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Symptômes et diagnostics en urologie

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SBAU,douleurs en

Urologie,hématurie

SBAU
1) Définir les SBAU

Les symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) sont un ensemble de symptômes ressentis
par le patient, généralement associés à des pathologies vésicales ou urétrales. Ces
symptômes ne constituent pas une maladie en soi mais représentent un motif fréquent de
consultation en urologie. Ils sont plus fréquents chez l'homme que chez la femme, et
l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) est l'étiologie la plus commune des SBAU.

2) Caractéristiques de la miction normale

Une miction normale doit être :

• Volontaire : le patient a un contrôle total sur l'initiation de la miction.

• Complète : toute l'urine doit être expulsée.

• Indolore : aucune douleur ne doit être ressentie lors de la miction.

• Exclusivement diurne : elle se produit principalement pendant la journée.

• Rapide et sans effort : la miction doit être fluide et sans aucune difficulté.

• Volume d'urine : environ 350 ml d'urine sont éliminés toutes les 3 à 4 heures.

• Coordination : la miction implique une contraction correcte du muscle détrusor


avec un relâchement des sphincters.

3) Classification des symptômes urinaires selon l'ICS

Les symptômes urinaires sont classés en trois phases par l'International Continence
Society (ICS) :
1. Phase de remplissage : Symptômes ressentis pendant le stockage de l'urine (e.g.,
pollakiurie, urgenturie).

2. Phase mictionnelle : Symptômes liés à l'acte de miction (e.g., faiblesse du jet,


dysurie).

3. Phase post-mictionnelle : Symptômes apparaissant après la miction (e.g., gouttes


retardataires, sensation de vidange incomplète).

4) Symptômes de la phase de remplissage, mictionnelle, et post-mictionnelle

• Phase de remplissage : Pollakiurie diurne et nocturne, nycturie, urgenturie,


incontinence urinaire (effort, urgenturie, mixte,Enurésie,permanente).

• Phase mictionnelle : Faiblesse du jet, dysurie, jet haché, miction par poussée,
miction traînante, retard à l’initiation de la miction.

• Phase post-mictionnelle : Sensation de vidange vésicale incomplète, gouttes


retardataires.

5) Étapes de l'interrogatoire

L’interrogatoire est essentiel pour le diagnostic des SBAU. Les étapes sont :

• Recherche des SBAU : identifier les symptômes, leur durée, leur impact sur la
qualité de vie.

• Etat général

• Antécédents urologiques : rechercher des antécédents comme des sténoses


urétrales, urétrites, traumatismes.

• Antécédents médicaux : incluant le diabète, les troubles neurologiques, HTA, et


insuffisance rénale.

• Prise médicamenteuse : évaluer les traitements actuels (anticholinergiques,


neuroleptiques, etc.).

• Évaluation de la fonction sexuelle.

• SCORE IPSS : (peut être en arabe)

• International Prostate Symptom Score

• Classification :

o Légers: 0-7
o Modérés: 8-19

o Sévères: 20- 35

• Qualité de vie :

• Calendrier mictionnel
6) Étapes de l'examen physique et explication du toucher rectal

• Palpation des fosses lombaires : pour rechercher une anomalie rénale.

• Palpation hypogastrique : pour évaluer un globe vésical.

• Examen du méat urétral : pour détecter une sténose.

• Examen neurologique périnéal : pour évaluer la fonction nerveuse.

• Orifices herniaires : hernie inguinale directe

• Recherche de signes cliniques d’insuffisance rénale : cutanés, anémie…

• Toucher rectal (TR) : indispensable pour évaluer la prostate chez l’homme. Il se fait
avec précaution, en expliquant la procédure au patient et en s'assurant que la
vessie est vide. Les limites incluent l'obésité et la présence d'un globe vésical.

7) Examens complémentaires en SBAU


• Biologie : bandelettes urinaires pour détecter une hématurie, leucocyturie, ou des
germes ; bilan rénal et dosage du PSA pour dépister un cancer prostatique.

• Imagerie : échographie vésicale et rénale, urocystographie rétrograde pour explorer


les voies urinaires.

• Urodynamique : pour évaluer la pression-débit chez certains patients (indiqué


dans des cas spécifiques comme une suspicion de vessie neurologique).
• Urétrocystoscopie : examen invasif utilisé dans des suspicions spécifiques
comme une tumeur vésicale.

8) Étiologies des signes obstructifs

a)Les causes de l’obstruction sous-vésicale incluent :

1. Hypertrophie bénigne de la prostate (HBP).

2. Cancer de la prostate.

3. Prostatite.

4. Sclérose du col vésical.

5. Sténose urétrale.

6. Calculs urétraux.

7. Corps étrangers dans l'urètre.

8. Tumeurs pelviennes ou génitales.

b) vessie neurogéne : centrale ou périphérique

c) causes fonctionnelles :

• Vessie « claquée » après distension vésicale (volumineux globe)


• Dysurie réflexe secondaire à une pathologie anorectale (hémorroïdes,
fécalome)

d) causes médicamenteuses :

• parasympatholytiques

• alphastimulants

9) Étiologies des signes irritatifs

Les causes principales des signes irritatifs incluent :

1. Infections urinaires ou parasitaires (cystites infectieuses, bilharziose).

2. Corps étrangers (e.g., fil chirurgical).

3. Calculs vésicaux.

4. Tumeurs vésicales.
5. Prostatite aiguë ou chronique.

6. Sténose urétrale.

7. Vessie neurologique (paralysie ou dysfonctionnement).

8. Grossesse.

9. Causes psychogènes.

Douleur en urologie
1) Définir une douleur lombaire, son expression caractéristique et les deux types de
douleur lombaire

• Définition : Une douleur lombaire (ou lombalgie) est une douleur unilatérale située
dans l'angle costo-vertébral postérieur, souvent d'origine rénale. Elle n'est ni
mécanique (c'est-à-dire qu'elle n'est pas déclenchée par un effort ou un
changement de position) ni inflammatoire.

• Expression caractéristique : L’expression la plus caractéristique de la douleur


lombaire est la colique néphrétique. Il s'agit d'une douleur paroxystique très
intense, causée par une distension aiguë du système pyélo-caliciel en amont d'un
obstacle (souvent un calcul urinaire). Elle est souvent accompagnée de nausées, de
vomissements et parfois d'une pollakiurie.

• Les deux types de douleur lombaire :

1. Colique néphrétique : C’est une douleur unilatérale, aiguë, très intense,


irradiant vers le flanc, l'aine, le scrotum ou la racine de la cuisse. Elle est
souvent associée à une agitation, des nausées et un ballonnement
abdominal.

2. Lombalgie simple : Douleur lombaire de cause variée (rénale, digestive,


osseuse, etc.), souvent moins intense que la colique néphrétique, avec une
évolution plus variable. Elle peut être bilatérale et son intensité est modérée
par rapport à la colique(SBAU, hématurie, dl en …).

2) Définir une douleur scrotale

Une douleur scrotale est définie comme tout inconfort ou douleur située au niveau du
scrotum et de son contenu (les testicules et les structures environnantes). Elle peut être
d’apparition brutale ou chronique. Les irradiations de cette douleur sont variables, et elle
peut s'accompagner de nausées, vomissements ou fièvre selon la cause. L'examen
clinique minutieux est essentiel pour déterminer l'origine, qui peut inclure des causes
infectieuses, inflammatoires ou vasculaires.

3) Définir une cystalgie

La cystalgie est un état douloureux chronique de la vessie. Elle se manifeste par une
douleur dans la région sus-pubienne, accentuée par le remplissage vésical et brièvement
soulagée par la miction. Elle s'accompagne souvent d'une pollakiurie (augmentation de la
fréquence des mictions). L'étiopathogénie est incertaine, mais une inflammation de la
paroi vésicale est parfois évoquée. Cette affection touche principalement les femmes et
peut significativement altérer leur qualité de vie.

4) Définir une prostatodynie

La prostatodynie, ou syndrome douloureux pelvien chronique, est une douleur non liée à
une infection ou inflammation évidente. Elle se manifeste par des douleurs dans le
périnée, entre l'anus et les organes génitaux, et peut être cyclique ou non. Chez l’homme,
cette douleur est souvent ressentie dans le bas-ventre ou au niveau des organes génitaux,
et peut être exacerbée pendant la miction, la défécation ou les relations sexuelles. La
douleur peut irradier vers l'hypogastre et s'accompagner d'autres symptômes comme des
brûlures urétrales, des envies fréquentes d'uriner, des troubles digestifs et de l'anxiété. Elle
est généralement chronique et récidivante.

Hématurie
1) Définir l'hématurie et l'hématurie microscopique

• Hématurie : Il s'agit de la présence de sang (hématies) dans les urines. L'hématurie


peut être visible à l'œil nu (hématurie macroscopique).

• Hématurie microscopique : Cette forme d'hématurie est définie par la présence de


≥10 hématies/mm³ ou ≥1000 hématies/mL dans les urines, mais elle n'est pas
visible à l'œil nu. Un examen cytologique urinaire, comme l'ECBU (Examen
Cytobactériologique des Urines), est nécessaire pour la confirmer(SBAU,
hématurie, dl en …).

2) Comment confirmer une hématurie et éliminer une fausse hématurie ?


• Confirmation de l'hématurie : Elle peut être confirmée par une bandelette urinaire,
qui détecte la présence d’hématies grâce à la peroxydase de l’hémoglobine. Un
examen cytologique (ECBU) permet de quantifier précisément les hématies.

• Élimination des fausses hématuries : Un examen direct du sédiment urinaire


(ECBU) est indispensable pour éliminer une hématurie faussement positive due à
d'autres causes comme :

o Hémorragies de voisinage : urétrorragie, menstruations, métrorragies.

o Colorations alimentaires : betteraves, mûres.

o Colorations médicamenteuses : rifampicine, métronidazole, vitamines B12.

o Pigments sanguins ou biliaires : myoglobinurie, hémoglobinurie(SBAU,


hématurie, dl en …).

3) Citer et expliquer les diagnostics différentiels d'une hématurie

Les diagnostics différentiels comprennent :

• Hémorragie de voisinage : Urétrorragie (saignement provenant de l'urètre),


menstruations, métrorragies.

• Colorations alimentaires : Betteraves, mûres, rhubarbe, qui peuvent colorer les


urines en rouge.

• Colorations médicamenteuses : Certains antibiotiques (rifampicine,


métronidazole), anti-inflammatoires, vitamines (B12) peuvent provoquer une
coloration des urines.

• Causes métaboliques : Myoglobinurie (due à une rhabdomyolyse), hémoglobinurie


(hémolyse), urobilinurie (insuffisance hépatique)(SBAU, hématurie, dl en …).

Le diagnostic d’hématurie doit toujours être confirmé par un examen


cytologique urinaire quantitatif ( ECBU, compte d’Addis-Hamburger).

Il n’existe pas de corrélation entre le type d’hématurie et la gravité de la


maladie causale. La démarche diagnostique est identique pour une hématurie
macro- et/ou microscopique persistante.

4) Expliquer la physiopathologie de l'hématurie

L’hématurie peut avoir deux principales origines :


• Origine urologique : Elle résulte d'une lésion du parenchyme ou de l’arbre urinaire
(par ex. vessie, reins). Cette lésion provoque une effraction des vaisseaux sanguins,
qui entraîne la présence de sang dans les urines.

• Origine néphrologique : Dans ce cas, l'hématurie est causée par une altération de
la membrane basale glomérulaire (au niveau des reins). Cela permet aux hématies
de passer dans les urines sans former de caillots, souvent associée à une
protéinurie ou un syndrome néphrotique(SBAU, hématurie, dl en …).

5) Expliquer l'évaluation clinique de l'hématurie

• Antécédents : Rechercher des antécédents de diabète, tuberculose,


drépanocytose, traitement anticoagulant ou AINS.

• Chronologie de l'hématurie :

o Hématurie initiale : origine urétro-prostatique.

o Hématurie terminale : atteinte vésicale.

o Hématurie totale : atteinte rénale ou néphrologique.

• Facteurs de risque : Tabagisme, exposition professionnelle (facteurs de risque pour


le carcinome urothélial), colique néphrétique, traumatisme récent.

• Orientation urologique : presence de caillots / anomalie au toucher pelvien

• Orientation néphrologique:

1. HTA, œdèmes des membresinférieurs, protéinurie à laBU


2. absence de caillots ou de symptomatologie urologique
3. Présence de cylindres hématiques, hématies déformées
• Il faut rechercher des signes de gravité :
Anémie
Hypertension maligne en cas de néphropathie
Rétention aigu d’urine sur caillotage
Contre indication absolue au cysto-cathéter
6) Citer et expliquer les examens complémentaires à une hématurie

• ECBU (Examen cytobactériologique des urines) : Recherche de germes,


hématies, et protéines.

• Créatininémie : Évaluation de la fonction rénale.

• Échographie vésico-rénale : Visualisation des reins, de la vessie et des voies


urinaires pour détecter d'éventuelles anomalies (calculs, tumeurs).

• Cystoscopie et cytologie urinaire : Indiquée en présence de facteurs de risque


pour le carcinome urothélial.

• Uroscanner : Pour une exploration plus approfondie des voies urinaires(SBAU,


hématurie, dl en …).

7) Citer les étiologies d'une hématurie

Les étiologies possibles sont :

• Causes urologiques :

o Carcinome urothélial (vessie, voies urinaires).

o Cancer du rein.

o Infections urinaires (parasitaires, tuberculose).

o Lithiases urinaires.

o Affections prostatiques (cancer, hypertrophie bénigne).

o Traumatismes urologiques.

• Causes néphrologiques :

o Glomérulopathies : Maladie de Berger, syndrome néphritique aigu post-


streptococcique.

o Néphropathies interstitielles : Néphropathie immuno-allergique.

o Polykystose rénale.

o Troubles vasculaires : Nécrose papillaire, thrombose de l’artère ou de la


veine rénale(SBAU, hématurie, dl en …).

• Hématurie d’effort : diagnostic d’élimination

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