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Espaces Normés

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fr] édité le 23 juillet 2014 Enoncés 1

Espaces normés Exercice 4 [ 00795 ] [correction]


Soit n ∈ N avec n > 2. Existe-t-il une norme k . k sur Mn (C) invariante par
conjugaison, c’est-à-dire telle que :
Normes
∀(A, P ) ∈ Mn (C) × GLn (C), kAk = P −1 AP
Exercice 1 [ 00454 ] [correction]
Soient N1 , N2 deux normes sur un R-espace vectoriel E. Etude de normes
a) On note B1 = {x ∈ E/N1 (x) 6 1} et B2 = {x ∈ E/N2 (x) 6 1}.
Montrer
B 1 = B 2 ⇒ N1 = N2 Exercice 5 [ 00457 ] [correction]
Pour A = (ai,j ) ∈ Mn,p (K). On pose
b) Même question avec les boules unités ouvertes.
v
n X p p
u n X
X uX
2
Exercice 2 [ 02639 ] [correction] kAk1 = |ai,j |, kAk2 = t |ai,j | et kAk∞ = max |ai,j |
16i6n,16j6p
i=1 j=1 i=1 j=1
On définit sur E = C 0 ([0, 1] , R) une norme par
Z 1
Montrer que k . k1 , k . k2 et k . k∞ définissent des normes sur Mn,p (K).
N (f ) = |f (t)| dt
0

a) Soient a, b > 0 et u, v > 0. Etablir que


Exercice 6 [ 00459 ] [correction]
√ √ 1 a b Pour A = (ai,j ) ∈ Mn (R) on pose
a+ b=1⇒ 6 +
u+v u v  1/2
n
b) Soient f, g ∈ E telles que f, g > 0. Montrer X
kAk =  a2i,j 
N (f )2 N (f −1 ) + N (g)2 N (g −1 ) i,j=1
N ((f + g)−1 ) 6
(N (f ) + N (g))2
Montrer que k . k est une norme matricielle i.e. que c’est une norme sur Mn (R)
c) En déduire que vérifiant
N (f + g)N ((f + g)−1 ) 6 max(N (f )N (f −1 ), N (g)N (g −1 )) ∀A, B ∈ Mn (R), kABk 6 kAk kBk

Exercice 3 [ 02766 ] [correction]


Exercice 7 [ 03625 ] [correction]
Soit (E, kk) un espace vectoriel normé sur K (K = R ou C).
Pour A = (ai,j ) ∈ Mn (C), on pose
a) Montrer que pour tous x, y ∈ E
n
kxk + kyk 6 2 max {kx + yk , kx − yk} kAk = sup
X
|ai,j |
16i6n j=1
b) Montrer que l’on peut avoir l’égalité avec x 6= 0 et y 6= 0.
Désormais la norme est euclidienne.
a) Montrer que k . k définit une norme sur Mn (C).
c) Montrer que pour tous x, y ∈ E
√ b) Vérifier
kxk + kyk 6 2 max {kx + yk , kx − yk} ∀A, B ∈ Mn (C), kABk 6 kAk kBk

d) Peut-on améliorer la constante 2 ?

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Exercice 8 [ 00460 ] [correction] Montrer


Pour A = (ai,j ) ∈ Mn (C), on pose kxk∞ = lim kxkp
p→+∞
n
X
kAk = sup |ai,j |
16i6n j=1
Exercice 11 [ 03248 ] [correction]
Soient a1 , . . . , an des réels et N : Kn → R l’application définie par
a) Montrer que k . k est une norme d’algèbre sur Mn (C).
b) Montrer que si λ est valeur propre de A alors |λ| 6 kAk. N (x1 , . . . , xn ) = a1 |x1 | + · · · + an |xn |

A quelle condition sur les a1 , . . . , an , l’application N définit-elle une norme sur


Exercice 9 [ 00461 ] [correction] Kn ?
Soient p > 1 et q > 1 tel que 1/p + 1/q = 1.
a) Montrer que pour a, b > 0
1 p 1 q Exercice 12 [ 00456 ] [correction]
ab 6 a + b Soient f1 , . . . , fn : [0, 1] → R continues.
p q
A quelle condition l’application
Pour x = (x1 , . . . , xn ) ∈ Kn et y = (y1 , . . . , yn ) ∈ Kn , on pose :
!1/p !1/q N : (x1 , . . . , xn ) 7→ kx1 f1 + · · · + xn fn k∞
Xn Xn
p q
kxkp = |xi | et kykq = |yi | définit-elle une norme sur Rn ?
i=1 i=1

b) Etablir
|xi yi | 1 |xi |
p
1 |yi |
q Exercice 13 [ 00455 ] [correction]
6 + Montrer que l’application N : R2 → R définie par
kxkp kykq p kxkpp q kykqq
et en déduire N (x1 , x2 ) = sup |x1 + tx2 |
n
X t∈[0,1]
|xi yi | 6 kxkp kykq
i=1 est une norme sur R2 .
c) En écrivant Représenter la boule unité fermée pour cette norme et comparer celle-ci à k . k∞ .
p p−1 p−1
(|xi | + |yi |) = |xi | (|xi | + |yi |) + |yi | (|xi | + |yi |)
Exercice 14 [ 03905 ] [correction]
justifier On note `1 (N, K) l’ensemble des suites u = (un ) ∈ KN sommable i.e.
kx + ykp 6 kxkp + kykp
n X o
d) Conclure que k . kp définit une norme sur Kn . `1 (N, K) = u ∈ KN / |un | < +∞

Montrer que `1 (N, K) est un K-espace vectoriel et que l’application donnée par
Exercice 10 [ 00462 ] [correction]
Pour x = (x1 , . . . , xn ) ∈ Kn et p > 1 on pose +∞
X
!1/p kuk1 = |un |
n
X n=0
p
kxkp = |xi |
i=1
y définit une norme

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Exercice 15 [ 03903 ] [correction] Distance


Soit I un intervalle d’intérieur non vide de R. On note L1 (I, K) l’ensemble des
fonctions f : I → K continues et intégrables i.e. Exercice 18 [ 03272 ] [correction]
 Z  On norme l’espace B(N, R) des suites bornées par la norme infinie notée k . k∞ .
L1 (I, K) = f ∈ C(I, K)/ |f | < +∞ Déterminer la distance de la suite e constante égale à 1 au sous-espace vectoriel C0
I des suites réelles convergeant vers 0.
Montrer que L1 (I, K) est un K-espace vectoriel et que
Z 1/2 Exercice 19 [ 03273 ] [correction]
On norme l’espace B(N, R) des suites bornées par la norme infini notée k . k∞ .
kf k1 = |f (t)| dt
I Déterminer la distance de la suite u = ((−1)n )n∈N au sous-espace vectoriel C des
suites réelles convergentes.
y définit une norme.

Exercice 20 [ 00470 ] [correction]


On norme l’espace B(N, R) des suites bornées par la norme infini notée k . k∞ .
Exercice 16 [ 03904 ] [correction]
Pour x ∈ B(N, R), on note ∆x la suite de terme général
Soit I un intervalle d’intérieur non vide de R. On note L2 (I, K) l’ensemble des
fonctions f : I → K continue et de carré intégrable i.e. ∆x(n) = x(n + 1) − x(n)
puis on forme F = {∆x/x ∈ B(N, R)}.
 Z 
2 2
L (I, K) = f ∈ C(I, K)/ |f | < +∞ Déterminer la distance de la suite e constante égale à 1 au sous-espace vectoriel F .
I

Montrer que L2 (I, K) est un K-espace vectoriel et que


Exercice 21 [ 03463 ] [correction]
Z 1/2 Soit E l’espace des fonctions bornées de [−1, 1] vers R normé par
2
kf k2 = |f (t)| dt
I
kf k∞ = sup |f (x)|
x∈[−1,1]
y définit une norme. Déterminer la distance de la fonction

 1 si x ∈ ]0, 1]
f : x 7→ 0 si x = 0
Exercice 17 [ 03906 ] [correction] 
−1 si x ∈ [−1, 0[
On note `2 (N, K) l’ensemble des suites u = (un ) ∈ KN de carré sommable i.e.
n X o au sous-espace vectoriel F de E formé des fonctions continues de [−1, 1] vers R.
2
`2 (N, K) = u ∈ KN / |un | < +∞
Comparaison de normes
Montrer que `2 (N, K) est un K-espace vectoriel et que l’application donnée par

+∞
!1/2 Exercice 22 [ 00466 ] [correction]
Soit E = C 0 ([0, 1] , R). On définit les normes k . k1 , k . k2 et k . k∞ par :
X 2
kuk2 = |un |
n=0 1/2
Z 1 Z 1
2
y définit une norme. kf k1 = |f (t)| dt, kf k2 = f (t) dt et kf k∞ = sup |f |
0 0 [0,1]

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a) Montrer que k . k∞ est plus fine que k . k1 et k . k2 mais qu’elle n’équivaut ni à b) Etudier la convergence pour l’une et l’autre norme de la suite de terme général
l’une, ni à l’autre.
b) Comparer k . k1 et k . k2 . 1 n
Pn = X
n
c) Les normes N1 et N2 sont-elles équivalentes ?
Exercice 23 [ 00467 ] [correction]
Soit E = C 1 ([−1, 1] , R). On définit N1 , N2 et N3 par
1
Exercice 27 [ 00468 ] [correction]
Z
0
N1 (f ) = sup |f | , N2 (f ) = |f (0)| + sup |f | et N3 (f ) = |f | On note R(N) l’ensemble des suites réelles nulles à partir d’un certain rang.
[−1,1] [−1,1] −1
On définit des normes k . k1 , k . k2 et k . k∞ sur R(N) en posant
a) Montrer que N1 , N2 et N3 sont des normes sur E.
!1/2
b) Comparer N1 et N2 d’une part, N1 et N3 d’autre part. +∞
X +∞
X
kuk1 = |un |, kuk2 = u2n et kuk∞ = sup |un |
n=0 n=0 n∈N

Exercice 24 [ 02412] [correction]


a) Comparer k . k1 et k . k∞ .
Soient l’espace E = f ∈ C 1 ([0, 1] , R)/f (0) = 0 et N l’application définie sur E
b) Comparer k . k1 et k . k2 .
par
N (f ) = N∞ (3f + f 0 )
a) Montrer que (E, N ) est un espace vectoriel normé puis qu’il existe α > 0 tel Exercice 28 [ 00469 ] [correction]
que N∞ (f ) 6 αN (f ). On note `1 (N, R) l’espace des suites réelles sommables. Cet espace est normé par
b) Les normes N∞ et N sont-elles équivalentes ?
+∞
X
kuk1 = |un |
Exercice 25 [ 00465 ] [correction] n=0
Soient E = C 1 ([0, 1] , R) et N : E → R+ définie par
a) Soit u ∈ `1 (N, R). Montrer que u est bornée.
Cela permet d’introduire la norme k . k∞ définie par
s
Z 1
2
N (f ) = f (0) + f 02 (t)dt
0 kuk∞ = sup |un |
n∈N
a) Montrer que N définit une norme sur E.
b) Comparer N et k . k∞ . Comparer k . k1 et k . k∞ .
b) Soit u ∈ `1 (N, R). Montrer que u est de carré sommable
Cela permet d’introduire la norme k . k2 définie par
Exercice 26 [ 00473 ] [correction] !1/2
Sur R [X] on définit N1 et N2 par : +∞
X
kuk2 = u2n
+∞
X n=0
N1 (P ) = P (k) (0) et N2 (P ) = sup |P (t)|
k=0 t∈[−1,1] Comparer k . k1 et k . k2 .
a) Montrer que N1 et N2 sont deux normes sur R [X].

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Exercice 29 [ 03265 ] [correction] Exercice 32 [ 03267] [correction]


On note B(N, R) l’espace des suites réelles bornées normé par k . k∞ . Soient l’espace E = f ∈ C 1 ([0, 1] , R)/f (0) = 0 et N1 , N2 les applications
a) Soit a = (an ) une suite réelle. Former une condition nécessaire et suffisante sur définies sur E par
la suite a pour que l’application
N1 (f ) = kf 0 k∞ et N2 (f ) = kf + f 0 k∞
+∞
X
Na : x 7→ an |xn | a) Montrer que N1 et N2 définissent des normes sur E.
n=0 b) Montrer que N2 est dominée par N1 .
c) En exploitant l’identité
définit une norme sur B(N, R).
Z x
b) Comparer Na et k . k∞ . −x
f (x) = e (f (t) + f 0 (t)) et dt
0

montrer que N1 est dominée par N2 .


Exercice 30 [ 00039 ] [correction]
a) Montrer que

N∞ (u) = sup |un | et N (u) = sup |un+1 − un | Exercice 33 [ 00464 ] [correction]


n∈N n∈N On note E le R-espace vectoriel des fonctions f : [0, 1] → R de classe C 1 vérifiant
f (0) = 0. Pour f ∈ E, on pose
définissent des normes sur l’espace E des suites réelles bornées u = (un )n∈N telles
que u0 = 0. N1 (f ) = sup |f (x)| + sup |f 0 (x)| et N2 (f ) = sup |f (x) + f 0 (x)|
b) Montrer que x∈[0,1] x∈[0,1] x∈[0,1]

∀u ∈ E, N (u) 6 2N∞ (u) Montrer que N1 et N2 sont deux normes sur E et qu’elles sont équivalentes.
Déterminer une suite non nulle telle qu’il y ait égalité.
c) Montrer que ces deux normes ne sont pas équivalentes.
Exercice 34 [ 02411 ] [correction]
Soit
Comparaison de normes équivalentes E = f ∈ C 2 ([0, π] , R)/f (0) = f 0 (0) = 0


a) Montrer que
Exercice 31 [ 00463 ] [correction] N : f 7→ kf + f 00 k∞
On note E = C 1 ([0, 1] , R).
est une norme sur E.
a) Pour f ∈ E, on pose
b) Montrer que N est équivalente à
N (f ) = |f (0)| + kf 0 k∞
Montrer que N est une norme sur E. ν : f 7→ kf k∞ + kf 00 k∞
b) Pour f ∈ E, on pose
N 0 (f ) = kf k∞ + kf 0 k∞
Exercice 35 [ 03262 ] [correction]
On vérifie aisément que N 0 est une norme sur E. Montrer qu’elle est équivalente à Soient E = C([0, 1] , R) et E + l’ensemble des fonctions de E qui sont positives et
N. ne s’annulent qu’un nombre fini de fois. Pour toute fonction ϕ ∈ E + et pour toute
c) Les normes N et N 0 sont elles équivalentes à k . k∞ ? fonction f ∈ E on pose
kf kϕ = sup {|f (t)| ϕ(t)}
t∈[0,1]

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a) Montrer que k . kϕ est une norme sur E Montrer que Nξ définit une norme sur E.
b) Montrer que si ϕ1 et ϕ2 sont deux applications strictement positives de E + b) Soit (Pn ) une suite de polynômes éléments de E. Pour tout n ∈ N, on écrit
alors les normes associées sont équivalentes.
d
c) Les normes k . kx et k . kx2 sont elles équivalentes ? X
Pn = ak,n X k
k=0

Exercice 36 [ 02767 ] [correction] Etablir que les assertions suivantes sont équivalentes :
Soient E = C([0, 1] , R)et E + l’ensemble des fonctions de E qui sont positives et ne (i) la suite de fonctions (Pn ) converge simplement sur R ;
s’annulent qu’un nombre fini de fois. Pour toute fonction ϕ ∈ E + et pour toute (ii) la suite de fonctions (Pn ) converge uniformément sur tout segment de R ;
fonction f ∈ E on pose (iii) pour tout k ∈ {0, . . . , d}, la suite (ak,n ) converge.
Z 1
kf kϕ = |f (t)| ϕ(t) dt
0
Exercice 40 [ 02768 ] [correction]
a) Montrer que k . kϕ est une norme sur E
Soit E un sous-espace vectoriel de dimension finie d > 1 de l’espace C([0, 1] , R) de
b) Montrer que si ϕ1 et ϕ2 sont deux applications strictement positives de E + fonctions continues.
alors les normes associées sont équivalentes. d
a) Etablir l’existence de (a1 , . . . , ad ) ∈ [0, 1] tel que l’application
c) Les normes k . kx et k . kx2 sont elles équivalentes ?
d
X
N : f ∈ E 7→ |f (ai )|
Equivalence de normes en dimension finie i=1

soit une norme.


Exercice 37 [ 00458 ] [correction] b) Soit (fn ) une suite de fonctions de E qui converge simplement vers une
Soit N une norme sur Mn (R). Montrer qu’il existe c > 0 tel que fonction f : [0, 1] → R.
Montrer que f est élément de E et que la convergence est uniforme.
N (AB) 6 cN (A)N (B)

Exercice 41 [ 01582 ] [correction]


Exercice 38 [ 03146 ] [correction]
Montrer que si (Pn ) est une suite de fonctions polynomiales de degré inférieur à N
Soient n ∈ N et E l’espace des polynômes réels de degrés inférieurs à n.
convergeant simplement vers une fonction f sur R alors f est une fonction
Montrer qu’il existe λ > 0 vérifiant
polynomiale.
Z 1
∀P ∈ E, |P (t)| dt > λ sup |P (t)|
0 t∈[0,1]
Exercice 42 [ 02409 ] [correction]
a) Quelles sont les valeurs de a ∈ R pour lesquelles l’application
Exercice 39 [ 00474 ] [correction]
p
(x, y) 7→ Na (x, y) = x2 + 2axy + y 2
Pour d ∈ N, on pose E = Rd [X] l’espace des polynômes réels en l’indéterminée X
de degrés inférieurs ou égaux à d. définit une norme sur R2 .
a) Pour ξ = (ξ0 , . . . , ξd ) famille de d + 1 nombres réels distincts et P ∈ E, on pose b) Si Na et Nb sont des normes, calculer
d Na (x, y) Na (x, y)
inf et sup
X
Nξ (P ) = |P (ξk )| Nb (x, y)
(x,y)6=0 (x,y)6=0 Nb (x, y)
k=0

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Suites de vecteurs Exercice 49 [ 03036 ] [correction]


Soit (An ) une suite convergente d’éléments de Mn (K) et de limite A∞ .
Exercice 43 [ 03143 ] [correction] Montrer que pour n assez grand
Soient A, B ∈ Mp (R). On suppose
rg(An ) > rg(A∞ )
n
(AB) → Op

Montrer que Exercice 50 [ 03475 ] [correction]


(BA)n → Op Soit (Ak ) une suite de matrice de Mn (C) convergeant vers A ∈ Mn (C).
On suppose que les Ak sont tous de rang p donné. Montrer que rgA 6 p.

Exercice 44 [ 01670 ] [correction]


Soient A, B ∈ Mn (R) telles que Exercice 51 [ 03413 ] [correction]
Soit q ∈ N? . On note Eq l’ensemble des A ∈ GLn (C) telles que
Ak −−−−−→ P et B k −−−−−→ Q
k→+∞ k→+∞ Aq = I n
On suppose que les matrices A et B commutent. Montrer que les matrices P et Q a) Que dire de A ∈ Eq telle que 1 est seule valeur propre de A ?
commutent. b) Montrer que In est un point isolé de Eq .

Exercice 45 [ 00471 ] [correction] Exercice 52 [ 03851 ] [correction]


Soit (An ) une suite de matrices inversibles de Mp (K). Soit a ∈ R. Déterminer lim Ann avec
n→+∞
On suppose
An → A et A−1 n →B

1 −a/n

An =
Montrer que A est inversible et déterminer son inverse. a/n 1

Exercice 46 [ 00472 ] [correction] Exercice 53 [ 03925 ] [correction]


A quelle condition sur A ∈ Mp (K) existe-t-il une matrice M ∈ Mp (K) telle que Soit A ∈ Mn (R) une matrice antisymétrique telle que la suite (Ak )k∈N converge
M n −−−−−→ A ? vers B dans Mn (R).
n→+∞ Que dire de B ?

Exercice 47 [ 03010 ] [correction] Séries de vecteurs


Soit A ∈ Mp (C). On suppose que la suite (An )n∈N converge vers B.
Montrer que B est semblable à une matrice diagonale n’ayant que des 0 et des 1. Exercice 54 [ 02728 ] [correction]
Soit M ∈ Mn (C). Montrer l’équivalence de :
(i) toute valeur propre de M est de module strictement inférieur à 1 ;
Exercice 48 [ 03022 ] [correction] (ii) la suite (M k ) tend vers 0 ;
a) Soit A ∈ Mp (R) diagonalisable vérifiant Sp(A) ⊂ ]−1, 1[. Montrer An → Op . (iii) la série de terme général M k converge.
b) Même question avec trigonalisable au lieu de diagonalisable.

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Corrections et en vertu de ce qui précède

N (f )2 N (f −1 ) N (g)2 N (g −1 )
Exercice 1 : [énoncé] N (f + g)N ((f + g)−1 ) 6 +
N (f ) + N (g) N (f ) + N (g)
a) Soit x ∈ E. Si x = 0 alors N1 (x) = N2 (x) = 0. Sinon :
Posons y = N1x(x) . On a y ∈ B1 ⊂ B2 donc N2 (y) 6 1 d’où N2 (x) 6 N1 (x). qui donne
De manière symétrique N1 (x) 6 N2 (x) puis l’égalité.
b) On reprend la démarche ci-dessus à partir de N (f ) N (g)
N (f + g)N ((f + g)−1 ) 6 M+ M =M
N (f ) + N (g) N (f ) + N (g)
x
y= avec
N1 (x) + ε
M = max(N (f )N (f −1 ), N (g)N (g −1 ))
avec ε > 0 pour obtenir N2 (x) < N1 (x) + ε avant de faire tendre ε vers 0.
Document3

Exercice 2 : [énoncé]
Exercice 3 : [énoncé]
a) Par réduction au même dénominateur
a) x = 21 (x + y) + 12 (x − y) donc
a b 1 av(u + v) + bu(u + v) − uv
+ − = kxk 6 max {kx + yk , kx − yk}
u v u+v uv(u + v)
Aussi kyk 6 max {kx + yk , kx − yk} donc
qu’on peut réécrire
√ √ √ kxk + kyk 6 2 max {kx + yk , kx − yk}
a b 1 ( av − bu)2 + (a + b + 2 ab − 1)uv
+ − =
u v u+v uv(u + v) b) Sur R2 avec kk = kk∞ , il y a égalité pour x = (1, 0) et y = (0, 1).
√ √ c)
et si a+ b = 1 alors 2 2 2
(kxk + kyk) 6 2 kxk + 2 kyk
√ √
a b 1 ( av − bu)2 Or x = 1
(x + y) + 1
(x − y) donne
+ − = >0 2 2
u v u+v uv(u + v)
2 1 2 2 2 2

kxk = kx + yk + kx − yk + 2 kxk − 2 kyk
b) 4
Z 1
dt
Z 1
dt
Z 1
dt aussi
N ((f + g)−1 ) = 6a +b = aN (f −1 ) + bN (g −1 ) 2 1 2 2 2 2

f (t) + g(t) f (t) g(t) kyk = kx + yk + kx − yk − 2 kxk + 2 kyk
0 0 0 4
qui donne l’inégalité voulue avec donc
2 2 1 2 2

kxk + kyk 6 kx + yk + kx − yk
N (f )2 N (g)2 2
a= et b = puis
(N (f ) + N (g))2 (N (f ) + N (g))2 2 2
(kxk + kyk) 6 2 max {kx + yk , kx − yk}
√ √
qui sont tels que a + b = 1. qui permet de conclure.
c) Par l’inégalité triangulaire d) Non, sur R2 , il y a égalité pour x = (1, 0) et y = (0, 1).
N (f + g)N ((f + g)−1 ) 6 (N (f ) + N (g))N ((f + g)−1 )

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Exercice 4 : [énoncé] et donc


Cas n = 2 ∀1 6 i, j 6 n, ai,j = 0
Par l’absurdesupposons
 qu’unetelle norme
 existe. ainsi la matrice A est nulle.
0 1 0 2
Posons A = et B = . De plus
0 0 0 0
Les matrices A et B sont semblables (via P = diag(1/2, 1)) donc kAk = kBk. Or n
X n
X n
X
B = 2A donc kBk = 2 kAk puis kAk = 0. kλAk = sup |λai,j | = sup |λ| |ai,j | = |λ| sup |ai,j | = |λ| kAk
16i6n j=1 16i6n 16i6n j=1
C’est absurde car A 6= O2 . j=1

Cas général : semblable. et


n
X n
X
kA + Bk = sup |ai,j + bi,j | 6 sup |ai,j | + |bi,j |
16i6n j=1 16i6n j=1
Exercice 5 : [énoncé]
Ce sont les normes usuelles associées à la base canonique sur Mn,p (K). donc
n
X n
X
kA + Bk 6 sup |ai,j | + sup |bi,j | = kAk + kBk
16i6n j=1 16i6n j=1

Exercice 6 : [énoncé] b) On a
k . k est une norme sur Mn (R) car c’est la norme 2 associée à la base canonique de X n
n X n X
X n
Mn (R). kABk = sup ai,k bk,j 6 sup |ai,k bk,j |
16i6n j=1 16i6n j=1
On a !2 k=1 k=1
n n
2
X X Or
kABk = ai,k bk,j
n
n X n X
n n n n
i,j=1 k=1 X X X X X
|ai,k bk,j | 6 |ai,k | |bk,j | = |ai,k | |bk,j | 6 |ai,k | kBk 6 kAk kBk
Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz, j=1 k=1 k=1 j=1 k=1 j=1 k=1
!2
n
X n
X n
X donc
ai,k bk,j 6 a2i,k b2`,j kABk 6 kAk kBk
k=1 k=1 `=1

donc Exercice 8 : [énoncé]


n n
a) L’application k . k est bien définie de Mn (C) dans R+ .
2
X X 2 2
kABk 6 a2i,k b2`,j = kAk kBk
i,k=1 j,`=1 Si kAk = 0 alors
Xn
puis ∀1 6 i 6 n, |ai,j | = 0
kABk 6 kAk kBk j=1

et donc
∀1 6 i, j 6 n, ai,j = 0
Exercice 7 : [énoncé] ainsi la matrice A est nulle.
a) L’application k . k est bien définie de Mn (C) dans R+ . De plus
Si kAk = 0 alors
Xn n
X n
X n
X
∀1 6 i 6 n, |ai,j | = 0 kλAk = sup |λai,j | = sup |λ| |ai,j | = |λ| sup |ai,j | = |λ| kAk
j=1 16i6n j=1 16i6n j=1 16i6n j=1

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et Appliquée à x = ap , y = bq et λ = 1/p cela donne :


n
X n
X
kA + Bk = sup |ai,j + bi,j | 6 sup |ai,j | + |bi,j | 1 1

1 p 1 q

16i6n j=1 16i6n j=1 ln(ap ) + ln(bq ) 6 ln a + b
p q p q
donc
n
X n
X puis
kA + Bk 6 sup |ai,j | + sup |bi,j | = kAk + kBk 1 p 1 q
16i6n j=1 16i6n j=1 ab 6 a + b
p q
Enfin b) On applique le résultat précédent à a = |xi |
et b = |yi |
pour obtenir
n X
X n X n
n X kxkp kykq
kABk = sup ai,k bk,j 6 sup |ai,k bk,j |
p q
16i6n j=1
k=1
16i6n j=1
k=1 |xi yi | 1 |xi | 1 |yi |
6 p +
Or kxkp kykq p kxkp q kykqq
n X
X n n X
X n n
X n
X n
X En sommant pour i ∈ {1, . . . , n}, on obtient
|ai,k bk,j | 6 |ai,k | |bk,j | = |ai,k | |bk,j | 6 |ai,k | kBk 6 kAk kBk
n
j=1 k=1 k=1 j=1 k=1 j=1 k=1 X |xi yi | 1 1
6 + =1
donc i=1
kxkp kykq p q
kABk 6 kAk kBk
puis
n
b) Soit λ ∈ Sp(A), il existe X 6= 0, AX = λX. X
En notant x1 , . . . , xn les éléments de la colonne X (non tous nuls) on a |xi yi | 6 kxkp kykq
i=1
n
X c) Par l’inégalité triangulaire
∀i ∈ {1, . . . , n} , λxi = ai,j xj
j=1 n
X n
X
p p p
kx + ykp = |xi + yi | 6 (|xi | + |yi |)
Considérons i ∈ {1, . . . , n} tel que |xi | = max |xj | =
6 0. i=1 i=1
16j6n
La relation précédente donne : Or par l’identité proposée
n
X n
X n n n
X p
X p−1
X p−1
|λ| |xi | 6 |ai,j | |xj | 6 |ai,j | |xi | (|xi | + |yi |) 6 |xi | (|xi | + |yi |) + |yi | (|xi | + |yi |)
j=1 j=1 i=1 i=1 i=1

donc Par l’inégalité du b)


n
X
|λ| 6 |ai,j | 6 kAk n n
!1/q n
!1/q
X p
X (p−1)q
X (p−1)q
j=1
(|xi | + |yi |) 6 kxkp (|xi | + |yi |) +kykp (|xi | + |yi |)
i=1 i=1 i=1

Exercice 9 : [énoncé] donc !1/q


n n
a) L’inégalité vaut pour a = 0 ou b = 0. Pour a, b > 0. X p
  X
p
(|xi | + |yi |) 6 kxkp + kykp (|xi | + |yi |)
La fonction ln est concave :
i=1 i=1

∀λ ∈ [0, 1] , ∀x, y > 0, λ ln(x) + (1 − λ) ln(y) 6 ln(λx + (1 − λ)y) car (p − 1)q = pq − q = p

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puis Exercice 12 : [énoncé]


!1/p
n
X L’application N : Rn → R+ est bien définie car toute fonction continue sur le
p
(|xi | + |yi |) 6 kxkp + kykp segment [0, 1] y est bornée
i=1 La liberté de la famille (f1 , . . . , fn ) est une condition nécessaire car, sinon, une
n relation linéaire sur la famille (f1 , . . . , fn ) détermine un n-uplet (x1 , . . . , xn ) non
P p p
car 1 − 1/q = 1/p (et l’inégalité vaut que (|xi | + |yi | ) 6= 0 ou non) nul tel que N (x1 , . . . , xn ) = 0.
i=1
Finalement Inversement, supposons la famille (f1 , . . . , fn ) libre.
kx + ykp 6 kxkp + kykp Soient λ ∈ R, x = (x1 , . . . , xn ) ∈ Rn et y = (y1 , . . . , yn ) ∈ Rn .
Si N (x) = 0 alors x1 f1 + · · · + xn fn = 0 et donc (x1 , . . . , xn ) = (0, . . . , 0) car
d) Les propriétés kxkp = 0 ⇒ x = 0 et kλxkp = |λ| kxkp sont immédiates.
(f1 , . . . , fn ) libre.
N (λx) = kλx1 f1 + · · · + λxn fn k∞ = kλ (x1 f1 + · · · + xn fn )k∞ = |λ| N (x).
Exercice 10 : [énoncé] N (x + y) = k(x1 + y1 )f1 + · · · + (xn + yn )fn k∞ =
Si kxk∞ = 0 alors x = 0 et kxkp = 0 donc k(x1 f1 + · · · + xn fn ) + (y1 f1 + · · · + yn fn )k∞ 6 N (x) + N (y).
Finalement N est une norme sur Rn
kxk∞ = lim kxkp
p→+∞

Si kxk∞ 6= 0. Pour tout p > 1,


p 1/p
kxk∞ 6 kxkp 6 (n kxk∞ ) = n1/p kxk∞ −−−−−→ kxk∞
p→+∞
Exercice 13 : [énoncé]
donc Quand t varie de 0 à 1, l’expression |x1 + tx2 | varie de |x1 | à |x1 + x2 |
lim kxkp = kxk∞ Par suite, on peut exprimer plus simplement l’action de N :
p→+∞

N (x1 , x2 ) = max {|x1 | , |x1 + x2 |}


Exercice 11 : [énoncé]
Notons (e1 , . . . , en ) la base canonique de Kn .
Si N est une norme alors Soient x = (x1 , x2 ) et y = (y1 , y2 ) deux vecteurs de R2 .
N (ei ) = ai > 0
Il est donc nécessaire que les a1 , . . . , an soient tous strictement positifs pour que N (x+y) = max {|x1 + y1 | , |x1 + y1 + x2 + y2 |} 6 max {|x1 | + |y1 | , |x1 + x2 | + |y1 + y2 |} 6
N soit une norme.
Inversement, supposons que les a1 , . . . , an sont tous strictement positifs. Pour λ ∈ R,
L’application N est alors à valeurs dans R+ .
La relation N (λx) = |λ| N (x) est immédiate. N (λ.x) = max {|λ| |x1 | , |λ| |x1 + x2 |} = |λ| N (x)
Puisque les ai sont positifs, on a N (x + y) 6 N (x) + N (y) car
ai |xi + yi | 6 ai |xi | + ai |yi |.
Enfin, si N (x) = 0 alors par nullité d’une somme de quantités positives Enfin si N (x) = 0 alors |x1 | = |x1 + x2 | = 0 et donc x1 = x1 + x2 = 0 puis x = 0.
Ainsi N définie bien une norme sur R2 .
∀i ∈ {1, . . . , n} , ai |xi | = 0 Si x1 > 0, x2 > 0 alors N (x) = x1 + x2 .
Si x1 6 0, x2 > 0 alors N (x) = max(−x1 , |x1 + x2 |).
donc Si x1 > 0, x2 6 0 alors N (x) = max(x1 , |x1 + x2 |).
∀i ∈ {1, . . . , n} , xi = 0 Si x1 6 0, x2 6 0 alors N (x) = −(x1 + x2 ).
i.e. x = 0 Ces considérations permettent de représenter la boule unité fermée.

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Exercice 15 : [énoncé]
L1 (I, K) ⊂ C(I, K) et C(I, K) est un K-espace vectoriel.
0̃ ∈ L1 (I, K).
Soit λ, µ ∈ K et f, g ∈ L1 (I, K).
Pour tout t ∈ I,
|(λf + µg)(t)| 6 |λ| |f (t)| + |µ| |g(t)|
donc par comparaison de fonctions positives λf + µg ∈ L1 (I, K).
Finalement L1 (I, K) est un sous-espace vectoriel de C(I, K) et c’est donc un
K-espace vectoriel.
L’application k . k1 : L1 (I, K) → R+ est
R bien définie.
Soit f ∈ L1 (I, K). Si kf k1 = 0 alors I |f (t)| dt = 0 or |f | est continue et positive
sur I d’intérieur non vide donc f = 0̃.
Soit λ ∈ K et f ∈ L1 (I, K).
La boule unité fermée pour la norme N De manière immédiate : N (x) 6 2 kxk∞ . Z
Aussi |x1 | 6 2N (x) et puisque |x2 | 6 |x1 + x2 | + |x1 | on a aussi |x2 | 6 2N (x). kλf k1 = |λ| |f (t)| dt = |λ| kf k1
I
On en déduit kxk∞ 6 2N (x).
Soient f, g ∈ L1 (I, K)
Exercice 14 : [énoncé] Z
`1 (N, K) ⊂ KN et KN est un K-espace vectoriel. kf + gk1 6 |f (t)| + |g(t)| dt = kf k1 + kgk1
I
(0)n∈N ∈ `1 (K).
Pour λ, µ ∈ K et u, v ∈ `1 (N, K), k . k1 définit bien une norme sur L1 (I, K)
|(λu + µv)n | 6 |λ| |un | + |µ| |vn |
Par comparaison de séries à termes positifs Exercice 16 : [énoncé]
1
λu + µv ∈ ` (N, K) L2 (I, K) ⊂ C(I, K) et C(I, K) est un K-espace vectoriel.
0 ∈ L2 (I, K).
1
` (N, K) est un sous-espace vectoriel de KN , c’est donc un K-espace vectoriel. Soit λ ∈ K et f ∈ L2 (I, K). Pour tout t ∈ I.
L’application k . k1 : `1 (N, K) → R+ est bien définie.
+∞ 2 2 2
|(λf )(t)| = |λ| |f (t)|
Soit u ∈ `1 (N, K). Si kuk1 = 0 alors
P
|un | = 0 donc pour tout n ∈ N, |un | = 0 et
n=0
par suite u = 0. donc par comparaison λf ∈ L2 (I, K).
Soit λ ∈ K et u ∈ `1 (N, K) Soit f, g ∈ L2 (I, K). Pour tout t ∈ I
+∞ +∞ +∞ 2 2 2 2

2 2

|(f + g)(t)| 6 (|f (t)| + |g(t)|) = |f (t)| +2 |f (t)| |g(t)|+|g(t)| 6 2 |f (t)| + |g(t)|
X X X
kλuk1 = |λun | = |λ| |un | = |λ| |un | = |λ| kuk1
n=0 n=0 n=0
car 2ab 6 a2 + b2
Soit u, v ∈ `1 (N, K) Par comparaison de fonctions positives f + g ∈ L2 (I, K).
+∞
X +∞
X +∞
X +∞
X Finalement L2 (I, K) est un sous-espace vectoriel de C(I, K) et c’est donc un
ku + vk1 = |un + vn | 6 (|un | + |vn |) = |un | + |vn | = kuk1 + kvk1 K-espace vectoriel.
n=0 n=0 n=0 n=0 L’application k . k2 : L2 (I, K) → R+ est bien définie.

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2 2
Soit f ∈ L2 (I, K). Si kf k2 = 0 alors I |f (t)| dt = 0 or |f | est continue et
R
Pour λ ∈ K et u ∈ `2 (N, K), λu ∈ `2 (N, K).
positive sur I d’intérieur non vide donc Pour u, v ∈ `2 (N, K),
2
∀t ∈ I, |f (t)| = 0
 
2 2 2 2 2
|(u + v)n | 6 |un | + 2 |un | |vn | + |vn | 6 2 |un | + |vn |
puis f = 0̃.
Soit λ ∈ K et f ∈ L2 (I, K). car 2ab 6 a2 + b2 .
Par comparaison de séries à termes positifs, u + v ∈ `2 (N, K).
`2 (N, K) est un sous-espace vectoriel de KN , c’est donc un K-espace vectoriel.
Z 2
2 2
kλf k2 = |λ| |f (t)| dt = |λ| kf k2 L’application k . k2 : `2 (N, K) → R+ est bien définie.
I
+∞
2 2
Soit u ∈ `2 (N, K). Si kuk2 = 0 alors
P
|un | = 0 donc pour tout n ∈ N, |un | = 0
Soit f, g ∈ L2 (I, K). n=0
Z Z puis u = 0.
2 2 2 2
kf + gk2 6 (|f (t)| + |g(t)|) dt = kf k2 + 2 |f (t)| |g(t)| dt + kgk2 Soit λ ∈ K et u ∈ `2 (N, K)
I I v v v
u +∞ u +∞ u +∞
Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz, pour f, g : [a, b] → R continue par morceaux, uX 2
u X 2 2
uX 2
kλuk = t |λun | = t |λ| |un | = |λ| t |un | = |λ| kuk2
!1/2 !1/2 n=0 n=0 n=0
Z b Z b Z b
f (t)g(t) dt 6 f (t)2 dt g(t)2 dt
a a a Soit u, v ∈ `2 (N, K)
+∞ +∞ +∞ +∞
Ici 2
X 2
X 2
X X 2
ku + vk2 = |un + vn | 6 |un | + 2 |un | |vn | + |vn |
!1/2 !1/2
Z b Z b Z b n=0 n=0 n=0 n=0
2 2
|f (t)| |g(t)| dt 6 |f (t)| dt |g(t)| dt 6 kf k2 kgk2
a a a Or par l’inégalité de Cauchy-Schwarz

Or pour f : I → R+ continue par morceaux intégrable


v v
N
X
uN
uX
uN
uX
2t
Z b Z |un | |vn | 6 t |un | |vn |
∀ [a, b] ⊂ I, f (t) dt 6 f n=0 n=0 n=0
a I
En passant à la limite quand N → +∞
donc ici Z
v v
|f (t)| |g(t)| dt 6 kf k2 kgk2 +∞
X
u +∞
uX
u +∞
uX
I 2t
|un | |vn | 6 t |un | |vn |
et enfin n=0 n=0 n=0
2 2
kf + gk2 6 (kf k2 + kgk2 )
Ainsi
ce qui permet de conclure. 2 2
ku + vk2 6 (kuk2 + kvk2 )
puis
Exercice 17 : [énoncé] ku + vk2 6 kuk2 + kvk2
`2 (N, K) ⊂ KN et KN est un K-espace vectoriel.
0 ∈ `2 (K).

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Exercice 18 : [énoncé] Exercice 20 : [énoncé]


Puisque 0 ∈ C0 , on a déjà Puisque 0 ∈ F , d(e, F ) 6 d(e, 0) = 1.
En raisonnant par l’absurde montrons d(e, F ) = 1 en supposant d(e, F ) < 1.
d(e, C0 ) 6 d(e, 0) = kek∞ = 1 Il existe alors une suite x ∈ B(Rn ) vérifiant k∆x − ek∞ = ρ avec ρ < 1.
Pour tout k ∈ N, |∆x(k) − 1| 6 ρ donc ∆x(k) > 1 − ρ.
Soit x ∈ C0 . On a En sommant ces inégalités pour k allant de 0 à n − 1, on obtient
|xn − 1| 6 kx − ek∞ x(n) − x(0) > n(1 − ρ) et donc x → +∞.
et donc quand n → +∞ Ceci contredit x ∈ B(N, R) et permet de conclure.
1 6 kx − ek∞
On en déduit
Exercice 21 : [énoncé]
d(e, C0 ) > 1 Par définition
et donc d(e, C0 ) = 1. d(f, F ) = inf kf − gk∞
g∈F

Puisque la fonction nulle est continue


Exercice 19 : [énoncé]
d(f, F ) 6 f − 0̃ =1
Puisque 0 ∈ C0 , on a déjà ∞

Inversement, soit g ∈ F .
d(u, C) 6 d(u, 0) = kuk∞ = 1
Pour tout x > 0.
Soit x ∈ C et ` ∈ R sa limite. Pour n = 2p pair |f (x) − g(x)| = |1 − g(x)| 6 kf − gk∞
donc à la limite quand x → 0+
|x2p − u2p | 6 kx − uk∞
|1 − g(0)| 6 kf − gk∞
donne |x2p − 1| 6 kx − uk∞ puis à la limite
De même, pour x < 0,
|` − 1| 6 kx − uk∞

De même avec n = 2p + 1 impair on obtient |f (x) − g(x)| = |1 + g(x)| 6 kf − gk∞

|` + 1| 6 kx − uk∞ et donc à la limite quand x → 0−

On en duite |1 + g(0)| 6 kf − gk∞

1+` 1−` 1 On en déduit


|1| = + 6 (|1 + `| + |1 − `|) 6 kx − uk∞
2 2 2 2 6 |1 + g(0)| + |1 − g(0)| 6 2 kf − gk∞

On en déduit et donc
d(u, C) > 1 1 6 kf − gk∞

et donc d(u, C) = 1. Finalement 1 6 d(f, F ) puis d(f, F ) = 1.

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Exercice 22 : [énoncé] On remarque


a) Z x 0
Z x
1 f (x) = e−3x f (t)e3t dt = e−3x (3f (t) + f 0 (t))e3t dt
Z
kf k1 6 kf k∞ 6 kf k∞ 0 0
0
et Par suite |f (x)| 6 e3 N (f ) pour tout x ∈ [0, 1] et donc N∞ (f ) 6 αN (f ) avec
Z 1 1/2 α = e3 .
2
kf k2 6 kf k∞ 6 kf k∞ b) Pour fn (x) = xn , N∞ (f ) = 1 et
0 N (f ) = N∞ (x 7→ 3xn + nxn−1 ) = n + 3 → +∞.
1
Posons fn (x) = xn , kfn k∞ = 1 alors que kfn k1 = n+1 → 0 et Les normes N∞ et N ne sont pas équivalentes.
1
kfn k2 = √2n+1 → 0. Les normes ne sont donc pas équivalentes.
b) Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz : Exercice 25 : [énoncé]
R1
Z 1 Z 1 1/2 Z 1 1/2 a) Posons ϕ(f, g) = f (0)g(0) + 0 f 0 (t)g 0 (t)dt. ϕ est une forme bilinéaire
1 × |f (t)| dt 6 1dt f (t)2 dt symétrique, ϕ(f, f ) > 0 et si ϕ(f, f ) = 0 alors f (0) = 0 et pour tout t ∈ [0, 1],
0 0 0 f 0 (t) = 0 donc f = 0. ϕ est donc un produit scalaire et N apparaît comme étant
la norme associée. √
donc Rx
b) Pour tout x ∈ [0, 1], |f (x)| 6 |f (0)| + 0 f 0 (t)dt 6 2N (f ), donc
kf k1 6 kf k2 √ √
√ √ kf k∞ 6 2N (f ).Pour f (x) = sin(nxπ), kf k∞ = 1 et N (f ) = nπ/ 2 → +∞. Les
2n+1
Pour fn (x) = 2n + 1xn , kfn k2 = 1 et kfn k1 = n+1 → 0, les normes ne sont deux normes ne sont donc pas équivalentes.
donc pas équivalentes.
Exercice 26 : [énoncé]
a) N1 , N2 : R [X] → R.
Exercice 23 : [énoncé] +∞ +∞
P (k)
P (0) + Q(k) (0) 6
P (k)
a) Sans difficultés. N1 (P + Q) = P (0) + Q(k) (0) =
b) On a N1 (f ) 6 N2 (f ) car k=0 k=0
+∞ +∞
(k) (k)
P P
Z x P (0) + Q (0) = N1 (P ) + N1 (Q),
|f (x)| 6 |f (0)| + f 0 (t) dt 6 |f (0)| + |x| sup |f 0 | k=0
+∞
k=0
+∞
0 [−1,1]
λP (k) (0) = |λ| P (k) (0) = |λ| N1 (P ),
P P
N1 (λP ) =
k=0 k=0
et sans difficultés on a aussi N3 (f ) 6 2N1 (f ). +∞
P (k) (0) k
N1 (P ) = 0 ⇒ ∀k ∈ Z, P (k) (0) = 0 or P =
P
Posons k! X donc P = 0.
k=0
fn (x) = xn Finalement N1 est une norme.
2 N2 (P + Q) = sup |P (t) + Q(t)| 6 sup |P (t)| + |Q(t)| 6
On a N1 (fn ) = 1, N2 (fn ) = n et N3 (fn ) = n+1 .
t∈[−1,1] t∈[−1,1]
On en déduit que les normes N1 et N2 d’une part, N1 et N3 d’autre part, ne sont
pas équivalentes. sup |P (t)| + sup |Q(t)| = N2 (P ) + N2 (Q),
t∈[−1,1] t∈[−1,1]
N2 (λP ) = sup |λP (t)| = sup |λ| |P (t)| = |λ| sup |P (t)| = |λ| N2 (P ),
t∈[−1,1] t∈[−1,1] t∈[−1,1]
Exercice 24 : [énoncé] N2 (P ) = 0 ⇒ ∀t ∈ [−1, 1] , P (t) = 0 et par infinité de racines P = 0.
a) Les propriétés N (f + g) 6 N (f ) + N (g) et N (λf ) = |λ| N (f ) sont faciles. b) La suite n1 X n converge vers 0 pour N2 mais n’est pas bornée et donc diverge
Si N (f ) = 0 alors la résolution de l’équation différentielle f 0 + 3f = 0 avec la pour N1 .
condition initiale f (0) = 0 donne f = 0. Ainsi l’application N est bien une norme c) Les normes ne peuvent être équivalentes car sinon les suites convergeant pour
sur E. l’une des normes convergerait pour l’autre.

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Exercice 27 : [énoncé] Exercice 29 : [énoncé]


a) Aisément k . k∞ 6 k . k1 a) Supposons que Na est une norme sur B(N, R).
Soit uN définie par uN N
n = 1 si n < N et un = 0 sinon. Pour m ∈ N, la suite élémentaire em = (δm,n )n∈N est non nulle donc
N N
On a u 1 = N et u ∞ = 1 donc il n’existe pas de α > 0 tel que
k . k1 6 α k . k∞ . Na (em ) = am > 0
k . k1 et k . k∞ ne sont pas équivalentes.
P pour la suite constante u = (1)n∈N , la quantité Na (u) existe et donc la
De plus,
b) En introduisant N tel que n > N ⇒ un = 0 on a série an converge.
P
!2 !2 Inversement, si an est une série convergente à termes strictement positifs alors
+∞ N N +∞
2
X 2
X 2
X X 2 on montre que l’application Na : B(N, R) → R+ est bien définie et que celle-ci est
kuk2 = |un | = |un | 6 |un | = |un | = kuk1
une norme sur l’espace B(N, R).
n=0 n=0 n=0 n=0 +∞
P
b) On a aisément Na 6 k k . k∞ avec k = an .
Ainsi k . k2 6 k . k1 . n=0
Soit uN définie par uN n = 1 si n
N
√< N et un = 0 sinon. Inversement, supposons k . k∞ 6 k 0 Na . Pour la suite élémentaire em , on obtient
N N
On a u 1 = N et u 2 = N donc il n’existe pas de α > 0 tel que kem k∞ 6 k 0 Na (em ) et donc am > 1/k pour tout
P m ∈ N. Cette propriété est
k . k1 6 α k . k2 . incompatible avec la convergence de la série an .
k . k1 et k . k2 ne sont pas équivalentes. Ainsi Na est dominée par k . k∞ mais ces deux normes ne sont pas équivalentes.

Exercice 28 : [énoncé] Exercice 30 : [énoncé]


a) La suite u étant sommable, elle converge vers 0 et est par conséquent bornée. a) N∞ est bien connue pour être une norme sur l’ensemble des fonctions bornées,
Pour tout n ∈ N, il en est de même sur l’ensemble des suites bornées dont le premier terme est nul.
+∞
X L’application N : E → R+ est bien définie. On vérifie aisément
|un | 6 |uk | N (u + v) 6 N (u) + N (v) et N (λu) = |λ| N (u). Si N (u) = 0 alors pour tout n ∈ N,
k=0 un+1 = un et puisque u0 = 0, on obtient u = 0. Ainsi N est une norme sur E.
donc b) Pour u ∈ E , on a, pour tout n ∈ N,
kuk∞ 6 kuk1
|un+1 − un | 6 |un+1 | + |un | 6 2N∞ (u)
N
Soit u définie par uN
= 1 si n < N et uN
n
N 1
n = 0 sinon. u ∈ ` (R).
N N
On a u 1 = N et u ∞ = 1 donc il n’existe pas de α > 0 tel que On en déduit
k . k1 6 α k . k∞ . N (u) 6 2N∞ (u)
k . k1 et k . k∞ ne sont pas équivalentes. La suite u définie par u0 = 0 et un = (−1)n pour n > 1 est une suite non nulle
2
pour laquelle il y a égalité.
N
N
P 2 P
b) On a |un | 6 |un | donc quand N → +∞ : c) Considérons la suite u(p) définie par
n=0 n=0

!2 n si n 6 p
+∞ +∞ u(p) (n) =
p sinon
2
X 2
X 2
kuk2 = |un | 6 |un | = kuk1
n=0 n=0 On a
Ainsi k . k2 6 k . k1 . u(p) ∈ E, N∞ (u(p) ) = p et N (u(p) ) = 1
Soit uN définie par uN n = 1 si n
N N 1
√< N et un = 0 sinon. u ∈ ` (R). On en déduit que les normes N et N∞ ne sont pas équivalentes car
On a uN 1 = N et uN 2 = N donc il n’existe pas de α > 0 tel que
k . k1 6 α k . k2 . N∞ (u(p) )
→ +∞
k . k1 et k . k2 ne sont pas équivalentes. N (u(p) )

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Exercice 31 : [énoncé] c) Sachant f (0) = 0, on a


a) L’application N est bien définie sur E et valeurs dans R+ . Z x Z x
Si N (f ) = 0 alors nullité d’une somme de positifs f (0) = 0 et kf 0 k∞ = 0 et donc f f (x) = e−x f (t)et
0
dt = e−x (f (t) + f 0 (t))et dt
est constante égale à 0. 0 0
N (λf ) = |λf (0)| + kλf 0 k∞ = |λ| |f (0)| + |λ| kf 0 k∞ = |λ| N (f ).
N (f + g) = |f (0) + g(0)| + kf 0 + g 0 k∞ 6 |f (0)| + |g(0)| + kf 0 k∞ + kg 0 k∞ = donc
N (f ) + N (g). |f (x)| 6 N2 (f )
b) Aisément N (f ) 6 N 0 (f ) car |f (0)| 6 kf k∞ . Puisque
Pour tout x ∈ [0, 1], |f 0 (x)| 6 |f (x) + f 0 (x)| + |f (x)|
x x
on obtient
Z Z
0
|f (x)| = f (0) + f (t) dt 6 |f (0)| + kf 0 k∞ 6 |f (0)| + x kf 0 k∞ 6 N (f )
0 0
|f 0 (x)| 6 2N2 (f )
et finalement
Par suite kf k∞ 6 N (f ) puis sachant kf 0 k 6 N (f ) on a
N1 (f ) 6 2N2 (f )
N 0 (f ) 6 2N (f )

c) Pour fn (x) = xn . Exercice 33 : [énoncé]


Pour tout f, g ∈ E et tout λ ∈ R, il est clair que Ni (f + g) 6 Ni (f ) + Ni (g) et que
kfn k∞ = 1 et N (fn ) = n −−−−−→ +∞ Ni (λf ) = λNi (f ).
n→+∞
Supposons N1 (f ) = 0, on a alors sup |f (x)| = 0 donc f = 0.
x∈[0,1]
Donc N et k . k∞ ne sont pas équivalentes. A fortiori, N 0 n’est pas non plus
Supposons maintenant que N2 (f ) = 0, on a alors sup |f (x) + f 0 (x)| = 0 donc
équivalente à k . k∞ . x∈[0,1]
f (x) + f 0 (x) = 0. Après résolution de l’équation différentielle sous-jacente,
f (x) = λe−x avec λ = f (0) = 0 et finalement f = 0.
Exercice 32 : [énoncé] Finalement N1 et N2 sont bien deux normes sur E.
a) Les applications sont bien définies Ni : E → R+ car toute fonction continue sur Il est clair que
un segment y est bornée. N2 (f ) 6 N1 (f )
Les propriétés Ni (f + g) 6 Ni (f ) + Ni (g) et Ni (λf ) = |λ| Ni (f ) sont faciles. Posons maintenant M = N2 (f ). Pour tout x ∈ [0, 1], on a
Si N1 (f ) = 0 alors f 0 = 0 et sachant f (0) = 0, on obtient f = 0.
Si N2 (f ) = 0 alors la résolution de l’équation différentielle f 0 + f = 0 avec la |f (x) + f 0 (x)| 6 M
condition initiale f (0) = 0 donne f = 0.
Ainsi les applications N1 , N2 sont bien des normes sur E. donc
0
b) Pour f ∈ E, on a
Z x (f (x)ex ) 6 M ex
f (x) = f 0 (t) dt d’où Z x Z x
0 0
|f (x)ex | = f (t)et dt 6 M et dt 6 M ex
ce qui permet d’établir kf k∞ 6 kf 0 k∞ . 0 0
Puisque puis |f (x)| 6 M e pour tout x ∈ [0, 1]. Ainsi
N2 (f ) 6 kf k∞ + kf 0 k∞ 6 2N1 (f )
sup |f (x)| 6 M e
la norme N2 est dominée par la norme N1 . x∈[0,1]

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De plus c) On a facilement k . kx2 6 k . kx .


|f 0 (x)| 6 |f (x) + f 0 (x)| + |f (x)| 6 M (1 + e) Pour fn (x) = (1 − x)n , on a après étude des variations des fonction x 7→ x(1 − x)n
et x 7→ x2 (1 − x)n
donc n
e−1

1 1
sup |f 0 (x)| 6 M (1 + e) kfn kx = 1− ∼
x∈[0,1] n+1 n+1 n
et finalement et 2  n
e−2

N1 (f ) 6 M (1 + 2e) = N2 (f )(1 + 2e) 2 2
kfn kx2 = 1− ∼ 2
n+2 n+2 n
On peut conclure que les deux normes sont effectivement équivalentes.
donc il n’existe pas de constante M > 0 telle que k . kx 6 M k . kx2 . Les deux
normes k . kx et k . kx2 ne sont pas équivalentes.
Exercice 34 : [énoncé]
a) L’application N : E → R+ est bien définie et on vérifie aisément Exercice 36 : [énoncé]
N (λf ) = |λ| N (f ) et N (f + g) 6 N (f ) + N (g). a) L’application k . kϕ : E → R+ est bien définie.
Supposons maintenant N (f ) = 0, la fonction f est alors solution de l’équation Si kf kϕ = 0 alors par nullité de l’intégrale d’une fonction continue et positive, la
différentielle y 00 + y = 0 vérifiant les conditions initiales y(0) = y 0 (0) = 0 ce qui fonction t 7→ |f (t)| ϕ(t) est nulle. En dehors des valeurs où ϕ est nulle, la fonction
entraîne f = 0. f s’annule. Or ϕ ne s’annule qu’un nombre fini de fois, donc par un argument de
Finalement N est une norme sur E. continuité, f s’annule aussi en ces points et finalement f = 0̃.
b) On a évidemment N 6 ν. Les propriétés kλf kϕ = |λ| kf kϕ et kf + gkϕ 6 kf kϕ + kgkϕ sont immédiates.
Inversement, soit f ∈ E et g = f + f 00 . La fonction f est solution de l’équation b) Considérons la fonction ϕ2 /ϕ1 . Cette fonction est définie et continue sur le
différentielle segment [0, 1], elle y est donc bornée et il existe M ∈ R+ vérifiant
y 00 + y = g
∀x ∈ [0, 1] , ϕ2 (x) 6 M ϕ1 (x)
vérifiant les conditions initiales y(0) = y 0 (0) = 0. Après résolution via la méthode
de variation des constantes, on obtient On en déduit
Z x Z 1 Z 1
f (x) = sin(x − t)g(t) dt ∀f ∈ E, |f (t)| ϕ1 (t) dt 6 M |f (t)| ϕ2 (t) dt
0 0 0

On en déduit |f (x)| 6 x kgk∞ 6 π kgk∞ et donc kf k∞ 6 πN (f ). Autrement dit k . kϕ1 6 M k . kϕ2 . La norme k . kϕ1 est dominée par k . kϕ2 et, par
De plus kf 00 k∞ 6 kf + f 00 k∞ + kf k∞ donc ν(f ) 6 (π + 1)N (f ). un argument symétrique, k . kϕ2 est dominée par k . kϕ1 .
c) On vérifie facilement k . kx2 6 k . kx car
∀t ∈ [0, 1] , t2 6 t
Exercice 35 : [énoncé]
a) k . kϕ : E → R+ est bien définie. Pour fn (x) = (1 − x)n , on a
Si kf kϕ = 0 alors la fonction t 7→ |f (t)| ϕ(t) est nulle. En dehors des valeurs où ϕ 1
est nulle, la fonction f s’annule. Or ϕ ne s’annule qu’un nombre fini de fois, donc kfn kx =
(n + 1)(n + 2)
par un argument de continuité, f s’annule aussi en ces points et finalement f = 0̃.
Les propriétés kλf kϕ = |λ| kf kϕ et kf + gkϕ 6 kf kϕ + kgkϕ sont immédiates. et
b) Considérons la fonction ϕ2 /ϕ1 . Cette fonction est définie et continue sur le 2
kfn kx2 =
segment [0, 1], elle y est donc bornée et il existe M ∈ R+ vérifiant (n + 1)(n + 2)(n + 3)
∀x ∈ [0, 1] , ϕ2 (x) 6 M ϕ1 (x). On en déduit k . kϕ1 6 M k . kϕ2 . Ainsi k . kϕ1 est donc il n’existe pas de constante M > 0 telle que k . kx 6 M k . kx2 .
dominée par k . kϕ2 et par un argument symétrique k . kϕ2 est dominée par k . kϕ1 . Les deux normes k . kx et k . kx2 ne sont pas équivalentes.

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Exercice 37 : [énoncé] Le problème est l’obtention de l’implication de séparation


On sait N∞ (AB) 6 nN∞ (A)N∞ (B) et αN 6 N∞ 6 βN avec α, β > 0 donc
N (f ) = 0 ⇒ f = 0
1 n nβ 2
N (AB) 6 N∞ (AB) 6 N∞ (A)N∞ (B) 6 N (A)N (B)
α α α Procédons par récurrence sur d ∈ N? .
Cas d = 1 : E = Vect(g) avec g 6= 0̃. Un réel a1 ∈ [0, 1] tel que g(a1 ) 6= 0 convient.
Supposons la propriété au rang d > 1.
Exercice 38 : [énoncé]
Soit E un sous-espace vectoriel de dimension d + 1 de C 0 ([0, 1] , R). Il existe une
Les applications
fonction g non nulle élément de E et il existe ad+1 ∈ [0, 1] tel que g(ad+1 ) 6= 0.
Z 1 Considérons alors H = {f ∈ E/f (ad+1 ) = 0}. On vérifie aisément E = H ⊕ Vectg.
N1 : P 7→ |P (t)| dt et N2 : P 7→ sup |P (t)| Puisque H est alors de dimension d, on peut appliquer l’hypothèse de récurrence
0 t∈[0,1]
d
d P
pour introduire (a1 , . . . , ad ) ∈ [0, 1] tel que h 7→ |h(ai )| soit une norme surH.
définissent deux normes sur l’espace E. Puisque l’espace E est de dimension finie, i=1
ces deux normes sont équivalentes et en particulier N2 est dominée par N1 Considérons alors l’application
d+1
X
Exercice 39 : [énoncé] N : f ∈ E 7→ |f (ai )|
a) facile. i=1
b) (i)⇒(ii) Supposons que la suite (Pn ) converge simplement sur R vers une
et montrons
certaine fonction f . On ne sait pas a priori si cette fonction est, ou non,
N (f ) = 0 ⇒ f = 0
polynomiale.
Soit ξ = (ξ0 , . . . , ξd ) une famille de d + 1 réels distincts et P ∈ E déterminé par Supposons N (f ) = 0 et donc |f (a1 )| = . . . = |f (ad )| = |f (ad+1 )| = 0. Puisque
P (ξk ) = f (ξk ). On peut affirmer que la (Pn ) suite converge vers P pour la norme E = H ⊕ Vectg, on peut écrire f = h + λg avec h ∈ H et λ ∈ R. La propriété
Nξ . Soit [a, b] un segment de R avec a < b. N = k . k∞,[a,b] définit une norme sur |f (ad+1 )| = 0 entraîne λ = 0 et la propriété |f (a1 )| = . . . = |f (ad )| = 0 entraîne
E qui est équivalent à Nξ car E est de dimension finie. Puisque (Pn ) converge alors h = 0. On peut donc conclure f = 0.
vers P pour la norme Nξ , on peut affirmer que la convergence a aussi lieu pour la Récurrence établie.
norme N et donc (Pn ) converge uniformément vers P sur le segment [a, b]. Au b) Introduisons E 0 = E + Vectf de dimension d ou d + 1. Sur E 0 , on peut
passage, on en déduit que f = P . introduire une norme du type précédent et l’hypothèse de convergence simple
(ii)⇒(iii) Si la suite (Pn ) converge uniformément sur tout segment vers une donne alors que (fn ) tend vers f pour la norme considérée. Or sur E 0 de
fonction f , elle converge aussi simplement vers f et l’étude ci-dessus montre que f dimension finie toutes les normes sont équivalentes et donc (fn ) tend aussi vers f
est un polynôme. En introduisant la norme infinie relative aux coefficients pour la norme k . k∞ ce qui signifie que (fn ) converge uniformément vers f .
polynomiaux : Il reste à montrer que f ∈ E. Par l’absurde, supposons que f ∈ / E. On a alors
a0 + · · · + ad X d ∞ = max |ak | E 0 = E ⊕ Vectf . Considérons alors la projection p sur Vectf parallèlement à E.
06k6d
C’est une application linéaire au départ d’un espace de dimension finie, elle est
l’équivalence de norme permet d’établir que les coefficients de Pn convergent vers donc continue. Or p(fn ) = 0 → 0 et p(fn ) → p(f ) = f 6= 0. C’est absurde.
les coefficients respectifs de f .
(iii)⇒(i) immédiat.
Exercice 41 : [énoncé]
Exercice 40 : [énoncé] Soient a0 , . . . , aN des réels deux à deux distincts. Considérons la fonction
a) L’application N : E → R+ proposée vérifie aisément polynôme P de degré inférieur à N vérifiant

N (λf ) = |λ| N (f ) et N (f + g) 6 N (f ) + N (g) ∀k ∈ {0, . . . , N } , P (ak ) = f (ak )

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Sur l’espace RN [X], on peut introduire la norme donnée par Exercice 43 : [énoncé]
Il suffit d’observer
N (Q) = max |Q(ak )|
06k6N (BA)n+1 = B(AB)n A → Op
Pour cette norme, on peut affirmer que la suite (Pn ) converge vers P . Or l’espace
RN [X] est de dimension finie, toutes les normes y sont donc équivalentes. La
convergence de (Pn ) vers P a donc aussi lieu pour les normes données par Exercice 44 : [énoncé]
Puisque les matrices A et B commutent, il en est de même des matrices Ak et B k .
kQk∞,[a,b] = sup |Q(t)| En passant à la limite la relation
t∈[a,b]

La suite (Pn ) converge vers P sur tout segment de R et donc converge simplement Ak B k = B k Ak
vers P . Par unicité de la limite simple, la fonction f est égale à P .
on obtient
P Q = QP
Exercice 42 : [énoncé]
a) Na (1, 1) et Na (1, −1) doivent exister et être strictement positifs. Cela fournit
les conditions nécessaires 2a + 2 > 0 et 2 − 2a > 0 d’où a ∈ ]−1, 1[. Montrons que Exercice 45 : [énoncé]
cette condition est suffisante. On a
Supposons a ∈ ]−1, 1[ et considérons ϕ : R2 × R2 → R définie par An A−1
n = Ip
ϕ ((x, y), (x0 , y 0 )) = xx0 + yy 0 + axy 0 + ayx0 .
L’application ϕ est une forme bilinéaire symétrique sur R2 et pour (x, y) 6= En passant cette relation à la limite on obtient
 (0, 0),
ϕ ((x, y), (x, y)) > (1 − |a|) (x2 + y 2 ) > 0 en vertu de |2axy| 6 |a| x2 + y 2 . Ainsi
ϕ est un produit scalaire sur R2 et Na est la norme euclidienne associée. AB = Ip
b) Le cas a = b est immédiat. Quitte à échanger, on peut désormais supposer
Par le théorème d’inversibilité, on peut affirmer que A est inversible et
a < b.
Par homogénéité, on peut limiter l’étude de N a (x,y)
Nb (x,y) au couple (x, y) = (cos t, sin t) A−1 = B
avec t ∈ ]−π/2, π/2].
Posons  2
Na (cos t, sin t) 1 + a sin 2t Exercice 46 : [énoncé]
f (t) = =
Nb (cos t, sin t) 1 + b sin 2t Si A est limite d’une suite (M n ) alors M 2n → A et M 2n = (M n )2 → A2 .
On a Par unicité de la limite, on obtient A2 = A.
(a − b) cos(2t) Inversement, si A2 = A alors A = lim M n avec M = A.
f 0 (t) = 2 2 n→+∞
(1 + b sin 2t)
Les variations de f sont faciles et les extremums de f (t) sont en t = −π/4 et
t = π/4. Ils valent 1−a 1+a
1−b et 1+b . Exercice 47 : [énoncé]
On en déduit r A2n → B et A2n = An × An → B 2 donc B = B 2 et B est une matrice de
Na (x, y) 1+a
inf = projection.
(x,y)6=0 Nb (x, y) 1+b
et r
Na (x, y) 1−a
sup = Exercice 48 : [énoncé]
(x,y)6=0 Nb (x, y) 1−b a) Il existe P ∈ GLp (K) tel que P −1 AP = D avec D = diag(λ1 , . . . , λp ) et
(dans le cas a < b). |λj | < 1.

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On a alors An = P Dn P −1 avec Dn = diag(λn1 , . . . , λnp ) → Op donc Ainsi, pour n assez grand


An → P Op P −1 = Op .
n−1
b) En reprenant la démarche qui précède, on peut conclure dès que l’on établit X ε
que si T est une matrice triangulaire supérieure à coefficients diagonaux dans λn−1−k S k 6 ε +
1 − |λ|
k=0
]−1, 1[ alors T n −−−−−→ Op .
n→+∞
Raisonnons par récurrence sur p ∈ N? . et on peut conclure.
Pour p = 1, la propriété est immédiate. Récurrence établie.
Supposons le résultat vrai au rang p > 1.
Soit T ∈ Mp+1 (R) triangulaire supérieure à coefficients diagonaux dans ]−1, 1[.
On peut écrire   Exercice 49 : [énoncé]
λ L Posons r = rgA∞ .
T =
On,1 S La matrice A∞ possède est déterminant extrait non nul de taille r.
Le déterminant extrait correspondant des matrices An est alors non nul à partir
avec |λ| < 1 et S ∈ Mn (R) triangulaire supérieure à coefficients diagonaux dans
d’un certain rang et donc rg(An ) > r
]−1, 1[.
Par le calcul, on obtient  n 
λ Ln
Tn = Exercice 50 : [énoncé]
On,1 S n
Posons r = rgA.
avec La matrice A possède un déterminant extrait non nul de taille r.
n−1
Le déterminant extrait correspondant des matrices Ak est alors non nul à partir
X
Ln = L λk S n−1−k
k=0 d’un certain rang et donc
n n p = rg(Ak ) > r = rgA
On a λ → 0 et S → On par hypothèse de récurrence.
Pour conclure, il suffit de montrer que
n−1
X n−1
X Exercice 51 : [énoncé]
λk S n−1−k = λn−1−k S k → On a) Une matrice A ∈ Eq annule le polynôme scindé simple X q − 1, elle est donc
k=0 k=0 diagonalisable. Si 1 est sa seule valeur propre alors A = In car semblable à In .
b) Par l’absurde, supposons qu’il existe une suite (Ap ) d’éléments de Eq \ {In }
car ceci entraîne Ln → O1,n . vérifiant
Soit ε > 0. Ap → In
Puisque S n → On , il existe un rang N ∈ N au-delà duquel kS n k 6 ε.
On alors Par continuité de la trace
n−1 n−1
X X n−1−k ε trAp → n
λn−1−k S k 6 ε |λ| 6
1 − |λ| Or la trace de Ap est la somme de ses valeurs propres, celles-ci ne sont pas toutes
k=N k=N

−1
NP
égales à 1 et sont racines qème de l’unité donc
De plus, puisque λn−1−k S k −−−−−→ On car somme d’un nombre constant de
k=0 n→+∞ 2π
Re(trAp ) 6 (n − 1) + cos
termes de limites nulles, on peut affirmer que pour n assez grand, on a q
N
X −1 Cette majoration est incompatible avec la propriété trAp → n.
λn−1−k S k 6 ε
k=0

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Exercice 52 : [énoncé] Exercice 54 : [énoncé]


On peut écrire (i)⇒(ii) Le plus simple est sans doute d’utiliser la décomposition de Dunford :
p p M = D + N avec D diagonalisable et N nilpotente commutant entre elles. Par la
1 = 1 + (a/n)2 cos(θn ) et a/n = 1 + (a/n)2 sin(θn ) formule du binôme de Newton, on peut calculer M k et tronquer la somme par la
nilpotence de N , on parvient alors à une somme finie de termes qui tendent vers 0
avec par croissance comparée. Une autre méthode, techniquement plus lourde, consiste
θn = arcsin (a/n) à introduire ρk` = max (M k )1,`+1 , . . . , (M k )n−`,n qui majorent les
On a alors An =
p
1 + (a/n)2 R(θn ) avec R(θn ) la matrice de rotation coefficients de M k situés sur la diagonale (pour ` = 0), sur la sur-diagonale (pour
` = 1) etc. En notant que ρ = ρ10 < 1, on montre par récurrence sur k que
`+1
ρk` 6 k ` kM k∞ ρk−` ce qui permet de conclure.
 
cos θn − sin θn
R(θn ) = (ii)⇒(iii) Supposons que M k → 0. On peut alors affirmer que 1 n’est pas valeur
sin θn cos θn
propre de M car M X = X ⇒ M k X = X et donc à la limite M X = X ⇒ X = 0.
m
Par suite
M k = I − M m+1 ,
P
  a 2 n/2   Par suite la matrice I − M est inversible et puisque (I − M )
cos(nθn ) − sin(nθn ) k=0
Ann = 1+ m
n sin(nθn ) cos(nθn ) k −1 m+1
) d’où la convergence de la série des M k .
P
M = (I − M ) (I − M
k=0
Or m
  a 2  n2 (iii)⇒(i) Soit λ ∈ Sp(M ) et X 6= 0 tel que M X = λX. Puisque
P
M k converge
1+ → 1 et nθn → a k=0
n m n
M k X converge, puis λk X converge et donc |λ| < 1
P P
quand rgC > r, on a
donc   k=0 k=0
cos a − sin a (car X 6= 0).
Ann →
sin a cos a

Exercice 53 : [énoncé]
D’une part
t
(Ak ) → t B
et d’autre part
t
(Ak ) = (−1)k Ak
de sorte que
t
(A2p ) = (−1)2p A2p → B
et
t
(A2p+1 ) = (−1)2p+1 A2p+1 → −B
Par unicité de la limite, on obtient

B = t B = −B

On en déduit que la matrice B est nulle.

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