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TP SV LMD4

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Travaux Pratiques de Licence SVT

Semestre Starter

Physique

J'entends, et j'oublie.
Je vois, et je me souviens.
Je pratique, et je comprends.

Confucius (551-479 av. J-C)

 Salle de T.P. Optique : -100B


 Salle de T.P. Électricité : -101B
Conseils généraux pour la rédaction des

comptes-rendus de travaux pratiques

Vous allez faire ce premier semestre 2 TP de physique (1 d'optique et 1 d'électricité) d'une


durée de 3 heures. Il est nécessaire de préparer vos TP avant d'assister à la séance : il
est évident qu'il faut lire le fascicule de TP avant de se retrouver devant votre paillasse mais il
faut également préparer la partie théorique et faire les quelques calculs simples qui
vous sont demandés (il est bien sûr nécessaire pour cela de connaître votre cours). À l'issu
de chaque TP, vous devez rendre un compte rendu (un par binôme) qui comme tout rapport
scientique doit suivre les recommandations suivantes :
1. Utilisez un cahier de  manip  pour consigner vos mesures, vos observations et
d'éventuelles remarques du professeur lors de la séance de TP Le même cahier peut être
utilisé pour les autres matières et il aura l'énorme avantage de vous éviter d'égarer vos
mesures.
2. Décrivez le but de la manipulation (c'est l'introduction) et expliquez le principe de
fonctionnement sur lequel est fondée l'expérience. Ceci doit être fait en un minimum de
lignes. Il convient donc d'avoir très bien compris ce que vous faites an de résumer ce
principe de fonctionnement. En aucun cas on ne vous demande de recopier le fascicule de
TP ou un livre : rédigez à votre manière, avec votre style (et sans faute d'orthographe).
3. Le corps du compte-rendu doit être quantitatif la plupart du temps. Vous faites des
séries de mesures que vous devez exploiter (courbes à tracer, pourcentages, discussion
du résultat, calculs d'incertitude) an de vérier une loi, une valeur théorique. . . Ceci
demande un apprentissage. Voici quelques points à respecter :
(a) il faut que le lecteur du CR comprenne la manière dont vous avez fait les mesures ;
(b) ces mesures doivent être assorties d'une incertitude (vous lisez par exemple 3,0 cm à
0,5 cm près, ce dernier nombre étant souvent une estimation de bon sens !) et d'une
unité (ici le centimètre).
(c) Il existe plusieurs façon de traiter les incertitudes pour encadrer le résultat nal de la
mesure :
 Exploitation statistique si le nombre N de mesures est susant : en l'absence
d'erreur systématique, la valeur moyenne x d'une série de mesures est la meilleure
estimation de la valeur vraie X tandis que l'incertitude ∆x est directement reliée
à l'estimation de l'écart-type σ :

X =x± √
N
 Calcul direct : supposons que le paramètre mesuré, f , soit une fonction de deux
autres paramètres, x et y : f (x, y). L'incertitude ∆f sur f est la plus grande valeur
que peut prendre df quand x varie de ∆x et y de ∆y . Soit :

1
∂f ∂f
∆f = ∆x + ∆y
∂x ∂y
 Traitement graphique : un certain nombre d'expériences consiste à vérier des
lois de variation d'une grandeur en fonction d'un paramètre. Dans ce cas il est
intéressant de tracer une courbe pour tester si la loi est vériée. La courbe pour
laquelle il est le plus simple de savoir si la loi est vériée ou non est la droite, on
a donc toujours intérêt à choisir les paramètres tracés de manière à ce
que la courbe obtenue soit une droite.
Les rectangles d'incertitudes (ou barres d'erreurs) doivent être portés sur le
graphe pour juger de la validité de l'interprétation. Soit un point de mesure déni
par les coordonnées : X aecté de l'incertitude ±∆X et Y aecté de l'incertitude
±∆X Le tracé de ce point sur un graphe correspond au schéma de la gure 1 :
la zone grise correspond à l'aire d'incertitude du point expérimental. Elle peut se
réduire à une simple barre si l'une des incertitudes est très faible.

+DY

-DY
-DX X +DX

Figure 1  Représentation graphique d'un point de mesure de coordonnées (X, Y ) avec ses
incertitudes ∆X et ∆Y .

(d) Vos courbes doivent toujours être légendées et avoir un titre et des axes correctement
annotés (qu'y-a-t-il en x, en y ?). L'échelle utilisée ne doit pas être ridicule et l'orien-
tation de votre feuille (portrait ou paysage) doit être rééchie : ne pas faire un graphe
qui soit minuscule sur une grande feuille. Les graphes doivent être faits sur papier
millimétré : ayez-en toujours avec vous en TP. Vous devez montrer les incertitudes sur
le graphe.
4. Faire des schémas clairs pour expliquer votre montage (en optique comme en électricité) :
un schéma vient en support de vos explications, mais en aucun cas il ne vous dispense
d'expliciter votre expérience.
5. Vous devez répondre aux questions qui sont posées tout en rédigeant l'ensemble de manière
cohérente, de manière à ce que votre CR ne soit pas décousu. D'où la question que vous
devez toujours vous poser : quel est le but de cette question ? comment la replacer dans
l'ensemble des questions posées ? Est-ce que les questions sont précises point après point
(vous êtes alors très guidés) ou y-a-t-il une question par gros paragraphe ? (en ce cas à
vous de montrer dans votre rédaction les intermédiaires qui peuvent être nécessaires pour
arriver au résultat) ;
6. Évitez les décimales surabondantes qui ne signient rien et ne servent qu'à donner une
illusion de précision. Il faut toutefois garder plus de chires signicatifs sur des résultats
intermédiaires que sur les résultats naux de manière à éviter que des erreurs d'arrondi
ne viennent gâcher des mesures précises. Le résultat nal de la mesure et son
incertitude doivent comporter le même nombre de chires après la virgule (et
l'incertitude ne comprend qu'un seul chire signicatif non nul).
7. Les démonstrations théoriques devront impérativement avoir été faites (et
comprises...) avant d'arriver en TP. Elles sont supposées contribuer à vous faire
comprendre le protocole expérimental.

2
8. Dans le CR doit également gurer la comparaison entre les résultats théoriques
Xthéo (prévus) et les résultats expérimentaux Xexp observés ; les diérences entre
les deux sont à justier et elles peuvent être chirées grâce à l'écart relatif :
|Xthéo − Xexp |
× 100
Xthéo
En TP, cet écart relatif sera en général inférieur 5%, au maximum égal à 10%.
9. Votre CR doit comporter une conclusion sur le travail que vous avez accompli. Le but
est-il atteint ? Qu'avez-vous montré ou redémontré (principe, formule du cours vériée ex-
périmentalement...) ? Quels problèmes ou limites avez-vous rencontrés ? Quelles solutions
peuvent être alors envisagées ?
De plus amples informations sur le traitement des mesures (exploitation graphique, statis-
tique) et sur les incertitudes (origine, estimation) peuvent être trouvées dans le fascicule  Notions
de base en physique : Grandeurs physiques, Mesures, Unités et Dimensions, Incertitudes  dis-
ponible sur moodle. Vous y trouverez également à titre d'exemple un sujet de TP (vérication
expérimentale des lois de de Descartes) avec un CR type. Il est fortement conseillé de vous
y reporter avant la première séance.
Lors des TP, vous pourrez comparer les valeurs des diérents mesurages par comparaison
des segments d'incertitude qui doivent avoir une partie commune (voir gure 2). Dans le cas
contraire, soit l'incertitude est trop faible, soit il y a un résultat erroné (ou alors vous pouvez
postuler pour le prix Nobel).

Figure 2 
Vos enseignants sont là pour vous guider lors des séances de TP mais aussi pour vous aider
à rédiger vos comptes rendus. N'hésitez pas à leur poser des questions, ils se feront un plaisir
de vous répondre. Un bon compte rendu de TP n'est pas nécessairement celui qui présente les
mesures les plus proches de la théorie : toute mesure est entachée d'erreurs. À vous d'avoir
un regard critique sur vos mesures et de faire preuve de bon sens. À titre d'exemple, un CR
type (ainsi que le sujet du TP concernant les lois de Snell-Descartes) est disponible sur moodle.
N'oubliez pas que quelqu'un qui n'a jamais lu le fascicule (et qui n'a pas fait le TP) doit être
capable de comprendre (et de refaire) ce que vous avez fait lors de la séance de TP rien qu'en
lisant votre CR. Vous trouverez sur la page suivante un tableau résumant les critères de notation
des compte-rendus de TP.

3
Résumé des critères de notation des compte-rendus de T.P.

Critères Détails
 Rappels théoriques ;
Préparation du TP  Calculs littéraux ;
 Applications numériques.

 Respect des consignes ;


Attitude en TP  Réalisation des montages ;
 Soin du matériel ;
 Autonomie.

 Français : orthographe, grammaire ;


 Introduction, conclusion ;
Rédaction  Structure du CR, plan ;
 Présentation, explication du TP et des ex-
périences, schémas.

 Explication du montage et du principe


Mesures  Tableau ;
 Unités ;
 Traitement des incertitudes, erreurs ;

 Échelles adaptées ;
Graphes  Tracé, rectangles d'incertitude ;
 Légendes, titre ;
 Soin, clarté.

 Paramètres à déduire des mesures ;


 Incertitudes, écarts relatifs ;
Exploitation  Comparaison expérience / théorie et/ou bi-
Analyse bliographiques (+ citation des références) ;
 Analyse et explications des écarts ;
 Regard critique sur les mesures, améliora-
tions éventuelles, comparaison avec des va-
leurs référencées (avec citation des sources
bibliographiques)..

4
T.P. n
o 1

Focométrie des lentilles minces

(2 × 1h30)

La focométrie est la détermination expérimentale de la distance focale d'un système optique


centré dans les conditions de Gauss, à savoir, pour les lentilles minces, des rayons peu inclinés
par rapport à l'axe optique et faisant des angles petits par rapport aux normales des surfaces des
lentilles. La distance focale est la plus importante des propriétés pour les lentilles et systèmes de
lentilles. Dans ce TP, vous déterminerez la distance focale d'une lentille convergente puis d'une
lentille divergente par diérentes méthodes dites  par projection  :
 autocollimation ;
 relation de conjugaison avec une exploitation statistique (moyenne et écart-type) et plu-
sieurs exploitations graphiques des mesures ;
 méthode de Bessel ;
 méthode de Silbermann.
Toutes ces méthodes nécessitent d'obtenir une image réelle qui est projetée sur un écran pour
permettre de repérer sa position. Chaque méthode devra nécessairement être accompa-
gnée dans votre compte-rendu d'une description théorique et d'un schéma avec le
tracé des rayons. Lors du T.P., vous éviterez de laisser vos empreintes digitales sur les lentilles
et le miroir en les manipulant par la tranche.
Tout résultat issu de mesures doit être accompagné d'une évaluation de l'incertitude attachée
à ce résultat compte tenu des erreurs de lecture et de la latitude de mise au point. On se contentera
ici de noter dans quelques cas typiques et extrêmes les valeurs des incertitudes de lecture et de la
latitude de mise au point (intervalle sur lequel l'image semble nette) puis d'évaluer leur inuence
sur la mesure de la distance focale soit directe soit indirecte en constatant par exemple que le
point d'intersection des courbes expérimentales est une surface ou que la droite attendue est en
fait un nuage de points au voisinage d'une droite.
Finalement, le compte-rendu devra comporter :
 le schéma correspondant à chaque type de mesure avec le trajet des rayons lumineux. On
précisera dans chaque cas, quel est l'objet pour la lentille étudiée, quelle est son image,
quelle est la formule utilisée pour déterminer, à partir des mesures eectuées, la distance
focale de chacune des deux lentilles en dénissant bien toutes les grandeurs ;
 les tableaux des mesures eectuées avec les incertitudes relevées ;
 la valeur de la distance focale déduite de l'expérience avec sa marge d'incertitude :
∆f 0 /f 02 = ∆p/p2 + ∆p0 /p02 (où ∆x indique une incertitude sur x).

5
1 Mesure par autocollimation
Cette méthode permet d'eectuer très rapidement une mesure de la distance focale d'une
lentille convergente.
 Commencer par distinguer la lentille convergente de la lentille divergente. Quelle solution
proposez-vous ?
 Installer la lentille convergente sur le banc optique grâce à son support.
 Monter le miroir plan sur un support de lentille et placer le sur le banc du coté opposé
au rayon incident. Déplacer l'ensemble lentille-miroir jusqu'à ce que l'image de la source
soit nette dans le plan de la source (on peut améliorer un peu ce repérage en inclinant
légèrement le miroir de façon que l'image se forme juste à coté de l'objet).
 Justier le fait que la source se situe alors au foyer de la lentille (faire un schéma) et
donner une première mesure de f 0 accompagné de son incertitude.
 Vérier que, si la lentille est bien positionnée, l'image de la source reste nette lorsque l'on
déplace le miroir.

2 Formule de conjugaison : étude de p0 en fonction de p


2.1 Mesures

Vos mesures doivent être répertoriées dans un tableau à 12 colonnes comprenant l'abscisse
XL de la lentille, celle de l'image XI , ∆XI , ainsi que p = OA = XS − XL et p0 = OA0 = XI − XL
avec leur incertitude respective (∆p = ∆XL +∆XS et ∆p0 = ∆XL +∆XI ), XS étant l'abscisse de
l'objet. Les dernières colonnes comprendront les calculs de 1/p et 1/p0 , leur incertitude respective
et enn, la distance focale f 0 de la lentille calculée à partir de chaque mesure de p et p0 grâce à
la formule de conjugaison. Pensez à préciser les unités pour chaque colonne du tableau !
 Placer la fente source à l'extrémité du banc et repérer sa position XS sur le banc. Quelle
est l'incertitude ∆XS ?
 Pour une position XL de la lentille L le long du banc (penser à estimer ∆XL ), chercher
la position de l'écran pour laquelle l'image I de l'objet est nette. Noter l'abscisse XI
correspondante, ainsi que l'intervalle 2∆XI sur lequel vous continuez à voir l'image nette
sur l'écran (latitude de mise au point). En déduire p = OA = XS − XL (< 0) et p0 =
OA0 = XI − XL .
 Refaire ces mesures pour diérentes positions de la lentille (au minimum une dizaine)
jusqu'à ce que l'image se forme en dehors du banc.
 À partir de vos mesures, compléter le tableau en rajoutant le calcul de 1/p et 1/p0 ainsi
que leur incertitude ∆(1/p) = ∆p/p2 et ∆(1/p0 ) = ∆p0 /p02 .

2.2 Exploitation des mesures

1. Réaliser d'abord un√traitement statistique de vos mesures en calculant la moyenne f 0 et


son incertitude 2σ/ N (l'écart-type σ de votre série de mesures se calcule grâce à votre
calculatrice et N est le nombre de mesures)
2. Tracer soigneusement la courbe 1/p0 en fonction de 1/p. Quelle est la nature de la courbe
obtenue ? Utiliser l'ordonnée à l'origine pour en déduire une estimation de f 0 (pourquoi ?).
Estimer ∆f 0 .
3. Faire une autre détermination graphique de f 0 à l'aide de la droite d'équation 1/p0 =
−1/p (à tracer sur le même graphe). Expliciter cette méthode graphique et comparer aux
résultats précédents.

6
4. Réutiliser la série de mesures précédente sur un nouveau graphe en traçant pour chaque
couple de mesures (p, p0 ) la droite joignant le point (p, 0) et le point (0, p0 ).Toutes ces
p0 p0 p0
droites d'équation y = − x + p0 (avec = 1 − 0 ) se coupent théoriquement en un
p p f
même point de coordonnées x = −f 0 et y = f 0 (à démontrer !). En déduire f 0 et son
incertitude.
Comparez et commentez ces 4 valeurs expérimentales de f 0 obtenues à partir de la formule
de conjugaison. Conclure.

3 Méthode de Bessel
Pour une distance objet-image D xée telle que D > 4f 0 , il existe deux positions de la lentille
D2 − d2
séparées par une distance d telles que l'image soit nette. On montrera, en TD, que f 0 = .
4D
 À quelle valeur approximative D doit-il être supérieur ?
 Trouver les couples de positions nettes pour quelques distances D et utiliser cette méthode
pour déterminer f 0 et son incertitude (calculer la moyenne et l'écart-type sur 4 ou 5
mesures).

4 Méthode de Silberman
 Mesurez la taille de l'objet (pensez à éteindre la lampe si besoin).
 Cherchez la position de la lentille qui correspond à un grandissement égal à -1 (servez-vous
du papier millimétré sur l'écran).
 Mesurez la distance objet-image D et estimez ∆D.
 Montrez que la distance entre l'objet et l'image est alors D = 4f 0 .
 En déduire f ' et son incertitude ∆f 0 = ∆D/4.

5 Distance focale d'une lentille divergente


Comme la lentille divergente ne peut donner d'image réelle qu'à partir d'un objet virtuel, on
constitue d'abord à l'aide de la lentille convergente un objet lumineux réel A1 B1 que l'on maté-
rialise à l'aide d'un écran. Ensuite on introduit la lentille divergente entre la lentille convergente
et l'écran de façon à obtenir une image réelle nale A2 B2 . Précisez la condition à réaliser
sur la distance lentille divergente-objet virtuel A1 B1 .
En résumé votre objet de départ AB (le F lumineux) fournit grâce à la lentille convergente une
première image réelle A1 B1 . Cette image sert ensuite d'objet (virtuel) pour la lentille divergente
qui fournit une image nale A2 B2 (réelle).
Faites un schéma clair comprenant les deux lentilles et le tracé des rayons permettant de
déduire de AB les positions de A1 B1 et A2 B2 .

5.1 Mesures

Vous procéderez de la façon suivante :


1. Constituez un objet lumineux (réel) susceptible de devenir virtuel : eectuez la mise au
point de A1 sur l'écran. A1 B1 ne devra pas être trop grand pour facilité la mise au point
sur l'image nale. Notez la position XA1 de cette première image ainsi que son incertitude
(moitié de la latitude de mise au point).

7
N.B. : A1 qui sert ensuite d'objet pour la lentille divergente reste bien évidemment à la
même position tant que vous ne déplacez pas la lentille convergente. Si vous déplacez cette
dernière, il faut mesurer la nouvelle valeur de XA1 .
2. Sans modier la position de la lentille convergente, introduisez la lentille divergente entre
la lentille convergente et l'écran et susamment près de ce dernier : A1 devient un objet
virtuel pour la lentille divergente et vous noterez la position XL de cette lentille. Pensez
aussi à estimer l'incertitude ∆XL associée. En déduire p = OA1 = XA1 − XL ainsi que
son incertitude (somme des incertitudes sur les positions de A1 et L)
3. Déplacez l'écran pour rétablir la mise au point sur l'image nale A2 : notez la nouvelle
position de l'écran XA2 et en déduire la mesure algébrique lentille divergente-image p0 =
OA2 = XA2 − XL et son incertitude ∆p0 = ∆XA2 + ∆XL .
4. Déduisez des valeurs de p et p0 la distance focale de la lentille divergente.

5.2 Exploitation

Pour déterminer la distance focale de la lentille divergente, reprenez la méthode statistique


et une des méthodes graphiques (au choix) utilisées pour la lentille convergente. Attention à
la position de vos axes (f 0 < 0) !
Comparer les deux valeurs expérimentales obtenues pour f 0 et commentez.

6 Conclusion
 Récapitulez vos mesures expérimentales de la distance focale des deux lentilles dans un
tableau que vous commenterez.
 Comparez ces diérentes méthodes de focométrie. Quelles sont les avantages et inconvé-
nients de chacune ?
 Connaissez-vous d'autres techniques focométriques ?

8
T.P. n
o 2

Mesures de tensions continues à

l'oscilloscope (2 × 1h30)

1 Introduction
L'oscilloscope est un instrument de mesure destiné à visualiser un signal électrique, le plus
souvent variable au cours du temps. Il est un des outils de base du scientique moderne car il
permet de nombreuses mesures ou acquisitions sur le ou les signaux étudiés (forme, contenu,
amplitude, période, fréquence. . . ). Il est donc indispensable de maîtriser le principe d'utilisation
de ses fonctions de base. On distingue les oscilloscopes numériques et les oscilloscopes analogiques.
Ces derniers sont en général assez anciens et sont basés sur l'utilisation d'un tube cathodique
(ancêtre des tubes des télévisions de vos parents) inventé en 1897 par Ferdinand Braun (prix
Nobel en 1909). La tension appliquée en entrée est utilisée pour dévier un faisceau d'électron
qui laisse une trace lumineuse sur un écran uorescent. La plupart des oscilloscopes utilisés
aujourd'hui sont numériques : ils transforment la tension d'entrée en nombre (numérisation).
Quelle que soit sa structure interne, l'oscilloscope présente toujours sur sa face avant des
boutons permettant de contrôler les fonctions essentielles des axes vertical et horizontal :
 Les boutons liés à l'axe X permettent d'utiliser la base de temps au mieux, lorsque l'on
cherche à voir l'évolution temporelle de la grandeur d'entrée (immense majorité des cas).
 Les boutons de l'axe Y permettent de choisir une plage de visualisation en amplitude
satisfaisante (choix de la position du niveau 0, choix des calibres, type de couplage . . . ).
Ce TP a donc pour objectif de vous familiariser avec le fonctionnement de base de l'oscillo-
scope numérique (3 modèles à votre disposition : Agilent DSO1012A et DSO3062A, Tektronix
TDS1002, voir gure 2.1) dont vous déterminerez la résistance interne, ainsi qu'avec les mesures
de tensions continues par le biais de la vérication du pont diviseur de tension et du théorème
de superposition. L'utilité des diérentes fonctions de base de l'oscilloscope devra être expliquée.
Lorsque vous représenterez les signaux observés à l'oscilloscope (des écrans d'oscillo pré-imprimés
sont disponibles sur moodle ), il sera alors indispensable de noter la masse, les calibres de chaque
axe et aussi de choisir le bon calibre (critère de la déviation maximum, utilisation du plus grand
nombre de divisions). Dans le compte-rendu doivent également gurer la comparaison entre les
résultats théoriques et les résultats expérimentaux ; les écarts entre les deux sont à justier (in-
certitudes de mesures, inuence des appareils. . . ).

9
Figure 2.1  2 exemples d'oscilloscopes numériques (Agilent DSO3062A et Tektronix TDS1002)
mis à votre disposition pour le TP

2 Description et principe de l'appareil


Le principe de base d'un oscilloscope numérique est radicalement diérent d'un modèle ana-
logique : la courbe achée sur l'écran d'un oscilloscope numérique n'est pas une visualisation en
temps réel du signal d'entrée (qui est lui analogique) ! Ce signal est d'abord numérisé grâce à
un convertisseur analogique numérique, c'est-à-dire qu'il est échantillonné et quantié sous
la forme d'une suite de nombres (bits). Ces échantillons sont accumulés dans une mémoire, qui,
une fois remplie, permet par relecture de construire la courbe représentative du signal qui est
achée sur l'écran. Le signal étant numérisé, il est possible d'eectuer toutes sortes d'opérations
mathématiques, de traitement ou de mesures automatiques. L'oscilloscope ne permettant que de
traiter les données numérisées (et donc achées sur l'écran), il convient de choisir correctement
les sensibilités verticales et horizontales pour eectuer des mesures correctes. La précision de
la mesure dépendra de la sensibilité et il faut donc s'arranger pour avoir la déviation
la plus grande possible (donc les calibres les plus petits possibles) comme pour un
oscilloscope analogique.
Sur la face avant de l'oscilloscope (voir gure 2.1), on trouve les bornes d'entrée BNC (CH I /
CH II ou X / Y selon les modèles) où l'on applique le signal à étudier et les boutons traditionnels :
 boutons de position de chaque voie permettant de positionner verticalement chaque signal ;
 boutons de sensibilité de chaque voie permettant de choisir l'échelle verticale (V/division).
Les valeurs de sensibilité s'achent en bas de l'écran ;
 bouton de position horizontale. La valeur xée apparaît en haut de l'écran ;
 bouton de base de temps (s/carreau). La valeur xée s'ache en bas de l'écran.
Avant toute chose, commencez par repérer ces diérents boutons. À cela s'ajoutent
des  boutons-menus  utilisés soit pour le réglage des voies (marqués par exemple CH1/2 MENU
ou MATH MENU ) soit pour accéder à des utilitaires (impression, mesures, acquisition. . . ). À
chaque appui sur ces boutons, un menu apparaît à droite de l'écran et la sélection dans le menu
se fait grâce aux 5 boutons situés immédiatement à droite de l'écran.

Boutons liés aux signaux visualisés sur les voies :


 CH1/2 MENU : permet d'eectuer les réglages des voies 1 ou 2 : couplage CC, AC,
masse (terre), inversion du signal, etc ;
 MATH MENU : permet d'eectuer des opérations mathématiques entre les deux signaux
(addition, soustraction, inversion etc).

10
Boutons utilitaires les plus utilisés :
 MESURES : permet de faire apparaître sur l'écran la valeur des caractéristiques des
signaux : tension ecace, amplitude, fréquence, période, valeur moyenne, etc ;
 CURSEURS : fait apparaître sur l'écran deux curseurs horizontaux ou verticaux destinés
à la mesure de décalage temporel, d'amplitude, etc ;
 SAUV./RAP. : fait apparaître le menu de sauvegarde des données et de copie d'écran.
 ...
L'écran de votre oscilloscope ressemble peu ou prou à celui de la gure 2.2 : on y retrouve
toutes les informations concernant le réglage.

Figure 2.2  Zone d'achage autour de l'écran.

3 Prise en main de l'oscilloscope


3.1 Réglages préliminaires

 Sélectionnez la voie 1 en appuyant sur CH1 MENU et enlevez éventuellement la voie 2


en appuyant deux fois sur CH2 MENU .
 Choisissez le couplage masse ou GND ou encore La terre. Une ligne horizontale doit alors
apparaître sur l'écran.
 Superposez le signal obtenu sur la ligne centrale de l'écran (ligne 0 V). Le réglage peut
être très précis puisque la valeur de la tension apparaît en temps réel sur l'écran. Re-
sélectionnez le couplage CC.

11
3.2 Visualisation d'une tension continue

Après avoir fait les réglages préliminaires et avoir choisi une base de temps adapté, alimen-
tez la voie I avec une tension continue d'amplitude 10 V fournie par l'alimentation stabilisée
(respectez les bornes positive et négative !).
1. Choisir un calibre adapté an d'eectuer la lecture la plus précise. Quel calibre choisir ?
Où placer la référence (terre) sur l'écran ? Expliquer
2. Relever les oscillogrammes obtenus (précisez bien les calibres et la position de la masse).
Des pré-imprimés d'écrans d'oscillo sont disponibles sur moodle.
Estimez les incertitudes et comparez aux valeurs données par le générateur. Si la trace est ne
et peu bruitée, vous prendrez comme estimation de l'incertitude de lecture une demi-graduation
pour la position de la trace plus éventuellement une demi-graduation pour la position de la
masse. Si la trace du signal est épaisse (largeur supérieure à une graduation) vous devez bien
évidemment prendre en compte cette épaisseur.
Refaire la même chose avec cette fois-ci avec une tension de -10 V sur la voie I. Pour éviter
un problème de masse au niveau de l'oscillo, déconnectez au préalable la lame métallique qui
relie la borne négative et la terre de l'alimentation stabilisée (bornes verte et noire).

3.3 Couplage d'entrée CA/CC (ou AC/DC)

Le signal d'entrée peut être ltré ou court-circuité selon le couplage (accès par les menus
CH1/2) :
 CA (Couplage Alternatif) : la tension achée correspond au signal moins sa composante
continue. Ce mode est par exemple utilisé lorsque l'on veut visualiser des petites oscil-
lations sur une tension presque constante et très supérieure à l'amplitude des petites
oscillations ;
 CC (Couplage Continu) : le signal utilisé est égal au signal d'entrée, correspond à un
couplage direct ;
 masse/terre (ou GD ou GND pour Ground) : achage du potentiel 0. L'écran ache alors
une droite horizontale à une hauteur représentant l'origine des tensions.

Manipulations : Toujours avec une tension d'entrée continue de 10 V sur la voie I, se mettre
en mode de couplage d'entrée CC puis en mode AC. Qu'observe-t-on ? Expliquez d'où vient la
diérence entre les deux positions.
Toutes vos mesures de tensions devront être fait avec le couplage CC (ou GND
pour vérier la position de la référence si besoin).

3.4 Mesures automatiques

L'oscilloscope numérique permet de faire de nombreuses mesures auxquelles on accède grâce à


la touche MESURES . La première chose est de choisir la source et le type de mesure à eectuer.
On peut acher des mesures relatives à la voie 1 et/ou à la voie 2 (fréquence, période, moyenne,
tension crête-crête, tension ecace. . . ). Attention : l'échantillonnage eectué sur le signal peut
être à l'origine de fausses mesures dues à une fréquence d'échantillonnage trop faible.
On peut également faire des mesures de tension et de durée en utilisant des curseurs (touche
CURSEURS bien évidemment) qui se déplacent sur l'écran en agissant sur les 2 boutons
POSITION dans la colonne VERTICAL.

12
Manipulations : à l'aide des mesures automatiques, déterminer (pour les mêmes signaux que
le paragraphe précédent) la valeur moyenne de la tension en entrée de la voie I. Quelle est la
précision ? Comparez aux mesures  manuelles .
Augmentez/diminuez exagérément la base de temps ou la sensibilité verticale. Que donnent
les mesures automatiques ? Expliquez et concluez.
Une mesure automatique doit toujours être confortée/validée par une mesure
(même rapide) à  l'÷il  qui utilise les calibres et les carreaux de l'écran.

4 Mesure de la résistance interne de l'oscilloscope


4.1 Travail préparatoire

On considère 2 résistances R1 et R2 égales et montées en série (voir gure 2.3). Que valent
les tensions U1 et U2 en fonction des éléments du montage E , R1 , R2 ?
On appelle R0 la résistance interne de l'oscilloscope et on ne visualise que la tension U2 (donc
R0 vient s'ajouter en parallèle de R2 ). Calculer la nouvelle expression littérale de U2 qui tient
compte de R0 . Que devient cette expression si R0  R1 et R2 ? Si R0 ≈ R1 ?
On visualise U2 et U1 . Cela change-t-il l'expression ?

Figure 2.3 
4.2 Platine de cablage

Les circuits seront montés sur une platine de cablâge qui évite de souder les composants : il
sut juste de les xer sur la plaque grâce à plusieurs rangées de trous espacés les uns des autres
d'un pas standard de 2,54 mm. Chacun des trous peut accueillir des pattes de composants ou
alors des ls permettant de placer chacun des composants et de faire des liaisons entre les pattes,
de manière à reproduire le schéma de câblage. Il y a des trous qui sont reliés ensemble par une
piste de cuivre dans le but d'éviter d'utiliser trop de ls. Par exemple tous les trous de la ligne
notée A sur la platine sont reliés entre eux : ils présenteront donc tous le même potentiel et
donc correspondront nécessairement à un même n÷ud du circuit. Il est à noter également que
cette ligne est reliée à une che banane du bord de la plaquette (ce qui permet d'éviter d'utiliser
les ls sur le coté de la plaque qui sont très souvent défectueux). Il en va de même pour la
deuxième ligne B et pour la dernière. Sur les autres lignes, seulement 5 trous sont reliés entre
eux. Retournez la plaque pour vérier et identier les trous reliés.
Une bonne habitude pour construire un circuit consiste à brancher les ls du circuit principal
O O
en partant de la borne + (rouge) du générateur et en revenant à sa borne - (noire). Chaque
maille se construit chacune à son tour et les circuits en dérivation (ou les appareils comme
le voltmètre ou l'oscillo) ne se branchent que dans un second temps. Une certaine

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logique dans le choix des couleurs des ls est indispensable pour le contrôle et la clarté du
montage : noir pour les ls vers la masse, rouge pour le circuit principal, et éventuellement vert
pour les dérivations (voltmètres. . . ).

4.3 Travail expérimental

Réalisez le circuit de la gure 2.3 pour E = 10 V et pour 3 couples de résistances égales de


l'ordre de 1 kΩ, 300 kΩ et 1 MΩ ; mesurez les tensions U1 et U2 à l'oscillo (vous pouvez utiliser
les 2 voies). Comparez les valeurs mesurées et les valeurs théoriques selon les valeurs de R1 et
R2 . Que remarquez-vous ? L'oscilloscope perturbe-t-il la mesure ?

4.4 Interprétations

En déduire la résistance interne R0 de l'oscilloscope à partir des mesures qui sont le plus
perturbées par la présence de l'oscilloscope (il est conseillé de mesurer les résistances R1 et R2
au pont RLC). Conclure.

5 Pont diviseur de tension


5.1 Travail préparatoire

On considère le montage de la gure 2.4. Donner l'expression littérale des tensions U1 , U2 et


U3 en fonction de E , R1 , R2 et R3 .

Figure 2.4 
5.2 Travail expérimental

Réalisez le montage proposé en ajustant la f.é.m. E du générateur à 8 V et en choisissant 3


résistances dans la gamme 1 à 10 kΩ. Procéder successivement aux mesures des tensions U1 , U2
et U3 à l'oscilloscope. Estimer l'incertitude de lecture des tensions mesurées.

5.3 Exploitation

Vérier que ce circuit est un pont diviseur de tension en comparant, par exemple, les rapports
des tensions mesurées aux rapports des résistances impliquées. Comparer les calculs théoriques
aux résultats expérimentaux. Chirer la précision de mesure en fonction des calibres utilisés.

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Comparer l'erreur relative entre les résultats expérimentaux et les résultats théoriques. Doit-on
prendre en compte l'erreur systématique due à la résistance interne R0 de l'oscilloscope ?

6 Vérication expérimentale du théorème de superposition


6.1 Travail préparatoire

Exprimer littéralement, en appliquant le théorème de superposition, l'expression théorique


des tensions UAB 1 , UAB 2 et UAB = UAB 1 +UAB 2 dénies sur la gure 2.5 en fonction des tensions
V1 , V2 et des résistances.

Figure 2.5 
6.2 Travail expérimental

Pour réaliser le montage de la gure 2.5, vous utiliserez l'alimentation stabilisée (par exemple
pour V1 ) et le générateur basse fréquence (GBF). En mesurant à l'oscilloscope, ajuster les tensions
V1 et V2 des deux générateurs à 8 et 10 V.
Choisissez 3 résistances diérentes dans la gamme 1 kΩ - 4,7 kΩ. Dans la perspective de
vérier le théorème de superposition, réaliser les mesures de la tension UAB pour les trois cas
suivant :
1. V1 allumée, V2 allumée. Mesurer UAB ;
2. V1 allumée, V2 passivée. Mesurer UAB 1 ,
3. V1 passivée, V2 allumée. Mesurer UAB 2 .
Remarque : la passivation de la source ne se réalise pas en éteignant simplement le géné-
rateur. Il faut le remplacer par un l en court-circuitant les n÷ud C ou D du montage avec la
masse.

6.3 Interprétations

 En utilisant le théorème de superposition, quelle devrait être la relation entre UAB 1 ,


UAB 2 et UAB ? Évaluer la précision de vos mesures et vérier la cohérence expérimentale
de UAB ± ∆UAB et UAB 1 + UAB 2 ± (∆UAB 1 + ∆UAB 2 ).
 Faire l'application numérique du résultat obtenu lors du travail préparatoire (avec les
valeurs des resistances mesurées au pont de mesure). Ce résultat est-il en accord avec vos
mesures (écart relatif) ?
 Conclure.

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