Espaces Normés
Espaces Normés
b) Etablir
|xi yi | 1 |xi |
p
1 |yi |
q Exercice 13 [ 00455 ] [correction]
6 + Montrer que l’application N : R2 → R définie par
kxkp kykq p kxkpp q kykqq
et en déduire N (x1 , x2 ) = sup |x1 + tx2 |
n
X t∈[0,1]
|xi yi | 6 kxkp kykq
i=1 est une norme sur R2 .
c) En écrivant Représenter la boule unité fermée pour cette norme et comparer celle-ci à k . k∞ .
p p−1 p−1
(|xi | + |yi |) = |xi | (|xi | + |yi |) + |yi | (|xi | + |yi |)
Exercice 14 [ 03905 ] [correction]
justifier On note `1 (N, K) l’ensemble des suites u = (un ) ∈ KN sommable i.e.
kx + ykp 6 kxkp + kykp
n X o
d) Conclure que k . kp définit une norme sur Kn . `1 (N, K) = u ∈ KN / |un | < +∞
Montrer que `1 (N, K) est un K-espace vectoriel et que l’application donnée par
Exercice 10 [ 00462 ] [correction]
Pour x = (x1 , . . . , xn ) ∈ Kn et p > 1 on pose +∞
X
!1/p kuk1 = |un |
n
X n=0
p
kxkp = |xi |
i=1
y définit une norme
+∞
!1/2 Exercice 22 [ 00466 ] [correction]
Soit E = C 0 ([0, 1] , R). On définit les normes k . k1 , k . k2 et k . k∞ par :
X 2
kuk2 = |un |
n=0 1/2
Z 1 Z 1
2
y définit une norme. kf k1 = |f (t)| dt, kf k2 = f (t) dt et kf k∞ = sup |f |
0 0 [0,1]
a) Montrer que k . k∞ est plus fine que k . k1 et k . k2 mais qu’elle n’équivaut ni à b) Etudier la convergence pour l’une et l’autre norme de la suite de terme général
l’une, ni à l’autre.
b) Comparer k . k1 et k . k2 . 1 n
Pn = X
n
c) Les normes N1 et N2 sont-elles équivalentes ?
Exercice 23 [ 00467 ] [correction]
Soit E = C 1 ([−1, 1] , R). On définit N1 , N2 et N3 par
1
Exercice 27 [ 00468 ] [correction]
Z
0
N1 (f ) = sup |f | , N2 (f ) = |f (0)| + sup |f | et N3 (f ) = |f | On note R(N) l’ensemble des suites réelles nulles à partir d’un certain rang.
[−1,1] [−1,1] −1
On définit des normes k . k1 , k . k2 et k . k∞ sur R(N) en posant
a) Montrer que N1 , N2 et N3 sont des normes sur E.
!1/2
b) Comparer N1 et N2 d’une part, N1 et N3 d’autre part. +∞
X +∞
X
kuk1 = |un |, kuk2 = u2n et kuk∞ = sup |un |
n=0 n=0 n∈N
∀u ∈ E, N (u) 6 2N∞ (u) Montrer que N1 et N2 sont deux normes sur E et qu’elles sont équivalentes.
Déterminer une suite non nulle telle qu’il y ait égalité.
c) Montrer que ces deux normes ne sont pas équivalentes.
Exercice 34 [ 02411 ] [correction]
Soit
Comparaison de normes équivalentes E = f ∈ C 2 ([0, π] , R)/f (0) = f 0 (0) = 0
a) Montrer que
Exercice 31 [ 00463 ] [correction] N : f 7→ kf + f 00 k∞
On note E = C 1 ([0, 1] , R).
est une norme sur E.
a) Pour f ∈ E, on pose
b) Montrer que N est équivalente à
N (f ) = |f (0)| + kf 0 k∞
Montrer que N est une norme sur E. ν : f 7→ kf k∞ + kf 00 k∞
b) Pour f ∈ E, on pose
N 0 (f ) = kf k∞ + kf 0 k∞
Exercice 35 [ 03262 ] [correction]
On vérifie aisément que N 0 est une norme sur E. Montrer qu’elle est équivalente à Soient E = C([0, 1] , R) et E + l’ensemble des fonctions de E qui sont positives et
N. ne s’annulent qu’un nombre fini de fois. Pour toute fonction ϕ ∈ E + et pour toute
c) Les normes N et N 0 sont elles équivalentes à k . k∞ ? fonction f ∈ E on pose
kf kϕ = sup {|f (t)| ϕ(t)}
t∈[0,1]
a) Montrer que k . kϕ est une norme sur E Montrer que Nξ définit une norme sur E.
b) Montrer que si ϕ1 et ϕ2 sont deux applications strictement positives de E + b) Soit (Pn ) une suite de polynômes éléments de E. Pour tout n ∈ N, on écrit
alors les normes associées sont équivalentes.
d
c) Les normes k . kx et k . kx2 sont elles équivalentes ? X
Pn = ak,n X k
k=0
Exercice 36 [ 02767 ] [correction] Etablir que les assertions suivantes sont équivalentes :
Soient E = C([0, 1] , R)et E + l’ensemble des fonctions de E qui sont positives et ne (i) la suite de fonctions (Pn ) converge simplement sur R ;
s’annulent qu’un nombre fini de fois. Pour toute fonction ϕ ∈ E + et pour toute (ii) la suite de fonctions (Pn ) converge uniformément sur tout segment de R ;
fonction f ∈ E on pose (iii) pour tout k ∈ {0, . . . , d}, la suite (ak,n ) converge.
Z 1
kf kϕ = |f (t)| ϕ(t) dt
0
Exercice 40 [ 02768 ] [correction]
a) Montrer que k . kϕ est une norme sur E
Soit E un sous-espace vectoriel de dimension finie d > 1 de l’espace C([0, 1] , R) de
b) Montrer que si ϕ1 et ϕ2 sont deux applications strictement positives de E + fonctions continues.
alors les normes associées sont équivalentes. d
a) Etablir l’existence de (a1 , . . . , ad ) ∈ [0, 1] tel que l’application
c) Les normes k . kx et k . kx2 sont elles équivalentes ?
d
X
N : f ∈ E 7→ |f (ai )|
Equivalence de normes en dimension finie i=1
N (f )2 N (f −1 ) N (g)2 N (g −1 )
Exercice 1 : [énoncé] N (f + g)N ((f + g)−1 ) 6 +
N (f ) + N (g) N (f ) + N (g)
a) Soit x ∈ E. Si x = 0 alors N1 (x) = N2 (x) = 0. Sinon :
Posons y = N1x(x) . On a y ∈ B1 ⊂ B2 donc N2 (y) 6 1 d’où N2 (x) 6 N1 (x). qui donne
De manière symétrique N1 (x) 6 N2 (x) puis l’égalité.
b) On reprend la démarche ci-dessus à partir de N (f ) N (g)
N (f + g)N ((f + g)−1 ) 6 M+ M =M
N (f ) + N (g) N (f ) + N (g)
x
y= avec
N1 (x) + ε
M = max(N (f )N (f −1 ), N (g)N (g −1 ))
avec ε > 0 pour obtenir N2 (x) < N1 (x) + ε avant de faire tendre ε vers 0.
Document3
Exercice 2 : [énoncé]
Exercice 3 : [énoncé]
a) Par réduction au même dénominateur
a) x = 21 (x + y) + 12 (x − y) donc
a b 1 av(u + v) + bu(u + v) − uv
+ − = kxk 6 max {kx + yk , kx − yk}
u v u+v uv(u + v)
Aussi kyk 6 max {kx + yk , kx − yk} donc
qu’on peut réécrire
√ √ √ kxk + kyk 6 2 max {kx + yk , kx − yk}
a b 1 ( av − bu)2 + (a + b + 2 ab − 1)uv
+ − =
u v u+v uv(u + v) b) Sur R2 avec kk = kk∞ , il y a égalité pour x = (1, 0) et y = (0, 1).
√ √ c)
et si a+ b = 1 alors 2 2 2
(kxk + kyk) 6 2 kxk + 2 kyk
√ √
a b 1 ( av − bu)2 Or x = 1
(x + y) + 1
(x − y) donne
+ − = >0 2 2
u v u+v uv(u + v)
2 1 2 2 2 2
kxk = kx + yk + kx − yk + 2 kxk − 2 kyk
b) 4
Z 1
dt
Z 1
dt
Z 1
dt aussi
N ((f + g)−1 ) = 6a +b = aN (f −1 ) + bN (g −1 ) 2 1 2 2 2 2
f (t) + g(t) f (t) g(t) kyk = kx + yk + kx − yk − 2 kxk + 2 kyk
0 0 0 4
qui donne l’inégalité voulue avec donc
2 2 1 2 2
kxk + kyk 6 kx + yk + kx − yk
N (f )2 N (g)2 2
a= et b = puis
(N (f ) + N (g))2 (N (f ) + N (g))2 2 2
(kxk + kyk) 6 2 max {kx + yk , kx − yk}
√ √
qui sont tels que a + b = 1. qui permet de conclure.
c) Par l’inégalité triangulaire d) Non, sur R2 , il y a égalité pour x = (1, 0) et y = (0, 1).
N (f + g)N ((f + g)−1 ) 6 (N (f ) + N (g))N ((f + g)−1 )
Exercice 6 : [énoncé] b) On a
k . k est une norme sur Mn (R) car c’est la norme 2 associée à la base canonique de X n
n X n X
X n
Mn (R). kABk = sup ai,k bk,j 6 sup |ai,k bk,j |
16i6n j=1 16i6n j=1
On a !2 k=1 k=1
n n
2
X X Or
kABk = ai,k bk,j
n
n X n X
n n n n
i,j=1 k=1 X X X X X
|ai,k bk,j | 6 |ai,k | |bk,j | = |ai,k | |bk,j | 6 |ai,k | kBk 6 kAk kBk
Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz, j=1 k=1 k=1 j=1 k=1 j=1 k=1
!2
n
X n
X n
X donc
ai,k bk,j 6 a2i,k b2`,j kABk 6 kAk kBk
k=1 k=1 `=1
et donc
∀1 6 i, j 6 n, ai,j = 0
Exercice 7 : [énoncé] ainsi la matrice A est nulle.
a) L’application k . k est bien définie de Mn (C) dans R+ . De plus
Si kAk = 0 alors
Xn n
X n
X n
X
∀1 6 i 6 n, |ai,j | = 0 kλAk = sup |λai,j | = sup |λ| |ai,j | = |λ| sup |ai,j | = |λ| kAk
j=1 16i6n j=1 16i6n j=1 16i6n j=1
Exercice 15 : [énoncé]
L1 (I, K) ⊂ C(I, K) et C(I, K) est un K-espace vectoriel.
0̃ ∈ L1 (I, K).
Soit λ, µ ∈ K et f, g ∈ L1 (I, K).
Pour tout t ∈ I,
|(λf + µg)(t)| 6 |λ| |f (t)| + |µ| |g(t)|
donc par comparaison de fonctions positives λf + µg ∈ L1 (I, K).
Finalement L1 (I, K) est un sous-espace vectoriel de C(I, K) et c’est donc un
K-espace vectoriel.
L’application k . k1 : L1 (I, K) → R+ est
R bien définie.
Soit f ∈ L1 (I, K). Si kf k1 = 0 alors I |f (t)| dt = 0 or |f | est continue et positive
sur I d’intérieur non vide donc f = 0̃.
Soit λ ∈ K et f ∈ L1 (I, K).
La boule unité fermée pour la norme N De manière immédiate : N (x) 6 2 kxk∞ . Z
Aussi |x1 | 6 2N (x) et puisque |x2 | 6 |x1 + x2 | + |x1 | on a aussi |x2 | 6 2N (x). kλf k1 = |λ| |f (t)| dt = |λ| kf k1
I
On en déduit kxk∞ 6 2N (x).
Soient f, g ∈ L1 (I, K)
Exercice 14 : [énoncé] Z
`1 (N, K) ⊂ KN et KN est un K-espace vectoriel. kf + gk1 6 |f (t)| + |g(t)| dt = kf k1 + kgk1
I
(0)n∈N ∈ `1 (K).
Pour λ, µ ∈ K et u, v ∈ `1 (N, K), k . k1 définit bien une norme sur L1 (I, K)
|(λu + µv)n | 6 |λ| |un | + |µ| |vn |
Par comparaison de séries à termes positifs Exercice 16 : [énoncé]
1
λu + µv ∈ ` (N, K) L2 (I, K) ⊂ C(I, K) et C(I, K) est un K-espace vectoriel.
0 ∈ L2 (I, K).
1
` (N, K) est un sous-espace vectoriel de KN , c’est donc un K-espace vectoriel. Soit λ ∈ K et f ∈ L2 (I, K). Pour tout t ∈ I.
L’application k . k1 : `1 (N, K) → R+ est bien définie.
+∞ 2 2 2
|(λf )(t)| = |λ| |f (t)|
Soit u ∈ `1 (N, K). Si kuk1 = 0 alors
P
|un | = 0 donc pour tout n ∈ N, |un | = 0 et
n=0
par suite u = 0. donc par comparaison λf ∈ L2 (I, K).
Soit λ ∈ K et u ∈ `1 (N, K) Soit f, g ∈ L2 (I, K). Pour tout t ∈ I
+∞ +∞ +∞ 2 2 2 2
2 2
|(f + g)(t)| 6 (|f (t)| + |g(t)|) = |f (t)| +2 |f (t)| |g(t)|+|g(t)| 6 2 |f (t)| + |g(t)|
X X X
kλuk1 = |λun | = |λ| |un | = |λ| |un | = |λ| kuk1
n=0 n=0 n=0
car 2ab 6 a2 + b2
Soit u, v ∈ `1 (N, K) Par comparaison de fonctions positives f + g ∈ L2 (I, K).
+∞
X +∞
X +∞
X +∞
X Finalement L2 (I, K) est un sous-espace vectoriel de C(I, K) et c’est donc un
ku + vk1 = |un + vn | 6 (|un | + |vn |) = |un | + |vn | = kuk1 + kvk1 K-espace vectoriel.
n=0 n=0 n=0 n=0 L’application k . k2 : L2 (I, K) → R+ est bien définie.
2 2
Soit f ∈ L2 (I, K). Si kf k2 = 0 alors I |f (t)| dt = 0 or |f | est continue et
R
Pour λ ∈ K et u ∈ `2 (N, K), λu ∈ `2 (N, K).
positive sur I d’intérieur non vide donc Pour u, v ∈ `2 (N, K),
2
∀t ∈ I, |f (t)| = 0
2 2 2 2 2
|(u + v)n | 6 |un | + 2 |un | |vn | + |vn | 6 2 |un | + |vn |
puis f = 0̃.
Soit λ ∈ K et f ∈ L2 (I, K). car 2ab 6 a2 + b2 .
Par comparaison de séries à termes positifs, u + v ∈ `2 (N, K).
`2 (N, K) est un sous-espace vectoriel de KN , c’est donc un K-espace vectoriel.
Z 2
2 2
kλf k2 = |λ| |f (t)| dt = |λ| kf k2 L’application k . k2 : `2 (N, K) → R+ est bien définie.
I
+∞
2 2
Soit u ∈ `2 (N, K). Si kuk2 = 0 alors
P
|un | = 0 donc pour tout n ∈ N, |un | = 0
Soit f, g ∈ L2 (I, K). n=0
Z Z puis u = 0.
2 2 2 2
kf + gk2 6 (|f (t)| + |g(t)|) dt = kf k2 + 2 |f (t)| |g(t)| dt + kgk2 Soit λ ∈ K et u ∈ `2 (N, K)
I I v v v
u +∞ u +∞ u +∞
Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz, pour f, g : [a, b] → R continue par morceaux, uX 2
u X 2 2
uX 2
kλuk = t |λun | = t |λ| |un | = |λ| t |un | = |λ| kuk2
!1/2 !1/2 n=0 n=0 n=0
Z b Z b Z b
f (t)g(t) dt 6 f (t)2 dt g(t)2 dt
a a a Soit u, v ∈ `2 (N, K)
+∞ +∞ +∞ +∞
Ici 2
X 2
X 2
X X 2
ku + vk2 = |un + vn | 6 |un | + 2 |un | |vn | + |vn |
!1/2 !1/2
Z b Z b Z b n=0 n=0 n=0 n=0
2 2
|f (t)| |g(t)| dt 6 |f (t)| dt |g(t)| dt 6 kf k2 kgk2
a a a Or par l’inégalité de Cauchy-Schwarz
Inversement, soit g ∈ F .
d(u, C) 6 d(u, 0) = kuk∞ = 1
Pour tout x > 0.
Soit x ∈ C et ` ∈ R sa limite. Pour n = 2p pair |f (x) − g(x)| = |1 − g(x)| 6 kf − gk∞
donc à la limite quand x → 0+
|x2p − u2p | 6 kx − uk∞
|1 − g(0)| 6 kf − gk∞
donne |x2p − 1| 6 kx − uk∞ puis à la limite
De même, pour x < 0,
|` − 1| 6 kx − uk∞
On en déduit et donc
d(u, C) > 1 1 6 kf − gk∞
On en déduit |f (x)| 6 x kgk∞ 6 π kgk∞ et donc kf k∞ 6 πN (f ). Autrement dit k . kϕ1 6 M k . kϕ2 . La norme k . kϕ1 est dominée par k . kϕ2 et, par
De plus kf 00 k∞ 6 kf + f 00 k∞ + kf k∞ donc ν(f ) 6 (π + 1)N (f ). un argument symétrique, k . kϕ2 est dominée par k . kϕ1 .
c) On vérifie facilement k . kx2 6 k . kx car
∀t ∈ [0, 1] , t2 6 t
Exercice 35 : [énoncé]
a) k . kϕ : E → R+ est bien définie. Pour fn (x) = (1 − x)n , on a
Si kf kϕ = 0 alors la fonction t 7→ |f (t)| ϕ(t) est nulle. En dehors des valeurs où ϕ 1
est nulle, la fonction f s’annule. Or ϕ ne s’annule qu’un nombre fini de fois, donc kfn kx =
(n + 1)(n + 2)
par un argument de continuité, f s’annule aussi en ces points et finalement f = 0̃.
Les propriétés kλf kϕ = |λ| kf kϕ et kf + gkϕ 6 kf kϕ + kgkϕ sont immédiates. et
b) Considérons la fonction ϕ2 /ϕ1 . Cette fonction est définie et continue sur le 2
kfn kx2 =
segment [0, 1], elle y est donc bornée et il existe M ∈ R+ vérifiant (n + 1)(n + 2)(n + 3)
∀x ∈ [0, 1] , ϕ2 (x) 6 M ϕ1 (x). On en déduit k . kϕ1 6 M k . kϕ2 . Ainsi k . kϕ1 est donc il n’existe pas de constante M > 0 telle que k . kx 6 M k . kx2 .
dominée par k . kϕ2 et par un argument symétrique k . kϕ2 est dominée par k . kϕ1 . Les deux normes k . kx et k . kx2 ne sont pas équivalentes.
Sur l’espace RN [X], on peut introduire la norme donnée par Exercice 43 : [énoncé]
Il suffit d’observer
N (Q) = max |Q(ak )|
06k6N (BA)n+1 = B(AB)n A → Op
Pour cette norme, on peut affirmer que la suite (Pn ) converge vers P . Or l’espace
RN [X] est de dimension finie, toutes les normes y sont donc équivalentes. La
convergence de (Pn ) vers P a donc aussi lieu pour les normes données par Exercice 44 : [énoncé]
Puisque les matrices A et B commutent, il en est de même des matrices Ak et B k .
kQk∞,[a,b] = sup |Q(t)| En passant à la limite la relation
t∈[a,b]
La suite (Pn ) converge vers P sur tout segment de R et donc converge simplement Ak B k = B k Ak
vers P . Par unicité de la limite simple, la fonction f est égale à P .
on obtient
P Q = QP
Exercice 42 : [énoncé]
a) Na (1, 1) et Na (1, −1) doivent exister et être strictement positifs. Cela fournit
les conditions nécessaires 2a + 2 > 0 et 2 − 2a > 0 d’où a ∈ ]−1, 1[. Montrons que Exercice 45 : [énoncé]
cette condition est suffisante. On a
Supposons a ∈ ]−1, 1[ et considérons ϕ : R2 × R2 → R définie par An A−1
n = Ip
ϕ ((x, y), (x0 , y 0 )) = xx0 + yy 0 + axy 0 + ayx0 .
L’application ϕ est une forme bilinéaire symétrique sur R2 et pour (x, y) 6= En passant cette relation à la limite on obtient
(0, 0),
ϕ ((x, y), (x, y)) > (1 − |a|) (x2 + y 2 ) > 0 en vertu de |2axy| 6 |a| x2 + y 2 . Ainsi
ϕ est un produit scalaire sur R2 et Na est la norme euclidienne associée. AB = Ip
b) Le cas a = b est immédiat. Quitte à échanger, on peut désormais supposer
Par le théorème d’inversibilité, on peut affirmer que A est inversible et
a < b.
Par homogénéité, on peut limiter l’étude de N a (x,y)
Nb (x,y) au couple (x, y) = (cos t, sin t) A−1 = B
avec t ∈ ]−π/2, π/2].
Posons 2
Na (cos t, sin t) 1 + a sin 2t Exercice 46 : [énoncé]
f (t) = =
Nb (cos t, sin t) 1 + b sin 2t Si A est limite d’une suite (M n ) alors M 2n → A et M 2n = (M n )2 → A2 .
On a Par unicité de la limite, on obtient A2 = A.
(a − b) cos(2t) Inversement, si A2 = A alors A = lim M n avec M = A.
f 0 (t) = 2 2 n→+∞
(1 + b sin 2t)
Les variations de f sont faciles et les extremums de f (t) sont en t = −π/4 et
t = π/4. Ils valent 1−a 1+a
1−b et 1+b . Exercice 47 : [énoncé]
On en déduit r A2n → B et A2n = An × An → B 2 donc B = B 2 et B est une matrice de
Na (x, y) 1+a
inf = projection.
(x,y)6=0 Nb (x, y) 1+b
et r
Na (x, y) 1−a
sup = Exercice 48 : [énoncé]
(x,y)6=0 Nb (x, y) 1−b a) Il existe P ∈ GLp (K) tel que P −1 AP = D avec D = diag(λ1 , . . . , λp ) et
(dans le cas a < b). |λj | < 1.
−1
NP
égales à 1 et sont racines qème de l’unité donc
De plus, puisque λn−1−k S k −−−−−→ On car somme d’un nombre constant de
k=0 n→+∞ 2π
Re(trAp ) 6 (n − 1) + cos
termes de limites nulles, on peut affirmer que pour n assez grand, on a q
N
X −1 Cette majoration est incompatible avec la propriété trAp → n.
λn−1−k S k 6 ε
k=0
Exercice 53 : [énoncé]
D’une part
t
(Ak ) → t B
et d’autre part
t
(Ak ) = (−1)k Ak
de sorte que
t
(A2p ) = (−1)2p A2p → B
et
t
(A2p+1 ) = (−1)2p+1 A2p+1 → −B
Par unicité de la limite, on obtient
B = t B = −B