BIENIO REFORMISTA
INTRODUCTION
La Seconde République espagnole débute en 1931 après la renonciation d'Alphonse XIII
suite au triomphe républicain lors des élections municipales, qui prennent un caractère de
plébiscite contre la monarchie. Elle se divise en 3 étapes : le bienio réformiste (1931-1933), le
bienio conservateur (1933-1935) et le Front populaire (1936). Pour la majorité du peuple, cela
a été l'occasion de moderniser l'État et de mener des réformes. Cependant, elle est née dans
des circonstances difficiles et a dû faire face à la crise du krach de 1929.
DÉVELOPPEMENT
Tout d'abord, le 14 février, Alcalá Zamora proclame la République et forme un gouvernement
provisoire intégré par les partis qui avaient signé le pacte de San Sebastian (Parti socialiste
et Parti républicain radical, les communistes soutiennent le parlement), dont il est le
président. L'objectif de ce gouvernement est de convoquer des Cortes Constituyentes. Dans
le même temps, le gouvernement prend des mesures telles que l'amnistie pour les prisonniers
politiques et le lancement de négociations avec les Basques. Ce gouvernement a convoqué
des élections pour élaborer une constitution, ayant modifié la Loi électorale de 1907 pour
mettre fin aux pratiques frauduleuses. Ce furent les premières élections propres et
démocratiques en Espagne. La coalition des républicains et des socialistes a obtenu une
écrasante majorité.
Par ailleurs, la constitution de 1931 est proclamée, de nature démocratique et progressive,
avec des principes tels que : une large déclaration des droits et libertés telle que l'égalité
absolue devant la loi, l'éducation et le travail, et la régulation du mariage civil et du divorce.
Le pouvoir législatif réside aux Cortes Constituyentes avec une seule chambre. Le pouvoir
exécutif est confié au gouvernement composé du Conseil des ministres, au chef du
gouvernement, ainsi qu'au Président de la République. Le pouvoir judiciaire est confié à des
juges indépendants. Cependant, la Constitution n'a pas obtenu le consensus de toutes les
forces politiques, et il y a eu des divergences profondes entre la gauche et la droite sur des
questions religieuses et autonomiques.
Ensuite, le gouvernement entreprend des réformes pour moderniser et démocratiser la
société espagnole : Thème religieux : Limite l'influence de l'Église et laïcise la société
espagnole en dissolvant les ordres religieux et en interdisant leur enseignement. Leurs biens
ont également été confisqués, et les prêtres ont commencé à payer des impôts. Réforme de
l'armée : Un corps professionnel et démocratique a été créé, exigeant que les membres
prêtent allégeance à la République. Une réforme dont les résultats ont été limités, mais qui a
renforcé l'hostilité du secteur africaniste de l'armée envers le nouveau régime et de
nombreux soldats qui se sont opposés au contrôle du gouvernement. Réforme agraire : Des
décrets ont été émis pour aider les locataires et les agriculteurs sans terre. La Loi de
Réforme Agraire a été proclamée, autorisant l'expropriation sans indemnisation des terres
de la noblesse. La lenteur de sa mise en œuvre, le chômage et la frustration des journaliers
ont conduit à des insurrections anarchistes et à des affrontements violents avec les forces de
l'ordre. Réforme de l'État centraliste : Permettre aux régions d'avoir leur propre organisation
et d'accéder à l'autonomie, avec la promulgation du Statut d'Autonomie de la Catalogne. F.
Macia et l'ERC proclament la république catalane, qui a été révoquée et un compromis a été
atteint, la formation de la Generalitat et la rédaction du Statut de Nuria, permettant ainsi à
la Catalogne d'avoir un gouvernement et un parlement propres avec des compétences
autonomes. L'ERC gagne les premières élections aux parlements et Macia devient président
de la Generalitat. Además, se llevan a cabo otras reformas como la reforma educativa y la
reforma del trabajo (Largo Caballero a initié des réformes pour améliorer les conditions de
travail)
CONCLUSION
Les problèmes économiques espagnols et la conjoncture internationale ont entraîné une
augmentation du conflit social, se manifestant par des grèves et des occupations.
L'anarchisme et la CNT ont entraîné ouvriers et journaliers à occuper des terres, comme à
Casas Viejas (Andalousie : affrontement entre paysans et gardes civils), se terminant par un
massacre qui a affaibli la position du gouvernement. Son affaiblissement s'est accentué
avec la pression des organisations d'entrepreneurs et de patrons, favorisant la
réorganisation de la droite conservatrice. La tentative de coup d'État par le général Sanjurjo
a conduit à la chute du gouvernement et à de nouvelles élections en 1933, qui ont donné le
pouvoir au centre-droit.