0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
57 vues8 pages

DS2 Correction

Transféré par

Prof Anacours95
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
57 vues8 pages

DS2 Correction

Transféré par

Prof Anacours95
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

� Éléments de correction du DS n°2 �

E XERCICE 1 : D ’ APRÈS BAC - A MÉRIQUE DU N ORD - 19 MAI 2022 10 points

Partie A
Soit p la fonction définie sur l’intervalle [−3 ; 4] par :

p(x) = x 3 − 3x 2 + 5x + 1
1. Déterminer les variations de la fonction p sur l’intervalle [−3 ; 4].

Solution : La fonction p est continue et dérivable sur [−3 ; 4].


∀x ∈ [−3 ; 4], p � (x) = 3x 2 − 6x + 5
Ce trinôme du second degré n’admet aucune racine (Δ = −24 < 0) donc ∀x ∈ [−3 ; 4], p � (x) > 0.
Donc la fonction p est strictement croissante sur [−3 ; 4].

2. On admet que l’équation p(x) = 0 admet dans l’intervalle [−3 ; 4] une unique solution notée α. Dé-
terminer une valeur approchée du réel α au dixième près.

Solution : À la calculatrice, α ≈ −0, 2.

3. Donner le tableau de signes de la fonction p sur l’intervalle [−3 ; 4].

Solution : Comme la fonction p est strictement croissante et s’annule en α, on peut établir son
tableau de signe sur [−3 ; 4] :

x −3 α 4

p(x) − 0 +

Partie B
Soit f la fonction définie sur l’intervalle [−3 ; 4] par :

ex
f (x) =
1 + x2
On note C f sa courbe représentative dans un repère orthogonal.

(x − 1)2 ex
1. a. Montrer que sur l’intervalle [−3 ; 4], f � (x) = � �2 .
1 + x2

Solution : La fonction f est continue et dérivable sur [−3 ; 4] (car ∀x ∈ [−3 ; 4], 1 + x 2 �= 0).
ex × (1 + x 2 ) − ex × 2x ex (x 2 − 2x + 1) (x − 1)2 ex
∀x ∈ [−3 ; 4], f � (x) = � �2 = � �2 = � �2 .
1 + x2 1 + x2 1 + x2

b. Justifier que la courbe C f admet une tangente horizontale au point d’abscisse 1 dont vous pré-
ciserez l’équation.

Page 4
Solution :
(x − 1)2 ex 2 x 2
f � (x) = 0 ⇐⇒ � �2 = 0 ⇐⇒ (x − 1) e = 0 ⇐⇒ (x − 1) = 0(*) ⇐⇒ x − 1 = 0 ⇐⇒ x = 1.
1 + x2
(*) : car e x > 0.
e e
Et f (1) = . Donc au point d’abscisse 1, C f admet une tangente horizontale d’équation y = .
2 2

2. Les concepteurs d’un toboggan utilisent la courbe C f comme profil d’un toboggan. Ils estiment que
le toboggan assure de bonnes sensations si le profil possède au moins deux points d’inflexion.

Vue de profil du toboggan


Représentation de la courbe C f

a. D’après le graphique ci-dessus, le toboggan semble-t-il assurer de bonnes sensations ? Argu-


menter.

Solution : Avec la précision permise par le graphique, on peut voir que la fonction f est :
• convexe sur [−3 ; 0] ;
• concave sur [0 ; 1] ;
• convexe sur [1 ; 4].
Donc C f admet deux points d’inflexion, aux abscisses x = 0 et x = 1.
Le toboggan semble donc assurer de bonnes sensations.

b. Démontrer que la fonction f �� , dérivée seconde de la fonction f , a pour expression pour tout réel
x de l’intervalle [−3 ; 4] :

p(x)(x − 1)ex
f �� (x) = � �3
1 + x2
où p est la fonction définie dans la partie A.

u(x)
Solution : ∀x ∈ [−3 ; 4], f � (x) = , avec :
v(x)
— u(x) = (x − 1)2 e x , donc u � (x) = 2(x − 1)e x + (x − 1)2 e x = (2 + x − 1)(x − 1)e x = (x + 1)(x − 1)e x
— v(x) = (1 + x 2 )2 , donc v � (x) = 2 × 2x × (1 + x 2 ) = 4x(1 + x 2 )
u � (x)v(x) − u(x)v � (x) (x + 1)(x − 1)e x × (1 + x 2 )2 − (x − 1)2 e x × 4x(1 + x 2 )
∀x ∈ [−3 ; 4], f �� (x) = = � �4
v(x)2 1 + x2
[(x + 1)(1 + x 2 ) − 4x(x − 1)](1 + x 2 )(x − 1)e x [x + x 3 + 1 + x 2 − 4x 2 + 4x](x − 1)e x
f �� (x) = � �4 = � �3
1 + x2 1 + x2
[x 3 − 3x 2 + 5x + 1](x − 1)e x p(x)(x − 1)e x
f �� (x) = � �3 = � �3
1 + x2 1 + x2

Page 5
c. En utilisant l’expression précédente de f �� , répondre à la question : « le toboggan assure-t-il de
bonnes sensations ? ». Justifier.

p(x)(x − 1)ex
Solution : ∀x ∈ [−3 ; 4] : f �� (x) =� �3
1 + x2
Recherchons les points d’inflexion, c’est-à-dire les valeurs de x ∈ [−3 ; 4] pour lesquelles f �� (x)
s’annule et change de signe.
� �3
∀x ∈ [−3 ; 4], 1 + x 2 > 0 et ex > 0 donc f �� (x) a le même signe que p(x)(x − 1).
On construit alors le tableau de signe suivant :

x −3 α 1 4

p(x) − 0 + +

x −1 − − 0 +

f �� (x) + 0 − 0 +

La fonction f �� s’annule et change de signe en x = α et x = 1. Donc C f admet deux points d’in-


flexion. Le toboggan assure donc de bonnes sensations.

Page 6
E XERCICE 2 : D ’ APRÈS BAC - C ENTRES ÉTRANGERS - 9 JUIN 2021 10 points
En mai 2020, une entreprise fait le choix de développer le télétravail afin de s’inscrire dans une démarche
écoresponsable.
Elle propose alors à ses 5 000 collaborateurs en France de choisir entre le télétravail et le travail au sein des
locaux de l’entreprise.
En mai 2020, seuls 200 d’entre eux ont choisi le télétravail.
Chaque mois, depuis la mise en place de cette mesure, les dirigeants de l’entreprise constatent que 85 % de
ceux qui avaient choisi le télétravail le mois précédent choisissent de continuer, et que, chaque mois, 450
collaborateurs supplémentaires choisissent le télétravail.
On modélise le nombre de collaborateurs de cette entreprise en télétravail par la suite (a n ).
Le terme a n désigne ainsi une estimation du nombre de collaborateurs en télétravail le n-ième mois après
le mois de mai 2020. Ainsi a 0 = 200.

Partie A :

1. Calculer a 1 .

85 85
Solution : a 1 = a 0 × + 450 = 200 × + 450 = 620
100 100

2. Justifier que pour tout entier naturel n, a n+1 = 0, 85a n + 450.

Solution : Prendre les 85 % du nombre de collaborateurs en télétravail revient à multiplier par


0, 85 ; puis on ajoute 450 donc, pour tout entier naturel n, on a : a n+1 = 0, 85a n + 450.

3. On considère la suite (v n ) définie pour tout entier naturel n par : v n = a n − 3 000.


a. Démontrer que la suite (v n ) est une suite géométrique de raison 0, 85.

Solution :
• v n+1 = u n+1 − 3 000 = 0, 85u n + 450 − 3 000 = 0, 85 (v n + 3 000) − 2 550
= 0, 85v n + 2 550 − 2 550 = 0, 85v n
• v 0 = u 0 − 3 000 = 200 − 3 000 = −2 800
Donc la suite (v n ) est géométrique de raison q = 0, 85 et de premier terme v 0 = −2 800.

b. Exprimer v n en fonction de n pour tout entier naturel n.

Solution : On en déduit que, pour tout n ∈ N, on a v n = v 0 × q n = −2 800 × 0, 85n .

c. En déduire que, pour tout entier naturel n, a n = −2 800 × 0, 85n + 3 000.

Solution : Or u n = v n + 3 000 donc, pour tout entier naturel n, a n = −2 800 × 0, 85n + 3 000.

d. Calculer la limite de (a n ) et interpréter le résultat dans le contexte de l’exercice.

Solution : Comme −1 < q < 1, lim (0, 85)n = 0, donc par produit, lim −2800 (0, 85)n = 0, puis,
n→+∞ n→+∞
par somme : lim −2800 (0, 85)n + 3000 = lim a n = 3000.
n→+∞ n→+∞
Cela signifie que mois après mois, le nombre de collaborateurs en télétravail va se rapprocher de
plus en plus de 3000.

Page 7
4. a. Recopier et compléter les 4 dernières lignes de l’algorithme ci-contre afin qu’il détermine le
nombre de mois au bout duquel le nombre de télétravailleurs sera strictement supérieur à p.

Solution :
def seuil(p) :
n=0
a = 200
while a <= p :
n = n+1
a = 0.85*a+450
return n

b. Quelle est la valeur retournée par la commande seuil(2500) ?

Solution : La valeur retournée par la commande seuil(2500) est 11 : à partir de 11 mois le nombre
de collaborateur en télétravail aura dépassé strictement 2500.

Partie B :
Afin d’évaluer l’impact de cette mesure sur son personnel, les dirigeants de l’entreprise sont parvenus à
modéliser le nombre de collaborateurs satisfaits par ce dispositif à l’aide de la suite (u n ) définie par u 0 = 1
et, pour tout entier naturel n,

5u n + 4
u n+1 =
un + 2
où u n désigne le nombre de milliers de collaborateurs satisfaits par cette nouvelle mesure au bout de n mois
après le mois de mai 2020.

5x + 4
1. Démontrer que la fonction f définie pour tout x ∈ [0 ; +∞[ par f (x) = est strictement croissante
x +2
sur [0 ; +∞[.

Solution : f est une fonction rationnelle définie sur [0 , +∞[ donc elle est dérivable sur [0 ; +∞[.
5 × (x + 2) − (5x + 4) × 1 5x + 10 − 5x − 4) × 1 6
f � (x) = 2
= 2
=
(x + 2) (x + 2) (x + 2)2

f (x) > 0 sur [0 , +∞[, donc la fonction f est strictement croissante sur [0 ; +∞[.

2. a. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel

0 � u n � u n+1 � 4.

Solution : Soit P (n) la propriété 0 � u n � u n+1 � 4.


5 × u0 + 4 5 × 1 + 4 9
• Initialisation : u 0 = 1 et u 1 = = = =3
u0 + 1 1+2 3
0 � 1 � 3 � 4, soit 0 � u 0 � u 1 � 4, donc P (0) est vraie.
• Hérédité :
On suppose qu’il existe un k ∈ N tel que P (k) est vraie, c’est-à-dire 0 � u k � u k+1 � 4.
Montrons alors que P (k + 1) est vraie, c’est-à-dire 0 � u k+1 � u k+2 � 4.

Page 8
D’après l’hypothèse de récurrence :

0 � u k � u k+1 � 4⇐⇒ f (0) � f (u k ) � f (u k+1 ) � f (4) , car f est croissante sur R+∗
4 24
⇐⇒2 � u k+1 � u k+2 � 4 , car f (0) = = 2 et f (4) = =4
2 6
=⇒ 0 � u k+1 � u k+2 � 4 , donc P (k + 1) est vraie

• Conclusion : d’après le principe de récurrence, la propriété P (n) est vraie pour tout n ∈ N,
c’est-à-dire, pour tout n ∈ N, 0 � u n � u n+1 � 4.

b. Justifier que la suite (u n ) est convergente.

Solution :
• Pour tout n, on a ; u n � u n+1 donc la suite (u n ) est croissante.
• Pour tout n, on a ; u n � 4 donc la suite (u n ) est majorée.
La suite (u n ) est croissante et majorée donc, d’après le théorème de la convergence monotone, la
suite (u n ) est convergente.

3. On admet que pour tout entier naturel n,


� �n
1
0 � 4 − un � 3 × .
2
En déduire la limite de la suite (u n ) et l’interpréter dans le contexte de la modélisation.

� � �n �
1 1 1
Solution : La suite 3 × est géométrique de raison q = ; or −1 < < 1 donc, par produit,
� � �n � 2 2 2
1
la suite 3 × converge vers 0.
2
D’après le théorème des gendarmes : lim (4 − u n ) = 0 et donc par somme : lim (u n ) = 4.
n→+∞ n→+∞
Cela signifie que le nombre de collaborateurs satisfaits va tendre vers 4 milliers sur les 5 000 que
compte l’entreprise.

Page 9
E XERCICE BONUS 1 point
Soient a et b deux nombres réels et soit f : x → (ax + b)e x , dont la courbe représentative est donnée ci-
dessous :

On a :
• A (0, 5 ; 0)
• B (0 ; −1)
• C (2 ; 1)
• la tangente à la courbe représenta-
tive de la fonction f en 0 passe par
les points B et C .

1. A l’aide des informations ci-dessus, déterminer a et b. Détailler le raisonnement.

Solution : Comme le point B (0 ; −1) appartient à la courbe, cela signifie que f (0) = −1.
Or : f (0) = (a × 0 + b)e 0 = b, donc : b = −1.

Puis, comme le point A (0, 5 ; 0) appartient à la courbe, on a : f (0, 5) = 0.


�a �
Or : f (0, 5) = (a × 0, 5 − 1)e 0,5 = − 1 e 0,5 . On a donc :
2
�a � a
− 1 e 0,5 = 0⇐⇒ − 1 = 0 , car e 0,5 > 0
2 2
a
⇐⇒ = 1
2
⇐⇒a = 2

On a donc : a = 2, b = −1, et f (x) = (2x − 1)e x

2. Voici deux courbes représentatives :

Page 10
On a : D (−1, 5 ; 0) et E (0 ; 3) appartiennent à On a : F (0 ; 1), G (−1, 5 ; −0, 45) et H (−0, 5 ; 0)
la courbe. appartiennent à la courbe.

Parmi les deux courbes ci-dessus, laquelle des deux est représentative de la fonction f � ? de la fonction
f �� ? Détailler le raisonnement.

Solution : On va dériver la fonction f deux fois pour étudier ses variations et sa convexité :
∀x ∈ R : f � (x) = 2e x + (2x − 1)e x = (2x + 1)e x et f �� (x) = 2e x + (2x + 1)e x = (2x + 3)e x .

Étude des variations de f :


f � (x) > 0⇐⇒(2x + 1)e x ⇐⇒2x + 1 > 0, car e x > 0 sur R.
−1
f � (x) > 0⇐⇒2x > −1⇐⇒x >
2
� −1
Et de même : f (x) < 0⇐⇒x <
2 � � � �
−1 −1
Ainsi, la fonction dérivée première de f est positive sur ; −∞ et négative sur −∞; : la
2 2
courbe de droite est celle de f � .

Étude de la convexité de f :
f �� (x) > 0⇐⇒(2x + 3)e x ⇐⇒2x + 3 > 0, car e x > 0 sur R.
−3
f �� (x) > 0⇐⇒2x > −3⇐⇒x >
2
�� −3
Et de même : f (x) < 0⇐⇒x <
2 � � � �
−3 −3
Ainsi, la fonction dérivée seconde de f est positive sur ; −∞ et négative sur −∞; : la
2 2
��
courbe de gauche est celle de f .

Page 11

Vous aimerez peut-être aussi