0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
405 vues15 pages

Maths Terminale: Cours et Corrigés

Transféré par

Zoure
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
405 vues15 pages

Maths Terminale: Cours et Corrigés

Transféré par

Zoure
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

𝑻𝒓𝒂𝒗𝒂𝒊𝒍 − 𝑷𝒆𝒓𝒔é𝒗é𝒓𝒂𝒏𝒄𝒆 − 𝑹é𝒖𝒔𝒔𝒊𝒕𝒆

Le Scorpion

 Cours bien élaborés


 Corrigés ( exercices+ compétences)
 CORRIGÉBACCALAURÉAT D-TI de 2021 à 2023
𝟏 ∑𝓷𝓲=𝟏 𝓧𝓲 𝓨𝓳
̅̅̅̅̅
𝓧𝓨
𝓻(𝓧, 𝓨) = ( )−
𝓷 √𝓥(𝓧)√𝓥(𝓨) √𝓥(𝓧)√𝓥(𝓨)

Kaka Dairou
Tél: (+237) 695-76-24-75
♏ WhatsApp: (+237)681-44-66-17

Le Scorpion
MATHEMATIQUES Terminale C-D-E-TI

République du Cameroun
Collection le Scorpion

♏athématiques T D & TI
le

Je remercie le tout puissant (S ou b Hana Wata Ala) le maître de l’univers. Gloire à


Allah mon maître qui m’a à tout donner et continue de me donner. Louange à Allah qui
Sans lui je ne serai pas à ce niveau, et qui m’a donné la force de concevoir ce document. Je te
Glorifie et te Glorifierais toujours. Je te rends Grâce pour les bienfaits que tu fais pour moi
et ma famille.
Une dédicace à tous mes collègues du LYCEE BILINGUE DE NGONG et Sans oublier
ceux du COLLEGE PRIVÉ BILINGUE ÉMERGENCE DE NGONG

“T out le monde est un géni ; si vous jugez le poisson sur sa capacité à grimper un arbre, il
pa ssera toute sa vie à croire qu’il est stipude ” Albert Einstein

M.KAKA Dairou
E nseignant de mathématiques
T el : 6 95-76-24-75

W hatsApp 6 81-44-69-17
max [email protected]
MATHEMATIQUES Terminale C-D-E-TI

AVANT-PROPOS

Ce fascicule conforme a : Approche par les Compétences avec Entrée par une Situation de Vie ( APC/ESV)
est destiné à tout amoureux de la mathématique, particulièrement aux élèves de la
classe de Tle E & TI

Il n’a pas la prétention de se substituer au cours du professeur. Son objectif est tout

Simplement de faciliter à ses utilisateurs, une bonne assimilation de leurs leçons et une

Chaque chapitre se présente de la manière suivante

» - L’essentiel du cours. Chaque notion importante du chapitre ;


» - De multiple ex ercices corrigés extraits des examens du BACCALAURÉAT
nationaux de certains pays africains tels que le BURKINA-FASSO, TOGO,
M AROC MAURITANIE, SENEGAL, MALI, CAMEROUN, NIGER,
M ADAGASCAR, COMORES, TUNISIE, CÔTÉ IVOIRE etc… a de niveau de
difficulté varie, avec certaines compétences corrigées ;
» - Une proposition détaillée de solution aux ex ercices proposés ;
» - Les 03 derniers sujets au BACCALAURÉAT D & TI.

Je vous souhaite que cet ouvrage apporte à ses différents utilisateurs toute l’aide qu’ils
désirent. L’œuvre humaine n’étant jamais parfait, toute suggestion, toute critique positive et
négative serait la bienvenue.

Chers enseignant et élèves nous vous souhaitons b on usage

L’auteur
MATHEMATIQUES Terminale C-D-E-TI

TABLE DES MATIÈRES

➢ Chapitre 1 : NOMBRES COMMPLEXES : Approche algébrique

➢ Chapitre 2 : FONCTIONS NUMERIQUE A VARIABLES RÉELS

➢ Chapitre 3 : STATISTIQUE À DEUX VARIABLES

➢ Chapitre 4 : SUITES NUMERIQUES

➢ Chapitre 5 : THEORIES DES GPHAPHES

➢ Chapitre 6 : NOMBRES COMPLEXES : Approche géométrique

➢ Chapitre 7 : PRIMITIVES D’UNE FONCTION

➢ Chapitre 8 : FONCTION LOGARITHME

➢ Chapitre 9 : PROBABILITÉS

➢ Chapitre 10 : SIMILITUDES DICECT DU PLAN

➢ Chapitre 11 : FONCTION EXPONENTIELLE

➢ Chapitre 12 : CALCUL INTÉGRAL

➢ Chapitre 13 : EQUATIONS DIFFÉRENTIELLES


Mathématique Terminale D

CHAPITRE : NOMBRES COMPLEXES : APPROCHE ALGÉBRIQUE

1. Notion de nombre complexe

a- Définition
On appelle nombre complexe tout nombre de la forme 𝒂 + 𝒊𝒃 𝒐ù 𝒂 ∈ ℝ, 𝒃 ∈ ℝ 𝒆𝒕 𝒊𝟐 = −𝟏
L’ensemble des nombres complexes est noté ℂ .
Propriété
Tout nombre complexe z s’écrit de façon unique sous la forme 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 ;
La forme 𝒂 + 𝒊𝒃 est appelée forme algébrique du nombre complexe.
Le nombre réel 𝒂 est appelé la partie réelle du complexe, on note : 𝑎 = ℛ𝑒(𝑧).
Le nombre réel 𝑏 est appelé la partie imaginaire du complexe, on note : 𝑏 = ℐ𝑚(𝑧).
Un nombre complexe dont la partie réelle est nulle est un nombre complexe imaginaire pur.
L’ensemble des nombres complexes imaginaires purs est l’ensemble noté 𝑖ℝ.
Un nombre complexe dont la partie imaginaire est nulle est un nombre réel.
b- Opérations dans ℂ

Soient 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 𝑒𝑡 𝑧 ′ = 𝑎′ + 𝑖𝑏′ deux nombres complexes donnés.

• 𝒛 + 𝒛′ = (𝑎 + 𝑎′ ) + 𝑖(𝑏 + 𝑏′ ) ; • ∀(𝑎; 𝑏) ≠ (0; 0)


𝟏 𝒂
= 𝒂𝟐 +𝒃𝟐 − 𝒊 𝒂𝟐 +𝒃𝟐
𝒃
𝒛
• 𝒛 × 𝒛′ = (𝒂𝒂′ − 𝒃𝒃′ ) + 𝒊(𝒂𝒃′ + 𝒂′ 𝒃). • ∀𝑧 ≠ 0 ;
𝒛′
= 𝒛′ ×
𝟏
𝒛 𝒛
c) Propriété
Soit 𝑧 et 𝑧′ deux nombres complexes.
 𝒛 = 𝒛′ ⟺ 𝓡𝒆(𝒛) = 𝓡𝒆(𝒛′ ) et 𝓘𝒎(𝒛) = 𝓘𝒎(𝒛′ ). 𝑧 = 0 ⟺ ℛ𝑒(𝑧) = 0 et ℐ𝑚 (𝑧) = 0.
Remarque :
Pour tout nombre entier naturel 𝑛, on a : 𝑖 4𝑛 = 1; 𝑖 4𝑛+1 = 𝑖 ; 𝑖 4𝑛+2 = −1 ; 𝑖 4𝑛+3 = −𝑖

2. Conjugué d’un nombre complexe


Définition
Soit un nombre complexe 𝑧 tel que 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 𝑜ù 𝑎 ∈ ℝ, 𝑏 ∈ ℝ . Le nombre complexe conjugué de z est le
nombre complexe noté 𝑧 tel que 𝑧 = 𝑎 − 𝑖𝑏.
Propriété 1
Soit (𝑧; 𝑧 ′ ) ∈ ℂ × ℂ, 𝑛 ∈ ℕ

• 𝒛 = 𝒛. • 𝒛 − 𝒛 = 𝟐𝒊𝓘𝒎(𝒛). 𝟏 𝟏 𝒛′ 𝒛′
• 𝒛 ≠ 𝟎, (𝒛 ) = ; (𝒛 ) =
𝒏 𝒛 𝒛
• 𝒛 + 𝒛′ = 𝒛 + 𝒛′ • 𝒛 × 𝒛′ = 𝒛 × 𝒛′ ; 𝒛𝒏 = 𝒛
• 𝒛 = 𝒂 + 𝒊𝒃 , 𝒛 × 𝒛 = 𝒂𝟐 + 𝒃𝟐
𝟏 𝒛 𝒛
• 𝒛 + 𝒛 = 𝟐𝓡𝒆(𝒛) • (𝒛; 𝒛′ ) ∈ ℂ∗ × ℂ; = = 𝒂𝟐 +𝒃𝟐 𝒛′ 𝒛′×𝒛 𝒛′×𝒛
𝒛 𝒛×𝒛 • = = 𝒂𝟐 +𝒃𝟐
𝒛 𝒛×𝒛
• 𝒛 ∈ ℝ ⇔ 𝓘𝒎(𝒛) = 𝟎 ⇔ 𝒛 = 𝒛
• 𝒛 ∈ 𝒊. ℝ ⇔ 𝓡𝒆(𝒛)=0⇔ 𝒛 = −𝒛

3. Module d’un nombre complexe

© Le Scorpion ♏ [email protected] WhatsApp: (+237 )681-44-69-1


Mathématique Terminale D
Définition
Le module du nombre complexe 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 est le nombre réel positif noté |𝑧| tel que
|𝑧| = √𝑎 2 + 𝑏 2. |𝑧| = √𝑧 × 𝑧̅.

Propriétés : Soit (𝑧; 𝑧 ′ ) ∈ ℂ × ℂ, 𝑛 ∈ ℕ

• Si 𝑧 = 𝑎, 𝑎 ∈ 𝐼𝑅 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 |𝑧| = |𝑎|. •


1
|𝑧 | =
1
|𝑧|
• Si 𝑧 = 𝑖𝑏 , 𝑏 ∈ 𝐼𝑅 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 |𝑧| = |𝑏|. 𝑧′ |𝑧′|
• |𝑧| = |𝑧|
.
• |𝑧 | = |−𝑧| = |𝑧|;
• |𝑧 + 𝑧′| ≤ |𝑧| + |𝑧′| (Inégalité triangulaire).
• |𝑧 × 𝑧′| = |𝑧|. |𝑧′|;
• |𝑧|2 = 𝑧 × 𝑧 = (ℛ𝑒(𝑧))2 + (ℐ𝑚 (𝑧))2
• |𝑧 𝑛 | = |𝑧|𝑛 .

II- Représentation géométrique d’un nombre complexe

Dans la suite de ce chapitre, le plan est muni d’un repère orthonormé direct (𝑂; 𝑢 ⃗⃗⃗ ) ; on l’appelle
⃗⃗⃗ , 𝑣
aussi plan complexe.

➢ A tout nombre complexe 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 on associe le point 𝑀(𝑥; 𝑦) du plan. Réciproquement à tout


point 𝐴(𝑎; 𝑏) du plan on associe le nombre complexe 𝑧0 = 𝑎 + 𝑖𝑏.
Le nombre complexe 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 est appelé affixe du point 𝑀. On note 𝑧𝑀.

Le point 𝑀(𝑥; 𝑦) est le point image du nombre complexe 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 . On note M(z) .

➢ On associe également à chaque vecteur 𝑤 ⃗⃗⃗⃗ (𝑎; 𝑏) du plan le nombre complexe 𝑧 = 𝑎 + 𝑖𝑏 appelé
affixe du vecteur 𝑤 ⃗⃗⃗⃗ . On note 𝑧𝑤
⃗⃗⃗⃗ = 𝑎 + 𝑏𝑖.
Le vecteur 𝑤 ⃗⃗⃗⃗ (𝑎; 𝑏) est le vecteur image du nombre complexe 𝑎 + 𝑖𝑏.
• (𝑂, 𝑢 ⃗⃗⃗ ) est appelé l’axe réel ;
• (𝑂, 𝑣 ⃗⃗⃗ ) est l’axe imaginaire.

⃗⃗⃗⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗
Soit 𝑤 𝑤′ deux vecteurs du plan, 𝑀 𝑒𝑡 𝑀′ deux points du plan et 𝑘 ∈ ℝ.

𝑧𝑤 ⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑧𝑤
⃗⃗⃗⃗ +𝑤′ ⃗⃗⃗⃗ + 𝑧𝑤′
⃗⃗⃗⃗⃗ ; 𝑧𝑀𝑀′
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝑧𝑀′ − 𝑧𝑀 et 𝑧𝑘.𝑤
⃗⃗⃗⃗ = 𝑘 × 𝑧𝑤
⃗⃗⃗⃗

→ Interprétation géométrique du module d’un nombre complexe.

𝑍 est un nombre complexe de point image 𝑀. Le point 𝑀 et le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗


𝑂𝑀 ont le même affixe

⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ‖ = 𝑂𝑀 = |𝑧| , on en déduit que le module d’un nombre complexe 𝑧 d’image 𝑀 est la distance
‖𝑂𝑀
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ | = |𝑧𝑀′ − 𝑧𝑀 | = 𝑀𝑀′.
entre les points 𝑂 𝑒𝑡 𝑀. |𝑧𝑀𝑀′

III. FORME TRIGONOMETRIQUE D’UN NOMBRE COMPLEXE NON NUL.


Le plan complexe est muni du repère orthonormé direct (𝑂; 𝑢
⃗⃗⃗ , ⃗⃗𝑣⃗ ).
1. Forme trigonométrique d’un nombre complexe non nul
a. Argument d’un nombre complexe non nul
Définition
⃗⃗⃗ , ⃗⃗𝑣⃗ ), soit 𝑧 ∈ ℂ∗ d’image M.
Dans le plan complexe muni d’un repère orthonormé direct (𝑂; 𝑢
Un argument du nombre complexe z est une mesure en radian de l’angle orienté (𝑢 ⃗⃗⃗ ̂ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) .
; 𝑂𝑀
⃗⃗⃗ ̂
→ Si 𝜑 est une mesure de l’angle orienté (𝑢 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ) alors arg(𝑧) = 𝜑 + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ
; 𝑂𝑀

© Le Scorpion ♏ [email protected] WhatsApp: (+237 )681-44-69-1


Mathématique Terminale D
𝒂
𝐜𝐨𝐬(𝝋) = 𝟐 𝟐
𝒂 +𝒃
→ Si 𝒛 = 𝒂 + 𝒊𝒃, (𝒂; 𝒃) ≠ (𝟎; 𝟎) 𝒆𝒕 𝝋 = 𝐚𝐫𝐠(𝒛) alors on a : { 𝒃 .
𝐬𝐢𝐧(𝝋) = 𝟐 𝟐
𝒂 +𝒃
𝒃
→ Si 𝒂 ≠ 𝟎 𝒂𝒍𝒐𝒓𝒔 𝐭𝐚𝐧(𝝋) = .
𝒂
Propriétés

Soient (𝑧; 𝑧 ′ ) ∈ ℂ∗ × ℂ∗ , 𝑛 ∈ ℕ :à

1
1. arg (𝑧 ) = arg(𝑧 ) = − arg(𝑧) + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ 3. arg(𝑧 𝑛 ) = 𝑛. 𝑎𝑟𝑔(𝑧) + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ
2. arg(𝑧 × 𝑧 ′ ) = arg(𝑧) + arg(𝑧 ′ ) + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ 𝑧′
4. arg ( 𝑧 ) = arg(𝑧 ′ ) − arg(𝑧) + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ.

b. Forme trigonométrique d’un nombre complexe non nul


Soit 𝒛 = 𝒂 + 𝒊𝑏 un nombre complexe non nul ; 𝒓 = |𝒛| 𝒆𝒕 𝜽 un argument de z.
z s’écrit de façon unique sous la forme 𝒛 = 𝒓(𝐜𝐨𝐬(𝜽) + 𝒊 𝐬𝐢𝐧(𝜽)).
Cette écriture est appelée la forme trigonométrique du nombre complexe z.

𝟐 𝟐
‫ = 𝒓ۓ‬ඥ 𝒂 + 𝒃
ۖ 𝒂
𝒄𝒐𝒔𝜶 =
𝒓
‫۔‬
ۖ 𝒔𝒊𝒏𝜶 = 𝒃
‫ە‬ 𝒓
Forme trigonométrique
Forme algébrique 𝒛 = 𝒓(𝒄𝒐𝒔𝜶 + 𝒊𝒔𝒊𝒏𝜶)
𝒛 = 𝒂 + 𝒃𝒊
𝒂 = 𝒓𝒄𝒐𝒔𝜶

𝒃 = 𝒓𝒔𝒊𝒏𝜶

c. Forme exponentielle d’un nombre complexe non nul.

On pose 𝒆𝒊𝜽 = 𝐜𝐨𝐬(𝜽) + 𝒊𝐬𝐢𝐧(𝜽).


Soit 𝑧 un nombre complexe non nul de module 𝑟 et d’argument 𝜽 .On appelle forme exponentielle de 𝑧 l’écriture
𝒛 = 𝒓𝒆𝒊𝜽.
Propriété

Soient 𝑧 = 𝑟𝒆𝒊𝜽 𝑒𝑡 𝑧 ′ = 𝑟′𝒆𝒊𝝋 deux nombres complexes non nuls.

𝑟′ = 𝑟 • 𝑧 = 𝑟𝒆−𝒊𝜃 • ;
𝟏 𝟏
= 𝒓 𝒆−𝒊𝜽.
• 𝑧′ = 𝑧 ⇔ { 𝒛
𝜑 = 𝜃 + 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ • Pour tout 𝑛 ∈ ℕ, , 𝑧 𝑛 = 𝑟𝑛 𝒆𝒊𝒏𝜽 . 𝑧′ 𝑟′
• 𝑧 × 𝑧 = 𝑟𝑟′ 𝑒 𝑖(𝜃+𝜑) .
′ • 𝑧
= 𝑟
𝒆𝒊(𝝋−𝜽)

3. Formule de MOIVRE
Propriété
Soit 𝜃 ∈ ℝ 𝒆𝒕 pour tout 𝑛 ∈ ℤ . On a :(𝐜𝐨𝐬(𝜽) + 𝒊 𝐬𝐢𝐧(𝜽))𝒏 = 𝐜𝐨𝐬(𝒏𝜽) + 𝒊 𝐬𝐢𝐧(𝒏𝜽).

APPLICATION DE LA FORMULE DE MOIVRE


Soit Z un nombre complexe de module 1 d’argument 𝜽 tels que 𝒁 = 𝐜𝐨𝐬 (𝜽) − 𝒊 𝐬𝐢𝐧(𝜽) 𝒆𝒕

𝑍 = cos(𝜃) + 𝑖 sin(𝜃) .

© Le Scorpion ♏ [email protected] WhatsApp: (+237 )681-44-69-1


Mathématique Terminale D
 Recherche 𝒁 + 𝒁 𝑒𝑡 cos(𝜃)

𝑍=cos(𝜃)+𝑖 sin(𝜃)
{
𝑍=cos(𝜃 ) −𝑖 sin (𝜃 )
𝐙 +𝒁
Z + 𝑍=2cos(𝜃 ) ⇒cos(𝜃 ) =
𝟐

 Recherche 𝒁 − 𝒁 𝒆𝒕 𝒔𝒊𝒏(𝜽)

𝑍=𝑐𝑜𝑠(𝜃)+𝑖 𝑠𝑖𝑛(𝜃)
{
𝑍=𝑐𝑜𝑠(𝜃 ) −𝑖 𝑠𝑖𝑛 (𝜃 )
𝒁−𝒁
𝑍−𝑍=2𝑖𝑠𝑖𝑛 (𝜃 ) ⇒𝑠𝑖𝑛 (𝜃 )=
𝟐𝒊

 Recherche 𝑍 × 𝑍

𝑍=𝑐𝑜𝑠(𝜃 )+𝑖 𝑠𝑖𝑛(𝜃)


{
𝑍=𝑐𝑜𝑠 (𝜃 ) −𝑖 𝑠𝑖𝑛 (𝜃 )
𝑍 × 𝑍=[𝑐𝑜𝑠(𝜃)+𝑖 𝑠𝑖𝑛(𝜃 )][ 𝑐𝑜𝑠(𝜃 ) −𝑖 𝑠𝑖𝑛 (𝜃 )]=𝑐𝑜𝑠2 𝜃+𝑠𝑖𝑛2 𝜃=1

𝑫′ 𝒖𝒏𝒆 𝒎𝒂𝒏𝒊è𝒓𝒆 𝒈é𝒏é𝒓𝒂𝒍𝒆 𝒐𝒏 𝒂:

𝒁𝒏 + 𝒁
̅𝒏 = 𝟐 𝒄𝒐𝒔(𝜽); 𝒁𝒏 − 𝒁
̅ 𝒏 = 𝟐 𝒊𝒔𝒊𝒏(𝜽) 𝒆𝒕 𝒁𝒏 + 𝒁
̅𝒏 = 𝟏

b. Formules D’EULER
Propriété
𝒆𝒊𝜽 +𝒆−𝒊𝜽 𝒆𝒊𝜽 −𝒆−𝒊𝜽
Soit 𝜽 ∈ ℝ 𝒆𝒕 𝒏 ∈ ℤ ; 𝐜𝐨𝐬(𝜽) = 𝒆𝒕 𝐬𝐢𝐧(𝜽) = .
𝟐 𝟐𝒊

𝒆𝒊𝒏𝜽 +𝒆 −𝒊𝒏𝜽 𝒆𝒊𝒏𝜽 −𝒆−𝒊𝒏𝜽


En général : 𝐜𝐨𝐬(𝒏𝜽) = 𝒆𝒕 𝐬𝐢𝐧(𝒏𝜽) = . 𝒁𝒏 = 𝒆𝒊𝒏𝜽
𝟐 𝟐𝒊

APPLICATION DE LA FORMULE DE MOIVRE


En posant 𝒁𝒏 = 𝒆𝒊𝒏𝜽 𝒆𝒕 𝒁
̅𝒏 = 𝒆−𝒊𝒏𝜽
𝒊𝜽
+𝒆−𝒊𝜽
→ 𝒆𝒊𝜽 + 𝒆−𝒊𝜽 = 𝟐 𝐜𝐨𝐬(𝜽) ⇒ 𝐜𝐨𝐬(𝜽) = 𝒆 𝟐
𝒆𝒊𝜽 +𝒆−𝒊𝜽
→ 𝒆𝒊𝜽 − 𝒆−𝒊𝜽 = 𝟐 𝐬𝐢𝐧(𝜽) ⇒ 𝐬𝐢𝐧(𝜽) = 𝟐𝒊

→ 𝒆 −𝒆 𝒊𝜽
=𝟏−𝒊𝜽


𝑫 𝒖𝒏𝒆 𝒎𝒂𝒏𝒊è𝒓𝒆 𝒈é𝒏é𝒓𝒂𝒍𝒆 𝒐𝒏 𝒂:

𝒆𝒊𝒏𝜽 + 𝒆−𝒊𝒏𝜽 = 𝟐 𝐜𝐨𝐬(𝑛𝜽)


𝒆𝒊𝒏𝜽 − 𝒆−𝒊𝒏𝜽 = 𝟐 𝐢𝐬𝐢𝐧(𝑛𝜽)
Exemple
1 √3 300
Soit 𝒛 = ( + 𝑖 ) . En utilisant la formule de Moivre justifie que : 𝑧 = 1.
2 2
Solution
1 3 𝜋 𝜋 300𝜋 300𝜋
𝑧 = (2 + 𝑖 √2 )300 = (cos(3 ) + 𝑖𝑠𝑖𝑛(3 ))300 = cos( ) + 𝑖𝑠𝑖𝑛( )
3 3
𝑧 = cos(100𝜋) + 𝑖𝑠𝑖𝑛(100𝜋) = 1.

Remarque

Les formules d’Euler permettent de linéariser des expressions du type 𝑐𝑜𝑠 𝑛 (𝑥 )𝑜𝑢 𝑠𝑖𝑛𝑛 (𝑥 ).

© Le Scorpion ♏ [email protected] WhatsApp: (+237 )681-44-69-1


Mathématique Terminale D

Exemple
Exprime 𝑐𝑜𝑠 4 (𝛼) en fonction cos 𝑛𝛼 et sin 𝑛𝛼.

Solution

𝒆𝒊𝜶 +𝒆−𝒊𝜶 𝟒
𝒄𝒐𝒔𝟒 (𝜶) = ( )
𝟐

𝟏
𝒄𝒐𝒔𝟒 (𝜶) = (𝑪𝟎𝟒 (𝒆𝒊𝜶 )𝟒(𝒆−𝒊𝜶 )𝟎 + 𝑪𝟏𝟒 (𝒆𝒊𝜶 )𝟑 (𝒆−𝒊𝜶 ) + 𝑪𝟐𝟒 (𝒆𝒊𝜶 )𝟐(𝒆−𝒊𝜶 )𝟐 + 𝑪𝟑𝟒 (𝒆𝒊𝜶 )𝟏 (𝒆−𝒊𝜶 )𝟑 +
𝟏𝟔
𝑪𝟒𝟒 (𝒆𝒊𝜶 )𝟎 (𝒆 −𝒊𝜶 𝟒
)
𝟏
𝒄𝒐𝒔𝟒 (𝜶) = (𝒆𝒊𝟒𝜶 + 𝟒𝒆𝒊𝟑𝜶 𝒆−𝒊𝜶 + 𝟔𝒆𝒊𝟐𝜶 𝒆−𝒊𝟐𝜶 + 𝟒𝒆𝒊𝜶 𝒆−𝒊𝟑𝜶 + 𝒆−𝒊𝟒𝜶 )
𝟏𝟔

𝟏
𝒄𝒐𝒔𝟒 (𝜶)= 𝟏𝟔 (𝒆𝒊𝟒𝜶 + 𝟒𝒆𝒊𝟐𝜶 + 𝟔 + 𝟒𝒆−𝒊𝟐𝜶 + 𝒆−𝒊𝟒𝜶 )

𝟏
𝒄𝒐𝒔𝟒 (𝜶)= (𝒆𝒊𝟒𝜶 + 𝒆−𝒊𝟒𝜶 + 𝟒(𝒆𝒊𝟐𝜶 + 𝒆−𝒊𝟐𝜶 ) + 𝟔)
𝟏𝟔

𝟏
𝒄𝒐𝒔𝟒 (𝜶) = (𝟐 𝐜𝐨𝐬(𝟒𝜶) + 𝟖 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝜶) + 𝟔)
𝟏𝟔

𝟏 𝟏 𝟑
𝒄𝒐𝒔𝟒 (𝜶) = 𝟖 𝐜𝐨𝐬(𝟒𝜶) + 𝟐 𝐜𝐨𝐬(𝟐𝜶) + 𝟖.

III- EQUATIONS DANS ℂ

1.Résolutions d’équations dans ℂ

→ Racines carrées d’un nombre complexe.


Soit un nombre complexe 𝒛𝟎 = 𝒂 + 𝒊𝒃, on appelle racine carrée du complexe, 𝑧0 tout nombre
complexe 𝒛 = 𝒙 + 𝒊𝒚 tel que : 𝒛𝟐 = 𝒛𝟎 . a

Méthode
(𝒙 + 𝒊𝒚)𝟐 = 𝒂 + 𝒊𝒃 𝒙 𝟐 − 𝒚𝟐 = 𝒂
𝒛𝟐 = 𝒛𝟎 𝒙𝟐 + 𝟐𝒙𝒚𝒊 − 𝒚𝟐 = 𝒂 + 𝒊𝒃
{ 𝟐 ⇔{ 𝟐 ⇒ { { 𝟐𝒙𝒚 = 𝒃
|𝒛 | = |𝒛𝟎 | |ඥ𝒙𝟐 + 𝒚𝟐 | = ඥ𝒂𝟐 + 𝒃𝟐 𝒙𝟐 + 𝒚𝟐 = ඥ𝒂𝟐 + 𝒃𝟐
𝒙𝟐 + 𝒚𝟐 = ඥ𝒂𝟐 + 𝒃𝟐
Remarques :
Tout nombre complexe non nul admet deux racines carrées opposées.
 Si 𝑧0 ∈ ℝ 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑧0 > 0 alors les racines carrées de 𝑧0 sont : −ඥ𝒛𝟎 𝒆𝒕 ඥ𝒛𝟎 .
 Si 𝑧0 ∈ ℝ 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝑧0 < 0 alors les racines carrées de 𝑍0 sont −𝒊 ඥ−𝒛𝟎 𝒆𝒕 𝒊ඥ−𝒛𝟎 .

© Le Scorpion ♏ [email protected] WhatsApp: (+237 )681-44-69-1


Mathématique Terminale D
 D’une manière concrète, les racines carrées du nombre complexe Z=a+ib sont données par :
𝒂+ඥ 𝒂𝟐 +𝒂𝟐 𝒃 𝒂+ ඥ𝒂𝟐 +𝒂𝟐 𝒃
𝝎 𝟏 = −√ −𝒊 𝒆𝒕 𝝎𝟐 = √ −𝒊
𝟐 𝟐 𝟐) 𝟐
√𝟐 (𝒂 +ඥ𝒂 +𝒃 √𝟐 (𝒂+ඥ 𝒂𝟐 +𝒃𝟐 )

Exercice.

Détermine la racine carrée du nombre complexes suivants : 𝑍0 = 8 − 6𝑖.

Solution |𝑍0 | = ඥ82 + (−6) 2 = √100 = 10.

𝒙𝟐 + 𝒚𝟐 = 𝟏𝟎 (𝟏)
Soit 𝒛 = 𝒙 + 𝒊𝒚 une racine carrée de z . On a : { 𝒙𝟐 − 𝒚𝟐 = 𝟖 (𝟐)
0
𝟐𝒙𝒚 = −𝟔 (𝟑)
. (1) + (2) Entraine 2𝑥 = 18 ⇔ 𝑥 = 9 ⇔ 𝑥 = −3 𝑜𝑢 𝑥 = 3
2 2

En remplaçant 𝑥 par 3 dans (3) on a 𝑦 = −1.


Donc les racines carrées de 𝑍0 = 8 − 6𝑖 sont 𝟑 − 𝒊 𝒆𝒕 − 𝟑 + 𝒊.

→ Equations du second degré .


Propriété
Soit 𝑎, 𝑏 𝑒𝑡 𝑐 sont des nombres complexes avec 𝑎 ≠ 0. Soit ∆= 𝒃𝟐 − 𝟒𝒂𝒄.Si 𝛿 est une racine carrée de Δ, alors
−𝒃−𝜹 −𝒃+𝜹
les solutions de l’équation 𝒂𝒛𝟐 + 𝒃𝒛 + 𝒄 = 𝟎 sont :𝒛𝟏 = 𝒆𝒕 𝒛𝟐 = .
𝟐𝒂 𝟐𝒂

Exercice

Résoudre dans ℂ chacune des équations suivantes :

(𝑬𝟏 ): 𝑧 2 + 5𝑧 − 14 = 0. (𝑬𝟐): 𝑧 2 − 2𝑖𝑧 − 1 = 0. (𝑬𝟑): 𝑧 2 + 2𝑖𝑧 + 3 = 0. (𝑬𝟒): 𝑧 2 − (1 + 𝑖)𝑧 + 2 − 𝑖 = 0.

Solution

(𝐸1 ): 𝑧 2 + 5𝑧 − 14 = 0. (𝐸2 ): 𝑧 2 − 2𝑖𝑧 − 1 = 0. (𝐸3 ): 𝑧 2 + 2𝑖𝑧 + 3 = 0.


∆= 81 . On obtient 𝑺 = {−𝟕: − 𝟐}. ∆= 0 . On obtient 𝑺 = ∆= −16 = 16𝑖 2 = (4𝑖) 2. Une racine carrée de
{𝒊}. −16 est 4𝑖. On obtient 𝑺 = {−𝟑𝒊;𝒊}.

(𝐸4 ): 𝑧 2 − (1 + 𝑖)𝑧 + 2 − 𝑖 = 0.

𝑥 2 − 𝑦 2 = −8 (1)
∆= −8 + 6𝑖 . Soit 𝛿 = 𝑥 + 𝑖𝑦 une racine carrée de ∆ {𝑥 2 + 𝑦 2 = 10 (2) (1) + (2) ⟹ 𝑥 = 1 ou 𝑥 = −1.
2𝑥𝑦 = 6 (3)
( )
En remplaçant 𝑥 par 1 dans 3 on a 𝛿 = 1 + 3𝑖 .
−( −1−𝑖) −(1+3𝑖) 1+𝑖−1−3𝑖 −2𝑖 −( −1−𝑖) +(1+3𝑖) 1+𝑖+1+3𝑖 2+4𝑖
𝑧1 = = = = −𝒊. 𝑧2 = = = = 𝟏 + 𝟐𝒊.
2×1 2 2 2×1 2 2

On obtient 𝑺 = {−𝒊;𝟏 + 𝟐𝒊 }.

Remarques :
Si 𝑎, 𝒃 𝒆𝒕 𝒄 𝒅𝒆𝒔 𝒓é𝒆𝒍𝒔 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒂 ≠ 𝟎 𝒆𝒕 ∆= 𝒃𝟐 − 𝟒𝒂𝒄 < 𝟎 alors l’équation 𝒂𝒛𝟐 + 𝒃𝒛 + 𝒄 = 𝟎 a deux
solutions complexes conjuguées.
◼ Pour résoudre une équation du second degré dans ℂ, on n’a pas besoin de déterminer les deux racines
carrées de Δ.

© Le Scorpion ♏ [email protected] WhatsApp: (+237 )681-44-69-1


Mathématique Terminale D

→ Racine n-ième d’un nombre complexe.


a. Racine n-ième d’un nombre complexe.
Définition

Soit un nombre complexe 𝒁𝟎 ≠ 𝟎 𝑒𝑡 𝑛 ∈ ℕ 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒏 ≥ 𝟐 . On appelle racine n-ième de Z tout nombre


0
complexe 𝑧 tel que 𝑧 𝑛 = 𝑍0 .
Propriété 1
𝜽+𝟐𝒌𝝅
Soit 𝒁𝟎 = 𝑹𝒆𝒊𝜽 ; les racines n-ième de 𝒁𝟎 sont 𝒛𝒌 = 𝒏√ 𝑹 × 𝒆𝒊 𝒏 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒌 ∈ {𝟎; 𝟏; … ; 𝒏 − 𝟏} .
𝜽+𝟐𝒌𝝅 𝜽+𝟐𝒌𝝅
Où 𝒛𝒌 = 𝒏√ 𝑹 [𝒄𝒐𝒔 ( 𝒏 ) + 𝒊𝒔𝒊𝒏 ( 𝒏 )]

Propriété 2
Les racines n-ième d’un nombre complexe sont les affixes des sommets d’un polygone régulier de n
côtés inscrit dans un cercle de rayon 𝒏√ 𝑹 .

Exercice de

Soit : 𝑍 = 8(1 + 𝑖√ 3). Détermine les racines 4-ième de 𝑍.

Solution
𝜋 𝜋
On a : 𝑍 = 16 (𝑐𝑜𝑠 3 + 𝑖𝑠𝑖𝑛 3 ).

Soit 𝑧 = 𝜌(𝑐𝑜𝑠𝑥 + 𝑖𝑠𝑖𝑛𝑥 ) , 𝜌 > 0 et 𝑥 ∈ ℝ. Alors 𝑧 4 = 𝜌 4 (𝑐𝑜𝑠4𝑥 + 𝑖𝑠𝑖𝑛4𝑥 ).

𝜌 4 = 16 𝜌=2
𝑧4 = 𝑍 ⟺ { 𝜋 D’où:{ 𝜋 𝑘𝜋
4𝑥 = + 2𝑘𝜋 , 𝑘 ∈ ℤ 𝑥 = 12 + , 𝑘 ∈ {0; 1; 2; 3}
3 2

→ Pour 𝑘 = 0 , 𝑥 = 12
𝜋 𝜋 𝜋
, 𝑧0 = 2 (𝑐𝑜𝑠 12 + 𝑖𝑠𝑖𝑛 12 )
→ Pour 𝑘 = 1 , 𝑥 = 7𝜋
12
7𝜋 7𝜋
, 𝑧1 = 2 (𝑐𝑜𝑠 12 + 𝑖𝑠𝑖𝑛 12 )

→ Pour 𝑘 = 2 , 𝑥 = 13𝜋
12
, 𝑧2 = 2 (𝑐𝑜𝑠
13𝜋
12
13𝜋
+ 𝑖𝑠𝑖𝑛 )
12

→ Pour 𝑘 = 3 , 𝑥 = 19𝜋
12
, 𝑧3 = 2 (𝑐𝑜𝑠
19𝜋
12
+ 𝑖𝑠𝑖𝑛
19𝜋
12
).

Les racines 𝟒 − 𝒊è𝒎𝒆 de 𝑍 sont 𝑧0 ; 𝑧1 ; 𝑧2 et 𝑧3 .

b. Racine n-ième de l’unité.

Définition

Une racine 𝒏 − 𝒊è𝒎𝒆 de l’unité est une solution dans ℂ de l’équation : 𝒛𝒏 = 𝟏 Les racines 𝑛 − 𝑖è𝑚𝑒 de
𝟐𝒌𝝅
𝟐𝒌𝝅 𝟐𝒌𝝅
l’unité sont : 𝒛𝒌 = 𝒆𝒊 𝒏 = 𝐜𝐨𝐬( ) + 𝒊 𝐬𝐢𝐧( ) 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒌 ∈ {𝟎; 𝟏; … ; 𝒏 − 𝟏}.
𝒏 𝒏

Soit 𝛼 un nombre réel et n un nombre entier relatif.


2𝑘𝜋
✓ Pour n=2 ; 𝑧 2 = 1 . Les solutions : 𝑧𝑘 = 𝑒 𝑖 2 , 𝑘 ∈ {0; 1} ; soit 𝑧0 = 1 𝑒𝑡 𝑧1 = −1.
2𝑘𝜋
✓ Pour n=3 ; 𝑧 3 = 1. Les solutions : 𝑧𝑘 = 𝑒 𝑖 3 , 𝑘 ∈ {0; 1; 3}

1 √3 1 √3
→ 𝑧0 = 1; 𝑧1 = − 2 + 𝑖 𝑒𝑡 𝑧2 = − 2 − 𝑖 .
2 2

© Le Scorpion ♏ [email protected] WhatsApp: (+237 )681-44-69-1


Mathématique Terminale D
1 3
→ On pose 𝑗 = − 2 + 𝑖 √2 , on a : 𝑗 2 = 𝑗 𝑒𝑡 𝑗 2 + 𝑗 + 1 = 0.
2𝑘𝜋
✓ Pour n=4 ; 𝑧 4 = 1. Les solutions : 𝑧𝑘 = 𝑒 𝑖 4 , 𝑘 ∈ {0; 1; 2; 3} ; soit
𝑧0 = 1; 𝑧1 = 𝑖; 𝑧2 = −1 ; 𝑧3 = −𝑖.
2𝑘𝜋
✓ Pour n=5 ; 𝑧 5 = 1. Les solutions : 𝑧𝑘 = 𝑒 𝑖 5 , 𝑘 ∈ {0; 1; 2; 3; 4}

Remarques :

→ Les images des racines 𝒏 − 𝒊è𝒎𝒆 de l’unité sont les sommets d’un n-polygone régulier inscrit dans
le cercle trigonométrique.

→ Si 𝒛𝒌 ≠ 𝟏 est une racine 𝒏 − 𝒊è𝒎𝒆 de l’unité alors 𝒛𝒌 = 𝒛𝒏−𝒌 .

→ Si 𝒛𝟎 ≠ 𝟏 est une racine n-ième de l’unité alors les 𝒓𝒂𝒄𝒊𝒏𝒆𝒔 𝒏 − 𝒊è𝒎𝒆 de l’unité sont :

𝑧𝑘 = 𝒛𝟎 𝒌 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒌 ∈ {𝟎; 𝟏; … ; 𝒏 − 𝟏}.

→ Si 𝒛𝒌 , 𝒌 ∈ {𝟎; 𝟏; … ; 𝒏 − 𝟏} sont les racine𝒔 𝒏 − 𝒊è𝒎𝒆 de l’unité alors.∑𝑛𝑘=0 𝑧𝑘 = 0.

→ Si 𝒛𝟎 est une 𝒓𝒂𝒄𝒊𝒏𝒆 𝒏 − 𝒊è𝒎𝒆 de 𝑍0 alors les 𝒓𝒂𝒄𝒊𝒏𝒆𝒔 𝒏 − 𝒊è𝒎𝒆 de 𝑍0 sont


2𝑘𝜋
𝑖
𝑧𝑘 = 𝑧0 × 𝑒 𝑛 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑘 ∈ {0; 1; … ; 𝑛 − 1}

EXERCICES CORRIGÉES
Exercice 1
1)𝑆𝑜𝑖𝑡 𝑧 = 1 − 3𝑖 𝑢𝑛 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑙𝑒𝑥𝑒 𝐶𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙𝑒 : 𝒛 × 𝒛̅, 𝒛 + 𝒛̅ 𝑒𝑡 𝑧 − 𝑧̅.
2) 𝐷é𝑡𝑒𝑟𝑚𝑖𝑛𝑒 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑗𝑢𝑔𝑢é 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑎𝑐𝑢𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑙𝑒𝑥𝑒𝑠 𝑠𝑢𝑖𝑣𝑎𝑛𝑡𝑠 :
𝑧 = 𝑖(√ 2 − 3𝑖) et 𝑧 ′ = (4 + 3𝑖) + (−5𝑖 – 1).
Solution
1) Calculons
◼ 𝑧 × 𝑧̅ = (ℛ𝑒(𝑧))2 + (ℐ𝑚(𝑧))2 = 12 + (−3)2 = 10.
◼ 𝑧 + 𝑧̅ = 2ℛ𝑒(𝑧) = 2 × 1 = 2.
◼ 𝑧 − 𝑧̅ = 2𝑖ℐ𝑚 (𝑧) = 2𝑖 (−3) = −6𝑖.

2)déterminons les conjuguées

𝑧 = 𝑖(√ 2 − 3𝑖) = 𝑖(√2 − 3𝑖) = −𝑖(√ 2 + 3𝑖) = 3 − 𝑖√ 2.


𝑧′ = 4 + 3𝑖 + −5𝑖 − 1 = 4 − 3𝑖 + 5𝑖 − 1 = 3 + 2𝑖.

EXERCICE 2
2−3𝑖
Soit le nombre complexe 𝑧 = ; 𝑥 ∈ ℝ. Détermine le nombre réel 𝑥 tel que 𝑧 soit :
𝑥 +𝑖

𝟏) 𝑼𝒏 𝒏𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒓é𝒆𝒍 ; 𝟐) 𝑼𝒏 𝒏𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 𝒊𝒎𝒂𝒈𝒊𝒏𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒑𝒖𝒓.

© Le Scorpion ♏ [email protected] WhatsApp: (+237 )681-44-69-1


Mathématique Terminale D
Solution
2−3𝑖 ( 2−3𝑖) (𝑥−𝑖 ) 2𝑥 −3 3𝑥+2
Comme 𝑥 ∈ ℝ alors le nombre complexe 𝑧 est bien défini. 𝑧 = = = 𝑥 2 +1 − 𝑖 𝑥 2 +1.
𝑥+𝑖 𝑥 2 +12

3𝑥 +2 2 2
1) 𝑧 ∈ ℝ ⇔ ℐ𝑚 (𝑧) = 0 ⇔ 𝑥 2 +1 = 0 ⇔ 3𝑥 + 2 = 0 ⇔ 𝑥 = − 3 . 𝑧 Est donc réel lorsque 𝑥 = − 3 .

2𝑥−3 3
2) 𝑧 est imaginaire pur ⇔ ℛ𝑒(𝑧)=0 ⇔ 𝑥 2 +1 = 0 ⇔ 2𝑥 − 3 = 0 ⇔ 𝑥 = 2. 𝑧 est donc imaginaire pur
3
lorsque 𝑥 = 2.

EXERCICE 3

Détermine le module du nombre complexe 𝑧 chacun des cas suivants :


3−𝑖
1) 𝑧 = (3 – 𝑖)(3𝑖 − 2) ; 2) 𝑧 = (2 + 𝑖) + (8 − 𝑖) ; 3) 𝑧 = ; 4) 𝑧 = (3 + 𝑖)3 .
4−𝑖√2

Solution
1) |𝑧| = |(3 − 𝑖)(3𝑖 − 2)| = |3 − 𝑖 | × |3𝑖 − 2| = ඥ32 + (−1)2 × ඥ32 + (−2)2 = √ 130.

2) |𝑧| = |(2 + 𝑖) + (8 − 𝑖)| = |(2 + 8) + 𝑖(1 − 1)| = | 10 | = 10.

3−𝑖 |3−𝑖| √10 √5


3) |𝑧| = |4−𝑖 2 | = |4−𝑖√2 |
= = .
√ √18 3

4) |𝑧| = |(3 + 𝑖)3 | = |3 + 𝑖 |3 = (√ 10 )3 = 10√ 10

EXERCICE 4

Détermine un argument du nombre complexe 𝑧 dans chacun des cas suivants:

1) 𝑧 = √ 3 + 𝑖 ; 2) 𝑧 = 1 − 𝑖 √ 3 ; 3) 𝑧 = 1 + 𝑖
Solution
√3
cos(𝜑) = 2
1) |𝑧| = √(√ 3 )2 + 12 = 2. Soit 𝜑 un argument de 𝑧 . { 1
, on en déduit qu’un argument de
sin(𝜑) =
2
𝝅 𝜋
z est 𝟔 et tout argument de 𝑧 est de la forme : arg(𝑧) = + 2𝑘𝜋 , 𝑘 ∈ ℤ.
6

1
cos(𝜑) =
2
2) |𝑧| = √12 + (−√ 3 )2 = 2. Soit 𝜑 un argument de 𝑧 .{ −√3
, on en déduit qu’un argument
sin(𝜑) =
2
𝜋 𝜋
de z est − 3 et tout argument de 𝑧 est de la forme : arg(𝑧) = − 3 + 2𝑘𝜋 , 𝑘 ∈ ℤ.

√2
cos(𝜑) =
2
3) |𝑧| = √12 + 12 = √ 2 . Soit 𝜑 un argument de 𝑧 .{ , on en déduit qu’un argument de z est
√2
sin(𝜑) = 2
𝜋 𝜋
et tout argument de 𝑧 est de la forme : arg(𝑧) = + 2𝑘𝜋 , 𝑘 ∈ ℤ.
4 4

EXERCICE 5

Détermine un argument de chacun des nombres complexes suivants :

© Le Scorpion ♏ [email protected] WhatsApp: (+237 )681-44-69-1


Mathématique Terminale D
1−i
𝑧 = (−√ 3 + 𝑖)(1 − 𝑖 ) ; 2) 𝑧 = ; 3) 𝑧 = (1 − 𝑖 )3 (−√ 3 + 𝑖)2 .
−√3+i

Solution

Posons 𝒛𝟏 = −√ 𝟑 + 𝒊 et 𝒛𝟐 = 𝟏 − 𝒊.

− √3
cos(𝜑) =
|𝑧𝟏 | = √(−√ 𝟑 )𝟐 + 𝟏𝟐 = √ 𝟒 = 𝟐 ; Soit 𝜑 un argument de 𝑧𝟏, { 2
1
sin(𝜑) = 2

5𝜋 5𝜋
on en déduit qu’un argument de z est et tout argument de 𝑧 est de la forme : 𝜑 = + 2𝑘𝜋 , 𝑘 ∈ ℤ.
6 6

2
cos(𝜃) = √
2
|𝒛𝟐 | = ඥ𝟏𝟐 + (−𝟏)𝟐 = √ 𝟐 ; Soit 𝜃 un argument de 𝒛𝟐 , { on en déduit qu’un argument de
−√2
sin(𝜃) =
2
𝜋 𝜋
z est − 4 et tout argument de 𝑧 est de la forme : 𝜃 = − 4 + 2𝑘𝜋 , 𝑘 ∈ 𝑧 .

5𝜋 −𝜋 7𝜋
1) 𝑧 = 𝒛𝟏 × 𝒛𝟐 , donc 𝒂𝒓𝒈(𝒛) = 𝒂𝒓𝒈(𝒛𝟏) + 𝒂𝒓𝒈(𝒛𝟐 ) + 𝟐𝒌𝜋 = + + 2𝑘𝜋 = + 2𝑘𝜋 , 𝑘 ∈ ℤ.
6 4 12

𝑧 𝜋 5𝜋 13𝜋 11𝜋
2) 𝑧 = 𝑧𝟐 , donc 𝒂𝒓𝒈(𝒛) = 𝒂𝒓𝒈(𝒛𝟐 ) − 𝒂𝒓𝒈(𝒛𝟏) + 𝟐𝒌𝜋 = − 4 − + 2𝑘𝜋 = − + 2𝑘𝜋 = +
𝟏 6 12 12
2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ
5𝜋 𝜋
3) 𝑧 = 𝒛𝟏 𝟐 × 𝒛𝟐 𝟑, donc 𝒂𝒓𝒈(𝒛) = 𝟐𝒂𝒓𝒈(𝒛𝟏 ) + 𝟑𝒂𝒓𝒈(𝒛𝟐 ) + 𝟐𝒌𝜋 = 2 × + 3 × (− ) + 2𝑘𝜋 =
6 4
11𝜋
+ 2𝑘𝜋, 𝑘 ∈ ℤ.
12

EXERCICE 4

Détermine la forme exponentielle de chacun des nombres complexes 𝑧 suivants.


1+𝑖
1) 𝑧 = 1 + 𝑖; 2) 𝑧 = 1 + 𝑖 √ 3 . 3) 𝑧 = .
1+𝑖√3

Solution

√2
cos(𝜑) = 2
1) |𝑧| = √12 + 12 = √ 2 . Soit 𝜑 un argument de 𝑧 . { , on en déduit qu’un argument de z
√2
sin(𝜑) =
2
𝜋
𝜋 𝑖
est: 4
. L’écriture exponentielle de 𝑧 est: 𝑧 = √ 2𝑒 . 4

1
cos(𝜑) =
2
2) 3) |𝑧| = √12 + (√ 3 )2 = 2 . Soit 𝜑 un argument de 𝑧 .{ , on en déduit qu’un argument de
√3
sin(𝜑) =
2
𝜋
𝜋
z est: . L’écriture exponentielle de 𝑧 est:n 𝑧 = 2𝑒 𝑖3 .
3

𝜋 𝜋
𝑧 𝑖 𝑖
3) 𝑧 = 𝑧1 avec 𝑧1 = 1 + 𝑖 𝑒𝑡 𝑧2 = 1 + 𝑖√ 3 . 𝑧1 = √ 2 × 𝑒 4 𝑒𝑡 𝑧2 = 2 × 𝑒 3 .
2

© Le Scorpion ♏ [email protected] WhatsApp: (+237 )681-44-69-1


Dans la même collection

Le Scorpion

Vous aimerez peut-être aussi