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1er Chapitre Sociologie de L'education L2 (Tous)

Le document renseigne sur l'éducation en Afrique

Transféré par

Provi Mitanda
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1er Chapitre Sociologie de L'education L2 (Tous)

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, UNIVERSITAIRE


ET RECHERCHE SCIENTIFIQUE

INSTITUT SUPERIEUR PEDAGOGIQUE TECHNIQUE


DE KINSHASA
ISPT - KIN

B.P. 3287 Kinshasa-Gombe

COURS DE SOCIOLOGIE DE L’EDUCATION

Notes provisoires condensées à usage


exclusif des Etudiants de L2 (Tous)

Dispensé par

KATEMBO VIRIVUSIGHA J.-M. Vianney, PhD


Professeur Associé

ANNEE ACADEMIQUE 2023-2024


INFORMATIONS IMPORTANTES

Ce cours destiné aux étudiants de Deuxième Licence (L2) de l’Institut Supérieur


Pédagogique Technique de Kinshasa (ISPT-KIN). Il est dispensé dans l’auditoire (en
classe) en mode présentiel à dater du 22 juin 2024 chaque Samedi et Lundi
successivement de 12h00 à 16h00 et de 14h00 à 17h00. Les 2/3 d’heures sont
présentielles et 1/3 pour les travaux personnels de l’étudiant.

 Approches pédagogiques

Des stratégies pédagogiques variées dans une optique de pédagogie active seront
utilisées telles que des exposés magistraux, des discussions sur les lectures (en grand et en
petit-groupes), des débats, des vidéos sur les principaux éléments et concepts abordés
dans le cour. La lecture et l’analyse des textes seront au centre des apprentissages.

 Modalités d’évaluation

Le contrôle des acquis se fera d’une manière objective et non subjective. Les
travaux pratiques seront préalablement annoncés, les interrogations seront écrites et les
exposés organisés individuellement ou même en groupe. Après épurement de toutes les
heures, l’examen final portera sur la matière exactement enseignée (vue) selon la modalité
écrite.

 Règles disciplinaires et gestion des retards

Les comportements non conformes aux exigences légales et déontologiques de la


profession sont intolérables et punissables. Les fautes les plus courantes qui noircissent le
climat de l’enseignement/apprentissage (dérangement, va-et-vient en classe, retard au
cours et absences non justifiées) sont à éviter pour ne pas s’exposer à des sanctions
sévères. Toute forme de tricherie (échange des copies et plagiat, par exemple) annule
directement l’interrogation ou l’examen en cours. Tout retard pour le dépôt d’un travail
pratique sera pénalisé de 5 points de moins.

Cependant, certaines circonstances exceptionnelles peuvent empêcher l’étudiant


de remettre une évaluation dans le délai prescrit. Dans ce cas précis, il lui revient d’en
avertir l’enseignant le plus tôt possible afin de négocier une extension ou d’envisager des
alternatives quant à ce. Bref, il est demandé à tout apprenant de faire un effort pour
participer à toutes les séances prévues pour l’enseignement de la Sociologie de
l’Education.

 Responsable du cours et ses coordonnées

Le présent cours est assuré par le Professeur Associé KATEMBO


VIRIVUSIGHA Jean-Marie Vianney, Ph.D. Il me fera plaisir de vous rencontrer
(étudiants) sur rendez-vous obligatoirement dans l’enceinte de l’ISPT-KIN pour discuter
-2-

sur des questions relatives à l’enseignement/apprentissage. Le rendez-vous pris en dehors


de ce lieu est strictement interdit. Le support sera déposé sur [Link] Le
code vous sera donné pour y accéder. Pour le moment, voici mon courrier électronique :
jkatembo@[Link] - kahoviri@[Link] ; Tél. : (+243) 976 552 164 –
858 633 240.

 Contenu thématique du cours

1. Notes introductives (Objectifs et Intérêt du cours)


2. Approches historique et sémantique de la sociologie de l’éducation
3. Grandes théories sociologiques et Fonctions sociales de l’éducation
4. Pensées sociologiques sur les « in-égalités » des chances en milieu scolaire ;
5. Education à la citoyenneté et changement social en RD Congo
NOTES INTRODUCTIVES

L’Institut Supérieur Pédagogique Technique de Kinshasa, ISPT-KIN, est une


institution à double volets, la technique et la pédagogie. Aujourd’hui, le mariage entre la
technique et la pédagogie vaut son pesant d’or, en République Démocratique du Congo,
où l’on a urgemment besoin des hommes capables de révolutionner leurs pensées pour
concevoir, inventer, innover et créer des outils pédagogico-techniques au service de la
société. La pédagogie est ici importante pour redresser le mental des étudiants par la
transmission du savoir. D’où l’utilité de la sociologie de l’éducation, un enseignement qui
analyse les enjeux et les perspectives de l’éducation dans la société. Autrement dit, la
technique et la pédagogie s’interpénètrent pour répondre aux multiples préoccupations
auxquelles la société actuelle est confrontée.

De là, plusieurs questions se posent : Pourquoi étudier la sociologie de


l’éducation ? Quel est son impact direct sur la société actuelle ? Quels sont les
mécanismes ou moyens pour accomplir la fonction sociale de l’éducation ? Comment
l’éducation participe-t-elle à l’épanouissement ou à l’émancipation individuelle ? Quand
contribue-t-elle au changement de la société ? Quelles sont les possibilités d’accès à
l’éducation ? Comment l’école procède-t-elle pour atténuer les inégalités des chances ?
Quelles sont les valeurs sociale et économique d’un diplôme ? Comment aborder la
question des obstacles à la scolarisation et à l’obtention des diplômes ?

 Objectifs du cours

 Retracer brièvement la genèse et l’émergence de la sociologie de l’éducation, en tant


que discipline scientifique ;
 Définir quelques concepts de base en sociologie de l’éducation et saisir quelques faits
sociaux – éducatifs ;
 Identifier les auteurs les plus marquants en sociologie de l’éducation et présenter leurs
idées majeures ;
 Amener les étudiants à comprendre les processus de socialisation scolaire ;
 Expliquer les grandes théories sociologiques et les fonctions sociales de l’éducation en
relevant leur portée et leurs limites ;
 Développer une réflexion approfondie et critique sur les inégalités sociales et
scolaires illustrées par des exemples tirés du milieu local ou national ;
 Habiter le système éducatif congolais pour y déceler les différentes transformations et
réformes importantes.

Ce cours a comme but principal d’apprendre aux étudiants comment l’évolution


de la sociologie de l’éducation doit être comprise en relation avec les nombreuses
transformations des systèmes éducatifs et des politiques publiques actuelles. A la fin des
enseignements, ces étudiants seront capables de produire en groupe, un travail écrit
analysant les fonctions sociales de l’éducation au niveau local et national en République
Démocratique du Congo.
-4-

 Intérêt des enseignements

Il est enseigné aux étudiants pour un quadruple intérêt, notamment :


1. Explorer en profondeur la sociologie de l’éducation en République Démocratique du
Congo en parcourant les moments-clés de l’histoire de l’éducation et du système
scolaire congolais ;
2. Déterminer la valeur économique et sociale du diplôme et mettre en œuvre les
fonctions sociales de l’éducation ;
3. Participer au débat social sur l’éducation et son rôle primordial dans la société ;
4. Rechercher le sens que les acteurs sociaux donnent à leurs comportements et à leurs
actions tout en privilégiant l’action du collectif sur la conscience individuelle.

La sociologie de l’éducation s’intéresse donc aux rapports permanents et


réciproques entre la société et l’éducation. Elle permet de comprendre la portée des
pratiques éducatives et des effets qu’elles produisent sur les individus éduqués, leur
famille et la société globale. Voilà pourquoi ce cours se donne principalement pour objet
les relations éducatives entre maître-élèves, les rapports entre individu-société et les rôles
éducatifs joués par chaque partenaire dans ce diagramme.
Chapitre 1. APPROCHES HISTORIQUE ET SEMANTIQUE DE LA
SOCIOLOGIE DE L’EDUCATION

Ce premier chapitre s’emploie à faire un survol historique de la sociologie et une


description succincte des concepts y relatifs pour aider les étudiants et étudiantes à bien
comprendre les origines de la sociologie et les sociologues précurseurs qui ont contribué,
au cours des temps, à son émergence dans le domaine scientifique. En d’autres termes,
cette première partie du cours constitue une prise de contact avec la sociologie et plus
particulièrement avec un certain nombre de concepts de base. Il s’agit donc d’une
familiarisation avec le langage et le regard critique de cette discipline pour se munir d'un
minimum d'outils en vue de décrypter et de comprendre le rapport entre individu et
société.

1.1. Aperçu historique de la sociologie de l’éducation

Ce premier point propose aux apprenants une sociohistoire de la sociologie qui


leur permettra de saisir l’éducation comme objet d’étude de la sociologie.

1.1.1. De l’éducation

Du point de vue étymologique, le mot « éducation » vient du latin educatio, lui-


même dérivé de ex-ducere (ducere signifie conduire, guider, commander et ex, « hors de
»). Ici, la question est bien de savoir : hors de quoi ? Bien naturellement, en dehors de
l’ignorance, de l’illettrisme, de l’analphabétisme, des mauvaises manières de vie, des
mauvaises habitudes, des fausses conceptions et pensées obscures, etc. Bien avant,
l’éducation était le rôle dévolu aux parents d’amener leurs enfants aux mœurs de l’âge
adulte. Peu à peu, les États se sont arrogés ce droit et ont institutionnalisé l’éducation au
travers de la scolarisation. Au fil du temps, le concept d’éducation a connu une évolution
pour signifier maintenant l'apprentissage et le développement des facultés physiques,
psychiques et intellectuelles.

Cependant, il ne faut pas confondre l’éducation avec l’enseignement. Ce dernier


consiste à transmettre à la génération future un corpus de connaissances (savoir et savoir-
faire) et de valeurs considérées comme faisant partie d'une culture commune.
L’enseignement suppose un échange d’idées, un partage d’informations, d’expériences
entre les individus sur une matière bien précise. En soi, l’enseignement est une éducation
bien précise centrée sur la transmission des connaissances à l'aide des signes (référence au
langage parlé et écrit). Voilà pourquoi, dit-on, que l'instruction s'enseigne, tandis que
l'éducation s'apprend par un autre mode d'action du maître, quel qu'il soit.
L’apprentissage, en ce sens, est un processus de changement du comportement acquis par
l’exercice ou l’expérience. Un enseignant est donc un pédagogue de l’apprentissage parce
qu’il est n’est pas seulement transmetteur de connaissances mais aussi médiateur entre le
savoir et l’apprenant.
-5-

1.1.2. Qu’est-ce que la sociologie ?

Née au 18e siècle, la sociologie s’inspire de la philosophie des Lumières


(Aufklarung) dont la fameuse formule est Sapere aude (Ose penser par soi-même).
Pendant cette période, plusieurs philosophes se sont intéressés aux phénomènes sociaux, à
savoir Montesquieu dans L’esprit des lois (1748) et Jean-Jacques Rousseau dans Du
contrat social (1762). C’est vers les années 1780 que le concept de sociologie a été forgé
par Emmanuel-Joseph Sieyès (essayiste français) à partir du mot latin socius qui signifie
« compagnon, associé » et du grec ancien λόγος - lógos, signifiant « discours, parole,
étude ». Etymologiquement, la sociologie est une science des relations, c’est-à-dire des
actions et des représentations sociales par lesquelles se constituent les sociétés. Elle vise à
comprendre comment les sociétés fonctionnent et se transforment. La sociologie étudie
les phénomènes sociaux, analyse les formes, les développements et les évolutions de la
cohabitation des hommes. Cette science s’intéresse, pour ainsi dire, aux rapports
individu-société (la vie en société).

La sociologie, issue de la philosophie sociale, apparaît donc au moment où la


société moderne se constitue. Des questions se posent autour de la régulation des
phénomènes de société : misère, hygiène, sécurité, condition sociale des masses, conflits
sociaux, crise sociale, famille, intégration sociale, etc. Des réflexions d’ordre théorique
émergent portant sur l’existence ou non de lois sociales et sur le fonctionnement des
sociétés. La déstabilisation de la vie en société et la prise en compte de l’individu-citoyen
dans l’instauration d’une démocratie représentative pose la question de sa participation à
la construction de l’humanité. Une manière que l’analyse sociologique peut porter sur des
objets très variés : famille, idéologies, religion, organisation du travail, violence,
pouvoir, pratiques culturelles, art, éducation, etc.

Parmi les précurseurs de la sociologie, on peut citer :


1. Auguste Comte (1798-1857) : Fondateur du positivisme, un système philosophique
reposant sur la loi des trois états (théologique ou fictif, métaphysique ou abstrait et
scientifique ou positif). Au 1er niveau, les relations sociales sont analysées comme le
résultat de l’idée surnaturelle de droit divin. Au 2e niveau, Auguste Comte reproche
aux penseurs du siècle des Lumières de raisonner à partir de la supposition abstraite.
Ici, les êtres surnaturels sont remplacés par des entités abstraites. Au 3 e niveau, l’esprit
dit « positif » renonce à la question « pourquoi ? » d’Aristote, c'est-à-dire à chercher
les causes premières des choses. Il se limite simplement au « comment », c'est-à-dire à
la recherche par l'usage unique du raisonnement, de l'observation les lois effectives de
la nature. Le véritable esprit positif consiste à voir pour prévoir, à étudier ce qui est
afin d'en conclure ce qui sera. En ce sens positif, l'objectif de la vie en société devient
la recherche du bien commun.
2. Alexis de Tocqueville (1805-1859) : Il affirme que le régime moderne est caractérisé
par l’éclatement de la structure de classes et la dispersion de ses membres. Penseur de
l’individualisme (écartement, éloignement de la famille), il propose la démocratie où
règnent l’égalité et la liberté de tous pour briser ainsi les liens de dépendance et
modifier les rapports entre le maître et le serviteur.
-6-

3. Karl Marx (1818-1883) : La théorie marxiste analyse la nature et l'évolution des


sociétés en accordant une place centrale à la lutte des classes. Toutes les sociétés sont
marquées par une hétérogénéité au niveau de la répartition des richesses et du pouvoir
4. Herbert Spencer (1820-1903) : Il avait le souhait de découvrir les lois d’évolution de
la société en se basant sur celles des espèces. Dans « Principes de sociologie », il
affirme que les hommes façonnent l’esprit de leurs enfants comme ils habillent leurs
corps suivant la mode. En lisant aussi « De l’éducation intellectuelle, morale et
physique », on devine qu’il milite beaucoup sur le prix du savoir en reprochant sur le
gaspillage du temps. Il faut profiter de l’occasion dès qu’elle est offerte.

Tandis que ses véritables fondateurs furent :


1. Emile Durkheim (1858-1917) : Sociologue français, il est considéré comme l'un
des fondateurs de la sociologie moderne. C'est grâce à lui et à l'École qu'il formera
autour de la revue L'Année sociologique (1898) que la sociologie française a connu
une forte impulsion à la fin du 19e siècle et au début du 20e. Selon Emile Durkheim,
la société est faite d'individus qui « tiennent » ensemble parce qu'ils ont en commun
des valeurs et des règles, partiellement transmises par l'école.
2. Vilfredo Pareto (1848-1923) : A la fois économiste et sociologue italien, il a
apporté de nombreuses contributions importantes dans ces deux domaines. En
économie, il a contribué à l'étude de la distribution du revenu et de l'analyse des
choix individuels. En sociologie, il étudie les actions logiques et non-logiques. Sa
première thèse est que tous les hommes veulent donner une apparence de logique à
des conduites qui n’en ont pas la substance, et sa deuxième que le but de
la sociologie est de montrer aux hommes que leurs conduites sont non-logiques.
3. Max Weber (1864-1920) : Ce sociologue est rattaché à ce qu’on appelle
«individualisme méthodologique», principe de méthode selon lequel les
phénomènes collectifs n’existent qu’à travers les personnes qui les incarnent, c’est-
à-dire que les parties sont plus importantes que le tout. Il privilégie l’individualité
par rapport à la collectivité. Pour lui, c’est en observant la diversité du monde
social que l’on peut comprendre et expliquer ce qu’il y a de spécifique et commun à
chaque individu.
4. Marcel Mauss (1872-1950) : Il a développé la notion de « fait social total ». Dans
son Essai sur le don et contre-don, il définit un fait social total comme un fait social
qui conduit à des regroupements importants de personnes, des moments où la
société prend forme. Le don, par exemple, est un fait social total en ce sens qu’il
peut mobiliser la société dans toutes ses dimensions. Le fait social total est fait
social qui meut toute une société, c'est-à-dire qu'il a une portée totale ou générale.
Pour dire court, le fait social total se reconnaît à sa caractéristique de concerner tous
les membres d'une société et de dire quelque chose sur tous ces membres. On peut
citer, à titre d'exemple, la religion, les marches, la mode, le sport, les médias,
les institutions politiques, les systèmes économiques, judiciaires et éducatifs.

L’exploitation et l’analyse profonde de leurs théories révèlent que la sociologie,


discipline récente, considère les comportements humains comme compréhensibles ou
-7-

explicables à l’aide des relations que les individus entretiennent les uns avec les autres.
Elle se caractérise par une démarche théorique élaborée, accompagnée d'un travail
empirique rigoureux.

1.1.3. De la Sociologie de l’éducation

A la lumière des explications portées sur la sociologie et l’éducation, la


sociologie de l’éducation peut simplement être comprise comme l’analyse sociologique
de l’éducation, mieux encore, un recours à l’approche sociologique pour comprendre et
expliquer les faits éducatifs. L’extension du concept éducation et la variété des formes
qu’elle renferme impliquent que la sociologie de l’éducation soit un champ très vaste.
L’analyse sociologique traite du système d’enseignement dans le cadre de la scolarisation
avec une fonction principale la socialisation.

En effet, la sociologie de l'éducation apparaît à quiconque l'aborde pour la


première fois comme un ensemble, considérable et croissant, de recherches empiriques
portant sur divers aspects du système scolaire et du processus d'enseignement. Ces études
ont en commun le fait qu’elles abordent toutes l'analyse de l'éducation tant formelle que
non formelle dans l’optique sociologique. L’acquisition de l’information scientifique
relative aux rapports permanents et réciproques entre la société et l’éducation tels que
nous apporte la sociologie de l’éducation, permet de comprendre la portée des pratiques
éducatives et des effets qu’elles produisent sur les individus éduqués, leur famille et la
société globale. Mais, également, de saisir la manière dont les institutions d’enseignement
et les pratiques éducatives en son sein subissent l’influence des conceptions et des réalités
de la société.

Pourquoi étudier la sociologie de l’éducation ? L’étude de la sociologie de


l’éducation consiste à rechercher les liens entre l’enseignement (l’école) et les autres
parties composantes de la société (les structures économiques, politiques, les classes
sociales, les idéologies, les valeurs). L’importance des liens entre l’éducation et la société
justifiant l’intérêt de l’étude de la sociologie de l’éducation est abordée par plusieurs
auteurs dont Emile Durkheim.

1.2. Emile Durkheim, père de la sociologie de l’éducation

Les premiers écrits de sociologie de l'éducation viennent d’Émile Durkheim,


premier sociologue de l’éducation. En tant qu’une branche de la sociologie, la sociologie
de l’éducation étudie les processus de socialisation scolaire, les trajectoires scolaires et
leurs déterminants, les rapports pédagogiques, les caractéristiques des institutions et du
personnel éducatif. Parmi ses grandes publications posthumes, on peut retenir :

 Education et sociologie (1922)


 L’éducation morale (1925)
 L’évolution pédagogique en France (1938)
-8-

Emile Durkheim avait participé aux débats sur l’éducation de l’époque sous Jules
Ferry et les lois fondamentales entre 1879 et 1889 dans le but de préciser le rôle de
l’éducation dans la société actuelle. C’est ainsi qu’en 1895, il forgea le concept de fait
social, dans son livre Les Règles de la méthode sociologique. La sociologie devient
l’étude des faits sociaux. Le fait social, écrit-il, est défini comme « toute manière de faire,
fixée ou non, susceptible d'exercer sur l'individu une contrainte extérieure ; ou bien
encore, qui est générale dans l'étendue d'une société donnée tout en ayant une existence
propre, indépendante de ses diverses manifestations au niveau individuel ». De cette
définition, on comprend que le fait social est un phénomène suffisamment fréquent dans
une société pour être dit régulier et suffisamment étendu pour être qualifié de collectif ;
c'est-à-dire qui est au-dessus des consciences individuelles et qui les contraint par sa
préséance. Il s'agit, par-là, d'une manière de faire d'un agent social ou d'un état de fait
observable et récurrent dans une société donnée. Bref, le fait social, entité sui generis (de
son propre genre) est l'objet de toute étude sociologique.

S’intéressant à la « socialisation des jeunes générations » au sein du « système


scolaire », Emile Durkheim analyse la manière dont l’école remplit une fonction, qui tire
toute sa signification dans le système global notamment la société nationale. Il montre
que si l’école est dépendante de la société globale, elle a néanmoins les caractéristiques
structurales propres à tout système social, ce qui lui donne une « autonomie relative ». Et,
comme tout système social, l’école est simultanément soumise à des forces de
stabilisation et celles de changement.

Cherchant à tirer les conséquences de l'émergence des valeurs humanistes sur la


pédagogie, Emile Durkheim se trouve préoccuper par une triple tâche, à savoir :
- Établir comment l'école peut remplir une fonction à la fois de conservation du système
social et de changement ;
- De quelle manière les pratiques pédagogiques peuvent en même temps être liées aux
institutions formelles et informelles mis en place par la société globale, et par quel
cheminement celles-ci résultent des idées secrétées par le système scolaire ;
- Enfin, à quels modèles pédagogiques recourir pour apprendre aux élèves à la fois le sens
de la communion avec autrui et des savoirs scientifiques et littéraires.

En effet, pour Emile Durkheim, un fait social obéit à 3 caractéristiques (attributs


fondamentaux), à savoir la contrainte, l'extériorité et l'inévitabilité. En société, les
individus sont amenés à se soumettre à l’existence d’un fait, comme ils doivent se
soumettre à celle de la pesanteur ou de la composition de l'air. Cela signifie qu’un fait
social est doté d’un pouvoir de coercition ou de force. Par exemple, il est tenu à avoir tel
comportement dans telle situation et à respecter les règles de la convenance. Le fait social est
extérieur à l’individu en ce sens qu’il existe ou se produit indépendamment des individus
auxquels il s’applique. Pour comprendre un fait social, le sociologue devra donc adopter
une démarche scientifique (analyser les faits sociaux comme des choses), c’est-à-dire
écarter les prénotions (les préjugés) et définir rigoureusement les phénomènes étudiés.
-9-

Bref, un fait social peut désigner l’existence d’une expérience collective qui
dépasse l’expérience individuelle ; un phénomène qui se répète avec une fréquence
suffisante ; des déterminations de comportement ; une contrainte sociale.

Catégories Exemples

Expérience collective qui dépasse Emeutes, ferveur des supporters d’un


l’expérience individuelle match de foot

Phénomène qui se répète avec une Discrimination à l’embauche, agressions


fréquence suffisante homophobes

Déterminations de comportement Langage et consommation culturelle


socialement différenciés

Contrainte sociale Hygiène, bienséance

Les faits sociaux existent avant nous, en dehors de nous et de nos consciences
individuelles. Ils fonctionnent indépendamment des usages que les individus en font.
Selon Durkheim, ce qui constitue spécifiquement le fait social et le différencie
ultimement des faits physiologiques et psychologiques, ce sont des devoirs de droit et de
mœurs, des systèmes de signes et de monnaie, des manières d’agir et des courants sociaux
qui existent en-dehors de la conscience individuelle et s’imposent à elle sous peine de
sanctions collectives.

Parmi la multitude d'exemples de faits sociaux, on peut citer le mariage, la mort,


les croyances et les pratiques de la vie religieuse, mais aussi le langage, la monnaie, les
pratiques professionnelles… Emile Durkheim est parmi les sociologues qui ont établi un
rapport entre la sociologie et la pédagogie (on y reviendra) et un fervent défenseur du «
holisme méthodologique », principe de méthode selon lequel l'analyse doit partir de la
totalité, de l'ensemble, du collectif, qui est plus que la somme des parties. Il s’agit de
privilégier l’action du collectif sur la conscience individuelle.

1.3. Classification et déterminations des faits sociaux

1.3.1. Les deux classes de faits sociaux

Dans Les règles de la méthode sociologique, Durkheim délimite deux classes de


faits sociaux. Les premiers sont des manières de faire d’une société et sont d’ordre
physiologique ou opératif. Ils incluent le code juridique d’une société, sa langue, ses
croyances religieuses, sa conception de la beauté, ses manières de s’habiller... Cette classe
contient aussi des courants d’opinion, comme les taux de mariage, naissance, suicide, ou
les tendances migratoires. La deuxième classe de faits sociaux est d’ordre
morphologique. Ce sont les manières d’être d’une société. Ils incluent le nombre et la
nature des parties élémentaires dont est composée la société, la manière dont elles sont
disposées, le degré de coalescence où elles sont parvenues, la distribution de la population
- 10 -

sur la surface du territoire, le nombre et la nature des voies de communication, la forme


des habitations... Même s’il n’est pas tout à fait évident comment ces faits sociaux
influencent les pensées ou les actions d’un individu, ils ont bien les mêmes
caractéristiques de contrainte et d’extériorité que la première classe.

1.3.2. La détermination des faits sociaux

Comme les faits sociaux sont extérieurs à l'individu, ils existent sans que nous
ayons nécessairement conscience ni de leur existence ni de leur autonomie. En effet, un
fait social peut être indépendant de l'individu, les faits sociaux existent
« indépendamment de leurs manifestations individuelles ». Le fait social s'impose à
l'individu, qu'il le veuille ou non, et non le contraire. Il correspond à un système
de normes établies pour et par la société et n'est que rarement modifiable autrement que
par un bouleversement social ; l'humain acquiert nombre d'entre elles dès le début de son
éducation, lors de sa socialisation, et tend à en intérioriser une grande partie.

Il existe plusieurs moyens de reconnaître un fait social. Un des critères consiste


en déterminant la résistance au changement d’une chose : « on reconnaît principalement
un fait social à ce signe qu'il ne peut pas être modifié par un simple décret de la
volonté... ». Cela ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas changer, mais il faut un effort
laborieux pour le faire. Cette qualité des faits sociaux est liée à son caractère contraignant.
Un autre moyen pour déterminer un fait social consiste dans l’usage de statistiques, qui
permettent de neutraliser les variations entre individus et finalement d'étudier
une moyenne qui, pourtant, ne sera pas apparente dans la société et cela à cause des
variables précédemment citées. Le fait social représente donc « un certain état de l'âme
collective ». Celui qui s'en écarte subira des sanctions de son entourage tels que le blâme,
la réprobation ou la mise à l'écart. Ces sanctions peuvent aussi être organisées, à l'image
des condamnations judiciaires ou religieuses. Par exemple, si un individu décide de porter
une botte autour du cou, les moqueries et les regards amusés de son entourage
constitueront une sanction à ce non-conformisme bien qu'il ne soit pas contraire à la loi.
Autre exemple : un homme d'affaires va bien s'habiller non pas « parce qu'il le veut »
mais parce que c'est la norme d'être bien habillé. Il se peut que cela lui plaise, peu importe
qu'il ait intériorisé ou non la norme, s'il y désobéit, il sera sanctionné par ses supérieurs. Il
s'agit de déterminants sociaux

1.4. Les formes de l’éducation

1.4.1. Education formelle

C’est un système éducatif hiérarchiquement nivelé. Elle va du primaire à


l’université, en prenant en compte une variété de programmes spécialisés et d’institutions
s’occupant à plein temps de la formation générale, technique et professionnelle.
 Enseignement maternel ou préscolaire qui accueille de très jeunes enfants pour les
préparer aux apprentissages fondamentaux de la lecture, de l'écriture et du calcul. C'est
une période préparatoire à l'enseignement élémentaire.
- 11 -

 Enseignement primaire : Les écoles jouent un rôle majeur dans la socialisation des
enfants, filles ou garçons, et dans le développement de leur appréciation du partage, de
l'équité, du respect mutuel et de la coopération.
 Enseignement secondaire : La situation des enseignants au secondaire est différente
de celle du primaire pour ce qui est de la qualification. Ici, l’enfant a besoin des
orientations de l’adulte pour choisir la filière à suivre dans les humanités.
 Enseignement supérieur et universitaire : L’individu est responsable de sa
formation intellectuelle. Tout son avenir en dépend.

1.4.2. Education informelle

C’est un processus de toute la vie par lequel chaque individu acquiert attitudes,
valeurs, aptitudes et connaissances à partir des expériences quotidiennes, des influences et
ressources de son environnement, de la famille, des voisins, du milieu de travail, du
marché, de la lecture et des médias.

1.4.3. Education non formelle

L'éducation non formelle est ce qui se produit dans des lieux tels que les
organisations de jeunesse, les clubs de sport, les groupes de théâtre et les associations, au
sein desquels les jeunes entreprennent des projets en commun, jouent, discutent, font du
camping, de la musique ou du théâtre. Elle renferme toute activité d’éducation organisée
en dehors du système formel établi, orientée vers une clientèle bien identifiée avec des
objectifs d’apprentissage bien définis. Cependant, l’enseignement non-formel peut être
dispensé tant à l’intérieur qu’à l’extérieur d’établissements formels et s’adresser à des
personnes de tous âges.

Selon les spécificités du pays concerné, cet enseignement peut englober des
programmes d’alphabétisation des adultes, d’éducation de base, d’éducation non-formelle
des non scolarisés, l’acquisition des compétences utiles à la vie ordinaire et
professionnelle et de la culture générale. Ces programmes ne suivent pas nécessairement
le système d’échelle et peuvent être de durée variable. En République démocratique du
Congo, la Direction Générale de l’Education Non Formelle, en sigle DGENF, créée par
l’Arrêté Ministériel N° [Link]/[Link]/ 0231/ 2006 du 22/12/ 2006, définit
l’éducation non formelle comme étant un ensemble d’activités éducatives organisées et
structurées en vue de la récupération des enfants, des jeunes et des adultes analphabètes
ou déscolarisés du système éducatif formel.

La caractéristique principale de l'enseignement non formel est qu'il constitue un


ajout, une alternative et/ou un complément à l'enseignement formel dans le processus
d'apprentissage tout au long de la vie des individus. Il est souvent offert afin de garantir le
droit d'accès à l'éducation pour tous. L’éducation non formelle comprend, d'une manière
ouverte, toutes formes d'activités éducatives réalisées par des institutions ou des acteurs
œuvrant à l'extérieur du système scolaire officiel.
- 12 -

1.4.4. Education permanente

Cet enseignement consiste à l’intégration de trois formes ci-haut (formelle, non


formelle et informelle). Elle va de la naissance à la mort et joue ce rôle influent quand elle
est utilisée, soit comme principe organisateur du système éducatif, soit comme facteur
intégrateur de toutes les formes et stratégies d’éducation, soit enfin comme système
pourvoyeur des idées innovatrices et créatrices des opportunités susceptibles d’aider à
résoudre les besoins d’apprentissage des hommes et des femmes tout au long de leur vie.

1.4.5. Education des adultes

L’éducation des adultes se rapporte spécifiquement à toute action éducative


destinée aux adultes. Ce concept est cependant, différemment défini, selon le contexte
social et culturel, aussi bien dans les pays développés que dans le tiers-monde. Si la
sociologie de l’éducation repose sur la formation de l’homme, elle doit le pousser à
construire lui-même le monde dans lequel il se trouve. Les formés ont intérêt à capitaliser
leurs énergies et connaissances sur la création et l’inventivité en vue de donner une
nouvelle image à la société qui les porte. Cette formation doit éviter de décontextualiser
les apprentissages envisagés. La formation des adultes rend l’homme autonome, libre et
indépendant, un sujet capable caractérisé par son pouvoir d’agir. Elle permet donc aux
individus d’acquérir de l’expérience professionnelle dans l’intelligence des situations.
Elle a toute sa place dans la mise en œuvre du processus de professionnalisation des
adultes dans la société.

1.4.6. Education spéciale ou spécialisée

Elle concerne la gamme d'intervention éducative et l’accompagnement organisés


en faveur des personnes ayant des incapacités physiques, psychiques ou qui sont mal
intégrées à leur environnement scolaire (BLOUIN, Maurice ; BERGERON, 1977). Plus
concrètement, il s'agit de l'action éducative auprès de toutes les personnes pour qui le
système de l'Education nationale est inadapté. Dans ce sens, l'éducation spécialisée est
alors l'éducation de tous ceux qui présentent un handicap quelconque (physique, sensoriel
ou mental) empêchant la poursuite du cursus éducatif traditionnel. Dans cette liste l’on
doit également intégrer les populations socialement inadaptées (enfant et jeunes en
rupture avec leurs familles, jeunes délinquants, etc.) Cependant, il convient bien dissocier
le domaine du handicap (physique, sensoriel, mental) de celui de l'inadaptation sociale.

1.5. La Sociologie et d’autres sciences

La sociologie de l'éducation se ramène à trois axes principaux, notamment


l'étude de l'interaction entre l’éducation et la société, l'analyse du système scolaire
comme système social (c'est-à-dire présentant les traits d'un système social) et
l'exploration de l'école, de la classe comme système d'interactions à l'intérieur d'un
groupe restreint d'acteurs sociaux. Ramenée à ces trois axes essentiels, l'optique
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sociologique n'appartient pas qu'au sociologue. D’autres chercheurs, en l’occurrence le


pédagogue, le philosophe, le politicien, le psychologue, … y trouvent assurément un
apport essentiel dans l’analyse, la compréhension et l’interprétation de leurs observations.

2.1.1. Sociologie et statistique

La statistique permet de mettre en évidence un fait social car elle dégage une
possible régularité des faits mais le fait qu’il y ait cette corrélation statistique ne suffit pas
pour en faire un fait sociologique, il faut pouvoir l’expliquer. Par exemple, pour analyser
les faits sociaux, Durkheim utilisera la statistique parce qu’il considère que la société
influence l’individu qui suit des règles à son insu. Et la statistique permet de mettre en
évidence cette influence. La statistique étudie les phénomènes à travers la collecte des
données, leur traitement, leur analyse, l’interprétation des résultats afin de rendre
compréhensible la recherche effectuée.

2.1.2. Sociologie et Pédagogie

Pour Emile Durkheim, une classe est une petite société, et il ne faut pas la
conduire comme si elle n’était qu’une simple agglomération de sujets indépendants les
uns des autres. Éduquer, c’est organiser le rapport à l’enfance en tant que mode de
socialisation de la vie enfantine. Il distingue sociologie de l’éducation et pédagogie. La
première repose sur des faits attestés, donc scientifiques, la seconde sur des
comportements encouragés (direction de l’enfant). Tandis que les théories scientifiques
ont pour but unique d’exprimer le réel, les théories pédagogiques ont pour objet immédiat
de guider la conduite. D’où la sociologie de l’éducation.

2.1.3. Sociologie et Histoire

Si on veut mettre en rapport la sociologie avec l’histoire au sens de la discipline


qui étudie le passé, ce rapprochement consiste à montrer sous quels aspects les deux
savoirs diffèrent. L’histoire a comme objet les événements particuliers, propres à un
endroit ou à une époque donnés, ou bien des faits généraux, répandus. C’est grâce à
l’érudition des historiens que les sociologues comparatistes peuvent espérer atteindre des
résultats. En sociologie, expliquer signifie remonter au passé. Pour comprendre le
présent, il faut en sortir.

2.1.4. Sociologie et Informatique

Le rapport entre la sociologie et l’informatique donne naissance à la sociologie


informatique ou sociologie computationnelle qui consiste à utiliser rationnellement le
calcul pour analyser les phénomènes sociaux. Cette science fait intervenir l’usage de
l’ordinateur dans l’étude complète des faits sociaux.

2.1.5. Sociologie et Politique


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La sociologie vise à comprendre comment les sociétés fonctionnent et se


transforment. La sociologie politique, par contre, étudie le pouvoir politique, l’action
publique, les politiques publiques, les élections et le vote ainsi que les mouvements
sociaux. Le père de la sociologie politique s’appelle ABOU ZEID Abd Er-Rahman, dit
Ibn Khaldun, né à Tunis au sein d’une famille originaire d’Andalousie.

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