Durée: 02 heures.
COMPOSITION DE FRANÇAIS N° 3
Texte:
Pour connaître la grande Kabylie et s’émerveiller, on quitte Tizi-ouzou et on emprunte une route qui
monte en lacets* au milieu d’une végétation riche en couleurs, multiple en genres. Cela va du genêt*
au coquelicot* en passant par la menthe sauvage, la figue de barbarie et l’olivier.
Direction Tigzirt sur Mer, le plus surprenant village de la côte à cause …de sa propreté. Des vestiges
relativement bien conservés témoignent encore de l’époque romaine. En longeant toujours la côte, on
arrive à Azeffoun, distant de 37 Km. Encore un port de pêche modeste situé au pied de la montagne.
Et quelle montagne! L’immense Djurdjura qui s’étend sur 50 Km (à vol d’oiseau) et qui est composé
de plusieurs chaînes de montagnes parallèles à la mer.
Poursuivant notre périple et après un détour par Azazga, nous atteignons Ain El Hammam à 1080m
d’altitude. C’est de là que l’on voit le mieux le point culminant du Djurdjura « Lalla Khedidja ». C’est
là qu’on tisse les fameux tapis multicolores d’Ouaghzen. Comme les autres daïras, AIN EL –Hammam
compte plus de 150 000 habitants. Comme les autres, elle a ses lycées, ses centres de formation
professionnelle, sa maison de jeunes…
Ces villages souffrent d’ailleurs durant la longue période d’hiver. Et malgré la chasse neige, le verglas
et le brouillard empêchent toute activité coutumière. « Nous vivons alors en état d’alerte permanent »,
nous confieront les habitants.
Après AIN EL-HAMMAM, c’est L’Arbaa Nath Irathen qui vous accueille. Ancienne forteresse, elle
offre un merveilleux panorama sur les crêtes des villages et les profonds ravins qui descendent vers la
plaine du Sebou. On notera à quelques kilomètres la crête d’Icherriden où se déroulèrent en 1857 de
violents combats et où s’organisa une héroïque résistance à l’occupation coloniale.
Beni Yenni, pays du bijou d’argent et de corail, Boghni, Draa El Mizan sont également à visiter pour
mieux connaître cette région. Une région, au cœur de L’Algérie, maritime par son nord entre Tigzirt et
Azzefoun, mais surtout montagneuse. Une région naturellement dessinée pour les paris et les défis,
pour la maîtrise du futur ….avec un peu moins de béton et plus d’âme.
* lacets : virage accentué. * genêt : Arbrisseau sauvage à fleurs jaunes. * Coquelicot : Fleur des
champs rouge.
D’après Jamel Moknachi.
Questions:
I- Compréhension: (14 pts.)
1) quel est le thème abordé dans le texte ?
2) -«… le point culminant du Djurdjura …».
Le mot souligné veut dire :
- - Le point le plus beau.
- - Le point le plus haut.
- - Le point le plus loin.
- Recopiez la bonne réponse.
3) quel est l’itinéraire (le trajet) traversé par le journaliste ?
4) -« Nous vivons alors en état d’alerte permanent». (4 §).
Expliquez ce propos à partir du texte.
5)- l’auteur apparaît-il (s’implique-t-il) dans son texte ? justifiez votre réponse.
6)- «... de violents combats et où s’organisa une héroïque résistance..». (5 §).
Que remplace le mot souligné dans le texte ?
7) En vous aidant des éléments qui entourent le texte complétez le tableau suivant.
Qui écrit ? Où ? Pour qui ? Quels sont ses objectifs
8«La chasse neige, le verglas et le brouillard empêchent toute activité coutumière».
Réécrivez la phrase en commençant par :
Toute activité coutumière…
9) choisissez un titre du texte.
- la ville de Tizi Ouzou.
- Voyage en Kabylie.
- De Azazga à Azzefoun.
II- Production écrite: (06 pts.)
Traitez l’un des deux sujets suivants au choix:
1. Faites le résumé du texte.
2. «pendant les vacances d’été vous avez visité une belle région de notre pays».
Rédigez un court paragraphe (15 lignes au maximum) dans lequel vous décrivez cette région et ses
atouts naturels et/ou citadins.