Cours Brouri
Cours Brouri
Electrocinétique
Polycopié pédagogique
par
Adil BROURI
Prof à l’ENSAM de Meknès
1.1. Définitions
Tout composant électrocinétique qui a 2 pôles, c.-à-d. relié à l’extérieur par deux
bornes (Fig. 1.1).
Un ensemble de dipôles reliés entre eux par des conducteurs (fils électriques) de
résistance nulle.
1.1.3. Un nœud
Correspond à la borne d’un dipôle à laquelle au moins deux fils de connexion sont
reliés (Fig. 1.2).
Une maille est un circuit fermé qui passe une fois par un nœud donné, en partant
d’un point et en arrivant à ce même point. Par exemple, le circuit de la Fig. 1.3 contient
3 mailles : (ABEFA), (BCDEB) et (ACDFA).
1.1.6. Conventions
a. Convention récepteur
Dans une telle convention, on notera que la flèche de la tension et celle du courant
sont de sens opposés (Fig. 1.4).
Remarque : On peut choisir la convention récepteur quelle que soit la nature réelle du
dipôle (générateur ou récepteur), seul le signe du résultat final change.
Exemples :
Cas d’une source de tension de valeur E > 0 :
Le courant I est généralement positif s’il circule de l’électrode (+) vers l’électrode
(-). Alors, la puissance reçue par la source de tension est Preçue U I E I 0 , ce
I
U
b. Convention Générateur
Dans cette convention, la tension et le courant ont le même sens (Fig. 1.7). La
puissance reçue par le dipôle est Preçue U I U I . Alors, la puissance fournie par
Remarque : La convention générateur peut choisie aussi quelle que soit la nature du dipôle
(récepteur ou générateur).
Exemples :
Cas d’une source de tension de f.e.m E > 0 (Fig. 1.8a-b) :
U=E U = -E
U
Fig. 1.9 : Convention générateurdans le cas d’une Résistance
ou la variation u f (i) .
Exemples :
Caractéristique d’une pile (source de tension idéale) avec convention générateur
(Fig. 1.10a-b):
a- Dipôle symétrique
Si les deux bornes du dipôle jouent le même rôle, on dit également dipôle non
polarisé. On obtient ainsi une fonction impaire.
Exemples :
Dipôle passif non-linéaire (Fig. 1.11) :
Si les deux bornes du dipôle sont différentes (ne jouent pas le même rôle).
Exemples : Une diode idéale ayant une tension de seuil VS (Fig. 1.13).
a- Dipôle actif
Tout dipôle ayant une tension en circuit ouvert non nulle (la caractéristique de
ce dipôle ne passe pas par l’origine).
b- Dipôle passif
Tout dipôle ayant une caractéristique passante par l’origine (ou la tension en
circuit ouvert est nulle).
a- Dipôle linéaire
C’est un dipôle ayant une caractéristique u f (i) linéaire (sous forme de segment
de droite).
b- Dipôle non-linéaire
1.2.1. Interrupteurs
Interrupteurs ouvert : A i B u, i 0
Interrupteurs fermé : A i B i, u 0
1.2.2. Résistance
u RI
U
Fig. 1.15a : Cas d'une convention récepteur
Remarques : L’inverse de la résistance est la conductance, souvent notée G et s’exprime
en Siemens (S) : G 1/ R .
La loi d’Ohm dans le cas d’une convention générateur (Fig. 1.15b) s’écrit
alors : i
u R I
U
Fig. 1.15b : Cas d'une convention générateur
La somme algébrique des tensions dans une maille (circuit fermé) est nulle (Fig.
1.16) : VA2A1
n
VAk VAk 1 0 VA3A2
k 2
Méthode : D’abord, il faut choisir un sens de parcours de la maille en fléchant toutes les
tensions de la maille. On fait la somme des vecteurs des tensions en affectant
des signes « + » à tous les vecteurs ayant le même sens du parcours et des
signes « – » à ceux de sens contraire. Cette somme égale à zéro.
U3 U4
Exemple : Maille 1 :
U2 E U3 U 4 U5 U1 0
E U5
Maille 2 : U1 0
U1
Maille 3 : E U3 U 2 0
Fig. 1.17 : Exemple d'application Maille 4 : U 2 U 4 U5 0
1.3.3. Loi des nœuds
La somme des courants arrivant à un nœud est égale à la somme des courants qui
en repartent (Fig. 1.18).
I1 I 2 I3 I 4 I5
Il s’agit d’un dipôle qui maintient entre sec bornes une différence de potentiel
fixe indépendamment du courant débité (Fig. 1.20).
i u
e u e
Remarque : La résistance interne d'une source de tension idéale est nulle, ce qui n'est
généralement pas le cas pour une source réelle.
Un générateur de tension réel est modélisé par un générateur idéal en série avec
une résistance interne (Fig. 1.21a) :
i r
ri
≡ E
C’est un dipôle qui fournit un courant constant quel que soit la tension entre ses
bornes (Fig. 1.22).
i
≡
i0 u
On a alors : i i0 u .
La résistance interne d'un générateur de courant parfait est infinie. Pour une
source réelle on tient compte de sa résistance interne (Fig. 1.23) :
i
i0 u
i0 u Avec :
Ils peuvent être connectés en parallèle s’ils sont tous soumis à la même tension
(Fig. 1.25b). Dans ce cas, le courant total i est égal à la somme des courants parcourant
chaque dipôle :
n
i ik
k 1
(E, r) R u u E r i E
===> i
u R i Rr
u u
Fig. 1.27a : Association en série des générateurs réels
u ek rk i ek rk i
n n n
k 1 k 1 k 1
ek u
ik pour k =1,… ,n
rk rk
En appliquant ensuite la loi des nœuds, le courant total i sortant du dipôle s’écrit
n
comme suit : i ik .
k 1
En remplaçant les courants ik par leur expression (1ère équation), l’équation (le
courant i ) régissant le réseau électrique de la Fig. 1.28a devient alors :
n ek n 1
i u
k 1 rk k 1 rk
Eeq u
Qui peut s’écrire sous la forme : i
Req Req
ek
n
n e k 1 r
Eeq Req k n k
k 1 rk 1
r
k 1 k
a. Association en série
Généralisation :
On considère le dipôle AB constitué de n résistances en série (Fig. 1.29b) :
b. Association en parallèle
u
Chapitre 1 :1Les
Chapitre dipôles
: Système électrocinétiques
de numération et codage des informations Année CPI CPI - 1
i
R3
Généralisation :
Soit le dipôle AB constitué de n résistances en parallèle (Fig. 1.30b) :
1 n 1
Geq
Req k 1 Rk
R1 u1
u R2 u2
R3 u3
Réponses :
1) En appliquant les lois de Kirchhoff, on obtient :
Rk
uk u pour k = 1, … , 3
R1 R2 R3
Rk
uk u n pour k = 1, … , n
Rj
j 1
R2 R1
i1 i et i2 i
R1 R2 R1 R2
1
R2 / / R3 R1 G1
i1 i i i
R1 R2 / / R3 1 1
1 G1 G2 G3
R1 R2 R3
G2 G3
i2 i ; i3 i
G1 G2 G3 G1 G2 G3
1
Rk Gk
ik i i n pour k = 1, … , n
n 1
Gj
j 1 Rj j 1
Un circuit composé de trois résistances (rAB, rBC et rCA) montées en triangle (Fig.
1.33a) peut être transformé en un circuit équivalent ayant trois autres résistances (RA,
RB et RC) montées en étoile (Fig. 1.33b).
iA rAB iB A iA iB B
A B
RA RB
rBC
rCA
RC
iC
iC
C C
iA rAB iB
Les deux montages sont équivalents A B
quels que soient les courants en entrée. RA RB rBC
rCA
Pour iA 0 , la résistance entre les bornes RC
iC
C
Cours d’électrocinétique Page 17 Adil Brouri
Chapitre 1 :1Les
Chapitre dipôles
: Système électrocinétiques
de numération et codage des informations Année CPI CPI - 1
2RA
rAB rCA rAB rBC rAB rCA rCArBC rAB rBC rCArBC
rAB rBC rCA
rAB rCA
RA
rAB rBC rCA
RC :
1.6.5. Application
3R
3R 2R
3R 2R
R
R 2R/3
D F
Fig. 1.35a : Montage équivalent utilisant les règles d’association
R/3
2R/3
R 2 R 2 R 5
Req R / / R R
3 3 3 3 3 6
2.1. Introduction
Les trois lois de Kirchhoff sont la loi d’ohm, la loi des nœuds et la loi des mailles.
En se servant des lois de Kirchhoff, on peut déterminer le courant et la tension dans
une branche quelconque d’un réseau électrique.
E1 r1 I1 R I
(2.1)
E2 r2 I 2 R I
On a alors :
E1 R I
I1 (2.2)
r1
et :
E2 R I
I2 (2.3)
r2
E1 E2 1 1
I I1 I 2 R
r1 r2 r1 r2
Finalement, l’expression du courant I en fonction des paramètres du montage est :
E1 r2 E2 r1
I (2.4)
r1 r2 R r1 r2
Règle :
Pour annuler l’effet d’une source de courant, on la remplace par un circuit ouvert
(C.O).
Pour annuler l’effet d’une source de tension, on la remplace par un (C.C).
Si le circuit dispose de n sources, cette méthode nécessite n étapes. Dans chaque
étape, on annule toutes les sources en gardant une seule. On calcule alors le courant
crée par cette source dans la branche désirée. Finalement, le courant total crée dans
cette dernière est la somme des courants déterminés dans les n étapes.
Exemple 2.2 :
En servant, p. ex., du diviseur de tension ensuite la loi des mailles, le courant crée
par la source E1 s’exprime comme suit :
E1 r2 E1 r2
I' (2.5)
r1 R / / r2 r2 R r1 r2 R r1 r2
2.2b) :
Le courant total traversant la résistance R est créé par les deux sources est la
somme (la superposition) des 2 courants I ' et I " : (2.5)+(2.6) ===>
E1 r2 E2 r1
I I ' I " (2.7)
r1 r2 R r1 r2
a. Enoncé
Un dipôle actif linéaire, vu entre ses bornes A et B, est équivalent à un générateur
de courant (courant de Norton IN) en parallèle avec une résistance, dite résistance de
Norton RN (Fig. 2.3). A
i A
Dipôle
u
actif u
linéaire
B
B
Fig. 2.3 : Un dipôle actif linéaire est équivalent à un modèle de Norton
La résistance de Norton RN est celle vue entre les bornes du dipôle AB en circuit-
ouvert et en annulant l’effet des sources.
Exemple 2.3 :
Fig. 2.4 :
r1 r2
RN r1 / / r2 (2.8)
r1 r2
icc = IN
E1 E2 r1 r2 E1 r2 E2 r1
I (2.10)
r1 r2 r1 r2 R r1 r2 r1 r2 R r1 r2
Remarque : Ce résultat est le même que celui obtenu par les 2 premières méthodes
(i.e. Superposition et les lois de Kirchhoff).
a. Enoncé
Un dipôle actif linéaire AB est équivalent à un générateur de tension (tension de
Thévenin Eth) en série avec une résistance, dite résistance de Thévenin Rth (Fig. 2.6).
i A
i A
Dipôle u
actif u
linéaire
B
B
Fig. 2.6 : Un dipôle actif linéaire est équivalent à un modèle de Thévenin
La résistance de Thévenin Rth est celle vue entre les bornes du dipôle AB en circuit-
ouvert et en annulant l’effet des sources.
Exemple 2.4 :
À partir de la Fig. 2.7a, la résistance de Thévenin obtenue est donnée comme suit :
r1 r2
Rth r1 / / r2 (2.11)
r1 r2
u = Eth
B
Fig. 2.7b : Méthode de détermination de la tension de Thévenin
E1 E2 E1 r2 E2 r1
Eth E1 r1 i1 E1 r1 (2.12)
r1 r2 r1 r2
Eth E1 r2 E2 r1
I (2.13)
Rth R r1 r2 R r1 r2
Remarque : Ce résultat est le même qu’on a obtenu avec les autres méthodes.
I1 I 2 I3 0 (2.14)
V1 V0 V V V V
i1 ; i2 2 0 ; i3 3 0 ; (2.15)
R1 R2 R3
En remplaçant les courants i1, i2 et i3 dans l’équation (2.14) par leur expression
(équation (2.15)), on obtient le résultat suivant : ==>
1 1 1 V1 V2 V3
V0
R1 R2 R3 R1 R2 R3
V1 V2 V3
R1 R2 R3
V0 (2.16)
1 1 1
R1 R2 R3
n
Ek
R
V0 k 1
n
k
(2.17)
1
R
k 1 k
Exemple 2.5 :
U E1 r2 E2 r1
I (2.19)
R r1 r2 R r1 r2
Remarque : On retrouve donc le même résultat obtenu avec les autres méthodes
(lois de Kirchhoff, les théorèmes de Thévenin et de Norton et la méthode
de superposition).
B
Fig. 2.10a : Réseau électrique équivalent à 2 sources réelles en //
B
Fig. 2.10b : Montage simplifié en utilisant les règles d’association des sources
r1 r2
Req r1 / / r2 (2.20b)
r1 r2
p. ex. de la loi des mailles (Fig. 2.10b). On obtient le même résultat obtenu par
les autres méthodes :
Eeq E1 r2 E2 r1
I (2.21)
Req R r1 r2 R r1 r2
Ce sont des sources qui dépendent des paramètres électriques d’une autre branche
(le courant I ou tension U). Un exemple de réseau comprenant une source liée est
montré sur la Fig. 2.11 :
Exercice d’application :
Une tension sinusoïdale (Fig. 3.1) s’écrit généralement sous la forme suivante :
U max
U eff : est la valeur efficace de la tension u(t).
2
U max U max
(3.5)
Arg U max
L’utilisation des opérateurs complexes porte les propriétés (ou les avantages)
suivantes :
Linéarité :
Dérivation :
dU (t )
j U (t ) (3.6)
dt
Conclusion : Dériver une variable complexe revient à multiplier la variable par 𝑗𝜔.
Intégration :
Conclusion : Intégrer une variable complexe revient à diviser cette variable par 𝑗𝜔.
3.4.1. Définitions
On considère le dipôle suivant (Fig. 3.2). Il est parcouru par un courant i(t) et
soumis à une tension u(t), où les grandeurs électriques i(t) et u(t) sont sinusoïdales.
U (t )
Z (3.8)
I (t )
1 I (t )
Y (3.9)
Z U (t )
Z R jX (3.10)
où R est appelée la résistance et X est dite la réactance.
Y G jS (3.11)
où G est la conductance et S est nommée la susceptance.
a. Le module
b. L’argument
L’argument de l’impédance complexe Z est le déphasage de la tension u(t) par
Remarque 3.1 :
suffit de calculer R et X ou Z et ( u i ).
a. Résistance
On considère une résistance pure R soumise à une tension u(t) et parcourue par un
courant i(t) (Fig. 3.3) :
U (t )
ZR ZR R (3.12)
I (t )
1
tension u(t) et le courant i(t) sont en phase. On a également : G et S 0 .
R
b. Inductance idéale
On considère une inductance pure L (unité en H) soumise à une tension u(t) et
parcourue par un courant i(t) (Fig. 3.4) :
i(t)
u(t)
Fig. 3.4 : Inductance pure L
La tension aux bornes d’une bobine est donnée par l’expression suivante :
di(t )
u (t ) L
dt
En utilisant la notation complexe, l’équation régissant dans une bobine est :
d I (t )
U (t ) L jL I (t )
dt
On en déduit que l’impédance et l’admittance complexes Z L s’écrivent
respectivement sous les formes suivantes :
Z L j X jL (3.13a)
1 j
YL (3.13b)
jL L
Arg Z L Arctg ( X / R) / 2 . Ce qui signifie que la tension u(t) est avance de phase
Remarque 3.2 :
U eff
efficace : I eff 0 . La bobine se comporte alors comme un circuit-ouvert.
ZL
c. Condensateur pur
Soit un condensateur idéal C (unité en F). Ce dernier est parcouru par un courant
i(t) et soumis à une tension u(t) (Fig. 3.5).
i(t)
u(t)
Fig. 3.5 : Cas d’un condensateur pur C
dU (t ) 1 1
I (t ) C jC U (t ) U (t ) I (t ) dt I (t )
dt C jC
1 j
ZC Y C jC (3.14)
jC C
1
R 0 et X 0 c’est-à-dire Arg Z C Arctg ( X / R) / 2 . Par
C
conséquent, la tension u(t) est en retard de π/2 par rapport au courant i(t) (i.e. le
courant est en avance / à la tension).
Remarque 3.3 :
U eff
bobine a pour valeur efficace : I eff 0 . Le condensateur se comporte alors
ZC
comme un circuit-ouvert.
Remarque 3.4 :
Tous les théorèmes et les méthodes de calcul abordés dans le cas continu restent
applicables en régime sinusoïdal : Diviseurs de tension et de courant, superposition, Norton,
Thévenin, Superposition, Milleman, Association des sources.
a. Association en série
Exercice 1 : on considère un réseau électrique constitué par n impédances
complexes en série (Fig. 3.6a).
1. Montrer que cette association est équivalente à une seule impédance (Fig. 3.6b) en
calculant son expression.
2. Calculer l’inductance équivalente dans le cas où les impédances sont des bobines
d’inductance Lk (Fig. 3.7).
3. Déterminer la capacité équivalente dans le cas où les impédances sont des
condensateurs de capacité Ck (Fig. 3.8).
n
Z eq Z k (3.15)
k 1
2. Dans le cas des bobines d’inductance Lk mises en série (Fig. 3.7), l’inductance
équivalente Leq s’écrit sous la forme :
n
Leq L k (3.16)
k 1
3. Dans le cas des condensateurs de capacité Ck (Fig. 3.8), la capacité équivalente Ceq est
alors :
n
1 1
(3.17)
Ceq k 1 Ck
b. Association en parallèle
Exercice 2 : on considère un montage constitué par n impédances groupées en
parallèle (Fig. 3.9a).
1. Montrer que ce montage se comporte comme une seule impédance (Fig. 3.9b) en
montrant son expression en fonction des impédances Z k , où k =1… n.
U (t ) n 1
n
1
I (t ) U (t ) U (t )
k 1 Z k k 1 Z k Z eq
n
1 1
(3.18)
Z eq k 1 Zk
2. Dans le cas des bobines d’inductance Lk mises en parallèle (Fig. 3.10), l’inductance
équivalente Leq s’écrit sous la forme :
n
1 1
(3.19)
Leq k 1 Lk
3. Dans le cas des condensateurs de capacité Ck (Fig. 3.11), la capacité équivalente Ceq
est alors :
n
Ceq Ck (3.20)
k 1
c. Exercice d’application
Soit le montage de la Fig. 3.12. La tension d’entrée u(t) est sinusoïdale et elle a
pour expression : u(t ) U max sin(t 0 ) .
1
L C
avec : i Arg Z Arg Y Arctg
R
U max U max
et : I max Y U max
Z 1
2
R 2 L
C
1
2. a) Si L :
C
i 0 Le circuit est inductif, i.e. la tension u(t) est en avance par rapport au
courant i(t).
1
b) Si L : i 0 Le circuit est alors capacitif, i.e. la tension u(t) est en
C
retard par rapport au courant i(t).
1 1
c) Si L ( ) : i 0 Le circuit est purement résistif, i.e. la tension
C LC
u(t) et le courant i(t) sont en phase. Dans ce cas, on a Z R .
Sachant le courant i(t) et la tension u(t) sont sinusoïdaux, généralement ils sont
déphasés d’un angle (i.e. Arg Z ). On suppose qu’ils s’écrivent comme suit :
U max I max
p(t ) cos(2t ) cos( )
2 (3.22)
U eff I eff cos(2t ) cos( )
C’est une puissance oscillante à une pulsation de 2 autour d’une moyenne égale
à : Pmoy U eff I eff cos( ) . Cette moyenne est non nulle si k .
2
1 T
p(t ) dt U eff I eff cos( )
T 0
Pa p(t ) (3.23)
La puissance réactive Qr (unité en VAR) est par définition s’écrit sous la forme
suivante :
La puissance apparente S (unité en VA) est par définition s’écrit sous la forme
suivante :
S U eff I eff (3.25)
Remarques :
Dans le cas général d’une impédance quelconque : Z R j X .
X
Soit l’argument de cette impédance Arg Z Arctg . Alors, le
R
R R R
cos (3.26)
R2 X 2 Z Z
Pa
cos (3.28)
S
S Pa 2 Qr 2 (3.29)
3.5.5. Exemples usuels
Qr 0 et S Pa (3.30b)
b. Inductance parfaite (pure)
Soit une inductance parfaite : Z j X j L (i.e. R 0 ), la tension est en
avance de phase de par rapport au courant : cos( ) 0 .
2
Par la suite, on aura les puissances suivantes :
U eff 2
Qr U eff I eff L I eff 2
(3.31a)
L
Pa 0 et S Qr (3.31b)
Donc une inductance parfaite ne consomme que de la puissance réactive.
Pa 0 et S Qr (3.32b)
On en déduit qu’un condensateur parfait fournit de la puissance réactive.
Pa Re S
S Pa j Qr , avec (3.33)
Qr I mag S
On aura alors :
1
S U (t ) I * (t ) (3.35)
2
Dans le cas d’un dipôle d’impédance Z . Cette impédance complexe s’écrit sous
2 2 2
Finalement, on obtient l’expression suivante de S en fonction des paramètres de