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Bangladesh : densité de population et climat

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Étude de cas – Le Bangladesh : un espace densément peuplé face au changement climatique

> MANUEL PAGES 18-21

➡ Itinéraire 1

1. Le Bangladesh est un pays tropical d’Asie du Sud entre l’Inde et le Myanmar. Il est alimenté par
trois grands fleuves qui descendent de l’Himalaya et se jettent dans le Golfe du Bengale.

2. Le Bangladesh (167, 1 millions d’habitants), petit territoire très densément peuplé (1173 hab./km2
) est un espace plein. La population, majoritairement rurale (65%), s’amasse le long des fleuves
(parfois sur les chars), sur de vastes plaines alluviales et sur le littoral du golfe du Bengale. Le «
processus d’urbanisation » concerne quelques grandes agglomérations, en particulier Dhaka (18
millions d’habitants), Chittagong ou Khulna. Les faibles densités, inférieures à 250 hab./ km2 ,
correspondent à des reliefs collinaires situés à l’est de Chittagong le long de la frontière avec l’Inde et
le Myanmar et à la forêt de mangroves des Sundarbans au sud-ouest.

3. Principalement constitué d’un delta regroupant les eaux de trois grands fleuves, le Bangladesh
baigne dans un environnement fluvial et maritime marqué par des altitudes très basses : 80 % du
territoire est situé à moins de 12 mètres d’altitude. Ces vastes plaines alluviales, alimentées par les
pluies de la mousson, sont très fertiles pour les rizières.

4. La réponse pourra s’articuler autour des éléments suivants :

− des risques naturels liés à des aléas climatiques très fréquents (l’un des pays les plus touchés au
monde par les inondations, les cyclones, les raz-de-marée et des épisodes de sécheresse plus
fréquents) ;

− les effets sur les milieux et sur la population sont dévastateurs : érosion des rives, des chars et des
côtes, envasement des rivières rehaussant leur lit et amplifiant le risque d’inondations; de lourds
bilans humain (le nombre annuel moyen de décès est de 635,5 pour la période 1998-2017) et
matériel (habitations, infrastructures et récoltes détruites, pertes du bétail) ;

− une population très vulnérable : sa forte exposition au danger est renforcée par la pauvreté, par la
forte « pression démographique » et par le « processus d’urbanisation » ;

− un accès aux ressources naturelles difficile (insécurité alimentaire, endettement).

5. Dans son dernier rapport de 2018, le GIEC prévoit une augmentation globale des températures à la
surface de la terre comprise « entre 1,4 ° et 2,6 °C d’ici 2050, et entre 2,6 ° et 4,8 °C d’ici 2100 ».

6. Le changement climatique aggrave les risques naturels existants. Les aléas climatiques plus
intensifs (inondations notamment) renforcent la vulnérabilité du milieu et des populations : terres
agricoles menacées par l’accélération de l’érosion des berges et des chars, par l’augmentation
probable du niveau de la mer et par leur salinisation. D’autres zones situées à l’ouest et à l’est sont,
quant à elles, exposées à la sécheresse.

7. L’accélération des déplacements climatiques s’explique par l’augmentation de l’insécurité


alimentaire (diminution des récoltes, stress hydrique, hausse de niveau de la mer) et des risques
sanitaires (« 20 millions de personnes vivant dans les zones littorales connaissent déjà des problèmes
de santé à cause de la salinisation des ressources en eau potable »). Le sud du Bangladesh à
proximité du Golfe du Bengale et les zones de sécheresse sont les plus exposés. En Asie du Sud, « 40
millions de migrants climatiques » pourraient être dénombrés d’ici 2050 dont un tiers pour le
Bangladesh.

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8. À l’échelle locale, les productions villageoises sont en transition afin de lutter contre les effets
nocifs du changement climatique : conversion de rizières devenues infertiles en étangs d’élevage de
crevettes et de crabes, nouvelle variété de riz plus résistante au sel… Des acteurs privés (chercheurs,
organisations internationales ou ONG) expérimentent de nouvelles possibilités d’adaptation sur le
terrain comme si le Bangladesh était devenu un laboratoire de la lutte contre le changement
climatique. À l’échelle internationale, le gouvernement du Bangladesh tente de peser
diplomatiquement dans les négociations sur le climat. Il s’est associé à d’autres États vulnérables
pour former le « Climate Vulnerable Forum » et le V20. Lors de la COP 21, ces pays ont réclamé une
limitation de l’augmentation de la température à 1,5 °C au lieu de 2 °C.

9. La réponse pourra s’articuler autour des éléments suivants : − la protection des terres agricoles
menacées par les inondations et l’érosion ; − la lutte contre l’insécurité alimentaire face à la baisse
des récoltes et au manque d’eau douce (adaptation à l’échelle locale) et le défi sanitaire (risque accru
de maladies lié à la salinisation des sols) ; − le défi migratoire ; − la lutte diplomatique du Bangladesh
à l’échelle mondiale pour convaincre les grandes puissances de lutter contre le changement
climatique.

Étude de cas – L’Arctique : un milieu polaire attractif et fragile

> MANUEL PAGES 22-23

➡ Itinéraire 1

1. Le réchauffement climatique contribue à l’augmentation du niveau des océans en raison de la


fonte de l’inlandsis du Groenland. Il entraîne aussi une diminution de l’étendue de la banquise qui
favorise l’érosion des littoraux arctiques désormais davantage exposés aux effets des tempêtes. Elle
perturbe les pratiques traditionnelles de pêche et de chasse des peuples autochtones. Le dégel du
pergélisol (sol gelé en permanence) favorise l’effondrement de bâtiments, la déformation des routes
et la libération des gaz à effet de serre qu’il contient (dioxyde de carbone, méthane). La prolifération
du plancton liée au réchauffement des eaux perturbe les chaînes alimentaires dans l’océan Arctique.

2. La fonte de la banquise et de l’inlandsis du Groenland favorise l’accès aux ressources de l’Arctique


(hydrocarbures, ressources minières et halieutiques) et contribue à l’ouverture de nouvelles routes
maritimes à l’échelle mondiale ainsi qu’à l’augmentation de la fréquentation touristique (croisières).

3. L’exploitation des ressources de l’Arctique n’est pas sans risques pour les fragiles milieux polaires
(marée noire, pollution aux métaux lourds). Elle favorise aussi d’une part, les contentieux entre États
concernant la délimitation des ZEE dans l’océan Arctique afin de s’approprier les ressources qu’il
recèle et, d’autre part, les conflits d’usage entre activités traditionnelles tributaires des équilibres
naturels des milieux (pêche côtière, chasse) et activités industrielles davantage prédatrices (pêche au
chalutier, extraction pétrolière et gazière).

4. L’Arctique est de plus en plus transformé par des mécanismes climatiques planétaires qui
dépassent l’échelle macrorégionale mais on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’un territoire engagé dans
la transition écologique. Au contraire, l’exploitation de nouveaux gisements de ressources fossiles va
à l’encontre de la transition énergétique tandis que la mise en valeur de nouvelles zones de pêche
témoigne des limites de la prise de conscience écologique dans la région. L’Arctique est donc surtout
en transition économique puisque ses activités traditionnelles doivent cohabiter avec des activités
industrielles beaucoup plus prédatrices. L’ouverture de nouveaux sites d’exploitation du sous-sol et

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de nouvelles routes maritimes favorise son intégration à l’économie mondialisée. Elle renforce aussi
le peuplement (villes minières, ports) de milieux polaires longtemps isolés.

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