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Illusion Humaine de La Liberté

exercice philo terminale

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Launay Emelyne, Terminale Delta, Devoir maison, L’illusion humaine de la liberté de Spinoza

1-Premièrement, Spinoza donne une définition selon laquelle être contraint revient à être déterminé
par des causes extérieures. En effet, il rejette l'idée d'un libre arbitre selon lequel l’homme est libre
de choisir entre différentes causes. Pour l’auteur, l'être humain est donc soumis à un ensemble de
causes qui déterminent ses actions de manière inévitable.

En second, pour Spinoza, libre signifie qu’« une chose qui est et agit par la seule nécessité de sa
nature, contrainte, celle qui est déterminée par une autre à exister et à agir d’une certaine façon
déterminée » l.6-7 autrement dit être libre c’est agir en accord avec sa propre nature. En effet, il
définit la liberté non pas comme la capacité de choisir entre les différentes options qui s’offrent à
nous, mais plutôt comme la réalisation de sa nature propre dans un effort pour comprendre et
accepter les causes qui nous déterminent. Ainsi, être libre, selon l’auteur, implique de reconnaître et
d'accepter les forces qui agissent sur nous, de comprendre notre place dans l'ordre naturel des
choses, et d'agir en accord avec cela (auto-détermination).

En conclusion, être contraint selon Spinoza signifie être soumis à des causes extérieures qui
déterminent nos actions, tandis qu’être libre revient à agir en accord avec notre nature, en
comprenant et en acceptant les causes qui nous déterminent.

2-Selon Spinoza, on peut dire que seul Dieu est réellement libre car Il est la seule substance infinie et
nécessaire qui existe, agissant uniquement par sa propre nature et non par une influence extérieure.
Pour l’auteur, la liberté véritable réside dans l'auto-détermination, c'est-à-dire le fait d’agir en accord
avec sa propre nature sans être soumis à des causes extérieures. Ainsi, Dieu, en tant qu'entité infinie
et souverainement parfaite, agit nécessairement en accord avec sa nature qui est elle-même infinie
et ne subit donc aucune influence extérieure. Par conséquent, Dieu est libre de toute contrainte
extérieure et agit toujours de manière nécessaire en vertu de sa propre perfection et de son infinité.
En revanche, les êtres humains (finis) sont eux limités par des causes extérieures qui déterminent
leurs actions. Ils ne sont pas libres car ils sont soumis à des influences et des déterminations qui les
dépassent. Contrairement à Dieu, les êtres finis ne peuvent pas agir indépendamment des causes qui
les conditionnent, ce qui limite leur liberté. Ainsi, en affirmant que seul Dieu est réellement libre,
Spinoza souligne la différence entre Dieu, qui agit en accord avec sa propre nature et les êtres finis
qui sont déterminés par des causes extérieures.

3-Pour le philosophe, si une pierre pouvait penser, elle se croirait libre en raison de sa
méconnaissance des causes qui la déterminent. En effet, si l’on part du principe selon lequel la pierre
acquière la capacité de penser, celle-ci, étant consciente de ses mouvements et de son existence,
pourrait interpréter cette conscience comme une preuve de sa liberté. Elle pourrait attribuer ses
mouvements et ses actions à sa propre volonté, ignorant les forces extérieures qui la dirigent. La
pierre pourrait alors se croire libre de choisir ses actions or en réalité elle est soumise aux lois
naturelles et aux forces extérieures qui la dirigent (exemple de l’impulsion l.13). Selon Spinoza, cette
illusion de liberté découlerait de son ignorance des causes réelles qui déterminent ses mouvements.
Cette idée de la pierre se croyant libre si elle pouvait penser illustre la perception que nous avons de
notre propre liberté qui est souvent illusoire. Les êtres humains, tout comme la pierre hypothétique,
peuvent se tromper en attribuant à leur volonté des actions qui sont en fait déterminées par des
causes extérieures sur lesquelles ils n'ont aucun contrôle réel. Cela met alors en avant la nécessité de
comprendre les forces qui agissent sur nous pour accéder à une véritable compréhension de notre
place dans l'univers.

4-Dans la citation "Telle est cette liberté humaine que tous se vantent de posséder et qui consiste en
cela seul que les hommes ont conscience de leurs appétits et ignorent les causes qui les
déterminent", le philosophe met en avant une critique de la conception traditionnelle de la liberté
humaine. En prenant l'exemple de l'ivrogne, Spinoza souligne que la prétendue liberté que les êtres
humains revendiquent est en réalité une illusion, car elle repose sur une méconnaissance des causes
qui déterminent leurs actions.

En effet, l'ivrogne peut être conscient de ses désirs et de ses appétits liés à l'alcool, mais il peut
ignorer les causes profondes qui le poussent à boire de manière excessive. Il peut se sentir libre dans
sa décision de consommer de l'alcool, sans comprendre les influences extérieures (sociales,
psychologiques…) qui le poussent à agir de cette manière. Dans cette perspective, Spinoza critique la
conception commune de la liberté humaine comme une capacité à agir sans contrainte, à choisir
librement entre différentes options. Il soutient au contraire que les êtres humains sont déterminés
par des causes qui les dépassent, et que leur prétendue liberté repose sur une ignorance des forces
qui les dirigent. Ainsi, l’auteur met en avant que la liberté humaine ne réside pas dans le simple fait
d'avoir conscience de ses désirs et de ses appétits, mais dans la compréhension et l'acceptation des
causes qui nous déterminent.

5-Spinoza et Descartes ont des approches assez différentes de la liberté et du libre-arbitre, ce qui les
conduit à des conclusions différentes.

En effet, Spinoza, dans sa philosophie, rejette l'idée traditionnelle d'un libre arbitre indépendant et
absolu. Pour lui, la liberté réside dans l'acceptation et la compréhension des causes qui nous
déterminent, en reconnaissant notre place dans l'ordre naturel des choses. Selon ce dernier, les êtres
humains sont soumis à des causes extérieures qui conditionnent leurs actions.

En revanche, Descartes défend quant à lui une conception de l'homme, où l'âme est séparée du corps
et possède un libre arbitre qui lui permet de choisir entre différents choix. Pour lui, la liberté humaine
réside dans la capacité de l'âme à prendre des décisions indépendantes, même si le corps est soumis
à des lois naturelles. Il considère que l'homme est capable de choisir librement entre le bien et le mal.
Ainsi, en comparant ces deux thèses, on peut constater que Spinoza adopte une approche
déterministe de la liberté, basée sur la reconnaissance des causes qui déterminent nos actions, tandis
que Descartes soutient une conception dualiste de la liberté, mettant l'accent sur le libre arbitre de
l'âme.
Personnellement, la conception de Spinoza me paraît plus vraisemblable, car elle est ancrée dans une
vision plus réaliste de la condition humaine. Spinoza met en lumière l'importance de comprendre les
forces qui nous influencent et de reconnaître notre détermination par des causes extérieures, ce qui
semble davantage en accord avec nos connaissances actuelles. Sa vision déterministe de la liberté a
également une perspective plus cohérente et logique sur la nature humaine, en soulignant l'illusion
de la liberté individuelle absolue et en mettant en avant la nécessité d'une compréhension plus
profonde de nos motivations et de nos actions.

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