Épidémiologie des pathologies masculines
Épidémiologie des pathologies masculines
Introduction
Le mois de « Novembre beu » a toujours revêtu une importance particulière dans le
domaine de la santé, étant reconnu à l'échelle mondiale comme le mois de
sensibilisation à diverses pathologies masculines [1]. En effet, en Amérique du sud, la
politique nationale de santé comprend un ensemble d'actions de santé individuelles et
collectives. Ainsi, la Campagne Novembre Bleu fait partie de ces actions et comprend
un ensemble de stratégies de sensibilisation sur l'importance de la prévention et du
diagnostic précoce des pathologies urogénitales masculines, les plus courantes [ref
campagne NB].
1
consultatoire de novembre bleu 2023 au Gabon, tout en développant des approches de
prise en charge optimales.
OBJECTIF PRINCIPAL
OJECTIFS SPECIFIQUES
2
SOMMAIRE
INTRODUCTION
OBJECTIFS
PREMIERE PARTIE :
I. GÉNÉRALITÉS
I.1. Définition des pathologies urologiques
I.2 Rappels anatomiques et physiologiques des voies urogénitales masculines
I.3 Diagnostic positif et traitement des pathologies des voies urogénitales
masculines
DEUXIEME PARTIE : NOTRE ETUDE
II. MATERIEL ET METHODE
II.1 Cadre et lieu d’étude
II.2 Type et période d’étude
II.3 Population de l’étude
II.4 Déroulement de l’étude
II.5 Définition des variables
II.6 Considérations éthique et juridique
III. RESULTATS
IV. DSICUSSION
CONCLUSION
SUGGESTIONS
3
FICHE DE RECUEIL
ETAT CIVIL
Antécédents : ……. (1= HTA, 2= Diabète, 3= HBP, 4= Cancer de la prostate, 5= syphilis, 6= Chlamydia, 7=
Bilharziose, 8= Traitement antérieur), si traitement antérieur précisé : ……………………………………..
EXAMEN CLINIQUE
Signes généraux :
Signes fonctionnels :
EXAMEN PARACLINIQUE
Volume prostatique : ……… Cm3 ; Prostate hétérogène : ……. (1=oui ; 2= Non) ; Lobe médian : …...
(1=oui ; 2= Non) ; Calcifications prostatique : ..…. (1=oui ; 2= Non) ; Vessie de lutte : …..(1=oui ; 2=
Non) ; Masse vésicale : …… (1=oui ; 2= Non) ; Lithiase intra vésicale : …… (1=oui ; 2= Non) ; Présence
de cibles : …… (1=oui ; 2= Non) ; Effraction capsulaire : ……… (1=oui ; 2= Non) ;
Biologique :
Diagnostic : ……………………………………………………………………………………………………..….
4
Traitement et perspectives : ……………………………………………………………………………………….
Conclusion : ………………………………………………………………………………………………………..
GÉNÉRALITÉS
La prévalence de ces pathologies augmente avec l’âge et peut entrainer des symptômes
variés tel que la douleur abdominale, les difficulté urinaires (dysurie), présence de
sang dans l’urine (hématurie), et altération de la fonction sexuelle. La prise en charge
de ces affections nécessite souvent une approche multidisciplinaire incluant des
traitements médicaux, chirurgicaux, et parfois des interventions de rééducation. Une
compréhension approfondie de ces pathologies est essentielle pour offrir des soins
efficaces et améliorer la qualité de vie.
I.2.1 Reins
Le rein est un organe pair, qui possède trois principales fonctions à savoir la
production d’urine, le contrôle de l’équilibre du milieu extracellulaire et la production
d’hormone (l’érythropoïétine et la rénine) [Anatomie urogé cf tel].
Situation
Le rein est situé dans l’espace rétropéritonéal et occupe la partie supérieure de la fosse
lombaire.
Forme
5
Le rein ressemble à un haricot de couleur brun-rouge qui mesure environ 12 cm de
hauteur, 6 cm de largeur, 3 cm d’épaisseur et pèse environ 130 à 140 g. Il présente
deux faces, deux pôles, deux bords et un hile.
La face ventrale, présente dans sa partie périphérique (cortex) des lobules corticaux et
comporte également les colonnes de Bertin qui s’insinuent entre les pyramides de
Malpighi pour permettre le passage des veines et des artères. La zone externe du cortex
contient les corpuscules rénaux et les tubules contournés. La zone interne quant à elle
contient les mêmes éléments auquel s’ajoute les vaisseaux arqués.
6
Figure 1 : Anatomie descriptive du rein []
Rapports
o Le rein droit
Le rein droit est en rapport en avec le péritoine pariétal postérieur en avant, avec la
paroi thoracique (11ème et 12ème côte) et la paroi lombaire en arrière. La partie
antérieure du rein droit, est en rapport avec le lobe droit du foie. La partie supérieure
du rein droit est en rapport avec le cul de sac pleural par l’intermédiaire du diaphragme
et le pôle supérieur est recouvert par la surrénale. En haut et médialement, le rein droit
est en rapport avec le bord duodéno-pancréatique accolé par le fascia de Treitz. Le
bord médial ou zone hilaire est en rapport avec la veine cave inférieure, rénale droite et
les voies urinaires. En bas et latéralement, il est en rapport avec l’angle colique et le
rachis lombaire.
o Rein gauche
Le rein gauche à les mêmes rapports postérieures que le rein droit avec une portion
thoracique plus grande en raison de la situation plus haute du rein gauche. En
antérieure, les rapports se font par l’intermédiaire de la loge rénale. La partie moyenne
est en rapport avec le mésocolon et le colon transverse. La partie supérieure quant à
elle est en rapport avec la queue du pancréas, les vaisseaux spléniques, la face inféro-
médiane de la rate, et l’arrière cavité des épiploons. La partie inférieure répond au
mésocolon descendant et aux anses jéjunales. La partie médiane du rein gauche est en
rapport avec les glandes surrénales, l’uretère et l’aorte.
Vascularisation et innervation
La vascularisation rénale se fait par l’intermédiaire des artères rénales droite et gauche.
Elle nécessite aussi l’intervention des collatérales telles que l’artère surrénalienne
inférieure, l’artère nourricière des voies excrétrices, les artères urétérales et l’artère
polaire inférieure. Les artères interlobaires vont donner naissance aux artérioles
glomérulaires afférentes, rejoignant le pôle vasculaire du corpuscule rénal.
7
Les veines quant à elles ont la même architecture que les artères. Chaque veine
segmentaire collecte les veines interlobaires qui drainent les veines arquées. Les veines
interlobaires sont formés par les convergences de veinules.
Le liquide lymphatique est constitué dans le sinus rénal. Il existe deux plexus à savoir
le plexus intra-rénal et le plexus capsulaire.
Physiologie
Uretères
o Situation
o Forme
Les uretères ont un diamètre de 2 à 5 mm, ils présentent trois portions de longueur
variables notamment une portion lombaire (10 cm), une portion iliaque (5 cm) et une
portion pelvienne (10 à 15 cm). Ils sont uniformes dans leur partie lombaire et
8
rétrécissent au détroit supérieur et à l’entrée de la vessie [anatomie et radio
anatomie].
o Rapports
Les uretères ont des rapports latéraux avec la partie infra-hilaire du rein, les vaisseaux
spermatiques ou utéro-ovariens, et avec le colon ascendant ou descendant. Sur le plan
médial, leurs rapports se font avec la veine cave inférieure pour l’uretère droit et
l’aorte abdominale pour l’uretère gauche. En postérieur, ils sont en rapport avec
l’artère iliaque interne et ses branches, les veines, les lymphatiques satellites et le
rectum, le nerf obturateur et avec la gaine hypogastrique. En haut, le péritoine forme
un repli génital entre le cul de sac de douglas en arrière et le cul de sac vésico-génital
en avant. En avant il est en rapport avec la face postérieure de la vessie.
o Vascularisation et innervation
La vascularisation des uretères se fait par plusieurs vaisseaux nés de haut en bas tels
que les vaisseaux pré-pyéliques, l’artère spermatique, l’artère iliaque primitive, l’artère
vésicale et vésiculo-déférentielle ou utérine.
Les veines quant à elles sont satellites des artères et réalisent une anastomose entre les
veines rénale et iliaque interne.
9
Le drainage lymphatique se fait vers nœuds lymphatiques aorto-caves et iliaques (la
partie abdominale) ou vers les nœuds lymphatiques iliaques internes et externes (partie
pelvienne).
Vessie
o Situation
La vessie est située entre les uretères et l’urètre, quand elle est vide, elle est totalement
pelvienne et pleine elle est abdominale.
o Forme
10
Figure 3 : vue antérieure de la vessie []
o Rapports
o Vascularisation et innervation
11
o Physiologie
La vessie et ses systèmes de fermeture sont sous une dépendance neurovégétative
(sympathique et parasympathique) et somatique, donc volontaire. Le système, bien que
nettement plus complexe, peut s'entendre de la façon suivante.
Le système sympathique agit sur la vessie en permettant son extension, acceptant ainsi
son remplissage en même temps que le renforcement du sphincter lisse : c'est la
continence. Le système parasympathique agit à l'inverse en permettant la contraction
de la vessie [incontinence urinaire anne beguin].
Urètre
L’urètre est un conduit allant du col vésical au méat urétral, il permet l’écoulement de
l’urine et le passage du sperme.
Situation
L’urètre se situe entre le col de la vessie et le méat urétral à l’extrémité du verge.
Forme
L’urètre mesure environ 10 à 20 cm de longueur, et est divisé en trois parties à savoir
une partie prostatique, membraneuse et une partie bulbaire.
L’urètre prostatique est la partie la moins extensible de l’urètre, mesure 3 à 4 cm de
longueur, et passe à travers les tissus prostatiques. L’urètre membraneux mesure 1,5
cm de long et est entouré d’un sphincter externe de l’urètre, dans le diaphragme uro-
génital. L’urètre bulbaire quant à lui est la partie la plus large de l’urètre avec environ
15 cm de long, et se situe dans le corps spongieux du verge.
12
Figure 4 : Les différentes portions de l’urètre masculin []
Vascularisation et innervation
Les artères qui assurent la vascularisation de l’urètre proviennent des branches vésico-
prostatiques des artères vésicales inférieures (partie prostatique), des artères rectales
moyennes et vésicales inférieures (partie membraneuse) et de l’artère du bulbe et des
artères profonde et dorsale de la verge (partie spongieuse).
Les veines se rendent au plexus péri prostatiques et à la veine dorsale profonde de la
verge [urètre masculin].
I.2.3 Prostate
La prostate est une glande fibro-musculaire, impaire et médiane à sécrétion endocrine
et exocrine.
Situation
La prostate est située dans la loge prostatique, elle entoure l’urètre prostatique de la
base de la vessie au diaphragme uro-génital.
Forme
La prostate a une forme de cône à sommet inférieur, aplati d’avant en arrière avec un
grand axe oblique en avant et en bas. Elle a un aspect blanchâtre on lui distingue : une
13
base, un apex, une face antérieure, une face postérieure et deux faces inféro-latérales.
Elle a environ 4 cm de longueur, 3 cm de largeur, 2 cm de hauteur, un diamètre de 4
cm et un poids de 20 à 30 g. Ce poids et son volume augmentent avec l’âge. Elle
présente trois lobes, après la 20ème semaine, dont deux lobes latéraux et un lobe
médian. Quand elle atteint sa maturité les lobes vont fusionner et donner un tissu
glandulaire et un tissu non glandulaire
Le tissu glandulaire qui est subdivisé en trois zones et présente trois zones notamment
la zone centrale qui entoure les conduits éjaculateurs, la zone de transition où se
développe l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) et la zone périphérique d’où
provient le carcinome prostatique.
Rapports
La prostate est en rapport en haut avec la vessie, en avant avec la symphyse pubienne,
en arrière avec le rectum, en bas avec le diaphragme uro-génital et latéralement avec
les muscles élévateurs de l’anus.
Vascularisation et innervation
La prostate est vascularisée par les branches issues de l’artère iliaque interne telle que
l’artère vésicale inférieur qui donne l’artère vésico-prostatique et l’artère prostatique.
Mais aussi par l’artère pudendale, le conduit déférent et l’artère rectale moyenne.
14
La prostate est drainée par deux plexus veineux à savoir le plexus veineux rétro-pubien
(de Santorini) et les plexus prostatiques.
Le réseau péri prostatique se draine dans les ganglions iliaques externes, obturateurs,
sacraux et glutéaux inférieurs.
L’innervation de la prostate se fait par le plexus hypogastrique, et par les nerfs
viscéraux du plexus sacré de S3 et S4.
Physiologie
La prostate produit environ 30% du volume de liquide séminal.
I.2.4 Verge
La verge est l’organe reproducteur masculin et l’organe terminale de la miction.
Forme
La verge est formé d’organe érectiles et comprends une racine fixe et enfouie dans le
périnée, des piliers, un bulbe et un corps (partie antérieure visible). La partie
postérieure est oblique et est constituée par les corps caverneux, le ligament
suspenseur du verge et la membrane périnéale. Les dimensions de cet organe sont
variables d’un individu à un autre. Cependant, il est toujours constitué d’un gland, de
corps caverneux et spongieux.
Le gland est un renflement terminal du corps spongieux et recouvert de muqueuse. Les
corps caverneux sont paires et symétriques, avec des formes cylindriques juxtaposées
de part et d’autre de la ligne médiane. Le corps spongieux est une formation impaire et
médiane, cylindrique qui engaine l’urètre et chemine dans la gouttière inférieure
formée par les corps caverneux.
15
Figure 6 : Anatomie de la verge []
Vascularisation et innervation
La verge est vascularisée par les artères vésico-prostatiques, les artères rectales
moyennes et les artères péniennes (bulbe, profonde et dorsale).
La veine dorsale superficielle et la veine dorsale profonde se jettent dans le plexus
prostatique. Le drainage lymphatique est assuré par les nœuds inguinaux et iliaques
externes. L’innervation pénienne quant à elle se fait par les nerfs prostatiques,
caverneux, pudendal, dorsal du verge, ilio-inguinal et génito-fémoral.
I.2.5 Testicules
Les testicules sont deux glandes génitales, situées dans les bourses et ayant une
sécrétion endocrine et exocrine.
Forme
Les testicules sont de forme ovoïde, aplati transversalement ayant un aspect blanc
nacré et une surface lisse. Les dimensions moyennes du testicule sont de 5 cm de
longueur, 2,5 cm de largeur et 3 cm d’épaisseur antéro-postérieur. Chaque testicule
présente un pôle supérieur et un pôle inférieur, ainsi que deux faces et deux bords. Les
testicules sont séparés par le septum du scrotum. Chacun d’eux est revêtu de dehors en
dedans d’une tunique vaginale, une tunique albuginée, et une tunique vasculaire.
16
Rapports
La face latérale du testicule est en rapport avec d’épididyme et la face médiane par le
canal déférent. Par ailleurs, l’extrémité supérieure est en rapport avec la tête
d’épididyme et l’hydatide sessile et l’extrémité inférieure par le ligament scrotal.
Vascularisation et innervation
Le testicule est vascularisé par trois artères majeures à savoir l’artère testiculaire et ses
collatérales, l’artère du conduit déférent et l’artère crémastérique. Le drainage veineux
s’effectue par le plexus pampiniforme situé au-dessus et en arrière du testicule. Les
testicules sont drainés par les nœuds lymphatiques para aortiques au niveau de L1 et
L2
I.2.6 Bourses
Les bourses sont un ensemble de plan enveloppant les testicules et leurs voies
excrétrices.
Situation
Elles se situent en avant du périnée, en dessous de la région pubienne et en arrière de
la verge.
Forme
Les bourses forment une saillie impaire et médiane libre. Cette saillie est divisée par
un sillon médian appelé raphé scrotal, qui se prolonge en avant par le raphé du verge et
en arrière par le raphé périnéal. Elles sont formées de six tuniques notamment la peau
(le scrotum), le dartos, le fascia spermatique externe, le fascia crémastérique, le fascia
spermatique interne et la vaginale. Son aspect plissé de la peau est en relation avec la
contraction des muscles du dartos. Il mesure 6 cm de hauteur, 8 cm de largeur, et 4 cm
d’épaisseur.
Vascularisation et innervation
Les bourses sont vascularisées par l’artère pudendale externe et l’artère scrotale
postérieure. Les bourses sont innervées par le nerf périnéal et le nerf iléo-inguinal. Ils
sont drainés par les nœuds lymphatiques inguinaux superficiels
17
I.3 Diagnostic des pathologies des voies urogénitales masculines
I.3.1 Pathologies rénales
Polykystose rénale
La polykystose rénale est la plus fréquent des tumeurs liquidiennes du rein. C’est une
affection génétique qui conduit inéluctablement à l’insuffisance rénale chronique
terminale, dans un délai plus ou moins réduit en fonction de la sévérité de l’atteinte.
Elle a une prévalence de 1/1000 et touche particulièrement des femmes. Le maitre
symptôme est la lombalgie associée à une fièvre et une hypertension artérielle en
rapport avec une insuffisance rénale chronique. Le diagnostic sur l’échographie rénale
qui met en évidence des reins augmentés de volume et des multiples kyste corticaux
avec possibilité extra rénale (kyste hépatique) [A]. Le scanner abdomino-pelvien a une
sensibilité supérieure en détectant des plus petits kystes hépatiques et rénaux. Le
dépistage familial, la réalisation d’un arbre généalogique et des conseils hygiène
diététiques constituent la prise en charge.
18
La lithiase urinaire est une pathologie fréquente à l’origine de la formation des calculs
dans les voies urinaires à savoir calices, pyélon et uretère. Elle touche 5 à 10% de la
population. Elle concerne principalement es hommes (sex ratio 3Hommes /1femme)
de 3 à 60 ans. Ces calculs peuvent être d’origine calcique, phospho-ammoniaco-
magnésienne, uriques, cystiniques, ou médicamenteuse. Les calculs des cavités-
pyélocilicielles sont non obstructifs et donc souvent asymptomatique, ils peuvent
toutefois être responsable d’une hématurie. Les calculs urétéraux sont souvent
obstructifs et responsables d’une colique nephretique liée à la mise en tension brutale
des cavités pyélocalicielles. La TDM abdomino-pelvienne permet de diagnostiquer un
calcul radio-opaque mais également radio-transparent à l’ASP qui apparait sous forme
d’hyperdensité de taille variable dans les voies excrétrices. L’échographie rénale quant
à elle permet de bien visualiser une image hyperéchogène avec cône d’ombre
postérieure. Le traitement repose sur la chirurgie (calculs de plus de 7mm) et
l’endoscopie. La lithotritie extra corporelle est réservée aux calculs radio-opaques
visibles à l’ASP.
Tumeurs vésicales
Cystite
La cystite est une infection des urines contenue dans la vessie associée à une
inflammation de la muqueuse vésicale contenue d’origine bactérienne. Elle est
fréquente sexuellement active avec une tendance à la hausse avec l’âge. La
contamination de la vessie se fait par voie ascendante. Les germes responsables sont le
plus souvent des bacilles gram négatif issus de la flore vaginale et du tractus digestif.
Les SBAU constituent les maitres symptômes. L’ECBU permet de conclure à une
infection urinaire en présence d’une bactériurie significative (+ 10 3 à 105 /ml) et d’une
pyurie (+ de 104 leucocytes altérés). Une bandelette urinaire négative permet d’exclure
le diagnostic avec une probabilité supérieure à 95%. Le traitement repose sur les
mesures hygiéno-diététiques et une antibiothérapie adaptée.
Tumeurs de l’urètre
La tumeur de l’urètre est très rare, et est la seule tumeur de l’urètre plus fréquente chez
la femme où elle concerne l’urètre distal donc de nature épidermoïde. Chez l’homme,
la lésion est située le plus souvent dans l’urètre bulbo membraneux et donc
épidermoïde dans 75% des cas, mais aussi urothélial dans 20% des cas (urètre
prostatique). Sur le plan clinique le symptôme présent sont ceux du SBAU irritatifs et
obstructifs.
Urétrite
L’urétrite est une inflammation de l’urètre et des glandes péri urétrales. Elle est le plus
souvent d’origine infectieuse et sexuellement transmissible. Les deux principaux
germes sont Chlamydia trachomatis et Neisseria gonorrhée. D’autres germes peuvent
également être retrouvés à savoir mycoplasma génitalium, trichomonas vaginalis, uréa
plasma et uréa lyticum. Les principaux signes cliniques évocateurs sont l’écoulement
20
urétral, le prurit canalaire et les signes irritatifs et obstructifs urinaires. L’ECBU et le
prélèvement urétral sont deux examens indispensables. Le traitement se fait par une
antibiothérapie orientée.
Tumeurs malignes
Le cancer de la prostate est le cancer urologique le plus fréquent chez l’homme de plus
de 50 ans avec une incidence de 40. 000 nouveaux cas par an en France. Au Gabon il
s’agit du premier cancer urologique chez les sujets masculin ….
Il est hormono-dépendant sous l’influence des androgènes. Les africains et les antillais
sont plus exposés à développer un cancer de la prostate ainsi que ceux ayant des
antécédents familiaux. Le cancer de la prostate est une tumeur primitive situé dans les
deux tiers des cas en zone périphérique d’où l’intérêt du toucher rectal, et parfois en
zone de transition (péri-urétrale) pouvant alors entrainer des troubles mictionnels.
Lorsqu’il est localisé les patients sont asymptomatique d’où l’intérêt du dépistage.
Lorsqu’il est localement avancé ls symptômes dont ceux du SBAU et hématurie
macroscopique pouvant être le signe d’un envahissement urétral par le cancer. Les
métastases prostatiques sont le plus souvent localisés au niveau des os, du foie, des
poumons et du cerveau. Le toucher rectal retrouve une lésion dure (nodule ou masse)
dure, irrégulière et non douloureuse. Une élévation du …PSA supérieure à 4ng/ml est
la circonstance la plus fréquente de découverte du cancer avec un rapport PSA libre/
PSA total inférieur à 20%.
21
Le prise en charge multidisciplinaire (chirurgien, oncologue, et radiothérapeute repose
sur une surveillance clinique active et une prostatectomie totale (prostate et voies
séminales et curage ilio-obturateur bilatérales). La radiothérapie et la curiethérapie
n’est proposé que chez le sujet inopérable, âgé et sans SBAU. L’hormonothérapie est
un traitement palliatif du cancer de la prostate métastatiques. C’est une castration
(blocage androgénique) qui peut etre médicale (hormonothérapie) et chirurgicale
(pulpectomie radicale).
Tumeurs bénignes
Prostatites
22
I.3.6 Pathologies génito-scrotales
Troubles érectiles
Les dysfonctions érectiles englobent les troubles de l’érection par excès (priapisme) et
par défaut (insuffisance érectile) qui est la forme la plus fréquente. Ces derniers
concernent des troubles de la rigidité (difficulté d’obtention et ou de maintien de
l’érection), et des troubles mécaniques sans anomalies de rigidité par courbure de
verge qui peuvent rendre la pénétration difficile. Sa prévalence est estimée à 150
millions d’hommes, dont 2,2 à 3,6 millions en France.
Orchiépididymite
23
douleurs scrotales, les signes inflammatoires locaux et un épididyme augmenté de
volume. L’ECBU permet de poser le diagnostic de certitude.
Tumeurs du testicule
Le cancer du testicule est une tumeur rare (1à 2% des cancers chez l’homme. Elle
touche surtout l’adulte jeune entre 15 et 34ans. Il s’agit le plus souvent de tumeurs
germinales (90 à 95% des cas). Il est évoqué devant une augmentation du volume
testiculaire non douloureuse, une apparition d’un nodule dur et pierreux ou devant une
sensation de pesanteur ou de testicules douloureux. Il peut s’accompagner des signes
généraux tels que la gynécomastie, métastases ou altération de l’état général.
L’examen physique retrouve une masse intra scrotale dure avec conservation du sillon
épididymo-testiculaire. L’échographie doppler testiculaire objective le nodule hypo ou
hyper échogène ou la tumeur. La TDM abdomino-pelvienne et rachidienne, l’IRM, la
radiographie du thorax, l’échographie hépatique et la scintigraphie osseuse sont utiles
en cas d’extension. L’alpha fœtoproteine et la lactate déshydrogénase sont des
marqueurs sériques tumoraux indispensable pour la classification de la maladie et le
suivi. Le traitement radical repose sur l’acte chirurgical notamment orchidectomie.
24
Matériel et méthode
25
II.3.1 Critères d’inclusion
Il sera inclus dans cette étude, tous les hommes âgés de 30 ans et plus vu dans le
service d’urologie, au cours de la « campagne Novembre bleu » ayant donné son
consentement éclairé.
Cette étude n’inclura pas tous les hommes ayant refusé de participer à la campagne
Novembre Bleu et ayant déjà un diagnostic de maladies prostatiques ou autre
pathologies masculines.
L’échantillonnage sera exhaustif, incluant tous les patients présentant les critères
d’inclusion et adhérant à l’étude.
II.4.2 Questionnaire
26
Le formulaire comprendra six (6) rubriques, englobant les paramètres
sociodémographiques, les antécédents, l’examen clinique, les examens paraclinique, le
traitement et les perspectives.
Les données de l’enquête ont été rassemblées à partir d’un fichier Excel de Microsoft
Office 2007. L’analyse statistique a été effectuée en utilisant les logiciels Epi infoTM
version [Link]® et IBM® SPSS® (Statistical Package for the Social Sciences)
Statistic 21, permettant ainsi le calcul des proportions, des moyennes et des écarts-
types. Pour la comparaison des proportions, le test du Chi2 a été appliqué. Les
relations entre variables quantitatives et qualitatives ont été examinées à l’aide des
tests de Wilcoxon et Mann-Whitney. Le seuil de signification statistique a été fixé à
5% (p=0,05).
L’âge sera exprimé en année en tant que variable quantitative et catégorielle ([30-40
ans], [41-50ans], [51-60 ans], [61-70 ans], >70 ans). Le sexe sera exprimé sous forme
de variable qualitative binaire (homme/femme), tandis que le domicile et le secteur
d’activité seront détaillés en variables nominales.
Variables anamnestiques
Les pathologies associées seront définies comme des variables nominales.
Variables cliniques
27
Les plaintes du patient seront exprimées en variables qualitatives (dysurie, pollakiurie,
hématurie, vidange incomplète, brûlures mictionnelles, dysfonction érectile et le jet
urinaire). Les caractéristiques du touché rectales seront exprimés en variables
qualitatives.
Variables paracliniques
Les données échographiques telles que l’hétérogénéité de la prostate, la présence d’un
lobe médian, de calcification ou d’une vessie, d’une masse vésicale et d’une vessie de
lutte seront définies comme des variable qualitative binaire. Le volume prostatique
quant à lui sera exprimé en variable quantitative.
Buxeraud, J., & Reyt, V. (2020). Tout homme vieillissant est un candidat potentiel aux
pathologies prostatiques. Actualités Pharmaceutiques, 59(592), 17.
Alezra, É., François, T., Kikassa, J.-C., Saint, F., & Raynal, G. (2012). Évolution de la
prise en charge chirurgicale des pathologies prostatiques : analyse nationale du
codage. Progrès En Urologie, 22(12), 711–717.
28