Compacité
Compacité
et en déduire que Adh(u) est une partie fermée. Exercice 8 [ 03466 ] [correction]
On munit E = R [X] des normes données par les relations
Z 1
Exercice 2 [ 03216 ] [correction] kP k∞ = sup |P (t)| et kP k1 = |P (t)| dt
Soit (un ) une suite réelle vérifiant t∈[0,1] 0
∀n ∈ N, un+1 = f (un )
Exercice 11 [ 01164 ] [correction]
On suppose que la suite u possède une unique valeur d’adhérence, montrer que Soient K et L deux compacts d’un espace vectoriel normé E.
celle-ci converge. Etablir que K + L = {x + y/x ∈ K, y ∈ L} est un compact de E.
∀x ∈ K, B(x, α) ⊂ U
Exercice 14 [ 03271 ] [correction]
[Théorème de Riesz]
Soit F un sous-espace vectoriel de dimension finie d’un K-espace vectoriel E. Exercice 18 [ 02775 ] [correction]
a) Montrer que pour tout a ∈ E, il existe x ∈ F vérifiant Soient (E, k . k) un espace vectoriel normé, K un compact non vide de E et
f : K → K telle que
d(a, F ) = ka − xk
b) On suppose F 6= E. Montrer qu’il existe a ∈ E vérifiant ∀(x, y) ∈ K 2 , x 6= y ⇒ kf (x) − f (y)k < kx − yk
∀α < β ∈ A, [α, β] ⊂ A
Exercice 1 : [énoncé]
Une valeur d’adhérence appartient à chaque {up /p > n} donc (caractérisation usuelle des intervalles)
\ Soit α < β ∈ A et γ ∈ [α, β]. Si γ = α ou γ = β alors évidemment γ ∈ A.
Adh(u) ⊂ {up /p > n} Supposons maintenant γ ∈ ]α, β[.
p∈N Soient N ∈ N et ε > 0. Puisque an+1 − an → 0, il existe un rang N 0 tel que
∀n > N 0 , |an+1 − an | 6 ε
T
Inversement, pour tout ` ∈ {up /p > n}, on peut construire une suite extraire
p∈N
de u de limite ` : on commence par choisir n0 tel que N (un0 − `) 6 1 ce qui est Comme α est valeur d’adhérence de a et que α < γ il existe p > max(N, N 0 ) tel
possible car ` ∈ {up /p > 0} puis une fois nk choisit, on choisit nk+1 > nk de sorte que ap < γ. Aussi, il existe q > max(N, N 0 ) tel que aq > γ.
que N (unk+1 − `) 6 1/(k + 1) ce qui est possible puisque ` ∈ {up /p > nk }. La Si p < q, on introduit
suite (unk ) est alors une suite extraite de la suite u de limite `. E = {n ∈ [[p, q]] , an < γ}
Cet ensemble E est une partie de N, non vide (carp ∈ E) et majoré (parq). Cet
ensemble admet donc un plus grand élément r. Nécessairement r < q car aq > γ.
Exercice 2 : [énoncé] Puisque r ∈ E et r + 1 ∈
/ E, ar < γ 6 ar+1 et donc |γ − ar | 6 |ar+1 − ar | 6 ε.
Soient a < b deux valeurs d’adhérence de la suite u et c ∈ ]a, b[. Montrons Si p > q, un raisonnement semblable conduit à la même conclusion.
Finalement
∀ε > 0, ∀N ∈ N, ∃n > N, |un − c| 6 ε ∀N ∈ N, ∀ε > 0, ∃r > N, |γ − ar | 6 ε
ce qui établira que c est valeur d’adhérence de la suite u. On peut donc affirmer que γ est valeur d’adhérence de a et conclure.
Par l’absurde, supposons qu’il existe ε > 0 et N ∈ N tel que
∀n > N, un ∈
/ [c − ε, c + ε] Exercice 4 : [énoncé]
Soit (un ) une suite d’éléments de K qui n’ait qu’une seule valeur d’adhérence `.
Puisque a et b sont valeurs d’adhérence de u avec a < c < b, on a nécessairement Par l’absurde supposons que (un ) ne converge par vers `. On peut écrire
Puisque un+1 − un → 0, il existe un rang N 0 au-delà duquel |un+1 − un | 6 ε. Par conséquent il existe une infinité de termes de cette suite tels que |un − `| > ε.
Considérons alors le rang n0 = max(N, N 0 ). A partir de ces termes on peut construire une suite extraite de (un ) qui étant une
Si un0 6 c − ε alors pour tout n > n0 , on a un 6 c − ε car le saut d’un terme au suite d’éléments du compact K possèdera une valeur d’adhérence qui ne peut être
terme suivant est inférieur à ε et que le segment [c − ε, c + ε] de longueur 2ε est que ` compte tenu de l’hypothèse.
une zone « interdite ». Le réel b ne peut alors être valeur d’adhérence de u. C’est absurde, car tous ces termes vérifient |un − `| > ε.
Si un0 > c + ε alors, par le même argument, on a un > c + ε pour tout n > n0 et
le réel a ne peut être valeur d’adhérence de u.
Absurde. Exercice 5 : [énoncé]
Notons a la valeur d’adhérence de u. Il existe une extractrice ϕ : N → N vérifiant
uϕ(n) → a
Exercice 3 : [énoncé]
Soit A l’ensemble des valeurs d’adhérence de la suite a. Supposons par l’absurde que la suite u ne converge pas vers a.
Il existe alors ε > 0 et une infinité de terme de la suite u vérifiant En reprenant ce processus, pour tout p ∈ N, (−2)p a est valeur d’adhérence de (vn ).
Or la suite (un ) est bornée, la suite (vn ) l’est donc aussi et ses valeurs d’adhérence
|un − a| > ε le sont encore. On peut donc affirmer a = 0.
La suite (vn ) est bornée et 0 est sa seule valeur d’adhérence donc elle converge
Puisque uϕ(n) → a, il existe un rang N ∈ N tel que vers 0 (car si tel n’était pas le cas, il existerait une infinité de termes de la suite
(vn ) en dehors d’un intervalle [−ε, ε] , ε > 0, et de ces termes bornés on pourrait
∀n > N, uϕ(n) − a 6 ε
extraire une suite convergente d’où l’existence d’une valeur d’adhérence non nulle).
Pour chaque n > N , il existe un entier m > ϕ(n) tel que |um − a| > ε.
Considérons le plus petit de ces entiers m. On a par construction
donc
1
Exercice 13 : [énoncé] ka − xk > d(a0 , F ) = 1
ka0 − x0 k
Etant en dimension finie, il suffit d’observer que LA est une partie fermée et
bornée de L(Rn ). Finalement
On munit Rn d’une norme quelconque et L(Rn ) de la norme d’opérateur d(a, F ) = 1
subordonnée.
Soit (un ) une suite convergente d’éléments de LA de limite u∞ . c) Il suffit de construire la suite (an ) en partant de a0 vecteur unitaire et, une fois
Pour tout x ∈ A, kun (x) − u∞ (x)k 6 kun − u∞ k kxk → 0 donc un (x) → u∞ (x). les vecteurs a0 , . . . , an déterminés, on choisit an+1 tel que
Or pour tout n, un (x) ∈ A donc u∞ (x) ∈ A = A. Ainsi u∞ ∈ LA . La partie LA
est fermée. Il reste à montrer qu’elle est bornée. kan+1 k = 1 et d(an+1 , F ) = 1
Comme l’intérieur de A est non vide, il existe x0 ∈ A et α > 0 vérifiant
où F désigne le sous-espace vectoriel de dimension finie engendré par les vecteurs
B(x0 , α) ⊂ A. De plus, la partie A étant bornée, il existe M ∈ R+ vérifiant
a0 , . . . , an .
A ⊂ B(0, M ). Pour u ∈ L(A) et x ∈ B(0, 1), u(x0 + αx) ∈ u(A) ⊂ A donc
La suite (an ) est alors une suite d’éléments de la boule unité fermée vérifiant
ku(x0 ) + αu(x)k 6 M puis ku(x)k 6 α1 (M + ku(x0 )k) et enfin
kuk 6 α1 (M + ku(x0 )k).
∀n > m ∈ N, kan − am k > 1
Finalement la partie LA est bornée et donc compacte.
On ne peut extraire d’une telle suite une sous suite convergente. On en déduite
que la boule unité fermée n’est pas compacte.
Exercice 14 : [énoncé]
a) Par caractérisation séquentielle d’une borne inférieure, il existe une suite (xn )
Exercice 15 : [énoncé] La suite (un ) ainsi définie est une suite d’éléments du compact B, on peut donc
a) Par définition en extraire une suite convergente (uϕ(n) ). Puisque cette suite converge
d(x, F ) = inf {kx − yk /y ∈ F }
uϕ(n+1) − uϕ(n) → 0
Soit n ∈ N. Le réel d(x, F ) + 1/(n + 1) ne minore par l’ensemble {kx − yk /y ∈ F }
et donc il existe yn ∈ F tel que or
uϕ(n+1) − uϕ(n) > d(uϕ(n+1) , Vect(u0 , . . . , uϕ(n+1)−1 )) > 1
1
d(x, F ) 6 kx − yn k < d(x, F ) + C’est absurde.
n+1
{kx − zk /z ∈ F } = {kx − y − z 0 k /z 0 ∈ F } Puisque la partie K est compacte, on peut extraire de la suite (xn ) une suite
(xϕ(n) ) convergeant vers un élément x∞ ∈ K.
Il ne reste plus qu’à trouver y ∈ F tel que kx − yk = 1. Le vecteur y ∈ F vérifiant Puisque yn → y∞ , on a aussi yϕ(n) → y∞ et la relation yϕ(n) − xϕ(n) 6 r donne
d(x, F ) = kx − yk convient. Le vecteur u = x − y est alors solution. à la limite ky∞ − x∞ k 6 r.
c) Si E est de dimension finie, la boule B est compacte car fermée et bornée en Ainsi y∞ ∈ B̄(x∞ , r) avec x∞ ∈ K donc y∞ ∈ Kr .
dimension finie. La partie Kr est donc fermée et finalement c’est une partie compacte.
Inversement, supposons par l’absurde que B est compacte et E de dimension
infinie. Par récurrence, on construit une suite (un ) de vecteurs de E en posant u0
un vecteur unitaire quelconque, puis une fois u0 , . . . , un déterminés, on définit Exercice 17 : [énoncé]
un+1 de sorte que a) Soient x, x0 ∈ E.
Cette construction est possible par l’étude qui précède car E est supposé de donc d(x, A) 6 kx − x0 k + kx0 − yk puis d(x, A) − kx − x0 k 6 kx0 − yk et
dimension infinie. d(x, A) − kx − x0 k 6 d(x0 , A).
Ainsi d(x, A) − d(x0 , A) 6 kx − x0 k et par symétrie |d(x, A) − d(x0 , A)| 6 kx − x0 k. On peut alors extraire de la suite (xn ) une suite (xψ(n) ) vérifiant
Finalement x 7→ d(x, A) est 1 lipschitzienne donc continue.
b) Considérons l’application x 7→ d(x, CE U ) définie sur le compact K. ∀n ∈ N, xψ(n) − c > ε
Cette application est bornée et atteint ses bornes. Posons α = min d(x, CE U )
x∈K Or cette suite (xψ(n) ) évolue dans le compact K, elle admet une suite extraite
atteint en x0 ∈ K.
convergente. Or cette dernière apparaît aussi comme une suite extraite de (xn ),
Si α = 0 alors x0 ∈ CE U or CE U est fermé et donc x0 ∈
/ U or x0 ∈ K.
elle converge donc vers c ce qui est contraire à la propriété quantifiée précédente.
Nécessairement α > 0 et alors
∀x ∈ K, B(x, α) ⊂ U
Exercice 19 : [énoncé]
Unicité : Si x 6= y sont deux points fixes distincts on a
Exercice 18 : [énoncé]
a) Unicité : d(x, y) = d(f (x), f (y) < d(x, y)
Supposons que f possède deux points fixes x 6= y.
L’hypothèse de travail donne C’est exclu et il y a donc unicité du point fixe.
Existence : Considérons la fonction réelle g : x 7→ d(x, f (x)) définie sur K. Par
kf (x) − f (y)k < kx − yk composition g est continue et puisque K est une partie compacte non vide, g
atteint son minimum en un certain x0 ∈ K.
ce qui est absurde si f (x) = x et f (y) = y. Si f (x0 ) 6= x0 on a alors
Existence :
On introduit la fonction δ : x 7→ kf (x) − xk définie sur K. g(f (x0 )) = d(f (f (x0 )), f (x0 )) < d(f (x0 ), x0 ) = g(x0 )
La fonction δ est continue sur le compact K, elle admet donc un minimum en un
c ∈ K. ce qui contredit la définition de x0 . Nécessairement f (x0 ) = x0 ce qui résout le
Si f (c) 6= c alors problème.
ce qui contredit la minimalité de c. Il reste f (c) = c ce qui fournit un point fixe. Exercice 20 : [énoncé]
b) Introduisons dn = kxn − ck. La suite (dn ) est décroissante et minorée donc elle a) C est stable par tous les ui et puisque C est convexe et que un (x) est une
converge ; posons d sa limite. La suite (xn ) évolue dans un compact, il existe donc combinaison convexe de x, u(x), . . . , un−1 (x), on peut assurer que C est stable par
une extractrice ϕ telle que (xϕ(n) ) converge vers un élément a de K. On a alors un .
dϕ(n) → d et donc b) Il existe a ∈ C tel que
d = ka − ck 1
a + u(a) + · · · + un−1 (a)
x = un (a) =
La suite (xϕ(n)+1 ) converge vers f (a) et aussi dϕ(n)+1 → d donc n
c) Puisque un est linéaire et continue, on peut affirmer que un (C) est un compact On a α, β ∈ f (J) et f (J) intervalle (car image continue d’un intervalle) donc
convexe non vide.
De plus un (C) est stable par u et donc pour tout naturel p, up (un (C)) ⊂ un (C). I ⊂ f (J)
Considérons alors la suite (xn ) définie à partir de x0 ∈ C et de la récurrence
xn = un (xn−1 ). Soit γ ∈ f (J). Il existe c ∈ J tel que f (c) = γ.
Pour tout p > n, xp ∈ un (C) compte tenu de la remarque précédente. Si γ < α alors en appliquant le théorème de valeurs intermédiaires sur [z, y∞ ], on
La suite (xn ) évoluant dans le compact C, elle admet une valeur d’adhérence x∞ . peut déterminer un élément de A plus proche de y∞ que ne l’est x∞ . Ceci
Pour tout n ∈ N, x∞ est valeur d’adhérence de la suite (xp )p>n d’éléments du contredit la définition de ces deux éléments.
fermé un (C) donc x∞ ∈ un (C). T De même γ > β est impossible et donc f (J) ⊂ I puis l’égalité.
T
Ainsi x∞ ∈ un (C) et donc un (C) 6= ∅.
T?
n∈N n∈N?
d) Soit x ∈ un (C).
n∈N? Exercice 22 : [énoncé]
2M
En vertu de b, on a pour tout n ∈ N, N (x − u(x)) 6 n donc N (x − u(x)) = 0 a) La suite (xn ) est évidemment une suite d’éléments du compact K. Elle admet
puis u(x) = x. donc une valeur d’adhérence dans K et il existe une extractrice ϕ telle que la suite
(xϕ(n) ) converge. La suite (xϕ(n) ) est alors de Cauchy et donc
Exercice 29 : [énoncé] on a (a, b) ∈ Γf car Γf est fermé et donc f (a) = b. C’est absurde.
L’application x →
7 d(x, L) = inf ky − xk est une fonction réelle continue sur le c) Non, on obtient un contre-exemple avec la fonction donnée par
y∈L
compact K donc admet un minimum en un certain a ∈ K. Or y 7→ ky − ak est
1/x si x 6= 0
une fonction réelle continue sur le compact L donc admet un minimum en un f (x) =
0 si x = 0
certain b ∈ L. Ainsi
Le graphe de cette fonction est fermée car réunion de deux fermés
d(K, L) = inf inf ky − xk = inf ky − ak = kb − ak > 0
x∈K y∈L y∈L
{(x, y)/xy = 1} ∪ {(0, 0)}
car a 6= b puisque K ∩ L = ∅.
mais cette fonction n’est pas continue.
Exercice 30 : [énoncé]
a) Posons d = d(x, F ). Exercice 32 : [énoncé]
Par l’absurde, supposons qu’il existe a ∈ A tel que f n’est pas continue en a.
1
∀n ∈ N? , ∃xn ∈ F , kx − xn k 6 d +
n ∃ε > 0, ∀α > 0, ∃x ∈ A, kx − ak 6 α et kf (x) − f (a)k > ε
Cela permet de définir une (xn ) bornée, elle admet donc une sous-suite
Cela permet de construire (xn ) ∈ AN telle que xn → a et kf (xn ) − f (a)k > ε.
convergente (xϕ(n) ) dont on note x̄ la limite. On a x̄ ∈ F car F est une partie
La suite (f (xn )) est bornée dans l’espace vectoriel normé F de dimension finie, on
fermée et puisque kx − xn k → d on obtient kx − x̄k = d.
peut donc en extraire une suite convergente f (xϕ(n) ). Notons b sa limite. Comme
b) Non, prendre x = 0 et F l’hypersphère unité.
∀n ∈ N, f (xϕ(n) ) − f (a) > ε
Exercice 31 : [énoncé] à la limite kb − f (a)k > ε et donc f (a) 6= b. Or (xϕ(n) , f (xϕ(n) )) → (a, b),
a) Soit ((xn , yn ))n>0 une suite d’éléments de Γf . On suppose que la suite (xϕ(n) , f (xϕ(n) )) ∈ Γf et (a, b) ∈
/ Γf donc Γf n’est pas fermée. Absurde.
((xn , yn ))n>0 converge vers (x∞ , y∞ ). Puisque yn = f (xn ), on obtient à la limite
y∞ = f (x∞ ) car f est continue.
La partie Γf est alors fermée en vertu de la caractérisation séquentielle des parties
Exercice 33 : [énoncé]
fermées.
a) Soit a ∈ E. Puisque la partie A est bornée et non vide, l’ensemble
b) Par l’absurde, supposons qu’il existe a ∈ R tel que f n’est pas continue en a.
{kx − ak /x ∈ A} est une partie non vide et majorée de R ce qui permet
On a alors
d’introduire
∃ε > 0, ∀α > 0, ∃x ∈ R, |x − a| 6 α et |f (x) − f (a)| > ε Ra = sup {kx − ak /x ∈ A}
x∈A
xϕ(n) → x∞ ∈ f −1 (K). De plus (xϕ(n) ) étant une suite d’éléments du fermé F , on De plus s’il y a égalité, x − a et x − b sont colinéaires et ont même sens, or ces
peut affirmer x∞ ∈ F . On va maintenant établir y∞ = f (x∞ ) ce qui permettra de vecteurs ont même norme, ils sont dès lors égaux ce qui est exclu puisque a 6= b.
conclure. Pour tout N ∈ N, posons KN = {yn /n > N } ∪ {y∞ }. KN est un b) Cas F borné (donc compact).
compact, f −1 (KN ) est donc fermé etpar suite x∞ ∈ f −1 (KN ). Ainsi, Il existe (yn ) ∈ F N tel que
T −1
f (KN ) = f −1
T T
x∞ ∈ KN . Or KN = {y∞ } donc f (x∞ ) = y∞ . kx − yn k −−−−−→ inf kx − yk
N ∈N N ∈N N ∈N n→+∞ y∈F
en extraire une suite convergente (xϕ(n) )n∈N . Posons ` sa limite. Pour tout n ∈ N,
Cas général. Posons d = inf kx − yk et F 0 = F ∩ B(x, d + 1).
à partir d’un certain rang k0 , on a ϕ(k) > n et donc y∈F
F 0 est fermé et borné donc il existe a ∈ F 0 tel que kx − ak = inf 0 kx − yk.
xϕ(k) ∈ Fϕ(k) ⊂ Fn y∈F
Or par double inégalité inf 0 kx − yk = inf kx − yk et a ∈ F donc il existe a ∈ F
La suite (xϕ(k) )k>k0 est une suite convergente d’éléments de Fn . On a alors ` ∈ Fn y∈F y∈F
avec
(x − P (x) | P (x) − P (y)) = −(x − P (x) | P (y) − P (x)) > 0
et
(P (y) − y | P (x) − P (y)) = −(y − P (y) | P (x) − P (y)) > 0
donc
2
(x − y | P (x) − P (y)) > kP (x) − P (y)k
Par Cauchy-Schwarz
2
kP (x) − P (y)k 6 kx − yk kP (x) − P (y)k