0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
70 vues55 pages

Module 3-Manuel-150518

Livre

Transféré par

eugavas
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
70 vues55 pages

Module 3-Manuel-150518

Livre

Transféré par

eugavas
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

INT/SUB/STAT/147

-1-

MODULE 3

SOURCES ET COLLECTE DE DONNÉES

Comme nous l'avons vu dans les modules précédents, les services regroupent de
nombreuses activités, très diverses et souvent assez complexes. Ces services peuvent en
outre être fournis de différentes manières au niveau international. De plus, même si quatre
modes fondamentaux de fourniture internationale ont été définis, il convient de noter que la
fourniture effective d'un service peut correspondre à une combinaison de ces modes de
fourniture, ce qui complique encore davantage le suivi et l'évaluation de ces transactions
internationales.

Du fait de cette variété, à la fois des services et des modes de fourniture, il est nécessaire
d'exploiter de nombreuses sources différentes d'information primaire pour produire des
statistiques aussi complètes et fiables que possible sur le commerce international des
services. Cela signifie également que les statisticiens rencontrent de réels défis dans
l'intégration des données provenant de ces différentes sources car ils doivent garantir la
cohérence et l'exhaustivité des données tout en évitant les chevauchements.

Le présent module traite des problèmes spécifiques liés aux sources et à la collecte de
données tandis que les deux modules suivants traiteront des questions relatives à la
compilation, s'agissant des données de la balance des paiements dans le premier cas et des
données FATS dans le second.

Plus précisément, le présent module présentera les différentes sources de données


exploitables dans la production de statistiques sur le commerce international des services,
selon le service et le mode de fourniture considérés. Il analysera les avantages et les limites
des sources de données et des outils de collecte de données disponibles.

À l'issue du présent module, les statisticiens du commerce international des services


devraient pouvoir:

- identifier et analyser l'utilisation des sources de données ;


- reconnaître les limites des sources de données existantes ;
- étudier et évaluer d'autres sources potentielles ;
- acquérir des savoirs sur les outils de collecte de données ;
- élargir la collecte de données afin d'améliorer le niveau de qualité et de détail.

Ce troisième module du cours d'apprentissage en ligne examinera en profondeur ces thèmes


et, plus précisément, traitera ces questions au travers des sections suivantes :

- définition des secteurs de services : détails sur l'EBOPS ;


- principales sources usuelles d'information ;
- comparaison et évaluation des sources de données ;
- collecte de données : enquêtes auprès des entreprises aux fins de la production de
statistiques sur le commerce international des services et de FATS ;
- enquêtes auprès des ménages et des personnes ;
- systèmes de communication des transactions internationales ;
- fichiers administratifs ;
- autres sources de données ;
- importance des métadonnées ;
- gestion de la qualité des données.
INT/SUB/STAT/147

-2-

Le présent module s'appuie principalement sur des extraits du Manuel des statistiques du
commerce international des services – Guide du statisticien, ou MSCIS-CG.

u DÉFINITION DES SERVICES : DÉTAILS SUR L'EBOPS

La mesure du commerce international des services signifie que les services sont considérés
comme des produits échangés au niveau international, même si leur mode de fourniture
peut s'éloigner de la définition traditionnelle du commerce international que donne la
balance des paiements. Afin de produire de telles statistiques, ces produits doivent être
définis précisément. Cette définition est l'objet des classifications de produits.

Comme nous l'avons vu dans le premier module de ce cours, la classification internationale


des services recommandée dans le contexte des statistiques du commerce international est
la classification "EBOPS 2010" ou Classification élargie des services de la balance des
paiements, qui reprend et développe les composantes types des services de la Classification
de la balance des paiements.

Au niveau national, la classification internationale type utilisée pour définir à la fois les
marchandises et les services est la Classification centrale de produits Version 2, ou CPC
Version 2.

Il est très important de garantir la cohérence totale entre les classifications du commerce
international et les classifications de produits en général, et entre l'EBOPS 2010 et la CPC
Version 2 en particulier car, comme indiqué dans le module 1 de ce cours, le MSCIS 2010
n'est pas un système statistique indépendant; il est au contraire pleinement intégré dans
d'autres systèmes statistiques et notamment dans le système de comptabilité nationale,
SCN 2008. De plus, la CPC Version 2 est beaucoup plus détaillée que l'EBOPS 2010, ce qui
signifie que des détails des composantes de l'EBOPS 2010 peuvent être étudiés à l'aide de la
CPC Version 2.

Néanmoins, dans l'établissement d'une classification du commerce international, il est


évidemment nécessaire de prendre en compte les particularités du commerce international,
c'est pourquoi la CPC Version 2 n'est pas utilisée directement dans ce domaine statistique.
C'est également pour cette raison que la cohérence ne peut être garantie en copiant
simplement la CPC Version 2 dans l'EBOPS 2010; il est indispensable d'élaborer un tableau
de concordance entre les deux classifications.

Le tableau de concordance complet entre l'EBOPS 2010 et la


CPC Version 2 peut être consulté sur le site de la DSNU
([Link] Les notes incluses
dans ce tableau sont particulièrement importantes pour comprendre précisément la
correspondance entre les rubriques de l'EBOPS 2010 et de la CPC Version 2, notamment
lorsqu'un code de la CPC se retrouve dans plusieurs rubriques de l'EBOPS 2010.

Sur la base de la version détaillée de ce tableau de correspondance, la présente section sera


consacrée à l'examen de cas spécifiques dans lesquels la concordance peut s'avérer
particulièrement délicate.

Ø Services de fabrication fournis sur des intrants physiques détenus par des tiers

Bien qu'elle ait la même désignation que la division 88 de la CPC Version 2, cette rubrique
de la classification EBOPS 2010 a une définition un peu plus large. En effet, elle recouvre
non seulement l'intégralité de la division 88 mais aussi certaines classes des divisions 85
("services d'appui opérationnel") et 89 ("autres services de fabrication; services d'édition,
d'impression et de reproduction; services de récupération des matières") et plus
précisément les trois classes suivantes:

- 854: Services de conditionnement;


- 892: Services de moulage, laminage, emboutissage, filage et autres services de
fabrication de produits en matière plastique;
- 893: Services de fonderie, de forgeage, d'estampage et d'autres travaux des
métaux.
INT/SUB/STAT/147

-3-

S'agissant de la division 88, composante essentielle de cette rubrique, la CPC Version 2


indique que les services de la division 88 correspondent à des segments externalisés d'un
processus de fabrication ou à un processus entièrement externalisé.

Ø Services d'entretien et de réparation n.i.a.

La rubrique "Services d'entretien et de réparation n.i.a." de l'EBOPS 2010 correspond à la


réunion de la quasi-totalité du groupe 871 ("Services d'entretien, de réparation d'ouvrages
en métaux, de machines et de matériel") et du groupe 872 ("Services de réparation d'autres
biens") de la CPC Version 2.

Dans le cas du groupe 871, cependant, il convient de noter que la classe 8713 ("Services
d'entretien et de réparation d'ordinateurs et de périphériques") est exclue de cette rubrique
et incluse dans la rubrique Services d'informatique (voir ci-après). Cette réorganisation
traduit une approche basée davantage sur la destination que sur le processus dans le cas de
l'EBOPS 2010, et une approche inverse dans le cas de la CPC Version 2.

Ø Transports

Comme expliqué dans le module 1, la rubrique Transports de l'EBOPS 2010 est décomposée
en fonction du mode de transport et du type de transport (passagers/fret). Nous allons
examiner ainsi la concordance entre l'EBOPS 2010 et la CPC Version 2.

§ Transports maritimes de passagers

La rubrique Transports maritimes de passagers de l'EBOPS 2010 correspond au


regroupement de la plus grande partie de la classe 6423 de la CPC Version 2 ("Services de
transport de voyageurs par eau à longue distance") et de la sous-classe 66021 ("Services de
location de navires de transport maritime ou côtier de voyageurs, avec équipage").

Il convient de noter que, s'agissant de la classe 6423, la sous-classe 64232 ("Services de


transport maritime ou côtier de voyageurs par paquebots") est exclue de cette rubrique de
l'EBOPS 2010 et incluse dans la rubrique Voyages (voir ci-après). Encore une fois, cela
traduit une approche basée davantage sur la destination que sur le processus dans le cas de
l'EBOPS 2010, et une approche inverse dans le cas de la CPC Version 2.

§ Transports maritimes de fret

La rubrique Transports maritimes de fret de l'EBOPS 2010 correspond au regroupement de


la classe 6521 ("Services de cabotage et services de transport maritime de marchandises")
et de la sous-classe 66022 ("Services de location de navires de transport maritime ou côtier
de marchandises, avec équipage") de la CPC Version 2.

Bien que la concordance entre cette rubrique de l'EBOPS 2010 et ces classe et sous-classe
de la CPC Version 2 soit exacte dans ce cas, cette correspondance traduit une nouvelle fois
une organisation différente des deux classifications, ces classe et sous-classe relevant de
deux divisions différentes de la CPC Version 2, à savoir les divisions 65 ("Services de
transport de marchandises") et 66 ("Services de location de véhicules de transport avec
équipage"). L'observation faite plus haut concernant le principe de classification s'applique
également dans ce cas.

§ Autres transports maritimes

La rubrique Autres transports maritimes de l'EBOPS 2010 correspond au regroupement de


trois sous-classes et d'une classe relevant du groupe 675 ("Services annexes des transports
par eau") de la CPC Version 2.

Plus précisément, les trois sous-classes incluses sont les suivantes:

- 67511: Services d'exploitation des ports et voies navigables (à l'exclusion de la


manutention des cargaisons), en mer ou en eaux côtières;
- 67521: Services de pilotage et d'accostage maritime ou côtier;
INT/SUB/STAT/147

-4-

- 67531: Services de sauvetage et de renflouement en mer ou en eaux côtières.

La classe 6759 ("Autres services annexes des transports par eau") est également incluse
dans cette rubrique. Elle comprend les services annexes des transports par eau ayant un
rapport direct avec l'exploitation des navires, non classés ailleurs, et les services n'ayant pas
de rapport direct avec l'exploitation des navires, comme par exemple les services de
brise-glace, d'immatriculation des bâtiments, de désarmement et de mise en réserve de
navires.

§ Transports aériens de passagers

La rubrique Transports aériens de passagers de l'EBOPS 2010 correspond au regroupement


de la sous-classe 64134 ("Services d'excursion aérienne"), de la classe 6424 ("Services de
transports aériens de voyageurs") qui constitue clairement la plus grande partie de cette
rubrique, et de la sous-classe 66031 ("Services de location d'aéronefs de passagers avec
équipage"). À nouveau, l'approche fondée sur la destination de l'EBOPS 2010 et celle fondée
sur le processus de la CPC Version 2 expliquent les différences d'organisation entre ces deux
classifications. Cette observation est également valable pour la définition de la rubrique
Transports aériens de fret, que nous ne détaillerons pas.

§ Autres transports aériens

La rubrique Autres transports aériens de l'EBOPS 2010 est semblable au groupe 676
("Services annexes des transports aériens ou spatiaux") à l'exclusion de la classe 6764
("Services annexes des transports spatiaux"). Plus précisément, elle inclut les trois classes
suivantes :

- 6761 : Services d'exploitation des aéroports (à l'exclusion de la manutention des


marchandises) ;
- 6762 : Services de contrôle de la navigation aérienne ;
- 6763 : Autres services annexes des transports aériens. Cette classe inclut les
services de lutte et de protection contre les incendies, les services de maintenance et
d'entretien des aéronefs (hors réparations), les services des hangars et le
remorquage d'aéronefs.

Nous n'examinerons pas toutes les rubriques relatives aux autres modes de transport pour
lesquelles la définition de l'EBOPS 2010 suit la même logique que celle que nous avons
présentée pour les transports maritimes et les transports aériens. En revanche, nous allons
donner quelques indications sur le contenu d'une rubrique résiduelle mais importante de
l'EBOPS, celle des Autres services annexes et auxiliaires des transports.

§ Autres services annexes et auxiliaires des transports

Les Autres services annexes et auxiliaires des transports couvrent tous les services de
transport qui ne peuvent être rattachés à aucune autre composante des services de
transport inclus dans l'EBOPS 2010. Plus précisément, cette rubrique inclut trois groupes de
la division 67 de la CPC Version 2 ("Services annexes des transports"), la sous-classe 63392
("Services de traiteurs pour les opérateurs de transport") et une partie de la classe 8534
("Services de nettoyage spécialisé") correspondant au nettoyage du matériel de transport.

Les trois groupes de la division 67 de la CPC Version 2 ("Services annexes des transports")
inclus ici sont les suivants :

- 671 : Services de manutention ;


- 672 : Services d'entreposage ;
- 679 : Autres services de manutention. Ce groupe comprend le courtage maritime, les
services de courtage en marchandises, les services d'expédition de marchandises
(principalement les services d'organisation du transprt pour le compte de l'expéditeur
ou du destinataire), les services de courtage aérien, les services de groupage et de
dégroupage de marchandises, les services de qualification de type (permis
spécifiques pour le pilotage d'un type particulier d'aéronef), la liquéfaction et
INT/SUB/STAT/147

-5-

regazéification du gaz naturel aux fins de son transport et les services de localisation
tels que le GPS pour l'aide à la navigation par radiocommunication.

Ø Voyages

Il convient de souligner, une fois encore, que la rubrique Voyages de l'EBOPS 2010 s'appuie,
comme nous l'avons indiqué auparavant, sur une définition basée sur les agents
économiques et non sur les produits. Cela signifie qu'il n'y a pas de correspondance entre
cette rubrique et la CPC Version 2.

Ø Construction

La rubrique Construction de l'EBOPS 2010 se divise en deux catégories, à savoir


Construction réalisée à l'étranger et Construction dans l'économie déclarante. Dans les deux
cas, la définition correspond au regroupement des divisions 53 ("Construction") et
54 ("Travaux de construction") de la CPC Version 2.

Au sens de la CPC, "construction" désigne tout type de construction.

Les travaux de construction incluent les travaux généraux pour les constructions définis
dans la division 53 et les travaux spécialisés de construction, c'est-à-dire les travaux
concernant des parties de bâtiments ou d'ouvrages de génie civil plutôt que la construction
complète.

Ø Assurance

Dans l'EBOPS 2010, la rubrique Assurance est divisée en quatre composantes :

- assurance directe, qui recouvre l'assurance-vie, l'assurance fret et les autres


assurances directes ;
- réassurance ;
- services auxiliaires d'assurance ;
- services de pension et de garantie standard.

L'assurance-vie correspond à une sous-classe de la CPC Version 2, à savoir la


sous-classe 71311 ("Services d'assurance-vie").

On constate également une concordance directe pour l'assurance fret (sous-classe 71333 de
la CPC Version 2, "Services d'assurance du fret") et la réassurance (groupe 714 de la CPC
Version 2, "Services de réassurance").

Nous allons détailler la correspondance plus complexe des autres rubriques de l'EBOPS.

La rubrique Autres assurances directes de l'EBOPS 2010 correspond au regroupement d'une


classe et de sept sous-classes différentes de la CPC Version 2, à savoir:

- classe 7132 : Services d'assurance-accident et d'assurance-maladie ;


- sous-classe 71331 : Services d'assurance de véhicules à moteur ;
- sous-classe 71332 : Services d'assurance maritime, aérienne et ferroviaire ;
- sous-classe 71334 : Autres services d'assurance de dommages aux biens ;
- sous-classe 71335 : Services d'assurance en responsabilité civile ;
- sous-classe 71336 : Services d'assurance des crédits et sûreté ;
- sous-classe 71337 : Services d'assurance voyage ;
- sous-classe 71339 : Autres services d'assurance-dommage.

Ces sous-classes correspondent à l'intégralité de la classe 7133 ("Autres services


d'assurance-dommage (à l'exclusion des services de réassurance)"), à l'exclusion de la
sous-classe 71333 ("Services d'assurance du fret") qui est distincte dans l'EBOPS 2010,
comme nous l'avons vu précédemment.

Les Services auxiliaires d'assurance correspondent au regroupement de quatre classes de la


CPC Version 2, à savoir:
INT/SUB/STAT/147

-6-

- 7161 : Services de courtage et d'agences d'assurance ;


- 7162 : Services d'expertise et de règlement de sinistres ;
- 7163 : Services actuariels ;
- 7169 : Autres services auxiliaires des assurances et des pensions.

Ces classes correspondent à l'intégralité du groupe 716 ("Services auxiliaires de l'assurance


et des pensions") à l'exclusion de la classe 7164 ("Services de gestion de fonds de pension")
qui relève des services de pension (voir ci-après).

La rubrique Services de pension de l'EBOPS 2010 correspond au regroupement de deux


sous-classes et d'une classe de la CPC Version 2, à savoir :

- sous-classe 71312 : Services des fonds de pension ;


- sous-classe 71313 : Services de fonds de pensions de groupes ;
- classe 7164 : Services de gestion de fonds de pension.

Enfin, la rubrique Services de garantie standard de l'EBOPS 2010 correspond au


regroupement de deux sous-classes de la CPC Version 2, à savoir :

- 71336 : Services d'assurance des crédits et sûreté ;


- 71339 : Autres services d'assurance-dommage.

Ø Services financiers

L'EBOPS 2010 distingue les Services financiers explicitement facturés et autres d'une part,
et les Services d'intermédiation financière indirectement mesurés (SIFIM) de l'autre.

La définition des SIFIM étant basée sur un mode de rémunération, elle n'a pas de
correspondance directe dans la CPC Version 2, ce qui signifie qu'il existe seulement une
correspondance entre l'EBOPS 2010 et la CPC Version 2 pour l'ensemble de la rubrique
Services financiers.

Celle-ci correspond à la réunion de quatre groupes de la CPC Version 2, à savoir:

- 711 : Service financiers, à l'exclusion de services des banques d'affaires, d'assurance


et des fonds de pension ;
- 712 : Services financiers des banques d'affaires ;
- 715 : Services auxiliaires des services financiers autres que ceux concernant
assurances et pensions ;
- 717 : Services de détention d'actifs financiers.

Ces groupes correspondent à la division 71 ("Services financiers et services connexes") à


l'exclusion des services relatifs à l'assurance.

Ø Frais pour usage de propriété intellectuelle n.i.a.

Dans l'EBOPS 2010, cette rubrique est décomposée comme suit :

- frais de franchises et marques commerciales;


- licences d'utilisation des résultats de la recherche-développement;
- licences de reproduction et/ou de distribution de logiciels;
- licences de reproduction et/ou de distribution de produits audiovisuels et connexes,
catégorie elle-même divisée en Licences de reproduction et/ou de distribution de
produits audiovisuels (EBOPS 8.4.1.) et Licences de reproduction et/ou de
distribution d'autres produits (EBOPS 8.4.2.).

Les Licences d'utilisation des résultats de la recherche-développement correspondent à une


seule classe de la CPC Version 2, à savoir la classe 7333 ("Services de concession de
licences pour le droit à l'utilisation de produits de la recherche-développement"). Il en va de
même pour la rubrique Licences de reproduction et/ou de distribution de logiciels de
INT/SUB/STAT/147

-7-

l'EBOPS, qui correspond à la classe 7331 ("Services de concession de licences pour le droit à
l'utilisation de logiciels et de bases de données") de la CPC Version 2.

La correspondance entre les deux autres rubriques de l'EBOPS et les catégories de la CPC
est un peu plus complexe.

La rubrique Frais de franchises et marques commerciales de l'EBOPS correspond au


regroupement de deux classes de la CPC Version 2, à savoir les classes 7334 ("Services de
concession de licences pour l'utilisation de marques de fabrique et franchises") et 8396
("Marques de fabrique et franchises").

La rubrique Licences de reproduction et/ou de distribution de produits audiovisuels


(EBOPS 8.4.1.) correspond pour l'essentiel à la classe 7332 de la CPC Version 2 ("Services
de concession de licences concernant le droit d'utiliser des créations originales d'ouvrages
littéraires et artistiques ou de spectacles"), mais il convient de noter que la classe 7332 de la
CPC correspond à la combinaison des rubriques 8.4.1 et 8.4.2 de l'EBOPS.

D'autre part, la rubrique Licences de reproduction et/ou de distribution d'autres produits


(EBOPS 8.4.2.) correspond à une agrégation de trois classes de la CPC Version 2, à savoir:

- 7335 : Services de concession de licences pour l'exploration et l'évaluation des


ressources minérales ;
- 7339 : Services de concession de licences pour l'utilisation d'autres produits de
propriété intellectuelle ;
- 7332 : Services de concession de licences concernant le droit d'utiliser des créations
originales d'ouvrages littéraires et artistiques ou de spectacles, sachant que, comme
nous l’avons vu, la classe 7332 de la CPC correspond à la combinaison des rubriques
8.4.1 et 8.4.2 de l'EBOPS.

Ø Services de télécommunications, d'informatique et d'information

Dans l'EBOPS 2010, les services de télécommunications, d'informatique et d'information se


décomposent comme suit :

9.1 Services de télécommunications

9.2 Services d'informatique


9.2.1 Logiciels
9.2.2 Autres services d'informatique

9.3 Services d'information


9.3.1 Services d'agence de presse
9.3.2 Autres services d'information

La rubrique Services de télécommunications de l'EBOPS 2010 correspond à l'agrégation de


trois groupes de la CPC Version 2, à savoir :

- 841 : Services de téléphonie et autres services de télécommunications ;


- 842 : Services de télécommunications concernant Internet ;
- 846 : Services de radiodiffusion, de programmation et de distribution de
programmes.

La rubrique Logiciels de l'EBOPS 2010 inclut, aux termes de la CPC Version 2, la vente
d'originaux de logiciels, de téléchargements de logiciels, de jeux en ligne et de logiciels en
ligne.

La rubrique Autres services d'informatique de l'EBOPS 2010 correspond au regroupement de


cinq classes de la CPC Version 2, à savoir :

- 8313 : Services de conseils et d'appui relatifs aux technologies de l'information (TI) ;


INT/SUB/STAT/147

-8-

- 8314 : Services de conception et de développement relatifs aux TI, à l'exception de


la sous-classe 83143 ("Originaux de logiciels") qui, comme nous l'avons vu
précédemment, relève de la rubrique Logiciels ;
- 8315 : Services d'hébergement et de fourniture d'infrastructure informatique ;
- 8316 : Services de gestion des infrastructures et des systèmes relatifs aux TI ;
- 8319 : Services d'entretien et de réparation d'ordinateurs et de périphériques.

La rubrique Autres services d'informatique inclut également une partie de la


sous-classe 92919 ("Autres services d'enseignement et de formation, n.i.a.") et, plus
précisément, les services de formation à l'informatique personnalisés fournis à un individu
ou à un groupe.

La rubrique Services d'agence de presse de l'EBOPS 2010 correspond à un groupe de la CPC


Version 2 (844) ayant la même désignation.

D'autre part, la rubrique Autres services d'information de l'EBOPS 2010 correspond à


l'agrégation des classes et sous-classes suivantes de la CPC Version 2 :

- 8394 : Compilations originales de données/renseignements ;


- une partie de la classe 8399 ("Autres services spécialisés, scientifiques et techniques
n.c.a.") : sont inclus ici les services de compilation de données et de renseignements
(bases de données), autres que les listes d'adresses ;
- 84312 : Journaux et périodiques en ligne ;
- 84313 : Répertoires et listes d'adresses en ligne ;
- 84393 : Contenu pour adulte en ligne ;
- 84394 : Contenu de portails de recherche sur Internet ;
- 84399 : Autres contenus en ligne n.c.a. ;
- 845 : Services de bibliothèques et d'archives.

Ø Autres services aux entreprises

La rubrique Autres services aux entreprises de l'EBOPS 2010 correspond à un vaste


regroupement de services et se divise en trois catégories principales :

- services de recherche-développement ;
- services spécialisés et services de conseil en gestion ;
- services techniques, liés au commerce et autres services aux entreprises.

Nous allons examiner successivement la correspondance entre ces grandes catégories et les
rubriques de la CPC Version 2.

• Services de recherche-développement

La rubrique Services de recherche-développement est elle-même divisée en deux


sous-rubriques, à savoir Travail mené de façon systématique pour accroître les
connaissances et Services de recherche-développement, autres.

La sous-rubrique Travail mené de façon systématique pour accroître les connaissances est
elle-même divisée en deux catégories, à savoir Fourniture de services de recherche
développement personnalisés et non personnalisés et Vente de droits de propriété découlant
de la recherche-développement. Il existe une concordance directe entre chacune de ces
catégories et des classes et sous-classes spécifiques de la CPC Version 2; nous ne les
détaillerons pas ici.

Par contre, la correspondance entre la rubrique Services de recherche-développement,


autres et la CPC Version 2 est un peu plus complexe.
Cette rubrique de l'EBOPS 2010 inclut les essais et les autres activités de développement de
produit/processus non comprises ailleurs. Elle correspond à une partie de la classe 8344
("Services d'essais et d'analyses techniques") mais à aucune combinaison de ses
sous-classes. En effet, cette catégorie de la CPC correspond principalement à la rubrique
Services scientifiques et autres services techniques (EBOPS [Link]), ces activités se
trouvant hors du champ de la recherche-développement. Cependant, si des éléments
INT/SUB/STAT/147

-9-

sérieux permettent de penser que certains de ces services donneront finalement lieu à la
délivrance de brevets, lesdits services pourraient être inscrits sous la rubrique 10.1.2
Services de recherche-développement, autres. Cela signifie qu'une décision doit être prise
sur l'issue possible de l'activité et plus particulièrement sur l'éventualité qu'elle aboutisse à
la délivrance d'un brevet.

• Services spécialisés et services de conseil en gestion

La rubrique Services spécialisés et services de conseil en gestion de l'EBOPS 2010 se divise


en deux sous-rubriques, à savoir Services juridiques, de comptabilité, de conseil en gestion
et de relations publiques et Services de publicité, études de marché et sondages d'opinion.

La rubrique Services juridiques, de comptabilité, de conseil en gestion et de relations


publiques de l'EBOPS 2010 correspond à un regroupement large mais exact de codes de
la CPC.

Les services juridiques incluent les services de conseils et de représentation et les autres
services juridiques connexes durant les procédures judiciaires et quasi-judiciaires dans tous
les domaines du droit, y compris en droit pénal, en droit civil, en droit administratif, en droit
constitutionnel, en droit international ou en droit militaire.

Les services de comptabilité incluent les services de vérification des enregistrements


comptables et autres données concernant un organisme ou une société aux fins d'apprécier
si les états financiers produits par cet organisme ou cette société donnent, en conformité
avec les principes comptables usuels, une image fidèle et précise de sa situation à une date
donnée ainsi que du résultat de ses opérations pour la période comptable s'achevant à cette
date.

Les services de conseil en gestion incluent les services tels que la fourniture de conseils et
d'assistance opérationnelle concernant la politique et la stratégie des entreprises, ainsi que
la planification générale, la structure et le contrôle d'une organisation.

La rubrique Services de publicité, études de marché et sondages d'opinion de l'EBOPS 2010


correspond également à un regroupement exact de codes de la CPC. Elle inclut des services
tels que la planification, le développement de concepts et l'exécution d'une gamme complète
de services relatifs aux campagnes publicitaires ou à l'organisation et la gestion de
conventions et de congrès ainsi que la fourniture de services d'assistance et d'appui à
l'organisation de conventions.

• Services techniques, liés au commerce et autres services aux entreprises

La rubrique Services techniques, liés au commerce et autres services aux entreprises de


l'EBOPS 2010 est divisée en cinq sous-rubriques, à savoir Services d'architecture,
d'ingénierie, scientifiques et autres services techniques ; Services de traitement des déchets
et dépollution, services agricoles et miniers ; Services de location-exploitation ; Services liés
au commerce et Autres services aux entreprises n.i.a..

La sous-rubrique Services d'architecture, d'ingénierie, scientifiques et autres services


techniques de l'EBOPS 2010 correspond à un large regroupement de groupes, classes et
sous-classes de la CPC Version 2.

Plus précisément, la rubrique Services d'architecture de l'EBOPS 2010 correspond


exactement au groupe 832 ("Services d'architecture, services d'aménagement du territoire
et d'architecture paysagère") de la CPC Version 2, tandis que la rubrique Services
d'ingénierie de l'EBOPS 2010 correspond exactement au groupe 833 ("Services
d'ingénierie") de la CPC Version 2.

D'autre part, la rubrique Services scientifiques et autres services techniques de


l'EBOPS 2010 correspond à un regroupement de quatre classes de la CPC Version 2, à savoir
:

- 8342 : Services de prospection de surface et d'établissement de cartes ;


INT/SUB/STAT/147

- 10 -

- 8343 : Services météorologiques ;


- 8393 : Services de conseils scientifiques et techniques n.c.a. ;
- une partie de la classe 8344 ("Services d'essais et d'analyses techniques") : comme
nous l'avons indiqué, cette catégorie de la CPC correspond principalement à la
rubrique Services scientifiques et autres services techniques. Cependant, si des
éléments sérieux laissent penser que certains de ces services donneront finalement
lieu à la délivrance de brevets, lesdits services pourraient être inscrits sous la
rubrique Services de recherche-développement, autres.

La rubrique Services de traitement des déchets et dépollution, services agricoles et miniers


de l'EBOPS 2010 correspond à un regroupement vaste mais exact de sept groupes de la CPC
Version 2.

La rubrique Services de location-exploitation de l'EBOPS 2010 correspond à un


regroupement vaste mais exact d'un groupe (731 "Services de location, simple ou en
crédit-bail, de machines et de matériel, sans opérateur") et de six classes de la CPC
Version 2 dont cinq relèvent du groupe 732 ("Services de location, simple ou en crédit-bail,
d'autres biens"), la classe 7322 ("Services de location de cassettes vidéo et de disques")
étant mise à part et incluse, comme nous l'avons vu ci-dessus, sous la rubrique Services
audiovisuels.

La rubrique Services liés au commerce de l'EBOPS 2010 correspond au regroupement exact


de sept groupes de la CPC Version 2 relevant de deux divisions différentes, à savoir les
divisions 61 ("Ventes en gros") et 62 ("Ventes au détail").

Enfin, la rubrique Autres services aux entreprises n.c.a. de l'EBOPS 2010 correspond à un
vaste regroupement de groupes et de classes de la CPC Version 2, relevant des divisions
69 ("Distribution d'électricité, de gaz et d'eau (pour compte propre)"), 72 ("Services
immobiliers"), 83 ("Autres services professionnels, scientifiques et techniques"),
85 ("Services d'appui opérationnel"), 86 ("Services d'appui à l'agriculture, à la chasse, à la
sylviculture, à la pêche, aux industries extractives et aux services d'utilité publique") et
89 ("Autres services de fabrication; services d'édition, d'impression et de reproduction;
services de récupération des matières") de la CPC Version 2.

Il convient de noter que dans deux cas, il n'existe pas de concordance directe entre une
classe de la CPC Version 2 et le contenu de cette rubrique de l'EBOPS 2010.

Le premier concerne la classe 8399 ("Autres services spécialisés, scientifiques et techniques


n.c.a.") dont seule une partie est incluse, à savoir celle qui correspond aux services de
dessin (configurations, dessins, plans et illustrations détaillés de bâtiments, structures,
systèmes ou composants à partir de spécifications d'ingénierie et d'architecture, réalisés par
des dessinateurs d'architecture ou des techniciens ingénieurs).

C'est également le cas pour la classe 8534 ("Services de nettoyage spécialisé"), dont seule
une partie est incluse sous cette rubrique de l'EBOPS 2010, à savoir celle qui correspond aux
services détaillés ci-après :

- nettoyage des salles d'ordinateurs et salles similaires ;


- services de nettoyage spécialisé pour les réservoirs et cuves faisant partie de sites
industriels ou de matériel de transport ;
- stérilisation d'objets ou de locaux (blocs opératoires) ;
- services de nettoyage des fourneaux et de ramonage des cheminées ;
- nettoyage extérieur de tous types de bâtiments ;
- nettoyage des âtres, des cuisinières, des fourneaux, des incinérateurs, des
chaudières, des gaines de ventilation et des dispositifs d'évacuation des fumées.

Ø Services personnels, culturels et relatifs aux loisirs

La rubrique Services personnels, culturels et relatifs aux loisirs de l'EBOPS 2010 se divise en
deux sous-rubriques principales, à savoir Services audiovisuels et connexes et Autres
services personnels, culturels et relatifs aux loisirs.
INT/SUB/STAT/147

- 11 -

La rubrique Services audiovisuels et connexes se divise en deux sous-rubriques, à savoir


Services audiovisuels et Services artistiques.

La rubrique Services audiovisuels correspond au regroupement exact d'un groupe, de deux


classes et d'une sous-classe de la CPC Version 2.

De la même manière, la rubrique Services artistiques correspond au regroupement exact de


deux groupes et d'une sous-classe de la CPC Version 2.

La rubrique Autres services personnels, culturels et relatifs aux loisirs de l'EBOPS 2010 est
divisée en quatre sous-rubriques, à savoir :

- Services de santé ;
- Services d'éducation ;
- Services relatifs au patrimoine et aux loisirs ;
- Autres services personnels.

La rubrique Services de santé de l'EBOPS 2010 correspond à l'agrégation du groupe 931


("Services de santé humaine") et de la classe 9321 ("Services de soins de santé dans les
résidences autres que ceux fournis par les hôpitaux") de la CPC Version 2.

La rubrique Services d'éducation de l'EBOPS 2010 correspond au regroupement de la


division 92 ("Services d'éducation") et d'une partie de la sous-classe 92919 ("Autres
services d'enseignement et de formation, n.c.a."). En effet, comme nous l'avons vu
ci-dessus, la formation dispensée dans le cadre de services de conseil relève des Autres
services d'informatique. En d'autres termes, seuls les services de formation à l'informatique
non personnalisés fournis à un individu ou à un groupe d'individus sur inscription sont inclus
dans les Services d'éducation.

La rubrique Services relatifs au patrimoine et aux loisirs de l'EBOPS 2010 correspond au


regroupement exact de quatre groupes de la CPC Version 2.

Enfin, la rubrique Autres services personnels de l'EBOPS 2010 correspond à une agrégation
vaste mais exacte d'un certain nombre de divisions, groupes, classes et sous-classes de la
CPC Version 2.

Ø Biens et services des administrations publiques entre autres choses

La rubrique Biens et services des administrations publiques n.i.a. de l'EBOPS 2010


correspond exactement au regroupement des divisions 91 ("Services d'administration et de
sécurité sociale") et 99 ("Services fournis par les organismes extraterritoriaux") de la CPC
Version 2.

u PRINCIPALES SOURCES USUELLES D'INFORMATION

Comme nous l'avons indiqué en introduction, du fait de la variété à la fois des services et
des modes de fourniture, il est nécessaire d'exploiter de nombreuses sources différentes
d'information primaire pour produire des statistiques aussi complètes et fiables que possible
sur le commerce international des services.

Idéalement, le choix de la meilleure source de données devrait s'effectuer au niveau des


paires type de service/mode de fourniture. Heureusement, il existe des éléments communs
entre certains services et des caractéristiques communes entre certains modes de fourniture
qui permettent d'identifier à un niveau plus large les principales sources de données, qui
englobent plusieurs types de services et/ou modes de fourniture. Toutefois, il convient de
garder à l'esprit que l'analyse précise de chaque paire constituée d’un type de service et
d’unmode de fourniture peut permettre d'identifier d'autres sources de données plus
appropriées.

Dans la présente section, nous allons examiner les principales sources de données pouvant
être utilisées dans la production de statistiques sur le commerce international des services
en référence aux principaux types de services et aux quatre modes de fourniture possibles,
INT/SUB/STAT/147

- 12 -

avant de détailler, dans les sections suivantes, le contenu de chacun des outils statistiques
pouvant être utilisés comme source de données dans le cadre de ce processus. Dans cette
optique, la présente section s'appuiera essentiellement sur des extraits du chapitre 4
du MSCIS-GS.

Ø Sources de données et collecte de données : aperçu général

À cet égard, il convient de faire une première distinction entre les sources de données
utilisées pour la compilation de statistiques sur le commerce des services entre résidents et
non-résidents et les sources de données utilisées pour la compilation de statistiques
concernant les filiales étrangères car, comme nous l'avons vu précédemment, il s'agit de
deux systèmes statistiques complètement différents.

S'agissant des statistiques sur le commerce des services entre résidents et non-résidents, il
convient de noter que dans bon nombre de pays, une évolution majeure est en cours
concernant les sources de données utilisées pour leur compilation. En effet,
traditionnellement, la compilation de ces statistiques, comme celle des statistiques de la
balance des paiements en général, reposait largement – et parfois exclusivement – sur des
rapports de règlements bancaires obtenus par l'intermédiaire des systèmes de
communication des transactions internationales ou SCTI.

Or ce système a été progressivement supprimé dans certains pays, dans la plupart des cas
du fait d'un mouvement mondial de libéralisation financière, , ce qui signifie que la
production de statistiques sur le commerce des services entre résidents et non-résidents
doit aujourd'hui se baser sur d'autres sources de données. De plus, les SCTI peuvent ne pas
être appropriés pour la production de toutes les informations nécessaires.

Plus précisément, aux termes du MSCIS-CG (§ 4.2.), "si le système de communication des
transactions internationales était, par le passé, la principale source de données pour les
statistiques du commerce des services entre résidents et non-résidents, il est de plus en
plus complété par d'autres sources, à mesure que la demande d'informations plus détaillées
sur les catégories de services et les partenaires commerciaux augmente. Cela étant, pour
les statistiques des services de la balance des paiements, le SCTI reste une source majeure
de données dans de nombreux pays et il doit être utilisé".

Ainsi, même si le SCTI reste une source importante et valable de données sur le commerce
des services entre résidents et non-résidents, il doit de plus en plus être complété – voire
remplacé – par d'autres sources de données. Celles-ci comprennent notamment des
enquêtes, des données administratives et d'autres sources.

Plus précisément, le MSCIS-GS (§ 4.3.) indique que les sources possibles de données pour
l'établissement de statistiques sur le commerce des services entre résidents et non-résidents
sont notamment les registres statistiques des entreprises, les bases de sondage, les
enquêtes auprès d'entreprises et d'établissements, les enquêtes auprès de personnes et des
ménages, les systèmes de communication des transactions internationales, les fichiers
administratifs et d'autres sources de données.

On trouvera ci-après davantage de détails sur ces différentes sources de données possibles,
sur la base de la même référence.

- Registres statistiques des entreprises : Le registre statistique des entreprises désigne


communément un registre des entités économiques actives dans l'économie nationale (voir
le module 1 de ce cours).

- Base de sondage (d'échantillonnage) : La base de sondage, également appelée base


d'échantillonnage, est l'outil statistique utilisé pour avoir accès à la population cible,
c'est-à-dire à toutes les entités économiques devant être sondées. Il existe deux types de
bases : les bases par liste et les bases par région. La base d'échantillonnage est l'ossature
du système statistique, et représente ce qui doit être mesuré périodiquement par le système
statistique. Sa couverture doit être aussi complète que possible et correspondre à la
structure organisationnelle de toutes les unités statistiques de l'économie.
INT/SUB/STAT/147

- 13 -

- Enquêtes auprès des entreprises et des établissements. Ces enquêtes peuvent prendre
l'une des formes suivantes:

i. Recensement. Il inclut tous les membres de la population.


ii. Enquête de collecte à couverture partielle. Elle inclut toutes les entreprises dépassant
un certain seuil mesuré en fonction de leurs dimensions (par exemple le capital
nominal) ou d'autres variables (par exemple l'activité transfrontalière significative).
iii. Enquête par sondage aléatoire. Elle inclut les entreprises qui sont sélectionnées
suivant des procédures d'échantillonnage rigoureuses, dont les résultats sont
extrapolés pour refléter l'ensemble de la population.
iv. Sondage aléatoire stratifié. Il regroupe les composantes de la population en fonction
de la taille de l'activité sélectionnée afin que des entreprises au sein de différentes
strates aient différentes probabilités de sélection. Habituellement, il s'agit d'une
combinaison des options de la couverture partielle et du sondage aléatoire, mais ce
type de sondage est plus élaboré et peut produire un niveau élevé de couverture,
tout en restant relativement bon marché.

Les enquêtes auprès des entreprises incluent les enquêtes générales et les enquêtes
utilisées pour la compilation de certaines catégories de services, y compris les enquêtes sur
les transports, les services de fabrication, les assurances et les sociétés financières, la
recherche-développement, les activités touristiques et la construction, les enquêtes
structurelles auprès des entreprises pour la collecte des FATS, les enquêtes sur les
investissements étrangers directs intégrant les variables FATS clés et les enquêtes distinctes
des filiales étrangères (MSCIS-GS, § 4.5.).

- Enquêtes auprès des personnes et des ménages. Enquêtes auprès des individus ou des
ménages, un ménage étant défini comme un petit groupe de personnes qui partagent le
même logement, qui mettent en commun une partie, ou la totalité, de leur revenu et de leur
patrimoine et qui consomment collectivement certains types de biens et de services,
principalement de la nourriture et des services de logement.

Les enquêtes auprès des personnes et des ménages incluent les enquêtes sur la population
active et les enquêtes aux frontières. Les recensements de la population sont essentiels pour
réunir des informations de référence et élaborer un échantillonnage des ménages.

- Système de communication des transactions internationales. Un système de collecte de


données sur les règlements internationaux individuels ou les transactions internationales
individuelles auprès des banques, des entreprises et des personnes physiques. Dans la
plupart des pays qui conservent un SCTI, la déclaration est obligatoire.

- Fichiers administratifs. Ils sont compilés à des fins réglementaires ou pour appuyer et faire
connaître l'administration de divers programmes publics tels que les règlements en matière
d'immigration, les prestations de sécurité sociale, l'éducation et les soins de santé.

Les fichiers administratifs incluent les dossiers fiscaux, les écritures douanières, les dossiers
d'immigration et les fiches d'entrée sur le territoire et de sortie du territoire, les permis de
travail collectés par les autorités de l'immigration et les registres de la population
(MSCIS-GS, § 4.8.).

- Autres sources de données. Ces sources comprennent les relevés de cartes de crédit, les
enregistrements de téléphones portables, les fichiers des organisations professionnelles, les
états financiers des sociétés, les rapports des chambres de commerce, les fichiers des
agences de promotion des investissements, les bases de données privées et les données
compilées par les partenaires commerciaux. Certaines de ces sources font partie des
informations dénommées "données massives".

Toutes ces sources de données seront étudiées de façon approfondie et en lien avec la
collecte de données sur des services et modes de fourniture spécifiques, dans les sections
suivantes du présent module.

Il convient de formuler une observation spécifique concernant l'établissement de statistiques


par pays partenaire. Comme nous l'avons vu dans le premier module de ce cours, la
INT/SUB/STAT/147

- 14 -

production de ces statistiques représente effectivement un défi majeur et un objectif clé.


Plusieurs sources peuvent être utilisées pour identifier le pays partenaire dans le cadre d'une
transaction donnée, y compris des sources externes comme les renseignements du pays
partenaire.

Ø Sources pour les données sur les modes de fourniture

Comme nous l'avons dit, la pluralité des modes de fourniture est une caractéristique
essentielle du commerce international des services et constitue un défi majeur pour les
statisticiens travaillant sur la fourniture internationale de services. La fourniture d'un service
selon différents modes peut répondre à différentes caractéristiques du service lui-même,
mais également à des stratégies d'entreprises ou à des débouchés différents. Il est donc
indispensable de produire des statistiques sur la fourniture internationale de services qui
rendent compte de ces différents modes de fourniture.

Le plus souvent, les sources de données varient en fonction du mode de fourniture. De


premières indications sont données ci-après.

En général, les sources relatives aux mouvement des personnes relevant du mode 2 sont
probablement les mêmes que celles utilisées pour collecter des informations sur les voyages,
telles que les enquêtes auprès des ménages, aux frontières et sur la population active
(MSCIS-GS, § 4.13).

En ce qui concerne le mode 4, les enquêtes auprès des personnes, aux frontières et auprès
des ménages, les enquêtes auprès des entreprises et, éventuellement, les enquêtes sur les
FATS entrantes (si elles comprennent des variables mesurant les exportations et les
importations de services de la filiale étrangère) sont des sources importantes pour les
salariés entrants et sortants et pour les travailleurs indépendants fournissant des services en
vertu d'un contrat. L'utilisation de données issues de pays partenaires peut faciliter la saisie
des informations pertinentes pour les pays d'origine (MSCIS-GS, § 4.14).

Les données sur le mode 3 (présence commerciale) devront être collectées, en plus des
données disponibles sur le commerce de services entre résidents et non-résidents, dans la
mesure où ce mode de fourniture de services ne relève pas du champ d'application des
transactions de services mesurées dans le cadre de la balance des paiements
(MSCIS-GS, § 4.15).

Il convient de noter que la modélisation du mode de fourniture adéquat est peut-être la


seule option pour les statisticiens utilisant un système de communication des transactions
internationales (SCTI) (MSCIS-GS, § 4.15) car ce système, comme nous l'avons indiqué,
peut ne pas fournir les détails nécessaires à cet égard.

S'il est possible d'identifier une source de données à privilégier pour un type de service ou
un mode de fourniture donné, le MSCIS-GS (§ 4.16) indique que l'intégration de données
issues de différentes sources est préconisée comme le principal moyen de produire des
statistiques plus détaillées et plus complètes et de réduire la charge des répondants.

Nous reviendrons dans les sections suivantes sur les différentes sources de données
identifiées et détaillerons leur contenu et leur utilisation pour l'établissement de statistiques
sur la fourniture internationale de services.

Pour commencer, nous allons procéder dans la section suivante à une comparaison et à une
évaluation générales de ces sources de données.

u COMPARAISON ET ÉVALUATION DES SOURCES DE DONNÉES

Dans le précédent module, les sources de données ont déjà été présentées et examinées en en
référence aux différents types de services et modes de fourniture devant faire l'objet de
statistiques sur la fourniture internationale de services. La présente section rappellera brièvement
les principales conclusions tirées de cette analyse, en s'appuyant en particulier sur une version
simplifiée des tableaux inclus dans le chapitre 11 du MSCIS-GS.
INT/SUB/STAT/147

- 15 -

Il convient premièrement de rappeler qu'il existe différentes possibilités pour collecter et


compiler des données sur la fourniture internationale de services, chacune des sources
possibles d'information présentant des avantages et inconvénients spécifiques qu’il convient
d’évaluer en lien avec les différents types de services et modes de fourniture. Cela signifie
également que l'intégration des données issues de ces diverses sources représente un défi
majeur pour la production de statistiques sur la fourniture internationale de services.

Le tableau suivant, déjà présenté dans le module précédent, rappelle les principales sources
de données pouvant être utilisées dans l'établissement de ces statistiques et les différents
critères selon lesquels elles peuvent être évaluées.

Principales sources de Avantages et


données sur la fourniture inconvénients
internationale de services

- Enquêtes auprès des - Couverture


entreprises et des établissements
- Exactitude
- Enquêtes auprès de
personnes et des ménages - Actualité et fréquence

- SCTI - Pertinence

- Fichiers administratifs - Charges de la déclaration


et du traitement des données
- Autres sources de données

Nous rappelerons d'abord brièvement les avantages et inconvénients spécifiques de chacune


de ces sources de données pour la production de statistiques sur les transactions entre
résidents et non-résidents et pour la production de FATS. Nous examinerons ensuite ces
sources de données, leurs avantages et inconvénients, en lien avec la production de
données sur le nombre de personnes relevant des modes 2 et 4.

Ø Comparaison des sources de données pour les transactions entre résidents et


non-résidents

Comme nous l'avons indiqué, l'examen des avantages et inconvénients spécifiques de


chacune de ces sources de données pour la production de statistiques sur les transactions
entre résidents et non-résidents doit tenir compte des différents types de services et modes
de fourniture.

• Comparaison des sources de données pour la production de statistiques sur les


transactions entre résidents et non-résidents, s'agissant des services de fabrication
fournis sur des intrants physiques détenus par des tiers et des services d'entretien et
de réparation n.i.a.

Les enquêtes sur les entreprises de fabrication et de traitement constituent une source
essentielle pour la production de ces statistiques. Parmi les autres sources importantes et/ou
complémentaires figurent les SCTI et les données douanières.

Le tableau ci-après résume les principaux avantages et inconvénients de ces différentes


sources de données et d'autres sources, au regard des différents critères identifiés
précédemment.

Tableau 3.1. Comparaison des sources de données pour la compilation des services
de fabrication fournis sur des intrants physiques détenus par des tiers et des
services d'entretien et de réparation n.i.a. (importation et exportation)
INT/SUB/STAT/147

- 16 -

Enquêtes auprès des SCTI Fichiers administratifs


entreprises et des – Données douanières
établissements – Avantages fiscaux
Couverture des (++) (+) (+) Données douanières:
transactions Seuils? Seuils? identification des
entreprises
(-) Frais
(+) Renseignements
fiscaux
Exactitude (+) (+) (+) Données douanières
Notes explicatives Parties apparentées?
(-) Erreurs de
classification
Actualité et (-) (+) (+)
fréquence
Pertinence (+) (+) Si des transactions (-)
sont identifiées
(-) Informations
supplémentaires
nécessaires
Charges de la (-) Déclaration (-) Déclaration (+) Déclaration
déclaration et du (-) Traitement (+) Traitement (une fois (+) Traitement
traitement des mis en œuvre)
données

• Comparaison des sources de données pour la production de statistiques sur les


transactions entre résidents et non-résidents, s'agissant des services de transport

Les enquêtes sur les transporteurs résidents et non-résidents sont une source essentielle
pour la production de ces statistiques. Parmi les autres sources importantes et/ou
complémentaires figurent les enquêtes sur les importateurs/exportateurs résidents et les
voyageurs, les SCTI et les données douanières.

Le tableau ci-après résume les principaux avantages et inconvénients de ces différentes


sources de données et d'autres sources, au regard des différents critères identifiés
précédemment.

Tableau 3.2. Comparaison des sources de données pour la compilation des services
de transport, dont les services postaux et de messagerie
Enquêtes auprès Enquêtes auprès SCTI Fichiers
des entreprises des personnes et administratifs –
et des des ménages Données
établissements douanières
Couverture (++) Enquêtes Importations (+) Règlements Importations
des générales auprès (+/-) (-) Seuils (+) Données
transactions des entreprises Exportations (-) Marchandises douanières
(++) Enquêtes sur (-) (-) Transport entre
les agents/ deux pays étrangers
succursales de
transporteurs
non-résidents
(++) Enquêtes
spécifiques sur les
transporteurs
résidents
(-) Couverture des
petits transporteurs
Exactitude (-) (+) (-)
Attribution du pays
partenaire?
Actualité et (-) (-) (+) (+)
fréquence
Pertinence (+) (+) Conçue pour (-) (-)
assurer la
pertinence
(-) Rappel des
informations
INT/SUB/STAT/147

- 17 -

Charges de la (-) Déclaration (-) Déclaration (-) Déclaration (+) Déclaration


déclaration et (-) Traitement (-) Traitement (+) Traitement (une (-) Traitement
du traitement fois mis en œuvre)
des données

• Comparaison des sources de données pour la production de statistiques sur les


transactions entre résidents et non-résidents, s'agissant des voyages

Les enquêtes auprès des personnes et des ménages sont une source essentielle pour la
production de ces statistiques. Parmi les autres sources importantes et/ou complémentaires
figurent les SCTI, les transactions effectuées par carte bancaire, les données administratives
sur les entrées et les sorties, et les enregistrements de téléphones portables.

Le tableau ci-après résume les principaux avantages et inconvénients de ces différentes


sources de données et d'autres sources, au regard des différents critères identifiés
précédemment.

Tableau 3.3. Comparaison des sources de données pour la compilation des voyages
Enquêtes Enquêtes SCTI Fichiers Autres sources
auprès des auprès des administratifs de données
entreprises personnes et
et des des ménages
établissements
Couverture Exportations Exportations (++) (+) Documents (+) Données des
des (+) Principaux (++) enquêtes Règlements officiels cartes
transactions fournisseurs aux frontières (-) Seuils (-) Risque (+) Données des
résidents Importations pays partenaires
Importations (++) enquêtes (+) Données de
(+) Voyages auprès des téléphonie mobile
d'affaires ménages ou aux
(-) Fournisseurs frontières
non-résidents
Exactitude (+) (- -) (- -) Décalage (-) (-)
temporel/
représentation
erronée
Actualité et (-) (- -) (+) (+) (+)
fréquence
Pertinence (+) Ventilation (+) Conçue (-) (-) (+)
par produits pour assurer la
(-) Rappel pertinence
Charges de (-) Déclaration (-) Déclaration (-) Déclaration (+) Déclaration (+) Déclaration
la (-) Traitement (- -) Traitement (+) Traitement (+) Traitement (+) Traitement
déclaration (une fois mis en
et du œuvre)
traitement
des données

• Comparaison des sources de données pour la production de statistiques sur les


transactions entre résidents et non-résidents, s'agissant des autres services

Les enquêtes auprès des entreprises et des établissements sont une source essentielle pour
la production de ces statistiques, notamment pour les exportations. Parmi les autres sources
importantes et/ou complémentaires figurent les SCTI, les dossiers fiscaux, les bases de
données commerciales (notamment pour l'assurance et les SIFIM), les enquêtes auprès des
personnes et des ménages (notamment pour les services en ligne).

Le tableau ci-après résume les principaux avantages et inconvénients de ces différentes


sources de données et d'autres sources, au regard des différents critères identifiés
précédemment.

Tableau 3.4. Comparaison des sources de données pour la compilation des autres
services
Enquêtes Enquêtes SCTI Fichiers Autres
INT/SUB/STAT/147

- 18 -

auprès des auprès des administratifs sources de


entreprises personnes et données
et des des ménages
établissements
Couverture (++) Grandes Importations (+) Règlements (+) Secteurs (+) Assurance
des entreprises (+) (-) Seuils spécifiques et services
transactions résidentes Transactions (-) Dossiers financiers
(-) Petites sur internet fiscaux
entreprises (+) Présence
du mode 4
Exactitude (+) (-) (-) Parties (-) (+)
apparentées/
erreur de
classification
Actualité et (-) (-) (+) (+) (+)
fréquence
Pertinence (+) Conçue pour (+) Conçue (-) Projets de (-) (-)
assurer la pour assurer la construction à
pertinence pertinence long terme
Charges (-) Déclaration (-) Déclaration (-) Déclaration (+) Déclaration (+) Déclaration
de la (-) Traitement (-) Traitement (+) Traitement (+) Traitement (-) Traitement
déclaration (une fois mis en
et du œuvre)
traitement
des données

• Comparaison des sources de données pour la production de statistiques sur les


transactions entre résidents et non-résidents, s'agissant des biens et services des
administrations publiques n.i.a.

Les fichiers administratifs sont une source essentielle pour la production de ces statistiques.
Parmi les autres sources importantes et/ou complémentaires figurent les enquêtes
spécifiques, les SCTI, les données budgétaires et les comptes des administrations publiques.

Le tableau ci-après résume les principaux avantages et inconvénients de ces différentes


sources de données et d'autres sources, au regard des différents critères identifiés
précédemment.

Tableau 3.5. Comparaison des sources de données pour la compilation des biens et
services des administrations publiques n.i.a.
Enquêtes SCTI Fichiers Autres sources
administratifs de données
Couverture Importations (+) Règlements (++) Exportations
des (+) Enquêtes (-) Seuils Banque centrale/ (+) Données
transactions auprès des Ministère des budgétaires et
administrations affaires étrangères comptes des
publiques (-) Transactions en administrations
Exportations nature publiques
(+) Enquêtes sur les
ambassades
étrangères
Exactitude (+) (-) (+) (-)
Actualité et (-) (+) (+) (-)
fréquence
Pertinence (+) (-) Enclaves (-) (-)
étrangères
(-) Dépenses des
diplomates
Charges de la (-) Déclaration (-) Déclaration (+) Déclaration (+) Déclaration
déclaration et (-) Traitement (+) Traitement (+) Traitement (-) Traitement
du traitement (une fois mis en
des données œuvre)

Ø Comparaison des sources de données pour la compilation des FATS entrantes et


sortantes
INT/SUB/STAT/147

- 19 -

Les enquêtes auprès des entreprises et des établissements sont une source essentielle pour
la production de ces statistiques. Parmi les autres sources importantes et/ou
complémentaires figurent les enquêtes sur les IDE, les fichiers administratifs et les bases de
données commerciales.

Le tableau ci-après résume les principaux avantages et inconvénients de ces différentes


sources de données et d'autres sources, au regard des différents critères identifiés
précédemment.

Tableau 3.6. Comparaison des sources de données pour la compilation des FATS
entrantes et sortantes
Enquêtes auprès des Fichiers administratifs Autres sources
entreprises et des de données
établissements
FATS entrantes
Couverture des (++) Enquêtes générales (+) (+) Associations
transactions sur les entreprises et les Registres des industrielles, bases de
établissements entreprises, déclarations données commerciales
(++) Enquêtes sur les IDE de revenus, rapports (+) Enquêtes
entrants réglementaires sectorielles des
(++) Enquêtes dédiées sur (+) Données douanières ministères de tutelle
les FATS entrantes (-) Frais
(-) PME (+) Données des pays
partenaires
FATS sortantes
Couvertures des (++) Enquêtes sur les IDE (+) (+) Associations
transactions entrants Registres des industrielles, bases de
(++) Enquêtes dédiées sur entreprises, déclarations données commerciales
les FATS entrantes de revenus, rapports (+) Enquêtes
(-) PME réglementaires sectorielles des
ministères de tutelle
(-) Frais
(+) Données des pays
partenaires
FATS entrantes et sortantes
Exactitude (+) (+) (+)
Actualité et (-) (+) (+)
fréquence
Pertinence (+) (-) (-)
Charges de la (-) Déclaration (+) Déclaration (+) Déclaration
déclaration et du (-) Traitement (+) Traitement (-) Traitement
traitement des
données

Ø Comparaison des sources de données pour la compilation de statistiques sur les


déplacements de personnes relevant des modes 2 et 4

• Comparaison des sources de données pour la compilation de statistiques sur les


déplacements de personnes relevant du mode 2

Les enquêtes auprès des personnes et des ménages, et notamment les enquêtes aux
frontières et sur la population active, sont une source essentielle pour la production de ces
statistiques. Parmi les autres sources importantes et/ou complémentaires figurent les
enquêtes auprès des entreprises et des établissements, les études spécifiques (notamment
pour les personnes entrantes relevant du mode 2), les données administratives sur les
entrées et les sorties, les données de téléphonie mobile, les données des pays partenaires.

Le tableau ci-après résume les principaux avantages et inconvénients de ces différentes


sources de données et d'autres sources, au regard des différents critères identifiés
précédemment.

Tableau 3.7. Comparaison des sources de données pour la compilation de


statistiques sur les déplacements de personnes relevant du mode 2
INT/SUB/STAT/147

- 20 -

Enquêtes auprès Enquêtes auprès Fichiers Autres sources


des entreprises des personnes et administratifs de données
et des des ménages
établissements
Couverture Sortant Sortant Sortant Entrant
des (+) Personnes (++) Enquêtes (+) Dénombrements (+) Données de
transactions voyageant pour le auprès des à la frontière/fiches téléphonie mobile
compte de leurs ménages E/S et dossiers
employeurs (++) Enquêtes sur d'immigration Entrant/sortant
la population (+) Données des
Entrant active pays partenaires
(+) Enquêtes ciblant (++) Enquêtes aux
les établissements frontières
de tourisme, (-)
d'éducation et de Ajustements
santé nécessaires
(-) Taille de
l'échantillon

Entrant
(++) Enquêtes aux
frontières
(-) Ajustements
nécessaires
(-) Taille de
l'échantillon
Exactitude (+) (-)
Actualité et (-) (-) (+) (+)
fréquence
Pertinence (+) (+) (- -) (-)
Charges de la (-) Déclaration (-) Déclaration (+) Déclaration (+) Déclaration
déclaration et (-) Traitement (-) Traitement (+/-) Traitement (+) Traitement
du traitement
des données

• Comparaison des sources de données pour la compilation de statistiques sur les


déplacements de personnes relevant du mode 4

Dans le cas des statistiques concernant les déplacements de personnes relevant du mode 4,
il convient de tenir compte des quatre catégories de personnes physiques à considérer, à
savoir les fournisseurs de services contractuels salariés, les fournisseurs de services
contractuels travailleurs indépendants, les personnes détachées au sein des sociétés/salariés
étrangers de filiales étrangères et les agents commerciaux de services. Cela est
particulièrement nécessaire lorsque l'on s'intéresse à la couverture des diverses sources
potentielles de données.

Généralement, les enquêtes auprès des entreprises (notamment pour les fournisseurs de
services contractuels), les enquêtes sur les FATS entrantes et les enquêtes sur les FATS
sortantes sont des sources essentielles pour la production de ces statistiques. Parmi les
autres sources importantes et/ou complémentaires figurent les enquêtes auprès des
personnes et des ménages, les enquêtes aux frontières, les enquêtes sur la population
active, les fichiers administratifs, les enquêtes spécifiques et les données des pays
partenaires.

Le tableau ci-après résume les principaux avantages et inconvénients de ces différentes


sources de données et d'autres sources, au regard des différents critères identifiés
précédemment.

Tableau 3.8. Comparaison des sources de données pour la compilation de


statistiques sur les déplacements de personnes relevant du mode 4
Enquêtes auprès Enquêtes auprès Fichiers Autres sources
des entreprises des personnes et administratifs de données
et des des ménages
établissements
Fournisseurs de services contractuels (salariés et travailleurs indépendants) et personnes
INT/SUB/STAT/147

- 21 -

Enquêtes auprès Enquêtes auprès Fichiers Autres sources


des entreprises des personnes et administratifs de données
et des des ménages
établissements
détachées au sein des sociétés
Couverture Entrant Entrant Entrant (++) Enquêtes
des (++) Enquêtes sur (+) Enquêtes aux (+) Fiches d'entrée spécifiques des
transactions le commerce des frontières sur le territoire et de ministères de tutelle
services, enquêtes (-) Enquêtes sortie du territoire (+) Données des
structurelles sur les auprès des Dossiers pays partenaires
entreprises ou ménages/sur la d'immigration
enquêtes générales population active (+) Permis de travail
sur les entreprises (non-résidents) et visas
(++) Enquêtes sur (+) Registres fiscaux
les FATS entrantes Sortant
(+) Enquêtes aux Sortant
Sortant frontières (+) Registres de
(++) Enquêtes sur (+) Enquêtes résidents, registres
le commerce des auprès des du commerce,
services, enquêtes ménages/sur la registres fiscaux
structurelles sur les population active
entreprises ou Entrant et sortant
enquêtes générales (-) Correspondance
sur les entreprises avec le MSCIS 2010
(++) Enquêtes sur
les FATS entrantes
(+) Enquêtes sur les
FATS sortantes
Agents commerciaux de services et négociations pour obtenir une présence commerciale
Couverture Sortant (+) enquêtes aux (+) Fiches E/S et
des (++) Enquêtes sur frontières visas/dossiers
transactions le commerce des d'immigration
services, enquêtes
structurelles sur les (-) Correspondance
entreprises ou avec le MSCIS 2010
enquêtes générales
sur les entreprises
(++) Enquêtes sur
les FATS entrantes
Toutes catégories de personnes physiques
Exactitude (+) Sortant (+) (+)
(+) Enquêtes aux
frontières/
enquêtes auprès
des passagers
(+) Enquêtes
auprès des
ménages/enquêtes
sur la population
active et
recensements de
la population

Entrant
(-) Enquêtes
auprès des
ménages/enquêtes
sur la population
active et
recensements de
la population
Actualité et (-) (- -) (+) (+)
fréquence
Pertinence (+) fournisseurs de (+) (- -) (+)
services
contractuels et
personnes
détachées au sein
des sociétés
INT/SUB/STAT/147

- 22 -

Enquêtes auprès Enquêtes auprès Fichiers Autres sources


des entreprises des personnes et administratifs de données
et des des ménages
établissements
(-) Travailleurs
indépendants
sortants
Charges de la (-) Déclaration (-) Déclaration (+) Déclaration (-) Déclaration
déclaration et (-) Traitement (-) Traitement (-) Traitement (-) Traitement
du traitement
des données

Dans les sections suivantes, nous reviendrons sur chacune des grandes sources de données
potentielles identifiées afin de détailler leur contenu, leurs avantages et leurs inconvénients.

u ENQUÊTES AUPRÈS DES ENTREPRISES ET DES ÉTABLISSEMENTS

Comme nous l'avons vu précédemment, les enquêtes auprès des entreprises et des
établissements sont des sources de données essentielles pour l'établissement de statistiques
sur les transactions entre résidents et non-résidents, s'agissant des services de fabrication
et de réparation, des services de transport et des autres services ainsi que sur les FATS et
les déplacements de personnes relevant du mode 4. Elles constituent aussi des sources de
données importantes et/ou complémentaires pour l'établissement de statistiques sur les
déplacements de personnes relevant du mode 2.

En guise d'observation préliminaire, il convient de souligner que, comme nous l'avons vu


dans le module précédent de ce cours, le MSCIS-GS privilégie une approche intégrée de
l'organisation et de la conduite des enquêtes, visant à réduire autant que possible la charge
de réponse et à harmoniser les statistiques de commerce et d'entreprises. Cela doit être pris
en compte, bien entendu, dans la conception, l'adaptation et l'exploitation des enquêtes
auprès des entreprises et des établissements pour la production de statistiques sur le
commerce international des services.

La présente section détaillera le contenu, les avantages et les inconvénients de cette source
spécifique de données pour la production de ces statistiques s'agissant des différents types
de services et des divers modes de fourniture. À cette fin, elle sera essentiellement basée
sur des extraits du chapitre 6 du MSCIS-GS.

Dans un premier temps, nous procéderons à l'examen des bonnes pratiques. Nous
étudierons ensuite l'objectif général des enquêtes auprès des entreprises ou des
établissements et décrirons leur contenu. Sur cette base, nous examinerons les avantages
et inconvénients des enquêtes auprès des entreprises ou des établissements menées aux
fins de la production de statistiques sur le commerce des services et, plus précisément, de
statistiques des filiales étrangères et de statistiques sur la fourniture internationale de
services.

Ø Bonnes pratiques

Le MSCIS-GS identifie quelques bonnes pratiques relatives à l'utilisation des enquêtes


auprès des entreprises et des établissements menées aux fins de la production de
statistiques sur le commerce international des services. Elles sont résumées ci-après.

Premièrement, les enquêtes auprès des entreprises et des établissements peuvent être
utilisées pour fournir des données sur l'ensemble des transactions de services entre
résidents et non-résidents, ainsi que sur les FATS et les indicateurs supplémentaires sur la
fourniture internationale de services. Ces enquêtes doivent toujours être fondées sur des
objectifs clairement définis, un cadre d'échantillonnage et une méthodologie de collecte bien
conçue et une base juridique reconnue (MSCIS-GS, § 6.2). Il convient de souligner que le
chapitre 2 du Guide Pour l’établissement des Statistiques selon le MBP6 détaille les étapes à
suivre pour élaborer et mener une enquête auprès des entreprises. En outre, l'annexe 8 de
ce Guide fournit un formulaire d'enquête type pouvant être utilisé pour concevoir une telle
enquête.
INT/SUB/STAT/147

- 23 -

Le MSCIS-GS (§ 6.3) recommande également l'utilisation d'enquêtes ciblées sur certaines


catégories de services tandis que les statisticiens chargés d'établir les FATS sont invités à
collecter des données au moyen des statistiques structurelles sur les entreprises (FATS
entrantes seulement), des enquêtes sur les IDE ou des enquêtes FATS spécifiques
(MSCIS-GS, § 6.4). Comme nous l'avons vu dans le module précédent, une approche
graduelle de l'élaboration des systèmes de FATS est également recommandée.

Ø Objectif général et description des enquêtes auprès des entreprises ou des


établissements

Il convient de noter que des descriptions détaillées des types d'enquêtes et de leur
conception, ainsi que des techniques d'échantillonnage et des procédures connexes d'édition
et de compilation des données, figurent dans un certain nombre de publications, notamment
dans les chapitres 2 et 3 du Guide Pour l’établissement des Statistiques selon le MBP6
(MSCIS-GS, § 6.6).

La première question qui se pose lors de l'élaboration d'une enquête auprès des entreprises
ou des établissements est celle de la définition de la population déclarante. Le MSCIS-GS
(§ 6.7) note que pour déterminer la population déclarante, différentes approches sont
possibles, dont le recensement, l'enquête de collecte à couverture partielle, l'enquête par
sondage aléatoire et l'enquête par sondage aléatoire stratifié. En pratique, les statisticiens
dans de nombreux pays utilisent une combinaison de deux ou trois de ces approches.

En outre, les enquêtes doivent toujours être fondées sur des objectifs clairement définis,
une méthodologie de collecte bien conçue et une base juridique reconnue. Les principales
étapes d'une bonne conception d'enquête sont les suivantes (MSCIS-GS, § 6.8) :

i. spécification des objectifs et de la couverture ;


ii. mise en place de l'unité d'échantillonnage et des informations à collecter ;
iii. détermination de la taille appropriée de l'échantillon, en cas d'utilisation d'un
échantillon ;
iv. élaboration d'une base d'échantillonnage, c'est-à-dire une liste exhaustive à partir de
laquelle les unités échantillonnées sont sélectionnées ;
v. élaboration de la conception de l'échantillon, soit la façon dont l'échantillon est
sélectionné à partir de la base ;
vi. détermination de la méthode de collecte (sur papier ou de manière électronique,
entretien, etc.).

Le MSCIS-GS (§ 6.10) invite les statisticiens, lorsqu'ils traitent des questions liées à
l'échantillonnage, notamment les techniques d'échantillonnage, la base de sondage, la
structure de l'échantillon et la répartition de l'échantillon, à consulter le Manuel de l'indice
des prix à la production, en particulier son chapitre 5.

Le MSCIS-GS (§ 6.11) indique également que la collaboration avec les répondants aux
enquêtes est essentielle pour produire des statistiques de bonne qualité.

Ø Enquêtes auprès des entreprises et des établissements aux fins de statistiques


du commerce des services

Comme nous l'avons vu précédemment, les enquêtes auprès des entreprises ou des
établissements sont souvent utilisées pour collecter les données nécessaires à
l'établissement des statistiques du commerce des services entre résidents et non-résidents.
Elles peuvent prendre diverses formes, comme une enquête étendue couvrant plusieurs ou
tous les services ou des enquêtes spécialisées. Ces enquêtes peuvent être élaborées à
dessein mais les enquêtes auprès des entreprises disponibles, telles que les enquêtes
structurelles auprès des entreprises ou les enquêtes de recherche-développement, peuvent
également être utilisées pour collecter des données sur le commerce des services
(MSCIS-GS, § 6.12).

Les enquêtes qui collectent des données sur le commerce des services doivent couvrir la
valeur des exportations de services (crédits) et des importations de services (débits),
ventilée par type de services, pays partenaire et mode de fourniture. Elles doivent aussi
INT/SUB/STAT/147

- 24 -

distinguer les échanges entre parties apparentées et les échanges entre parties non
apparentées (MSCIS-GS, § 6.13).

Vu la complexité du commerce des services, les enquêtes doivent toujours être


accompagnées de notes explicatives. Comme nous l'avons dit, l'annexe 8 du BPM6
Compilation Guide fournit des indications utiles sur le type d'informations et de questions à
inclure dans les formulaires d'enquête sur le commerce des services. Les modèles de
formulaires qui présentent un intérêt comprennent: le commerce international des services,
les services de fabrication, les transporteurs résidents, les transactions avec des
transporteurs non-résidents, la construction, les transactions internationales d'assurance et
les services internationaux de pension (MSCIS-GS, § 6.14).

Il est primordial que les questions soient clairement libellées, sans aucune ambiguïté ni
terminologie obscure. La définition des types de services, en particulier, ne devrait pas être
ambiguë et devrait faire référence à la CCP (MSCIS-GS, § 6.15).

Comme nous l'avons dit, les enquêtes auprès des entreprises et des établissements peuvent
être génériques ou spécifiques à une industrie donnée. Nous allons examiner ci-après les
principaux types de ces enquêtes.

• Enquêtes génériques sur le commerce des services

Une enquête générique sur le commerce des services couvre la plupart ou tous les services
susceptibles d'être fournis ou consommés par des entreprises (MSCIS-GS, § 6.17).

Comme nous l'avons dit précédemment, il est recommandé de fournir aux répondants des
instructions et des notes explicatives claires et simples. Lors de l'élaboration des questions
portant sur les différents modes de fourniture, il convient également de garder à l'esprit que
les répondants sont généralement plus à l'aise avec l'estimation des proportions d'une
valeur globale déjà fournie qu'avec la détermination des valeurs monétaires exactes par
mode de fourniture (MSCIS-GS, § 6.20).

• Enquêtes sur les transports

S'agissant des enquêtes sur les transports, un point important à prendre en considération
est que, dans de nombreux cas, les opérateurs de transport diffèrent du propriétaire de
l'équipement de transport. En outre, lors de la définition de la résidence de l'opérateur, le
pays d'immatriculation des navires et aéronefs peut également différer de celui de
l'opérateur (ou du propriétaire). Il faut aussi faire la distinction entre les affrètements de
navires sans équipage, à inclure sous les services de location opérationnelle, et les
affrètements de navires avec équipage, à inclure sous les services de transport
(MSCIS-GS, § 6.31).

Les exportations de ces services sont identifiées dans les activités des opérateurs résidents
tandis que les importations sont identifiées dans les activités des opérateurs non-résidents.
S'il peut s'avérer plus difficile d'obtenir une couverture exhaustive de ces dernières, les
statisticiens doivent savoir que dans bien des cas, notamment s'il s'agit de transports
maritimes ou aériens, les opérateurs étrangers doivent établir dans le pays où ils exercent
une sorte de présence locale, sous la forme d'une succursale ou d'un agent de
représentation. Les enquêtes peuvent donc cibler ces succursales et agents
(MSCIS-GS, § 6.31).

• Enquêtes sur les services de fabrication

En ce qui concerne les enquêtes sur les services de fabrication, les statisticiens sont invités à
faire bon usage du modèle de formulaire d'enquête 7, un questionnaire type sur les services
de fabrication fourni dans le Guide Pour l’établissement des Statistiques selon le MBP6 (GES-
MBP6) (MSCIS-GS, § 6.36).

Dans le cadre de l'élaboration d'une enquête sur les services de fabrication, l'une des
questions clés est celle de l'identification des entreprises exerçant des activités de
transformation. Les déclarations d'exportation (lors de l'envoi de biens destinés à
INT/SUB/STAT/147

- 25 -

transformation) ou les déclarations d'importation (lors de la réception de biens transformés)


des autorités douanières peuvent être utilisées à cette fin (MSCIS-GS, § 6.37).

S'agissant des exportations de ces services, il est vivement recommandé de réaliser une
enquête spécifique sur les fabricants. Les statisticiens doivent savoir que beaucoup d'entre
eux sont souvent situés dans des zones spéciales, telles que les zones industrielles
d'exportation, et sont généralement soumis à des régimes fiscaux particuliers
(MSCIS-GS, § 6.39).

• Enquêtes des sociétés d'assurance et financières

La collecte et la compilation de données relatives à l'assurance sont décrites dans l'annexe 2


du GES-MBP6. Pour obtenir des données sur les services d'assurance, notamment leurs
exportations, les enquêtes sur les sociétés d'assurance sont la source privilégiée. Les
enquêtes de sociétés d'assurance peuvent également être utilisées pour obtenir des
informations sur les exportations et les importations de services de réassurance (MSCIS-GS,
§ 6.46).

S'agissant de l'établissement de statistiques sur les services d'assurance, il convient de


prendre en compte, dans la conception d'un questionnaire à cette fin, la question délicate de
l'évaluation de ces services.

Le service d'assurance fourni aux résidents et aux non-résidents est obtenu en déterminant
la production de l'assurance de manière à reproduire les pratiques comptables sur la base
des primes acquises et des pertes subies se rapportant à la période comptable. On trouvera
un modèle de formulaire étendu (formulaire 12) dans l'annexe 8 du GES-MBP6. Pour qu'une
enquête de sociétés d'assurance permette d'établir des statistiques sur le commerce des
services, elle doit notamment inclure des questions sur les primes émises, les primes
acquises et les indemnités payées à des non-résidents pour différentes catégories
d'assurance (assurance-vie). Elle doit préciser également la réassurance cédée et acceptée
par des émetteurs non-résidents (et vice versa). Des informations sur les réserves
techniques dues aux assurés non-résidents sont également nécessaires (MSCIS-GS, § 6.47).

L'exportation de l'assurance du fret peut être identifiée par des enquêtes de sociétés
d'assurance, même si les petits assureurs ou les petits lots d'exportations peuvent ne pas
être totalement saisis (MSCIS-GS, § 6.48). En revanche, l'importation de l'assurance du fret
est souvent estimée à partir du prix des biens importés, en corrélation avec l'estimation des
services de transport (MSCIS-GS, § 6.49).

Le MSCIS-GS (§ 6.50) indique que pour obtenir des données sur les services financiers, et
en particulier leurs exportations, la réalisation d'enquêtes de sociétés financières est très
utile. L'annexe 8 du GES-MBP6 contient un modèle de formulaire d'enquête (formulaire 17,
partie E en particulier) avec des questions qui peuvent être utiles pour demander aux
sociétés financières d'obtenir des informations sur les services financiers.

Pour estimer les SIFIM, il est utile de demander des informations sur les positions et les
paiements d'intérêts liés aux prêts et dépôts des établissements non bancaires
non-résidents (exportations) et aux prêts de ces établissements et aux dépôts auprès de
ceux-ci (importations) (voir BPM6 Compilation Guide, page 368) (MSCIS-GS, § 6.50).

Pour assurer une bonne couverture, une base de sondage doit reposer sur une liste des
intermédiaires financiers. À cet égard, les institutions de dépôts et les courtiers sont
généralement tenus de s'enregistrer auprès des autorités de contrôle; ainsi, une liste de ces
entreprises devrait être facilement accessible auprès de sources officielles. En revanche, la
liste des autres intermédiaires financiers, tels que les sociétés de titrisation, peut ne pas être
disponible dans certains pays. Dans ce cas, il importe d'élaborer le profil d'entreprise du
pays pour que ces intermédiaires soient identifiés (MSCIS-GS, § 6.51).

• Enquêtes sur la recherche-développement et l'innovation

Les enquêtes sur la recherche-développement et l'innovation peuvent inclure des variables


utiles à l'estimation du commerce de certaines catégories de services, notamment liées aux
INT/SUB/STAT/147

- 26 -

services d'informatique et d'information, aux services de recherche-développement, aux


services d'architecture, d'ingénierie, scientifiques et autres services techniques, aux services
audiovisuels et connexes inclus dans les services personnels, culturels et relatifs aux loisirs
et aux droits d'utilisation de la propriété intellectuelle non inclus ailleurs
(MSCIS-GS, § 6.60).

Lors de l'élaboration et de la réalisation d'enquêtes sur la recherche-développement et/ou


l'innovation, les statisticiens devraient consulter le Manuel de Frascati, qui est la norme
internationalement acceptée pour ces enquêtes (MSITS-CG, § 6.61).

Lorsqu'ils élaborent ces enquêtes, les statisticiens peuvent s'inspirer du questionnaire


prototype décrit par le Handbook on Deriving Capital Measures of Intellectual Property
Products de l'OCDE (MSCIS-GS, § 6.62).

• Enquêtes sur les services touristiques

Ces enquêtes peuvent porter soit sur la fourniture de services d'hébergement soit sur la
fourniture de services des agences de voyage et des voyagistes. Nous examinerons l'un
après l'autre ces deux types d'enquêtes.

S'agissant des enquêtes sur la fourniture de services d'hébergement, il convient de noter


que ces services peuvent être fournis par des professionnels ou par des personnes
physiques de façon non commerciale. Seuls les services fournis par des fournisseurs de
services marchands, correspondant à la division 55 de la CITI Rev. 4, sont pris en compte
dans le MSCIS-GS; en effet, ils représentent la plus grande part de ces services et les
services non marchands ne sont associés à aucune production supplémentaire de services
d'hébergement.

En ce qui concerne la conception de la base d'échantillon, il convient de noter que la plupart


des administrations nationales du tourisme ont leurs propres registres d'établissements
d'hébergement. D'autre part, le Bureau national de statistique peut avoir son propre registre
général d'entreprises. Ces différences rendent la coordination interinstitutionnelle d'autant
plus importante pour assurer la cohérence des résultats (MSCIS-GS, § 6.69).

En outre, le plan d'échantillonnage doit tenir compte de l'existence des petites unités
familiales, une caractéristique fréquente dans cette activité. Certaines des petites unités
familiales peuvent également être observées par l'utilisation des enquêtes auprès des
ménages ou des enquêtes auprès des corps associatifs auxquels les familles peuvent
appartenir (MSCIS-GS, § 6.71).

En ce qui concerne les enquêtes sur la fourniture de services des agences de voyages et des
voyagistes, et surtout dans le cas des agences de voyages, le MSCIS-GS (§ 6.76) souligne
que deux grands ensembles de données doivent être collectées:

i. des données sur le volume de l'activité des agences de voyages en tant


qu'intermédiaires dans la vente de transport international, d'hébergement
international et de circuits à forfait au titre du voyage à l'étranger;

ii. des données sur les frais payés par les entreprises de transport international, les
fournisseurs de services d'hébergement et d'autres opérateurs de services d'agence
de voyage et de réservation qui doivent être considérés comme des services liés au
commerce s'ils correspondent à des transactions entre résidents et non-résidents.

L'utilisation des bases de données générées par l'Association du transport aérien


international (IATA) quant au système de compensation entre les compagnies aériennes et
les agents de voyage (Billing and Settlement Plan (BSP6)) et une meilleure compréhension
des rôles et des modes de rémunération du Central Reservation System et du Global
Distribution System dont la résidence doit être minutieusement prise en compte,
permettront d'améliorer la mesure des services de réservation entre résidents et
non-résidents (MSCIS-GS, § 6.77).
INT/SUB/STAT/147

- 27 -

• Enquêtes sur la construction

La construction est un secteur présentant des spécificités telles que les statisticiens doivent
songer à utiliser une seule enquête pour répondre aux divers besoins d'information,
notamment à l'égard du commerce des services entre résidents et non-résidents et de l'IDE
et des FATS (MSCIS-GS, § 6.78).

Pour compiler des données sur la construction de façon adéquate, il importe particulièrement
de déterminer avec précision la résidence de l'entreprise qui réalise les travaux de
construction. En effet, une entreprise de construction établie dans une économie peut
entreprendre la construction de projets dans une autre économie par l'intermédiaire d'une
filiale ou d'une succursale. Dans un certain nombre de cas (grands projets nécessitant plus
d'un an), il peut être difficile d'établir une distinction entre le commerce de services entre
résidents et non-résidents et les activités de filiales étrangères (MSCIS-GS, § 6.80).

En particulier, il convient de noter que les services de construction pour des travaux
effectués en moins d'un an peuvent également être considérés comme une présence
commerciale, selon l'AGCS (MSCIS-GS, § 6.81).

• Autres enquêtes spécifiques

Au vu du grand intérêt qu'accordent certains pays à des secteurs spécifiques, en particulier


pour les exportations, il peut être utile d'envisager l'établissement d'une enquête spécialisée
pour collecter des données plus détaillées sur un service particulier (MSCIS-GS, § 6.88).

En particulier, il convient de noter que, si un secteur spécifique et ses transactions


internationales sont très importants pour un pays, les statisticiens peuvent souhaiter
envisager de collecter toutes les informations requises au moyen d'une seule enquête
(MSCIS-GS, § 6.90).

Ø Statistiques des filiales étrangères et fourniture internationale de services

Nous allons à présent étudier la collecte des données nécessaires aux FATS au moyen
d'enquêtes auprès des entreprises. Pour la plupart des pays qui établissent des FATS, les
enquêtes auprès des entreprises sont le moyen le plus fiable et le plus rentable d'obtenir les
informations nécessaires (MSCIS-GS, § 6.94).

Il existe deux approches de base pour la collecte des FATS au moyen d'enquêtes auprès des
entreprises. Les deux approches ne sont pas forcément incompatibles. La première
approche, qui ne peut être utilisée que pour les FATS entrantes, détermine à partir des
données disponibles sur les entreprises résidentes le sous-groupe sous contrôle étranger. La
seconde approche consiste à mener des enquêtes qui demandent des informations
directement sur les opérations des filiales résidentes d'entreprises étrangères et les filiales
étrangères d'entreprises nationales (soit au moyen d'une enquête dédiée, soit au moyen
d'une enquête en usage sur les IDE). Le MSCIS 2010 reconnaît les avantages et
inconvénients de chaque approche et la nécessité pour les statisticiens de faire preuve de
flexibilité s'agissant d'adapter la collecte des données FATS à l'infrastructure statistique de
chaque pays et de maximiser l'utilisation des données disponibles (MSCIS-GS, § 6.95).

Dans tous les cas, la compréhension de l'ensemble statistique de l'IDE fournit une base
solide pour la compréhension de l'ensemble statistique des FATS. L'ensemble statistique de
l'IDE des entreprises couvre en effet un champ plus large que celui des FATS, mais un
programme de collecte de données pour les statistiques de l'IDE peut fournir, directement
ou indirectement, une base à un programme de collecte de données pour les FATS
(MSCIS-GS, § 6.96).

Trois types d'enquêtes sont particulièrement utiles pour l'établissement des FATS: les
enquêtes sur les statistiques structurelles sur les entreprises, les enquêtes sur les IDE et les
enquêtes FATS spécifiques. Ces trois types sont abordés plus en détail ci-après
(MSCIS-GS, § 6.97).

§ Enquêtes sur les statistiques structurelles sur les entreprises


INT/SUB/STAT/147

- 28 -

Les enquêtes sur les statistiques structurelles sur les entreprises peuvent être utilisées pour
fournir des mesures FATS uniquement pour les FATS entrantes, en déterminant le
sous-groupe des sociétés nationales résidentes répondant aux critères pertinents pour les
unités statistiques. Cette approche nécessite l'existence d'indicateurs des entreprises à
capitaux étrangers dans le registre national des entreprises, une base d'échantillon qui
répond aux exigences en matière de FATS ou la capacité de lier les données sur les
statistiques structurelles sur les entreprises à une enquête sur les IDE ou un registre d'IDE
(MSCIS-GS, § 6.99).

En règle générale, les enquêtes sur les statistiques structurelles sur les entreprises couvrent
la plupart des variables déterminées qui présentent un intérêt dans le MSCIS 2010 ou
comprennent les éléments utiles à leur établissement. Les variables FATS souvent couvertes
par les enquêtes en usage sont les suivantes: les ventes, l'emploi, les achats de biens et de
services aux fins de consommation intermédiaire et de revente (ne couvrant souvent que les
biens), les actifs, la rémunération des salariés, les impôts sur le revenu et l'investissement
(MSCIS-GS, § 6.100).

À l'inverse, les caractéristiques supplémentaires ci-après ne figurent souvent pas dans les
enquêtes disponibles sur les statistiques structurelles sur les entreprises, mais présentent un
intérêt dans le cadre des FATS (MSCIS-GS, § 6.101):

i. Pour les ventes/le chiffre d'affaires: une ventilation entre ventes de biens et ventes
de services (dans un premier temps) et, si possible, une ventilation supplémentaire
entre les principales catégories de services (un objectif à plus long terme), au moins
celles présentant un intérêt pour l'économie qui établit les statistiques et compatibles
avec l'EBOPS 2010.

ii. Une identification séparée: i) des ventes (de services) réalisées dans le pays
d'accueil ; ii) des exportations vers l'économie de l'unité institutionnelle contrôlante
ultime ; et iii) des exportations vers des économies tierces.

iii. D'autres ventilations géographiques des ventes/exportations et des


achats/importations de services seraient également utiles. Si possible, une
distinction doit être faite entre parties affiliées et non affiliées. Toutefois, vu la
charge élevée pouvant être impliquée, la possibilité offerte à cet égard par les
enquêtes sur les statistiques structurelles sur les entreprises peut être limitée.

iv. Pour l'emploi, l'identification de l'emploi des non-résidents, dont les personnes
détachées au sein des sociétés.

• Enquêtes sur les investissements directs étrangers dans le cadre des FATS

Les enquêtes sur les IDE sont essentielles à la production des FATS. Premièrement, le
MSCIS-GS (§ 6.103) indique que dans le cas des enquêtes disponibles sur les IDE, les
registres utilisés pour les IDE seraient généralement utilisés pour déterminer les filiales sous
contrôle étranger qui ont droit au traitement FATS. Sinon, les principales variables FATS
peuvent être incluses dans les enquêtes sur les IDE en provenance et à destination de
l'étranger. L'utilisation de ces outils pour établir certaines FATS de base est une solution
rapide et rentable, notamment pour les FATS sortantes. Toutefois, les statisticiens doivent
savoir qu'il existe un certain nombre d'inconvénients associés à l'utilisation de ces enquêtes
pour la production de FATS, dont certains sont énumérés ci-après.

Dans l'utilisation des enquêtes sur les IDE, la priorité devrait être de couvrir les principales
variables FATS. En principe, toutes les filiales doivent être couvertes, qu'elles soient
contrôlées directement ou indirectement. Cela étant, vu que, souvent, les enquêtes sur les
IDE ne recueillent que des informations sur les relations immédiates, dans les premières
étapes de la mise en œuvre, seules les données sur le contrôle direct peuvent généralement
être collectées. Dans ce contexte, un objectif à moyen et long termes serait de recueillir
également des informations sur les filiales contrôlées indirectement (MSCIS-GS, § 6.104).

De plus, les statisticiens doivent noter que l'incorporation de questions liées aux FATS dans
les enquêtes sur les IDE peut également alourdir la charge de travail imposée aux
INT/SUB/STAT/147

- 29 -

entreprises qui ne font pas partie de l'ensemble des filiales couvertes par les FATS. En outre,
les enquêtes sur les IDE peuvent devoir être réalisées plus fréquemment (par exemple, tous
les trois mois), tandis que les FATS peuvent devoir être effectuées moins fréquemment (par
exemple, une fois par an) (MSCIS-GS, § 6.105).

• Enquêtes sur les filiales étrangères

Le MSCIS-GS (§ 6.108) indique que des enquêtes spéciales permettant de collecter les FATS
peuvent être conçues pour compléter les systèmes de collecte de données disponibles tels
que les statistiques structurelles sur les entreprises ou les IDE. En général, des enquêtes
distinctes seraient nécessaires pour les FATS entrantes et les FATS sortantes du fait des
grandes différences entre les populations concernées (MSCIS-GS, § 6.108).

Cependant, l'un des principaux inconvénients de la réalisation d'une enquête FATS spécifique
est que cela peut être onéreux et augmenter sérieusement la charge pesant sur les
répondants (MSCIS-GS, § 6.109).

Le MSCIS-GS (§ 6.110) indique toutefois que les informations pouvant être couvertes dans
une enquête FATS comprennent toutes les exigences des manuels internationaux, en
particulier le MSCIS 2010. Au moins dans les premiers stades d'élaboration, une enquête
FATS peut couvrir les aspects ci-après:

i. Si elles ne sont pas déjà couvertes par le(s) registre(s) ou les enquêtes y relatives
sur les IDE, des informations sur le type de filiale (filiale, succursale ou entité
associée), sa principale activité, le pays de l'unité institutionnelle contrôlante ultime
(pour les FATS entrantes) et le pays d'implantation de la filiale (pour les FATS
sortantes).

ii. Variables: les ventes et le chiffre d'affaires (avec une ventilation entre ventes totales
de biens et ventes totales de services, si possible), l'emploi (en distinguant les
salariés recrutés de l'étranger et les personnes détachées au sein des sociétés, si
possible) et les achats de biens et de services aux fins de consommation
intermédiaire et de revente.

iii. Pour les ventes, l'identification séparée: i) des ventes (de services) réalisées dans
l'économie d'accueil; ii) des exportations vers l'économie de l'unité institutionnelle
contrôlante ultime; et iii) des exportations vers de tierces économies.

iv. D'autres détails et ventilations à mesure que l'expérience de l'utilisation de l'enquête


FATS évolue, en fonction des résultats obtenus et de l'utilisation qui peut en être
faite.

u ENQUÊTES AUPRÈS DES MÉNAGES ET DES PERSONNES

Comme nous l'avons vu précédemment, les enquêtes auprès des ménages et des personnes
sont des sources de données essentielles pour l'établissement de statistiques sur les
transactions entre résidents et non-résidents, s'agissant des voyages ainsi que des
déplacements de personnes relevant du mode 2. Elles constituent aussi des sources de
données importantes et/ou complémentaires pour l'établissement de statistiques sur les
transactions entre résidents et non-résidents, s'agissant des autres services ainsi que des
déplacements de personnes relevant du mode 4.

En ce qui concerne les enquêtes auprès des ménages et des personnes et les recensements
de la population, il convient de noter avant tout que le MSCIS-GS (§ 7.1) encourage une
approche intégrée et la coopération entre domaines statistiques connexes, en particulier la
balance des paiements et les statistiques du tourisme.

La présente section détaillera le contenu, les avantages et les inconvénients de cette source
spécifique de données pour la production de ces statistiques sur la fourniture internationale
de services, s'agissant des différents types de services et des divers modes de fourniture. À
cette fin, elle sera essentiellement basée sur des extraits du chapitre 7 du MSCIS-GS.
INT/SUB/STAT/147

- 30 -

Dans un premier temps, nous procéderons à l'examen des bonnes pratiques. Nous
étudierons ensuite le contenu des recensements de la population et des enquêtes auprès des
personnes et des ménages, y compris les enquêtes sur la population active, les enquêtes
aux frontières et les enquêtes complémentaires auprès des personnes. Sur cette base, nous
examinerons les avantages et inconvénients de ces enquêtes pour la production de
statistiques sur le commerce des services.

Ø Bonnes pratiques

Le MSCIS-GS (§ 7.2) indique que les enquêtes auprès des personnes et des ménages
peuvent servir à établir les transactions internationales de services dans lesquelles les
personnes physiques (ou les ménages), en tant qu'acheteurs principaux ou fournisseurs de
services, peuvent être identifiés assez facilement aux fins d'échantillonnage. Pour le
commerce des services, les transactions renvoient en général aux voyages, au tourisme, aux
transports et aux transactions liées au mode 4, mais avec l'utilisation croissante du
commerce électronique par les ménages, il peut être utile d'envisager d'autres types de
services ou modes. Ces sources, ainsi que les recensements de la population, peuvent
également servir à collecter des informations non monétaires, encore une fois en rapport
avec les modes 4 et 2.

Comme nous l'avons dit précédemment, le MSCIS-GS encourage une approche intégrée et
la coopération entre domaines statistiques connexes. En particulier, le MSCIS-GS (§ 7.3)
recommande de concevoir une enquête dont les résultats peuvent servir à la compilation
dans plusieurs domaines statistiques dans un souci d'efficacité. Cela signifie qu'une
coopération étroite doit être établie entre les différents organismes chargés de la production
de statistiques. Cette coopération devrait, la plupart du temps, prendre la forme de
mécanismes institutionnels.

Le MSCIS-GS (§ 7.4) note que les recensements de la population et les enquêtes auprès des
ménages et des personnes peuvent servir à diverses fins pour collecter les informations
nécessaires, mais aucun ne peut répondre à tous les besoins. Plus précisément:

i. Les recensements de la population peuvent servir à collecter des informations de


référence, en particulier pour établir les données sortantes du mode 4.

ii. Les enquêtes auprès des ménages (voyages à l'étranger seulement) et aux frontières
sont particulièrement utiles pour collecter des données sur les voyages
internationaux (y compris les transports). Une ventilation par but du voyage et par
type de produit consommé doit être collectée dans la mesure du possible.

iii. Pour les enquêtes aux frontières, il importe de veiller à ce qu'aucune catégorie de
personnes ne soit exclue de l'enquête. Cela signifie que ces enquêtes doivent couvrir
les personnes ne relevant pas de la définition de "visiteurs" utilisée dans les
statistiques du tourisme. Toutefois, une distinction claire doit être faite entre les
différentes catégories de sorte que les statisticiens puissent sélectionner la
population intéressant leur domaine.

iv. Les enquêtes sur la population active peuvent être utilisées pour collecter différents
types d'informations en rapport avec les besoins du MSCIS 2010. Par exemple, pour
la variable "nombre de personnes ou de voyages" du mode 4, il est possible d'ajouter
directement des questions à l'enquête sur la population active ou d'élaborer un
module spécifique.

v. Les enquêtes auprès des ménages peuvent aussi servir à collecter des données sur la
consommation d'autres services (par exemple achat par Internet/consommation de
services, mode 4) et la fourniture internationale de services par des membres des
ménages, en particulier pour les travailleurs indépendants (mode 1 ou 4).

vi. Les enquêtes complémentaires auprès des personnes qui voyagent (par exemple sur
les lieux d'hébergement ou dans des sites d'intérêt touristique) peuvent être
utilisées, mais il est recommandé de ne le faire que dans certaines conditions car
l'utilisation de ces sources pose un certain nombre de difficultés (voir ci-après).
INT/SUB/STAT/147

- 31 -

vii. Les enquêtes qui ciblent certaines catégories de personnes (par exemple étudiants
ou patients) avec des caractéristiques (de dépenses) spécifiques peuvent présenter
un intérêt.

viii. Les enquêtes sur les voyages d'affaires constituent une source particulièrement utile
pour le mode 4 (et le mode 2 connexe). On peut également trouver dans ce cadre
des synergies avec les sources statistiques de la population active.

Ø Description générale des recensements de la population et des enquêtes auprès


des personnes et des ménages

S'agissant des recensements de la population et des enquêtes auprès des personnes et des
ménages, deux références clés doivent être citées, à savoir les publications des
Nations Unies Principes et recommandations concernant les recensements de la population
et des logements, deuxième révision (ONU, 2008) et Guide pratique pour la conception
d'enquêtes sur les ménages (ONU, 2008). Les statisticiens souhaitant élaborer ou ajuster
des recensements de la population et/ou des enquêtes auprès des personnes et des
ménages pour la production de statistiques sur la fourniture internationale de services sont
encouragés à se familiariser avec ces documents. Les indications ci-après sont tirées du
MSCIS-GS et, indirectement, de ces deux publications.

Lorsque les statisticiens tentent d'élaborer des enquêtes auprès des personnes qui voyagent
aux fins de la production de statistiques sur le commerce international des services, l'une
des premières difficultés qu'ils rencontrent est l'absence de registre spécifique pour cette
population et donc de fondement pour la constitution d'une base d'échantillon. À cet égard,
le MSCIS-GS (§ 7.10) recommande aux statisticiens de consulter les fichiers administratifs
ou d'autres sources pouvant servir de registre.

Plus généralement, les enquêtes auprès des ménages peuvent être des sources utiles pour
collecter des informations sur la fourniture internationale de services et, plus précisément,
sur les cas où les ménages sont consommateurs de services et ceux où ils sont eux-mêmes
fournisseurs de services.

Dans le premier cas, ces informations peuvent avoir trait aux paiements effectués pour le
transport international de passagers ou les voyages et aux dépenses touristiques à
l’étranger, mais également aux transactions via Internet ou aux services fournis par
l'intermédiaire de réseaux de télécommunication, tels que l'achat de logiciels ou de produits
audiovisuels. Elles peuvent aussi concerner le nombre de voyages/personnes relevant du
mode 2.

Dans le second cas, des informations peuvent être collectées sur la fourniture de services
par des ménages résidents selon le mode 1, le mode 2 et en particulier selon le mode 4.

Certaines enquêtes spécifiques auprès des ménages, telles que les enquêtes sur les voyages
d'affaires, peuvent être des sources actuelles et pertinentes sur la mobilité temporaire de la
main-d'œuvre à l'étranger, ce qui peut être utile pour collecter des informations détaillées
sur le mode 4 ainsi que sur le mode 2 (MSCIS-GS, § 7.17).

Nous allons examiner ci-après l'utilisation, les avantages et les inconvénients de ces types
d'études pour la production de statistiques sur des rubriques spécifiques de l'EBOPS 2010.

• Enquêtes auprès des ménages et rubriques de services de l'EBOPS 2010 : voyages,


transports et autres services

Le MSCIS-GS (§ 7.19) indique que l'utilisation d'une enquête auprès des ménages pour
collecter des informations sur les résidents voyageant à l'étranger (voyages à l'étranger)
servira les besoins de la balance des paiements (rubriques des voyages et du transport de
passagers) et ceux des statistiques du tourisme, notamment à l'égard de la consommation
du tourisme international (dont le transport international de passagers). Pour utiliser
efficacement ces enquêtes dans la production de statistiques sur la fourniture internationale
de services, quelques questions restent à prendre en compte.
INT/SUB/STAT/147

- 32 -

Premièrement, il convient de noter que le voyage est souvent hautement saisonnier. Par
conséquent, il ne saurait être observé sur un laps de temps réduit, puis extrapolé sur
l'ensemble de l'année. Cela signifie que des observations fréquentes seront nécessaires. Le
MSCIS-GS (encadré 7.1) recommande donc de collecter des informations en continu.

De plus, le MSCIS-GS (§ 7.22) recommande d'utiliser un mois comme période de référence


pour réduire les erreurs télescopiques (date erronée attribuée aux voyages) et les erreurs de
rappel (caractéristiques et dépenses incorrectes), également appelées effets de mémoire
pure. L'échantillon sélectionné doit être assez large pour collecter suffisamment
d'informations valides, parce que la plupart des personnes peuvent ne pas avoir voyagé au
cours d'une période de référence si courte.

Généralement, tous les membres d'un ménage sélectionné sont inclus dans l'échantillon
tandis qu'en ce qui concerne la sélection des voyages, deux options peuvent être envisagées
(MSCIS-GS, § 7.25) :

i. tous les voyages peuvent être sélectionnés pour la description des voyages effectués
et des dépenses encourues ; cette méthode est souvent suivie mais elle peut
présenter un inconvénient lorsque certaines personnes voyagent fréquemment,
surtout si l'on utilise un large questionnaire ; ou

ii. tous les voyages peuvent être comptés (à l'étranger et internes, c'est-à-dire en
relation avec les besoins d'information sur le tourisme), mais les caractéristiques du
voyage et des dépenses ne sont collectées que pour l'un d'entre eux (généralement
le plus récent) ; c'est l'approche suivie par la plupart des statisticiens.

On peut utiliser l'enquête auprès des ménages pour collecter les informations
susmentionnées de diverses manières. Il est possible de joindre un module
"voyages/tourisme" à une enquête auprès des ménages existante (généralement, une
enquête sur la population active ou une enquête sur les revenus et les dépenses), ou de
concevoir des procédures spécifiques pour l'observation des variables requises. Étant donné
les particularités susmentionnées du tourisme et des voyages, la première alternative, qui
est en général d'abord envisagée par les pays, ne permet pas d'obtenir toutes les données
nécessaires et doit être complétée par une enquête spécifique pour observer le tourisme et
les voyages (MSCIS-GS, § 7.25).

Des données pour les autres rubriques de services de la balance des paiements peuvent être
collectées par l'intermédiaire d'une enquête auprès des ménages, par exemple sur les
services consommés par les ménages en ligne, téléchargés ou reçus par courriel ou par
téléphone (par exemple services juridiques, conseils médicaux, audiovisuel ou
téléchargements de logiciels et jeu). Toutefois, les statisticiens doivent savoir qu'il peut
s'avérer difficile pour les ménages de déterminer s'ils achètent leurs services localement ou
s'ils importent un service et, si tel est le cas, de quel pays. Une difficulté supplémentaire est
que le pays de facturation ou de commercialisation n'est pas forcément celui qui fournit
réellement le service au ménage (MSCIS-GS, § 7.26).

• Enquêtes auprès des ménages et recettes des exportations de services (mode 4)

Il convient de souligner que les problèmes cernés plus haut sur l'identification de la
population et des répondants, ainsi que l'échantillonnage (c'est-à-dire la pertinence de la
source de données), se posent davantage dans ce cadre, dans la mesure où le nombre de
travailleurs indépendants qui exportent leurs services à l'étranger peut être relativement
faible et difficile à identifier par l'utilisation d'une enquête auprès des ménages. Néanmoins,
une enquête spécialisée, comme l'enquête sur les voyages d'affaires décrite ci-après, peut
aider à collecter certaines informations à ce sujet (MSCIS-GS, § 7.27).

• Enquêtes auprès des ménages et nombre de personnes/voyages relevant des


modes 2 et 4

Le MSCIS-GS (§ 7.29) indique que les données sur les caractéristiques des voyages relevant
des modes 2 et 4 (fourniture de services contractuels) ou sur les personnes qui voyagent
peuvent être collectées en même temps que les données sur les dépenses/recettes décrites
INT/SUB/STAT/147

- 33 -

plus haut. Plus précisément, les enquêtes auprès des ménages peuvent permettre de
collecter les types d'informations ci-après:

i. le mode 2 pour les voyages à l'étranger;


ii. le mode 4 pour les voyages à l'étranger; et
iii. le mode 4 pour les voyages d'entrée.

Ø Enquêtes sur la population active

Une enquête sur la population active est une enquête standard basée sur les ménages pour
l'établissement de statistiques liées au travail. Le MSCIS-GS (§ 7.36) note que, dans le
cadre des statistiques sur la fourniture internationale de services, une enquête sur la
population active sert à collecter les types d'informations suivants :

i. Sur les mouvements sortants relevant du mode 4, à savoir les fournisseurs de


services contractuels, les personnes détachées au sein des sociétés ou lessalariés
recrutés directement par les filiales étrangères et les vendeurs de services ouceux
chargés de constituer une présence commerciale (et, dans une moindre mesure, les
mouvements entrants relevant du mode 4 pour les fournisseurs de services
contractuels et les personnes détachées au sein des sociétés ou les salariés, si les
personnes deviennent résidentes).
ii. Sur la consommation/les dépenses de ceux qui voyagent à l'étranger pour affaires
(mode 2).
iii. Sur l'acquisition de services pour le compte de l'employeur du répondant ou, plus
généralement, au niveau interentreprises (mode 2).
iv. Sur les ventes/exportations de services au niveau interentreprises ou entre
consommateurs et entreprises, qui seront pertinentes principalement pour les
travailleurs indépendants (modes 1, 2 ou 4).

Le MSCIS-GS (§ 7.37) indique que, dans la mesure où les enquêtes sur la population active
sont très répandues et convenablement normalisées, des modules peuvent facilement être
ajoutés pour obtenir des informations supplémentaires en lien avec les éléments précédents.

En particulier, l'utilisation des enquêtes sur la population active pour séparer les
mouvements liés au mode 4 de la mobilité internationale de la main-d'œuvre exige
l'inclusion d'un nombre limité de questions sur les visites à l'étranger par les membres du
ménage à des fins de travail. Il peut s'agir de questions sur les parties contractantes, la
durée des visites à l'étranger et les formes de paiement, etc. (MSCIS-GS, § 7.39).

Ø Enquêtes aux frontières

Les enquêtes aux frontières permettent de compter ou de questionner les personnes qui
voyagent lorsqu'elles entrent dans le pays ou le quittent. Ces sources peuvent servir à
collecter des informations sur les caractéristiques des séjours et du voyage, et sont utiles
pour calculer les estimations des dépenses de voyage et touristiques. Cela dit, elles peuvent
également servir à recueillir des informations pour compiler des données sur le nombre de
voyages/personnes relevant des modes 2 et 4 (MSCIS-GS, § 7.45).

Comme nous l'avons dit précédemment, à cette fin, il importe de veiller à ce qu'aucune
catégorie de personnes ne soit exclue de l'enquête – l'enquête doit ainsi couvrir des
personnes en dehors de la définition de "visiteurs" utilisée dans les statistiques du tourisme
–, mais une distinction claire doit être faite entre les différentes catégories afin que le
statisticien puisse choisir la population intéressant son domaine statistique (MSCIS-GS, §
7.54).

Ces enquêtes devraient être menées dans les aéroports, aux frontières terrestres (routes et
chemins de fer) et pour les bateaux de croisière. Dans le premier cas, il est recommandé,
par souci d'exhaustivité et d'exactitude, de questionner toutes les personnes d'un vol
sélectionné (MSCIS-GS, § 7.56) tandis que, dans le cas des bateaux de croisière, les
statisticiens devraient utiliser les informations fournies dans le manifeste
(MSCIS-GS, § 7.59).
INT/SUB/STAT/147

- 34 -

Les enquêtes aux frontières peuvent aussi servir à collecter davantage d'informations sur les
voyages ou les personnes relevant des modes 2 et 4, si on s'est fait une première idée du
motif du voyage (MSCIS-GS, § 7.60). Pour le mode 4, un mécanisme ciblant les voyageurs
d'affaires plus particulièrement serait utile (réalisation d'entretiens dans les salons
d'aéroports, par exemple) (MSCIS-GS, § 7.61).

Un point de départ pour identifier les activités du mode 4 serait d'identifier les personnes
voyageant à l'étranger pour affaires ou pour motifs professionnels. De telles informations
peuvent être disponibles à partir des données des fiches d'entrée sur le territoire et de sortie
du territoire, qui peuvent être utilisées pour une première stratification ou sélection en vue
d'identifier les voyageurs d'affaires. Cependant, les statisticiens doivent être conscients que
les personnes de ce groupe ne représenteront pas toutes le mode 4 (MSCIS-GS, § 7.63).

Ø Enquêtes complémentaires auprès des personnes

En ce qui concerne l'utilisation d'enquêtes complémentaires auprès des personnes dans la


production de statistiques sur la fourniture internationale de services, le MSCIS-GS (§ 7.78)
note qu'il est possible de sonder les non-résidents voyageant dans l'économie qui établit les
statistiques soit sur les lieux d'hébergement, principalement les hôtels et autres types
d'hébergement, soit au niveau de sites d'intérêt touristique.

Toutefois, l'utilisation de ces enquêtes dans l'établissement de statistiques sur la fourniture


internationale de services est associée à plusieurs difficultés. Elles ont trait à la
détermination des non-résidents parmi les clients des différents modes d'hébergement. De
plus, tous ne séjournent pas dans un hébergement collectif. Des études dans de nombreux
pays ont fait ressortir que le type d'hébergement est un déterminant des dépenses
moyennes par jour, si bien qu'une telle variable observée pour ceux séjournant dans un
hébergement collectif ne peut pas être extrapolée à d'autres. Une autre limite est liée au fait
que lorsque l'enquête est réalisée sur les lieux d'hébergement les voyageurs n'ont pas
encore achevé leur séjour; vu que leurs dépenses totales ne sont pas uniformément
réparties sur toute la durée, leurs dépenses moyennes par jour ne peuvent pas être déduites
à partir de la durée prévue de leur séjour. De plus, une personne lors d'un seul voyage peut
fréquenter plus d'un hôtel, une situation qui modifie la probabilité d'être sélectionné
(MSCIS-GS, § 7.79).

Des données complémentaires peuvent également être recueillies sur des ensembles
spécifiques de la population voyageant. Cela peut être particulièrement utile pour les
personnes voyageant pour recevoir des soins médicaux ou les étudiants. En effet, vu les
caractéristiques particulières et les modèles de dépenses de certaines catégories de
personnes, il peut être utile de saisir des informations au moyen d'une enquête spécifique
(MSCIS-GS, § 7.81).

u SCTI

Comme nous l'avons vu précédemment, les systèmes de communication des transactions


internationales constituent une source importante et/ou complémentaire de données pour
l'établissement de toutes les statistiques sur les transactions entre résidents et
non-résidents et, en particulier, s'agissant des services de fabrication et de réparation, des
transports, des voyages, des autres services ainsi que des biens et services des
administrations publiques non inclus ailleurs.

La présente section détaillera le contenu, les avantages et les inconvénients de cette source
spécifique de données pour la production de statistiques sur le commerce international des
services, s'agissant des différents types de services et des divers modes de fourniture. À
cette fin, elle sera essentiellement basée sur des extraits du chapitre 8 du MSCIS-GS.

Dans un premier temps, nous procéderons à l'examen des bonnes pratiques. Nous
étudierons ensuite l'objectif général et le contenu du SCTI. Sur cette base, nous
examinerons les avantages et inconvénients de ce système de communication pour la
production de statistiques sur le commerce des services.
INT/SUB/STAT/147

- 35 -

Ø Bonnes pratiques

Le MSCIS-GS (§ 8.2) indique que cette source présente plusieurs limites que les statisticiens
doivent tenter de réduire en utilisant des sources de données supplémentaires telles que les
enquêtes. Ces limites sont notamment la sous-couverture des petites transactions lorsque
des seuils de déclaration sont en place, l'absence de données sur les services qui ne peuvent
pas être mesurés ou identifiés par le biais du SCTI, les problèmes d'enregistrement des pays
partenaires et le manque d'informations sur les ventilations par mode de fourniture.

Bien entendu, les SCTI présentent également un certain nombre d'avantages, ce qui en fait
une source de données importante et/ou complémentaire pour la compilation de statistiques
sur les transactions entre résidents et non-résidents. Ces avantages sont notamment les
suivants:

- actualité et haute fréquence, ce qui facilite la compilation de données;


- exhaustivité (les nouvelles entités déclarantes peuvent aisément être couvertes);
- nombre limité et stabilité des répondants (les banques peuvent déclarer pour le
compte de leurs clients);
- la charge de déclaration et de compilation n'est pas lourde une fois le système mis
en œuvre;
- la déclaration est souvent obligatoire.

Ø Description générale du SCTI

Le SCTI est un système de collecte de données sur les règlements internationaux individuels
ou les transactions internationales individuelles tels que déclarés par les banques, les
entreprises ou les ménages. Il convient de distinguer un SCTI bancaire, dans lequel les
déclarants sont des banques résidentes, et un SCTI de déclaration directe, dans lequel les
déclarants sont les agents économiques eux-mêmes (MSCIS-GS, § 8.3).

Dans la plupart des pays, l'utilisation du SCTI a commencé avec les déclarations de
règlement par des banques résidentes. Toutefois, vu que de plus en plus d'agents
économiques résidents ont commencé à utiliser des banques non résidentes pour les
règlements internationaux, la déclaration directe par ces agents économiques s'est imposée
pour assurer l'exhaustivité de la collecte des données (MSCIS-GS, § 8.5).

Il convient de souligner que, le SCTI étant souvent un produit dérivé des contrôles de
change actuels ou passés, les données collectées impliquent des règlements (par opposition
aux transactions) (MSCIS-GS, § 8.4). Il s'agit évidemment d'une caractéristique
fondamentale à prendre en compte lors de l'utilisation du SCTI aux fins de la production de
statistiques sur le commerce international des services.

Ø Utiliser le SCTI pour collecter des données sur le commerce international des
services

L'un des principaux avantages du SCTI dans la production de statistiques sur le commerce
international des services a trait à la détermination des agents économiques. En effet,
lorsque le SCTI bancaire est complété par la déclaration directe, les informations contenues
dans le SCTI peuvent être extrêmement utiles pour déterminer les principaux acteurs
impliqués dans le commerce international des services. Dans certains pays, le cadre du SCTI
est maintenu même après l'introduction d'enquêtes pour saisir les règlements internationaux
avec des montants élevés. En accumulant ces informations, un registre des entreprises de la
balance des paiements peut être établi (MSCIS-GS, § 8.6).

Au-delà de cet aspect, le MSCIS-GS (§ 8.8) indique que de nombreuses raisons font que le
SCTI peut être utile à la collecte de données sur le commerce international des services.
Tout d'abord, les données sont collectées fréquemment et ponctuellement. Les données
peuvent être communiquées dès que les règlements internationaux ont été effectués, de
façon exhaustive, au moins lorsqu'il n'y a pas de seuil de déclaration ou lorsque ce dernier
est très faible. En règle générale, les codes de transaction inclus dans le SCTI pour
déterminer l'objet du règlement favorisent la classification conformément aux
recommandations du MSCIS 2010, sauf dans certains cas où il est difficile d'obtenir les
INT/SUB/STAT/147

- 36 -

informations pertinentes tels que pour les SIFIM ou la construction et pour certaines
rubriques détaillées de l'EBOPS 2010. En effet, la classification des règlements
internationaux par type de transaction est la condition la plus importante pour utiliser le
SCTI dans l'établissement des statistiques du commerce international des services.

Le SCTI présente également l'avantage de pouvoir être maintenu avec des charges de
déclaration et de traitement des données relativement faibles (MSCIS-GS, § 8.9).

En évaluant les 12 composantes principales des services du MBP6 individuellement, les


données du SCTI peuvent être utiles pour établir les statistiques du commerce international
des services pour la plupart de ces composantes et, plus particulièrement: 1) les services de
fabrication ; 2) les services d'entretien et de réparation ; 3) les services d'assurance ; 4) les
frais pour usage de la propriété intellectuelle non inclus ailleurs ; 5) les services de
télécommunication1, d'informatique et d'information ; 6) les autres services aux entreprises
; et 7) les services personnels, culturels et relatifs aux loisirs. Il est également utile pour les
services financiers, à l'exception des SIFIM, dans lesquels les montants sont souvent
estimés sur la base des chiffres comptables des sociétés financières. Le SCTI prend en
compte la construction, mais il a certaines limitations à cet égard. Enfin, il peut être utilisé,
en partie, pour les transports et les voyages (MSCIS-GS, § 8.10).

Néanmoins, comme nous l'avons déjà indiqué, le SCTI présente également des
inconvénients majeurs s'agissant de l'établissement de statistiques sur la fourniture
internationale de services.

En premier lieu, les banques résidentes qui déclarent par l'intermédiaire du SCTI peuvent
avoir des difficultés à classer correctement les transactions avec leurs codes de transaction
pertinents, notamment pour les cas complexes (par exemple, lorsque les services sont
regroupés avec d'autres transactions financières) (MSCIS-GS, § 8.12). En deuxième lieu, le
pays partenaire peut aussi être mal classé (MSCIS-GS, § 8.13). En troisième lieu, les
transactions de services de faible valeur peuvent ne pas être saisies en raison de l'existence
de seuils de déclaration.2 Cela peut être particulièrement problématique pour les
transactions de faible valeur effectuées par les ménages, par exemple pour les services de
télécommunication, d'informatique et d'information ou les services personnels, culturels et
de loisirs (MSCIS-GS, § 8.14).

Un quatrième inconvénient à prendre en considération est que les données basées sur le
SCTI peuvent ne pas refléter correctement la chronologie de la transaction, dans la mesure
où l'heure de la transaction et celle du règlement ne correspondent pas toujours
(MSCIS-GS, § 8.15).

S'agissant de la construction, le MSCIS-GS (§ 8.16) note que l'utilisation du SCTI peut


donner lieu à plusieurs erreurs. Il peut notamment s'avérer difficile de collecter des données
avec le niveau de détail requis, en particulier pour l'identification des biens et des services
provenant de l'économie dans laquelle la construction est en cours et qui sont utilisés
comme intrants dans un projet de construction. De plus, les seuils appliqués peuvent être
trop élevés pour couvrir correctement une partie des paiements liés à des projets de
construction.

Le MSCIS-GS (§ 8.17) indique également que dans certains pays, les autorités obligent les
déclarants du SCTI à utiliser les taux de change fixés par le gouvernement, plutôt que ceux
en cours sur le marché. Cela peut être source d'erreurs dans l'évaluation des transactions.

Par ailleurs, les contrats de compensation peuvent être une pratique courante pour les
services de télécommunication, les services postaux et les entreprises multinationales en
général. Dans ce cas, le SCTI à déclaration directe est plus approprié que le SCTI bancaire
avec déclaration indirecte. Si des données de transaction, plutôt que des données de
règlement, sont déclarées sur une base brute en utilisant les taux de change en vigueur sur
le marché, la plupart des limites techniques du SCTI peuvent être surmontées. L'actualité de

1
Il convient toutefois de noter que les paiements de certains services de télécommunication sont
effectués sur la base (nette) du règlement.
2
Les seuils peuvent être d'exemption (déclaration non requise en dessous du seuil) ou de simplification
(un montant forfaitaire est déclaré sans indication de la nature des transactions) (MSCIS-GS, § 8.14).
INT/SUB/STAT/147

- 37 -

la communication des données peut être sacrifiée dans une certaine mesure, mais une telle
évolution du SCTI peut améliorer l'exactitude et l'exhaustivité des données communiquées
(MSCIS-GS, § 8.18).

Enfin, s'agissant des statistiques sur la fourniture internationale de services par mode, le
MSCIS-GS (§ 8.20) note qu'il est souvent difficile d'identifier les modes de fourniture (par
exemple modes 1 et 4) dans le SCTI. Il en va de même pour l'identification des pays
partenaires.

u FICHIERS ADMINISTRATIFS

Comme nous l'avons vu précédemment, les fichiers administratifs constituent des sources
essentielles de données pour l'établissement de statistiques sur les transactions entre
résidents et non-résidents, s'agissant des biens et services des administrations publiques
n.i.a., et une source de données importante et/ou complémentaire pour l'établissement de
statistiques sur toutes les autres transactions entre résidents et non-résidents, et en
particulier sur les transactions relatives aux services de fabrication et de réparation, aux
transports, aux voyages et aux autres services, ainsi que sur les FATS entrantes et sortantes
et les déplacements de personnes relevant des modes 2 et 4.

Les avantages de ces fichiers pour l'établissement de statistiques sur le commerce


international des services sont nombreux. Ils permettent notamment de réduire les coûts et
la charge de déclaration imposée aux entreprises, de combler des lacunes en termes de
données et d'améliorer les registres statistiques des entreprises. D'autre part, les limites
typiques comprennent les restrictions de l'accès aux informations en raison des exigences de
confidentialité, le décalage entre la méthodologie et les normes statistiques et les problèmes
de cohérence, d'actualité et de qualité (MSCIS-GS, § 9.1).

La présente section détaillera le contenu, les avantages et les inconvénients de cette source
spécifique de données pour la production de statistiques sur le commerce international des
services, s'agissant des différents types de services et des divers modes de fourniture. À
cette fin, elle sera essentiellement basée sur des extraits du chapitre 9 du MSCIS-GS.

Dans un premier temps, nous procéderons à l'examen des bonnes pratiques. Nous
étudierons ensuite l'objectif général et le contenu des fichiers administratifs et nous
détaillerons en particulier les caractéristiques de certains fichiers administratifs tels que les
dossiers fiscaux, les écritures douanières, les dossiers d'immigration, les registres de
population et les permis de travail.

Ø Bonnes pratiques

Le MSCIS-GS (§ 9.2) recommande l'utilisation des fichiers administratifs pour


l'établissement de statistiques sur la fourniture internationale de services ainsi que pour la
gestion du registre des entreprises et du registre satellite du commerce des services. Cela
suppose que l'organisme déclarant ait accès aux informations administratives pertinentes et
que des mécanismes institutionnels appropriés soient élaborés à cette fin.

Pour une utilisation efficace de ces sources de données, il est impératif que les statisticiens
comprennent et donnent des informations complètes sur les aspects pertinents des sources
de données administratives. De toute évidence, l'utilisation d'identifiants uniques des unités
économiques par toutes les autorités administratives faciliterait grandement l'intégration des
fichiers administratifs dans le système statistique et aiderait à éliminer le double comptage
(MSCIS-GS, § 9.3).

En particulier, le MSCIS-GS (§ 9.4) conseille aux statisticiens de se servir des écritures


douanières comme source pour les services de transport et d'assurance liés au commerce,
et d'utiliser les dossiers d'immigration et les fiches d'entrée sur le territoire ou de sortie du
territoire (fiches E/S) comme source pour quantifier les flux de visiteurs d'entrée et à
l'étranger.

Le MSCIS-GS (§ 9.5) encourage également les statisticiens à se servir des dossiers


d'immigration pour estimer les mouvements, le nombre et la présence des personnes
INT/SUB/STAT/147

- 38 -

physiques étrangères relevant du mode 4 de la fourniture de services et pour compiler


certaines variables des FATS, ainsi qu'à utiliser les dossiers des autorités fiscales,
notamment les déclarations de TVA, comme source pour les valeurs du commerce des
services, les relations des filiales étrangères et la circulation des personnes physiques
(MSCIS-GS, § 9.6).

Ø Description générale des fichiers administratifs

Les fichiers administratifs sont compilés à des fins réglementaires ou pour soutenir et
informer l'administration de divers programmes gouvernementaux. Comme nous l'avons
indiqué précédemment, les éventuelles sources de données importantes pour établir les
statistiques du commerce international des services comprennent les écritures douanières,
les dossiers des autorités d'immigration et les dossiers des autorités fiscales
(MSCIS-GS, § 9.7).

Le MSCIS-GS (§ 9.8) note que l'utilisation des sources de données administratives est
devenue l'un des piliers de nombreux programmes de statistiques des entreprises dans un
grand nombre de pays. Les données administratives, en particulier, sont une source
précieuse pour actualiser les registres statistiques des entreprises.

Toutefois, l'utilisation de données administratives dans la production de statistiques


nécessite de prendre certaines précautions. En particulier, le MSCIS-GS (§ 9.9) indique que,
dans certains cas, les produits statistiques sont produits au niveau national à partir
d'informations obtenues de différentes administrations ou de divers niveaux de la même
administration. Dans ce cas précis, il est primordial de tenir dûment compte des
caractéristiques de chaque source. Par la suite, il est essentiel que les statisticiens
documentent pleinement l'utilisation de ces différentes sources et produisent des
métadonnées détaillées et exhaustives (MSCIS-GS, § 9.10).

L'accès aux sources administratives doit, de préférence, être garanti aux organismes
déclarants par la législation nationale (MSCIS-GS, § 9.11). Cependant, une approche
coopérative pour l'utilisation des fichiers administratifs à des fins statistiques est susceptible
d'être beaucoup plus efficace pour assurer l'accès aux fichiers administratifs qu'une
approche fondée sur des arguments juridiques. Les accords élaborés dans ce contexte
doivent contenir des clauses relatives à la confidentialité, au codage, aux transferts de
données et à leur fréquence et au contenu de la base de données administrative
(MSCIS-GS, § 9.12).

Comme nous l'avons déjà suggéré, s'ils sont administrés et gérés correctement, les fichiers
administratifs peuvent offrir des avantages stratégiques et statistiquement importants par
rapport à la collecte directe de données correspondantes des répondants. Il faut examiner
les avantages et les limites de l'utilisation des données administratives, dont les suivants
(MSCIS-GS, § 9.13):

- solidité méthodologique, même si l'utilisation de fichiers administratifs à des fins


statistiques nécessite de les faire correspondre, autant que faire se peut, aux
concepts statistiques. En particulier, afin de rendre les fichiers administratifs utiles
pour l'établissement de statistiques, il est nécessaire de montrer comment les
concepts, les définitions et les classifications des données administratives peuvent se
rapprocher des variables économiques requises par le système statistique.
L'établissement d'un tableau de correspondance peut être utile à cet égard. De plus,
il convient de mettre au point des méthodes concernant les modalités d'utilisation
des données administratives en tant qu'outils d'extrapolation pour les données
économiques collectées dans le cadre d'enquêtes et de recensements officiels
(MSCIS-GS, § 9.14);
- coût ;
- couverture : eu égard à leur caractère, les fichiers administratifs ont en général
l'avantage de couvrir une grande partie de l'économie. De plus, la non-réponse est
généralement négligeable et les données sont soumises à un examen substantiel, ce
qui devrait assurer leur exactitude. Les statisticiens doivent toutefois garder à l'esprit
que la couverture et le contenu des fichiers administratifs peuvent subir des
discontinuités résultant des modifications des réglementations ou des pratiques
INT/SUB/STAT/147

- 39 -

administratives. En outre, toutes les variables dans les fichiers administratifs ne


peuvent recevoir le même niveau d'attention. Par exemple, les revenus peuvent être
examinés de près, tandis que moins d'efforts sont faits pour s'assurer que les codes
d'industrie sont corrects;
- charge de réponse ;
- compilation des données ;
- périodicité et actualité: cela peut représenter un inconvénient dans la mesure où la
disponibilité et l'actualité des fichiers administratifs peuvent ne pas correspondre aux
délais de diffusion des données des organismes statistiques. En outre, des données
annuelles peuvent être présentées dans les fichiers administratifs sur la base de
l'année civile ou sur la base de l'exercice financier ;
- dans la plupart des cas, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour établir un
lien entre les entités juridiques utilisées par les autorités administratives et les
entreprises et établissements utilisés par les organismes statistiques. Comme nous
l'avons déjà dit, l'utilisation d'un identifiant unique des unités économiques faciliterait
grandement ce travail.

Ø Analyse de fichiers administratifs spécifiques pour la production de statistiques


sur le commerce international des services

• Dossiers fiscaux

Le MSCIS-GS (§ 9.17) indique que les dossiers des autorités fiscales peuvent être une
source d'information très importante sur les valeurs du commerce des services, les relations
des filiales étrangères et la circulation des personnes physiques. Par exemple, les dossiers
fiscaux, notamment les déclarations de TVA, peuvent comprendre la valeur des transactions
de services entre résidents et non-résidents, ainsi que l'emplacement des agents
économiques des services. Qui plus est, les dossiers fiscaux comprennent souvent des
informations sur la relation de propriété entre entreprises, qui peuvent être utiles pour
compiler des FATS. Ces dossiers peuvent aussi inclure des informations sur l'emploi et des
données sur les revenus de sources étrangères. En particulier, ces dossiers peuvent être
utiles pour réaliser des enquêtes ou vérifier des informations obtenues auprès d'autres
sources et pour identifier les entreprises et les personnes physiques ayant des
investissements à l'étranger. Les dossiers fiscaux sont en effet une des sources pour les
registres des entreprises et les bases de sondage (MSCIS-GS, § 9.18).

De plus, les déclarations de TVA sont un moyen prometteur de déterminer, à des fins
statistiques, le mode de la fourniture internationale de services (surtout les modes 2 et 4)
(MSCIS-GS, § 9.19).

• Écritures douanières pour l'estimation de la valeur des transactions de services de


transport et d'assurance liés au commerce entre résidents et non-résidents

Le MSCIS-GS (§ 9.20) indique qu'en règle générale, les déclarations en douane


comprennent les frais de transport et d'assurance pour les expéditions de marchandises et
peuvent être utilisées pour déterminer la valeur des services de transport et d'assurance liés
au commerce.

En outre, si les statistiques du commerce de marchandises étrangères fournissent les


valeurs f.a.b. et c.a.f. des importations, alors les valeurs des coûts de fret et des primes
d'assurance peuvent être obtenues à partir de ces statistiques. Dans certains pays, les
documents d'importation peuvent également fournir le nom ou l'immatriculation du navire
transportant les biens importés. Le statisticien peut comparer ces informations aux listes de
navires exploités par des résidents. Si aucune correspondance n'est trouvée, on peut
supposer que le service de transport a été assuré par un opérateur non résident
(MSCIS-GS, § 9.21).

• Dossiers d'immigration et fiches d'entrée sur le territoire ou de sortie du territoire

Le MSCIS-GS (§ 9.22) note que dans la plupart des pays, les dossiers d'immigration et les
fiches d'entrée sur le territoire ou de sortie du territoire (fiches E/S) sont une précieuse
source d'information sur la circulation des personnes à travers les frontières.
INT/SUB/STAT/147

- 40 -

En particulier, il convient de noter que les statistiques des migrations distinguent


généralement les visiteurs, les autres personnes voyageant à l'étranger pour une courte
durée et les migrants (MSCIS-GS, § 9.23). Pour la compilation de statistiques sur la
fourniture internationale de services par mode de fourniture, les catégories des visiteurs et
des migrants temporaires présentent un intérêt. S'agissant des visiteurs temporaires, les
informations peuvent être utilisées pour mesurer les recettes et les dépenses des visiteurs
temporaires résidents voyageant à l'étranger et des visiteurs temporaires non-résidents
voyageant dans le pays hôte (MSCIS-GS, § 9.24).

Les dossiers d'immigration et les fiches E/S peuvent être combinés avec des informations
sur les modèles de dépenses et la rémunération des salariés, en vue d'élaborer un modèle
de données pour estimer les services de voyage (MSCIS-GS, § 9.28). Ils peuvent aussi être
une importante source d'information sur les mouvements des personnes relevant du
mode 2, dans la mesure où ces personnes peuvent constituer une proportion importante de
celles qui sont enregistrées dans ces sources. Cela étant, les fiches E/S ne sont pas
considérées comme une source suffisante pour le mouvement des personnes relevant du
mode 4 (MSCIS-GS, § 9.29).

L'utilisation des fiches E/S exige des statisticiens d'avoir une compréhension claire de leur
couverture et de leur contenu, notamment (MSCIS-GS, § 9.30) :

- la couverture géographique des données d'entrée ou de sortie : il importe, par


exemple, de savoir si les fiches E/S sont utilisées à tous les points de passage
frontalier ;
- les catégories de personnes couvertes ;
- le contenu réel des données : à cet égard, il est important de savoir si la résidence
est incluse, en plus de la nationalité. Il peut aussi y avoir des divergences entre les
données collectées à différents points de passage frontalier ;
- la qualité des données collectées : elle peut dépendre de l'objectif premier des
fiches E/S, à savoir le contrôle des flux de non-ressortissants.

À ce sujet, il est important de noter que l'OMT a formulé une proposition sur le contenu des
fiches E/S et que la liste complète des variables qu'il est proposé de prendre en compte dans
les fiches E/S peut être consultée dans la version en ligne du MSCIS-GS
(MSCIS-GS, § 9.31).

Il convient également de noter que dans les pays qui exigent un visa de travail temporaire
pour le mode 4 (du moins pour les citoyens de certains pays), les fichiers administratifs du
département de délivrance des visas (généralement le Ministère de l'immigration) peuvent
être une source d'information plus fiable que la fiche E/S (MSCIS-GS, § 9.32).

Les statisticiens qui souhaitent utiliser ces sources de données pour l'établissement de
statistiques sur la fourniture internationale de services sont encouragés à se familiariser
avec la référence méthodologique internationale dans ce domaine statistique, à savoir la
publication de l'ONU Recommandations en matière de statistiques des migrations
internationales, première révision (1998) (MSCIS-GS, § 9.23). Ils devraient aussi consulter
l'enquête sur les pratiques de pays dans l'utilisation des fiches E/S, présentée en détail dans
la publication de l'OMT, Tourism as an international traded service (2005)
(MSCIS-GS, § 9.26).

• Permis de travail

Dans certains pays, les enregistrements de permis de travail peuvent être disponibles
auprès de l'autorité d'immigration ou du travail et peuvent inclure des informations
supplémentaires sur le résident étranger telles que sa profession et/ou son employeur
résident. Ces données peuvent être d'une importance majeure pour établir le nombre de
salariés étrangers des fournisseurs de services ou le nombre de ressortissants étrangers
fournissant des services à titre de fournisseurs indépendants, et constituer une source
complémentaire importante pour établir des FATS. Les données tirées des documents
publiés dans le cadre des services de coordination de la sécurité sociale et d'emploi peuvent
aussi être des sources d'information utiles (MSCIS-GS, § 9.34).
INT/SUB/STAT/147

- 41 -

Les dossiers de demande de permis de travail et de visa peuvent aussi être utilisés pour
l'établissement de statistiques sur le mode 4 si des questions spécifiques figurent dans les
formulaires de demande de visa/permis (MSCIS-GS, § 9.35).

• Registres de la population

Les registres de personnes physiques peuvent être utilisés pour mesurer le nombre de
personnes relevant du mode 4. À nouveau, il importe d'analyser la mesure dans laquelle une
telle source peut être utilisée à des fins statistiques (type d'informations incluses, raisons de
l'inclusion dans un registre, mode de stockage des données dans le registre, etc.)
(MSCIS-GS, § 9.36).

u AUTRES SOURCES DE DONNÉES

Comme nous l'avons vu précédemment, ces autres sources constituent une source de
données importante et/ou complémentaire pour l'établissement de statistiques sur les
transactions entre résidents et non-résidents, s'agissant des voyages, des autres services et
des biens et services des administrations publiques n.i.a., ainsi que sur les FATS entrantes
et sortantes et les déplacements de personnes relevant des modes 2 et 4.

La présente section détaillera le contenu, les avantages et les inconvénients de ces autres
sources de données pour la production de statistiques sur le commerce international des
services, s'agissant des différents types de services et des divers modes de fourniture. À
cette fin, elle sera essentiellement basée sur des extraits du chapitre 10 du MSCIS-GS.

Dans un premier temps, nous procéderons à l'examen des bonnes pratiques. Nous décrirons
ensuite le contenu de ces autres sources de données et l'utilisation de sources de données
spécifiques, à savoir les cartes de paiement, les enregistrements de téléphones portables,
les sources de parties extérieures et les microdonnées liées.

Ø Bonnes pratiques

Le MSCIS-GS (§ 10.2) recommande aux statisticiens d'étudier la possibilité d'améliorer la


qualité des statistiques sur la fourniture internationale de services (par exemple la
couverture et l'actualité) qu'offre l'utilisation de sources de données supplémentaires, dont
les enregistrements de cartes de paiement, les enregistrements de téléphones portables et
les sources de parties extérieures telles que les états financiers des sociétés, les rapports
des chambres de commerce, les dossiers des agences de promotion des investissements, les
dossiers des associations professionnelles, les enquêtes réalisées par d'autres organisations
(par exemple divers ministères de tutelle peuvent mener des études spéciales sur les
secteurs qu'ils supervisent et peuvent réaliser des enquêtes à cet effet), les bases de
données privées, les moteurs de recherche en ligne, les sites de réservation de voyage en
ligne, les données compilées par les partenaires commerciaux et les microdonnées liées.

Plus particulièrement, les statisticiens devraient être informés des évolutions actuelles dans
le domaine des dénommées "données massives". Les données massives sont des sources de
données qui peuvent être décrites comme une masse importante de données extrêmement
diverses disponibles rapidement (MSCIS-GS, § 10.3).

Dans les sous-sections suivantes, nous examinerons l'utilisation des autres sources de
données spécifiques dans l'établissement de statistiques sur le commerce des services.

Ø Autres sources de données et données massives

Le MSCIS-GS (§ 10.4) rappelle que la compilation des données nécessaires pour quantifier
la fourniture internationale de services est un processus complexe qui exige l'utilisation à la
fois des sources de données traditionnelles et d'autres sources de données. Dans ce
contexte, les statisticiens devraient entreprendre des projets pilotes dans des domaines
choisis et mesurer les avantages de l'utilisation des données massives en association avec
les sources de données traditionnelles existantes.
INT/SUB/STAT/147

- 42 -

Les données massives incluent (MSCIS-GS, § 10.6):

i. les données commerciales ou transactionnelles ; par exemple les transactions au


moyen de cartes de crédit, les transactions bancaires, les transactions en ligne (y
compris à partir de dispositifs mobiles) et les registres de vente des détaillants ;
ii. les données fournies par des capteurs ; par exemple l'imagerie satellite, les capteurs
routiers et les capteurs climatologiques ;
iii. les données des dispositifs de localisation; par exemple des téléphones portables et
du système mondial de localisation (GPS) ;
iv. les données comportementales ; par exemple les recherches en ligne (sur un
produit, un service ou tout autre type d'information) et les pages consultées en ligne
;
v. les données indiquant des opinions ; par exemple les commentaires affichés sur les
réseaux sociaux.

Il convient de noter que certaines données administratives comme les dossiers médicaux
électroniques, les consultations et séjours à l'hôpital, les dossiers d'assurance, les
programmes d'éducation et les dossiers de TVA peuvent présenter des caractéristiques
traditionnellement associées aux données massives (MSCIS-GS, § 10.7).

Les données massives peuvent être utiles notamment pour compiler les dépenses de voyage
et touristiques (MSCIS-GS, § 10.4). Les données massives étant souvent générées
automatiquement et accessibles en temps réel, elles peuvent aussi permettre de résoudre
certains des problèmes fréquemment associés aux statistiques tels que leur manque
d'actualité et leur coût élevé (MSCIS-GS, § 10.8).

Plus spécifiquement, les données massives qui peuvent être utilisées pour établir des
statistiques sur la fourniture internationale de services comprennent, par exemple, les
dossiers médicaux électroniques des consultations et séjours à l'hôpital (qui peuvent aider à
compiler les services de santé), les enregistrements de téléphones portables (utiles pour
surveiller les déplacements des visiteurs internationaux) et les enregistrements de cartes de
crédit (utiles pour surveiller un large éventail de dépenses touristiques et compiler d'autres
transactions du commerce des services) (MSCIS-GS, § 10.10).

Toutefois, plusieurs problèmes posés par l'utilisation des données massives doivent être
traités, dont les problèmes législatifs, les problèmes de respect de la vie privée, les coûts
financiers, ainsi que les problèmes méthodologiques et technologiques (MSCIS-GS, § 10.4).
À cet égard, il importe que les statisticiens appliquent des normes strictes en matière de
contrôle de la qualité et documentent intégralement l'utilisation de ces sources dans les
métadonnées (MSCIS-GS, § 10.5).

Dans ce contexte, il est important, une fois encore, que les statisticiens mènent des projets
pilotes dans des domaines choisis, concernant notamment l'organisation d'un processus
d'intégration de données efficace et l'examen des méthodes existantes en matière de
modélisation, d'estimation et d'imputation des données (MSCIS-GS, § 10.11).

Différents types d'autres sources de données seront examinés plus en détail ci-après.

Ø Données des cartes de paiement

Les relevés de cartes de paiement sont considérés par le MSCIS-GS (§ 10.12) comme une
source potentielle pour l'établissement de statistiques sur le commerce international des
services dans les pays dotés d'un environnement institutionnel favorable concernant les
cartes de paiement.

En effet, les données de cartes de paiement offrent un avantage par rapport à celles
obtenues lors d'enquêtes sur les transactions effectuées à l'aide de cartes de paiement car il
est difficile d'identifier les personnes physiques ou entités impliquées dans ces transactions
au moyen d'enquêtes (MSCIS-GS, § 10.17).

Les relevés de cartes de paiement peuvent notamment être une source précieuse pour
l'établissement de statistiques sur les voyages. En utilisant les informations déclarées par les
INT/SUB/STAT/147

- 43 -

institutions de paiement, il est possible d'obtenir le nombre et la valeur des opérations


effectuées à des guichets automatiques bancaires et à des terminaux de paiement résidents
avec des cartes émises à l'étranger, et celles qui sont effectuées à l'étranger avec des cartes
émises par des entités résidentes (MSCIS-GS, § 10.18).

Les données de cartes de paiement sont également un bon indicateur de la ventilation


géographique des voyages, si l'on suppose que le pays dans lequel la banque émettrice est
située est le pays de résidence du voyageur. Toutefois, les statisticiens doivent garder à
l'esprit qu'une telle hypothèse peut ne pas être appropriée pour de plus petits pays
(MSCIS-GS, § 10.19).

En ce qui concerne le but du voyage, les données des cartes de paiement peuvent être une
source de données utile. Le numéro d'identification bancaire (code NIB), qui identifie le
compte du titulaire de la carte en tant que particulier ou en tant qu'entreprise, permet en
effet de distinguer les cartes d'affaires des autres types de cartes (MSCIS-GS, § 10.20).

Les principaux avantages de l'utilisation des données de cartes de paiement comme source
pour compiler la rubrique des voyages sont, entre autres, la large couverture des opérations
liées aux voyages; le nombre limité de répondants; l'actualité et la fréquence des
informations; les informations détaillées sur les caractéristiques des voyageurs et les
fournisseurs de biens et de services; et, enfin, le coût réduit en termes de compilation
(MSCIS-GS, § 10.21).

Cependant, une fois encore, l'utilisation des données de cartes de paiement pour
l'établissement de statistiques sur le commerce international des services pose certains
problèmes; par exemple, les transactions non liées aux touristes doivent être exclues
(MSCIS-GS, § 10.23). Qui plus est, les données de cartes de paiement ne contiennent pas
forcément l'intégralité des dépenses liées à un voyage, parce que d'autres moyens de
paiement peuvent être utilisés (MSCIS-GS, § 10.24). Un autre problème a trait au fait que
les classifications utilisées par les processeurs de cartes de paiement ne sont pas
nécessairement les mêmes que celles qui sont utilisées par les statisticiens (MSCIS-GS,
§ 10.25). Les autres difficultés sont notamment le délai entre le moment du paiement et le
voyage (MSCIS-GS, § 10.26) et l'intégration de différentes sources de données dans la
conception d'un système de compilation pour la rubrique des voyages (MSCIS-GS, § 10.27).

Ø Données de téléphonie mobile

Le MSCIS-GS (§ 10.34) encourage les statisticiens à envisager d'utiliser des applications


pour téléphones portables ("apps") pour recueillir des informations sur les mouvements et
les comportements des utilisateurs de téléphones portables, à condition d'obtenir le
consentement explicite de ces utilisateurs.

L'utilisation des enregistrements de téléphones portables peut permettre de déterminer la


localisation de l'utilisateur grâce aux données de localisation active ou de localisation passive
(MSCIS-GS, § 10.39). Il peut s'agir de sources de données importantes pour la compilation
de la rubrique des voyages et des services du mode 4 (MSCIS-GS, § 10.40).

Plus précisément, dans le cas de la localisation active, les informations sur la localisation
d'un téléphone, l'utilisateur, le comportement de l'utilisateur qui voyage ou la prestation de
services sont obtenues par une demande de renseignements spéciale, qui nécessite
généralement le consentement des personnes physiques choisies pour participer à l'étude.
La localisation active est liée aux enquêtes et logiciels qui peuvent être téléchargés sur les
smartphones. En conséquence, il est possible d'obtenir des informations très précises sur les
déplacements, les moyens de transport, les dépenses, la prestation de services et la
motivation des répondants choisis (MSCIS-GS, § 10.41).

Dans le cas de la localisation passive, les données statistiques sont obtenues à partir de
sources secondaires d'utilisation des téléphones portables, qui sont le plus souvent des
informations sur l'utilisation du téléphone enregistrées automatiquement dans les systèmes
des opérateurs. Les avantages de la localisation passive sont une énorme masse de données
fournies par tous les utilisateurs de téléphones et une méthode de collecte des données
assez rentable. Les inconvénients sont la difficulté de protéger la vie privée des personnes et
INT/SUB/STAT/147

- 44 -

d'obtenir les données des opérateurs, ainsi que le manque de caractéristiques incluses dans
les données (MSCIS-GS, § 10.42).

Les enregistrements détaillés des appels sont l'une des sources les plus largement utilisées
parmi les données de localisation passive appropriées pour la compilation de la rubrique des
voyages et l'établissement des statistiques du tourisme. Les données sont obtenues à partir
de l'entrepôt de données ou des dossiers de facturation du système de l'opérateur de réseau
mobile. Les enregistrements détaillés des appels sont généralement publiés sous la forme de
données dépersonnalisées. Les données des enregistrements détaillés des appels sont
généralement publiées avec la précision de la cellule de réseau (la cellule avec sa position
est appelée identité mondiale de cellule). Le niveau de précision est bien adapté, par
exemple pour générer les principales variables des statistiques du tourisme, et plusieurs
systèmes de collecte de données à l'aide des enregistrements détaillés des appels ont été
mis en place à cet effet. Toutefois, l'identification de cellule n'est pas assez exacte pour
préparer des analyses détaillées des mouvements de personnes (MSCIS-GS, § 10.43). Une
autre réserve à l'utilisation des enregistrements des téléphones portables concerne le fait
que les voyageurs qui se trouvent dans un pays pour une certaine durée peuvent acheter
des cartes SIM locales pour leurs téléphones, et donc ne pas être identifiés en tant que
voyageurs (MSCIS-GS, § 10.44).

Enfin, la méthodologie de préparation des données de localisation passive nécessite


l'ajustement des données mobiles pour les faire correspondre aux définitions des statistiques
officielles. Il est notamment nécessaire de mettre au point des algorithmes pour
l'organisation des données et la segmentation des visiteurs et des visites
(MSCIS-GS, § 10.45).

Ø Sources de parties extérieures

Les sources de parties extérieures comprennent les états financiers des entreprises, les
rapports des chambres de commerce, les dossiers des agences de promotion des
investissements, les dossiers des associations professionnelles, les enquêtes réalisées par
d'autres organisations, les bases de données privées, les moteurs de recherche et les sites
de réservation de voyage en ligne et les données compilées par les partenaires
commerciaux, en particulier les études et les publications de recherche d'établissements
publics ou privés. Les ministères peuvent également mener des études spéciales sur les
secteurs qu'ils supervisent. En outre, les associations professionnelles peuvent publier des
études de recherche sur la performance de leur secteur, notamment sur les marchés
internationaux. Ces sources de données peuvent aider les statisticiens à identifier les
entreprises engagées dans des transactions internationales, à actualiser les noms et les
caractéristiques des entreprises dans le registre des entreprises, à valider les résultats
d'enquête et à combler les lacunes en matière de données (MSCIS-GS, § 10.55).

Plus précisément, les registres des membres des organisations nationales et internationales
qui représentent les industries peuvent servir de source pour actualiser et mettre à jour les
fournisseurs de services inclus dans les registres des entreprises (MSCIS-GS, § 10.56). Ces
organisations peuvent également sonder leurs membres pour obtenir des informations
quantitatives et qualitatives sur leurs opérations, dont les ventes nationales et
internationales (MSCIS-GS, § 10.57).

Les ministères nationaux sont des sources importantes de données administratives


traditionnelles mais ils peuvent également produire des données non traditionnelles,
notamment sous la forme de rapports de recherche spécifiques (MSCIS-GS, § 10.58).

Les états financiers, les rapports annuels et les comptes de résultat des entreprises peuvent
également fournir une mine d'informations aux statisticiens. Souvent, ces rapports
contiennent des informations et des données sur les opérations internationales de
l'entreprise, les ventes et la part de marché par pays ou par région. Cependant, le niveau de
détail déclaré varie largement selon les pays et le type d'entreprise. Il ne faudrait toutefois
pas négliger le rôle de ces sources dans l'identification des entreprises engagées dans des
transactions internationales, la mise à jour du registre des entreprises, la validation des
résultats d'enquête et l'élimination des lacunes en matière de données
(MSCIS-GS, § 10.59).
INT/SUB/STAT/147

- 45 -

Les sociétés de bases de données privées qui gèrent des bases de données d'informations
financières, statistiques et de marché sur les entreprises mondiales et les groupes de
consultants privés sont fréquemment utilisées par les institutions statistiques pour compléter
d'autres sources de données ou s'y substituer, ainsi que pour actualiser et gérer les registres
des entreprises (MSCIS-GS, § 10.60).

Enfin, les recherches sur Internet des noms de sociétés, des secteurs d'industrie ou des
groupes de commerce sont un moyen extrêmement efficace et rentable permettant de
valider les informations dans les registres des entreprises et les résultats d'enquête
(MSCIS-GS, § 10.61).

Les données bilatérales ou données miroir sont un type de source de parties extérieures
particulièrement intéressant pour la production et surtout la validation des statistiques sur le
commerce international des services. L'échange de statistiques entre les pays (notamment
entre les principaux partenaires) est en effet considéré comme un exercice particulièrement
pertinent pour les statisticiens chargés d'établir des statistiques sur la fourniture
internationale de services. Cependant, comme nous l'avons dit, le MSCIS-GS (§ 10.67)
considère que les statistiques miroir ne doivent pas être considérées comme une source
majeure de données, mais doivent plutôt servir de référence pour vérifier et ajuster les
données recueillies. Dans cet exercice, les statisticiens doivent savoir que l'utilisation de ces
données miroir peut poser des problèmes spécifiques, y compris la présence de dénommées
"asymétries" entre les statistiques produites par deux partenaires commerciaux, et qu'elle
implique d'harmoniser au préalable les données issues des deux côtés de la transaction.

Au-delà de ces exercices de validation, il convient de souligner que ces données miroir
peuvent être utiles pour établir des statistiques sur le nombre de personnes relevant du
mode 4 (MSCIS-GS, § 10.68).

Si les sources de parties extérieures peuvent être utiles pour la production de statistiques
sur le commerce international des services, elles présentent aussi, comme nous l'avons vu,
des limites importantes et leur utilisation pose de nombreux problèmes.

En particulier, les sources de parties extérieures varient en termes de qualité et d'actualité


des données. Dans ce contexte, les statisticiens doivent se familiariser autant que possible
avec les sources de données, les méthodes de collecte, la méthodologie et la rigueur
statistique de la partie extérieure (MSCIS-GS, § 10.50). Ils doivent notamment savoir que,
dans de nombreux cas, la définition de l'industrie ou d'autres aspects liés à la fourniture
internationale de services ne correspond pas aux définitions statistiques officielles
(MSCIS-GS, § 10.51).

En outre, l'actualité et la fréquence semblent être des lacunes communes des sources de
parties extérieures. L'organisme qui établit les statistiques doit s'attendre à des ruptures de
séries, à des changements dans la méthodologie, à des modifications de la taille de
l'échantillon de l'enquête, voire à la disparition de la source. Dans ce contexte, il peut être
souhaitable d'utiliser une source de données peu fréquente comme apport à un modèle de
données qui estime la valeur des transactions de service, ou pour interpoler les années
manquantes ou combler d'autres lacunes dans les données, plutôt que de compter
uniquement sur cette source de données (MSCIS-GS, § 10.52). En règle générale, il est
recommandé aux statisticiens de mettre en exergue, de manière appropriée, toutes les
sources de données dans les métadonnées (MSCIS-GS, § 10.54).

L'accès aux données peut également poser problème; en particulier, il peut souvent donner
lieu à des frais (MSCIS-GS, § 10.53).

Ø Micro-données liées

Les micro-données sont les données d'observation recueillies sur une unité statistique
individuelle, dont une personne, un ménage, une entreprise ou une autre entité. Le nom et
la localisation du répondant, le numéro d'identification de l'entreprise à partir du registre des
entreprises et les informations sur le nombre et les caractéristiques des salariés d'une
entreprise sont des exemples de micro-données. Ces micro-données peuvent déjà être
INT/SUB/STAT/147

- 46 -

disponibles à partir des entrepôts de données existants au sein du bureau national de


statistique, ou peuvent provenir d'autres sources de données administratives ou d'autres
sources encore (MSCIS-GS, § 10.82).

Le MSCIS-GS (§ 10.81) indique que l'intégration de deux ou plusieurs sources de données


existantes peut en elle-même fournir beaucoup d'informations supplémentaires. Afin de
faciliter cette liaison de micro-données, il est toutefois souhaitable, en premier lieu, que
toutes les entités économiques soient incluses dans un registre des entreprises qui sert de
base de sondage centrale du système statistique.

En particulier, l'utilisation des micro-données pour établir un lien entre les caractéristiques
des déclarants, personnes physiques et entreprises peut s'avérer utile pour identifier les
incohérences et les chevauchements dans les données, voire combler les lacunes en matière
de données (MSCIS-GS, § 10.84).

Les micro-données liées sur les entreprises peuvent se révéler très utiles pour compiler des
statistiques du commerce des services des filiales étrangères (FATS) et des données sur les
modes de fourniture. Elles peuvent permettre d'identifier la population cible pour les
enquêtes FATS et les transactions de services du mode 3 ainsi que ces populations cibles en
relation avec le mode 4 (MSCIS-GS, § 10.85). Les micro-données sur les statistiques de
l'emploi ou la résidence des personnes physiques aideront également les statisticiens à
identifier la présence des personnes physiques pour compiler la fourniture de services par
l'intermédiaire du mode 4 (MSCIS-GS, § 10.86).

u UTILISATION DES TIC DANS LA COLLECTE DE DONNÉES

Plusieurs systèmes de collecte de données utilisent les TIC. Ainsi, le MSCIS-GS (§ 21.7) note
que la collecte électronique de données comprend l'utilisation de questionnaires
électroniques par l'intermédiaire de l'entretien individuel assisté par ordinateur, l'entretien
téléphonique assisté par ordinateur, l'entretien sur le Web assisté par ordinateur et la
collecte de données par Internet (éventuellement via un portail). Ces différents systèmes
sont examinés plus en détail ci-après.

Quel que soit le système utilisé, les formulaires électroniques peuvent faciliter la collecte de
données. Ils présentent aussi de nouveaux défis et de nouvelles opportunités, notamment
pour améliorer l'édition, par exemple grâce à l'utilisation des vérifications intégrées qui
n'était pas possible auparavant dans la collecte de données sur papier. La collecte
électronique de données peut conduire à des gains d'efficacité en permettant, par exemple,
de mesurer la charge du répondant et d'évaluer la qualité et la fiabilité des réponses.

Plus précisément, l'utilisation de questionnaires électroniques améliore l'exactitude et


l'actualité et, dans le même temps, réduit les coûts de l'enquête et les charges de
déclaration et de traitement. Le fait pour l'organisme statistique de ne plus avoir à saisir
manuellement les données des enquêtes élimine une source d'erreur fréquente, tandis que
les dispositifs tels que ceux permettant le remplissage automatique de champs et le calcul
automatique, les messages pour champs incomplets et le saut automatique des questions
non applicables peuvent permettre au répondant de remplir le questionnaire de manière plus
facile, précise et rapide. En outre, il est possible d'inclure dans les formulaires électroniques
des notes expliquant le type d'informations que l'on attend des répondants et des définitions
des concepts clés. Cela peut permettre de réduire le risque de mauvaise interprétation par le
répondant (voir MSCIS-GS, § 21.8).

Le fait que les répondants acceptent la collecte électronique de données est une autre
question importante. Comme nous l'avons déjà indiqué, la mise en œuvre d'une telle
procédure peut introduire un certain biais dans les résultats d'enquête parce que certains
répondants potentiels peuvent ne pas participer faute d'accès à la technologie appropriée ou
en raison d'une maîtrise insuffisante de celle-ci. Ce type de situation est toutefois moins
probable dans le monde professionnel que dans un cadre privé.

Au-delà de cette question purement liée aux capacités, certains répondants peuvent être
réticents à utiliser le système électronique. Dans cette situation, le MSCIS-GS (§ 21.10)
note que les statisticiens peuvent utiliser plusieurs méthodes pour inciter les répondants à
INT/SUB/STAT/147

- 47 -

fournir des données au moyen de questionnaires électroniques. Ils peuvent notamment avoir
recours à des incitations, par exemple en offrant l'accès temporaire aux informations sur les
résultats de l'enquête ou à un aperçu de celles-ci, ou en fournissant gratuitement des
requêtes de données personnalisées. De plus, la fourniture d'un service de haut niveau à la
clientèle et le maintien d'une relation de coopération avec les répondants sont aussi des
éléments évidents et essentiels d'une telle stratégie. Enfin, il importe de noter que le succès
de la mise en œuvre d'un tel procédé est aussi tributaire de la coopération des gestionnaires
d'enquête et des spécialistes des technologies de l'information.

Comme nous l'avons dit, plusieurs systèmes peuvent être utilisés pour la collecte
électronique de données. Ils sont brièvement décrits ci-après.

L'entretien individuel assisté par ordinateur est une méthode de collecte de données assistée
par ordinateur qui se substitue aux méthodes papier-crayon de collecte de données
d'enquête. Elle est généralement réalisée à la maison ou dans l'entreprise du sondé au
moyen d'un appareil électronique portable, tel qu'un ordinateur portable ou une tablette
(MSCIS-GS, § 21.11).

La collecte de données par Internet est un moyen de collecte rapide de données d'enquête
par Internet où les répondants soumettent des réponses en utilisant des formulaires en
ligne, parfois disponibles sur les portails des statistiques (MSCIS-GS, § 21.12).

Transmission de fichiers par voie électronique: Les statisticiens peuvent également collecter
des données via la transmission de fichiers de données (par exemple feuilles de calcul ou
format texte) à travers un site Web sécurisé ou une adresse électronique. Ce procédé
présente l'avantage d'éliminer la nécessité pour le statisticien de saisir manuellement les
données d'une enquête. Toutefois, il peut être moins aisé d'intégrer des vérifications ou
contrôles automatiques dans le fichier de données que dans un questionnaire électronique
(voir MSCIS-GS, § 21.13).

Rapports Extensible Business Reporting Language (XBRL). Le XBRL est un langage


informatique basé sur le langage de balisage extensible (XML) développé pour la
transmission électronique des rapports commerciaux et financiers. Certains organismes de
réglementation ont mis en place des processus pour que les entreprises remplissent leurs
obligations de déclaration en utilisant les normes XBRL. Des outils XBRL ont également été
développés pour la déclaration des informations financières aux organismes fiscaux et
statistiques. Ces outils réduisent le coût de conformité imposé aux entreprises en mettant en
place des exigences en matière d'établissement de rapports dans des progiciels de
comptabilité standard (MSCIS-GG, § 21.14).

À cet égard, il convient de souligner que la mise en œuvre d'un XBRL nécessite l'adoption
d'une taxonomie qui définit tous les éléments de données que les organismes concernés
exigent des entreprises. Une étape cruciale de cette méthodologie est l'harmonisation des
éléments de données recueillis par différents organismes publics. Chaque caractéristique
collectée devrait en effet avoir une seule et même définition pour tous les organismes (voir
MSCIS-GS, § 21.15). Ce processus d'harmonisation non seulement simplifie la déclaration
par les entreprises mais facilite aussi l'intégration des statistiques.

u IMPORTANCE DES MÉTADONNÉES

Les métadonnées sont des données qui définissent et décrivent d'autres données et
processus. Le MSCIS-GS (§ 18.1) indique que ces métadonnées sont utiles pour la bonne
compréhension du contenu, de la couverture et des limites des données, et doivent guider
les utilisateurs pour leur bonne interprétation.

Dans la présente section, nous allons étudier plus en détail le contenu des métadonnées
s'agissant des statistiques sur le commerce international des services. Nous détaillerons
d'abord les bonnes pratiques pertinentes puis expliquerons les concepts et définitions
fondamentales du SDMX. Enfin, nous proposerons une liste indicative des éléments de
métadonnées. Dans cette optique, la présente section se basera essentiellement sur des
extraits du chapitre 18 du MSCIS-GS.
INT/SUB/STAT/147

- 48 -

Ø Bonnes pratiques

Le MSCIS-GS (§18.2) reconnaît que les métadonnées i) jouent un rôle crucial dans le
processus de production statistique, en ce qu'elles favorisent et facilitent le partage, la
compréhension et l'utilisation des données tout au long des différentes étapes de leur
collecte, de leur compilation et de leur diffusion, et à leurs différents niveaux d'agrégation;
et ii) sont indispensables pour l'évaluation de la qualité des données.

Plus spécifiquement, les métadonnées statistiques couvrent les éléments suivants:


description statistique, unité de référence, période de référence, mandat institutionnel,
confidentialité, politique de publication, fréquence de diffusion, format de diffusion,
accessibilité de la documentation, gestion de la qualité, pertinence, exactitude et fiabilité des
données, actualité, comparabilité, cohérence, coût et charge des répondants, révision des
données et traitement statistique (MSCIS-GS, § 18.3).

Le MSCIS-GS (§ 18.4) recommande l'utilisation d'une terminologie standard et du modèle


d'information SDMX (voir ci-après), dans la mesure où cela facilite notamment la
comparabilité internationale des données.

Dans ce contexte, les statisticiens sont invités à concevoir et à utiliser un système


d'entreposage de données et de métadonnées pour intégrer la diffusion de données et de
métadonnées aux composantes de la collecte et du traitement du processus de production
statistique (MSCIS-GS, § 18.5).

En particulier, les métadonnées devraient permettre de décrire tout écart par rapport aux
normes internationales et l'utilisation d’estimations et de modèles pour compiler certaines
séries de données (MSCIS-GS, § 18.10).

Ø Métadonnées : concepts et définitions de base et rôle du SDMX

Comme nous l'avons dit précédemment, les métadonnées sont des données qui définissent
et décrivent d'autres données et processus. Plus précisément, les métadonnées statistiques
décrivent divers éléments des processus statistiques, dont la collecte, le traitement et la
production de données statistiques, et indiquent les sources de données et les outils qui
jouent un rôle déterminant dans la production statistique tels que les normes et
classifications statistiques, les registres et cadres des entreprises, les méthodes statistiques,
les procédures et les logiciels (MSCIS-GS, § 18.12).

La Commission de statistique des Nations Unies recommande l'utilisation d'une terminologie


normalisée pour les métadonnées entre les différents domaines statistiques et invite les
pays à considérer la compilation et la diffusion de métadonnées comme des parties
intégrantes du processus statistique (MSCIS-GS, § 18.14). Dans ce contexte, le MSCIS-GS
(§ 18.15) note que l'utilisation d'un système d'entreposage de données centralisé pour les
données et les métadonnées peut rendre la création, le maintien et l'accès aux métadonnées
plus efficaces et contribuer à l'intégration des statistiques économiques.

À cet égard, les statisticiens devraient se familiariser avec les normes SDMX. Le projet
d'échange de données et de métadonnées statistiques (SDMX) a été développé par un
consortium international pour être utilisé dans la gestion des données et des métadonnées
(MSCIS-GS, § 18.18). Il vise plus spécifiquement à élaborer des normes et à employer des
procédés plus efficaces pour l'échange et le partage de données et de métadonnées
statistiques entre les organisations internationales et leurs pays membres. La raison d'être
du SDMX est donc la normalisation de l'accès aux données et métadonnées statistiques et
leur échange. Plusieurs dimensions de la qualité peuvent aussi être améliorées par
l'utilisation des normes SDMX, comme la rapidité, l'accessibilité, l'intelligibilité, la cohérence
et la rentabilité (MSCIS-GS, encadré 18.1).

Le modèle d'information SDMX s'applique à la plupart des informations stockées et traitées


au sein des organismes statistiques et son utilisation par de tels organismes est encouragée
par les Directives sur les statistiques économiques intégrées des Nations Unies
(MSCIS-GS, § 18.18).
INT/SUB/STAT/147

- 49 -

L'utilisation du modèle de gestion de l'information normalisé est notamment très importante


pour les statisticiens chargés d'établir des statistiques sur la fourniture internationale de
services dans la mesure où, comme nous l'avons vu à plusieurs reprises, divers organismes
participent à la collecte et à la compilation de données à différents stades du processus de
production statistique (MSCIS-GS, § 18.19).

Ø Liste indicative d'éléments de métadonnées

Pour examiner les éléments de métadonnées, il convient de distinguer d'abord les


métadonnées structurelles et les métadonnées de référence.

Dans le contexte du SDMX, l'expression métadonnées structurelles s'entend des identifiants


et des descripteurs de données tels que les concepts et les attributs de variables. Elles
peuvent être considérées comme des "intitulés" associés à chaque élément de données et
décrivant son contenu. D'autre part, les métadonnées de référence sont de caractère plus
général et peuvent désigner des données statistiques spécifiques, des collectes de données
entières ou même l'institution qui fournit les données (MSCIS-GS, § 18.22).

La définition de structure des données de la balance des paiements (BOP-DSD) est la norme
internationale pour la mise en œuvre du SDMX dans le domaine des statistiques de la
balance des paiements. Les métadonnées structurelles définies par la BOP-DSD
comprennent 16 concepts et 13 attributs. Les concepts sont utilisés pour identifier, de
manière unique, les séries chronologiques. Les attributs sont utilisés pour décrire de façon
plus détaillée les données.

Les exemples de concepts comprennent la fréquence, le pays de référence, l'unité de


mesure, la monnaie et les modalités de compilation. Les exemples d'attributs comprennent
le format de l'heure, l'état de la confidentialité, la collecte de la période et l'organisation
déclarante (MSCIS-GS, encadré 18.2).

Par ailleurs, les éléments suivants font généralement partie des métadonnées de référence
associées aux statistiques sur la fourniture internationale de services (MSCIS-GS, § 18.29) :

- cadre juridique et mécanismes institutionnels ;


- définitions et concepts sous-jacents ;
- description des sources de données de base ;
- description de la collecte de données, des méthodes de compilation de données et
des procédures de traitement de données ;
- méthodes d'estimation ;
- politique de diffusion ;
- explications supplémentaires et notes concernant les données le cas échéant ;
- rapports de qualité ;
- confidentialité.

Le MSCIS-GS (§ 18.30) note que les métadonnées sont compilées à tous les stades du
processus de production de statistiques et invite les pays à utiliser les bonnes pratiques
suivantes dans la compilation de métadonnées :

- utiliser des concepts de métadonnées normalisés ;


- lors de l'élaboration de métadonnées pour les statistiques établies dans le cadre de la
description de la fourniture internationale de services, utiliser les métadonnées
élaborées dans les domaines statistiques connexes et utilisées dans le pays ;
- définir des niveaux de métadonnées ;
- établir des registres de métadonnées ;
- garantir la confidentialité et l'accès aux métadonnées pendant le processus de
compilation ;
- intégrer les éléments de métadonnées structurelles dans le traitement des données
le plus tôt possible ;
- établir des liens clairs entre les données et les métadonnées ;
- compiler des métadonnées de référence.
INT/SUB/STAT/147

- 50 -

Lors de l'élaboration d'un système de métadonnées, les priorités doivent être clairement
établies. En particulier, il convient de commencer par mettre en place un référentiel
exhaustif, cohérent et détaillé (éventuellement sous la forme d'un registre de métadonnées)
avec les métadonnées structurelles et de référence, en adoptant, autant que possible, les
concepts de métadonnées normalisés dans tous les domaines statistiques, aux niveaux
national et international. Ensuite, la priorité doit être d'accorder à tous les utilisateurs, y
compris le grand public, un accès facile, complet et en temps opportun aux métadonnées.
Ultérieurement, le système peut être amélioré par l'intégration progressive de fonctions plus
perfectionnées, telles que la présentation des métadonnées de façon stratifiée, les liens
actifs entre les données et les métadonnées, etc. (MSCIS-GS, § 18.31).

Les normes de métadonnées des organisations internationales et régionales, en particulier


les métadonnées NSDD/SGDD (Norme spéciale de diffusion des données/Système général
de diffusion des données) du FMI et les métadonnées de référence pour le système
statistique européen, doivent être soigneusement examinées par les pays en vue d'améliorer
la collecte et la compilation de métadonnées et d'assurer un meilleur respect de leurs
obligations internationales et régionales de déclaration des données et des métadonnées
(MSCIS-GS, § 18.32).

u GESTION DE LA QUALITÉ DES DONNÉES

Dans un domaine statistique aussi complexe que celui des statistiques sur la fourniture
internationale de services, il est particulièrement important que les statisticiens
maintiennent des normes de qualité élevées, clairement définies et mesurables, et diffusent
régulièrement des informations sur leur mise en œuvre. En particulier, la mise en œuvre de
normes de qualité doit comprendre l'élaboration d'un système formalisé qui met en évidence
la structure, les responsabilités et les procédures mises en place pour satisfaire les
utilisateurs, tout en continuant à améliorer le processus de production et de diffusion des
données (MSCIS-GS, § 19.2).

Dans ce contexte, les statisticiens sont invités à élaborer leurs propres cadres d'évaluation
de la qualité sur la base du Cadre national d'assurance de la qualité (NQAF), qui est
approuvé par la Commission de statistique des Nations Unies, et des cadres d'évaluation de
la qualité élaborés par plusieurs organisations internationales, supranationales et régionales
(MSCIS-GS, § 19.3).

En particulier, le MSCIS-GS (§ 19.4) recommande aux pays d'élaborer une norme pour les
rapports sur la qualité qui incluent des indicateurs quantitatifs et qualitatifs couvrant la
gamme complète des processus statistiques.

La présente section étudiera plus en détail les concepts de base et définitions utilisés dans la
gestion de la qualité et décrira les cadres d'assurance de la qualité ainsi que les bonnes
pratiques en matière de gestion de la qualité et d'établissement de rapports. À cette fin, elle
s'appuiera essentiellement sur des extraits du chapitre 19 du MSCIS-GS.

Ø Gestion de la qualité: un aperçu des concepts de base

Le MSCIS-GS (§ 19.6) souligne que la gestion de la qualité des statistiques officielles est
très importante pour les statisticiens en ce qu'elle leur permet de maintenir la confiance de
leurs utilisateurs et de ceux qui communiquent les données. Bien qu'il existe plusieurs
définitions générales de la qualité, l'une des plus couramment utilisées est l'aptitude à
l'emploi ou la conformité à l'usage prévu (MSCIS-GS, § 19.7).

Dans ce contexte, un modèle générique de cadre national d'assurance de la qualité a été


élaboré par un groupe d'experts spécial en réponse à une demande formulée par la
Commission de statistique des Nations Unies. Ce modèle se veut un outil visant à fournir la
structure générale permettant aux pays qui le souhaitent de formuler et de mettre en œuvre
leurs cadres nationaux de la qualité ou encore d'améliorer ceux existants
(MSCIS-GS, § 19.8).

Le NQAF énumère les exemples ci-après de dimensions ou composantes communes de la


qualité: la pertinence, l'exactitude, la fiabilité, l'actualité, la ponctualité, l'accessibilité, la
INT/SUB/STAT/147

- 51 -

clarté, l'intelligibilité, la cohérence, la comparabilité, la crédibilité, l'intégrité, la solidité


méthodologique et la disponibilité opérationnelle (MSCIS-GS, § 19.10).

D'autre part, le SDMX définit onze dimensions de la qualité: la pertinence, l'exactitude,


l'actualité, la ponctualité, l'accessibilité, la clarté/l'intelligibilité, la comparabilité, la
cohérence, la crédibilité, l'intégrité et la solidité méthodologique (MSCIS-GS, § 19.10). On
trouvera ci-après des explications sur le contenu des principales dimensions, sur la base du
MSCIS-GS (§ 19.11 à 19.19).

La pertinence signifie que les statistiques établies répondent aux besoins des utilisateurs.
L'exactitude désigne le degré de concordance entre les calculs ou les estimations et les
vraies valeurs que les statistiques doivent mesurer. Elle est généralement exprimée en
termes d'erreur dans les estimations statistiques et est souvent décomposée entre les
composantes biais (erreur systématique) et variance (erreur aléatoire). Des sources
d'erreurs (erreur de couverture, erreur d'échantillonnage, erreur de non-réponse ou erreur
de réponse…) peuvent également être identifiées.

L'actualité est mesurée comme le laps de temps écoulé entre la disponibilité des données et
l'événement ou le phénomène qu'elles décrivent. Les statisticiens doivent être conscients
que l'actualité implique généralement un compromis entre l'exactitude et le coût.

L'accessibilité et la clarté sont assurées lorsque les statistiques sont présentées sous une
forme claire et compréhensible, diffusées par un moyen approprié et commode et
accompagnées de métadonnées et de directives.

La comparabilité doit être assurée entre les zones géographiques, au fil du temps et d'un
domaine à l'autre.

L'intégrité du système de production de statistiques et de ses parties prenantes est


essentielle à la crédibilité des résultats. Cela suppose que les organismes déclarants
respectent des valeurs et principes stricts, dont l'objectivité, le professionnalisme et la
transparence.

Les méthodologies appliquées sont considérées solides lorsqu'elles sont conformes aux
normes internationales pertinentes, y compris les normes professionnelles énoncées dans les
Principes fondamentaux de la statistique officielle. La rentabilité est un autre élément clé de
la qualité des statistiques. Elle présuppose que le coût de l'obtention de l'information est
aussi faible que possible et, dans tous les cas, inférieur au bénéfice apporté par
l'information.

Un système spécifique de gestion de la qualité doit être mis en œuvre pour garantir que les
statistiques produites répondent à ces différentes exigences de qualité.

La gestion de la qualité est définie dans le SDMX comme des systèmes et des cadres en
place au sein d'une organisation pour gérer la qualité des produits et des processus
statistiques. La gestion de la qualité fait référence à l'application d'un système formalisé qui
documente la structure, les responsabilités et les procédures mises en place pour satisfaire
les utilisateurs, tout en continuant à améliorer le processus de production et de diffusion des
données. Elle comprend également la mesure dans laquelle les ressources répondent aux
exigences. Le concept peut être décomposé en "assurance de la qualité", "évaluation de la
qualité" et "documentation de la qualité" (MSCIS-GS, § 19.19).

L'assurance de la qualité peut être mise en œuvre par la conception de programmes de


gestion de la qualité, la description du processus de planification, la programmation des
travaux, la fréquence des mises à jour du plan et d'autres dispositions organisationnelles.

L'évaluation de la qualité recouvre l'évaluation globale de la qualité des données fondée sur
des critères de qualité normalisés.

La documentation de la qualité contient la documentation sur les méthodes et les normes


d'évaluation de la qualité des données sur la base, une fois encore, de critères de qualité
normalisés.
INT/SUB/STAT/147

- 52 -

Ces dimensions sont détaillées ci-après.

Ø Assurance de la qualité

Le MSCIS-GS (§ 19.21) souligne que l'assurance de la qualité doit être établie à chaque
étape du processus statistique, et doit déterminer les actions ci-après :

i. choisir les méthodes ;


ii. identifier les questions liées aux résultats de la qualité des méthodes choisies ;
iii. vérifier soigneusement les résultats de l'application des méthodes ;
iv. veiller à ce qu'un éventail suffisant de parties prenantes soit engagé dans le
processus d'assurance de la qualité.

Dans ce contexte, les statisticiens doivent adopter des procédures d'assurance de la qualité,
en déterminant si un produit statistique répond aux besoins des utilisateurs et en veillant à
la cohérence des procédures avec celles des autres produits statistiques. La politique
d'assurance de la qualité doit inclure des aspects tels que le contrôle, le processus
d'amélioration, les mesures de la qualité, la documentation et la sensibilisation. En
particulier, il est recommandé que les procédures d'assurance de la qualité spécifient
clairement la propriété des statistiques et des produits connexes (MSCIS-GS, § 19.22).

Les vérifications appropriées pour minimiser le risque d'erreurs doivent également être
intégrées dans les procédures d'assurance de la qualité, y compris les actions ci-après
(MSCIS-GS, § 19.23) :

i. mettre en place, autant que possible, des vérifications dans les processus de
production ;
ii. effectuer des contrôles de vérification internes – par exemple, en comparant avec les
résultats produits précédemment à partir de la même source ;
iii. réaliser des contrôles de vérification externes.

Dans le NQAF, quatre composantes de l'assurance de la qualité sont particulièrement


pertinentes pour les statistiques sur la fourniture internationale de services
(MSCIS-GS, § 19.25) :

i. assurer la solidité méthodologique. Cela nécessite l'utilisation des méthodes


statistiques fondées sur les recommandations adoptées au niveau international
contenues dans le MSCIS 2010 et les bonnes pratiques décrites dans le MSCIS-GS ;
ii. assurer la rentabilité. La rentabilité est assurée par la mise en œuvre de solutions
normalisées qui augmentent l'efficacité et l'efficience ;
iii. assurer la solidité de la mise en œuvre. Cela passe notamment par la mise en œuvre
de programmes de formation appropriés ;
iv. gérer la charge du répondant. Les statisticiens qui établissent les statistiques sur la
fourniture internationale de services doivent veiller à ce que des mécanismes soient
en place pour évaluer la nécessité d'entreprendre de nouvelles enquêtes statistiques,
et prendre soin de réduire ou de distribuer la charge de réponse. En particulier, il est
important pour les statisticiens d'informer les répondants : a) de l'objet de l'enquête
; b) de l'autorité en vertu de laquelle les enquêtes sont entreprises ; c) des détails
d'enregistrement de la collecte ; d) du caractère obligatoire ou volontaire de
l'enquête ; e) de la protection de la confidentialité ; et f) des plans d'établissement
de liens et de l'identité des parties à des accords de partage des informations
fournies par ces répondants.

En ce qui concerne les opérations de production dans le cadre statistique de description de


la fourniture internationale de services, le NQAF énumère six groupes d'activités qui doivent
être menées comme suit (MSCIS-GS, § 19.26) :

i. assurer la pertinence dans le contexte des divers besoins des utilisateurs. La


pertinence peut être assurée par la consultation des utilisateurs sur le contenu du
programme de travaux statistiques et la hiérarchisation des besoins des différents
INT/SUB/STAT/147

- 53 -

utilisateurs. Cela peut passer par la création d'un conseil consultatif et la réalisation
d'examens périodiques des domaines statistiques spécifiques.
ii. assurer l'exactitude et la fiabilité des produits statistiques. Évaluer et valider les
données de base, les résultats intermédiaires et les produits finals, utiliser des
techniques statistiques adéquates et comparer les données obtenues avec d'autres
sources d'information existantes.
iii. assurer l'actualité et la ponctualité. Mettre en place une politique de publication claire
et envisager des compromis entre les différentes dimensions de la qualité.
iv. assurer l'accessibilité et la clarté. Cela passe par l'élaboration de métadonnées
solides, comme nous l'avons vu dans la section précédente.
v. assurer la cohérence et la comparabilité. L'établissement de relations bien définies
entre les statistiques sur les transactions de services entre résidents et
non-résidents, les FATS et les indicateurs supplémentaires sur la fourniture
internationale de services est très important. De même, les relations entre les
statistiques sur la fourniture internationale de services et d'autres statistiques
économiques doivent être bien définies. Les statisticiens doivent notamment veiller à
l'application de procédures efficientes et documentées pour combiner des données
provenant de diverses sources ; fournir une identification et des explications claires
des ruptures de séries ; et prévoir des méthodes pour assurer le rapprochement
nécessaire des données ; et
vi. gérer les métadonnées. Ce point a été développé dans la section précédente.

L'évaluation de la validité des données déclarées occupe une place essentielle dans
l'assurance de la qualité. Les techniques d'évaluation comprennent la comparaison des
valeurs déclarées entre la période actuelle et celles des périodes antérieures, le calcul des
ratios d'éléments clés et l'établissement de fourchettes et de tolérances pour identifier les
valeurs aberrantes. Des contrôles automatisés peuvent être inclus dans un questionnaire
électronique ou dans le système de traitement de l'enquête. Les questions soulevées
peuvent ensuite être résolues par la concertation avec les répondants et par d'autres
moyens (par exemple l'utilisation des déclarations financières pertinentes, les dépôts
réglementaires et d'autres enquêtes) (MSCIS-GS, § 19.28).

Ø Mesure de la qualité et communication des résultats

La gestion de la qualité implique que les pays prennent des dispositions pour mesurer la
qualité et communiquer les résultats de telles mesures à tous les participants au processus
statistique et au grand public. À cet égard, le MSCIS-GS (§ 19.37) invite les pays à élaborer
une norme pour des rapports réguliers sur la qualité qui couvrent la gamme complète des
processus statistiques et leurs résultats, y compris la publication de statistiques sur les
transactions de services entre résidents et non-résidents, de FATS et d'indicateurs
supplémentaires sur la fourniture internationale de services.

Le MSCIS-GS (§ 19.38) recommande également aux pays de fonder leurs rapports de


qualité sur un ensemble d'indicateurs quantitatifs et qualitatifs, ainsi que sur une liste de
contrôle couvrant la collecte, le traitement et la diffusion de données, afin d'évaluer les
avantages et les inconvénients du processus statistique.

À cet égard, il convient de distinguer les mesures de la qualité et les indicateurs de la


qualité.

Les mesures de qualité reflètent directement un aspect particulier de la qualité. Le délai


entre la fin de la période de référence et la diffusion d'un ensemble particulier de données
est un exemple de ce type de mesure (MSCIS-GS, § 19.40).

Les indicateurs de la qualité quant à eux sont des preuves quantitatives ou qualitatives
résumées de la qualité des données. Les indicateurs doivent répondre aux critères suivants:
a) couvrir toutes les dimensions de la qualité telles que définies ci-dessus ; b) être fondés
sur l'application concertée d'une bonne méthodologie ; et c) être faciles à interpréter par les
utilisateurs internes et externes (MSCIS-GS, § 19.41).
INT/SUB/STAT/147

- 54 -

Le MSCIS-GS (tableau 19.1) propose une liste d'indicateurs permettant de mesurer la


qualité des données compilées pour la description de la fourniture internationale de services
auxquels les statisticiens sont invités à se référer.
INT/SUB/STAT/147

- 55 -

Références

Fonds monétaire international (2014), Guide pour l’établissement des statistiques selon le
MBP6, Washington DC.

Fonds monétaire international (2010), Manuel de l'indice des prix à la production,


Washington DC.

OCDE (2002), Méthode type proposée pour les enquêtes sur la recherche et le
développement expérimental (Manuel de Frascati), Paris.

OCDE (2010), Handbook on Deriving Capital Measures of Intellectual Property Products,


Paris.

Nations Unies, "Directives sur les statistiques économiques intégrées", étude statistique,
série F, n° 108, Nations Unies, New York, 2013.

Nations Unies, "Manuel des statistiques du commerce international des services 2010".
Études statistiques, série M, n° 86, Rev. 1. Sales [Link].14. Nations Unies, New York,
2010.

Nations Unies, "Manuel des statistiques du commerce international des services : Guide du
statisticien ", ST/ESA/STAT/SER.M/95, New York, 2016.

Nations Unies, Principes et recommandations concernant les recensements de la population


et des logements, deuxième révision, Nations Unies, New York, 2008.

Nations Unies, Recommandations en matière de statistiques des migrations internationales,


première révision, Nations Unies, New York, 1998.

Nations Unies, Guide pratique pour la conception d'enquêtes sur les ménages,
Nations Unies, New York, 2008.

Organisation mondiale du tourisme, Tourism as an international traded service,


Nations Unies, Madrid, 2005.

__________

Vous aimerez peut-être aussi