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Precisd Orthographepourla Langue Buwal

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PRÉCIS D’ORTHOGRAPHE POUR LA LANGUE BUWAL

Edition préliminaire

par

VILJOEN Mélanie et Michael, KONAI Pascal,


MBOUVAI François, KOYANG Ernest et
DELI Benjamin

SIL
B.P. 1299, Yaoundé, Cameroun

Septembre 2009
Abréviations

1sCOI Marqueur d’accord du complément de l’objet indirect de la première personne au


singulier
1INCL.S Marqueur d’accord du sujet de la première personne au pluriel inclusif
1sS Marqueur d’accord du sujet de la première personne au singulier
2sCOD Marqueur d’accord du complément d’objet direct de la deuxième personne au
singulier
2sCOI Marqueur d’accord du complément d’objet indirect de la deuxième personne au
singulier
2sS Marqueur d’accord du sujet de la deuxième personne au singulier
3pS Marqueur d’accord du sujet de la troisième personne au pluriel
3sCOD Marqueur d’accord du complément d’objet direct de la troisième personne au
singulier
3sCOI Marqueur d’accord du complément d’objet indirect de la troisième personne au
singulier
3pCOI Marqueur d’accord du complément d’objet indirect de la troisième personne au
pluriel
3sS Marqueur d’accord du sujet de la troisième personne au singulier
PF Parfait
FUT Futur
IMPF Imperfectif
INT Interrogatif
NEG Négation
NOM Nominalisation
PART Participe
REL Pronom relatif
TABLE DE MATIÈRES

1. INTRODUCTION.......................................................................................................................... 1

2. ALPHABET.................................................................................................................................... 1

2.1 Les consonnes ............................................................................................................................ 2


2.1.1 Règles d’orthographe des consonnes ............................................................................... 5

2.2 Les voyelles ................................................................................................................................ 6

2.3 Les règles d’orthographe des voyelles et des consonnes........................................................ 6


2.3.1 Les voyelles et les prosodies……………...………………………………………………..7
2.3.2 Les consonnes et les prosodies………...…………………………………………………..7
2.3.3 Les voyelles à côté des consonnes…………………………………………………………7
2.3.4 Les consonnes à côté des voyelles………………………………………………………..10

2.4 Les règles de formation des syllabes……………………………………………….……….10


2.4.1 Les consonnes syllabiques………………………………………………………………..10
2.4.2 Les consonnes multiples au début d'un mot…………………………………...………….10
2.4.3 Les consonnes multiples au milieu d'un mot………………………………..……………11
2.4.4 Les consonnes doublées (géminées)..…………………………………………………….12
2.4.5 Les voyelles doublées…………………………………………………………………….12

3. LES TONS .................................................................................................................................... 12

3.1 Les oppositions de tons lexicaux marqués par des signes diacritiques .............................. 12

3.2 Les significations grammaticales marquées par des signes diacritiques ........................... 13

4. LES REGLES POUR LES MOTS COMPOSES...................................................................... 13

4.1 Harmonisation de voyelles…………………………………………………………………..13

4.2 Autres changements…………………………………………………………………………14

5. LA FORME ÉCRITE DES MOTS DANS UNE PHRASE ...................................................... 15

6. LA DIVISION DES MOTS…………………………………………………………………….16

6.1 Les mots composés……………..……………………………………………………………16

6.2. Les mots redoublés………………………………………………………………………….18

6.3 Les mots combinés………………...………………………………………………………18

7. LA PONCTUATION ET LES MAJUSCULES ........................................................................ 18

7.1 Le point .................................................................................................................................... 19


7.2 Le point d’interrogation ......................................................................................................... 19

7.3 Le point d’exclamation ........................................................................................................... 19

7.4 La virgule................................................................................................................................. 19

7.5 Les guillemets .......................................................................................................................... 20

7.6 Les majuscules ........................................................................................................................ 20

8. LE BESOIN D’UNE VERIFICATION ULTERIEURE DE L’ORTHOGRAPHE .............. 20

9. REFERENCES ............................................................................................................................. 21

10. ANNEXES……………………………………………………………………………………...22

Annexe A: Texte Illustratif………………………………………………………..…………….22

Annexe B: Rapport de l'enquête sur l'orthographe…….……………………………………..23


B1 Le contexte………………………………………………………………………………….23
B2 Résumé des résultats………………………………………………………………………..33
B3 Les décisions prises……………………………………………….………………………...34
PRÉCIS D’ORTHOGRAPHE POUR LA LANGUE BUWAL
Par Mélanie Viljoen, Konai Pascal, Mbouvai François, Koyang Ernest et Deli Benjamin

1. Introduction
Ce document présente une proposition d’orthographe pour la langue buwal. Cette langue est
classée par Ethnologue (Gordon 2005: 59) comme Afro-Asiatic, Chadic, Biu-Mandara A, A.7.
Dieu et Renaud (1983: 357) dans Atlas Linguistique de l’Afrique Centrale-Le Cameroun en
donnent le classement suivant: Tchadique, Centre-Ouest, Daba, Nord. Brye (2000: 2) a estimé
que le buwal est parlé par environ 7000 personnes dans les environs du village de Gadala, canton
de Matakam Sud, Arrondissement de Mokolo, Département de Mayo-Tsanaga, Région de
l’Extrême Nord, sur le territoire de la République du Cameroun. La langue buwal n’a pas de
dialectes. Cependant, il y a ceux qui affirment que les langues buwal, et gavar (la langue à
l’ouest de buwal) ne sont pas des langues distinctes. Dieu et Barreteau (2000: 65) déclarent que
les langues buwal et gavar sont à 82% semblable. Brye (2000 : 8) a conclu que les locuteurs de
chaque langue peuvent comprendre 80-82% du parler de l’autre groupe. En général, lorsque les
gens de buwal et gavar se rencontrent, chacun s’exprime dans sa langue et il y a
intercompréhension. Néanmoins, cela ne veut pas dire que chaque personne peut parler l’autre
langue. En plus les études sur la phonologie de la langue gavar fait par Noukeu (2004) et par
l’auteur de ce document (Mélanie Viljoen) elle-même montrent d’importantes différences au
niveau des phonèmes, ce qui fait en sorte que deux alphabets différents seront nécessaires pour
les deux langues. À la connaissance de l'auteur, très peu de travaux de recherches ont été faits
auparavant sur la langue buwal. Seguin (1992) a fait une enquête sociolinguistique préliminaire
et en 2000 Brye a fait une enquête sur l’intercompréhension des langues buwal et gavar. En
2004, l’auteur avec sa famille, des membres de la SIL, se sont installé au village de Gadala et a
commencé à faire une étude sur la phonologie de la langue buwal. Trois hommes Buwal,
KONAI Pascal, MBOUVAI François et KOYANG Ernest ont après participé à deux stages
«Écrire votre langue I et II ». Ils ont continué à travailler au village avec l’aide de DELI
Benjamin pour collecter les donnés qui serviraient comme base pour l’orthographe. C’est eux
qui ont contribué le plus à propos des décisions sur l’orthographe. En septembre et octobre 2007,
on a mené une enquête sur l’orthographe dans laquelle cent soixante six locuteurs de la langue
buwal ont été interrogés. Un résume des résultats de cette enquête se trouve aux annexes de ce
document.

2. Alphabet
L’alphabet du buwal est composé de 38 consonnes et de 4 voyelles. Elles sont représentées ci-
dessous en majuscule et en minuscule :

A ɑ, B b, Ɓ ɓ, C c, D d, Ɗ ɗ, E e, Ə ə, F f, G g, Gb gb, Gh gh, Ghw ghw, Gw gw,


H h, Hw hw, J j, K k, Kp kp, Kw kw, L l, M m, Mb mb, Mgb mgb, N n, Nd nd, Nj nj,
Ŋ ŋ, Ŋg ŋg, Ŋgw ŋgw, Ŋw ŋw, P p, R r, S s, Sl sl, T t, U u, V v, W w, Y y, Z z, Zl zl.

0
2.1 Les consonnes

Les phonèmes consonantiques, leurs allophones et leurs graphèmes sont présentés dans le
tableau I ci-après. On indique également leur usage à différentes positions dans un mot.

phonème graphème phonétique exemples par position


majuscule minuscule initiale médiale finale

/b/ B b [b] bɑn tɑbɑ -


laver filet
/ɓ/ Ɓ ɓ [ɓ] ɓɑs jɑɓɑn lɑɓ
rire cinq envoyer
/ts/ C c [ts] cɑf kəcɑh mɑc
décorer tousser mourir
[tʃ] cen kucek ɓec
père panier rassembler
/d/ D d [d] dɑwɑn gɑdɑɗ ,
dos flèche
/ɗ/ Ɗ ɗ [ɗ] ɗɑlɑ mɑɗɑɗɑ zlɑɗ
quelqu’un poitrine balayer
/f/ F f [f] fɑrɑm fɑfɑn ɓɑf
corne fleur bouillir
/ɡ/ G g [ɡ] gɑl hɑgɑm ,
grandir bâillement
/ɡb/ G gb [ɡb] gbɑk mɑgbɑk ,
deux deuxième

/ɣ/ Gh gh [ɣ] ghɑlɑ ghɑghɑndɑr kwɑgh


borne ronfler faire la
diarrhée
/ɣʷ/ Ghw ghw [ɣʷ] ghwɑl cughwɑɓ ,
montrer tremper
/ɡʷ/ Gw gw [ɡʷ] gwɑr dugwɑzl ,
arriver casserole

1
hɑ mɑnɑnɑh
[x] ,
tête rancune
/x/ H h
mɑslɑhɑy
[h] , ,
souris
hwɑs mɑzɑhw
[xʷ] ,
atteindre nombril
/xʷ/ Hw hw
dɑhwɑm
[hʷ] , ,
colline
[dz] jukwɑɗ jɑjɑk
,
/dz/ cheveux damer
J j
[dʒ] jeje berjeŋ
,
grand-parent âne

kɑdɑk kɑkɑɗ dɑdɑk


/k/ K k [k]
bien masser salir
kpɑŋ
/kp/ Kp kp [kp] manière , ,
d’amener
kwec tukwɑɗ dɑkw
/kʷ/ Kw kw [kʷ]
asperger essuyer cheval
lɑ gulɑk ghɑl
/l/ L l [l]
champ disputer femelle
mɑr gəmesl gɑm
/m/ M m [m]
commencer singe chasser
mbɑw dəmbɑzl
/mb/ Mb mb [mb] ,
enfant tendon

/ŋmɡb/ mɑmgbɑ
ŋm
mgbɑ
Mgb mgb [ ɡb] ce qui est en ,
en haut
haut
nɑ gɑnɑnɑ wɑn
N n [n]
mûrir langue dormir
/n/
ŋtɑɗ
Ŋ ŋ [ŋ] , ,
plonger
ndɑ mende
/nd/ Nd nd [nd] ,
aller épée

2
[ndz] njɑ kurnjɑlɑh
,
rester margouillat
/ndz/ Nj nj
[ndʒ] nje venjeh
,
œil piment

cɑŋcɑh mbeŋ
/ŋ/ Ŋ ŋ [ŋ] ,
fumée vanner
ŋgɑmɑ dɑŋgɑz
/ŋɡ/ Ŋg ŋg [ŋɡ] ,
ami bélier
ŋgwɑf ŋgwɑŋgwɑr
/ŋɡʷ/ Ŋgw ŋgw [ŋɡʷ] ,
lancer fredonner
/ŋʷ/ dɑrlɑŋw
Ŋw ŋw [ŋʷ] , ,
jeune

pɑɗ pɑpɑsl zlɑp


/p/ P p [p]
emballer décortiquer parler

rɑ tɑkɑr
[r] ,
bras tortue
/r/ R r
ɓɑrɑm
[ɾ] , ,
antenne

[s] sɑn sɑsɑm dәmɑs


connaître se réjouir ventre
/s/ S s
serek seseɓ pes
[ʃ]
ficelle sucer soleil
slɑ heslekeɗ ɓɑsl
/ɬ/ Sl sl [ɬ]
préparer louche forger
teh gɑmtɑk zəwet
/t/ T t [t]
écouter poule âme
vɑn dəvɑr ghɑv
/v/ V v [v]
pluie houe se vanter
wɑtɑ dɑwɑn ɗɑw
/w/ W w [w]
maison dos vouloir
yɑm hɑyɑk mɑy
/j/ Y y [j]
eau terre choisir

3
zɑɗɑw huzɑm mbɑmbɑz
[z]
/z/ nuit crocodile sang
Z z
Zen zezekw ŋtez
[ʒ]
retourner serpent diviser
zlɑm zlɑzlɑr rɑzl
/ɮ/ Zl zl [ɮ]
oreille rivière couper

Table I: Les consonnes de la langue buwal

Notes :
1. Les phonèmes /s/, /z/, /ts/, /dz/ et /ndz/ ont pour allophones [ʃ], [ʒ], [tʃ], [dʒ] et [ndʒ] dans
les mots palatalisés.
2. L’allophone [ɾ] (non roulé) se trouve entre deux voyelles.
3. Les allophones [h] et [hʷ] se trouvent entre deux voyelles. Cependant, il y a une
variation libre selon le locuteur.
4. Les consonnes vélaires labialisées /kʷ/, /ɡʷ/, /xʷ/, /ɣʷ/, /ŋɡʷ/ et /ŋʷ/ sont reconnues
comme phonèmes en buwal.
5. Le contraste entre les nasales /n/ et /ŋ/ est neutralisé avant une consonne au début d’un
mot. Au début d’un mot, on entend le plus souvent [ŋ].

2.1.1 Règles d’orthographe des consonnes


Il est important d’apprendre diverses règles d’orthographe qui indiquent les différents contextes
d’apparition possible de consonnes données ou l’ordre d’apparition de certaines consonnes
(avant ou après d’autres consonnes). Voici une liste partielle des règles d’orthographe des
consonnes :

1. Si vous entendez une nasale qui n’est pas « m » avant une consonne au début d’un mot
toujours écrire un « ŋ ».

Exemples : Écrire ŋkɑn attacher (et non pas nkɑn)


Écrire ŋseŋ semence (et non pas nseŋ)
Écrire ŋcɑ mordre (et non pas ncɑ)
Écrire ŋtɑɗ plonger (et non pas ntɑɗ)

2. Si vous entendez une nasale qui n’est pas « m » avant une consonne au milieu d’un mot
écrire « ŋ » avant les consonnes vélaires et « n » avant les consonnes alvéolaires.

Exemples : Écrire kɑŋkɑs haricot (et non pas kɑnkɑs)


Écrire wɑntɑ acajou (et non pas wɑŋtɑ)

3. Si vous entendez une nasale avant « gb », toujours écrire « m ».


Exemple : Écrire mgbɑ ‘en haut’ (et non pas ŋgbɑ ou ŋmgbɑ)

4
2.2 Les voyelles

On pourrait affirmer que la langue buwal n’a que deux phonèmes vocaliques, /ɑ/ et /ə/. Toutes
les autres voyelles qu’on pourrait entendre sont soit les produits de la prosodie de palatalisation
qui agit à la fois sur les voyelles et les consonnes, soit, l’effet des consonnes labialisées.
Néanmoins, pour une orthographe bien pratique, il faut inclure plusieurs voyelles dans
l’alphabet. Les voyelles sont présentées avec leurs allophones et les graphèmes proposés dans le
tableau II ci-après. Les sons sont indiqués tel qu’ils apparaissent à différentes positions dans les
mots.

phonème grapheme phonétique exemples (par position)


majuscule miniscule initiale médiale finale

/ɑ/ A · [ɑ] ɑyɑw wɑlɑ zlɑ


oui femme bœuf
[o] ou [ɔ] , lɑkw dɑmɑw
maigrir brousse
kwɑy
répandre
E e [ɛ] ou [e] ende feŋ ghele
comme ça se moucher intestins
[œ] , fefekw -
siffler
kwec
asperger

/ə/ Ə ə [ə] , pəɗɑk -


trancher
[ɪ] ou [i] , vəyɑ -
saison de
pluie
[ʏ] , metəwle -
mensonge

[ʊ] ou [u] ujek jugwɑɗ -


U u
case cheveux

Table II: Les voyelles de la langue buwal

2.3 Les règles d’orthographe des voyelles et des consonnes

Il est important d’apprendre diverses règles d’orthographes concernant le contexte d’apparition


de diverses voyelles et consonnes. Voici une liste partielle des règles d’orthographe :

5
2.3.1 Les voyelles et les prosodies
La voyelle .ə. dans les mots palatalisés est écrite « ə » et non pas « i ».

Exemples :
gəleɓ s’agenouiller (et non pas gileɓ)
dəfnek (être) foncé (et non pas difnek)
zənder crochet (et non pas zinder).

2.3.2 Les consonnes et les prosodies


L’analyse phonologique de la langue buwal montre qu’il n’est pas nécessaire de distinguer les
consonnes palatalisées [ʃ], [ʒ], [tʃ], [dʒ] et [ndʒ] des consonnes non-palettisées [s], [z], [ts], [dz]
et [ndz]: il s’agit de variantes, conditionnés par l’état prosodique du mot. On n’a donc pas ajouté
les sons [ʃ], [ʒ], [tʃ], [dʒ] et [ndʒ] à l’alphabet buwal en tant que graphèmes. On a donc choisi de
représenter les phonèmes /ts/, /dz/ et /ndz/ par les graphèmes « c », « j » et « nj » pour simplifier
l’orthographe.

Exemples :
sɑrlɑy rage seseɓ sucer
zɑzərɑɗ ver zeŋzeŋ python
cɑrgɑsl crabe cekuɗe peu
jɑ frapper jeɓ tombeau
njɑnjɑr espèce de souris njəwen vérité

2.3.3 Les voyelles à côté des consonnes


1. En buwal, la lettre « ə » est toujours écrite « ə » à côté de « y » même si on entend la voyelle
[i].

Dwdlokdr 9
vəyɑ saison de pluie (et non pas viyɑ)
vedəye d’autres (et non pas vediye)
kəyzɑŋ nom d’une fille première née (et non pas kiyzɑŋ)

L’exemple le plus pertinent de la situation ci-dessus est le marqueur d’accord du sujet de la


troisième personne au pluriel. Il se prononce [iː] qui provient d’une combinaison de /ə/ et /j/.
Dans l’orthographe, alors, on va l’écrire « əy » même si normalement on n’écrit pas « ə » au
début ou à la fin d’un mot. On pourrait l’écrire « y » simplement mais « əy » a l’avantage de
donner l’idée de la longueur.

Exemple :
əy kɑ- hɑn Ils sont en train de pleurer.
3pS IMPF- pleure

2. La langue buwal n’a pas de prosodie de labialisation qui agit sur les voyelles et les consonnes
toutes à la fois. Les voyelles arrondies proviennent le plus souvent des voyelles non-arrondies à
côté des consonnes vélaires labialisées.

6
La voyelle [ʊ] en buwal provient de /ə/ à côté de soit /w/, soit une consonne vélaire labialisée. En
principe, donc, on pourrait l’écrire « ə ». Cependant, pendant l’enquête qui a été menée sur
l’orthographe buwal, la lettre « u » s’est montrée très populaire dans tous les endroits où elle se
trouve. On a décidé, alors, de la garder dans l’alphabet.

(a) Lorsqu’une consonne vélaire labialisée (Cw) est suivie par /ə/ on écrit la consonne vélaire (C)
suivie par « u ».

Exemples :
gulɑk se disputer (et non pas gwulɑk ou gwəlɑk)
huzɑm crocodile (et non pas hwuzɑm ou hwəzɑm)
mɑkulmbɑn fourmi (et non pas mɑkwulmbɑn ou mɑkwəlmbɑn)

(b) Si le son /ə/ se trouve avant une consonne vélaire labialisée (Cw) on écrit « u » suivi par la
consonne.

Exemples :
ɗugwɑr bosse (de vache) (et non pas ɗəgwɑr ou ɗugɑr)
tukwɑɗ essuyer (et non pas təkwɑɗ ou tukɑɗ)

duhzɑkw écorce pour la mariée (et non pas dəhwzɑkw ou duhwzɑkw)

(c) Le son [ə] avant « w » est toujours écrit « u » sauf dans les mots palatalisés.

tuwɑɗ finir (et non pas təwɑɗ)


zuwɑy peinture (et non pas zəwɑy)

(d) Le son [ʊ.] qui est légèrement allongé se trouve avant une consonne et provient d’une
combinaison de /ə/ et /w/. Pour la langue buwal, on a décidé de l’écrire « u » même au début
d’un mot malgré qu’il soit souvent écrit « wu » dans plusieurs autres langues de la région.

Exemples :
uley trou (et non pas wəley ou wuley)
ulɑk penser (et non pas wəlɑk ou wulɑk)
hɑlulɑ mur (et non pas hɑləwlɑ ou hɑluwlɑ)
musɑ jumeu (et non pas məwsɑ ou muwsɑ)

(e) Le son [ʏ] provient de /ə/ à côté de /w/ dans les mots palatalisés. Au lieu d’introduire encore
une autre voyelle dans l’alphabet buwal, on a choisi de l’écire « ə ». Comme pour le son [ʊ.], on
entend le son [ʏ.] qui est légèrement allongé avant une consonne. Dans ce cas, on l’écrit « əw ».

Exemples :
zəwet âme (et non pas zʉwet)
jejəweɗ mouche (et non pas jejʉweɗ)
metəwle mensonge (et non pas metʉwle ou metʉle)
dəwze derrière (et non pas dʉwze ou dʉze)

7
(f) Le son [o] ou ([ɔ] avant /r/) provient de /ɑ/ à côté d’une consonne vélaire labialisée ou /w/.
On a décidé alors de ne pas inclure la lettre « o » dans l’alphabet buwal. On va toujours l’écrire
« ɑ ». Par exemple là où on entend [o] à la fin d’un mot, on va l’écrire « ɑw ».

Exemples :
dɑmɑw brousse (et non pas dɑmow ou dɑmo)
ɗɑw aimer (et non pas ɗow ou ɗo)
mɑvɑw vin (et non pas mɑvow ou mɑvo)

(g) On n’a trouvé qu’un seul exemple de son [o] après /w/. On l’écrit toujours avec « ɑ ».

Exemple :
wɑlwɑl torche (et non pas wolwɑl)

(h) Lorsque une syllabe finit avec une consonne vélaire labialisée qui suit /ɑ/, on va écrire
« ɑCw » (ou C représente la consonne).

Exemples :
dɑdərɑkw apprendre (et non pas dɑdərokw ou dɑdərok)
dɑrlɑŋw jeune (et non pas dɑrloŋw ou dɑrloŋ)
jɑhw piler (et non pas johw ou jɑh)
lɑhwɗɑy (être) bleu (et non pas lohwɗɑy ou lohɗɑy)

(i) Lorsque une syllabe commence avec une consonne vélaire labialisée, on va l’écrire « Cwɑ ».

Exemples :
kwɑslɑkwɑr chose usée (et non pas koslɑkwɑr)
ghwɑl montrer (et non pas ghol)
gwɑŋkwɑɗ chenille (et non pas goŋkwɑɗ)

(j) Les consonnes labiales peuvent aussi arrondir légèrement les voyelles si le mot contient déjà
une consonne vélaire labialisée. Dans ce cas, on va toujours écrire « ɑ ».

Exemples :
fɑgwɑlɑkw lèpre (et non pas fogolok)
ghwɑrɑm détruire (et non pas ghorom)
mbɑgwɑf espèce de souris (et non pas mbogof)

(k) Le son [œ] provient de /ɑ/ à côté d’une consonne vélaire labialisée dans les mots palatalisés.
On n’a pas inclut ce son dans l’alphabet buwal. Lorsque une syllabe finit avec une consonne
vélaire labialisée et le mot est palatalisé on écrit « eCw ».

Exemples :
fefekw siffler (et non pas fefœkw ou fefœk)
melekwɗe bousier (et non pas melœkwɗe ou melœkɗe)
dedehw (être) lente (et non pas dedœhw ou dedœh)

8
(l) Lorsque une syllabe commence avec une consonne vélaire labialisée et le mot est palatalisé
on écrit « Cwe ».

Exemples :
meskweɗ moudre finement (et non pas meskœɗ)
mekweɗkweɗe hochet (et non pas mekœɗkœɗe)
kweceɗ répandre (et non pas kœceɗ)

2.3.4 Les consonnes à côté des voyelles


Lorsqu’une consonne labialisée apparaît avant la voyelle « u », on n’écrit pas le « w ».

Exemples :
gulɑk se disputer (et non pas gwulɑk ou gwəlɑk)
huzɑm crocodile (et non pas hwuzɑm ou huzɑm)
mɑkulmbɑn fourmi (et non pas mɑkwulmbɑn ou mɑkwəlmbɑn)

Si une consonne labialisée se trouve à la fin d’une syllabe après « u », on n’écrit pas le « w ».

Exemple :
duhzɑkw écorce pour la mariée (et non pas dəhwzɑkw ou duhwzɑkw)

2.4 Les règles de formation des syllabes

Dans la formation des syllabes, il faut prendre en compte les consonnes syllabiques et le fait de
savoir s’il faut écrire « ə » pour séparer deux consonnes.

2.4.1 Les consonnes syllabiques


Les consonnes nasales, « m » et « ŋ » peuvent constituer une syllabe toutes seules lorsqu’elles
se trouvent au début d’un mot. Dans ce cas, on n’écrit pas « ə » entre la nasale et la consonne
suivante.

Exemples :
mɓɑ tamarinier (et non pas məɓɑ)
ŋcɑ mordre (et non pas ŋəcɑ)
ŋseŋ semence (et non pas ŋəseŋ)

Le contraste entre les nasales /n/ et /ŋ/ est neutralisé avant une consonne au début d’un mot.
Dans cette position on a décidé d’écrire « ŋ » même si on entend parfois [n] avant /t/.

Exemples :
ŋtɑɗ plonger (et non pas ntɑɗ)
ŋteɓ se courber (et non pas nteɓ)

2.4.2 Les consonnes multiples au début d’un mot


Au début d’un mot, on écrit « ə » entre deux consonnes sauf, si la première consonne est une
nasale (voit la partie 2.4.1).
0/
Exemples :
pərɑsl saisir (et non pas prɑsl)
mbəlɑh plaie (et non pas mblɑh)
səfɑn respirer (et non pas sfɑn)
səkɑn chose (et non pas səkɑn)
dəmɑs ventre (et non pas dmɑs)
ŋtsəkɑɓ mâcher (et non pas ŋtskɑɓ)
fətɑr déterrer (et non pas ftɑr)

2.4.3 Les consonnes multiples au milieu d’un mot


Au milieu d’un mot, deux consonnes peuvent se suivre si la première est plus sonore que la
deuxième consonne ou la sonorité des deux consonnes sont les mêmes.

Exemples :
bɑrlɑ montagne
mesfe temps froid
berjeŋ âne
ɗɑmɓɑzl citrouille
mɑhkɑɗ trois
kuzlɑktɑɗɑk sangsue

On écrit « ə » entre deux consonnes si une consonne est suivie par une consonne qui est plus
sonore.

Exemples :
mɑndəvɑn lièvre (et non pas mɑndvɑn)
gɑŋgəlɑŋ mante religieuse (et non pas gɑŋglɑŋ)
gɑgəmɑy coton (et non pas gɑgmɑy)
cecəwer filtre (et non pas cecwer)
tɑtəɗɑm vent (et non pas tɑtɗɑm)

Lorsqu’il y a trois consonnes au milieu d’un mot, il faut écrire au moins un « ə » entre deux des
consonnes en suivant les règles ci-dessus.

Exemples :
dɑmtəkwɑl pilon (et non pas dɑmtkwɑl)
gɑrkəsɑŋ tique (et non pas gɑrksɑŋ)
mɑgulvɑŋ bouille fait de haricot (et non pas mɑgwlvɑŋ)

Dans les mots où une syllabe ou le mot entier est redoublé on n’écrit pas « ə ».

Exemples :
meveɗveɗeŋ tortue (aquatique) (et non pas meveɗəveɗeŋ)
gwɑygwɑyɑ fête (et non pas gwɑyəgwɑyɑ)
dɑbdɑbɑ bouchon (et non pas dɑbədɑbɑ)
werwer bonne santé (et non pas werəwer)
gɑzgɑz crinière (et non pas gɑzəgɑz)
buɗɑkwbuɗɑkw calao (et non pas buɗɑkwəbudɑkw)

00
2.4.4 Les consonnes doublées (géminées)
On écrit les consonnes doublées en buwal s’il s’agit d’une coda d’une syllabe suivie par le début
de la syllabe suivante. Cela pourrait arriver lorsqu’un suffixe qui commence avec une consonne
s’attache à la racine d’un verbe.

Exemples :
slɑh-hɑ  slɑhhɑ vient de déchirer
jeɓ-ɓɑ  jeɓɓɑ emmène pour soi

Jusqu’à présent, on n’a trouvé qu’un mot qui contient une consonne allongée. Il s’agit d’un
idéophone ou adverbe de manière qui veut dire regarder fixement. Dans ce cas, on écrit la
consonne deux fois.

mbezlzle manière de regarder fixement

Lorsque le suffixe /-ɑ/ s’ajoute à certains mots qui se terminent avec /ɗ/ on entend parfois [ɗː]
mais il s’agit simplement d’un phénomène phonétique. On écrit alors un seul « ɗ ».

Exemple :
zɑɗ un peu loin
zɑɗɑ un peu plus loin (et non pas zɑɗɗɑ)

2.4.5 Les voyelles doublées


Jusqu’à présent, on n’a trouvé que deux mots en buwal qui contiennent des voyelles allongées.
On ne les a pas donc inclues dans l’alphabet buwal. Dans ces mots on va écrire les voyelles
doublées.

Exemples :
keevek espèce d’oiseau
gwɑɑzlɑm trou dans un arbre

3. Les tons
On a identifié trois tons de surface en buwal : haut, moyen et bas. Les trois niveaux tonals
s’appliquent aux noms tandis que seulement deux niveaux tonals, moyen et bas, s’appliquent
aux radicaux verbaux.

3.1 Les oppositions de tons lexicaux marqués par des signes diacritiques

Au niveau où on est parvenu, on a découvert plusieurs paires minimales de tons pour des mots
qui opposent les tons moyen et bas, les tons haut et moyen et les tons haut et bas. Cependant, les
paires minimales sont rares. En plus il s’agit souvent des mots qui appartiennent aux classes
grammaticales différentes. Autrement la signification pourrait être déterminée pas le contexte.
On propose alors une orthographe dans laquelle le ton lexical n’est pas indiqué.

01
Exemples :
dɑ prépare (la nourriture) (ton bas)
dɑ apporter (ton moyen)

vɑn famille (ton bas)


vɑn pluie (ton moyen)

tɑr faire le travail en groupe (ton bas)


tɑr définitivement (ton haut)

3.2 Les significations grammaticales marquées par des signes diacritiques

A ce niveau de recherche, on a trouvé un endroit ou il faut marquer un ton grammatical dans la


langue buwal. Les préfixes verbaux qui indiquent les aspects imperfectif et parfait se
différencient seulement par le ton. Le premier porte le ton moyen et le dernier le ton haut. On va
les différencier dans l’orthographe alors en écrivant un accent aigue sur le préfixe indiquant
l’aspect parfait.

Exemple :
sɑ kɑwɑn Je suis en train de dormir.
1SS IMPF-dormir

sɑ kɑ́wɑn J’ai dormi.


1sS PF-dormir

4. Les règles pour les mots composés

4.1 Harmonisation des voyelles

La langue buwal connaît l’harmonisation des voyelles en sorte que toutes les voyelles dans un
mot simple (à l’exception de « ə » et « u ») sont soit « e », soit « ɑ ».

Exemples :
kɑrkɑyɑh coquille
pepezleŋ écaille

Lorsque les affixes s’ajoutent aux mots simples, souvent les voyelles changent pour garder
l’harmonisation. Il y a plusieurs situations où cela s’effectue. Par exemple quand certains
préfixes s’attachent à un radical du verbe qui contient « e » la voyelle changera de « ɑ » en « e ».

02
Exemples :
Verbe kɑ- kɑ- nɑ- lɑ- mɑ-
IMPF PF FUT NOM NOM
lɑm ɑ kɑlɑm ɑ kɑ́lɑm ɑ nɑlɑm ɑ nɑlɑm mɑlɑm
construire il est en train il a construit il construira construction constructeur
de construire
ber ɑ keber ɑ kéber ɑ neber leber meber
vendre il est en train il a vendu il vendra vente vendeur
de vendre

Table III: L’harmonisation des voyelles des préfixes verbaux.

Lorsque certains suffixes qui contiennent « e » s’attachent à un radical d’un verbe, tous les « ɑ »
dans le verbe y compris les préfixes seront changé en « e ».

Exemples :
Verbe -ekey -ene -etene -eye
1sCOD/COI 3sCOI 3pCOI PART
lɑm ɑ kelemekey ɑ kélemene ɑ nelemetene kélemeye
construire il est en train de il lui a vendu il leur construira construit
me construire

Table IV: L’harmonisation des voyelles des suffixes verbaux.

Le nominalisateur « mɑ- » peut s’attacher aux adjectifs ainsi qu’aux verbes. Si l’adjectif contient
« e » le « ɑ » du préfixe sera changé en « e ».

Exemples :
dɑkənɑk noir mɑdɑkənɑk ce qui est noir
pepeɗek blanc mepepeɗek ce qui est blanc

Normalement l’harmonisation des voyelles s’étend de la droite vers la gauche. Donc,


habituellement si le radical d’un verbe contient « e » les voyelles du suffixe ne sont pas
changées.

Exemple :
ɑ keberɑtɑ Il les vend.
3SS IMPF-vendre-3pCOD

Cependant, il y a une exception de la règle ci-dessus. Lorsque le suffixe qui indique le


complément d’objet direct de la troisième personne au singulier « -ɑw » s’attache à un verbe qui
contient « e » la voyelle du suffixe change de « ɑ » en « e ».

Exemples :
Əy mpɑsɑw Ils l’enterrent.
Hwɑ njehew Tu le frottes.

03
4.2 Autres changements

Normalement quand deux voyelles viennent ensemble dans les mots composés, l’une s’élide.

Exemples :
sɑ dɑ-ene → sɑ dene je prépare (la nourriture) pour lui (et non pas sɑ dɑene)
sɑ sɑ-ɑtɑ → sɑ sɑtɑ je les bois (et non pas sɑ sɑɑtɑ)
sɑ kɑ-ulɑk → sɑ kulɑk je suis en train de penser (et non pas kɑulɑk)

Lorsqu’un suffixe s’attache à un verbe, la voyelle du radical se prononce parfois [ə] (ou [ʊ] dans
un environnent de labialisation). Cela se passe le plus souvent quand le radical du verbe se
termine avec une consonne sonore. Comme la prononciation dépend souvent du locuteur, on
entend des variations. Pour cette raison, et pour simplifier l’orthographe, on a décidé alors de
garder la forme du radical verbal.

Exemples :
gɑy gâter gɑyzɑ! Gâte ça ! (et non pas gəyzɑ)
ɗɑw aimer ɗɑwzɑ! Aime ça ! (et non pas ɗuwzɑ)
sɑr regarder sɑrzɑ! Regarde ça ! (et non pas sərzɑ)
mbɑl tenir mbɑlɑw! Tiens-le ! (et non pas mbəlɑw)
zɑm manger zɑmɑw! Mange-le ! (et non pas zəmɑw)

5. La forme écrite des mots dans une phrase


Un mot parfois change sa prononciation lorsqu’il se trouve au milieu d’une phrase.
Normalement on l’écrit tel qu’il se prononce avant une pause.

Par exemple, en buwal dans une phrase lorsqu’un mot qui se termine avec une voyelle est suivi
par un autre qui commence avec une voyelle, la deuxième voyelle disparaît dans la
prononciation. Cependant, il est important dans la lecture de garder la forme écrite d’un mot. On
va écrire alors les deux voyelles même si on n’entend qu’une seule.

Exemples :
Nene njɑ ɑ Buwɑl. Nous habitons à Buwal. (et non pas Nene njɑ Buwɑl.)

Udɑ ɑkwɑw. Il n’y a pas de boule. (et non pas Ud ɑkwɑw.)

Meɗeɗe ɑntɑ, ɑ nɑh. Son bout, il chute. (et non pas Meɗeɗe ntɑ.)

Les mots qui se terminent avec « ɑy » ou « ey » souvent se prononcent [ɛ] ou [i] quand ils sont
suivis par un mot qui commence avec une consonne au milieu d’une phrase. Néanmoins, on
garde la forme écrite du mot qui représente la prononciation avant une pause.

Exemples :
Bɑy gɑzlɑvɑy. Dieu (lit. chef du ciel). (et non pas Be gɑzlɑvɑy.)
Mɑvɑy vemey? Pourquoi ? (et non pas Mɑve vemey?)

04
Lorsque les mots qui se terminent avec le suffixe « -əye » (qui indique le pluriel) se trouvent au
milieu d’une phrase le [ɛ] final n’est pas prononcé. Cependant, on garde le « e » à la forme
écrite.

Exemples :
Hejəye əy kɑndɑhɑ. Les gens sont en train de venir.
(et non pas Hejəy əy kɑndɑhɑ.)
Uzəye əy kɑhɑn. Les enfants sont en train de pleurer.
(et non pas Uzəye əy kɑhɑn.)

Le mot mbɑw (enfant) lorsque il se trouve au milieu d’une phrase, perd le /w/ et est prononcé
[mbɑ]. Le fait que les autres mots qui ne se terminent pas avec /w/ n’agissent pas de la même
façon montre que ce mot est exceptionnel dans son comportement phonologique. On a décidé,
alors, de l’écrire « mbɑ » au milieu d’une phrase et « mbɑw » avant une pause.

Exemples :
Mbɑ ɑ kɑdɑdərɑkw lɑndɑ. L’enfant apprend à marcher.
(et non pas Mbɑw kɑ dɑdrɑkw lɑndɑ.)
Arɑ mbɑw. C’est un enfant.
(et non pas Arɑ mbɑ.)

6. La division des mots

6.1 Les mots composés

Toutes les affixes et les extensions verbales sauf le marqueur du sujet et l’infinitif sont attachés
au radical du verbe. Cela comprend les marqueurs d’aspect, modalité, direction, benefactif,
transitivité et les compléments d’objet direct et indirect.

Exemples :
sɑ kɑ-sɑn → sɑ kɑsɑn Je suis en train de connaître.
hwɑ kɑ́-sɑn → hwɑ kɑ́sɑn Tu as connu.
ɑ nɑ-ndɑ → ɑ nɑndɑ Il ira.
sɑ kɑ-nɑ-ndɑ-hɑ → sɑ kɑnɑndɑhɑ Je suis sur le point de venir.
əy mɑ-ndɑ-hɑ → əy mɑndɑhɑ Qu’ils viennent.
ŋtɑ-ɓɑ → ŋtɑɓɑ Prends pour soi!
nene zɑm-ɑw → nene zɑmɑw Nous le mange.
sɑ meɗ-zɑ-ɑtɑ → sɑ meɗzɑtɑ J’avale ceux-là.
hune vɑl-zɑ-etene-ɑtɑ → hune velzetenetɑ Vous leur donnez ceux-là.
kɑ́-kɑf-eye → kékefeye Il est soulevé.

D’autres extensions verbales qui s’attachent au verbe sont les préfixes qui indiquent la
nominalisation « lɑ-» et « mɑ-».

05
Exemples :
reh guérit lɑ-reh → lereh guérison
rɑ creuse mɑ-rɑ → mɑrɑ celui qui creuse

L’infinitif est indiqué par la préposition « ŋ » dans avant le radical du verbe. On a décidé alors
d’écrire ce marqueur à part même si on ne l’entend pas lorsque la racine du verbe suivant
commence avec une nasale.

Exemples :
lɑwɑɗ joue ŋ lɑwɑɗ jouer (et non pas ŋlɑwɑɗ)
ŋgwɑv souffre ŋ ŋgwɑv souffrir (et non pas ŋŋgwɑv)
msɑr grille ŋ msɑr griller (et non pas ŋmsɑr)
ŋcɑ mordre ŋ ŋcɑ mordre (et non pas ŋŋcɑ)

La particule « mɑ » parfois s’attache, parfois ne s’attache pas au mot suivant. Il s’attache s’il
s’agit d’une nominalisation verbale ou un adjectif.

Exemples :
lɑm construire mɑlɑm constructeur (et non pas mɑ lɑm)
dɑkənɑk noir mɑdɑkənɑk qui est noir (et non pas mɑ dɑkənɑk)
lɑm construire mɑlɑmɑlɑm qui est construit (et non pas mɑ lɑm ɑ lɑm)

Cependant, lorsque cette particule introduit un syntagme relatif ou une proposition de


complément il ne s’attache pas au mot suivant.

Exemples :
səkɑn mɑ ɑtɑ zɑm quelque chose à manger (et non pas skɑn mɑtɑ zɑm)
ɑrɑ hwɑ mɑ kɑdɑ udɑ c’est toi qui prépare le repas (et non pas ɑrɑ hwɑ mɑkɑdɑ
udɑ)

Mbɑ ɑ kɑhɑn mɑ mɑmɑm ɑ ndɑ ɗɑ yɑm L’enfant pleure lorsque sa mère va


puiser de l’eau.
(et non pas Mbɑ ɑ kɑhɑn mɑmɑmɑm ɑ ndɑ ɗɑ yɑm)

Il y a très peu d’affixes qui s’attachent aux noms. Le marqueur du pluriel « ege » se trouve vers
la fin d’un syntagme nominal et n’est pas donc rattaché au nom.

Exemples :
gɑldɑm cochon gɑldɑm ege cochons (et non pas gɑldɑmege)
gɑmzlɑ étoile gɑmzlɑ ege étoiles (et non pas gɑmzlege)

Néanmoins, le marqueur du pluriel, « -əye » s’attache à un groupe fixe de noms animés.

Exemples :
ŋhwɑ chèvre ŋhwəye chèvres (et non pas ŋhwɑ əye)
gɑmtɑk poule gemtəye poules (et non pas gɑmtɑk
əye)
wɑlɑ femme weləye femmes (et non pas wɑlɑ əye)

06
Le mot « ɑntɑ » n’est rattaché ni à un verbe ni à un nom.

Exemples :
Kɑ́ŋgɑ ɑntɑ. Il s’est cassé. (et non pas Kɑ́ŋgɑntɑ.)
dəres argile dəres ɑntɑ l’argile (et non pas dəresɑntɑ)
lɑ endroit lɑ ɑntɑ l’endroit (et non pas lɑntɑ)

6.2 Les mots redoublés

Si un mot est redoublé complètement et on ne peut pas dire le mot seul, on l’écrit rattaché sans
trait d’union.

Exemples :
ɓɑrɓɑr force (et non pas ɓɑr ɓɑr ou ɓɑr-ɓɑr)
ghwɑrlɑghwɑrlɑ l’escargot (et non pas ghwɑrlɑ ghwɑrlɑ ou ghwɑrlɑ-ghwɑrlɑ)
buɗɑkwbuɗɑkw calao (et non pas buɗɑkw buɗɑkw ou buɗɑkw-buɗɑkw)

Néanmoins, s’il est une question de répétition et le mot peut se prononcer seul, on écrit les deux
mots à part. Par exemple, souvent les adverbes sont formés en répétant un adjectif.

Exemples :
kɑdɑk bon kɑdɑk kɑdɑk bien
(et non pas kɑdɑkkɑdɑk ou kɑdɑk-kɑdɑk)
pɑrpɑr différent pɑrpɑr pɑrpɑr différemment
(et non pas pɑrpɑrpɑrpɑr ou pɑrpɑr-pɑrpɑr)

6.3 Les mots combinés

Parfois deux mots peuvent être combinés pour devenir un mot qui désigne un seul concept. Dans
ce cas on écrit les deux (ou plus) mots ensemble.

Exemples :
mɑn mère hɑyɑk terre mɑnhɑyɑk monde
ndərey mil ŋgwɑyɑŋ (un nom) ndəreyŋgwɑyɑŋ maïs
meɗ avaler zezekw serpent memeɗzezekw héron

7. La ponctuation et les majuscules


Les signes de ponctuation et les règles qui régissent la langue buwal sont les mêmes que celles
du français. Les signes de ponctuation utilisés en langue buwal sont donc les suivants :
1) Le point (.)
2) Le point d’interrogation (?)
3) Le point d’exclamation (!)
4) La virgule (,)
5) Les deux points (:)
6) Le point virgule (;)
7) Les guillemets (« ... ») et (‘…’)

07
7.1 Le point

Le point (.) en buwal marque la fin d’une phrase déclarative.

Lɑnɑ ɑ ndɑ ɑ dɑmɑw-


Maman 3sS va à brousse
Ma mère va en brousse.

7.2 Le point d’interrogation

Le point d’interrogation (?) marque la fin d’une phrase interrogative.

Hwɑ kɑsəkɑm vemey ?


2sS IMPF-achète quoi
Qu’est-ce tu es en train d’acheter ?

7.3 Le point d’exclamation

On utilise le point d’exclamation à la fin d’une injonction ou à la suite de mots ou de phrases


exclamatives. Il sert à exprimer les interjections, les surprises et les ordres stricts et les ordres
simples comme ci-après.

Ndɑ ɑ wɑtɑ !
va à maison
Va à la maison !

Hwɑ ɗɑw ŋ lɑ ende kwɑw !


2sS veux INF fait comme ça NEG
Il ne faut pas que tu fasses cela !

7.4 La virgule

Les virgules servent à séparer les propositions ou des mots parallèles dans une proposition,
comme dans les exemples ci-après :

Hwɑ ndɑ ɑ lumɑ, dɑmɑw vɑw ?


2sS va à marché brousse INT
Est-ce que tu vas au marché ou en brousse ?

Heje kɑɗɑs ndərey, ndəreyŋgwɑyɑŋ, gɑgəmɑy ey ŋgəzleŋ.


1INCL.S IMPF-cultive mil, maïs, coton et arachide
On cultive le mil, le mais, le coton et les arachides.

08
7.5 Les guillemets

On place les guillemets (« … ») au début et à la fin d’un discours direct, tel que dans les
exemples ci-après :

A ŋgɑyɑ : « Hwɑ ndɑ ɑ vɑy ? »


3sS dit 2sS va à où
‘Il dit : « Où vas-tu ? »’

Note : En français et en buwal, on place toujours les autres signes de ponctuations avant les
guillemets fermants lorsqu’ils sont proches.

7.6 Les majuscules

On utilise les majuscules au début des phrases, pour indiquer les noms propres, après les deux
points dans une citation et après les points d’interrogation ou d’exclamation lorsqu’ils marquent
la fin d’une phrase.

Premier mot d’une phrase :

Əy kɑɗɑs ɑ dɑmɑw pes pes.


3pS IMPF-cultive à brousse jour jour
Ils cultivent en brousse toute la journée.

Les noms propres :

Deley kɑ́yɑ Kəyzɑŋ, Zərɑy, Kwɑnɑy ey Mɑsɑmbɑr.


Deli PF-appelle Kizang, Zrai, Konai et Masambar.
Deli a appelé Kizang, Zrai, Konai et Masambar.

Après le point d’interrogation :

Hwɑ ndɑ ɑ vɑy ? Sɑ kɑɗɑw ŋ zlɑpɑhwɑw.


2sS va à où 1sS IMPF-veut INF parle-2sCOI
Où vas-tu ? Je veux te parler.

8. Le besoin d’une vérification ultérieure de l’orthographe


Il faut que toute nouvelle orthographe soit utilisée pendant un certain temps pour faire ressortir
d’éventuels problèmes. Nous souhaitons que ce précis d’orthographe constitue une étape
décisive dans le processus d’alphabétisation des populations.

1/
9. Références
Brye, E. 2000 ‘Intelligibility Testing and Lexicostatistics of Buwal and Gavar.’ SIL Cameroon,
Yaoundé.

Dieu, M & D. Barreteau 2000 ‘Atlas de la Province Extrême Nord Cameroun’ MINREST,
Editions de l’IRD: Paris.

Dieu, M & P. Renaud 1983 ‘Atlas linguistique de l’Afrique Centrale: Inventaire préliminaire –
Le Cameroun.’ DGRST, Yaoundé.

Gordon, R. G. (ed.) 2005 ‘Ethnologue-Languages of the world.’ 15th ed, SIL International:
Dallas.

Noukeu, S. 2004 ‘Etude phonologique du Gavar : Mémoire présenté en vue de l’obtention du


Diplôme de Maîtrise en Linguistique Générale’ Université de Yaoundé I :FALSH,
Yaoundé.

Seguin, L. M. 1992 ‘A Sociolinguistic Survey of Buwal (Gadala): Rapid Apraisal’ SIL


Cameroon, Yaoundé.

Tadadjeu, Maurice et Sadembouo, Etienne (réds.). 1979. Alphabet Général des Langues
Camerounaises. PROPELCA 1. Yaoundé : Université de Yaoundé.

10
Annexes

A. Texte illustratif

Lɑbɑrɑ mɑlɑ ɗelek

A nunɑntɑ mgbɑ bɑrlɑ ɑmɑ Welɓe, ɗelek kɑ́dɑvhɑ, kɑ́gɑl ɑntɑ jem ɑ ndɑ mgbɑ
gɑlzɑvɑy. A təwse, hejəye əy ketev tɑ ɑtɑ ɗelek wese ŋ ndɑ mgbɑ ɑrɑ gɑzlɑvɑy.
Wɑlɑ msərɑ mende ɑkɑ kulɑ ŋ tev kwɑw. Ambɑ ɑ ɗɑwzɑtɑ hejəye, ɑ zlepetene, ɑ
ŋgɑyɑ : « Hune lɑmzɑ kɑ ɑrɑ yɑm mɑy ? » Hejəye əy kɑɗɑw ŋ lɑmzɑ ɑrɑ kəɗɑ
mgbɑ səkwɑw.
Hejəye əy ketev, əy ketev, əy ketev, əy ɗɑk, əy kɑ́ndɑ tɑtɑ gədɑk.
Wɑlɑ msərɑ wese, ɑ sɑr ɑzɑ cɑ mbəy teŋguleŋ ɑntɑ. Mbe mɑ menhɑ ɑtɑ hɑyɑk.
A ulɑkzɑ mɑ mbe teŋguleŋ ɑntɑ ɑtɑ hɑyɑk, kpɑŋ, ɑ dɑɓɑ jene ɑntɑ.
Kɑ ɑ njɑ kɑ, ɑ bɑl ɗelek wese. A kɑbɑlɑw, ɑ kɑbɑlɑw, ɑ kɑbɑlɑw, ɑ kɑbɑlɑw. Nɑh
ɑ nɑhzɑ ɗelek wese ɑzɑ. Meɗeɗe ɑntɑ, ɑ nɑh, zlɑɓɑ hejəye ɑ heɗe, ɑ mɑɗ ŋ
Gwɑlvɑŋw.
Mɑvɑy ɑntɑ buwɑl ege, mɑdɑ əy kɑjɑ gwɑygwɑyɑ Welmbegem, əy kɑɗɑf mɑ, əy
kɑzlɑp : « A gwɑrɑy! A gwɑrɑy! A gwɑrɑy! Mɑndɑ Gwɑlvɑŋw. » Mɑvɑy mɑ
meɗeɗe ɗelek wese ɑ mɑɗ eŋge ɑ Gwɑlvɑŋw.

L’histoire de la vigne

Autrefois, en haut sur la montagne prés de « Welbe », une vigne est apparue. Elle a grandi et
devenue très grande. En ce moment-là, les gens utilisaient cette vigne pour grimper très haut et
aller jusqu’au ciel.

Il y avait une vieille femme qui ne pouvait pas grimper cet arbre. Elle a demandé aux jeunes
gens, en disant : «Est-ce que vous pourriez m’aider en allant là-haut ? » Les gens qui étaient en
haut ne voulaient pas l’aider.

Le gens grimpaient, grimpaient, grimpaient. Ils sont partis, ils sont allés loin. La vieille femme
voit qu’elle est toute seule. C’est elle seule qui restait sur la terre. Elle pensait qu’elle était seule
sur la terre. Elle a apporté alors sa hache.

Là, elle restait là. Elle coupait cette vigne-là. Elle la coupait, elle la coupait, elle la coupait, elle
la coupait jusqu’à ce qu’elle était tombée. La cime de l’arbre est tombée avec les gens dessus et
les gens sont tombés en Golvong.

Pour cette raison, le peuple Buwal, lorsqu’ ils sont en train de célébrer la fête de Welbegem, ils
crient en disant : «À goray ! À goray ! À goray ! Qu’il parte à Golvong ! » Parce que le bout de
cette vigne-là a fini là à Golvong.

11
Annexe B. Rapport de l’enquête sur l’orthographe

B1 Le contexte
En août, septembre et octobre de 2007 une enquête sur l’orthographe à été menée parmi les
locuteurs de la langue Buwal. Il y avait plusieurs personnes impliqués dans ce travail, y
compris : les VILJOEN, Michael et Mélanie (membres de la SIL), ZRAI Jean Paul à Yaoundé,
KONAI Pascal de Hodango, KOYANG Ernest et DELI Benjamin de Gadala Centre est
MBOUVAI François de Magawai. Pendant l’enquête, on a demandé aux concernés de choisir la
meilleure façon d’écrire soixante mots différents. Ces mots ont été choisis pour nous aider à
répondre aux plusieurs questions sur l’orthographe, surtout au niveau des voyelles. Voici la liste
de ces questions :

B1.1 Les voyelles


(a) « ə » ou « i » avant « y » (questions 1 à 3)
(b) « ə » ou « u » avant « w » (questions 4 à 7)
(c) « ə » ou « u » après « w » (questions 8 à 10)
(d) « ə », « i » ou « ʉ » avant « w » (questions 11 à 14)
(e) « ə », ou « u » avant Cw (questions 15 à 17)
(Cw = gw, kw, hw, ghw ou ŋgw.)
(f) « ə » ou « u » après Cw (questions 18 à 20)
(g) « ɑ » ou « o » avant « w » (questions 21 à 23)
(h) « ɑ » ou « o » après « w » (question 24)
(i) « ɑ » ou « o » avant Cw (questions 25 à 27)
(j) « ɑ » ou « o » après Cw (questions 28 à 30)
(k) « e » ou « œ » avant Cw (questions 31 à 33)
(l) « e » ou « œ » après Cw (questions 34 à 36)

B1.2 Où écrit-on ə?
Au début d’un mot:

(a) Entre une consonne et « r ». (questions 37 à 39)


(b) Entre une consonne et « l ». (questions 40 à 42)
(c) Entre « s » et « f ». (question 43)
(d) Entre « s » et « k ». (questions 44 à 45)
(e) Entre « s » et « p ». (question 46)

Au milieu d’un mot:

(a) Entre une consonne et « r ». (question 49)


(b) Entre « r » et une consonne. (questions 50 à 52)
(c) Entre une consonne et « l ». (questions 53 à 55)
(d) Entre « s » et « f ». (question 56)
(e) Entre « k » et « n ». (question 57)

B1.3 Les consonnes


(a) « ŋ » ou « n » avant « t ». (questions 58 à 60)

12
B1.4 Les exemples
Voici les exemples qu’on a utilisés pendant l’enquête :

1.
A vəyɑ
B viyɑ
Exemple:
Heje kɑɗɑs ɑ vəyɑ. Nous sommes en train de cultiver en saison pluvieuse.
Heje kɑɗɑs ɑ viyɑ.

2.
A ŋgəye
B ŋgiye
Example:
A kɑtɑl ŋgəye. Elle est en train de bouillir la bouille.
A kɑtɑl ŋgiye.

3.
A vedəye
B vediye
Exemple:
Hejəye vedəye əy ɗɑs ndrey. Certains gens cultivent le mil.
Hejiye vediye iy ɗɑs ndrey.

4.
A təwɑɗ
B tuwɑɗ
Exemple:
Yɑm təwɑɗ ŋ zlɑzlɑr. L’eau est finie dans la rivière.
Yɑm tuwɑɗ ŋ zlɑzlɑr.

5.
A sɑmbəwɑ
B sɑmbuwɑ
Exemple:
Rurɑɓ ɑ sɑmbəwɑ nɑkɑ. Il y a la chaleur sous mon aisselle.
Rurɑɓ ɑ sɑmbuwɑ nɑkɑ.

6.
A hɑləwlɑ
B hɑluwlɑ
C hɑlulɑ
Exemple:
Heje kɑkɑr hɑləwlɑ. Nous sommes en train d’ériger un mur.
Heje kɑkɑr hɑluwlɑ.
Heje kɑkɑr hɑlulɑ.

13
7.
A məwsɑ
B muwsɑ
C musɑ
Exemple:
Mɑmɑn ɑ veletene kɑn ɑ məwsɑ ege. Leur maman donne quelque chose aux jumeaux.
Mɑmɑn ɑ veletene kɑn ɑ muwsɑ ege.
Mɑmɑn ɑ veletene kɑn ɑ musɑ ege.

8.
A wədɑ
B wudɑ
C udɑ
Exemple:
Heje kɑzɑm wədɑ. Nous mangeons le repas.
Heje kɑzɑm wudɑ.
Heje kɑzɑm udɑ.

9.
A wəjek
B wujek
C ujek
Exemple:
Sɑ kɑlɑm wəjek. Je suis en train de construire une case.
Sɑ kɑlɑm wujek.
Sɑ kɑlɑm ujek.

10.
A wənɑf
B wunɑf
C unɑf
Exemple:
Wənɑf ɑntɑ ɑ kember. Son cœur bat.
Wunɑf ɑntɑ ɑ kember.
Unɑf ɑntɑ ɑ kember.

11.
A ləwec
B liwec
C lʉwec
Exemple:
Wɑlɑ ɑ kɑlɑm ləwec. La femme est en train de construire un foyer.
Wɑlɑ ɑ kɑlɑm liwec.
Wɑlɑ ɑ kɑlɑm lʉwec.

12.
A jejəweɗ
B jejiweɗ
C jejʉweɗ
Exemple:
Jejəweɗ ɑ kember. La mouche est en train de voler.
Jejiweɗ ɑ kember.
Jejʉweɗ ɑ kember.

14
13.
A metəwle
B metiwle
C metʉle
Exemple:
Ɗɑlɑ ɑ kɑlɑ metəwle. Quelqu’un est en train de faire des mensonges.
Ɗɑlɑ ɑ kɑlɑ metiwle.
Ɗɑlɑ ɑ kɑlɑ metʉle.

14.
A ɑdəwze
B ɑdiwze
C ɑdʉze
Exemple:
Ndɑ kəɗɑ ɑdəwze! Vas en arrière!
Ndɑ kəɗɑ ɑdiwze!
Ndɑ kəɗɑ ɑdʉze!

15.
A dəgwɑzl
B dugwɑzl
Exemple:
Dəgwɑzl kɑ́ŋgɑ ɑntɑ. La casserole est cassée.
Dugwɑzl kɑ́ŋgɑ ɑntɑ.

16.
A ɓəghwɑm
B ɓughwɑm

Exemple:
Arɑ ɓəhwɑm ɑntɑ mɑ hɑf. C’est sa joue qui gonfle.
Arɑ ɓuhwɑm ɑntɑ mɑ hɑf.

17.
A bəkwlɑ
B bukwlɑ
C buklɑ
Exemple:
Bəkwlɑ kɑ́slɑh ɑntɑ. La peau est déchirée.
Bukwlɑ kɑ́slɑh ɑntɑ.
Buklɑ kɑ́slɑh ɑntɑ.

18.
A kwəsɑm
B kusɑm
Exemple:
Mbəlɑh kéjeke ɑzɑ ɑtɑ kwəsɑm. La plaie m’a dérangé sur mon corps.
Mbəlɑh kéjeke ɑzɑ ɑtɑ kusɑm.

15
19.
A hwəzɑm
B huzɑm
Exemple:
Hwəzɑm ɑ kɑnjɑ ɑ bɑrlɑ. Le crocodile est en train d’habiter sur la montagne.
Huzɑm ɑ kɑnjɑ ɑ bɑrlɑ.

20.
A tetekwəles
B tetekules
Exemple:
Tetekwəles ɑrɑ vəgem dɑmɑw. La perdrix est un oiseau de la brousse.
Tetekules ɑrɑ vəgem dɑmɑw.

21.
A dɑmɑw
B dɑmow
C dɑmo
Exemple:
Heje kɑɗɑs ɑ dɑmɑw. Nous sommes en train de cultiver en brousse.
Heje kɑɗɑs ɑ dɑmow.
Heje kɑɗɑs ɑ dɑmo.

22.
A ɗɑw
B ɗow
C ɗo
Exemple:
A kɑɗɑw skɑn mɑtɑntɑn. Il veut quelque chose de bien.
A kɑɗow skɑn mɑtɑntɑn.
A kɑɗo skɑn mɑtɑntɑn.

23.
A mɑvɑw
B mɑvow
C mɑvo
Exemple:
Mɑnɑ ɑ kɑdɑ mɑvɑw. Ma mère est en train de préparer la bière.
Mɑnɑ ɑ kɑdɑ mɑvow.
Mɑnɑ ɑ kɑdɑ mɑvo.

24.
A wɑlwɑl
B Wolwɑl
Exemple:
Wɑlwɑl ɑ kɑnjɑɗ. La torche s’enroule.
Wolwɑl ɑ kɑnjɑɗ.

16
25.
A dɑdrɑkw
B dɑdrokw
C dɑdrok

Exemple:
Mbɑw ɑ kɑdɑdrɑkw lɑndɑ. L’enfant est en train d’apprendre à marcher.
Mbɑw ɑ kɑdɑdrokw lɑndɑ.
Mbɑw ɑ kɑdɑdrok lɑndɑ.

26.
A dɑrlɑŋw
B dɑrloŋw
C dɑrloŋ

Exemple:
Dɑrlɑŋw ɑ kehey. Le jeune est en train de courir.
Dɑrloŋw ɑ kehey.
Dɑrloŋ ɑ kehey.

27.
A jɑhw
B johw
C joh
Exemple:
Heje jɑhw ndrey. Nous pilons le mil.
Heje johw ndrey.
Heje joh ndrey.

28.
A kwɑslɑkwɑr
B koslɑkwɑr

Exemple:
Kwɑslɑkwɑr tekeɗ kɑ́ŋgɑ ɑntɑ. La partie usée de la calebasse est cassée.
Koslɑkwɑr tekeɗ kɑ́ŋgɑ ɑntɑ.

29.
A ghwɑl
B ghol
Exemple:
Sɑ ghwɑlzene mɑ wende ɑkɑ. Il y a un problème que je lui explique.
Sɑ gholzene mɑ wende ɑkɑ.

30.
A fɑgwɑlɑkw
B fogolok
Exemple:
Fɑgwɑlɑkw kɑ́mbɑl ɗɑlɑ ɑzɑ. La lèpre avait contaminée quelqu’un.
Fogolok kɑ́mbɑl ɗɑlɑ ɑzɑ.

17
31.
A Fefekw
B Fefœkw
C Fefœk
Exemple:
Fefekw kɑ́gɑr ɑntɑ ɑtɑ lɑɗɑs. Siffler anime en cultivant.
Fefœkw kɑ́gɑr ɑntɑ ɑtɑ lɑɗɑs.
Fefœk kɑ́gɑr ɑntɑ ɑtɑ lɑɗɑs.

32.
A melekwɗe
B melœkwɗe
C melœkɗe
Exemple:
Melekwɗe bezle ŋhwiye. Le bousier est dans l’enclos des chèvres.
Melœkwɗe bezle ŋhwiye.
Melœkɗe bezle ŋhwiye.

33.
A Tebekw
B Tebœkw
C Tebœk
Exemple:
Tebekw ɑrɑ skɑn mɑ kember. La chauve-souris est un animal qui vole.
Tebœkw ɑrɑ skɑn mɑ kember.
Tebœk ɑrɑ skɑn mɑ kember.

34.
A meskweɗ
B meskœɗ
Exemple:
Meskweɗ ŋfɑ! Mouds la farine !
Meskœɗ ŋfɑ!

35.
A mekweɗkweɗe
B mekœɗkœɗe
Exemple:
Hɑldəmɑ ɑ kɑjɑ mekweɗkweɗe. La fille est en train de secouer le hochet.
Hɑldəmɑ ɑ kɑjɑ mekœɗkœɗe.

36.
A kweceɗ
B kœceɗ
Exemple:
Wɑlɑ ɑ kweceɗetene tepe ɑ gemtiye. La femme éparpille les termites pour les poules.
Wɑlɑ ɑ kœceɗetene tepe ɑ gemtiye.

37.
A prɑsl
B pərɑsl
Exemple :
Prɑsl gɑmtɑk ɑrɑ zərek. Arrache la poule de l’épervier !
Pərɑsl gɑmtɑk ɑrɑ zərek.

18
38.

A crɑɗ
B cərɑɗ
Exemple:
A kɑcrɑɗ fɑrɑm ŋhwɑ. Il est en train de tordre la corne de la chèvre.
A kɑcərɑɗ fɑrɑm ŋhwɑ.

39.
A Vre
B vəre
Exemple:
Sɑ cɑ rəgwɑc mevre. Je mets l’habit rouge.
Sɑ cɑ rəgwɑc mevəre.

40.
A plɑm
B pəlɑm
Exemple:
Mɑ tərgwɑ kɑ́plɑm ɑntɑ. Le couvercle du grenier s’est enlevé.
Mɑ tərgwɑ kɑ́pəlɑm ɑntɑ.

41.

A klɑŋ
B kəlɑŋ
Exemple:
A kɑgɑzl ndrey ŋ klɑŋ. Il est en train de battre le mil dans l’aire de battage.
A kɑgɑzl ndrey ŋ kəlɑŋ.

42.
A mblɑh
B mbəlɑh
Exemple:
Mblɑh kéleke ɑzɑ ŋ dɑwɑn. La plaie s’est fait sur mon dos.
Mbəlɑh kéleke ɑzɑ ŋ dɑwɑn.

43.
A sfɑn
B səfɑn
Exemple:
A kɑsfɑn. Il est en train de souffler.
A kɑsəfɑn.

44.
A skɑn
B Səkɑn
Exemple:
Skɑn nɑkɑ fətek. Ma chose est perdue.
Səkɑn nɑkɑ fətek.

2/
45.
A sken
B Səken
Exemple:
Mɑnɑ ɑ kesken ndrey. Maman est en train d’écraser le mil.
Mɑnɑ ɑ kesəken ndrey.

46.
A spek
B Səpek
Exemple:
A kɑnjɑ spek. Il est en train de mettre longtemps.
A kɑnjɑ səpek.

47.
A Zɑzrɑɗ
B zɑzərɑɗ
Exemple:
Zɑzrɑɗ ɑ kɑdɑɗ. Le ver est en train de s’étirer.
Zɑzərɑɗ ɑ kɑdɑɗ.

48.
A Slɑslrɑy
B slɑslərɑy

Exemple:
Slɑslrɑy ɑtɑ kefe ɑrɑ skɑn uziye. Glisser sur le rocher est la chose des enfants.
Slɑslərɑy ɑtɑ kefe ɑrɑ skɑn uziye.

49.
A Dɑdrɑs
B dɑdərɑs
Exemple:
Jene kɑ́dɑdrɑs ɑntɑ. La hache s’est émoussée.
Jene kɑ́dɑdərɑs ɑntɑ.

50.
A Mɑrpɑ
B Mɑrəpɑ
Exemple:
Sɑ kɑbɑɗ mɑrpɑ. Je suis en train de faire du baratin à une fiancée.
Sɑ kɑbɑɗ mɑrəpɑ.

51.
A kerŋgesl
B Kerəŋgesl
Exemple:
Həzɑ ɑ kɑɓɑm kerŋgesl. Le chien est en train de croquer l’os.
Həzɑ ɑ kɑɓɑm kerəŋgesl.

20
52.
A ndɑrghwɑz
B ndɑrəghwɑz
Exemple:
Ndɑrghwɑz ɑ kehey ŋ yɑm. Le poisson-chat est en train de nager dans l’eau.
Ndɑrəghwɑz ɑ kehey ŋ yɑm.

53.
A Zɑɓlɑ
B zɑɓəlɑ
Exemple:
Hwɑ grezeke zɑɓlɑ vɑw? Est-ce que tu me fais voir le spectre ?
Hwɑ grezeke zɑɓəlɑ vɑw?

54.
A gɑŋglɑŋ
B gɑŋgəlɑŋ
Exemple:
Mbɑw ɑ kɑmbɑl gɑŋglɑŋ. L’enfant est en train d’attraper la mante religieuse.
Mbɑw ɑ kɑmbɑl gɑŋgəlɑŋ.

55.
A mɑflɑflɑ
B mɑfəlɑfəlɑ
Exemple:
Mɑflɑflɑ kɑ́sɑ ɗɑlɑ. La tarentule a mordu quelqu’un.
Mɑfəlɑfəlɑ kɑ́sɑ ɗɑlɑ.

56.
A Mesfe
B mesəfe
Exemple:
Sɑ kepet skɑn ɑ mesfe. Je suis en train de faire la récolte en saison froide.
Sɑ kepet skɑn ɑ mesəfe.

57.
A dɑknɑk
B dɑkənɑk
Exemple:
Ŋhwɑ mɑdɑknɑk ɑ kɑndɑ ŋ lɑ. La chèvre noire est en train d’aller au champ.
Ŋhwɑ mɑdɑkənɑk ɑ kɑndɑ ŋ lɑ.

58.
A ŋtɑɗ
B ntɑɗ
Exemple:
Ŋkəlef ɑ kɑŋtɑɗ ŋ yɑm. Le poisson est en train de plonger dans l’eau.
Ŋkəlef ɑ kɑntɑɗ ŋ yɑm.

21
59.
A ŋteɓ
B nteɓ
Exemple:
Ɗɑlɑ kéŋteɓ dɑwɑn. Quelqu’un a courbé le dos.
Ɗɑlɑ kénteɓ dɑwɑn.

60.
A ŋtɑwɑn
B ntɑwɑn

Exemple:
Ŋtɑwɑn ɑrɑ mbɑw mpe mɑ ɑtɑ zɑm. « Ngtawan » est un fruit à manger.
Ntɑwɑn ɑrɑ mbɑw mpe mɑ ɑtɑ zɑm.

22
B2. Résumé des résultats

Nombre de personnes interrogées : 166

Nombre d’hommes : 145


Nombre de femmes : 21

Nombre qui lit le fulfulde : 140


Nombre qui lit le français : 92
Nombre non alphabétisé : 9

Nombre de l’âge moins de 25 ans : 55


Nombre de l’âge entre 25 et 45 ans : 94
Nombre de l’âge plus de 45 ans : 17

Noms des quartiers ou villages où l’enquête a été mené : Gadala Centre, Ouro Pisar, Mangari,
Magawai, Zived, Hodango, Ouro Joël, Koubadjé, Madjam, Bariki, Douétéré, Pomla, Zamay,
Yaoundé.

B2.1 Les voyelles

ə ou i ə ou u əw, uw ou u wə, wu ou u ə, i ou ʉ əw, iw ou ʉ ə ou u


avant y avant w avant C avant C avant w avant C avant
Cw
ə i ə u əw uw u wə wu U ə i ʉ əw iw ʉ ə u
1 58 42 39 61 28 26 46 23 20 47 60 24 16 55 25 20 39 61
2 63 37 40 60 29 31 40 30 21 49 46 33 21 46 28 26 33 67
3 48 52 31 18 51
Montant 56 44 39 61 29 28 43 28 23 49 53 29 18 51 26 23 36 64

əCw, uCw ou uC ə ou u ɑw, ow, ou o ɑ ou o ɑkw, okw ou ok ɑ ou o


après Cw après w après Cw
1 əCw uCw uC ə u ɑw ow o ɑ o ɑkw okw ok ɑ o
2 25 23 52 36 64 53 28 19 60 40 39 14 47 51 49
3 39 61 69 20 11 34 20 46 66 34
Montant 50 50 52 31 17 39 26 35 47 53
25 23 52 42 58 58 26 16 60 40 37 20 43 55 45

eCw, œCw ou œC e ou œ
après
Cw
1 eCw œCw œC e œ
2 52 20 28 46 54
3 58 16 26 60 40
Montant 46 17 37 63 37
52 18 30 56 44
Tableau BI : Résumé des résultats de l’enquête sur l’orthographe : les voyelles. (Tous les
chiffres se sont les pourcentages.)

23
B2.2 Où écrit-on ə ?

entre C et r entre C et l entre s et f entre s et k entre s et p


ə ə ə ə ə
1 79 21 70 30 70 30 72 28 54 46
2 72 28 74 26 66 34
3 72 28 73 27
Montant 74 26 72 28 70 30 69 31 54 46
Tableau BII : Résumé des résultats de l’enquête sur l’orthographe : ə entre deux consonnes au
début d’un mot.

entre C et r entre r et C entre C et l entre s et f entre k et n


ə ə ə ə ə
1 70 30 85 15 75 25 70 30 75 25
2 71 29 80 20 70 30
3 74 26 86 14 78 22
Montant 72 28 84 16 74 26 70 30 75 25
Tableau BIII : Résumé des résultats de l’enquête sur l’orthographe : ə entre deux consonnes au
milieu d’un mot.

B2.3 Les consonnes

ŋ ou n avant t
ŋ n
1 52 48
2 56 44
3 67 33
Montant 58 42
Tableau BIV : Résumé des résultats de l’enquête sur l’orthographe : les consonnes.

B3 Les décisions prises


En Octobre 2007, les personnes impliquées dans l’enquête (sauf ZRAI, Jean Paul qui habite à
Yaoundé) ainsi que le président du bureau de la langue buwal et un autre membre du bureau, se
sont réunit pour étudier les résultats de l’enquête et de prendre les décisions là-dessus.

B3.1 Les voyelles


La voyelle « i » : L’enquête a montré que la plupart de gens étaient contents d’écrire « ə » au
lieu de
« i ». On a décidé alors de ne pas inclure « i » dans l’alphabet Buwal.

La voyelle « u » : Cette voyelle s’est montrée populaire dans tous les endroits où elle se trouve.
On a décidé alors de le garder dans l’alphabet Buwal. S’il s’agit de la voyelle « u » à côté d’une
consonne vélaire labialisée la plupart de gens ont choisi d’écrire la consonne sans « w » après.
La majorité des gens aussi n’aimaient pas écrire une combinaison de « w » et « u ». Ils
préféraient écrire « u » simplement.

24
La voyelle « ʉ » : L’enquête a montré que la majorité des gens demandés étaient contents
d’écrire cette voyelle avec « ə ». On a décidé alors de ne pas l’inclure dans l’alphabet Buwal.

La voyelle « o » : Il n’était pas facile à décider s’il faut écrire cette voyelle en buwal puisqu’il y
avait un nombre signifiant des gens qui la voulaient. Cependant les résultats de l’enquête a
montré que dans presque tous les endroits où elle se trouve la majorité de gens interrogés étaient
contents de l’écrire « ɑ ». Le seul endroit où elle s’est montrée plus populaire était avant une
consonne vélaire labialisée. Cependant, même pour l’exemple 27 beaucoup de personnes ont
choisi « ɑ ». On a décidé alors de ne pas inclure la lettre « o » dans l’alphabet Buwal.

La voyelle « œ » : Pour cette voyelle une petite majorité était content d’écrire « e ». Donc, la
lettre « œ » n’était pas incluse dan l’alphabet Buwal.

B3.2 Où écrit-on ə ?
Pour tous les exemples dans l’enquête la grande majorité des gens interrogés ne voulaient pas
écrire « ə ». Cependant, il faut se souvenir que presque tous les gens interrogés étaient
alphabétisés en français ou fulfulde. Comme la lettre « ə » n’est pas trouvé dans les alphabets de
ces langues, elle n’est pas très connue ce qui pourrait expliquer pourquoi les gens ne l’ont pas
aimé.

Finalement on a décidé de l’écrire selon les règles listées dans la partie 2.4.3 à la suite des
conseils donnés par une collègue très expérimentée dans l’alphabétisation des personnes non
alphabétisées.

B3.3 Les consonnes


Il n’était pas clair s’il faut écrire « ŋ » ou « n » avant « t » au début d’un mot. Après une pause
on entend le plus souvent « ŋ » alors qu’au milieu d’une phrase on entend plutôt « n ».
L’enquête a montré qu’une petite majorité des gens interrogés préféraient « ŋ ». Cependant, au
début on a décidé de l’écrire « n » pour le distinguer du marqueur d’infinitif « ŋ- ». Par contre,
lorsqu’on a présenté cette décision au bureau de langue il y avait beaucoup de discussion là-
dessus est il semblait que la plupart de gens présents préféraient « ŋ ». L’auteur a pensé donc, en
concertation avec deux autres qui ont fait l’enquête, qu’il sera mieux de garder la forme « ŋ » est
d’écrire le marquer de l’infinitif à part (voit la partie 6.1).

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