Lecture Methodique
Lecture Methodique
ISMENE
Je ne veux pas mourir.
ANTIGONE, doucement.
Moi aussi j’aurais bien voulu ne pas mourir.
ISMENE
Ecoute, j’ai bien réfléchi toute la nuit. Je suis l’aînée. Je réfléchis
plus que toi. Toi, c’est ce qui te passe par la tête tout de suite, et
tant pis si c’est une bêtise. Moi, je suis plus pondérée. Je réfléchis.
ANTIGONE
Il y a des fois où il ne faut pas trop réfléchir.
ISMENE
Si, Antigone. D’abord c’est horrible, bien sûr, et j’ai pitié moi
aussi de mon frère, mais je comprends un peu notre oncle.
ANTIGONE
Moi je ne veux pas comprendre un peu.
ISMENE
Il est le roi, il faut qu’il donne l’exemple.
ANTIGONE
Moi, je ne suis pas le roi. Il ne faut pas que je donne l’exemple, moi… Ce
qui lui passe, par la tête, la petite Antigone, la sale bête, l’entêtée, la mauvaise, et puis on la met dans un coin ou
dans un trou. Et c’est bien fait pour elle. Elle n’avait qu’à ne pas désobéir !
ISMENE
Allez ! Allez !... Tes sourcils joints, ton regard droit devant toi
et te voilà lancée sans écouter personne. Ecoute-moi. J’ai
raison plus souvent que toi.
ANTIGONE
Je ne veux pas avoir raison.
[Link]
Le texte soumis à notre étude est extrait de l’œuvre théâtrale Antigone de Jean Anouilh.
II. LECTURE EXPRESSIVE
III. HYPOTHESE GENERALE
Scène polémique sur l’opportunité de l’ensevelissement de Polynice.
IV. VERIFICATION DE L’HYPOTHESE GENERALE
-Axe de lecture n°1 : Scène polémique
Entrées Repérages Analyses Interprétations
Les « Ismène, soudain pourquoi Ces deux propos témoignent Peur grandissante d’Ismène face à la
répliques parles-tu d’autre chose ? des sentiments des détermination d’Antigone
personnages d’ensevelir Polynice.
« Il nous fera mourir »
Marques de la « nous ne pouvons pas » Antigone veut accomplir seule son destin
personne sans l’aide de sa sœur soucieuse du bien-être
« Il nous fera… » Pronoms de la 1ère
commun. La solitude, l’égocentrisme du
personne héros tragique (Antigone) s’opposent à
Moi, je ne veux pas… »
l’altruisme d’Ismène.
« Moi, je ne suis pas le roi »
‘’Doucement, sans cesser de Adverbes, phrases Ismène est à la fois préoccupée et angoissée
Didascalies lui caresser les cheveux’’ infinitives et de mourir si bien qu’elle renonce au projet.
nominales
‘’Après un long silence…’’ Antigone lui oppose sa sérénité, décidée à
ensevelir Polynice tout en bravant la loi de
‘’Doucement’’
Créon.
Bilan partiel 2 : Les marques de la personne et les didascalies ont mis en évidence les regards croisés sur
l’opportunité d’ensevelir Polynice.
[Link]
Cette scène a révélé la sagesse d’Ismène mais aussi sa volonté de respecter les lois de la cité contre
l’entêtement et l’anticonformisme d’Antigone résolue à affronter seule Créon.
CREON
Antigone ! C’est par cette porte qu’on regagne ta chambre. Où t’en vas-tu par là ?
Antigone, s’est arrêtée, elle lui répond doucement, sans forfanterie.
Vous le saviez bien…
Un silence. Ils se regardent encore debout l’un en face de l’autre.
CREON
Tu irais refaire ce geste absurde ? il y a une autre garde autour du corps de Polynice et, même si tu parviens à le
recouvrir encore, on dégagera son cadavre, tu le sais bien. Que peux-tu donc, sinon t’ensanglanter encore les ongles
et te faire prendre.
ANTIGONE
Rien d’autre que cela, je le sais bien. Mais cela, du moins, je le peux. Et il faut faire ce que l’on peut.
[Link]
Le texte soumis à notre étude est extrait de l’œuvre théâtrale Antigone de Jean Anouilh.
[Link] EXPRESSIVE
[Link] GENERALE
Scène tragique décrivant l’obstination d’Antigone
[Link] DE L’HYPOTHESE GENERALE
-Axe de lecture n°1 : Scène tragique
Repérages Analyses Interprétations
Entrées
Créon : « Alors, écoute-moi bien… Les répliques longues de -Volubilité de Créon qui s’échine à
Répliques il n’y a pas si longtemps. » Créon opposées à celles sauver sa nièce, laquelle est en position
courtes d’Antigone de force.
Antigone : « Vous le savez bien. »
révèlent l’état d’esprit des
-Créon raisonne Antigone qui reste
Créon : « Tu nu comprends… Le personnages. inflexible
comprends-tu ? »
Antigone : « Il faut… ont
découvert. »
« Te faire mourir ! » Champ lexical de la mort, Créon intimide Antigone en créant une
Lexique du macabre atmosphère macabre pour susciter la
« mourir », « mort »,
frayeur en elle.
« ensanglanté », « cadavre »,
« corps »
Bilan partiel 1 : Les répliques et le lexique nous ont permis de montrer que ce texte présente une scène tragique.
-Axe de lecture n°2 : Scène de l’obstination d’Antigone
Entrées Repérages Analyses Interprétations
Didascalies « Antigone ne répond pas… Jeux de scène Ces moments de silence expriment :
il l’arrête. » révélant l’état d’âme
-mépris, défiance, témérité d’Antigone
des protagonistes
« …, s’est arrêtée…sans vis-à-vis de Créon.
forfanterie. »
-déconsidération de l’argumentaire de
« Un silence. En face de Créon.
l’autre. »
Modalisation « Je ne joue pas »
« Il faut que j’aille…ont Phrases négatives de -Conviction, entêtement, détermination
découvert. » volonté et phrases d’Antigone
déclaratives
« Il faut faire ce que l’on -Choix de la mort par Antigone au
exprimant l’opinion.
peut. » détriment de la vie que lui offre Créon.
-Refus de se plier à la loi, de se soumettre
donc à Créon.
Bilan partiel 2 Les didascalies et la modalisation nous ont permis de montrer qu’il s’agit de l’obstination
d’Antigone.
[Link] Antigone brave Créon et est résolue à accomplir son destin malgré les menaces de celui-ci.
LECTURE METHODIQUE N°3
TEXTE N°3 : « Le messager : Une terrible nouvelle…flaque rouge. » pp. 118-119
LE MESSAGER
Une terrible nouvelle. On venait de jeter Antigone dans son trou. On n’avait pas encore fini de rouler les
derniers blocs de pierre lorsque Créon et tous ceux qui l’entourent entendent des plaintes qui sortent soudain
du tombeau. Chacun se tait et écoute, car ce n’est pas la voix d’Antigone. C’est une plainte nouvelle qui
sort des profondeurs du trou… Tous regardent Créon, et lui qui a deviné le premier, lui qui sait déjà avant
tous les autres, hurle soudain comme un fou : « Enlevez les pierres ! Enlevez les pierres !" Les esclaves se
jettent sur les blocs entassés et, parmi eux, le roi suant, dont les mains saignent. Les pierres bougent enfin
et le plus mince se glisse dans l’ouverture. Antigone est au fond de la tombe pendue aux fils de sa ceinture,
des fils bleus, des fils verts, des fils rouges qui lui font comme un collier d’enfant, et Hémon à genoux qui
la tient dans ses bras et gémit, le visage enfoui dans sa robe. On bouge un bloc encore et Créon peut enfin
descendre. On voit ses cheveux blancs dans l’ombre, au fond du trou. Il essaie de relever Hémon, il le
supplie. Hémon ne l’entend pas. Puis soudain il se dresse, les yeux noirs, et il n’a jamais tant ressemblé au
petit garçon d’autrefois, il regarde son père sans rien dire, une minute, et, tout à coup, il lui crache au visage,
et tire son épée. Créon a bondi hors de portée. Alors Hémon le regarde avec ses yeux d’enfant, lourds de
mépris, et Créon ne peut pas éviter ce regard comme la lame. Hémon regarde ce vieil homme tremblant à
l’autre bout de la caverne et, sans rien dire, il se plonge l’épée dans le ventre et il s’étend contre Antigone,
l’embrassant dans une immense flaque rouge.
[Link]
Le texte soumis à notre étude est extrait de l’œuvre théâtrale Antigone de Jean Anouilh.
[Link] EXPRESSIVE
[Link] GENERALE
Récit tragique de la mort d’Antigone et d’Hémon
[Link] DE L’HYPOTHESE GENERALE
-Axe de lecture n°1 : Récit tragique
-Axe de lecture n°2 : Récit de la mort d’Antigone et d’Hémon
Axe 1
Entrées Repérages Analyses Interprétations
« les esclaves se -Dynamique du récit
jettent sur les blocs » traduisant le branle-
bas et la panique de
« Le plus mince se
Abondance de la cour royale face à
glisse… »
verbes d’action la tournure
« On bouge un imprimant un inattendue que
Verbes d’action bloc… », enchainement rapide prennent les
aux évènements évènements
« descendre », « Il
essaie de relever -Détermination et
Hémon. », « Créon a engagement de
bondi… » Créon à sauver son
fils
-Scène désolante et
macabre qui inspire
« une terrible
la peur, l’angoisse, la
nouvelle », « on
pitié.
venait de jeter
Antigone dans son -Esprit de sacrifice
trou. », « … des qui révèle la
plaintes qui sortes grandeur d’âme de
Tonalité soudain du Tonalité tragique ceux qui s’offrent en
tombeau. » holocauste : Hémon
(passion amoureuse),
« Antigone est… de
Antigone (destin,
sa ceinture… »
morale)
« Il se plonge l’épée
dans le ventre
Bilan partiel 1
Les verbes d’action et la tonalité nous ont permis de montrer que ce texte est un récit tragique.
Axe 2
Entrées Repérages Analyses Interprétations
« Terrible »,
« plainte », « hurle »,
Champ lexical de la
« gémit », suant »,
souffrance
« saigne », « pendu »
Bilan partiel 2
Le lexique et le schéma narratif montre qu’il s’agit du récit de la mort d’Antigone et d’Hémon.
[Link]
Le destin tragique d’Antigone est accompli à travers le dénouement de l’intrigue. Les outils tels que les verbes
d’action, la tonalité, le lexique et le schéma narratif nous ont permis de montrer cela.
SEANCE 1 : Introduction à l’étude de l’œuvre poétique La ronde des jours de Bernard Binlin DADIE
[Link] SUR LA VIE ET L’ŒUVRE DE L’AUTEUR
1. Biographie de l’auteur
Né en 1916 dans le sud-est de la Côte d’Ivoire à Assinie, Bernard B. DADIE est un écrivain ivoirien. Après
ses études à Bassam puis à Dabou, il rentre en 1930 à l’EPS (Ecole Primaire Secondaire). En 1933, il est reçu à
l’école William Ponty de Dakar où il poursuivra ses études de 1934 à 1936. Après ses études, il travaille au Sénégal
en tant que fonctionnaire à l’institut française d’Afrique noire. De retour en Côte d’Ivoire en 1947, il fut tour à tour
commis administratif membre du R.D.A, journaliste, prisonnier politique, inspecteur des affaires culturelles et
Ministre de la culture.
2. L’œuvre de l’auteur
Il est auteur de plusieurs œuvres dont :
-Assémien Déyilé, roi du Sanwi (1936)
-Climbié (1956)
-Les voix dans le vent (1870)
-Le pagne noir (1955)
[Link] DE L’ŒUVRE
La ronde des jours, édité en 1956 est le second des trois recueils de poèmes publié par DADIE. Les deux autres
étant Afrique debout (1950) et Homme de tous les continents (1967).
1. La poesie de dadie
L’analyse de La ronde des jours révèle une poésie de la négritude. Au-delà des couleurs (races), il voit une
race unique, celle des humains.
L’écriture de DADIE devient parfois lyrique lorsqu’il évoque la tendresse des liens familiaux ou l’amour de
l’être aimé. La ronde des jours est un hymne à la grandeur de l’Afrique.
1. Axe d’etude
Dans la perspective de l’étude de ce recueil, les poèmes peuvent être regroupés en cinq (5) rubriques obéissant
aux axes d’étude suivants :
-Une poésie militante
-La célébration de l’Afrique
-La célébration de la fraternité
-La célébration de l’amour
-Une vision contrastée de la vie
2. LES POEMES A ETUDIER
-‘’Je n’aime pas !’’
-‘’Couronne de l’Afrique’’
-‘’Les lignes de nos mains’’
-‘’Pour toi, pour moi’’
-‘’Notre adieux
[Link]
Le poème à étudier est extrait de la ronde des jours de l’écrivain ivoirien Bernard DADIE. Ce poème s’inscrit
dans l’axe d’étude : Poésie militante.
[Link] EXPRESSIVE
[Link] GENERALE
Dénonciation satirique des attributs de la civilisation occidentale
Axe 1
Entrées Repérages Analyses Interprétations
Bilan partiel 1
Le champ lexical et les formes de phrase montrent que le poète dénonce la civilisation occidentale.
Axe 2
Entées Repérages Analyses Interprétations
Bilan partiel 2
Le lexique et la métaphore traduisent la dénonciation de la misère et de la souffrance humaine par le poète.
[Link]
Les résultats obtenus permettent de vérifier l’hypothèse générale. En effet, le champ lexical, le lexique, les
formes de phrases et les figures de construction témoignent de la dénonciation de la civilisation occidentale. Le
poète, pour éviter l’aliénation de la culturelle africaine, s’est donné les mots justes pour critiquer celles de
l’occident et pousse les africains vers la révolte.
J’écrirai
en lettres
de feu,
Ton
Non,
Ô Afrique !
[Link]
‘’Couronne à l’Afrique est un poème du célèbre écrivain, poète ivoirien Bernard B. DADIE. Ce texte est extrait
de son œuvre poétique La ronde des jours, texte dans lequel il promet de célébrer le continent africain, d’où notre
axe d’étude.
[Link]
[Link] GENERALE
Poème lyrique célébrant les vertus d’humanisme de l’Afrique
Axe 1
Entrées Repérages Analyses Interprétations
L’auteur montre la
parure, la beauté du
Le lexique Emeraude, perle, Noms
continent africain à
collier
travers ces éléments.
Je te tresserai une Anaphore Par ces figures de
couronne. style, l’auteur
Procédés rhétoriques
démontre la grandeur
du continent noir..
Flore, faune
Enumération
Bilan partiel 1
Le lexique et les procédés rhétoriques montrent qu’il s’agit d’un hymne à la grandeur de l’Afrique.
Axe 2
Entrées Repérages Analyses Interprétations
Cette phrase
anaphorique au futur
simple marque la
promesse faite par
l’auteur de magnifier
Figures de style Je te tresserai une Anaphore son continent. Il
couronne. s’agit pour lui de
célébrer le grand
continent exploité
par le colon.
Bilan partiel 2
L’anaphore et l’image poétique montre qu’il s’agit d’une promesse de la célébration de l’Afrique.
[Link]
Le lexique, les procédés rhétoriques, les figures de style et l’image poétique nous ont permis de montrer que
ce texte est un poème lyrique célébrant les vertus d’humanisme de l’Afrique. Notre hypothèse générale est donc
confirmée.
A travers ce poème, DADIE montre son attachement au continent noir dont il est issu.
de douces chaînes
qui nous lient
les uns aux autres
les vivants aux morts.
Juillet 1954.
[Link]
Le texte qui attire notre attention est un poème extrait de La ronde des jours de l’écrivain ivoirien Bernard
B. DADIE. Ce recueil de poème évoque l’attachement du poète pour l’Afrique.
[Link] EXPRESSIVE
[Link] GENERALE
Poème évoquant la célébration de la fraternité des hommes et de tous les horizons
[Link] DE L’HYPOTHESE GENERALE
-Axe de lecture n°1 : la symbolique des lignes des lignes des mains
-Axe de lecture n°2 : La célébration de la fraternité humaine
Axe 1
Entrées Repérages Analyses Interprétations
Bilan 1
La structure et les procédés rhétoriques ont mis en relief la symbolique des lignes des mains.
Axe 2
Entrées Repérages Analyses Interprétations
A travers cette
formule, l’auteur
Les procédés Ne sont point Modalité négative
rejette tous ceux qui
grammaticaux
peuvent diviser
l’humanité.
Bilan partiel 2
Les procédés grammaticaux et les procédés rhétoriques ont montré qu’il s’agit de la célébration de la fraternité
humaine.
[Link]
Les lignes de nos mains sont pour le poète des symboles révélateurs de la diversité dans l’unicité de destin
commun, de point d’attache de tous les hommes.
Juillet 1954.
[Link]
‘’Pour toi, pour moi’’ est un poème du célèbre dramaturge Bernard DADIE, ivoirien né en 1916. Ce texte est
extrait de son œuvre la ronde des jours .
[Link]
[Link] GENERALE
Poème lyrique évoquant les sentiments personnels
Axe de lecture n°1 : Evocation lyrique d’un amour paternel
Axe de lecture n°2 : Une promesse de bonheur d’un père à sa fille
Axe 1
Entrées Repérages Analyses Interprétations
A travers ce jeu de
pronoms personnels,
l’auteur établie un
Enonciation Je, tu, moi, toi Pronoms personnels dialogue entre lui et
sa fille.
L’emploi du futur
par le poète évoque
ici son désir, sa
Temps verbal Marcherai Futur simple de volonté de recherche
l’indicatif d’un mieux-être pour
sa fille.
Bilan partiel 1
L’énonciation et le temps verbal soulignent l’évocation lyrique d’un amour paternel.
Axe 2
Bilan partiel 2
Le lexique et le champ lexical de la marche ont montrer qu’il s’agit d’une promesse de bonheur d’un père à
sa fille.
[Link]
Le poète présente la fille comme le symbole des la jeunesse, de la pureté, de l’innocence, et oppose à cela
le père qui lui, renvoie à la vieillesse, à la mort, au fardeau, à la peine et à l’ombre.
Mais
Un cantique
Une prière.
Portez-moi
Comme l’on irait à la fête
En concert.
Faisons ce bout de chemin
Ensemble,
dans les rires,
comme si nous allions
cueillir des fleurs,
des fruits
Portez-moi
comme l’on irait à la fête,
En concert.
Un cantique,
Une prière
Jamais,
Un triste adieu
Mais un cantique,
une prière
des rires,
comme si nous
[allions
Cueillir des fleurs,
[des fruits
1954.
[Link]
Le texte en présence est un poème intitulé ‘’Notre adieu’’, extrait de La ronde des jours du poète ivoirien
Bernard DADIE.
[Link]
[Link] GENERALE
Aspiration du poète à des funérailles joyeuses
[Link] DE L’HYPOTHESE GENERALE
Axe de lecture n°1 : Prière pour une séparation joyeuse
Axe de lecture n°2 : Une conception antithétique de la mort
Axe 1
Entrées Repérages Analyses Interprétations
Noms communs
relatifs à la religion
Le lexique Cantique, prière
Pour l’auteur, les
_______________ funérailles ne
_______________ _______________
doivent pas être des
moments de
Noms communs tristesse. Ce sont des
Fête, concert, rire, périodes de louange
relatifs à la joie
amour, vie à Dieu et de
réjouissance.
Champ lexical
Verbe
Chante
Bilan partiel 1
Le lexique et le champ lexical ont montré qu’il s’agit d’une prière pour une séparation joyeuse.
Axe 2
Entrées Repérages Analyses Interprétations
Bilan partiel 2
La structure et les figures de style traduisent une conception antithétique de la mort.
[Link]
Le lexique, le champ lexical, la structure et les figures de style nous ont permis de montrer qu’il s’agit de
l’aspiration du poète à des funérailles joyeuses. Notre hypothèse générale est donc confirmée.
PERFECTIONNEMENT
DE LA LANGUE ET
SAVOIR-FAIRE
COMPETENCE 2 : Traiter des situations relatives à l’utilisation des outils de la langue et au savoir-faire.
ACTIVITE : Perfectionnement de la langue
LEÇON 1 : Le rythme dans le texte poétique et dans la prose.
Situation d’apprentissage
Les élèves de la première A/C/D du collège Atlantique ont assisté à une prestation de paroliers au foyer de leur
établissement. Séduits par la diction, la cadence des phrases, ils décident, à partir des supports suivants :
Texte support 1 : Fait couler le rocher et fleurir le désert.
Texte support 2 : Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées (Hugo)
Texte support 3 : Ainsi de peu à peu crût l’Empire Romain (Du Bellay)
Texte 4 : Elle a vu ta blessure et n’a pu la fermer. (Musset)
Texte support 5 : Je n’ai plus rien à apprendre, j’ai marché plus vite qu’un autre, et j’ai fait le tour de ma vie.
(Chateaubriand)
D’identifier, d’analyser les ressources de la prosodie afin de mieux les interpréter en contexte.
SEANCE 1 : le rythme dans le texte poétique.
I-Le rythme
Le rythme c’est le mouvement de la phrase ou du vers comme réglé, mesuré. Il est marqué par des accents qui eux-
mêmes, obéissent à des règles codifiées.
Il existe plusieurs types de rythmes.
II-Les différents types de rythmes
1-Le rythme binaire
Vers qui a comme particularité sur le plan du rythme, d’être divisé en 2 ou 4 mesures de même longueur. L’accent
tonique se trouve alors en nombre pair. Ils ont des césures régulières qui s’appuient sur des accents fixes.
Exemple : Les décasyllabes (vers de 10 syllabes), les alexandrins (vers de 12 syllabes).
Exemple : N’est-ce point assez // de tant de tristesse (A. de Musset)
5 césure 5
Exemple : Texte support 1 : Fait couler/ le rocher // et fleurir/ le désert.
3 3 Césure 3 3
Décompte : 3 + 3 + 3 + 3
2-Le rythme ternaire
Le rythme d’un vers est ternaire si ce vers est divisé en 3 mesures de même longueur marqué chacun par un accent.
Il crée une cadence à rebondissements continuels.
Exemple : Texte support 2 : Je marcherai / les yeux fixés / sur mes pensées (Hugo)
4/ 4/ 4
Décompte : 4 + 4 + 4
3-Le rythme accumulatif
Un vers a un rythme accumulatif si le nombre de mesures (chaque mesure se termine par un accent tonique) est
supérieur à la moyenne (4 pour un alexandrin)
Exemple : Amour / peur / joie / mort / fin / folie / espoir !
2 1 1 1 1 2 2
4-Le rythme croissant
Le rythme d’un vers est croissant si les mesures sont de plus en plus longues.
Exemple : Texte 3 : Ainsi / de peu à peu // crût l’Empire Romain (Du Bellay)
2 4 6
Ce type de rythme est généralement utilisé pour mettre en évidence un sentiment ou un mouvement qui augmente.
5-Le rythme décroissant
Le rythme est décroissant si les mesures sont de plus en plus courtes.
Exemple : Il sortit de la cour / ralentit / freina / stop !
6 3 2 1
C’est le schéma inverse du rythme croissant.
6-Le rythme régulier
Le rythme est dit régulier lorsqu’il garde la même cadence à un intervalle régulier tout le long du vers.
7-Le rythme irrégulier
Le rythme est dit irrégulier lorsqu’il change de cadence ou lorsqu’il ne garde pas al même cadence.
8. La pause
C’est un temps de silence ou de pause observée après chaque accent rythmique. Cette pause respiratoire doit se
traduit lors de la lecture.
9. L’accent
Appelé accent tonique ou rythmique, il est un signe conventionnel qui ressemble à un accent aigu placé au-dessus
de la syllabe accentuée. Généralement, elle frappe la dernière syllabe prononcée d’un mot.
10-L’enjambement
Il y a enjambement, lorsqu’un vers à lui seul n’est pas compréhensible. Pour qu’il présente une unité de sens, il
doit dépendre des vers qui le précèdent ou qui le suivent.
Exemple 1 : V1 : J’errais donc l’œil rivé sur le pavé vieilli
V2 : Quand avec du soleil au cheveux, dans la rue
V3 : Et dans le soir, tu m’es en riant apparue
Les vers 1 et 3 permettent de comprendre le vers 2. Ici, il y a enjambement entre le vers 1 et le vers 2 d’une part et
d’autre part, entre le vers 2 et le vers 3. (Enjambement externe).
Exemple 2 : V1 : Personne ne lit plus // le sort dans les tarots
Ici, le premier hémistiche ne suffit pas. Il présente une unité de sens si l’on lit le deuxième hémistiche. Entre les
deux hémistiches, il y a enjambement, qu’on appelle enjambement interne.
11-Le rejet
On appelle rejet quand la fin d’un vers se trouve en tête du vers suivant.
Exemple : V1 : Si j’ai parlé
V2 : De mon amour, c’est à l’eau lente
Dans cet exemple, « De mon amour » est le rejet.
12-Le contre-rejet
On parle de contre-rejet, quand une phrase débute la fin d’un vers et se poursuit dans tout le vers suivant.
SITUATION D’EVALUATION
Indiquez le type de rythme pour chaque vers.
V1 : J’ai dit à mon cœur à mon faible cœur
V2 : Cette nuit, comme les autres, j’ai pleuré
Résolution
V1 : Rythme binaire
V2 : Rythme ternaire
COMPETENCE 2
ACTIVITE : Perfectionnement de la langue
LEÇON 2 : Le rythme dans le texte poétique et dans la prose.
SEANCE 2 : Le rythme dans le texte en prose
I. Définition
Le texte en prose est un poème qui abandonnant la forme du vers pour utiliser la prose, valorise la recherche du
rythme de la phrase et des images. La prose est une forme ordinaire du discours parlé, qui n’est pas assujetti aux
règles prosodiques ; autrement dit, l’écriture en prose est celle qui n’est pas en vers.
II. le rythme de la phrase (Prose)
En prose, c’est la phrase seule qui sert de base au rythme, l’organisation en groupes rythmiques coïncidant
étroitement avec l’organisation syntaxique. A priori, toute prose a un rythme. Mais la notion de rythme, même en
prose, suppose la perception de régularités (retour de certains nombres, structures binaires, ternaires…) et
d’irrégularités calculées (jeu du pair et de l’impair, symétries et dissymétries, longueurs croissantes et
décroissantes…). Certaines proses en paraissent si dépourvues qu’on peut les dire rythmiquement amorphes.
III. Les différents types de rythmes
1. Le rythme binaire
Dans le rythme binaire, les deux membres de la phrase ont la même construction. On obtient une symétrie qui
permet le parallélisme ou l’opposition des idées.
Exemple :
Elle a vu la blessure et n’a pu la fermer. (Musset)
2. Le rythme ternaire
Ici, les trois membres de la phrase ont la même construction. On obtient un effet de parallélisme ou de simultanéité.
Exemple :
Je n’ai plus rien à apprendre, j’ai marché plus vite qu’un autre, et j’ai fait le tour de ma vie. (Chateaubriand)
3. L’accumulation
Une série de compléments ou de propositions se succèdent pour donner par exemple une impression de
foisonnement ou d’accablement.
Exemple :
Quand elle s’est assurée que le silence règne aux alentours, elle retire successivement des profondeurs de son nid,
sans le secours de la méditation, les diverses parties de son corps et s’avance à pas comptés vers ma couche.
(Lautréamont)
Exemple :
6. L’alternance
A l’intérieur d’une même phrase, des propositions courtes alternent avec des propositions longues. Les propositions
courtes insistent sur les données catégoriques du discours, les longues sur les méandres (les choses tortueuses) du
sentiment, de l’idée.
7. La pause
C’est un temps de silence ou de pause observée après chaque accent rythmique. Cette pause respiratoire doit se
traduit lors de la lecture.
8. L’accent
Appelé accent tonique ou rythmique, il est un signe conventionnel qui ressemble à un accent aigu placé au-dessus
de la syllabe accentuée. Généralement, elle frappe la dernière syllabe prononcée d’un mot.
SITUATION D’EVALUATION
Soient les phrases suivantes :
P1 : C’est là qu’il faut aller vivre, c’est là qu’il faut aller mourir !
P2 : C’est là qu’il faut aller respire, rêver et allonger les heures par l’infini des sensations.
Quel rythme appartient à chacune des phrases ?
RESOLUTION
P1 : C’est là qu’il faut aller vivre, / c’est là qu’il faut aller mourir ! (Deux temps/ rythme binaire)
P2 : C’est là qu’il faut aller respirer, / rêver et / allonger les heures par l’infini des sensations. (Trois temps/rythme
ternaire)
Texte 2 :
BELISE
Veux-tu, toute ta vie, offenser la grammaire ?
MARTINE
Qui parle d’offenser grand’mère ou grand’père ?
Victor HUGO, Hernani, III, 4
SEANCE 1 : Les tonalités littéraires : Lyrique, comique (parodique, satirique), tragique, épique, dramatique.
I. Définition
Dans un texte, l’auteur utilise plusieurs procédés d’écriture dans l’objectif d’atteindre les sentiments ou l’état d’âme
du lecteur. L’ensemble de ces procédés est appelé Tonalités littéraires.
II. Les différentes tonalités littéraires
1. La tonalité lyrique
L’adjectif lyrique vient du mot ‘’lyre’’ qui désignait un instrument de musique utilisé par les poètes de l’antiquité
pour accompagner leur texte. La tonalité lyrique peut se définir comme l’expression de sentiments (plainte ou joie
par exemple) personnels. Le but est de créer ou de partager le même état d’âme chez le lecteur. Elle se caractérise
par l’usage du pronom ‘’Je’’, marque de la subjectivité, le champ lexical des sentiments, musicalité du rythme,
métaphore, comparaison, etc.
2. La tonalité comique
C’est la tonalité qui cherche l’expression du rire, le divertissement. En plus de cela, le comique peut avoir une
portée critique. Le rire peut mettre en évidence les défauts de l’homme afin de les corriger. Il rejoint en cela la
tonalité satirique. C’est une tonalité fréquente dans la comédie mais qui peut se trouver dans d’autres genres
littéraires. Les procédés caractéristiques utilisés sont : la parodie, la satire, les figures de répétition, le registre
courant ou familier, les exagérations, les jeux de mots, etc. -La tonalité parodique cherche à imiter un style, un
discours, un genre littéraire en exagérant les procédés.
3. La tonalité tragique
Elle traduit le pessimisme face à une situation sans issu. A la différence de la tonalité pathétique qui cherche à faire
pleurer, la tonalité tragique cherche à susciter la terreur. Elle présente des héros aux prises avec des passions les
entrainant fatalement vers la mort sans qu’ils puissent échapper à un destin déjà tracé et imposé par les dieux. Les
procédés caractéristiques : le registre soutenu, les figures d’amplification comme l’hyperbole, les figures
d’opposition, les exclamations, les apostrophes, les interrogations, les supplications, la plainte, l’impuissance, la
mort, etc.
4. La tonalité épique
C’est un genre développé en Afrique où le héros est un homme hors du commun confronté à des situations
extraordinaires, voire surnaturels. Elle célèbre des exploits souvent historiques réalisés par un héros. Par l’emploi
de l’hyperbole, on donne à un sujet des dimensions supérieures. L’amplification, les superlatifs, les hyperboles, les
énumérations, les accumulations, les personnifications, les adverbes d’intensité, l’enchaînement d’actions, le
merveilleux, etc.
5. La tonalité dramatique
La tonalité dramatique s’applique dans le cas où se succèdent les péripéties qui maintiennent le spectateur ou le
lecteur dans un état d’attente. On peut parler de suspens. Elle est caractérisée par des évènements violents qui se
succèdent et provoque chez le lecteur la terreur et la pitié. Les procédés utilisés : les champs lexicaux de la violence
et des passions destructrices, les actions, les exclamations, les interrogations, les émotions fortes, etc.
Situation d’évaluation
Identifiez la ou les tonalités littéraires de ce texte ci-dessous et justifiez votre réponse.
Objet infortuné des vengeances célestes,
Je m’abhorre encore plus que tu ne me détestes.
Les Dieux m’en sont témoins, ces Dieux qui dans mon flanc,
Ont allumé le feu fatal à tout mon sang ;
Ces Dieux qui se sont fait une gloire cruelle
De séduire le cœur d’une faible mortelle.
Toi-même en ton esprit rappelle le passé.
C’est peu de t’avoir fui, cruel, je t’ai chassé.
J’ai voulu te paraître odieuse, inhumaine ;
Pour mieux te résister, j’ai cherché ta haine.
De quoi m’ont profité mes inutiles soins ?
Tu me haïssais plus, je ne t’aimais pas moins.
Tes malheurs te prêtaient encore de nouveaux charmes
J’ai langui, j’ai séché, dans les feux, dans les larmes.
Jean RACINE, Phèdre, II, 5.
COMPETENCE 2 :
ACTIVITE : perfectionnement de la langue
LEÇON 2 : Les tonalités littéraires
SEANCE 2 : Les tonalités littéraires : ironique, fantastique, pathétique, réaliste, oratoire.
I- Les tonalités littéraires.
1-La tonalité ironique
L’ironie, c’est dire le contraire de ce que l’on pense dans le but de faire rire. Elle permet de critiquer ou de tourner
en dérision un point de vue ou adversaire. Elle sert alors la tonalité comique ou satirique. Les procédés utilisés
sont : Les figures d’opposition, les exagérations, les atténuations inattendues…
2-La tonalité fantastique
Elle cherche à susciter l’angoisse, la peur, l’hésitation. Il s’agit de faire intervenir des faits mystérieux dans le réel.
Les émotions sont suscitées par l’incertitude dans l’interprétation de ce qui est en train de se produire : est-ce
naturel ou surnaturel ? Rationnel ou irrationnel ? le doute est donc l’élément fondateur de la tonalité fantastique.
Les procédés utilisés sont : intrusion du mystérieux dans la vie ordinaire, le champ lexical de l’étrange, les
modalisateurs du doute, la focalisation interne, le champ lexical de la peur, de l’hésitation.
3. La tonalité pathétique
L’adjectif pathétique vient du mot Grec ‘’Pathos’’ qui signifie ‘’souffrance, la compassion, la douleur’’. Elle est
donc liée à l’expression d’une douleur, d’une souffrance qui touche le lecteur. Elle présente souvent des êtres
victimes d’injustice ou seul désarmé devant un malheur. Son objectif est d’émouvoir jusqu’aux larmes.
Les procédés utilisés sont : Les figures d’amplification, le champ lexical des sentiments forts, de la souffrance, de
la douleur, de la pitié, les exclamations, les interrogations, les injonctions…
4-La tonalité réaliste
Elle tente de représenter le réel sans embellissement même dans ses aspects les plus extraordinaires.
Les procédés sont : les effets du réel, les propos réalistes, le champ lexical du réel…
5-La tonalité oratoire
Elle cherche à convaincre, persuader de la validité d’une thèse, d’une analyse.
Les procédés utilisés sont : l’emploi massif de « je, nous, vous », les interrogations, les apostrophes, les anaphores,
les images, les impératifs, les champs lexicaux de la conviction à travers les citations et les comparaisons…
6. La tonalité polémique
La tonalité polémique apparaît dans un débat opposant deux adversaires qui luttent pour des positions différentes,
combattant des idées et se posent dans des situations argumentatives conflictuelles. C’est la tonalité de la colère,
de l’indignation. Les caractéristiques du texte polémique sont des propos violents, voire agressifs, le lexique
critique, dépréciatif voire injurieux
7. La tonalité didactique
On la retrouve dans des textes où le locuteur cherche instruire le lecteur. L’auteur utilise donc un vocabulaire claire
et précis pour donner une contenance rigoureuse au texte. Elle cherche à expliquer ou à enseigner un savoir à
travers des explications ou une morale. Ce sont les textes explicatifs, argumentatifs, les maximes…
Les procédés caractéristiques sont : Un style objectif, un vocabulaire neutre, les recettes, les phrases déclaratives…
SITUATION D’EVALUATION
Identifiez la ou les tonalités dans chacun des textes et justifiez votre réponse.
Demain dès l’aube…
Demain dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne pus demeurer loin de toi plus longtemps.
TEXTE 2 : A 9h, la salle de théâtre des variétés était encore vide. Quelques personnes au balcon et à l’orchestre,
attendaient perdues parmi les fauteuils de velours grenat, dans le petit jour du lustre à demi-feu. Une ombre noyait
la grande tache rouge du rideau ; et pas un bruit ne venait de la scène, la rampe éteinte, les pupitres des musiciens
débandés. […] Par moment, une ouverture se montrait, affairée, des coupons à la main, poussant devant elle un
monsieur et une dame qui s’asseyaient… (Emile Zola, Nana, 1880.)
TEXTE 3 : Elle descendait au salon. Il était sombre derrière ses volets fermes et elle fut quelques temps avant d’y
rien distinguer ; puis son regard s’habituant à l’obscurité, elle reconnut peu à peu les hautes tapisseries où se
promenaient des oiseaux. Deux fauteuils étaient restés devant la cheminée comme si on venait de les quitter ; et
l’odeur même de la pièce, une odeur qu’elle avait toujours gardée […] pénétrait Jeanne, l’enveloppait de souvenirs,
grisait sa mémoire. (Guy de Maupassant, une vie, 1883)
2. La focalisation externe
Dans la focalisation externe, le narrateur en sait moins que les personnages (N ˂ P). Simple témoin de l’action, il
agit un peu comme l’œil d’une caméra, suivants les faits et gestes des protagonistes de l’extérieur, mais incapable
de deviner leurs pensées. Il voit les personnages se mouvoir devant lui sans savoir à quoi ils pensent, ni ce qu’ils
vont faire ou devenir.
Ce point de vue est celui des narrations à la troisième personne (Il). Mais, il utilise également la 1 ère personne (Je).
Exemple : Texte 2
3. La focalisation interne
Dans cette focalisation, le narrateur ne raconte que ce que sait, voit et ressent un personnage donné. Le narrateur
en sait autant que ce personnage à partir d’un regard duquel il raconte l’histoire (N = P). il ne peut donc pas
rapporter les pensées des autres personnages. Il utilise un lexique à connotation péjorative ou méliorative. Ce point
de vue est celui des narrations à la 1ère personne (je) ou à la deuxième personne (tu), mais on le trouve aussi dans
celles à la 3e personne (il).
Exemple : Texte 3
SITUATION D’EVALUATION
Trouve la focalisation ou le point de vue exprimé dans chaque phrase.
P1 : « Julien se tourna vivement et, (…) oublia une partie de sa timidité ».
P2 : « Monsieur Grandet, encore nommé par certaines gens le Père Grandet était en 1789 un maître-tonnelier ».
P3 : « L’automne venu, ils se mirent à la gymnastique de chambre ; elle les ennuya ».
P4 : « Pour s’essuyer le front, ils retirèrent leurs coiffures, que chacun posa près de soi ; et le petit homme aperçut,
écrit dans le chapeau de son voisin Bouvard, pendant que celui-ci distinguer aisément dans la casquette du
particulier en redingote le mot ‘’Pécuchet’’.
RESOLUTION
P1 : Point de vue omniscient
P2 : Focalisation interne
P3 : Focalisation omnisciente
P4 : Focalisation externe.
EXPRESSION ECRITE
Compétence 3 : Traiter des situations relatives à la rédaction des écrits divers
ACTIVITE : Expression écrite
LEÇON 1 : questions + résumé + production écrite
Situation d’apprentissage
A l’occasion de la journée nationale de la lecture, les organisateurs remettent aux élèves présents une brochure
contenant une série de textes argumentatifs. Ceux de la première A-C-D du collège Atlantique l’ayant lue, en
retiennent deux de 600 mots environ.
I-QUESTIONS
1-Quel est le thème abordé dans le texte ?
2-Quelle est la thèse défendue par l’auteur ?
3-Expliquez en contexte l’expression « le travail est une nécessité »
II-RESUME
Résumez ce texte de 592 mots au 1/3 de son volume initial. Une marge de plus ou moins 10% est tolérée.
III-PRODUCTION ECRITE
Etayez dans un développement argumenté et organisé l’affirmation de Camille : « Le travail est une nécessité
sociale, un devoir envers sa patrie ».
Fascinés par le thème et la rigueur de l’argumentation, ils décident d’en retenir l’essentiel.
Pour ce faire, ils s’organisent pour répondre aux questions posées sur le texte, résumer le texte au quart de son
volume et rédiger un texte argumentatif à partir d’un sujet portant sur un problème traité dans le texte.
SEANCE 1 : Répondre aux consignes/questions
I. Présentation de l’épreuve
Le résumé du texte argumentatif est un exercice ou une épreuve de français dans laquelle l’auteur défend une
opinion ou une thèse avec des arguments et des exemples.
Il comprend trois parties distinctes :
-Les questions
-Le résumé
-La production écrite.
II. Les questions
1. Les types de questions
Les questions portent sur deux ou trois questions de compréhension et de vocabulaire dont le but est de guider
l’élève vers une compréhension globale du texte.
a. Les questions relatives au système énonciatif
Elles portent sur la thèse défendue sur le thème, la thèse contraire, les thèses défendues ou la visée argumentative.
Exemple : quelle est la thèse défendue par l’auteur ?
b. Les questions relatives à l’organisation lexicale
Elles portent sur les mots ou expressions à expliquer en contexte.
Exemple : Expliquez en contexte le mot ou expression suivante : « … »
c. Les questions relatives à l’organisation argumentative (La syntaxe)
Elles portent sur la structure du texte ou les connecteurs logiques ou les indices textuels.
Exemple : Dégagez la structure du texte.
2. Les réponses aux questions
Cf : texte support : ‘’Les enfants exploités’’
Auteur : Julien DEBELQUE
Source : Diagonales N°42 Mai 1997, p. 8
1. Le thème abordé dans ce texte est :
-L’exploitation des enfants
-Le travail des enfants
2. La thèse de l’auteur est la suivante :
Pour l’auteur, le travail des enfants ou l’exploitation des enfants est inacceptable, mais il pense qu’il faut définir
les conditions devant régir le travail qui s’avère un mal nécessaire.
3. Les raisons qui font obstacles à la résolution définitive du travail des enfants sont les suivantes :
-La pauvreté accrue des parents
-Le désir de l’enfant à subvenir aux besoins de la famille
-La concurrence farouche entre les entreprises du nord et celles du sud pour obtenir les meilleurs prix sur le marché
international
-Le développement de secteurs informels dû au déclin des grandes industries.
SITUATION D’EVALUATION
Quelle est la visée argumentative de l’auteur ?
Résolution :
L’auteur veut inciter l’opinion internationale à se pencher sérieusement sur le problème de l’exploitation des
enfants afin de proposer des solutions concrètes en déterminant les conditions de travail par exemple (horaire, âge,
salaire…) en vue d’amoindrir les conséquences néfastes d’une telle pratique.
COMPERTENCE 3 : TRAITER DES SITUATIONS RELATIVES A LA REDACTION DES ECRITS DIVERS.
ACTIVITE : EXPRESSION ECRITE
LEÇON 1 : QUESTIONS +RESUME+PRODUCTION ECRITE
SEANCE 2 : RESUME : Identifier la situation d’argumentation.
I-Identification de la situation d’argumentation.
Il s’agir de construire le sens du texte argumentatif en faisant ressortir certains nombres d’éléments ou indices.
C’est éléments sont :
1- Le thème
C’est le sujet principal abordé dans le texte. C’est ce dont parle texte.
Exemple : L’exploitation des enfants/Le travail des enfants
2- Le champ lexical lié au thème.
C’est l’ensemble des mots ou groupes de mots qui renvoient au thème.
Exemple : Travail, des enfants, exploitation, des notion d’enfance et de travail, les travaux domestiques ou
agricoles…
3- La thèse
C’est le point de vue soutenu ou défendu dans le texte.
Exemple : selon l’auteur, le travail des enfants ou l’exploitation des enfants est inacceptable, mais il pense qu’il
faut définir les conditions devant régir le travail qui s’avère un mal nécessaire.
4- Le champ lexical lié à la thèse.
C’est l’ensemble des arguments avancés pour soutenir la thèse.
Exemple : Arg 1 : L’indignation … économiques complexes.
Arg 2 : La question se pose donc de définir … son développement physique et mental.
Arg 3 : La conséquence la plus grave … aucun savoir-faire.
5- La thèse contraire
C’est l’opinion contraire à celle de l’auteur.
6- Les indices d’énonciation
Ce sont les marques de personne, de l’espace, du temps, les indices de sentiment et de jugement.
Exemple : Il, ils (pronoms personnels), Il (pronom impersonnel).
-Lorsque l’auteur lui-même porte son propre jugement ou donne son point de vue cela se reconnait par la présence
du pronom personnel « je », « nous ».
-lorsque l’auteur donne un point de vue général, cela se reconnait par la présence du pronom personnel « il ».
7- La structure du texte
C’est l’articulation du texte, l’enchainement des idées du texte. C’est aussi les différentes séquences que le texte
comporte.
Exemple : - Séquence 1 : « La question … de la famille ? » : Médiatisation du travail des enfants
- -Séquence 2 : « L’absence … au travail. » : Manque de réflexion sur la question
- -Séquence 3 : « Beaucoup … trop chère. » : Les difficulté à éradiquer le phénomène
8- La visée argumentative
C’est ce que l’auteur cherche à modifier en terme de conception ou de comportement chez le lecteur.
Exemple : L’auteur veut inciter l’opinion internationale à se pencher sérieusement sur le problème de l’exploitation
des enfants afin de proposer des solutions concrètes en déterminant les conditions de travail par exemple (horaire,
âge, salaire…) en vue d’amoindrir les conséquences néfastes d’une telle pratique.
II-SITUATION D’EVALUATION
Donnez la thèse contraire à celle de l’auteur et le champ lexical lié à la thèse contraire.
*Paragraphe 2 :
-‘’L’absence de réflexion théorique … des acteurs de terrain’’
- ‘’Un colloque réunissant des chercheurs de différentes disciplines a donné lieu … sur la question.’’
- ‘’L’indignation … complexes.’’
*Paragraphe 3 :
- ‘’Beaucoup de spécialistes … des mineurs et des femmes.’’
- ‘’C’est ce qui explique … à travail équivalent.’’
*Paragraphe 4 :
-‘’Le déclin de ces industries … main-d’œuvre enfantine.’’
- ‘’La question se pose donc de définir ce qu’un enfant au travail.’’
- ‘’Les contraintes de la pauvreté pèsent … une nécessité.’’
- ‘’L’enfant lui-même ressent … des travaux durs.’’
III. SITUAION D’EVALAUATION
Etablit un enchaînement logique entre les idées essentielles sélectionnées.
SITUATION D’EVALUATION
Reformulez les phrases suivantes :
P1 : Le choc des sociétés riches et des sociétés pauvres n’est plus ici un scandale théorique découlant d’une analyse
académique ; il est une réalité quotidienne.
P2 : Cette personne qui arrive toujours à l’heure à son lieu de travail est appréciée.
P3 : La peinture, la sculpture, l’architecture, la gravure se développe dans cette région d’Afrique.
Résolution
P1 : L’opposition entre pays riches et pays pauvres est bien réelle.
P2 : Cette personne ponctuelle est appréciée.
P3 : L’art se développe dans cette localité africaine.
II-SITUATION d’EVALUATION
Résumez le passage suivant :
Le journaliste se contente de braquer le projecteur sur l’objet qui lui est présenté, et, souvent, ne sachant pas
percevoir dans tel détour d’un texte une disposition essentielle, endormira le lecteur sous un commentaire rassurant.
Plus gravement, même de consciencieux spécialistes deviennent, sans s’en rendre compte, complices de leurs
sources, et une véritable symbiose s’établit entre informateurs et journalistes. Forts contents l’un de l’autre, ceux-
ci et ceux-là communiquent alors dans la compétence, mot bien français et qui masque sous sa souffrance tant
d’insuffisance.
PHILIPPE VIANNAY, Le Monde, 25 novembre 1975.
III-SITUATION D’EVALUATION
Recherchez les idées de la production écrite du texte support 2.
Résolution
Première idée : Au plan alimentaire, le travail contribue au besoin de la société. En effet, le travail permet à la
société de subvenir aux besoin alimentaire. Ex : Le cultivateur, en travaillant permet à la société de se nourrir en
igname, en riz, en manioc, en légumes, en fruits…
Deuxième idée : Au plan sécuritaire, le travail apporte la sécurité, l’ordre et la tranquillité sociale. Par ailleurs, il
est aussi une obligation pour servir valablement son pays. EX : Les forces de l’ordre telles la police, la gendarmerie
et l’armée assurent la sécurité des biens et des personnes.
Troisième idée : Au plan vestimentaire, le travail permet à la population de se vêtir, de se couvrir. C’est le cas de
ceux qui cultivent le coton ; en agissant ainsi, ils rendent service à la nation.
Quatrième idée : Au plan intellectuel et didactique, le travail contribue à l’acquisition d’un certain nombre de
savoir et de connaissance. Il permet à la société de s’informer et de se former, de s’instruire et d’apprendre
beaucoup de choses à travers les découvertes scientifiques et technologiques, les inventions…
Texte support 1
Rien qu’à y penser.
Le car tanguait sur le chemin abrupt comme s’il exécutait une danse macabre. Mais ses mouvements saccadés
n’ébranlaient ni l’attention, ni la conscience de Zango dont le regard, tel celui d’un fauve en quête de sa pitance
quotidienne, observait la pauvre nature sur laquelle s’était abattue la folie destructrice de l’homme.
Ah, la guerre ! Pourquoi faut-il que les hommes en arrivent à ce stade d’animalité d’un autre âge ? Pourquoi
l’homme, être pensant, ne dominerait-il pas ses instincts guerriers afin de préserver la vie de ses semblables et la
sienne ? Arbres desséchés, champs fantomatiques, animaux squelettiques, ciel blafard, soleil affamé, vent
coléreux… Tout semblait porter le deuil le deuil de cette funeste entreprise ! Et lui, Zango, avait ajouter son grain
de sel, et non des moindres, à cette folie générale. Mais aujourd’hui, après plusieurs péripéties comme en recèlent
les grandes palabres africaines, la guerre était bel et bien terminée et il regagnait son village pour retrouver les
siens.
Il pensa alors à sa mère, à l’émotion que cette chère et tendre mère éprouvait quand elle le verrait. Rien qu’à
y penser, il était tout ému ! Mais ce qui l’effrayait le plus, c’était la réaction des villageois. Il avait conscience qu’il
ne serait pas le bienvenu dans sa propre famille, a fortiori dans le village. Mais où aller ? IL n’en avait aucune idée.
Soukassa est le village qui l’a vu naître. Il y avait fait ses premiers pas dans la vie. Et aujourd’hui, plus que
d’ordinaire, il avait besoin de cet endroit et de ses habitants pour repartir dans la vie, après la douloureuse
expérience de la guerre.
Il comprit alors qu’en tout voyage, la difficulté n’est pas tant de partir, mais bien de revenir au bercail, surtout
quand on a été enfant-soldat comme lui, le temps d’une guerre dont il ignore les raisons.
Après deux heures de routes, pendant lesquelles sa conscience se livra à une véritable introspection, Zango
aperçut enfin la pancarte indiquant Soukassa, son village. Son cœur fit un énorme bond dans sa poitrine, mais il
trouva l’énergie nécessaire pour crier :
-Chauffeur, je descends ici !
Zango, avec cette agilité de soldat qu’il avait acquise le temps de la sale guerre qui avait déchiré le pays,
sauta du car qui devait continuer sa route jusqu’au village voisin.
François d’Assise N’DA, Le retour de l’enfant soldat, Vallesse 2008.
Vous ferez de ce texte un commentaire composé. Vous montrerez que le personnage, par une introspection, mesure
l’absurdité de la guerre.
TEXTE SUPPORT 2 :
Le narrateur, introspectivement, revisitait les péripéties de sa vie. Infirmier dévoué dans une petite
agglomération de campagne, il venait d’être élu à une écrasante majorité à la Présidence de la République.
Le pouvoir m’était apparu comme quelque chose de très sérieux et de très lourd malgré ma carrure d’athlète
bien taillée, mes cent deux kilogrammes de chair, d’os et de sang et d’eau et mes cent quatre-vingt-dix-sept
centimètres de longueur. Dimensions respectables qui me donnaient l’allure d’un haltérophile, mais tellement
insignifiantes pour la charge du pouvoir qui a surtout besoin d’un cœur pour aimer et d’une tête pour porter
l’amphore sacrée des espoirs du peuple. Comment porter, seul, les espoirs de trente millions d’habitants nourris en
principe aux sources de la sagesse ancestrale et dont les yeux me diraient constamment :
« Cher enfant de notre chère patrie, nous t’avons confié tous nos espoirs : c’est l’amphore collée sur la tête qui est
si lourde. Souviens-toi cher fils de notre chère patrie, que l’amphore est lourde, très lourde, et qu’elle est vide et
que tu as la charge de la combler pour en anéantir le poids contraignant ».
Déjà je sentais le poids du vase sacré sur ma tête, et celui de l’obsession qui serait désormais mon lot quotidien :
ne jamais briser le vase. Tas yaakar : la grande malédiction. Jamais. Plutôt mourir que faire figure de traitre […]
J’avais toujours considéré la honte comme le désastre suprême. Une sale bête poisseuse. Sa simple vision m’avait
effrayé et avait déclenché en moi un réflexe d’autodéfense. ¨Non, ce spectre immonde ne me couvrira jamais. ¨ Un
sursaut de détermination avait secoué tous mes nerfs et m’avait, du coup, libéré des entraves du doute. Pas de
dérobade. Le sort en est jeté. Je marcherai droit devant mon peuple. Je ne briserai jamais l’amphore sacrée confiée
par trente millions d’hommes et de femmes. Ma charge est lourde, mais elle est sublime. Je ne trahirai jamais mon
peuple. […]
Je devais y réussir parce que j’aimais profondément mon pays et cet amour avait été jusqu’alors ma seule
lanterne et la force mystérieuse et dynamique qui m’avait poussé des salles de garde de l’hôpital jusqu’aux portes
du château présidentiel. Un long chemin de souffrances endurées, d’humiliations bues et de haines refoulées pour
arriver au seul but rêvé : installer le peuple dans la dignité et le bien-être moral et spirituel.
Aminata Sow FALL, L’Ex-Père de la nation, Paris, l’Harmattan, 1987 ; pp12-13.
1-Amphore : vase à deux anses symétriques servant à conserver des aliments.
2-Tas yaakar : briser l’espoir.
Vous ferez de ce texte un commentaire composé. Vous étudierez comment le narrateur conçoit le pouvoir et
présente sa vision du dirigeant idéal.
Les phrases
- « Ah, la guerre ! » → Phrase exclamatives et
exclamative interrogatives, la
comparaison, la
proposition
emphatique et
l’adverbe de temps
- « Pourquoi faut-il … mettent en exergue
d’un autre âge ? » l’état d’âme de
- « Pourquoi l’homme -Interrogations ou Zango ; elles
… la sienne ? » questions expriment son
- « Mais où aller ? » rhétoriques regret, sa
désolation, son
2-Le regret de désarroi et son
Zango inquiétude. En effet,
après la
douloureuse
expérience de la
- « Mais aujourd’hui … guerre, le retour de
les siens. » Zango auprès des
-Comparaison siens est inévitable.
Ces différentes
- « Mais ce qui interrogations
l’effrayait…villageois. » paraissent comme
-Proposition catharsis
emphatique (purification) pour
le libérer de ses
impairs
- « Et aujourd’hui, plus (maladresses). C’est
que … guerre. » un remède qui va
Présence d’adverbe lui permettre de
de temps. guérir du remords et
‘’Aujourd’hui’’ du traumatisme de
la guerre. Il faut
donc souligner le
chagrin ou la
mauvaise humeur
de Zango
provoquée par la
guerre.
Conclusion partielle :
II. SITUATION D’EVALUATION
Elaborez le plan détaillé du texte support 2.
COMPETENCE 3 : Traiter des situations relatives à la rédaction des écrits divers.
ACTIVITE : Expression écrite
LEÇON 2 : Le commentaire composé
SEANCE 3 : Rédaction d’un paragraphe
I. Paragraphe argumentatif
1. Définition
C’est un paragraphe qui expose des thèses (idées).
2. Les composantes d’un paragraphe argumentatif
Il comporte :
a. Une idée directrice (sous-thème).
Elle constitue un argument exposé pour démontrer la validité de la thèse que constitue le centre d’intérêt en
question. Cet argument est développé à travers un paragraphe et un seul. Tout changement d’idée oblige au
changement de paragraphe, avec passage à la ligne.
b. Explication du sous-thème
L’objectif de tout argumentateur étant de convaincre, il a le devoir d’expliquer l’idée qu’il défend, de dire ce qu’elle
signifie exactement.
c. Illustration du sous-thème
Il faut l’illustrer par un ou deux indices textuels. Le commentaire composé prend ses exemples dans le texte
support.
d- Conclusion du sous-thème et annonce du sous-thème suivant
Elle reprend sous une autre forme l’idée développée dans ce paragraphe et établit le lien avec l’idée qui sera
développée dans le paragraphe suivant.
II. Rédaction d’un paragraphe argumentatif
Exemple : 1er paragraphe argumentatif = 1er sous-thème + un ou deux indice(s) textuel(s) illustratif(s)
Pour mettre en évidence l’introspection du personnage de Zango, l’auteur met en évidence dans un premier
temps, l’examen de conscience de Zango à travers la variation de ces propositions « Il pensa », « Il avait
conscience… », « Il comprit alors qu’en tout voyage… », « Sa conscience se livra à une véritable introspection »
composées de verbes d’opinions « pensa », « comprit ». L’on s’aperçoit que Zango s’adonne à un profond examen
de conscience. Désormais, il mesure la gravité de son acte tout en pensant à la réaction des siens. Aussi, est-il
gagné par l’émotion à travers la phrase exclamative « Rien qu’à y penser, il était tout ému ! » Cet état le dérange
énormément. Ainsi, pensant à son retour au bercail, il a conscience qu’il sera traité comme un paria dans le village.
Il faut dire que Zango fait une analyse ou un examen critique de sa propre conscience.
Situation d’évaluation
Rédigez le deuxième paragraphe argumentatif du texte support 2.
SITUATION D’EVALUATION
Rédigez l’introduction du commentaire composé du texte support 2.
2-Développement
Pour montrer l’introspection du personnage de Zango, l’auteur met en évidence dans un premier temps,
l’examen de conscience de Zango à travers la variation de ces propositions « Il pensa », « Il avait
conscience… », « Il comprit alors qu’en tout voyage… », « Sa conscience se livra à une véritable introspection »
composées de verbes d’opinions « pensa », « comprit ». L’on s’aperçoit que Zango s’adonne à un profond examen
de conscience. Désormais, il mesure la gravité de son acte tout en pensant à la réaction des siens. Aussi, est-il
gagné par l’émotion à travers la phrase exclamative « Rien qu’à y penser, il était tout ému ! » Cet état le dérange
énormément. Ainsi, pensant à son retour au bercail, il a conscience qu’il sera traité comme un paria dans le village.
Il faut dire que Zango fait une analyse ou un examen critique de sa propre conscience.
Dans un second temps, l’auteur nous montre comment Zango regrette ses actes qu’il a commis. Les phrases
exclamatives « Ah, la guerre ! » et interrogatives « Pourquoi faut-il…un autre âge ? », « Pourquoi l’homme…et la
sienne ? », « Mais où aller ? », la comparaison exprimée dans « Mais aujourd’hui…comme en recèlent…retrouver
les siens », la proposition emphatique « Mais ce qui…villageois », l’adverbe de temps employé dans « Et
aujourd’hui, plus que…expérience de la guerre » mettent en exergue l’état d’âme de Zango. Elles expriment son
regret, sa désolation, son désarroi et son inquiétude. En effet, après la douloureuse expérience de la guerre, le retour
de Zango auprès des siens est inévitable. Ces différentes interrogations paraissent comme catharsis (une
purification) pour le libérer de ses impairs(maladresses). C’est un remède qui va lui permettre de guérir du remord
et des traumatismes de la guerre. Il faut donc souligner le chagrin ou la mauvaise humeur de Zango provoquée par
la guerre.
Zango, dans son introspection, se rend compte de la gravité et de l’absurdité de la guerre. (Transition)
Cette absurdité de la guerre, dans ce second centre d’intérêt se révèle d’abord, par la destruction de la nature à
travers le champ lexical de la destruction doublée de métaphores « folie destructrice, arbres desséchés, animaux
squelettiques, champs fantomatiques, ciel blafard, soleil affamé, vent coléreux, funeste entreprise », la phrase
exclamative doublée d’une hyperbole « Tout semblait…funeste entreprise » marquant le caractère horrible et
exécrable de la guerre et du désastre commis. En effet, à travers l’hyperbole, l’on se trouve au bord de l’apocalypse.
Ce fut une guerre sans merci. Elle n’a épargné aucun élément de la nature : la faune, la flore et le monde astral, ont
subi tour à tour les affres de la guerre. Il faut noter que la guerre est contraire à la logique.
Ensuite, l »’auteur montre que la guerre participe à la déshumanisation de l’espèce humaine. Il le fait savoir à
travers la comparaison « Zango dont le regard, tel un fauve…destructrice de l’homme » et la proposition
péjorative « …les hommes en arrivent à ce stade d’animalité d’un autre âge ? » Ces différents procédés indiquent
que la guerre ravale l’être humain au rang de l’animal et aussi montrent comment la guerre peut transformer
l’homme et faire perdre à celui-ci sa valeur humaine.
Au regard de ce qui précède, la guerre a des effets néfastes sur l’existence humaine.
3-Conclusion
En définitive, nous avons étudié un texte aux accents pathétiques à travers lequel nous découvrons les effets
néfastes et cruels de la guerre qui n’épargne aucun élément de la nature. Aussi, le narrateur présente-t-il une vision
apocalyptique de la guerre et le non-sens de ce phénomène, fruit de l’immoralité des hommes.
De même que François d’Assise, Voltaire dans Candide a fait la description des atrocités de la guerre.
SITUATION D’EVALUATION
Rédigez un commentaire composé partiel du texte support 2.
II-La conclusion
Elle doit être logique par rapport à la problématique posée et au développement. Elle constitue la fin de notre
travail. Elle se fait généralement en trois parties.
1-Le bilan
Il fait la synthèse ou le résumé de tout ce qui a été dit dans le développement.
2-Le jugement ou le point de vue personnel.
Il fait paraitre votre appréciation ou avis personnel du problème, votre point de vue et permet de répondre
clairement à la préoccupation formulée dans l’introduction.
3-L’ouverture
Elle consiste en une mise en rapport du sujet traité avec :
-Un fait actuel
-Un genre littéraire
-Une œuvre littéraire
-L’esthétique de l’auteur
-L’idéologie d’un personnage ou d’un auteur
-Une grande problématique littéraire.
*Exemple :
En définitive, nous pouvons retenir que la littérature négro-africaine dénonce, critique pour amélioration mais
aussi exalte les valeurs culturelles, les sentiments et constitue un moyen d’évasion. Pour notre part nous pensons
que la littérature négro-africaine est pluridimensionnelle et contribue au bonheur des peuples et de ses lecteurs.
SITUATION D’EVALUATION
Rédigez l’introduction et la conclusion du sujet 2.
COMPETENCE 3 : Traiter des situations relatives à la rédaction des écrits divers.
ACTIVITE : EXPRESSION ECRITE
LEÇON 3 : DISSERTATION LITTERAIRE.
SEANCE 6 : Rédaction d’une dissertation littéraire partielle.
I-Rédaction d’une dissertation littéraire
1-Intoduction
La question de la fonction de la littérature a toujours été diversement appréciée dans le monde littéraire. Si
pour les uns, la littérature négro-africaine a une dimension purement ludique, didactique ou lyrique, pour les autres,
elle est un combat, une lutte, un engagement. Emmanuel Dongala s’inscrit dans cette dernière vision en
affirmant : « La littérature négro-africaine est une littérature de remise en cause et de remise en place. » Autrement
dit, la littérature négro-africaine est une littérature qui critique, dénonce pour corriger. Ainsi, le sujet pose ici le
problème de la fonction de la littérature négro-africaine. Dès lors, dans quelles mesures la littérature négro-africaine
peut-elle critiquer, dénoncer pour corriger ? N’aborde-t-elle pas aussi d’autres questions ? Telles sont les
préoccupations auxquelles nous tenterons de répondre.
2-Développemnt
La littérature négro-africaine est une littérature engagée : elle remet en cause certaines pratiques de la société en
vue d’un changement qualitatif.
D’abord, la littérature négro-africaine est un moyen de critique et de dénonciation de certaines pratiques telles
que l’excision (énoncé de l’argument). Celle-ci existe encore dans certaines contrées africaines (explication de
l’argument). Fatou Kéita en parle dans son œuvre Rebelle qui décrit les souffrances causées par les mutilations
génitales pour inviter la société à mettre fin à cette pratique. Nous pouvons citer aussi Les soleils des
indépendances de Ahmadou kourouma qui va au-delà des simples souffrances physiques dues à l’excision pour
dénoncer la stérilité qui peut découler de cette mutilation génitale. C’est le cas de Salimata, l’épouse de Fama,
devenue stérile à la suite de cette intervention. (Illustration de l’argument). Ceci, en vue d’amener les défenseurs
de cette pratique à changer de comportement.
En outre, la littérature négro-africaine met à nu des abus de pouvoirs coloniaux. (Énoncé de l’argument)
Pendant la colonisation, les occidentaux ont commis des actes méprisables au détriment de l’Afrique. (Explication
de l’argument). Ville cruelle d’Eza Boto en est un exemple palpable. Dans cette œuvre, il dénonce l’exploitation
économique exercée par le colon sur les paysans noirs. C’est aussi le cas de Bandia spolié par l’acheteur grec
Démétropoulos. Outre ces exemples, nous pouvons mentionner‘’Chaka’’ extrait de Ethiopiques de Léopold Sédar
Senghor. A travers Chaka, l’auteur évoque la balkanisation de l’Afrique pour lutter contre la colonisation.
(Illustration de l’argument)
Au vu de ce qui précède, la littérature négro-africaine dénonce pour corriger les imperfections de l’être humain.
Cependant, celle-ci n’a-t-elle d’autres vocations ?
La littérature négro-africaine aborde d’autres questions telles que les valeurs culturelles, les sentiments,
l’évasion.
D’abord, la littérature négro-africaine exalte les valeurs négro-africaines. Les Noirs africains ont leurs propres
cultures qui constituent des valeurs fondamentales mais longtemps bafouées par l’occident. L. S. Senghor, à travers
son poème ‘’Femme noire’’ extrait de Chants d’ombre, fait l’éloge de la beauté africaine en chantant un hymne. Il
valorise également les croyances religieuses africaines, à travers ‘’Prières aux masques’’. Outre ces exemples, nous
pouvons citer L’enfant noir de Camara Laye qui valorise le mode d’éducation de la société africaine.
Ensuite, La littérature négro-africaine exalte les sentiments. Elle traduit nos sentiments pour un être cher
comme le montre si bien l’œuvre Griots poèmes de Niangoran Porquet avec le poème ‘’Mariam la Grande’’ où il
évoque son amour pour sa mère et le recueil de poèmes Coups de pilon de David Diop avec le poème ‘’Ramakam’’
où le poète exprime son amour pour la femme aimée.
Enfin, la littérature négro-africaine un moyen d’évasion. Elle permet au lecteur de fuir les réalités sociales
pour le plonger dans un monde de rêve. Guy Menga ne reste pas indifférent avec son œuvre L’affaire du silure
dans laquelle il relate les aventures passionnantes de deux garçons de 14 ans dans un bateau volé, sur les eaux du
Congo, à la découverte du pays. De même, Le messager de Camara Nangala retrace l’aventure pittoresque de
Cheick dans son village Waninou.
3-Conclusion
En définitive, nous pouvons retenir que la littérature négro-africaine dénonce, critique pour amélioration mais
aussi exalte les valeurs culturelles, les sentiments et constitue un moyen d’évasion. Pour notre part nous pensons
que la littérature négro-africaine est pluridimensionnelle et contribue au bonheur des peuples et de ses lecteurs.
SITUATION D’EVALUATION
Rédigez l’introduction, le développement et la conclusion du sujet 2.