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Compacité

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fr] édité le 23 juillet 2014 Enoncés 1

Compacité Exercice 6 [ 01163 ] [correction]


Soit (un ) une suite réelle bornée telle que un + 12 u2n → 0.
Montrer que si a est une valeur d’adhérence de (un ) alors −2a l’est aussi.
Valeurs d’adhérences d’une suite En déduire que (un ) converge.

Exercice 1 [ 01170 ] [correction]


Soit u une suite d’éléments de E. Etablir que Exercice 7 [ 02947 ] [correction]
u2n

\ Déterminer les suites réelles bornées telle que un + 2 n>0 converge.
Adh(u) = {up /p > n}
p∈N

et en déduire que Adh(u) est une partie fermée. Exercice 8 [ 03466 ] [correction]
On munit E = R [X] des normes données par les relations
Z 1
Exercice 2 [ 03216 ] [correction] kP k∞ = sup |P (t)| et kP k1 = |P (t)| dt
Soit (un ) une suite réelle vérifiant t∈[0,1] 0

un+1 − un → 0 et l’on considère la suite (X n )n∈N d’éléments de E.


a) Vérifier que la suite (X n )n∈N est bornée pour k . k∞ et converge vers 0 pour la
Montrer que l’ensemble des valeurs d’adhérence de u est un intervalle. norme k . k1 .
b) Comparer k . k1 et k . k∞ .
c) En déduire que, bien que bornée, la suite (X n )n∈N ne possède pas de valeur
Exercice 3 [ 02946 ] [correction] d’adhérence pour k . k∞ .
Soit a une suite de réels telle que an+1 − an tend vers 0. Montrer que l’ensemble
des valeurs d’adhérence de a est un intervalle.
Partie compacte
Exercice 4 [ 01162 ] [correction] Exercice 9 [ 01159 ] [correction]
Soit K une partie compacte d’un espace vectoriel normé E. Montrer que On (R) = {A ∈ Mn (R), t AA = In } est une partie compacte de
Montrer que si une suite (un ) d’éléments de K n’a qu’une seule valeur Mn (R).
d’adhérence alors cette suite converge vers celle-ci.

Exercice 10 [ 01160 ] [correction]


Exercice 5 [ 03263 ] [correction] Montrer que toute partie fermée d’une partie compacte est elle-même compacte.
Soient f : R → R continue et u = (un ) ∈ RN vérifiant

∀n ∈ N, un+1 = f (un )
Exercice 11 [ 01164 ] [correction]
On suppose que la suite u possède une unique valeur d’adhérence, montrer que Soient K et L deux compacts d’un espace vectoriel normé E.
celle-ci converge. Etablir que K + L = {x + y/x ∈ K, y ∈ L} est un compact de E.

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Exercice 12 [ 01171 ] [correction] Compacité et continuité


Soient E et F deux espaces normés et f : E → F une application.
On suppose que F est compact, f −1 ({y}) est compact pour tout y ∈ F et que Exercice 17 [ 01175 ] [correction]
l’image de tout fermé de E est un fermé de F . Montrer que E est compact. Soit E un espace vectoriel normé de dimension finie.
a) Soit A une partie non vide de E. Montrer que l’application x 7→ d(x, A) est
Exercice 13 [ 02777 ] [correction] continue sur E.
Soient A un compact d’intérieur non vide de Rn et LA = {u ∈ L(Rn ), u(A) ⊂ A}. b) Soit K un compact non vide inclus dans un ouvert U .
Montrer que LA est un compact de L(Rn ). Montrer qu’il existe α > 0 tel que

∀x ∈ K, B(x, α) ⊂ U
Exercice 14 [ 03271 ] [correction]
[Théorème de Riesz]
Soit F un sous-espace vectoriel de dimension finie d’un K-espace vectoriel E. Exercice 18 [ 02775 ] [correction]
a) Montrer que pour tout a ∈ E, il existe x ∈ F vérifiant Soient (E, k . k) un espace vectoriel normé, K un compact non vide de E et
f : K → K telle que
d(a, F ) = ka − xk
b) On suppose F 6= E. Montrer qu’il existe a ∈ E vérifiant ∀(x, y) ∈ K 2 , x 6= y ⇒ kf (x) − f (y)k < kx − yk

d(a, F ) = 1 et kak = 1 a) Montrer qu’il existe un unique point fixe c de f sur K.


c) On suppose le K-espace vectoriel de dimension infinie. Montrer qu’il existe une b) Soit (xn ) telle que xn+1 = f (xn ) et x0 ∈ K. Montrer que la suite (xn ) converge
suite (an ) d’éléments de E vérifiant vers c.

∀n ∈ N, kan k = 1 et d (an+1 , Vect(a0 , . . . , an )) = 1


Conclure que la boule unité de E n’est pas compacte. Exercice 19 [ 01176 ] [correction]
Soit K un compact non vide d’un espace vectoriel normé E de dimension finie.
On considère une application f : K → K vérifiant
Exercice 15 [ 02778 ] [correction]
Soient (E, kk) un espace vectoriel normé et F un sous-espace vectoriel de ∀x, y ∈ K, x 6= y ⇒ d(f (x), f (y)) < d(x, y)
dimension finie de E.
a) Montrer Montrer que f admet un unique point fixe.
∀x ∈ E, ∃y ∈ F, d(x, F ) = kx − yk
b) Montrer, si F 6= E, qu’il existe u ∈ E tel que d(u, F ) = kuk = 1. Exercice 20 [ 02955 ] [correction]
c) Montrer que E est de dimension finie si, et seulement si, B = {x ∈ E, kxk 6 1} Soient E un R-espace vectoriel de dimension finie, u dans L(E) et C un compact
est une partie compacte. convexe non vide de E stable par u.
Si n ∈ N? , soit
n−1
Exercice 16 [ 03472 ] [correction] 1X i
Soient K une partie compacte d’un espace de dimension finie et r > 0. un = u
n i=0
Montrer que la partie
a) Montrer que :
[
Kr = B̄(x, r)
x∈K ∀n ∈ N, un (C) ⊂ C
est compacte. b) Soit x ∈ un (C). Proposer un majorant de N (x − u(x))

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c) Montrer que \ Raisonnement de compacité


un (C) 6= ∅
n∈N? Exercice 25 [ 01161 ] [correction]
d) Montrer que u possède un point fixe dans K. Soient K une partie compacte non vide d’un espace vectoriel normé E et x ∈ E.
Montrer qu’il existe y ∈ K tel que
Exercice 21 [ 03410 ] [correction]
d(x, K) = d(x, y)
Soient f une application de R dans R et I un segment inclus dans l’image de f .
Montrer qu’il existe un segment J tel que
f (J) = I
Exercice 26 [ 01165 ] [correction]
Soient F un fermé et K un compact d’un espace vectoriel normé E.
Exercice 22 [ 03471 ] [correction] Etablir que la partie F + K = {x + y/x ∈ F, y ∈ K} est fermée.
Soit E un espace normé et f une application vérifiant
∀x, y ∈ E, kf (x) − f (y)k = kx − yk
Exercice 27 [ 01166 ] [correction]
Soit K une partie compacte de E telle que f (K) ⊂ K.
Soit K un compact d’un espace vectoriel normé E tel que 0 ∈
/ K.
a) Pour x ∈ K on considère la suite récurrente (xn ) donnée par
On forme F = {λx/λ ∈ R+ , x ∈ K}. Montrer que F est fermé.
x0 = x et ∀n ∈ N, xn+1 = f (xn )
Montrer que x est valeur d’adhérence de la suite (xn ).
b) En déduire que f (K) = K. Exercice 28 [ 01167 ] [correction]
Soient K et L deux compacts disjoints d’un K-espace vectoriel.
Montrer que d(K, L) > 0.
Exercice 23 [ 03857 ] [correction]
Soit K une partie compacte non vide d’un espace vectoriel normé E de dimension
finie.
On considère une application f : K → K vérifiant ρ-lipschitzienne i.e. vérifiant Exercice 29 [ 01174 ] [correction]
Soient K et L deux compacts non vides et disjoints.
∀x, y ∈ K, kf (y) − f (x)k 6 ρ ky − xk
Montrer
a) On suppose ρ < 1. Montrer que f admet un point fixe. d(K, L) = inf ky − xk > 0
x∈K,y∈L
b) On suppose ρ = 1 et K convexe. Montrer à nouveau que f admet un point fixe.
On pourra introduire, pour a ∈ K et n ∈ N? , les fonctions
a n−1
fn : x 7→ + f (x) Exercice 30 [ 01168 ] [correction]
n n
Soit F une partie fermée non vide d’un espace vectoriel normé de dimension finie
E.
Exercice 24 [ 01173 ] [correction]
a) Montrer que, pour tout x ∈ E, la distance de x à F est atteinte en un certain
Soient E et F deux espaces vectoriels normés de dimensions finies.
élément y0 ∈ F .
Soient K un compact de E et f : K → F une application continue injective.
b) Y a-t-il unicité de cet élément y0 ?
a) On pose L = f (K). Montrer que L est compact.
b) Montrer que f −1 : L → K est continue.

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Exercice 31 [ 02772 ] [correction] Exercice 36 [ 01183 ] [correction]


Soient f une fonction de R dans R et Soit (Fn ) une suite décroissante de fermés non vides et bornés d’un espace
vectoriel normé E de dimension finie. On suppose que δ(Fn ) → 0 en notant
Γf = {(x, f (x))/x ∈ R}
δ(Fn ) = sup ky − xk
x,y∈Fn
son graphe.
a) On suppose f continue. Montrer que Γf est fermé.
T
Montrer que Fn est un singleton.
b) On suppose f bornée et Γf est fermé dans R2 . Montrer que f est continue. n∈N

c) Le résultat précédent subsiste-t-il si l’on ne suppose plus f bornée ?


Exercice 37 [ 01179 ] [correction]
Soit F un sous-espace vectoriel d’un espace vectoriel normé E.
Exercice 32 [ 01177 ] [correction] a) On suppose E de dimension finie. Montrer que F̄ = F .
Soit f : A ⊂ E → F avec F espace vectoriel normé de dimension finie. b) On ne suppose plus E de dimension finie, montrer qu’il est possible que F̄ 6= F .
On suppose que f est bornée et que

Γf = {(x, y) ∈ A × F/y = f (x)} Exercice 38 [ 02637 ] [correction]


On note (. | .) le produit scalaire canonique sur Rn et k . k la norme associée. On
est une partie fermée de E × F . rappelle l’inégalité de Cauchy-Schwarz : si x, y ∈ Rn , (x | y) 6 kxk kyk avec égalité
Montrer que f est continue. si, et seulement si, x et y sont colinéaires et de même sens.
a) Soit x, a, b ∈ Rn tel que a 6= b et kx − ak = kx − bk. Montrer que
a+b
x− < kx − ak
Exercice 33 [ 03274 ] [correction] 2
Soit A une partie bornée non vide d’un R-espace vectoriel de dimension finie E.
b) Soit F un fermé non vide de Rn et x ∈ Rn . Montrer qu’il existe a ∈ F tel que
a) Montrer qu’il existe une boule fermée de rayon minimal contenant A.
b) On suppose l’espace E euclidien, montrer l’unicité de la boule précédente. kx − ak = inf kx − yk
y∈F

On supposera d’abord que F est borné avant d’étudier le cas général.


Exercice 34 [ 03305 ] [correction] c) Soit A un convexe fermé non vide de Rn . Montrer qu’il existe un unique a ∈ A
a) Soit F une partie tel que
S fermée d’un K-espace vectoriel E de dimension finie. kx − ak = inf kx − yk
L’ensemble F 0 = B(x, 1) est-il fermé ? y∈A
x∈F
b) Qu’en est-il si on ne suppose plus l’espace E de dimension finie ? On note a = P (x) ce qui définit une application P : Rn → A appelée projection
sur le convexe A.
d) Montrer que s’il existe a ∈ A tel que (x − a | y − a) 6 0 pour tout y ∈ A, on a
a = P (x).
Exercice 35 [ 02776 ] [correction] e) On suppose qu’il existe un y ∈ A tel que
Soient E1 et E2 deux espaces vectoriels normés réels, f une application de E1
dans E2 telle que pour tout compact K de E2 , f −1 (K) soit un compact de E1 . (x − P (x) | y − P (x)) > 0
Montrer, si F est un fermé de E1 , que f (F ) est un fermé de E2 .
En considérant les vecteurs de la forme ty + (1 − t)P (x) avec t ∈ [0, 1], obtenir une
contradiction.

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f) Déduire de d) et e) que a = P (x) si, et seulement si, a ∈ A et (x − a | y − a) 6 0


pour tout y ∈ A.
g) Etablir que pour tout x, y ∈ Rn ,
2
(x − y | P (x) − P (y)) > kP (x) − P (y)k

En déduire que P est continue.

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Corrections Nous allons établir que A est un intervalle en observant que

∀α < β ∈ A, [α, β] ⊂ A
Exercice 1 : [énoncé]
Une valeur d’adhérence appartient à chaque {up /p > n} donc (caractérisation usuelle des intervalles)
\ Soit α < β ∈ A et γ ∈ [α, β]. Si γ = α ou γ = β alors évidemment γ ∈ A.
Adh(u) ⊂ {up /p > n} Supposons maintenant γ ∈ ]α, β[.
p∈N Soient N ∈ N et ε > 0. Puisque an+1 − an → 0, il existe un rang N 0 tel que

∀n > N 0 , |an+1 − an | 6 ε
T
Inversement, pour tout ` ∈ {up /p > n}, on peut construire une suite extraire
p∈N
de u de limite ` : on commence par choisir n0 tel que N (un0 − `) 6 1 ce qui est Comme α est valeur d’adhérence de a et que α < γ il existe p > max(N, N 0 ) tel
possible car ` ∈ {up /p > 0} puis une fois nk choisit, on choisit nk+1 > nk de sorte que ap < γ. Aussi, il existe q > max(N, N 0 ) tel que aq > γ.
que N (unk+1 − `) 6 1/(k + 1) ce qui est possible puisque ` ∈ {up /p > nk }. La Si p < q, on introduit
suite (unk ) est alors une suite extraite de la suite u de limite `. E = {n ∈ [[p, q]] , an < γ}
Cet ensemble E est une partie de N, non vide (carp ∈ E) et majoré (parq). Cet
ensemble admet donc un plus grand élément r. Nécessairement r < q car aq > γ.
Exercice 2 : [énoncé] Puisque r ∈ E et r + 1 ∈
/ E, ar < γ 6 ar+1 et donc |γ − ar | 6 |ar+1 − ar | 6 ε.
Soient a < b deux valeurs d’adhérence de la suite u et c ∈ ]a, b[. Montrons Si p > q, un raisonnement semblable conduit à la même conclusion.
Finalement
∀ε > 0, ∀N ∈ N, ∃n > N, |un − c| 6 ε ∀N ∈ N, ∀ε > 0, ∃r > N, |γ − ar | 6 ε
ce qui établira que c est valeur d’adhérence de la suite u. On peut donc affirmer que γ est valeur d’adhérence de a et conclure.
Par l’absurde, supposons qu’il existe ε > 0 et N ∈ N tel que

∀n > N, un ∈
/ [c − ε, c + ε] Exercice 4 : [énoncé]
Soit (un ) une suite d’éléments de K qui n’ait qu’une seule valeur d’adhérence `.
Puisque a et b sont valeurs d’adhérence de u avec a < c < b, on a nécessairement Par l’absurde supposons que (un ) ne converge par vers `. On peut écrire

a < c − ε et b > c + ε ∃ε > 0, ∀N ∈ N, ∃n > N, |un − `| > ε

Puisque un+1 − un → 0, il existe un rang N 0 au-delà duquel |un+1 − un | 6 ε. Par conséquent il existe une infinité de termes de cette suite tels que |un − `| > ε.
Considérons alors le rang n0 = max(N, N 0 ). A partir de ces termes on peut construire une suite extraite de (un ) qui étant une
Si un0 6 c − ε alors pour tout n > n0 , on a un 6 c − ε car le saut d’un terme au suite d’éléments du compact K possèdera une valeur d’adhérence qui ne peut être
terme suivant est inférieur à ε et que le segment [c − ε, c + ε] de longueur 2ε est que ` compte tenu de l’hypothèse.
une zone « interdite ». Le réel b ne peut alors être valeur d’adhérence de u. C’est absurde, car tous ces termes vérifient |un − `| > ε.
Si un0 > c + ε alors, par le même argument, on a un > c + ε pour tout n > n0 et
le réel a ne peut être valeur d’adhérence de u.
Absurde. Exercice 5 : [énoncé]
Notons a la valeur d’adhérence de u. Il existe une extractrice ϕ : N → N vérifiant

uϕ(n) → a
Exercice 3 : [énoncé]
Soit A l’ensemble des valeurs d’adhérence de la suite a. Supposons par l’absurde que la suite u ne converge pas vers a.

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Il existe alors ε > 0 et une infinité de terme de la suite u vérifiant En reprenant ce processus, pour tout p ∈ N, (−2)p a est valeur d’adhérence de (vn ).
Or la suite (un ) est bornée, la suite (vn ) l’est donc aussi et ses valeurs d’adhérence
|un − a| > ε le sont encore. On peut donc affirmer a = 0.
La suite (vn ) est bornée et 0 est sa seule valeur d’adhérence donc elle converge
Puisque uϕ(n) → a, il existe un rang N ∈ N tel que vers 0 (car si tel n’était pas le cas, il existerait une infinité de termes de la suite
(vn ) en dehors d’un intervalle [−ε, ε] , ε > 0, et de ces termes bornés on pourrait
∀n > N, uϕ(n) − a 6 ε
extraire une suite convergente d’où l’existence d’une valeur d’adhérence non nulle).
Pour chaque n > N , il existe un entier m > ϕ(n) tel que |um − a| > ε.
Considérons le plus petit de ces entiers m. On a par construction

m > ϕ(n), |um−1 − a| 6 ε et |um − a| > ε Exercice 8 : [énoncé]


a) On a
Ce qui précède permet alors de construire une infinité de terme de la suite u 1
kX n k∞ = 1 et kX n k1 = →0
appartenant à n+1
K = f ([a − ε, a + ε]) \ ]a − ε, a + ε[
b) On vérifie k . k1 6 k . k∞ et ce qui précède assure aussi que ces normes ne sont
Puisque, l’application f est continue, la partie f ([a − ε, a + ε]) est compacte et pas équivalentes.
donc K l’est aussi par intersection d’une partie compacte et d’une partie fermée. c) Par l’absurde, si la suite (X n ) possède une valeur d’adhérence P pour la norme
La suite extraite précédente admet alors une valeur d’adhérence dans cette partie k . k∞ , il existe une extractrice ϕ telle que X ϕ(n) − P ∞ → 0 et alors
ce qui contredit l’hypothèse de travail. X ϕ(n) − P 1 → 0. Or k . k1 étant dominée par k . k∞ et la suite (X n )
convergeant vers 0 pour k . k1 , on peut affirmer P = 0. Or
X ϕ(n) − P ∞ = X ϕ(n) ∞ = 1 ne tend pas vers 0. C’est absurde.
Exercice 6 : [énoncé]
Posons
1
εn = un + u2n → 0
2 Exercice 9 : [énoncé]
Si uϕ(n) → a alors u2ϕ(n) = 2εϕ(n) − 2uϕ(n) → −2a. Ainsi On (R) est borné par 1 pour la norme

a ∈ Adh(u) ⇒ −2a ∈ Adh(u) kAk = max |ai,j |


16i,j6n

Si (un ) possède une valeur d’adhérence a autre que 0 alors


On (R) est fermé car si Ap ∈ On (R) → A alors t Ap Ap = In donne à la limite
k t
∀k ∈ N, (−2) a est aussi valeur d’adhérence. AA = In

Or ceci est impossible car (un ) est bornée.


Puisque (un ) est bornée et que 0 est sa seule valeur d’adhérence possible, un → 0.
Exercice 10 : [énoncé]
Soit F une partie fermée d’un compact K. Si (xn ) est une suite d’éléments de F ,
Exercice 7 : [énoncé] alors c’est aussi une suite d’éléments de K et on peut donc en extraire une suite
Posons ` = lim un + u2n

et vn = un − 32 ` de sorte que εn = vn + v2n
→ 0. (xϕ(n) ) convergeant dans K. Cette suite extraite est aussi une suite convergente
2 2
n→+∞ d’éléments du fermé F , sa limite appartient donc à F . Au final, il existe une suite
Soit a une valeur d’adhérence de la suite (vn ). extraire de (xn ) convergeant dans F .
Il existe ϕ : N → N strictement croissante telle que vϕ(n) → a.
v2ϕ(n) = 2εϕ(n) − 2vn → −2a donc −2a est aussi valeur d’adhérence de (vn ).

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Exercice 11 : [énoncé] d’éléments de F vérifiant


Soit (un ) une suite d’éléments de K + L. Pour tout n ∈ N, on peut écrire ka − xn k → d(a, F )
un = an + bn avec an ∈ K et bn ∈ L. On peut extraire de la suite (an ) d’éléments
du compact K, une suite (aϕ(n) ) convergeant vers un élément de K. On peut aussi La suite (xn ) est une suite bornée de l’espace vectoriel F de dimension finie, il
extraire de la suite (bϕ(n) ) d’éléments du compact L, une suite (bϕ(ψ(n)) ) existe donc une suite extraite de celle-ci convergeant dans F . La limite de cette
convergeant vers un élément de L. Pour l’extractrice θ = ϕ ◦ ψ, (aθ(n) ) et (bθ(n) ) suite extraite est alors un vecteur x ∈ F vérifiant d(a, F ) = ka − xk.
convergent vers des éléments de K et L donc (uθ(n) ) converge vers un élément de b) Soit a0 un élément de E qui n’est pas dans F . Il existe x0 ∈ F vérifiant
K + L.
Autre démonstration K + L est l’image du compact K × L de E 2 par l’application d(a0 , F ) = ka0 − x0 k > 0
continue (x, y) 7→ x + y.
Considérons alors le vecteur
a0 − x0
a=
ka0 − x0 k
Exercice 12 : [énoncé]
Soit (un ) une suite d’éléments de E. On pose Fn = {up /p > n}. La suite (Fn ) est On a immédiatement kak = 1 et donc
une suite décroissante de fermés non vides. Posons Gn = f (Fn ), (Gn ) est une
suite décroissante de fermés non vides, on peut considérer yn ∈ Gn . La suite (yn ) d(a, F ) 6 ka − 0E k 6 1 car 0E ∈ F
possède une valeur d’adhérence y car F est compact. Pour tout p > n, on a
yp ∈ Gp ⊂ Gn donc y ∈ Gn . Par suite il existe tn ∈ Fn tel que y = f (tn ). La suite De plus, pour tout x ∈ F ,
(tn ) est une suite du compact f −1 {y}, elle possède donc une valeur d’adhérence t.
1
Pour tout p > n, tp ∈ Fp ⊂ Fn donc t ∈ Fn . Ainsi t est une valeur d’adhérence de ka − xk = ka0 − yk avec y = x0 + ka0 − x0 k x ∈ F
(un ). ka0 − x0 k

donc
1
Exercice 13 : [énoncé] ka − xk > d(a0 , F ) = 1
ka0 − x0 k
Etant en dimension finie, il suffit d’observer que LA est une partie fermée et
bornée de L(Rn ). Finalement
On munit Rn d’une norme quelconque et L(Rn ) de la norme d’opérateur d(a, F ) = 1
subordonnée.
Soit (un ) une suite convergente d’éléments de LA de limite u∞ . c) Il suffit de construire la suite (an ) en partant de a0 vecteur unitaire et, une fois
Pour tout x ∈ A, kun (x) − u∞ (x)k 6 kun − u∞ k kxk → 0 donc un (x) → u∞ (x). les vecteurs a0 , . . . , an déterminés, on choisit an+1 tel que
Or pour tout n, un (x) ∈ A donc u∞ (x) ∈ A = A. Ainsi u∞ ∈ LA . La partie LA
est fermée. Il reste à montrer qu’elle est bornée. kan+1 k = 1 et d(an+1 , F ) = 1
Comme l’intérieur de A est non vide, il existe x0 ∈ A et α > 0 vérifiant
où F désigne le sous-espace vectoriel de dimension finie engendré par les vecteurs
B(x0 , α) ⊂ A. De plus, la partie A étant bornée, il existe M ∈ R+ vérifiant
a0 , . . . , an .
A ⊂ B(0, M ). Pour u ∈ L(A) et x ∈ B(0, 1), u(x0 + αx) ∈ u(A) ⊂ A donc
La suite (an ) est alors une suite d’éléments de la boule unité fermée vérifiant
ku(x0 ) + αu(x)k 6 M puis ku(x)k 6 α1 (M + ku(x0 )k) et enfin
kuk 6 α1 (M + ku(x0 )k).
∀n > m ∈ N, kan − am k > 1
Finalement la partie LA est bornée et donc compacte.
On ne peut extraire d’une telle suite une sous suite convergente. On en déduite
que la boule unité fermée n’est pas compacte.
Exercice 14 : [énoncé]
a) Par caractérisation séquentielle d’une borne inférieure, il existe une suite (xn )

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Exercice 15 : [énoncé] La suite (un ) ainsi définie est une suite d’éléments du compact B, on peut donc
a) Par définition en extraire une suite convergente (uϕ(n) ). Puisque cette suite converge
d(x, F ) = inf {kx − yk /y ∈ F }
uϕ(n+1) − uϕ(n) → 0
Soit n ∈ N. Le réel d(x, F ) + 1/(n + 1) ne minore par l’ensemble {kx − yk /y ∈ F }
et donc il existe yn ∈ F tel que or
uϕ(n+1) − uϕ(n) > d(uϕ(n+1) , Vect(u0 , . . . , uϕ(n+1)−1 )) > 1
1
d(x, F ) 6 kx − yn k < d(x, F ) + C’est absurde.
n+1

En faisant varier n, cela détermine une suite (yn ) d’éléments de F vérifiant


Exercice 16 : [énoncé]
kx − yn k → d(x, F ) Puisque l’espace est dimension finie, les parties compactes sont exactement les
parties fermées et bornées.
Cette suite est bornée et évolue dans l’espace vectoriel normé F qui est de Introduisons k . k une norme sur cet espace.
dimension finie, elle admet donc une valeur d’adhérence y dans F pour laquelle on Puisque K est bornée, il existe M ∈ R+ tel que
obtient
d(x, F ) = kx − yk ∀x ∈ K, kxk 6 M
b) Puisque F 6= E, il existe un vecteur x de E n’appartenant pas à F . On vérifie et alors
aisément ∀y ∈ Kr , kyk 6 M + r
d(λx, F ) = |λ| d(x, F )
La partie Kr est donc bornée.
car pour λ 6= 0 Considérons maintenant (yn ) une suite convergente d’éléments de Kr et notons
{kλx − yk /y ∈ F } = {kλ(x − y 0 )k /y 0 ∈ F } y∞ sa limite.
Pour tout n ∈ N, il existe xn ∈ K tel que
Il est donc possible de choisir x vérifiant d(x, F ) = 1.
Pour tout vecteur y ∈ F , on a aussi d(x − y, F ) = 1 car yn ∈ B̄(xn , r) i.e. kyn − xn k 6 r

{kx − zk /z ∈ F } = {kx − y − z 0 k /z 0 ∈ F } Puisque la partie K est compacte, on peut extraire de la suite (xn ) une suite
(xϕ(n) ) convergeant vers un élément x∞ ∈ K.
Il ne reste plus qu’à trouver y ∈ F tel que kx − yk = 1. Le vecteur y ∈ F vérifiant Puisque yn → y∞ , on a aussi yϕ(n) → y∞ et la relation yϕ(n) − xϕ(n) 6 r donne
d(x, F ) = kx − yk convient. Le vecteur u = x − y est alors solution. à la limite ky∞ − x∞ k 6 r.
c) Si E est de dimension finie, la boule B est compacte car fermée et bornée en Ainsi y∞ ∈ B̄(x∞ , r) avec x∞ ∈ K donc y∞ ∈ Kr .
dimension finie. La partie Kr est donc fermée et finalement c’est une partie compacte.
Inversement, supposons par l’absurde que B est compacte et E de dimension
infinie. Par récurrence, on construit une suite (un ) de vecteurs de E en posant u0
un vecteur unitaire quelconque, puis une fois u0 , . . . , un déterminés, on définit Exercice 17 : [énoncé]
un+1 de sorte que a) Soient x, x0 ∈ E.

d(un+1 , Vect(u0 , . . . , un )) = kun+1 k = 1 ∀y ∈ A, kx − yk 6 kx − x0 k + kx0 − yk

Cette construction est possible par l’étude qui précède car E est supposé de donc d(x, A) 6 kx − x0 k + kx0 − yk puis d(x, A) − kx − x0 k 6 kx0 − yk et
dimension infinie. d(x, A) − kx − x0 k 6 d(x0 , A).

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Ainsi d(x, A) − d(x0 , A) 6 kx − x0 k et par symétrie |d(x, A) − d(x0 , A)| 6 kx − x0 k. On peut alors extraire de la suite (xn ) une suite (xψ(n) ) vérifiant
Finalement x 7→ d(x, A) est 1 lipschitzienne donc continue.
b) Considérons l’application x 7→ d(x, CE U ) définie sur le compact K. ∀n ∈ N, xψ(n) − c > ε
Cette application est bornée et atteint ses bornes. Posons α = min d(x, CE U )
x∈K Or cette suite (xψ(n) ) évolue dans le compact K, elle admet une suite extraite
atteint en x0 ∈ K.
convergente. Or cette dernière apparaît aussi comme une suite extraite de (xn ),
Si α = 0 alors x0 ∈ CE U or CE U est fermé et donc x0 ∈
/ U or x0 ∈ K.
elle converge donc vers c ce qui est contraire à la propriété quantifiée précédente.
Nécessairement α > 0 et alors

∀x ∈ K, B(x, α) ⊂ U
Exercice 19 : [énoncé]
Unicité : Si x 6= y sont deux points fixes distincts on a
Exercice 18 : [énoncé]
a) Unicité : d(x, y) = d(f (x), f (y) < d(x, y)
Supposons que f possède deux points fixes x 6= y.
L’hypothèse de travail donne C’est exclu et il y a donc unicité du point fixe.
Existence : Considérons la fonction réelle g : x 7→ d(x, f (x)) définie sur K. Par
kf (x) − f (y)k < kx − yk composition g est continue et puisque K est une partie compacte non vide, g
atteint son minimum en un certain x0 ∈ K.
ce qui est absurde si f (x) = x et f (y) = y. Si f (x0 ) 6= x0 on a alors
Existence :
On introduit la fonction δ : x 7→ kf (x) − xk définie sur K. g(f (x0 )) = d(f (f (x0 )), f (x0 )) < d(f (x0 ), x0 ) = g(x0 )
La fonction δ est continue sur le compact K, elle admet donc un minimum en un
c ∈ K. ce qui contredit la définition de x0 . Nécessairement f (x0 ) = x0 ce qui résout le
Si f (c) 6= c alors problème.

δ(f (c)) = kf (f (c)) − f (c)k < kf (c) − ck = δ(c)

ce qui contredit la minimalité de c. Il reste f (c) = c ce qui fournit un point fixe. Exercice 20 : [énoncé]
b) Introduisons dn = kxn − ck. La suite (dn ) est décroissante et minorée donc elle a) C est stable par tous les ui et puisque C est convexe et que un (x) est une
converge ; posons d sa limite. La suite (xn ) évolue dans un compact, il existe donc combinaison convexe de x, u(x), . . . , un−1 (x), on peut assurer que C est stable par
une extractrice ϕ telle que (xϕ(n) ) converge vers un élément a de K. On a alors un .
dϕ(n) → d et donc b) Il existe a ∈ C tel que
d = ka − ck 1
a + u(a) + · · · + un−1 (a)

x = un (a) =
La suite (xϕ(n)+1 ) converge vers f (a) et aussi dϕ(n)+1 → d donc n

d = kf (a) − ck = kf (a) − f (c)k En simplifiant


1
x − u(x) = (a − un (a))
L’hypothèse a 6= c contredirait l’hypothèse faite sur f , nécessairement a = c. n
Ainsi toutes les suites extraites de (xn ) convergent vers c. Il est alors assez donc
classique de montrer que la suite (xn ) converge aussi vers c. En effet, si tel n’est 2M
N (x − u(x)) 6
pas le cas, il existe ε > 0 tel que n

∀N ∈ N, ∃n > N, kxn − ck > ε avec M = sup N (a).


a∈C

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c) Puisque un est linéaire et continue, on peut affirmer que un (C) est un compact On a α, β ∈ f (J) et f (J) intervalle (car image continue d’un intervalle) donc
convexe non vide.
De plus un (C) est stable par u et donc pour tout naturel p, up (un (C)) ⊂ un (C). I ⊂ f (J)
Considérons alors la suite (xn ) définie à partir de x0 ∈ C et de la récurrence
xn = un (xn−1 ). Soit γ ∈ f (J). Il existe c ∈ J tel que f (c) = γ.
Pour tout p > n, xp ∈ un (C) compte tenu de la remarque précédente. Si γ < α alors en appliquant le théorème de valeurs intermédiaires sur [z, y∞ ], on
La suite (xn ) évoluant dans le compact C, elle admet une valeur d’adhérence x∞ . peut déterminer un élément de A plus proche de y∞ que ne l’est x∞ . Ceci
Pour tout n ∈ N, x∞ est valeur d’adhérence de la suite (xp )p>n d’éléments du contredit la définition de ces deux éléments.
fermé un (C) donc x∞ ∈ un (C). T De même γ > β est impossible et donc f (J) ⊂ I puis l’égalité.
T
Ainsi x∞ ∈ un (C) et donc un (C) 6= ∅.
T?
n∈N n∈N?
d) Soit x ∈ un (C).
n∈N? Exercice 22 : [énoncé]
2M
En vertu de b, on a pour tout n ∈ N, N (x − u(x)) 6 n donc N (x − u(x)) = 0 a) La suite (xn ) est évidemment une suite d’éléments du compact K. Elle admet
puis u(x) = x. donc une valeur d’adhérence dans K et il existe une extractrice ϕ telle que la suite
(xϕ(n) ) converge. La suite (xϕ(n) ) est alors de Cauchy et donc

Exercice 21 : [énoncé] ∀ε > 0, ∃N ∈ N, ∀n > N, ∀p > 0, xϕ(n+p) − xϕ(n) 6 ε


Notons α, β les extrémités de I.
Soient a, b ∈ R des antécédents de α, β respectivement. Malheureusement, on ne Or puisque f est une isométrie xϕ(n+p) − xϕ(n) = xϕ(n+p)−ϕ(n) − x et la
peut pas déjà affirmer f ([a, b]) = [α, β] car les variations de f sur [a, b] sont phrase quantifiée précédente donne
inconnues.
Posons ∀ε > 0, ∃Nε ∈ N, ∀p > 0, xϕ(Nε +p)−ϕ(Nε ) − x 6 ε
A = {x ∈ [a, b] /f (x) = α} et B = {x ∈ [a, b] /f (x) = β}
On peut alors construire une suite extraite de (xn ) convergeant vers x de la façon
Considérons ensuite suivante :
∆ = {|y − x| /x ∈ A, y ∈ B} Pour ε = 1, on pose ψ(0) = ϕ(N1 + 1) − ϕ(N1 ) de sorte que
∆ est une partie de R non vide et minorée. On peut donc introduire sa borne
xψ(0) − x 6 1
inférieure m. Par la caractérisation séquentielle des bornes inférieures, il existe
deux suites (xn ) ∈ AN et (yn ) ∈ B N vérifiant Pour n ∈ N? , on prend ε = 1/(n + 1) > 0 et on pose ψ(n) = ϕ(Nε + p) − ϕ(Nε ) de
sorte que
|yn − xn | → m 1
xψ(n) − x 6
La partie A étant fermée et bornée, on peut extraire de la suite (xn ) une suite n+1
(xϕ(n) ) convergeant dans A. De la suite (yϕ(n) ), on peut aussi extraire une suite avec p choisi suffisamment grand pour que ψ(n) > ψ(n − 1) (ce qui est possible
convergeant dans B et en notant x∞ et y∞ les limites de ces deux suites, on car ϕ(Nε + p) − ϕ(Nε ) > p) .
obtient deux éléments vérifiant On forme ainsi une suite extraite (xψ(n) ) convergeant vers x.
b) La partie f (K) est compacte en tant qu’image d’un compacte par une
x∞ ∈ A, y∞ ∈ B et |y∞ − x∞ | = min ∆ application continue (f est continue car lipschitzienne) donc la partie f (K) est
fermée. Puisque x est limite d’une suite d’éléments de f (K) (au moins à partir du
Autrement dit, on a définit des antécédents des extrémités de I dans [a, b] les plus rang 1) on peut affirmer que x ∈ f (K) et ainsi K ⊂ f (K).
proches possibles.
Pour fixer les idées, supposons x∞ 6 y∞ et considérons J = [x∞ , y∞ ].

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Exercice 23 : [énoncé] Pour tout n ∈ N? , il existe yn ∈ K tel que


a) La fonction f est continue car lipschitzienne. Considérons
1
g : x ∈ K 7→ kf (x) − xk. La fonction g est réelle, continue et définie sur un d(x, K) 6 d(x, yn ) 6 d(x, K) +
compact non vide, elle admet donc un minimum en un certain x0 ∈ K. Puisque n
La suite (yn ) d’éléments du compact K admet une valeur d’adhérence y ∈ K. Il
g(x0 ) 6 g(f (x0 )) = kf (f (x0 )) − f (x0 )k 6 ρ kf (x0 ) − x0 k = ρg(x0 ) avec ρ < 1 existe alors une extractrice ϕ telle que yϕ(n) → y. Mais alors d(x, yϕ(n) ) → d(x, y)
et
On a nécessairement g(x0 ) = 0 et donc f (x0 ) = x0 ce qui fournit un point fixe 1
pour f . d(x, K) 6 d(x, yϕ(n) ) 6 d(x, K) +
ϕ(n)
b) Par la convexité de K, on peut affirmer que fn est une application de K vers K.
donne à la limite d(x, y) = d(x, K).
De plus
n−1 On aurait pu aussi introduire la fonction y 7→ ky − xk qui est continue sur un
kfn (y) − fn (x)k = kf (y) − f (x)k 6 ρn ky − xk compact non vide et admet donc un minimum.
n
avec ρn < 1.
Par l’étude ci-dessus, la fonction fn admet un point fixe xn . La suite (xn ) est une
Exercice 26 : [énoncé]
suite du compact K, il existe donc une suite extraite (xϕ(n) ) convergeant vers un
Soit (un ) une suite convergente d’éléments de F + K de limite u. Pour tout n ∈ N,
élément x∞ ∈ K. La relation
on peut écrire un = an + bn avec an ∈ F et bn ∈ K. La suite (bn ) étant une suite
d’élément du compact K, on peut en extraire une suite convergente (bϕ(n) ) de
fϕ(n) (xϕ(n) ) = xϕ(n)
limite b ∈ K. La suite (aϕ(n) ) est alors convergente de limite a = u − b car
donne aϕ(n) = uϕ(n) − bϕ(n) . Or (aϕ(n) ) est une suite d’éléments du fermé F donc a ∈ F
a ϕ(n) − 1 et puisque u = a + b, u ∈ F + K. Finalement F + K est fermée.
+ f (xϕ(n) ) = xϕ(n)
ϕ(n) ϕ(n)
et donc à la limite
Exercice 27 : [énoncé]
f (x∞ ) = x∞ un ∈ F → u, un = λn xn . 0 ∈
/ K donc ∀α > 0, B(0, α) ⊂ CE K.
kun k → kuk et α 6 kxn k 6 M donc (λn ) est bornée.
Par double extraction (xϕ(n) ) et (λϕ(n) ) convergent vers x ∈ R et λ ∈ R+ . On a
Exercice 24 : [énoncé] alors u = λx.
a) L est l’image d’un compact par une application continue donc L est compact.
b) Supposons f −1 non continue : ∃y ∈ L, ∃ε > 0, ∀α > 0, ∃y 0 ∈ L tel que
|y 0 − y| 6 α et f −1 (y 0 ) − f −1 (y) > ε. Exercice 28 : [énoncé]
Posons x = f −1 (y) et en prenant α = n1 définissons yn ∈ L puis xn = f −1 (yn ) tels Soient (xn ) ∈ K N et (yn ) ∈ LN telles que
que |yn − y| 6 n1 et |xn − x| > ε. (xn ) est une suite d’éléments du compact K
donc elle possède une sous-suite convergente : (xϕ(n) ). Posons a = lim xϕ(n) . d(K, L) = inf d(x, y) = lim d(xn , yn )
(x,y)∈K×L n→∞
Comme f est continue, yϕ(n) = f (xϕ(n) ) → f (a) or yn → y donc par unicité de la
limite y = f (a) puis a = f −1 (y) = x. Ceci est absurde puisque xϕ(n) − x > ε. On peut extraire de (xn ) une suite convergente (xϕ(n) ) et on peut extraire de
(yϕ(n) ) une suite convergente (yϕ(ψ(n)) ).
Pour x = lim xϕ(n) ∈ K et y = lim yϕ(ψ(n)) ∈ L on a
Exercice 25 : [énoncé]
Par définition d(K, L) = d(x, y) > 0
d(x, K) = inf d(x, y) car K ∩ L = ∅.
y∈K

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Exercice 29 : [énoncé] on a (a, b) ∈ Γf car Γf est fermé et donc f (a) = b. C’est absurde.
L’application x →
7 d(x, L) = inf ky − xk est une fonction réelle continue sur le c) Non, on obtient un contre-exemple avec la fonction donnée par
y∈L
compact K donc admet un minimum en un certain a ∈ K. Or y 7→ ky − ak est 
1/x si x 6= 0
une fonction réelle continue sur le compact L donc admet un minimum en un f (x) =
0 si x = 0
certain b ∈ L. Ainsi
Le graphe de cette fonction est fermée car réunion de deux fermés
d(K, L) = inf inf ky − xk = inf ky − ak = kb − ak > 0
x∈K y∈L y∈L
{(x, y)/xy = 1} ∪ {(0, 0)}
car a 6= b puisque K ∩ L = ∅.
mais cette fonction n’est pas continue.

Exercice 30 : [énoncé]
a) Posons d = d(x, F ). Exercice 32 : [énoncé]
Par l’absurde, supposons qu’il existe a ∈ A tel que f n’est pas continue en a.
1
∀n ∈ N? , ∃xn ∈ F , kx − xn k 6 d +
n ∃ε > 0, ∀α > 0, ∃x ∈ A, kx − ak 6 α et kf (x) − f (a)k > ε
Cela permet de définir une (xn ) bornée, elle admet donc une sous-suite
Cela permet de construire (xn ) ∈ AN telle que xn → a et kf (xn ) − f (a)k > ε.
convergente (xϕ(n) ) dont on note x̄ la limite. On a x̄ ∈ F car F est une partie
La suite (f (xn )) est bornée dans l’espace vectoriel normé F de dimension finie, on
fermée et puisque kx − xn k → d on obtient kx − x̄k = d.
peut donc en extraire une suite convergente f (xϕ(n) ). Notons b sa limite. Comme
b) Non, prendre x = 0 et F l’hypersphère unité.
∀n ∈ N, f (xϕ(n) ) − f (a) > ε
Exercice 31 : [énoncé] à la limite kb − f (a)k > ε et donc f (a) 6= b. Or (xϕ(n) , f (xϕ(n) )) → (a, b),
a) Soit ((xn , yn ))n>0 une suite d’éléments de Γf . On suppose que la suite (xϕ(n) , f (xϕ(n) )) ∈ Γf et (a, b) ∈
/ Γf donc Γf n’est pas fermée. Absurde.
((xn , yn ))n>0 converge vers (x∞ , y∞ ). Puisque yn = f (xn ), on obtient à la limite
y∞ = f (x∞ ) car f est continue.
La partie Γf est alors fermée en vertu de la caractérisation séquentielle des parties
Exercice 33 : [énoncé]
fermées.
a) Soit a ∈ E. Puisque la partie A est bornée et non vide, l’ensemble
b) Par l’absurde, supposons qu’il existe a ∈ R tel que f n’est pas continue en a.
{kx − ak /x ∈ A} est une partie non vide et majorée de R ce qui permet
On a alors
d’introduire
∃ε > 0, ∀α > 0, ∃x ∈ R, |x − a| 6 α et |f (x) − f (a)| > ε Ra = sup {kx − ak /x ∈ A}
x∈A

Cela permet de construire (xn ) ∈ R telle que xn → a et |f (xn ) − f (a)| > ε.


N
Il est immédiat que A ⊂ B̄(a, Ra ) et que Ra est le rayon minimal d’une boule
La suite réelle (f (xn )) est bornée, on peut donc en extraire une suite convergente fermée de centre a contenant la partie A.
f (xϕ(n) ). Notons b sa limite. Comme L’ensemble {Ra /a ∈ E} est une partie non vide et minorée de R, on peut donc
introduire
∀n ∈ N, f (xϕ(n) ) − f (a) > ε R = inf {Ra /a ∈ E}
à la limite |b − f (a)| > ε et donc f (a) 6= b. Par la caractérisation séquentielle des bornes inférieures, il existe une suite (an )
Puisque d’éléments de E telle que
(xϕ(n) , f (xϕ(n) )) → (a, b) avec (xϕ(n) , f (xϕ(n) )) ∈ Γf Ran → R

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Soit x0 ∈ A. Puisque A ⊂ B̄(an , Ran ), on a Exercice 34 : [énoncé]


a) Soit (un ) une suite convergente d’élément de F 0 de limite u∞ .
kx0 − an k 6 Ran Pour chaque n ∈ N, il existe xn ∈ F tel que
et donc kun − xn k 6 1
kan k 6 kx0 k + kx0 − an k 6 kx0 k + Rn → kx0 k + R
ce qui permet d’affirmer que la suite (an ) est bornée. Puisque dim E < +∞, on Puisque la suite (un ) converge, elle est bornée et donc la suite (xn ) l’est aussi.
peut extraire de (an ) une suite convergente (aϕ(n) ) dont on notera a la limite. Puisque l’espace E est de dimension finie, on peut extraire une suite convergente
Soit x ∈ A. Puisque de la suite (xn ). Notons-la (xϕ(n) ). La limite x∞ de cette suite extraite appartient
kx − an k 6 Ran à F car F est une partie fermée.
Pour tout n ∈ N, on a
on obtient à la limite uϕ(n) − xϕ(n) 6 1
kx − ak 6 R
donc à la limite
et donc A ⊂ B̄(a, R). ku∞ − x∞ k 6 1
Enfin, par construction, B̄(a, R) est une boule de rayon minimal contenant la
0
partie A (en s’autorisant de parler de boule fermée de rayon nul dans le cas où et donc u∞ ∈ F .
R = 0). Ainsi la partie F 0 est fermée.
b) On suppose ici l’espace E euclidien. b) Supposons E = K [X] muni de la norme
Supposons B̄(a, R) et B̄(a0 , R) solutions et montrons a = a0 . +∞ +∞
Posons
X X
1 kP k1 = |ak | avec P = ak X k
b = (a + a0 ) k=0 k=0
2
En vertu de l’identité du parallélogramme Posons  
n+1 n
2 2 1 2 2
 F = X /n ∈ N?
kαk + kβk = kα + βk + kα − βk n
2
Pour tout n ∈ N
appliquée à 1 n n+1 n
Pn = X = X − Xn ∈ F 0
a − a0 n n
α = x − b et β =
2 et
k.k
on obtient pour tout x ∈ A 1
Pn −−−→ / F0
0∈
1 donc la partie F 0 n’est pas fermée.

2 2 2 2
kx − bk + kβk = kx − ak + kx − a0 k 6 R2
2
et donc q
2 Exercice 35 : [énoncé]
kx − bk 6 R2 − kβk
Soit (yn ) une suite convergente d’éléments de f (F ) de limite y∞ . On veut établir
Ainsi q que y∞ ∈ f (F ). Si y∞ est l’un des éléments de la suite (yn ) l’affaire est entendue.
Rb 6 R2 − kβk
2 Sans perte de généralités, on peut supposer que pour tout n ∈ N, yn 6= y∞ .
Pour tout n ∈ N, il existe xn ∈ F tel que yn = f (xn ). L’ensemble
Or par définition de R, on a aussi Rb > R et donc on peut affirmer kβk = 0 i.e. K = {yn /n ∈ N} ∪ {y∞ } est un compact de E2 donc f −1 (K) est un compact de
a = a0 . E1 . La suite (xn ) apparaît comme étant une suite d’éléments du compacte
f −1 (K), on peut donc en extraire une suite convergeant dans la partie

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xϕ(n) → x∞ ∈ f −1 (K). De plus (xϕ(n) ) étant une suite d’éléments du fermé F , on De plus s’il y a égalité, x − a et x − b sont colinéaires et ont même sens, or ces
peut affirmer x∞ ∈ F . On va maintenant établir y∞ = f (x∞ ) ce qui permettra de vecteurs ont même norme, ils sont dès lors égaux ce qui est exclu puisque a 6= b.
conclure. Pour tout N ∈ N, posons KN = {yn /n > N } ∪ {y∞ }. KN est un b) Cas F borné (donc compact).
compact, f −1 (KN ) est donc fermé etpar suite x∞ ∈ f −1 (KN ). Ainsi, Il existe (yn ) ∈ F N tel que
T −1
f (KN ) = f −1
T T
x∞ ∈ KN . Or KN = {y∞ } donc f (x∞ ) = y∞ . kx − yn k −−−−−→ inf kx − yk
N ∈N N ∈N N ∈N n→+∞ y∈F

Pour a valeur d’adhérence de (yn ), on a par passage à la limite


Exercice 36 : [énoncé]
Pour tout n ∈ N, introduisons xn ∈ Fn . Ceci définit une suite (xn )n∈N . kx − ak = inf kx − yk
Cette suite est une suite d’éléments de la partie F0 qui est bornée, on peut donc y∈F

en extraire une suite convergente (xϕ(n) )n∈N . Posons ` sa limite. Pour tout n ∈ N,
Cas général. Posons d = inf kx − yk et F 0 = F ∩ B(x, d + 1).
à partir d’un certain rang k0 , on a ϕ(k) > n et donc y∈F
F 0 est fermé et borné donc il existe a ∈ F 0 tel que kx − ak = inf 0 kx − yk.
xϕ(k) ∈ Fϕ(k) ⊂ Fn y∈F
Or par double inégalité inf 0 kx − yk = inf kx − yk et a ∈ F donc il existe a ∈ F
La suite (xϕ(k) )k>k0 est une suite convergente d’éléments de Fn . On a alors ` ∈ Fn y∈F y∈F

car Fn est une partie fermée. tel que voulu.


On en déduit c) L’existence est assuré par b. Pour l’unicité, supposons par l’absurde l’existence
de a 6= b solutions.
\
`∈ Fn
n∈N
Par a), on a
a+b
x− < kx − ak
T
Soit x ∈ Fn . Pour tout n ∈ N, x, ` ∈ Fn donc
n∈N 2
a+b
kx − `k 6 δ(Fn ) avec 2 ∈ A car A convexe. Cela contredit la définition de a.
d)
Or δ(Fn ) → 0 donc x = `. 2 2
kx − yk = kx − ak + 2(x − a | a − y) + ka − yk > kx − ak
2 2
Finalement \
Fn = {`} avec a ∈ A donc a = P (x).
n∈N e)
2 2
kx − (ty + (1 − t)P (x))k = kx − P (x) − t(y − P (x))k
2
Exercice 37 : [énoncé] = kx − P (x)k − 2t(x − P (x) | y − P (x)) + t2 ky − P (x)k
a) Si E est de dimension finie alors F est fermé car tout sous-espace vectoriel de or
dimension finie est fermé. On en déduit F = F̄ .
2
b) Il suffit de considérer un sous-espace vectoriel dense comme par exemple −2t(x − P (x) | y − P (x)) + t2 ky − P (x)k ∼ −2t(x − P (x) | y − P (x))
t→0
l’espace des fonctions polynômes de [a, b] vers K dense dans celui des fonctions
continues de [a, b] vers K normé par k . k∞ . est strictement négatif au voisinage de zéro.
Pour t suffisamment petit, ty + (1 − t)P (x) est un vecteur du convexe A
contredisant la définition de a.
Exercice 38 : [énoncé] f) Par d), on a ⇐. Par e., on a ⇒ via contraposée.
a) g)
a+b
2
1 1 1 (x − y | P (x) − P (y)) = (x − P (x) | P (x) − P (y))
2 2 2
x− = kx − ak + kx − bk + (x − a | x − b) 6 kx − ak 2
2 4 4 2 + kP (x) − P (y)k + (P (y) − y | P (x) − P (y))

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avec
(x − P (x) | P (x) − P (y)) = −(x − P (x) | P (y) − P (x)) > 0
et
(P (y) − y | P (x) − P (y)) = −(y − P (y) | P (x) − P (y)) > 0
donc
2
(x − y | P (x) − P (y)) > kP (x) − P (y)k
Par Cauchy-Schwarz
2
kP (x) − P (y)k 6 kx − yk kP (x) − P (y)k

Pour P (x) 6= P (y), kP (x) − P (y)k 6 kx − yk et pour P (x) = P (y) aussi.


P est donc continue car lipschitzienne.

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