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Épidémiologie des pathologies masculines

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Aspect épidémiologique et diagnostique des pathologies de

l’adulte au cours des activités de novembre bleu 2023 au


Gabon à propos de 556 cas.

Introduction
Le mois de « Novembre beu » a toujours revêtu une importance particulière dans le
domaine de la santé, étant reconnu à l'échelle mondiale comme le mois de
sensibilisation à diverses pathologies masculines [1]. En effet, en Amérique du sud, la
politique nationale de santé comprend un ensemble d'actions de santé individuelles et
collectives. Ainsi, la Campagne Novembre Bleu fait partie de ces actions et comprend
un ensemble de stratégies de sensibilisation sur l'importance de la prévention et du
diagnostic précoce des pathologies urogénitales masculines, les plus courantes [ref
campagne NB].

Au Gabon, la SOGUR en collaboration avec le Ministère de la Santé organise depuis


2020, des campagnes de sensibilisation pendant le mois de novembre, une période
dédiée à la sensibilisation, au dépistage et à la prise en charge des pathologies
masculines. Au cours des dernières décennies, les pathologies prostatiques ont émergé
comme un sujet majeur de préoccupation en urologie et en médecine général. Les
affections de la prostate, telles que l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), le
cancer de la prostate et la prostatite, ont un impact significatif sur la qualité de vie des
hommes et représentent un fardeau croissant pour les systèmes de santé à l'échelle
mondiale [ref bruxero et alegra]. L'importance de cette période ne réside pas
seulement dans sa dimension événementielle, mais aussi dans les données
épidémiologiques et les autres diagnostics urologiques associés aux pathologies
traitées lors de ce mois crucial. En tant que professionnels de la santé et chercheurs, il
est impératif de comprendre le profil épidémiologique des pathologies masculines et
les défis diagnostiques auxquels sont confrontés les patients au Gabon.

La présente thèse se propose donc d'explorer en profondeur le profil épidémiologique


et diagnostique des pathologies urogénitales prises en charge lors des activités

1
consultatoire de novembre bleu 2023 au Gabon, tout en développant des approches de
prise en charge optimales.

OBJECTIF PRINCIPAL

 Evaluer l’aspect épidémiologique, diagnostique des pathologies pris en charge


pendant les activités de « Novembre bleu » 2023 au Gabon à propos de 500 cas

OJECTIFS SPECIFIQUES

 Déterminer le profil épidémiologique des pathologies urologiques chez l’adulte,


au cours des activités de « Novembre bleu » 2023

 Décrire les aspects diagnostiques des pathologies urologiques, les plus


rencontrées pendant la période de « Novembre bleu » 2023

 Préciser le devenir des patients, après avoir diagnostiqué une pathologie


urologique, durant la période de « Novembre bleu » 2023

2
SOMMAIRE

INTRODUCTION
OBJECTIFS
PREMIERE PARTIE :
I. GÉNÉRALITÉS
I.1. Définition des pathologies urologiques
I.2 Rappels anatomiques et physiologiques des voies urogénitales masculines
I.3 Diagnostic positif et traitement des pathologies des voies urogénitales
masculines
DEUXIEME PARTIE : NOTRE ETUDE
II. MATERIEL ET METHODE
II.1 Cadre et lieu d’étude
II.2 Type et période d’étude
II.3 Population de l’étude
II.4 Déroulement de l’étude
II.5 Définition des variables
II.6 Considérations éthique et juridique
III. RESULTATS
IV. DSICUSSION
CONCLUSION
SUGGESTIONS

3
FICHE DE RECUEIL
ETAT CIVIL

Date : / / Contacts : ………………………………………………

Nom : ……………………………… Prénom : …………………………….…………………

Date de naissance : / / Age : ………… (en année)

Sexe : …………. (1=Masculin ;2= Féminin) Adresse : …………………………… ………………….

Assurance Maladie : ……………………… Profession : ……………………………………………..

Antécédents : ……. (1= HTA, 2= Diabète, 3= HBP, 4= Cancer de la prostate, 5= syphilis, 6= Chlamydia, 7=
Bilharziose, 8= Traitement antérieur), si traitement antérieur précisé : ……………………………………..

EXAMEN CLINIQUE
 Signes généraux :

Température : …… Fréquence cardiaque : …… Tension artérielle : ……/……. mmhg Poids : ……..Kg

 Signes fonctionnels :

Dysurie : …. (1=oui ; 2= Non) ; Hématurie : …. (1=oui ; 2= Non) ; Brûlures mictionnelles : …. (1=oui ; 2=


Non) ; Vidange incomplète : …. (1=oui ; 2= Non) ; Jet urinaire : …. (1= Faible, 2= Moyen, 3= Fort) ;
Dysfonction érectile : …… (1=Oui ; 2= Non) ; Pollakiurie nocturne : …… (1= Aucune, 2= deux fois, 3=
trois fois, 4= quatre fois, 5= Cinq à six fois, 6= Plus de 6 fois) ;

 Signes physiques (caractéristiques cliniques de la prostate) :


……………………………………………………………………………………………………………

EXAMEN PARACLINIQUE

 Examen morphologique (Echographie et Imagerie par résonnance magnétique)

Volume prostatique : ……… Cm3 ; Prostate hétérogène : ……. (1=oui ; 2= Non) ; Lobe médian : …...
(1=oui ; 2= Non) ; Calcifications prostatique : ..…. (1=oui ; 2= Non) ; Vessie de lutte : …..(1=oui ; 2=
Non) ; Masse vésicale : …… (1=oui ; 2= Non) ; Lithiase intra vésicale : …… (1=oui ; 2= Non) ; Présence
de cibles : …… (1=oui ; 2= Non) ; Effraction capsulaire : ……… (1=oui ; 2= Non) ;

 Biologique :

PSA total : …. ; PSA libre : …… ; Rapport (PSA total/ PSA libre) : …… ;

Diagnostic : ……………………………………………………………………………………………………..….

4
Traitement et perspectives : ……………………………………………………………………………………….

Examen anatomopathologique : ………………………………………………………………………………….

Conclusion : ………………………………………………………………………………………………………..

GÉNÉRALITÉS

I.1 Définition des pathologies urologiques


Les pathologies urologiques chez l’adulte englobent un large éventail de condition
affectant les reins, les voies urinaires, la vessie, la prostate et l’organe reproducteur
masculins. Ces affections, peuvent avoir des origines diverses, allant des infections
bactériennes aux troubles inflammatoires, passant par les calculs rénaux. Les cancers
et les dysfonctionnements de la prostate [].

La prévalence de ces pathologies augmente avec l’âge et peut entrainer des symptômes
variés tel que la douleur abdominale, les difficulté urinaires (dysurie), présence de
sang dans l’urine (hématurie), et altération de la fonction sexuelle. La prise en charge
de ces affections nécessite souvent une approche multidisciplinaire incluant des
traitements médicaux, chirurgicaux, et parfois des interventions de rééducation. Une
compréhension approfondie de ces pathologies est essentielle pour offrir des soins
efficaces et améliorer la qualité de vie.

I.2 Rappels anatomiques et physiologiques de l’appareil uro-génital masculin

I.2.1 Reins

Le rein est un organe pair, qui possède trois principales fonctions à savoir la
production d’urine, le contrôle de l’équilibre du milieu extracellulaire et la production
d’hormone (l’érythropoïétine et la rénine) [Anatomie urogé cf tel].

 Situation

Le rein est situé dans l’espace rétropéritonéal et occupe la partie supérieure de la fosse
lombaire.

 Forme

5
Le rein ressemble à un haricot de couleur brun-rouge qui mesure environ 12 cm de
hauteur, 6 cm de largeur, 3 cm d’épaisseur et pèse environ 130 à 140 g. Il présente
deux faces, deux pôles, deux bords et un hile.

Les faces convexes sont antéro-médiane (ventrale) et postéro-médiane (dorsale).

La face ventrale, présente dans sa partie périphérique (cortex) des lobules corticaux et
comporte également les colonnes de Bertin qui s’insinuent entre les pyramides de
Malpighi pour permettre le passage des veines et des artères. La zone externe du cortex
contient les corpuscules rénaux et les tubules contournés. La zone interne quant à elle
contient les mêmes éléments auquel s’ajoute les vaisseaux arqués.

La partie centrale ou médulla es constitué de pyramides de Malpighi séparées entre


elles par les colonnes rénales. Les pyramides ont une base externe et un sommet
interne (la papille rénale) faisant saillie dans le sinus rénal. Les pyramides sont
constituées de tubes collecteurs, des néphrons, les papilles où se fixent les calices et les
vaisseaux droits. Dans le rein, il y a toujours trois calices majeurs à savoir le supérieur,
moyen et l’inférieur qui se réunissent pour former le pyélon (pelvis rénal). L’union
entre les calices majeurs et le pyélon correspond à la jonction pyélocalicielle.

6
Figure 1 : Anatomie descriptive du rein []

 Rapports
o Le rein droit

Le rein droit est en rapport en avec le péritoine pariétal postérieur en avant, avec la
paroi thoracique (11ème et 12ème côte) et la paroi lombaire en arrière. La partie
antérieure du rein droit, est en rapport avec le lobe droit du foie. La partie supérieure
du rein droit est en rapport avec le cul de sac pleural par l’intermédiaire du diaphragme
et le pôle supérieur est recouvert par la surrénale. En haut et médialement, le rein droit
est en rapport avec le bord duodéno-pancréatique accolé par le fascia de Treitz. Le
bord médial ou zone hilaire est en rapport avec la veine cave inférieure, rénale droite et
les voies urinaires. En bas et latéralement, il est en rapport avec l’angle colique et le
rachis lombaire.

o Rein gauche

Le rein gauche à les mêmes rapports postérieures que le rein droit avec une portion
thoracique plus grande en raison de la situation plus haute du rein gauche. En
antérieure, les rapports se font par l’intermédiaire de la loge rénale. La partie moyenne
est en rapport avec le mésocolon et le colon transverse. La partie supérieure quant à
elle est en rapport avec la queue du pancréas, les vaisseaux spléniques, la face inféro-
médiane de la rate, et l’arrière cavité des épiploons. La partie inférieure répond au
mésocolon descendant et aux anses jéjunales. La partie médiane du rein gauche est en
rapport avec les glandes surrénales, l’uretère et l’aorte.

 Vascularisation et innervation

La vascularisation rénale se fait par l’intermédiaire des artères rénales droite et gauche.
Elle nécessite aussi l’intervention des collatérales telles que l’artère surrénalienne
inférieure, l’artère nourricière des voies excrétrices, les artères urétérales et l’artère
polaire inférieure. Les artères interlobaires vont donner naissance aux artérioles
glomérulaires afférentes, rejoignant le pôle vasculaire du corpuscule rénal.

7
Les veines quant à elles ont la même architecture que les artères. Chaque veine
segmentaire collecte les veines interlobaires qui drainent les veines arquées. Les veines
interlobaires sont formés par les convergences de veinules.

Le liquide lymphatique est constitué dans le sinus rénal. Il existe deux plexus à savoir
le plexus intra-rénal et le plexus capsulaire.

L’innervation rénal vient des nerfs petits splanchnique, splanchnique inférieur et du


plexus solaire. Ils forment deux plexus, antérieur et postérieur, présentant un ganglion
aortico-rénal et un ganglion rénal [anatomie et radio anatomie].

 Physiologie

Les reins sont responsables de l'élimination urinaire des toxines urémiques et de la


régulation de plusieurs systèmes de l'organisme comme la volémie intra- et
extracellulaire, l'état acido-basique, le métabolisme phosphocalcique ou l'érythropoïèse
[physiologie du rein].

I.2.2 Les voies excrétrices

 Uretères

Les sont des canaux musculo-membraneux, permettant le trajet de l’urine du pyélon


vers la vessie. Ils sont constitués de trois tuniques à savoir la tunique interne
(urothélium), la musculeuse intermédiaire et la séreuse (l’adventice).

o Situation

Les uretères sont situés en regard approximativement de la deuxième vertèbre


lombaire dans l’espace rétro-péritonéal de la cavité abdominale [anatomie et radio
anatomie].

o Forme

Les uretères ont un diamètre de 2 à 5 mm, ils présentent trois portions de longueur
variables notamment une portion lombaire (10 cm), une portion iliaque (5 cm) et une
portion pelvienne (10 à 15 cm). Ils sont uniformes dans leur partie lombaire et
8
rétrécissent au détroit supérieur et à l’entrée de la vessie [anatomie et radio
anatomie].

Figure 2 : Les différentes parties de l’urètre []

o Rapports

Les uretères ont des rapports latéraux avec la partie infra-hilaire du rein, les vaisseaux
spermatiques ou utéro-ovariens, et avec le colon ascendant ou descendant. Sur le plan
médial, leurs rapports se font avec la veine cave inférieure pour l’uretère droit et
l’aorte abdominale pour l’uretère gauche. En postérieur, ils sont en rapport avec
l’artère iliaque interne et ses branches, les veines, les lymphatiques satellites et le
rectum, le nerf obturateur et avec la gaine hypogastrique. En haut, le péritoine forme
un repli génital entre le cul de sac de douglas en arrière et le cul de sac vésico-génital
en avant. En avant il est en rapport avec la face postérieure de la vessie.

o Vascularisation et innervation

La vascularisation des uretères se fait par plusieurs vaisseaux nés de haut en bas tels
que les vaisseaux pré-pyéliques, l’artère spermatique, l’artère iliaque primitive, l’artère
vésicale et vésiculo-déférentielle ou utérine.

Les veines quant à elles sont satellites des artères et réalisent une anastomose entre les
veines rénale et iliaque interne.

9
Le drainage lymphatique se fait vers nœuds lymphatiques aorto-caves et iliaques (la
partie abdominale) ou vers les nœuds lymphatiques iliaques internes et externes (partie
pelvienne).

L’innervation quant à elle dépend du plexus rénal, aortique et hypogastrique.

 Vessie

La vessie est un réservoir musculo-membraneux dans lequel s’accumule l’urine entre


deux mictions.

o Situation

La vessie est située entre les uretères et l’urètre, quand elle est vide, elle est totalement
pelvienne et pleine elle est abdominale.

o Forme

La forme de la vessie varie en fonction de l’âge, du sexe et de la réplétion. Elle a la


forme de corps globuleux (pleine) ou d’une pyramide (vide) à plusieurs faces et bords
présentant une base, un col et un apex, une face supérieure et deux faces inféro-
latérales. Elle mesure environ 6 cm de long et 5 cm de large quand elle est vide et
mesure le double quand elle est pleine. Sa capacité physiologique maximale est de 2 à
3 litres. Elle présente également trois orifices notamment les deux méats urétéraux et
l’orifice urétral médian qui délimitent le trigone vésical.

10
Figure 3 : vue antérieure de la vessie []

o Rapports

La vessie est en rapport en avant avec la symphyse pubienne et le pubis, en arrière


avec le rectum et les vésicules séminales, en haut avec le péritoine, en bas avec le
diaphragme et la prostate et latéralement avec l’espace pelvi-rectal supérieur.

o Vascularisation et innervation

La vascularisation de la vessie est assurée par l’artère ombilicale, pudendale interne,


obturatrice, vésicale inférieure, et déférentielle.
Les veines se réunissent en plexus à savoir les plexus rétro-pubien et les plexus
vésicaux.
Les vaisseaux lymphatiques présentent des ganglions para-vésicaux sur la paroi de la
vessie qui vont rejoindre les ganglions iliaques externes et internes, inter-iliaques et
obturateurs.
L’innervation vésicale est assurée par le plexus hypogastrique inférieur qui reçoit des
afférences sympathiques par les nerfs splanchniques sacrés et les afférences
parasympathiques par les nerfs splanchniques pelviens

11
o Physiologie
La vessie et ses systèmes de fermeture sont sous une dépendance neurovégétative
(sympathique et parasympathique) et somatique, donc volontaire. Le système, bien que
nettement plus complexe, peut s'entendre de la façon suivante.
Le système sympathique agit sur la vessie en permettant son extension, acceptant ainsi
son remplissage en même temps que le renforcement du sphincter lisse : c'est la
continence. Le système parasympathique agit à l'inverse en permettant la contraction
de la vessie [incontinence urinaire anne beguin].

 Urètre
L’urètre est un conduit allant du col vésical au méat urétral, il permet l’écoulement de
l’urine et le passage du sperme.
 Situation
L’urètre se situe entre le col de la vessie et le méat urétral à l’extrémité du verge.
 Forme
L’urètre mesure environ 10 à 20 cm de longueur, et est divisé en trois parties à savoir
une partie prostatique, membraneuse et une partie bulbaire.
L’urètre prostatique est la partie la moins extensible de l’urètre, mesure 3 à 4 cm de
longueur, et passe à travers les tissus prostatiques. L’urètre membraneux mesure 1,5
cm de long et est entouré d’un sphincter externe de l’urètre, dans le diaphragme uro-
génital. L’urètre bulbaire quant à lui est la partie la plus large de l’urètre avec environ
15 cm de long, et se situe dans le corps spongieux du verge.

12
Figure 4 : Les différentes portions de l’urètre masculin []

 Vascularisation et innervation
Les artères qui assurent la vascularisation de l’urètre proviennent des branches vésico-
prostatiques des artères vésicales inférieures (partie prostatique), des artères rectales
moyennes et vésicales inférieures (partie membraneuse) et de l’artère du bulbe et des
artères profonde et dorsale de la verge (partie spongieuse).
Les veines se rendent au plexus péri prostatiques et à la veine dorsale profonde de la
verge [urètre masculin].

I.2.3 Prostate
La prostate est une glande fibro-musculaire, impaire et médiane à sécrétion endocrine
et exocrine.
 Situation
La prostate est située dans la loge prostatique, elle entoure l’urètre prostatique de la
base de la vessie au diaphragme uro-génital.
 Forme
La prostate a une forme de cône à sommet inférieur, aplati d’avant en arrière avec un
grand axe oblique en avant et en bas. Elle a un aspect blanchâtre on lui distingue : une

13
base, un apex, une face antérieure, une face postérieure et deux faces inféro-latérales.
Elle a environ 4 cm de longueur, 3 cm de largeur, 2 cm de hauteur, un diamètre de 4
cm et un poids de 20 à 30 g. Ce poids et son volume augmentent avec l’âge. Elle
présente trois lobes, après la 20ème semaine, dont deux lobes latéraux et un lobe
médian. Quand elle atteint sa maturité les lobes vont fusionner et donner un tissu
glandulaire et un tissu non glandulaire
Le tissu glandulaire qui est subdivisé en trois zones et présente trois zones notamment
la zone centrale qui entoure les conduits éjaculateurs, la zone de transition où se
développe l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) et la zone périphérique d’où
provient le carcinome prostatique.

Figure 5 : coupe sagittale de la prostate []

 Rapports
La prostate est en rapport en haut avec la vessie, en avant avec la symphyse pubienne,
en arrière avec le rectum, en bas avec le diaphragme uro-génital et latéralement avec
les muscles élévateurs de l’anus.
 Vascularisation et innervation
La prostate est vascularisée par les branches issues de l’artère iliaque interne telle que
l’artère vésicale inférieur qui donne l’artère vésico-prostatique et l’artère prostatique.
Mais aussi par l’artère pudendale, le conduit déférent et l’artère rectale moyenne.

14
La prostate est drainée par deux plexus veineux à savoir le plexus veineux rétro-pubien
(de Santorini) et les plexus prostatiques.
Le réseau péri prostatique se draine dans les ganglions iliaques externes, obturateurs,
sacraux et glutéaux inférieurs.
L’innervation de la prostate se fait par le plexus hypogastrique, et par les nerfs
viscéraux du plexus sacré de S3 et S4.
 Physiologie
La prostate produit environ 30% du volume de liquide séminal.

I.2.4 Verge
La verge est l’organe reproducteur masculin et l’organe terminale de la miction.
 Forme
La verge est formé d’organe érectiles et comprends une racine fixe et enfouie dans le
périnée, des piliers, un bulbe et un corps (partie antérieure visible). La partie
postérieure est oblique et est constituée par les corps caverneux, le ligament
suspenseur du verge et la membrane périnéale. Les dimensions de cet organe sont
variables d’un individu à un autre. Cependant, il est toujours constitué d’un gland, de
corps caverneux et spongieux.
Le gland est un renflement terminal du corps spongieux et recouvert de muqueuse. Les
corps caverneux sont paires et symétriques, avec des formes cylindriques juxtaposées
de part et d’autre de la ligne médiane. Le corps spongieux est une formation impaire et
médiane, cylindrique qui engaine l’urètre et chemine dans la gouttière inférieure
formée par les corps caverneux.

15
Figure 6 : Anatomie de la verge []

 Vascularisation et innervation
La verge est vascularisée par les artères vésico-prostatiques, les artères rectales
moyennes et les artères péniennes (bulbe, profonde et dorsale).
La veine dorsale superficielle et la veine dorsale profonde se jettent dans le plexus
prostatique. Le drainage lymphatique est assuré par les nœuds inguinaux et iliaques
externes. L’innervation pénienne quant à elle se fait par les nerfs prostatiques,
caverneux, pudendal, dorsal du verge, ilio-inguinal et génito-fémoral.

I.2.5 Testicules
Les testicules sont deux glandes génitales, situées dans les bourses et ayant une
sécrétion endocrine et exocrine.
 Forme
Les testicules sont de forme ovoïde, aplati transversalement ayant un aspect blanc
nacré et une surface lisse. Les dimensions moyennes du testicule sont de 5 cm de
longueur, 2,5 cm de largeur et 3 cm d’épaisseur antéro-postérieur. Chaque testicule
présente un pôle supérieur et un pôle inférieur, ainsi que deux faces et deux bords. Les
testicules sont séparés par le septum du scrotum. Chacun d’eux est revêtu de dehors en
dedans d’une tunique vaginale, une tunique albuginée, et une tunique vasculaire.

16
 Rapports
La face latérale du testicule est en rapport avec d’épididyme et la face médiane par le
canal déférent. Par ailleurs, l’extrémité supérieure est en rapport avec la tête
d’épididyme et l’hydatide sessile et l’extrémité inférieure par le ligament scrotal.
 Vascularisation et innervation
Le testicule est vascularisé par trois artères majeures à savoir l’artère testiculaire et ses
collatérales, l’artère du conduit déférent et l’artère crémastérique. Le drainage veineux
s’effectue par le plexus pampiniforme situé au-dessus et en arrière du testicule. Les
testicules sont drainés par les nœuds lymphatiques para aortiques au niveau de L1 et
L2

I.2.6 Bourses
Les bourses sont un ensemble de plan enveloppant les testicules et leurs voies
excrétrices.
 Situation
Elles se situent en avant du périnée, en dessous de la région pubienne et en arrière de
la verge.
 Forme
Les bourses forment une saillie impaire et médiane libre. Cette saillie est divisée par
un sillon médian appelé raphé scrotal, qui se prolonge en avant par le raphé du verge et
en arrière par le raphé périnéal. Elles sont formées de six tuniques notamment la peau
(le scrotum), le dartos, le fascia spermatique externe, le fascia crémastérique, le fascia
spermatique interne et la vaginale. Son aspect plissé de la peau est en relation avec la
contraction des muscles du dartos. Il mesure 6 cm de hauteur, 8 cm de largeur, et 4 cm
d’épaisseur.
 Vascularisation et innervation
Les bourses sont vascularisées par l’artère pudendale externe et l’artère scrotale
postérieure. Les bourses sont innervées par le nerf périnéal et le nerf iléo-inguinal. Ils
sont drainés par les nœuds lymphatiques inguinaux superficiels

17
I.3 Diagnostic des pathologies des voies urogénitales masculines
I.3.1 Pathologies rénales
 Polykystose rénale
La polykystose rénale est la plus fréquent des tumeurs liquidiennes du rein. C’est une
affection génétique qui conduit inéluctablement à l’insuffisance rénale chronique
terminale, dans un délai plus ou moins réduit en fonction de la sévérité de l’atteinte.
Elle a une prévalence de 1/1000 et touche particulièrement des femmes. Le maitre
symptôme est la lombalgie associée à une fièvre et une hypertension artérielle en
rapport avec une insuffisance rénale chronique. Le diagnostic sur l’échographie rénale
qui met en évidence des reins augmentés de volume et des multiples kyste corticaux
avec possibilité extra rénale (kyste hépatique) [A]. Le scanner abdomino-pelvien a une
sensibilité supérieure en détectant des plus petits kystes hépatiques et rénaux. Le
dépistage familial, la réalisation d’un arbre généalogique et des conseils hygiène
diététiques constituent la prise en charge.

 Tumeurs solides du rein

Les carcinomes à cellules rénales correspondent à des proliférations tumorales


malignes, qui se développent à partir des cellules épithéliales des tubes rénaux. Il
représente 90% des tumeurs malignes du rein. C’est le 3 ème cancer urologique après la
prostate et la vessie, et représente 3% des cancers de l’adulte de plus de 50 ans. Le sex
ratio est de 3 hommes pour une femme. La découverte est fortuite en l’absence triade
classique (hématurie, lombalgie, contact lombaire) et d’un syndrome paranéoplasique.
L’échographie et l’uroTDM permettent d’objectiver la masse hétérogène déformant les
contours du rein. Ponction biopsie rénale

Le traitement curatif repose sur la chirurgie conservatrice (néphrectomie partielle) et


non conservatrice (néphrectomie élargie aux organes de voisinage si envahissement).

I.3.2 Lithiases urinaires

18
La lithiase urinaire est une pathologie fréquente à l’origine de la formation des calculs
dans les voies urinaires à savoir calices, pyélon et uretère. Elle touche 5 à 10% de la
population. Elle concerne principalement es hommes (sex ratio 3Hommes /1femme)
de 3 à 60 ans. Ces calculs peuvent être d’origine calcique, phospho-ammoniaco-
magnésienne, uriques, cystiniques, ou médicamenteuse. Les calculs des cavités-
pyélocilicielles sont non obstructifs et donc souvent asymptomatique, ils peuvent
toutefois être responsable d’une hématurie. Les calculs urétéraux sont souvent
obstructifs et responsables d’une colique nephretique liée à la mise en tension brutale
des cavités pyélocalicielles. La TDM abdomino-pelvienne permet de diagnostiquer un
calcul radio-opaque mais également radio-transparent à l’ASP qui apparait sous forme
d’hyperdensité de taille variable dans les voies excrétrices. L’échographie rénale quant
à elle permet de bien visualiser une image hyperéchogène avec cône d’ombre
postérieure. Le traitement repose sur la chirurgie (calculs de plus de 7mm) et
l’endoscopie. La lithotritie extra corporelle est réservée aux calculs radio-opaques
visibles à l’ASP.

I.3.3 Pathologies vésicales

 Tumeurs vésicales

Les tumeurs vésicales se développe à partir du meme épithélium tapissant l’ensemble


de la voie excrétrice urinaire appelé urothélium. C’est le deuxième cancer urologique
après le cancer de la prostate. Ils représentent 10% des cancers chez l’homme et 4%
chez la femme et touche surtout l’homme de plus de 60 ans. Le tabagisme actif et
l’exposition professionnel à certains agent carcinogènes comme des solvants
industriels constituent des facteurs de risques majeurs. Le type histologique le plus
fréquent est le carcinome urothélial. Le carcinome épidermoïde survient quant à lui sur
un terrain d’infection et inflammation chronique de la vessie et est liée à une
bilharziose maltraitée et récidivante. Le maitre symptôme est l’hématurie
macroscopique associé aux symptômes du bas appareil urinaire tels que la pollakiurie,
impériosité ou dysurie. Les touchers pelviens peuvent permettre de mobiliser la masse.
L’échographie et l’uroTDM permettent de retrouver un épaississement pariétal et
19
l’extension loco-régional. Le premier temps de la prise en charge chirurgicale repose
sur la résection transurétrale de la vessie.

 Cystite

La cystite est une infection des urines contenue dans la vessie associée à une
inflammation de la muqueuse vésicale contenue d’origine bactérienne. Elle est
fréquente sexuellement active avec une tendance à la hausse avec l’âge. La
contamination de la vessie se fait par voie ascendante. Les germes responsables sont le
plus souvent des bacilles gram négatif issus de la flore vaginale et du tractus digestif.
Les SBAU constituent les maitres symptômes. L’ECBU permet de conclure à une
infection urinaire en présence d’une bactériurie significative (+ 10 3 à 105 /ml) et d’une
pyurie (+ de 104 leucocytes altérés). Une bandelette urinaire négative permet d’exclure
le diagnostic avec une probabilité supérieure à 95%. Le traitement repose sur les
mesures hygiéno-diététiques et une antibiothérapie adaptée.

I.3.4 Pathologies urétrales

 Tumeurs de l’urètre

La tumeur de l’urètre est très rare, et est la seule tumeur de l’urètre plus fréquente chez
la femme où elle concerne l’urètre distal donc de nature épidermoïde. Chez l’homme,
la lésion est située le plus souvent dans l’urètre bulbo membraneux et donc
épidermoïde dans 75% des cas, mais aussi urothélial dans 20% des cas (urètre
prostatique). Sur le plan clinique le symptôme présent sont ceux du SBAU irritatifs et
obstructifs.

 Urétrite

L’urétrite est une inflammation de l’urètre et des glandes péri urétrales. Elle est le plus
souvent d’origine infectieuse et sexuellement transmissible. Les deux principaux
germes sont Chlamydia trachomatis et Neisseria gonorrhée. D’autres germes peuvent
également être retrouvés à savoir mycoplasma génitalium, trichomonas vaginalis, uréa
plasma et uréa lyticum. Les principaux signes cliniques évocateurs sont l’écoulement

20
urétral, le prurit canalaire et les signes irritatifs et obstructifs urinaires. L’ECBU et le
prélèvement urétral sont deux examens indispensables. Le traitement se fait par une
antibiothérapie orientée.

I.3.5 Pathologies prostatiques

 Tumeurs malignes

Le cancer de la prostate est le cancer urologique le plus fréquent chez l’homme de plus
de 50 ans avec une incidence de 40. 000 nouveaux cas par an en France. Au Gabon il
s’agit du premier cancer urologique chez les sujets masculin ….

Il est hormono-dépendant sous l’influence des androgènes. Les africains et les antillais
sont plus exposés à développer un cancer de la prostate ainsi que ceux ayant des
antécédents familiaux. Le cancer de la prostate est une tumeur primitive situé dans les
deux tiers des cas en zone périphérique d’où l’intérêt du toucher rectal, et parfois en
zone de transition (péri-urétrale) pouvant alors entrainer des troubles mictionnels.
Lorsqu’il est localisé les patients sont asymptomatique d’où l’intérêt du dépistage.
Lorsqu’il est localement avancé ls symptômes dont ceux du SBAU et hématurie
macroscopique pouvant être le signe d’un envahissement urétral par le cancer. Les
métastases prostatiques sont le plus souvent localisés au niveau des os, du foie, des
poumons et du cerveau. Le toucher rectal retrouve une lésion dure (nodule ou masse)
dure, irrégulière et non douloureuse. Une élévation du …PSA supérieure à 4ng/ml est
la circonstance la plus fréquente de découverte du cancer avec un rapport PSA libre/
PSA total inférieur à 20%.

Le type histologique le plus fréquent est l’adénocarcinome prostatique obtenue grâce à


des biopsies prostatiques le plus souvent lors des campagnes de dépistage.

Le bilan d’extension repose sur l’IRM prostatique à la recherche d’une effraction


capsulaire de la tumeur, la TDM thoraco-abdomino-pelvienne à la recherche
d’extension à distance et la scintigraphie à la recherche de foyers d’hyperfixations
suspects.

21
Le prise en charge multidisciplinaire (chirurgien, oncologue, et radiothérapeute repose
sur une surveillance clinique active et une prostatectomie totale (prostate et voies
séminales et curage ilio-obturateur bilatérales). La radiothérapie et la curiethérapie
n’est proposé que chez le sujet inopérable, âgé et sans SBAU. L’hormonothérapie est
un traitement palliatif du cancer de la prostate métastatiques. C’est une castration
(blocage androgénique) qui peut etre médicale (hormonothérapie) et chirurgicale
(pulpectomie radicale).

 Tumeurs bénignes

L’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP), est une pathologie fréquente dont


l’incidence augmente avec l’âge. Elle affecte 50% des hommes de plus de 50 ans. Elle
débute dès l’âge de 35 ans par l’apparition des nodules autour des glandes péri
urétrales. Le mécanisme initial est lié à une augmentation de la quantité de
dihydrotestostérone (DHT) intra prostatique. Il entraine des symptômes obstructifs
telles que la dysurie, la faiblesse du jet et gouttes retardataire, ainsi que des symptômes
irritatifs tels que la polyurie et l’impériosité mictionnelle, regroupé dans par le score
international des symptômes de prostatisme (IPSS).

Le toucher rectal permet de retrouver une prostate augmentée de volume, de


consistance souple, avec perte du sillon médian. Le dosage des PSA est obligatoire.
Le traitement repose sur la chirurgie (adénomectomie par incision cervicoprostatique,
résection transurétral), ainsi qu’un traitement médical (alpha bloquant, inhibiteur de la
5 alpha réductase, antagoniste de la LH-RH) [].

 Prostatites

La prostatite désigne toutes les formes d’inflammation de la prostate infectieuse ou


non. C’est une urgence médicale. Le maitre symptôme est la douleur (lors des
mictions, les urgenturies, les douleurs du petit bassin et des douleurs dorsales), qui
peut être accompagnée d’une fièvre importante. L’ECBU retrouve des bactéries telles
que Escherichia coli, Klebsiella, Proteus, Pseudomonas, Enterobacter, Enterococcus,
Serratia et staphylococcus aureus. Le traitement repose sur une antibiothérapie
orientée [].

22
I.3.6 Pathologies génito-scrotales

 Troubles érectiles

La dysfonction érectile est définie par « l’incapacité d’un homme à obtenir ou


maintenir une érection pénienne suffisante pour permettre une relation sexuelle
satisfaisante », depuis au moins six mois [].

Les dysfonctions érectiles englobent les troubles de l’érection par excès (priapisme) et
par défaut (insuffisance érectile) qui est la forme la plus fréquente. Ces derniers
concernent des troubles de la rigidité (difficulté d’obtention et ou de maintien de
l’érection), et des troubles mécaniques sans anomalies de rigidité par courbure de
verge qui peuvent rendre la pénétration difficile. Sa prévalence est estimée à 150
millions d’hommes, dont 2,2 à 3,6 millions en France.

La prévalence, l’incidence et la sévérité de l’insuffisance érectile augmente avec de


nombreuses maladies chroniques telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires,
la dépression et l’âge. Le diagnostic repose sur un bilan hormonal à la recherche d’une
hypo testostéronémie et d’une hyper prolactinémie, sur les facteurs biologiques de
risques cardiovasculaires (glycémie, bilan lipidique, et marqueurs inflammatoires) et
urologiques (PSA). Depuis 2003, cinq médicaments ont une autorisation de mise sur le
marché à savoir la yohimbine, l’apomorphine, et trois inhibiteurs de la PDE5
(sidénafil, tadalafil et vardénafil). Le traitement chirurgical repose sur la mise
d’implant pénien. Le reste de la prise en charge repose sur les conseils et l’hygiène de
vie.

 Orchiépididymite

L’orchiépididymite est une inflammation du testicule et de l’épididyme le plus souvent


d’origine infectieuse par dissémination rétrograde déférentielle. Les germes les plus
fréquents sont chlamydia trachomatis et Neisseria gonorrhée. Il est transmis par voie
sexuelle, c’est une affection de l’homme jeune le plus souvent. Chez le sujet âgé, il est
lié aux manœuvres endo-urétrales (sondage urétrale et urétrocystoscopie), sténose
urétrale et hypertrophie bénigne de la prostate. Le diagnostic positif repose sur les

23
douleurs scrotales, les signes inflammatoires locaux et un épididyme augmenté de
volume. L’ECBU permet de poser le diagnostic de certitude.

 Tumeurs du testicule

Le cancer du testicule est une tumeur rare (1à 2% des cancers chez l’homme. Elle
touche surtout l’adulte jeune entre 15 et 34ans. Il s’agit le plus souvent de tumeurs
germinales (90 à 95% des cas). Il est évoqué devant une augmentation du volume
testiculaire non douloureuse, une apparition d’un nodule dur et pierreux ou devant une
sensation de pesanteur ou de testicules douloureux. Il peut s’accompagner des signes
généraux tels que la gynécomastie, métastases ou altération de l’état général.
L’examen physique retrouve une masse intra scrotale dure avec conservation du sillon
épididymo-testiculaire. L’échographie doppler testiculaire objective le nodule hypo ou
hyper échogène ou la tumeur. La TDM abdomino-pelvienne et rachidienne, l’IRM, la
radiographie du thorax, l’échographie hépatique et la scintigraphie osseuse sont utiles
en cas d’extension. L’alpha fœtoproteine et la lactate déshydrogénase sont des
marqueurs sériques tumoraux indispensable pour la classification de la maladie et le
suivi. Le traitement radical repose sur l’acte chirurgical notamment orchidectomie.

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Matériel et méthode

II.1 Cadre et lieu de l’étude

Notre étude sera réalisée à Libreville au sein du service d’urologie du Centre


hospitalier Universitaire d’Owendo (CHUO), situé au sud de Libreville, dans la
commune d’Owendo. Le CHUO est une structure sanitaire publique à caractère
universitaire de niveau 3 selon les normes de l’Organisation Mondiale de la Santé
(OMS). Sa capacité d’accueil est de 138 places. Il dispose de 9 unités
d’hospitalisation, d’une pharmacie, d’un laboratoire, d’une imagerie médicale (TDM
et IRM), de 4 blocs opératoires, d’une unité de soins intensifs et d’une morgue. C’est
une structure de référence en traumatologie qui propose des plusieurs spécialités
notamment l’Orthopédie-traumatologie, la Neurochirurgie, la Stomatologie, la
chirurgie générale, l’urologie, l’ophtalmologie, l’Anesthésie réanimation, la
Cardiologie, gynécologie obstétricale, la pédiatrie et la néonatologie. Par ailleurs, il
possède aussi un service d’accueil des urgences médicales. Cette structure hospitalière
reçoit les patients de la commune d’Owendo et de ses environs, réalisant en moyenne
6096 hospitalisations par année.

II.2. Type et période d’étude

Il s’agira d’une enquête transversale prospective à visée descriptive et analytique. Elle


se déroulera au cours de la campagne de sensibilisation « Novembre Bleu » du 1ier au
30 Novembre 2023.

II.3. Population de l’étude

La population d’étude sera composée de tout sujet venant de façon volontaire à la


campagne « Novembre bleu » sur les cancers masculins.

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II.3.1 Critères d’inclusion

Il sera inclus dans cette étude, tous les hommes âgés de 30 ans et plus vu dans le
service d’urologie, au cours de la « campagne Novembre bleu » ayant donné son
consentement éclairé.

II.3.2 Critères de non inclusion

Cette étude n’inclura pas tous les hommes ayant refusé de participer à la campagne
Novembre Bleu et ayant déjà un diagnostic de maladies prostatiques ou autre
pathologies masculines.

II.3.4. Taille de l’échantillon

L’échantillonnage sera exhaustif, incluant tous les patients présentant les critères
d’inclusion et adhérant à l’étude.

II.4. Déroulement de l’étude


II.4.1 Recueil de données

Les participants, seront recrutés de manière volontaire et consécutive au sein de l’unité


d’urologie du CHUO. Ils seront sélectionnés après avoir été informés de l’étude.
Chaque participant recevra une fiche d’information détaillée (annexe 1) et un
formulaire de consentement éclairé (annexe 2). Les personnes consentantes feront
l’objet d’une évaluation clinique incluant un interrogatoire, un examen clinique réno-
vésico-prostatique et un toucher rectal. L’évaluation paraclinique comprendra une
échographie réno-vésico-prostatique pour déterminer la taille de la prostate et de la
vessie, leurs aspects et la présence de lithiases intra vésicales ou prostatiques, ainsi
qu’un bilan biologique (PSA total et libre), une IRM, et un examen
anatomopathologique. Les données seront consignées sur une fiche de collecte
(annexe 3).

II.4.2 Questionnaire

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Le formulaire comprendra six (6) rubriques, englobant les paramètres
sociodémographiques, les antécédents, l’examen clinique, les examens paraclinique, le
traitement et les perspectives.

I.4.3 Formation de l’investigateur


L’investigateur sera formé sur une période d’une semaine à la réalisation de l’examen
clinique et de l’échographie vésico-prostatique. Une formation qui sera dispensée par
les urologues et les radiologues, axée sur les caractéristiques d’une prostate au toucher
II.4.4 Analyse des données

Les données de l’enquête ont été rassemblées à partir d’un fichier Excel de Microsoft
Office 2007. L’analyse statistique a été effectuée en utilisant les logiciels Epi infoTM
version [Link]® et IBM® SPSS® (Statistical Package for the Social Sciences)
Statistic 21, permettant ainsi le calcul des proportions, des moyennes et des écarts-
types. Pour la comparaison des proportions, le test du Chi2 a été appliqué. Les
relations entre variables quantitatives et qualitatives ont été examinées à l’aide des
tests de Wilcoxon et Mann-Whitney. Le seuil de signification statistique a été fixé à
5% (p=0,05).

II.5 Définitions des variables


II.5.1 Variables Sociodémographiques

L’âge sera exprimé en année en tant que variable quantitative et catégorielle ([30-40
ans], [41-50ans], [51-60 ans], [61-70 ans], >70 ans). Le sexe sera exprimé sous forme
de variable qualitative binaire (homme/femme), tandis que le domicile et le secteur
d’activité seront détaillés en variables nominales.

II.5.2 Variables anamnestiques et cliniques

 Variables anamnestiques
Les pathologies associées seront définies comme des variables nominales.

 Variables cliniques

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Les plaintes du patient seront exprimées en variables qualitatives (dysurie, pollakiurie,
hématurie, vidange incomplète, brûlures mictionnelles, dysfonction érectile et le jet
urinaire). Les caractéristiques du touché rectales seront exprimés en variables
qualitatives.

 Variables paracliniques
Les données échographiques telles que l’hétérogénéité de la prostate, la présence d’un
lobe médian, de calcification ou d’une vessie, d’une masse vésicale et d’une vessie de
lutte seront définies comme des variable qualitative binaire. Le volume prostatique
quant à lui sera exprimé en variable quantitative.

Les données de l’IRM seront exprimées en variables nominales (présence de cibles et


d’effraction capsulaire). Les données de l’examen anatomopathologique quant à eux
seront également exprimé en variables nominales.

II.6. Considération éthique

Cette étude a obtenu les autorisations du ministère de la santé de la direction Générale


du CHUO et du chef de service d’urologie. Un consentement éclairé a été obtenu avant
chaque interrogatoire.

Buxeraud, J., & Reyt, V. (2020). Tout homme vieillissant est un candidat potentiel aux
pathologies prostatiques. Actualités Pharmaceutiques, 59(592), 17.

Alezra, É., François, T., Kikassa, J.-C., Saint, F., & Raynal, G. (2012). Évolution de la
prise en charge chirurgicale des pathologies prostatiques : analyse nationale du
codage. Progrès En Urologie, 22(12), 711–717.

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