Mathématiques PT.
2024 - 2025
Mathématiques & Informatique - F. Gaunard
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Lycée Voltaire, Paris 11e.
Devoir surveillé n°1
Vendredi 13 Septembre
Durée : 4 heures
Ce devoir comporte cinq exercices indépendants.
La qualité de la rédaction et de la présentation (notamment de la lisibilité), la précision, la concision, la rigueur et la clarté
des raisonnements, sont des éléments importants pour l’évaluation de la copie.
En particulier, les résultats doivent être encadrés et vos feuillets doivent êtres numérotés.
Exercice 1
Pour tout entier n ∈ N∗ , on pose Pn = (X + 1)2n − 1.
1. Écrire sous forme développée P1 et P2 et donner leur factorisation dans C[X].
2. Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , on peut écrire Pn = XQn , où Qn est un polynôme dont on précisera le degré, le
coefficient dominant et le terme constant.
3. Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , Pn n’admet que des racines simples.
4. Déterminer, pour tout n ∈ N∗ , les racines complexes de Pn (on les mettra sous forme exponentielle).
2n−1 n−1
Y kπ Y kπ
5. Calculer, pour tout n ∈ N∗ , sin , puis sin .
2n 2n
k=1 k=1
Exercice 2
nn e−n
On considère, dans cet exercice, la suite (un )n>1 de terme général .
n!
t2
1. a. En étudiant les variations de la fonction g définie sur [0, 1] par g(t) = ln(1 + t) − t + , montrer:
4
t2
∀t ∈ [0, 1], ln(1 + t) 6 t − .
4
n
1 1
b. En déduire : ∀n > 1, 1 + 6 exp 1 − .
n 4n
un+1 1
2. a. Montrer que, pour tout entier n > 1, on a : 6 exp − .
un 4n !
n−1
Y uk+1 n−1
1X1
b. En considérant le produit pn = , montrer que, pour tout entier n > 1 : un 6 exp −1 − .
uk 4 k
k=1 k=1
3. a. Montrer que, pour tout entier n > 1, on a :
Z n n−1
1 X1
dt 6 .
1 t k
k=1
1
b. En déduire : ∀n > 1, un 6 exp −1 − ln(n) .
4
c. Quelle est la limite de la suite (un )?
2 Devoir Surveillé n°1
Exercice 3
n
∗
X 2n
On considère la suite (Sn )n>1 définie, pour n ∈ N , par Sn = .
i=0
n+i
1. a. Calculer S1 , S2 , S3 .
2n
b. Écrire comme un quotient de produits.
n+i
2. Informatique.
a. Écrire, en Python, une fonction récursive produit_des_termes qui prend en argument une liste L et renvoie le
produit des termes de la liste.
b. En déduire une fonction suite_S qui prend en argument un entier n ∈ N∗ et renvoie la valeur de Sn .
3. Justifier que
2n
X 2n
= 22n .
i=0
i
4. En déduire que
1 2n
Sn = 22n−1 + .
2 n
On commencera par montrer que
2n
X 2n 2n
+ = 2Sn .
i=0
i n
∗ 2p −2p
5. Pour p ∈ N , on pose up = 2 .
p
2p + 1
a. Montrer que, pour tout entier p ∈ N∗ , up+1 = up .
2p + 2
b. En déduire, par récurrence, que, pour tout p ∈ N∗ ,
1
0 ≤ up ≤ √ .
2p + 1
c. En déduire alors la limite de up lorsque p → +∞.
Exercice 4
Dans cet exercice, on cherche à déterminer les fonctions h, continues en 0, telles que h(0) = 1 et qui vérifient, pour tout
réel x,
h(2x) = h(x) cos(πx).
1. Pour tout réel a, exprimer sin(2a) en fonction de cos(a) et de sin(a).
2. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel non nul n, et pour tout réel x :
n
πx Y πx
sin(πx) = 2n sin n cos k .
2 2
k=1
3. Montrer que, pour toute solution h, tout entier naturel non nul n, et pour tout réel x :
x πx πx πx
h(x) = h n cos n · · · cos 2 cos .
2 2 2 2
4. Montrer que, pour tout entier naturel non nul n, et pour tout réel x :
πx 1 x
h(x) sin n = n h n sin(πx)
2 2 2
5. Pour tout réel x non nul, déterminer les valeurs de
x 1 x
lim h n et lim .
n→+∞ 2 n→+∞ 2n sin πx
2n
6. Déduire des résultats précédents l’expression, pour tout réel x, de h(x) en fonction de x.
3
Exercice 5 (∗)
On rappelle qu’une fonction f est dite convexe sur un intervalle I si pour tous x1 , x2 ∈ I, pour tous λ1 , λ2 ∈ [0; 1] tels que
λ1 + λ2 = 1, on a
f (λ1 x1 + λ2 x2 ) ≤ λ1 f (x1 ) + λ2 f (x2 ).
On admet dans la suite que la fonction x 7→ x2 est convexe sur R.
1. L’objet de cette première question est de montrer l’équivalence entre les assertions suivantes:
i. f est convexe sur I ;
ii. Pour tout entier n ≥ 2, f vérifie la condition (Cn ) :
Pour tous x1 , ..., xn ∈ I, pour tous λ1 , ..., λn ∈ [0; 1] tels que λ1 + ... + λn = 1, on a
f (λ1 x1 + ... + λn xn ) ≤ λ1 f (x1 ) + ... + λn f (xn ).
a. Montrer que : si, pour tout entier n ≥ 2, f vérifie la condition (Cn ), alors f est convexe.
b. Montrer l’implication réciproque par récurrence sur n ≥ 2.
λi
Pour l’hérédité, on pourra, en partant des coefficients λ1 , ..., λn+1 , introduire les coefficients µi = .
1 − λn+1
2. Soient n un entier supérieur ou égal à 2, a1 , ..., an et b1 , ...bn des réels strictement positifs.
a. Montrer que : v
n u n ! n !
X u X X
ai bi ≤ t 2
ai 2
bi .
i=1 i=1 i=1
ai
On pourra utiliser la Question 1. avec xi = et des coefficients λi bien choisis.
bi
b. Que devient l’inégalité si les réels a1 , ..., an et b1 , ..., bn sont simplement supposés positifs ?
3. Soient m, n deux entiers supérieurs ou égaux à 2 et (ai,j ) 1≤i≤n des réels positifs. Déduire de l’inégalité obtenue à la
1≤j≤m
question précédente, que v
u n X
m X
m
X u X
ai,j ≤ tn ai,j ai,k .
1≤i≤n i=1 j=1 k=1
1≤j≤m
4. Application. Soient m et n deux entiers supérieurs ou égaux à 2. On considère n points du plan M1 , ..., Mn deux à
deux distincts et m droites D1 , ..., Dm deux à deux distinctes. On s’intéresse au nombre I d’incidences, c’est à dire au
nombre de couples (i, j) dans J1, nK × J1, mK tels que Mi ∈ Dj .
Pour ce faire, on introduit les coefficients ai,j définis par
1, si Mi ∈ Dj
∀(i, j) ∈ J1, nK × J1, mK, ai,j =
0, sinon
n
X
a. Justifier que, pour tous j, k tels que j 6= k, on a : ai,j ai,k ≤ 1.
i=1
b. En déduire que p
I≤ nm2 + mn2 .