseau privé dédié à la transmission de données
et signalisation GPRS uniquement.

- réseau backbone inter-PLMN : réseau IP


interconnectant des GSNs et des réseaux intra-PLMN
dans différents PLMNs. Relie des réseaux backbone intra-
PLMN à travers des BG (Border Gateways). Peut être des
liaisons spécialisées ou le réseau Internet.

16  
GPRS Backbone Networks  

17  
Nouvelles entités au coeur du GPRS

Ø SGSN (Serving GPRS Support Node).


Ø GGSN (Gateway GPRS Support Node).

18  
SGSN (Serving GPRS Support
Node).
Définitions
• SGSN (Service GPRS Support Node) : Noeud de service pour le
mobile.

• Lors de l’attachement GPRS, la MS établit un contexte MM.

• Fonctions SGSN et GGSN peuvent être combinées dans le même


noeud physique ou dans des nœuds différents.

• Connecté au BSS par un réseau en relais de trame.

• Responsable du paging.

• Informations d’abonnement et de localisation échangées avec le HLR


(interface Gr).

19  
SGSN (Serving GPRS Support
Node).
Fonctions
• Routage : Routeur IP qui supporte le routage dynamique ou
statique,
• Sécurité : Chiffre les communications à destination ou en
provenance des mobiles. Chiffrement du SGSN à la MS.

• Gestion de mobilité : Utilisation des zones de routage (routing


areas). Gestion du handover entre BSCs et autres SGSNs.
• Authentification : Lors des Attach et des mise-à-jour de RA inter-
SGSN.

• Facturation: (attachement, durée de contexte PDP actif)

• SMS : Supporte l’interface Gd pour les communications avec le


SMS-GMSC et le SMS-IWMSC.

20  
SGSN (Serving GPRS Support
Node).

21  
GGSN (Gateway GPRS Support
Node).
Définitions

• GGSN (Gateway GPRS Support Node) : Nœud d’accès pour un


réseau de données. Contient les données de routage des abonnés
pour envoyer les N-PDU par le GTP.

• Responsable de la facturation et mesures de trafic.

• Peut récupérer les informations de localisation des abonnés du


HLR (interface optionnelle Gc).

22  
GGSN (Gateway GPRS Support
Node).
GGSN ( Gateway GPRS Support Node Node)
• Routage : Routeur IP qui supporte le routage dynamique ou
statique,
• Passerelle : Permet la connexion à d’autres réseaux IP ou GPRS.
• Gestion de mobilité : Permet le routage des paquets vers les
SGSNs des utilisateurs, en fonction de leur mobilité.
• Gestion des sessions : A chaque session, le GGSN alloue une
adresse IP au mobile.
• Facturation : en fonction du volume d’information et de la durée
de la session (attachement, durée de contexte PDP (Packet Data
Protocol) actif).

23  
GGSN (Gateway GPRS Support
Node).

24  
L’architecture GPRS

25  
GPRS : les interfaces
data+signalisation
• Gb : interface entre le BSS et le SGSN (Liaison point à
point: MIC à 2 Mb/s ou Frame Relay)

• Gn : interface interne au GPRS (à l’intérieur d’un même


PLMN)

• Gp : (via BG) interface entre deux GSN de deux PLMN


différents: mêmes caractéristiques que Gn avec en plus des
fonctions de sécurité inter-opérateur.

• Gi : point de référence entre réseau GPRS et un réseau de


données extérieur

26  
GPRS : les interfaces de
signalisation pure
• Gd (interface avec le SMS-GMSC/IWMSC, signalisation +transport
des SMS sur PDTCH) : SMS via GPRS en priorité lorsque MS présent
sur GPRS et sur GSM
• Gc (interface GGSN-HLR) : établissement de session GPRS à la
demande du réseau
• Gr (interface avec le HLR) : fonctions de mobilité (activation de
contexte, authentification)
• Gs (interface avec MSC/VLR pour inter-fonctionnement GPRS/
GSM) : coordination de paging, fonction combinée GSM/GPRS
gestion du TMSI et P-TMSI. Permet d’économiser des ressources
radio.

27  
28  
Les protocoles du plan de transmission du GPRS.

29  
Les protocoles du plan de transmission du GPRS.

La couche MAC gère l’accès à la ressource radio:

• Elle alloue des ressources au mobile seulement quand il a des


données à transmettre

Tandis que la couche RLC est responsable de la segmentation et du


réassemblage des paquets LLC:

• Elle permet essentiellement de fiabiliser le lien radio entre le mobile


et la station de base. Elle s’appuie sur une technique de
retransmission sélective, dite SR-ARQ (Selective Repeat-Automatic
Repeat reQuest).
• Il existe néanmoins un mode non acquitté, dans lequel l’intégrité des
données n’est pas garantie et où seule l’opération de segmentation-
réassemblage est effectuée par la couche RLC.

30  
Les protocoles du plan de transmission du GPRS.

La couche LLC (Logical Link Control) offre une liaison fiable et cryptée
entre le mobile et le SGSN. Deux modes d’opération existent : un mode
acquitté et un mode non acquitté.

Dans le premier cas, un CRC permet de détecter les erreurs de


transmission, et des retransmissions peuvent être demandées selon une
stratégie de retransmission sélective.

Dans le mode non acquitté, le CRC peut permettre d’éliminer les trames
erronées (mode protégé), mais ce n’est pas obligatoire.

Les modes acquittés des couches LLC et RLC peuvent paraître redondants,
surtout si l’application de bout en bout repose sur TCP, qui, lui aussi,
fiabilise la connexion par des retransmissions. Une coordination entre ces
protocoles, qui n’agissent pas au même niveau et qui tous ajoutent leur
propre en-tête, permettrait une communication plus efficace.

31  
Les protocoles du plan de transmission du GPRS.

Le protocole SNDCP (Subnetwork Dependent Convergence Protocol)


s’étend entre le mobile et le SGSN:

• Il permet d’adapter les protocoles des couches supérieures aux


protocoles spécifiques du GPRS. Il permet d’adapter n’importe quel
protocole réseau existant, tel que IP, X.25, etc., ou futur à l’accès
mobile du GPRS.

• Son but principale est de transporter un indicateur désignant le


protocole de niveau supérieur utilisé (IP ou X25,…).

• Il peut appliquer des méthodes de compression pour diminuer la taille


des paquets à transmettre sur l’interface air et économiser ainsi les
ressources radio.

32  
Les protocoles du plan de transmission du GPRS.

Le protocole BSSGP (Base Station Subsystem GPRS Protocol)

• Il transporte les informations de routage et de QoS entre le BSS


et le SGSN:
• Il ne fournit pas de contrôle ni de détection d’erreur.

• il assure que le BSS soit transparent aux trames GPRS

• la connexion entre le BSS et le SGSN en GPRS est fondée sur le


relais de trames.

33  
Les protocoles du plan de transmission du GPRS.

Le protocole GTP (GPRS Tunnelling Protocol) encapsule


les flux utilisateur entre le GGSN et le SGSN de
manière transparente. Il utilise soit TCP, soit UDP, en
fonction de la QoS définie dans les contextes PDP.
À l’extérieur du réseau de l’opérateur, on peut
trouver n’importe quel protocole de données entre le
mobile et son correspondant, comme un réseau IP ou X.
25.

34  
35  
Les protocoles du plan de signalisation entre mobile
et SGSN.

36  
Les protocoles du plan de signalisation entre mobile
et SGSN.

La figure illustre le plan de signalisation sur l’interface radio. Vous


retrouvez à peu près les mêmes couches de protocoles qu’en GSM.
Évidemment, les messages de signalisation sont groupés dans la
couche GMM (GPRS Mobility Management), pour la gestion de la
mobilité, et la couche SM (Session Management), pour la gestion des
appels. Les équivalents respectifs de ces couches en GSM sont le MM
et le CM.

Ainsi, le GPRS a étendu le GSM au monde de la transmission de


paquets par l’ajout d’éléments nouveaux dans le réseau cœur et par
un partage dynamique des ressources radio.

37  
les états de mobilité du GPRS

Le mobile peut être dans l’un des quatre états suivants :

• Éteint. Il n’est pas connu du réseau. Cet état n’apparaît pas dans le
standard.
• Idle. Le mobile est allumé mais détaché du réseau GPRS. En pratique, cela
correspond à un mobile éteint : les appels entrants sont reroutés sur un
répondeur. Le mobile effectue uniquement les mesures permettant la
sélection de cellule ou de PLMN.
• Standby. Le mobile est attaché au réseau GPRS et peut recevoir des appels
entrants par paging. Il est localisé, à la zone de routage près, par le réseau
GPRS. Le mobile effectue des mises à jour de localisation lorsqu’il change de
zone de routage.
• Ready. Le mobile est en cours de communication et a au moins un TBF
ouvert. Le réseau le localise à la cellule près.

38  
les états de mobilité du GPRS ainsi que les
transitions associées.

39  
Gestion de la mobilité

Pour se faire connaître du SGSN et donc avant toute transmission de données,


un mobile doit s’attacher au réseau. Cette procédure consiste à établir un lien
logique entre le mobile et le SGSN. Du fait que les réseaux cœur GSM et GPRS
sont séparés, il existe trois types d’attachements au réseau :

• L’attachement GSM classique utilise l’IMSI, qui permet de doter le mobile


d’une identité temporaire, le TMSI.

• L’équivalent GPRS consiste à associer au mobile une identité temporaire au


sein du SGSN, qui peut être le PTMSI (Packet Temporary Mobile Subscriber
Identity) ou le TLLI (Tempo-rary Link Layer Identity), qui permet de
distinguer différents mobiles avant qu’ils soient dotés de PTMSI (couche 2
LAPG).

• L’attachement commun au GSM et au GPRS consiste, pour le mobile, à se


manifester simultanément auprès des réseaux GSM et GPRS. Ce dernier type
n’est pas accessible aux mobiles de classe C.

40  
La procédure d’attachement au réseau GPRS.

1. Le mobile ouvre un canal dédié SDCCH par l'utilisation du canal d'accès aléatoire PRACH. Il transmet
son identité (IMSI ou TLLI) et sa précédente zone de routage.
2. Si le mobile a changé de zone de routage, le SGSN ne reconnaît pas son TLLI. Il envoie à l'ancien
SGSN une demande d'identification. Si l'identification échoue à nouveau, SGSN et mobile entament une
procédure d'identification classique par l'utilisation de l'IMSI.
3. Échange de messages pour authentifier l'utilisateur (peut-il accéder aux services GPRS ?). Cette
procédure peut impliquer le HLR dans lequel sont stockés les renseignements relatifs à l'utilisateur.
4. Le SGSN met à jour la localisation du mobile.
5. Le SGSN accepte finalement la demande d'attachement
41  
6. Le mobile acquitte. Le canal dédié peut alors être fermé.
42  
Gestion de la mobilité

La couche de gestion de la mobilité, MM (Mobility


Management) en GSM et GMM (GPRS Mobility Management)
en GPRS, maintient dans le mobile et dans le SGSN l’état de
mobilité en cours. Alors que le GSM définit des zones de
localisation, le GPRS utilise la notion de zone de routage, un
ensemble de cellules dépendant du même SGSN. Une zone
de routage est toujours incluse dans une zone de localisation.
Notez que le GPRS et le GSM gèrent séparément la mobilité
d’un même utilisateur. Néanmoins, l’interface Gs entre un
SGSN et un MSC/VLR permet à un opérateur soucieux
d’efficacité de coordonner la gestion de la mobilité des deux
réseaux.

43  
Le contexte PDP (Packet Data Protocol)

Pour pouvoir utiliser les services du réseau GPRS, le mobile doit préalablement
établir une session avec le réseau (SGSN, GGSN).

Cette procédure va permettre de fixer plusieurs paramètres nécessaires à


l’usage du service GPRS. Ces informations sont rassemblés dans une structure
de données appelée PDP contexte, stockées dans le mobile, le SGSN et le
GGSN :

• Type de réseau de données utilisé (IP ou X.25), PDP type;

• Adresse attribué au mobile (statique ou dynamique), PDP Address;

• Paramètres de QoS (débit, fiabilité, délai)

• Adresse du point de sortie vers le réseau de données externe (adresse du


GGSN obtenu via l’APN name)

44  
Les états du contexte PDP en GPRS.

45  
Les états du contexte PDP en GPRS.

L’activation du contexte PDP peut se faire soit à l’initiative du mobile(voir


figure a), soit à celle du réseau (voir figure b).

Il existe deux modes d’allocation des adresses PDP. Le premier, statique,


consiste à associer de façon permanente une ou plusieurs adresses PDP au
mobile. Ces adresses peuvent être stockées dans la carte SIM du mobile
avec les autres informations relatives à l’abonnement souscrit par
l’utilisateur. Le deuxième mode d’allocation d’adresse est dynamique : le
réseau mobile alloue des adresses PDP à chaque demande d’activation de
contexte PDP.

Dans le cadre de l’accès à Internet, l’attribution d’une adresse IP au mobile


peut se faire directement par le fournisseur d’accès, c’est-à-dire à
l’extérieur du réseau de l’opérateur mobile.

46  
Activation d’un contexte PDP à l’initiative du mobile
(a)

1. Le mobile informe le SGSN de sa demande d'activation de contexte PDP.


2. Les procédures de sécurité (authentification de l'utilisateur) peuvent être effectuées.
3. Le SGSN transmet une demande de création de contexte PDP au GGSN en relayant les paramètres
de QoS demandés par l'utilisateur. Après une phase de négociation (le GGSN peut ne pas accepter
la QoS requise), le GGSN crée un nouveau contexte PDP, qui permet de router les paquets du mobile
entre le SGSN et le réseau extérieur. Le GGSN confirme au SGSN l'activation du contexte PDP.
4. Le SGSN met à jour sa propre table de contexte PDP (avec les paramètres fournis par le GGSN)
et en informe le mobile.

47  
48  
Activation d’un contexte PDP à l’initiative du réseau
(b)

1. Lorsque le GGSN reçoit des paquets destinés à un mobile sans contexte PDP actif, il peut initier une
activation de contexte PDP. En attendant que cette activation soit effective, le GGSN peut mémoriser les paquets
suivants destinés au même utilisateur.
2. Le GGSN interroge le HLR sur la disponibilité de l'utilisateur. En cas favorable, le HLR répond au GGSN en
indiquant le SGSN actuel où se trouve le mobile.
3. Le GGSN informe le SGSN de la présence de paquets pour l'utilisateur mobile.
4. Le SGSN demande (via du paging) au mobile d'effectuer une demande d'activation de contexte PDP.
5. La procédure d'activation est effectuée, comme indiqué à la figure .
49  
L’interface Radio

L’interface radio du GPRS s’appuie sur celle du GSM. Elle


utilise les mêmes bandes de fréquences, la même
modulation, le GMSK (Gaussian Minimum Shift Keying), et
les mêmes canaux physiques. En revanche, sa structure de
multitrame est légèrement différente. De plus, le GPRS
introduit de nouveaux canaux logiques, avec d’avantages de
souplesse dans le codage protecteur d’erreur, pour
partager dynamiquement les ressources radio entre
plusieurs utilisateurs, et un protocole de fiabilisation du lien
radio.

50  
L’interface Radio

La couche physique
§ le GPRS utilise un accès radio en FD-TDMA (Frequency Division-Time Division
Multiple Access).
§ Un canal occupe une bande de 200 kHz.
§ La trame TDMA dure 4,615 ms et est constituée de 8 slots de 577 µs.
§ La modulation est une GMSK offrant un débit brut d’environ 270 Kbit/s par
slot.
§ Un canal physique est défini par un time slot sur une fréquence particulière.
Le canal physique associé fait référence au même slot temporel mais dans le
sens de transmission opposé.
§ Pour distinguer les canaux physiques GSM des canaux physiques GPRS, ces
derniers portent le nom de PDCH (Packet Data CHannel).
§ Enfin, à l’instar de ce qui se passe en commutation de circuit, un utilisateur
GPRS peut se voir allouer plusieurs slots d’une même trame. Cette allocation
multislot peut différer entre la voie montante et la voie descendante,
permettant ainsi de traiter efficacement les transmissions asymétriques.

51  
GPRS Backbone Networks  
Débits GPRS

GPRS ne réserve pas de time slot de façon permanente comme pour une
communication GSM classique, GPRS utilise les time slots à la demande de
façon dynamique

En GSM le débit de données d’un canal sur un slot est de 9,6 kbits/sec à
14 kbits/sec par une technique de commutation de circuit CSD : Circuit
Switching Data Réservation d’un time slot pendant la durée complète de la
communication même si aucune donnée n’est pas transmise

En GPRS en moyenne 3 slots :


3 x 9,6 kbits/sec = 28kbits/sec à 3 x 14kbits/sec = 42 kbits/sec
Commutation des paquets
Sur 3 bits du slot de la voie descendante la BTS décide qui parmi les 8
utilisateurs va émettre sur le prochain slot de la voie montante

52  
53  
Canaux logiques comparés du GPRS et du GSM.

54  
55  
Canaux logiques du GPRS

56  
• Les canaux logiques:

- La multi trame de base du GPRS est définie sur un même


canal physique dans 52 trames successives et non 26 ou 51
comme pour le GSM.

- La multi trame est organisé de la façon suivante:


(12 blocs radio × 4 trames = 48 )
+(2 time slots de contrôle de l’avance en temps PTCCH)
+(2 time slots idle)

57  
La structure temporelle de la multi trame GPRS :

• Les 48 time slots radio sont divisé en 12 blocs radio.


• l’unité allouée au GPRS est un bloc (4 slots GSM).
• Chaque bloc contient 4 time slots qui sont pris dans 4
trames successives.

58  
2014-­‐2015  

59  
• cette unité correspond à la taille d’un bloc RLC-
MAC, soit donc 4 PDCH sur 4 trames successives.

60  
L’interface Radio

Le partage des slots radio GPRS entre plusieurs


mobiles pendant toute la durée d’une session GPRS

=> Les débits GPRS sont des débits partagés entre


tous les mobiles actifs dans la cellule.

Plusieurs modes d’allocation sont possibles en GPRS


(allocation statique, dynamique) .

Aujourd’hui, utilisation de l’allocation dynamique de


slots radio via les TBF (Temporary Block Flow).

61  
L’interface Radio
Le GPRS associe à chaque salve de données un TBF (Temporary Block
Flow), qui représente un flux de données unidirectionnel entre une
station mobile et le réseau.

v Dans le cas d’une transmission du mobile vers le réseau, on parle de


TBF uplink.
v Pour une liaison réseau vers mobile, il s’agit d’un TBF downlink.
v Une transmission bidirectionnelle utilise donc deux TBF, un dans
chaque sens.
v Un TBF est refermé lorsque l’émetteur n’a plus de données en
mémoire à transmettre.

Une transmission de données se fait donc en trois temps :

1. Établissement d’un TBF.


2. Transfert de données.
3. Fermeture du TBF.

62  
Flux temporaire de données (TBF)

• Le niveau « clé » est le RLC/MAC


• Il gère des « micro » connexion appelées TBF (Temporary Block
Flow)

– descendants ou montants
• Un TBF est établi suivant un processus comparable à
l’établissement d’une com GSM

• Un TBF ~ un (ou plusieurs) paquet(s) IP

63  
Flux temporaire de données (TBF)

• MAC
– Gère le contrôle d’accès,
– Gère les ressources radio (T-block ou période bloc)
– Ordonnancement (scheduling)

• RLC
– Fiabilise le TBF
– Permet une segmentation (concaténation) des paquets en
blocs de longueur fixe

64  
L’entité PCU (Packet Controller Unit) a été rajoutée:

• Elle est en charge du partage de ressources sur l’interface radio


(ouverture/fermeture de TBF)
• Elle fragmente et rassemble les informations à transmettre sur la
radio
• Elle fiabilise l’envoi de données sur l’interface radio via des
mécanismes d’ARQ (acquittement positifs + politique de
retransmission sélective)
• L’entité PCU peut être placée à plusieurs niveaux dans le réseau
(BTS, BSC, SGSN)

BTS: on ajoute un CCU (Channel Codec Unit) – chargé des opérations


physiques tels que le codage correcteur d’erreurs, modulation,
avance en temps, contrôle de puissance …

65  
Le CCU met à disposition quatre schémas de codage CS (Coding Scheme) CS-1,
CS-2, CS-3, CS-4

Schémas de Débits utiles


codage
CS-1 9,05 kb/s

CS-2 13,4 kb/s

CS-3 15,6 kb/s

CS-4 21,4 Kb/s


66  
TRANSFERT  DE  DONNÉES  MONTANT  

67

67  
TRANSFERT  DE  DONNÉES  MONTANT  
L’accès initial du mobile au réseau se fait sur le canal logique PRACH (1).
Le réseau répond sur le canal PAGCH (2).

Deux modes d’accès sont définis en


GPRS:
Accès en une phase
Accès en deux phases

68

68  
TRANSFERT  DE  DONNÉES  MONTANT  
Le message d’allocation contient l’USF, le TFI, les numéros de timeslots ...
Tous les messages de contrôle dédiés à l’utilisateur sont effectués via le
canal logique PACCH.

USF (Uplink Status Flag)


Codé sur 3bits, il désigne l’utilisateur autorisé à transmettre dans le prochain
bloc radio montant.

TFI(Temporary Flow Identity)


Codé sur 5 bits, il permet d’identifier les TBFs dans le réseau

69

69  
TRANSFERT  DE  DONNÉES  MONTANT  

70

70  
TRANSFERT  DE  DONNÉES  MONTANT  
Le mobile scrute les paquets descendants et attend que l’USF descendant
pointe sur le numéro qui lui a été alloué (5).
Il transmet alors son premier bloc de données sur un canal dédié PDTCH (6).
Allocation de 4 blocs au total (7)(8)(9).
Acquittement et demande de réémission si besoin est(10)
Réémission et information de la fin de transmission (11)
Acquittement de tous les paquets transmis (12)

71

71  
TRANSFERT  DE  DONNÉES  MONTANT  

72

72  
TRANSFERT  DE  DONNÉES  DESCENDANT  

73

73  
TRANSFERT  DE  DONNÉES  DESCENDANT  
Le réseau appelle le mobile via le canal logique de paging PPCH (1)
Réponse du mobile via PRACH dans lequel il demande l’établissement
d’un TBF montant (2)
Allocation de ressource (3)

74

74  
TRANSFERT  DE  DONNÉES  DESCENDANT  
Annonce de la localisation du mobile si aucune connexion n’est établie
(4)
Indication des PDCH dans lesquels les paquets seront transmis (5)

75

75  
TRANSFERT  DE  DONNÉES  DESCENDANT  
Transmission de paquets (6)(7)
Demande occasionnelle d’acquittement (8)
Acquittement et demande de retransmission si nécessaire (9)
Signalement de fin de transmission + demande d’acquittement final (10)
Acquittement final (11)

76

76  
TRANSFERT  DE  DONNÉES  DESCENDANT  

77

77  
TRANSFERT  DE  DONNÉES  MONTANT  

retour  

78

78  
TRANSFERT  DE  DONNÉES  DESCENDANT  

retour  

79

79  
Exemple de transfert de données montant.

80  
Exemple de transfert de données descendant à l’initiative
du réseau.

81  
82  
LES PILES PROTOCOLAIRES DES
INTERFACES DU RÉSEAU GPRS

83  

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