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Comportement du Consommateur et Utilité

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Asma Ben Belgacem
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Comportement du Consommateur et Utilité

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S.Hamza S.

Hamza
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Thème 1: le comportement et l’équilibre du consommateur.

Thème 2 : le comportement et l’équilibre du producteur.

Thème 3 : la croissance économique et le développement durable.

Thème 4 : les grands déséquilibres macroéconomiques et le rôle de l’Etat.

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Thème 1: Le comportement et l’équilibre du consommateur

Section 1 : Les préférences du consommateur.

I. L'utilité et la fonction d'utilité

1. L’utilité

L’utilité est la capacité que possède un bien à satisfaire un besoin. Utilisé par
les économistes pour mesurer le niveau ou le degré de satisfaction qu’une
personne retire de la consommation d’un bien ou d’un service.

L’utilité totale L’utilité marginale.

notée Ut ou U, d’un bien X mesure la représente l’utilité apportée par chaque unité
satisfaction globale que l’individu supplémentaire consommée. C’est l’utilité de la dernière
retire de la consommation de ce bien. unité consommée.
C’est le niveau de satisfaction
procurée par la consommation de la L'utilité marginale d’un bien (Um) mesure la variation de
totalité d’un bien. L’utilité totale d’un l'utilité totale (ΔU) découlant d'une petite variation de la
bien varie en fonction de la quantité quantité de bien consommée (ΔX).

𝐔𝐭𝐢𝐥𝐢𝐭é 𝐦𝐚𝐫𝐠𝐢𝐧𝐚𝐥𝐞 = 𝐕𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥


qui est choisie.

′𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐭é 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥𝐞 / 𝐕𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚


𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐢𝐭é 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐨𝐦𝐦é𝐞.

***********

La loi de l’utilité marginale est décroissante


A chaque unité supplémentaire consommée, le désir du
consommateur diminue. Donc chaque unité
supplémentaire possède une utilité inférieure à celle de
l’unité précédente. Soit : Utilité marginale (1 ère unité
consommée) > Utilité marginale (2ème unité
consommée).

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L’utilité passe par trois phases :

Première phase : Ut augmente : Deuxième phase : Ut se Troisième phase : Ut est


chaque fois qu’on consomme une stabilise : on exprime une utilité décroissante : on exprime
unité d’un bien, on exprime une similaire à celle exprimée une utilité totale inférieure
utilité totale supérieure. (dans ce précédemment. (dans ce cas à la précédente. (durant
cas l’Um baisse tout en restant l’Um devient nulle) → L’Utilité cette phase l’Um sera
positive) totale marque un point négative, c’est ce qu’on
d’inflexion, de saturation ou appelle désutilité)
satiété quand Um = 0)

2. La fonction d’utilité

La fonction d'utilité est une fonction mathématique qui exprime la satisfaction totale que l’agent
retire de la consommation d'un panier de biens. La fonction U(X, Y) exprime la relation entre la
quantité consommée et la satisfaction générée par cette consommation.

U = U (x, y) = A Xa Yb avec α + β = 1

A : Constante = paramètre de dimension : plus A est élevé, plus la satisfaction est élevée.
α et β : paramètres d'intensité des biens consommés X et Y qui traduisent le poids de chaque
bien consommé X et Y dans la satisfaction globale du consommateur.

U = niveau de satisfaction ou d’utilité


X = quantité consommée du bien X
Y = quantité consommée du bien Y

La fonction d'utilité permet de :

 Classer les paniers de biens selon une note chiffrée attribuée à ces paniers.
 Comparer les paniers de biens (un panier ayant une note plus élevée qu'un autre, lui est
préféré)

Lorsqu’un panier est strictement préféré à un autre on le note :


(x1, y1) > (x2, y2)

Le consommateur choisit toujours le panier 1 au panier 2, on dit alors qu’il préfère le panier 1 au
panier 2.
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Lorsque le consommateur est indifférent entre les deux paniers de biens, on le note :

(x1, y1) = (x2, y2)

La relation d’indifférence signifie que le consommateur atteint exactement le même niveau de


satisfaction qu’il consomme le panier 1 ou le panier 2.

II. La courbe d’indifférence.

1. Définition :

Courbe d’indifférence : Aussi appelée courbe d’iso-utilité ou courbe de niveau, est le lieu
géométrique qui rassemble tous les paniers de biens X et Y qui procurent au consommateur la
même satisfaction (utilité), c'est-à-dire l’ensemble des paniers de consommation pour lesquels le
consommateur est indifférent.

2) Propriétés.

Les courbes d’indifférence sont La courbe d’indifférence est décroissante, d’où sa pente
convexes négative. La forme décroissante de cette courbe est la
seule façon pour le consommateur de maintenir son
utilité, en effet, si la consommation d’un bien (X)
augmente, elle doit être contrebalancée par une
diminution de la consommation de (Y) pour rester sur la
même courbe d’indifférence.

Plus la courbe d’indifférence s’éloigne de l’origine des


Le long d’une courbe d’indifférence axes, plus le niveau de satisfaction du consommateur est
les paniers procurent le même élevé.
niveau d’utilité

Les courbes d’indifférence ne se coupent jamais : car elles correspondent à des niveaux d’utilité
différents.

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2) La carte d’indifférence :

Une carte d’indifférence est une représentation graphique de l’ensemble


des courbes d’indifférence propres à un agent économique.
Une carte d’indifférence comprend une infinité de courbes d’indifférence
(qui ne se croisent pas), plus celles-ci sont éloignées de l’origine, plus elles
caractérisent une utilité élevée (des niveaux de satisfaction croissants).

3) Le taux marginal de substitution : TMS

Le taux marginal de substitution (TMS) du bien X au bien Y, est le rapport qui mesure la
substitution d’un bien à un autre, tout en gardant le même niveau de satisfaction.
Le long d’une courbe d’indifférence, le consommateur est disposé à renoncer à une quantité du
bien Y soit (- Δy) pour acquérir une quantité supplémentaire du bien X soit (+ Δx), tout en
gardant le même niveau d’utilité.

Taux marginal de substitution du Le long d'une courbe d'indifférence, le TMS diminue


bien X au bien Y = (décroissant) à mesure que le consommateur accroît

TMSX/Y = − 𝚫𝐲 / 𝚫𝐱
sa consommation de bien X (axe des abscisses) et
décroît sa consommation de bien Y (axe des
ordonnées).  Le panier du consommateur contient
moins de Y et plus de X).

** il est toujours positif.


** il est variable le long d’une courbe
d’indifférence.

Le TMS peut être défini comme étant le rapport des utilités marginales.

𝐓𝐌𝐒𝐱/𝐲 = − (∆𝐲 / ∆𝐱) = 𝐔𝐦𝐱 / 𝐔𝐦𝐲

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Section 2 : La contrainte budgétaire du consommateur.

I. La contrainte budgétaire.

La contrainte budgétaire est définie par


l’ensemble des paniers de consommation L’équation de la droite du budget :

y = – 𝐏𝐱 / 𝐏𝐲 x + 𝐑 / 𝐏𝐲
accessibles au consommateur.
Elle indique toutes les combinaisons de deux
biens (X, Y) qu’un consommateur peut
acquérir, compte tenu de son revenu et du prix La droite de budget indique toutes les
des deux biens. combinaisons de deux biens pour lesquelles la
dépense totale est égale au revenu.
 Donc les limites qui sont imposées aux
choix des consommateurs par le revenu  Représentation graphique de la contrainte
et les prix des produits budgétaire.
Elle permet d’identifier les possibilités de
 Est l’ensemble de paniers (X, Y) que le consommation : inaccessibles, accessibles avec
consommateur peut acheter avec la gaspillage et accessible sans gaspillage.
totalité de son revenu.

R =Dépenses totales en bien X + Dépenses totales en bien Y

R = x Px + y Py
Représentation graphique de la droite de budget :

l’abscisse en 𝐑 / 𝐏𝒙 représente la quantité des ordonnées en 𝐑 / 𝐏𝐲 représente la


Le point d’intersection de la droite avec L’intersection de la droite de budget avec l’axe

maximale du bien X que l’on peut acheter avec quantité maximale du bien Y que l’on peut
le revenu R. acheter avec le revenu R.

 Le consommateur consacre la totalité de  Le consommateur consacre la totalité de


son budget à l’achat du bien X son budget à l’achat du bien Y

Point A ( R/Px ; 0 ) Point B ( 0 ; R / Py )

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Si le point qui représente le Si le point qui représente le Si le point qui représente le


panier choisi est situé sur la panier choisi est situé en panier choisi est situé au-
droite du budget, il constitue dessous de la droite dessus de la droite
alors un panier des biens budgétaire, il représente budgétaire, il représente une
possibles avec allocation une combinaison des deux combinaison des deux biens
optimale des ressources, c'est-à- biens qui est possible, avec qui est inaccessible, avec les
dire que le consommateur a les ressources disponibles ressources disponibles
utilisé la totalité de son revenu (budget), mais qui ne (budget), puisque le montant
(budget), ce qui maximise le maximise pas le niveau de dépensé dépasse le revenu.
niveau d’utilité totale (le niveau satisfaction puisqu’une
de satisfaction). partie du revenu n’est pas
dépensée.

La pente de la La pente de la droite du budget


Mesure de la pente de la droite contrainte budgétaire est négative parce que
budgétaire : montre que si le l’accroissement de la quantité
consommateur désire achetée de x (Δx) doit se faire
augmenter x de (x2-x1), accompagner d’une baisse de y
pente = -(Px/Py). il ne pourra le faire que (–Δy) pour que la dépense de
lorsqu’il renonce à une l’individu soit maintenue
Elle est négative et constante. partie de la constante.
consommation de y de
(y1-y2).

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II. Les changements de la droite de budget

Effets d’une variation du revenu sur la contrainte budgétaire

Hausse de revenu « variation du R > 0 » Baisse de revenu « variation du R <0 »

La droite de budget se déplace pareillement à La droite de budget se déplace pareillement à


droite vers le haut. gauche vers le bas.
(Elle s’éloigne de l’origine) (Elle se rapproche de l’origine)

améliorent le pouvoir d’achat du  Décale la contrainte vers l'intérieur de


consommateur et décalent la contrainte à manière parallèle c ’est-à-dire vers la
droite d'une manière parallèle, élargissant ainsi gauche.
l'ensemble du budget et l'amélioration du  Réduit le pouvoir d’achat et donc le choix
choix du consommateur du consommateur.

La pente − 𝐏x / 𝐏y ne change pas (car jusqu’à maintenant, seul le revenu change et les prix sont
fixes)
Effet d’une variation du prix sur la contrainte budgétaire.

Variation du prix (Px)

Hausse du prix de X « variation du Px>0 » Baisse du prix de X « variation du Px <0 »

La droite de budget pivote vers la gauche sur La droite de budget pivote vers la droite sur
l’axe des abscisses.  la courbe s’incline du l’axe des abscisses.
côté de X (axe des abscisses)

 La hausse du prix du bien X entraine une  La baisse du prix du bien X entraine une
réduction du PA et réduit les quantités hausse de la quantité du ce bien que le
consommées de ce bien. consommateur puisse acquérir avec son
budget et accroit son PA.

La pente de la droite du budget – Px / Py change car le rapport des prix change.

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Variation du prix (Py)

Hausse du prix de Y « variation du Py>0 » Baisse du prix de Y « variation du Py <0 »

La droite de budget pivote vers la La droite de budget pivote à droite


gauche sur l’axe des ordonnées la sur l’axe des ordonnées.
courbe s’incline du côté de Y
(axe des ordonnées)

 La hausse du prix du bien Y  La baisse du prix du bien Y


entraine une réduction du PA entraine une hausse de la
et réduit les quantités quantité du ce bien que le
consommées de ce bien. consommateur puisse acquérir
avec son budget et accroit son
PA.

La pente de la droite du budget – Px / Py change car le rapport des prix


change.

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Section 3 : Le choix économique du consommateur.

I. La détermination de l’équilibre du consommateur.

Le choix du consommateur dépend de:

Ses préférences : Sa contrainte budgétaire :

Elles reflètent ses goûts et correspondent à sa La limite des paniers accessibles compte tenu
façon de comparer ou de classer différentes de son revenu et les prix des différents
combinaisons de produits en fonction de la produits désirés
satisfaction qu'ils lui procurent.

Détermination de l’équilibre du consommateur:

L’équilibre du consommateur est le panier de consommation,


traditionnellement nommé E (x*, y*), qui rend maximale la fonction d’utilité
tout en étant compatible avec la contrainte de budget.

 L’optimum est le panier que le consommateur peut acquérir en


maximisant son utilité, tout en épuisant le revenu  c’est le meilleur
qu’il puisse acquérir.

Détermination graphique de l’équilibre du consommateur :

Graphiquement, l'optimum du consommateur s'établit au point de tangence de la droite de


budget et la courbe d'indifférence la plus éloignée de l'origine  ce qui signifie que le
consommateur maximise son utilité en tenant compte de son revenu et des prix des biens.
 En ce point le TMS est égal à la pente de la droite de budget (Px/Py) du consommateur.

 C’est le point de tangence entre la courbe d’indifférence et la droite de budget, le


coefficient directeur de la tangente à la courbe d’indifférence en un point donné (qu’on
doit considérer en valeur absolue).

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Détermination analytique de l’équilibre du consommateur :

Les étapes d’optimisation (maximisation de la satisfaction).

Exposer le problème économique du consommateur (programme de maximisation de


satisfaction) :

𝐌𝐚𝐱 𝐔 (𝐱, 𝒚) = 𝐔 (𝐱, 𝒚) = 𝐀𝒙𝜶𝒚𝜷


𝐒𝐨𝐮𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞 𝐛𝐮𝐝𝐠é𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞: 𝐑 = X 𝐏𝐱 + Y 𝑷y

Mesurer les utilités marginales de x et de y

Umx = 𝐝𝐔(𝐱,𝐲) / 𝒅𝒙 et Umy = 𝐝𝐔(𝐱,𝐲) / 𝒅y

Calculer le TMS par le rapport des Umx et Umy :

TMS = 𝑼𝒎𝒙 / 𝑼𝒎𝒚 (A vérifier par : …………………………………………………..)

Etablir l’égalité entre TMS et rapport des prix pour déterminer y en fonction de x.

Exprimer l’équation de la contrainte budgétaire (de la droite de budget).

Y = - Px / Py + R / Py

Remplacer y par sa valeur en fonction de x dans l’équation de la contrainte budgétaire

Trouver x* et puis y* et déterminer le panier optimal.

Mesurer l’utilité maximale en remplaçant x* et y* par leurs valeurs dans la fonction d’utilité

 Le panier optimal doit satisfaire deux conditions :

1. Il doit appartenir à la droite de budget. (Le revenu doit être dépensé


totalement)

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2. Il doit fournir au consommateur la combinaison préférée de biens et de
services parmi celles accessibles.

II. La fonction de demande du consommateur :

Est la relation fonctionnelle qui relie les D'après l’analyse sur l'équilibre du
quantités optimales consommées d’un bien X consommateur, il apparaît que la quantité
et son prix de marché. demandée de chaque bien dépend en général,
en plus des préférences des individus, du
budget et des prix du bien X et du bien Y. Donc
dx = f (Px Py, R).

Chaque fonction est propre à chaque individu car elle dépend de ses goûts

 La fonction de demande exprime la relation entre variation des prix et des revenus d'une
part, et variation de la demande optimale d'autre part, lorsque le consommateur se
maintient à l'équilibre.

𝐌𝐚𝐱 𝐔 𝐱, 𝐲 = 𝐔 𝐱, 𝐲 = 𝐀 𝐱𝛂 𝐲𝛃

𝐒𝐨𝐮𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞 𝐛𝐮𝐝𝐠é𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞: 𝐑 = 𝐱 𝐏𝐱 + 𝐲 𝐏y

La fonction de demande du bien X

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La fonction de demande du bien X s’exprime ainsi :

La fonction de demande du bien Y

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La fonction de demande du bien Y s’exprime ainsi :

Propriétés de la courbe de demande

La courbe de demande est une représentation pour représenter graphiquement la fonction


graphique de la fonction de la demande de demande, on porte les quantités
individuelle demandées sur l’axe des abscisses et les
prix sont portés sur l’axe des ordonnées,
donc on exprime les prix en fonction de la
demande : Px = f (q dx)
 Toute variation de prix entraîne une variation inverse de la quantité demandée  (si
le prix diminue => la quantité demandée augmente et inversement).
 la courbe de demande est ainsi descendante (décroissante) par rapport au prix à cause
de la relation inverse entre le prix du bien et la quantité demandée.

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Section 4 : Le choix citoyen et responsable du consommateur

La consommation durable, responsable ou citoyenne, est un sujet qui, au


cours des dix dernières années, a gagné en intérêt. Il devient nécessaire de
modifier les modes de consommation actuels dans un objectif de poursuite
d’un développement durable. La consommation citoyenne et responsable se
manifeste par deux choix : (social / environnemental).

 Le choix social visant la recherche d’impacts sociaux positifs.

I- Le choix social du consommateur.

Le consommateur doit tenir compte de l’impact social de sa consommation, il


doit de ce fait éviter ou au contraire adopter certaines pratiques :

Le consommateur doit se tourner vers des Refuser de consommer des produits de


produits plus sains qui respectent les normes contrefaçon et de l’économie parallèle
sanitaires. « n’ayant aucune garantie de la qualité »
risquant de nuire à la santé et à la sécurité du
consommateur.
Consommer des produits fabriqués sur le Consommer tunisien et réduire les
territoire national : on doit consommer les importations de l’extérieur procure différents
produits nationaux et les préférer aux produits avantages pour le consommateur lui-même
fabriqués à l’étranger. ainsi que pour l’économie en général 
garantir la traçabilité des produits « claire et
précise », soutenir les entreprises nationales
face à la concurrence étrangère, réduire la
dépendance par rapport à l’extérieur, …

Choisir des produits provenant de circuits Consommer des produits des entreprises qui
courts c'est-à-dire consommer des produits ont des actions humanitaires et créant plus
fabriqués localement on peut citer l’exemple d’emplois et favorisant une meilleure insertion
du commerce équitable qui est un commerce économique et sociale pour les travailleurs.
fondé sur le dialogue, la transparence et le
respect, ainsi le consommateur achète le
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produit à un prix garantissant au producteur Boycotter les produits provenant d’entreprises
une juste rémunération de son travail, et ou de pays qui ne respectent pas les droits de
l’amélioration des conditions commerciales. l’Homme, les horaires, qui emploient les
enfants…

 Ces actions vont avoir des effets positifs, notamment :

 La création d’emplois et l’insertion économique et sociale des travailleurs d’où


l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages et la réduction des inégalités sociales.

 Le respect des normes éthiques, sanitaires et sociales ce qui garantit le bien-être de la


population et l’épanouissement des individus

II- Le choix écologique du consommateur

Le choix écologique ayant pour objectif la réduction des atteintes à


l’environnement naturel (la protection de l’environnement). Ainsi le
consommateur citoyen et responsable choisit des produits écologiques
bénéfiques pour sa santé et moins dangereux pour l’environnement naturel

Consommer des produits provenant de circuit Choisir des produits de qualité avec une durée
court qui est un mode de distribution plus de vie plus longue.
respectueux de l’environnement puisqu’il
minimise le transport de marchandises et par Favoriser la consommation durable « mieux
conséquent il y a moins d’émission de gaz acheter, mieux consommer, mieux jeter.
toxique, de même le circuit court réduit le
gaspillage. Eviter le gaspillage des ressources « eau,
électricité »
Opter pour des produits biologiques, de saison Utiliser des produits qui ni nuisent pas à la
ayant moins d’impacts négatifs sur qualité des sols, des eaux, et de l’air qui évitent
l’environnement naturel, et protéger les la pollution.  Boycotter les produits des
espèces animales et végétales. entreprises polluantes ou qui gaspillent les
ressources naturelles.

Encourager la consommation collaborative : c’est une pratique qui se développe de plus en plus
grâce aux technologies de l’information et de la communication pour réduire le gaspillage des
ressources et les utiliser plus efficacement. Exemple : le co-voiturage.

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 Le choix écologique permet de ce fait :

 Préserver l’environnement naturel contre la pollution et l’effet de serre et sauvegarder les


ressources naturelles en évitant le gaspillage ce qui a pour effet l’amélioration de l’état de la
santé de la population.

 Encourager les innovations et la création de produits écologiques.

les risques sociaux générés par une Les risques environnementaux générés par
consommation non citoyenne et une consommation non citoyenne et
responsables ; responsable :

Dégradation de l'environnement :
La contrefaçon : consiste à imiter ou
reproduire frauduleusement un produit, une  Emballages inutiles et polluants.
marque, un brevet, sans autorisation légale.  Des montagnes de sacs plastiques.
Elle présente plusieurs dangers sur  Usage excessif des moyens de transport
 La santé du consommateur et sa sécurité. qui responsables de l'émission de gaz à
effet de serre et du réchauffement
 Les producteurs du secteur formel qui sont climatique.
menacés par une concurrence imparfaite  Gaspillage alimentaire.
(destruction d'emplois) chômage.
Epuisement des ressources naturelles :
- Gaspillage des ressources
 L'Etat : qui va voir ses recettes fiscales énergétiques : déplacement inutiles,
baisser ainsi l'abus de consommation des usage excessif de l'énergie.
produits importés peut menacer les - Raréfaction d'eau, désertification,
entreprises locales par une concurrence l’extinction des espèces végétales et
inégale et aggraver le déficit. animales.

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Thème 2 : Le comportement du producteur.

Section 1 : La fonction de production.

La production est l’acte qui consiste à transformer des matières premières


en combinant du capital et du travail pour obtenir un produit fini destiné à
satisfaire des besoins individuels et collectifs

Les facteurs de production.

Les facteurs de production: Ce sont l’ensemble des biens ou services (ressources) que l’entreprise
va utiliser pour produire.

Ce sont les inputs ou intrants : des biens et services qui vont être combinés dans l’entreprise pour
concourir à la réalisation d’un produit (outputs).

Ils désignent l’ensemble des moyens humains (le facteur travail) et matériels (le facteur capital)
nécessaires pour produire.

La productivité moyenne du facteur de production.

La productivité moyenne est le rapport entre l'output (quantité produite) et


l'un des inputs (quantité du facteur utilisée).

La productivité moyenne du travail. La productivité moyenne du capital.

PML = 𝐏𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥𝐞 PMK = 𝐏𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥𝐞

𝐐𝐮𝐚𝐧𝐭𝐢𝐭é 𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥 𝐐𝐮𝐚𝐧𝐭𝐢𝐭é 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐥 𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬é𝐞


----------------------------------- ---- --------------------------------

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𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬é𝐞
Elle correspond à la production moyenne par
Elle correspond à la production moyenne par unité de facteur capital utilisé.
unité de facteur travail utilisé.

La productivité marginale du facteur de production.

La productivité marginale se définit comme la variation de la production à la


suite d'une variation du facteur de production. Ainsi, elle s’interprète comme
l'augmentation de production consécutive à l'augmentation de l'usage d'une
quantité supplémentaire d'un des facteurs.

La productivité marginale du travail. La productivité marginale du capital.


PmK = 𝐕𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥𝐞 /
PmL = 𝐕𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥𝐞 / 𝐕𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐢𝐭é 𝐝𝐮 𝐜𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚l
𝐕𝐚𝐫𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐢𝐭é 𝐝𝐮 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥
 A partir d’un tableau de valeur.
 A partir d’un tableau de valeur.

PmK = dQ(L/K) / dK
PmL = dQ(L/K) / dL

En un point de la courbe d’isoquant à la fonction de production.


En un point de la courbe d’isoquant à partir de

partir de la fonction de production.

PmL= 15  le dernier travailleur


embauché permet de réaliser une
production supplémentaire de 15
unités.
Combinaison dite capitalistique ou à forte
Une combinaison dite travaillistique ou à intensité capitalistique : combinaison
faible intensité capitalistique : combinaison productive basée essentiellement sur le
productive basée essentiellement sur le facteur capital.
facteur travail.

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La productivité marginale d'un facteur est le supplément de production généré par la dernière
unité utilisée de l'input.

Ses caractéristiques:

Positive et croissante : une unité supplémentaire du facteur utilisé réalise une production
supplémentaire plus élevée que l'unité précédente  la production totale augmente à un
rythme accéléré.

Positive et décroissante : une unité supplémentaire du facteur utilisé réalise une production
supplémentaire moins élevée que l'unité précédente la production totale augmente à un
rythme ralenti.

Nulle : une unité supplémentaire du facteur utilisé ne permet de réaliser aucune production
supplémentaire  niveau maximal de la production totale.

Négative : la production totale diminue.

Fonction de production.

C’est une fonction mathématique qui indique le niveau maximal de production (Q) qui peut être
obtenu par les différentes combinaisons de facteurs de production pour une technologie étant
donnée.

 C’est une relation technique qui décrit en termes physiques quelle est la quantité
d’inputs nécessaires et suffisants pour produire une quantité quelconque d’outputs.

Q = Q (L, K) = 𝐀. 𝐋 𝛂 𝐊𝛃
L = quantité du facteur travail.
K = quantité du facteur capital.
A = constante = paramètre de dimension ou paramètre d’efficience : Plus A est élevé, plus

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𝛂 𝐞𝐭 𝛃 : paramètres d’intensité des facteurs utilisés L et K dans la production, ce qui traduit le


l’output est élevé.

poids des facteurs de production dans l’output correspondant. Avec 𝛂 + 𝛃 = 1

La courbe d’isoquant. « Isoquant »

La courbe d’isoquant indique le lieu Les caractéristiques des courbes d’isoquant :


géométrique des points représentant les
combinaisons des deux facteurs L et K qui  La courbe d’isoquant est décroissante :
permettent d’obtenir les mêmes quantités de Pour avoir un même niveau de
production (Q). production, si on augmente la quantité
Autrement dit, tout point d'un même d’un facteur de production, on doit
isoquant donne le même niveau de diminuer la quantité de l’autre facteur de
production bien que les quantités de facteurs production. (les quantités des facteurs de
L et K soient différentes. production varient en sens inverse).
 Plus la courbe d'isoquant s’éloigne de
 A chaque isoquant correspond un l’origine plus le volume de production qui
niveau de production lui est associé est élevé.
 Les courbes d’isoquant ne se coupent pas.
L’isoquant joue, par rapport à la fonction de  Tout au long de l’isoquant, toutes les
production, le même rôle que les courbes combinaisons de (L; K) situées sur la
d’indifférence par rapport à une fonction courbe d’isoquant réalisent le même
d’utilité. niveau de production.
 L’ensemble des courbes constitue la carte
d’isoquants.

 Carte d’isoquants
Pour le producteur, il existe une infinité
d’isoquants.

Une carte d’isoquants est un ensemble


d’isoquants correspondant à différents
niveaux de production.

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Taux Marginal de Substitution Technique TMST L/k

Le TMST du facteur travail au facteur capital noté TMST L/K mesure la quantité de capital (k)
qu’il faudrait réduire pour augmenter le travail (L) d’une unité pour un niveau de production
constant.

Il mesure la variation négative de la quantité du facteur capital nécessaire le long d’un


isoquant pour compenser une variation positive du facteur travail.

TMSTL/K = - ∆K / ∆L

Le TMST correspond à la pente de la courbe d’isoquant.

 Le TMST L/K est toujours positif. (par convention)

 Il est variable le long d’une courbe d’isoquant

 Le TMSTL/K est décroissant en descendant la courbe d’isoquant):  tout au long de la


courbe d’isoquant, on est disposé à sacrifier de moins au moins du capital pour avoir une
unité supplémentaire du travail « les combinaisons utilisent moins de K et plus de L » et
maintenir ainsi le niveau de production constant.

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S.Hamza S.Hamza
54.847.240

Section 2 : La contrainte budgétaire du producteur.

I. La contrainte de coût et l’isocoût.

Equation de la droite d’isocoût


Définition de la CB :
K = - 𝐰 / 𝐫 . L + CT / r
C'est la limite le niveau de dépenses en
facteurs de production au budget du
producteur. Elle indique l'ensemble des La droite de l’isocoût :
combinaisons de facteurs telles que les
dépenses totales égalisent le budget compte Représentation graphique de la CB,
tenu des prix des facteurs. représente l’ensemble des combinaisons
des facteurs de production (L, K) que le
producteur est capable d’acquérir pour
Fonction du CT
une même dépense totale (budget) étant
Coût total = coût du travail + coût du capital donné le prix des facteurs de production.
En d’autres termes, un isocoût est une droite
Coût total = (coût d’une unité de travail x dont chacun des points représente une
quantité du travail) + (coût d’une unité de combinaison d’inputs qui occasionne un
capital x quantité du capital) même coût total pour l’entreprise.

CT = w.L + r.K
Pente de la droite d’isocoût :

-w / r  elle est négative et constante  ce qui


affirme l'allure descendante de la droite
d'isocoût.

D’où le producteur doit renoncer à (w/r) unité


du facteur K pour mobiliser une unité
supplémentaire du facteur L, tout en
maintenant le même niveau de dépenses. (pour
continuer à respecter le budget disponible qui
couvre le même CT)
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Représentation graphique :

Il suffit de chercher les points extrêmes


(extremum)

1er point le producteur consacre la totalité de son budget à


l’achat du facteur L point (CT/w ; 0 )

2éme point le producteur alloue la totalité de son budget à l’achat


du facteur K point ( 0 ; CT/r)

24
Effet d’une variation du budget et des prix des facteurs sur la contrainte budgétaire du
producteur
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Cas où le coût total (CT) varie et les prix des facteurs w et r sont inchangés
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w
La pente de la droite d'isocoût ne change pas car le rapport des prix (- r ) est fixe

La droite se déplace parallèlement à l'ancienne

Changement de la Représentation graphique Effet sur le graphique


contrainte budgétaire

Une hausse du budget du producteur élargit


les combinaisons productives possibles.
La hausse du budget du
Graphiquement: La droite de budget se
producteur
déplace parallèlement à l'ancienne vers le
haut et à droite. (Elle s'éloigne de l’origine).

Une baisse du budget du producteur réduit les


combinaisons productives possibles.

Graphiquement : La droite de budget se


déplace en parallèle vers le bas. (Elle se
La baisse du budget du rapproche de l'origine).
producteur

Cas où le coût total (CT) ne change pas et l'un des prix des facteurs w et r varie

w
La pente de la droite d'isocoût change car le rapport des prix (- ) varie
r

La droite pivote

La hausse du coût du travail (w) entraine une


réduction des combinaisons productives
possibles.
La hausse du coût du
Graphiquement : La droite de budget pivote
travail
vers la gauche sur l'axe des abscisses.

Une baisse du coût du travail (w) entraine une


25
augmentation des combinaisons productives
La baisse du coût du
possibles.
travail
Graphiquement: La droite budgétaire pivote
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Section 3 : Le choix économique du producteur.

I. L'équilibre du producteur.

Détermination graphique du choix optimal du producteur.

L’équilibre du producteur correspond au point de tangence entre la courbe


d’isoquant la plus élevée et la droite d’isocoût qui détermine la combinaison
optimale d’input L et K.

C’est le choix optimal qui maximise la production de l’entreprise tout en


respectant la contrainte de son coût total.

Détermination analytique du choix optimal du producteur et calcul du profit


maximal.

1) Poser le problème de maximisation de la production en tenant compte de la contrainte de


coût :

Max Q = Q (L, K) = A.Lα.Kβ


Sous- contrainte de coût : CT = w.L+ r.K

2) Expression du TMST du travail au capital TMSTL/K.

Expressions de productivités marginales de L et K :

Productivité marginale de L = PmL = dQ (L, K) / dL = dQ (A.LαKβ) / dL =

26
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A. α L α-1.Kβ
Productivité marginale de K = PmK

= dQ (L, K) / dK = dQ (A.Lα Kβ) / dK =

A. Lα. β Kβ-1

Détermination du TMSTL/K : TMSTL/K = PmL / PmK =

A αLα−1 Kβ / A Lα βKβ−1  αK / βL

3) L’égalité entre le TMSTL/K et le rapport des prix des facteurs :

TMSTL/K = αK / βL = w / r

Déterminer la valeur de K en fonction de L : K = f(L)

4) Exprimer l’équation de la droite d’isocoût :

CT = w.L+ r.K  K= - W / r L + CT / r

5) Remplacer K = f(L) par sa valeur dans l’équation de la droite d’isocoût :


K = f(L) = - W / r L + CT / r

6) Trouver L* et K*.

7) Mesurer la production maximale :

Q* = A.L*α.K*β

*** Calcul du profit escompté du producteur :


Le montant escompté du profit est la différence entre les recettes totales et le coût total.

27
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Profit = Recettes Totales − Coût Total

II) La fonction de demande des facteurs de production:

La fonction de demande d’un facteur est une mise en relation entre les
quantités demandées optimales d’un facteur et le coût de ce facteur

Détermination analytique de la fonction de demande des facteurs de


production :

Le programme de maximisation de la production : Max Q = Q (L, K) = A.Lα.Kβ


Sous- contrainte de coût : CT = w.L+ r.K

Egalité entre TMSTL/K et le rapport des prix des facteurs de production :

αK / βL = w / r

La fonction de demande du facteur travail.

αK / βL = w / r

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La fonction de demande du facteur capital.

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 La courbe de demande d’un facteur est descendante (décroissante) par
rapport au coût de ce facteur en raison de la relation inverse entre le
coût du facteur et la quantité demandée de celui-ci.

Section 4 : Le choix citoyen du producteur

I. La responsabilité sociale de l’entreprise (RSE).

Définition : La RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises), regroupe les


pratiques mises en place par les entreprises dans le but d’être
économiquement viables, d’avoir un impact positif sur la société et de
respecter l’environnement. L’entreprise doit intégrer volontairement des
préoccupations sociales et écologiques à ses activités commerciales et ses
relations avec les parties prenantes.

*** Une entreprise qui pratique la RSE***

Va donc chercher à avoir un impact positif sur la société et de respecter


l’environnement tout en étant économiquement viable.  Elle répond
ainsi aux enjeux du développement durable et le bien-être de la société.

Le choix social du producteur.

Les actions que peut entreprendre l’entreprise dans le cadre de sa responsabilité sociale :
(Au sein de l’entreprise)

les pratiques socialement responsables touchent les salariés et l’investissement dans le

30
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capital humain, la santé et la sécurité.
 former le personnel.
 instaurer une politique de télétravail
 favoriser le dialogue social
 la sécurité au travail
 l’égalité hommes- femmes
 la diversité éthique, sociale et culturelle au sein des équipes de travail
 améliorer les conditions du travail : des emplois stables, aménagement des horaires
afin d’assurer un meilleur équilibre entre la vie privé et la vie professionnelle.

Les actions que peut entreprendre l’entreprise dans le cadre de sa responsabilité sociale : (Au
niveau de la collectivité)

La RSE s’étend au-delà de l’entreprise et touche la communauté locale et les autres parties
prenantes:

• Soutenir la collectivité : l’entreprise doit valoriser le travail des handicapés, prendre en


compte leurs besoins.
• Participer au développement économique local en choisissant des partenaires locaux :
Favoriser les fournisseurs de la région, créer de produits et services innovants, une répartition
plus juste de la richesse et des bénéfices…
• Autres engagements à la vie locale : soutenir les associations, faire parrainage sportif...

Impact social sur les partenaires commerciaux : clients et fournisseurs.

En adoptant des pratiques responsables, une entreprise veille à respecter la


concurrence et améliorer la qualité de ses relations :

• Pratiquer une stratégie d’achat • Appliquer la loyauté des pratiques


responsable. commerciales :
 gagner la confiance des clients.
 la prise en considération des
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54.847.240
suggestions proposées par le
client.
 la protection de leurs
informations personnelles...

• Respecter les principes de saine concurrence : absence de corruption, de


position dominante.

II- Le choix écologique du producteur.

Une entreprise qui adopte la RSE doit prendre en compte l’impact de son
activité sur l’environnement naturel, elle doit alors :

Réduire l’impact de son activité sur Limiter les émissions de gaz à effet de serre
l’environnement.

Mieux gérer les déchets, notamment ceux qui Mettre en place un système de transport
sont dangereux respectueux de l’environnement.

Protéger les ressources naturelles qui sont Organiser le tri et le recyclage des déchets
limitées et les utiliser de manière efficace et
durable. « Meilleur gestion des ressources »

Optimiser la consommation d’énergie et Eviter le gaspillage des ressources telles que


utiliser des énergies renouvelables moins l’eau.
polluantes.

III- Les bienfaits de la RSE pour l’entreprise qui l’adopte.

Soigner l’image de l’entreprise : grâce à la RSE, Limiter le gaspillage, faire des économies : En
la confiance des parties prenantes envers les s’inscrivant dans une démarche RSE,
activités de l’entreprise qui devient plus l’entreprise réalise des économies d’énergie,
crédible ce qui lui permet se différencier de trie ses déchets, utilise moins de papier . ces
ses concurrents et remporter de nouveaux gestes du quotidien permettent de réaliser des
marchés. économies pour l’entreprise d’ un côté, et de
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préserver les ressources de la planète de
l’autre.

Réaliser des gains de productivité et améliorer Attirer et fidéliser les talents : grâce à une
sa compétitivité : Une entreprise responsable bonne image de marque, l’entreprise qui
crée donc un environnement de travail pratique la RSE peut attirer les talents des
épanouissant pour les collaborateurs. nouvelles générations qui entrent sur le
L'entreprise fidélise ainsi ses collaborateurs. Ils marché du travail.
sont plus motivés et gagnent en productivité.

Meilleure rentabilité de l’entreprise


Thème 3 : la croissance économique et le développement.

La science économique ne se limite pas à


l'analyse des comportements individuels, elle se
préoccupe également de l'étude du
fonctionnement global d'une économie et de ses
enjeux aux niveaux national et mondial.
Dans le cadre de l'analyse macroéconomique, «
La croissance économique et le développement
durable »

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S.Hamza S.Hamza
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Section 1 : Qu’est-ce que la CE.

La croissance économique est un objectif primordial de toutes les nations.


comprendre la croissance économique revient à cerner les facteurs qui
contribuent à sa réalisation.

I. Définition de la croissance Les caractéristiques de la croissance.


économique :

La croissance économique est Un phénomène quantitatif : mesurable par


l’augmentation soutenue « durable », l’évolution du PIB réel
sur une longue période, de la
production de biens et services dans un Un phénomène durable : qui s’observe sur une
pays. longue période

Un phénomène global : il touche la hausse des


richesses de toute une nation ou une économie.

La croissance économique ne suit pas un rythme


régulier (donc un phénomène cyclique).

II. Mesure de la croissance économique :

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S.Hamza S.Hamza
54.847.240
On peut mesurer la croissance économique en se référant essentiellement au PIB (Le produit
intérieur brut ou le PIB est un agrégat macroéconomique qui mesure la richesse créée par les
résidents d’un pays donné au cours d’une période déterminée (une année).

On distingue entre :
PIB nominal ou PIB en valeur ou PIB à prix PIB réel ou PIB en volume ou à prix constants
courants
Il mesure les richesses créées d’un pays au Il mesure les richesses créées d’un pays au
cours d’une année évaluée au prix de l’année cours d’une année évaluée aux prix de l’année
en cours, son évolution résulte de l’évolution de base, il n’intègre pas l’effet-prix (inflation)
des quantités et celle des prix.

Le PIB réel est déflaté de la hausse des prix  Le PIB réel est donc un agrégat plus pertinent
dans l’évaluation des richesses et dans la comparaison temporelle « dans le temps » des
richesses créées au cours d’une période.

Le déflateur du PIB est un indicateur qui sert à déflater le PIB nominal et déterminer le PIB réel.
C’est un indicateur qui mesure l’évolution du niveau général des prix dans un pays entre l’année
de base et l’année en cours

Déflateur du PIB = TCG du prix t0/tn + 100


TCG des prix = déflateur du PIB – 100

Déflateur du PIB = PIB réel = PIB nominal =

PIB nominal / déflateur du PIB * 100 PIB réel * déflateur du PIB / 100
PIB nominal / PIB réel * 100

Pour l’année de base, on a L’intérêt du calcul du PIB réel réside


PIB réel = PIB nominal dans le fait qu’il évalue les richesses
créées à partir des prix d’une année de
Déflateur du PIB = 100 base et ce en éliminant l’effet de la
hausse des prix (entre l’année de
référence et l’année en cours). Il permet
donc de comparer la valeur des
richesses créées et de déterminer sa
croissance réelle.

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S.Hamza S.Hamza
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Les indicateurs d’évolution du PIB.

Le taux de croissance annuel du Le coefficient Le taux de croissance annuel


PIB (en %) multiplicateur du PIB moyen du PIB TCAM (en%)

TCA du PIB % Cm du PIB (ne prend TCAM du PIB%


pas d’unité).
Est un indicateur d’évolution qui Est un indicateur Il permet d’apprécier le rythme
mesure la variation du PIB entre d’évolution qui mesure moyen d’évolution du PIB à partir
deux années successives. Il se par combien de fois on des taux de croissance annuels,
mesure en rapportant la multiplie une valeur sur une période déterminée. Par
variation annuelle du PIB d’une initiale du PIB pour son calcul on cherche à
année par le PIB de l’année passer à une valeur déterminer la variation moyenne
précédente. finale. Il se mesure en du PIB chaque année sur cette
rapportant le PIB final période.
(en tn) par le PIB initial

TCA du PIB = Cm du PIBtn0/tn = -

(PIBtn / PIBtn-1 – 1 )*100 PIBtn / PIBt0

Relation mathématique

Cm du PIB = (TC du PIB / 100 ) + 1 TCA du PIB = ( Cm du PIB – 1 ) * 100

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Si Cm du PIBtn-1/tn > 1 Si TCA du PIB > 0

En tn, le PIB a été multiplié de (CM) par Entre Tn-1 et tn, le PIB a augmenté de (TC) %
rapport à tn-1.

Mesure du niveau d’un pays. Mesure de l’évolution du niveau de vie d’un pays.

Le PIB par habitant= TC du PIB réel/habitant=

PIB réel / population TC du PIB réel – TC de la population

Le PIB réel par habitant est un indicateur Le TC du PIB réel /habitant est un indicateur qui
économique qui mesure le niveau de vie mesure l’évolution du niveau de vie moyen d’une
moyen ou le revenu moyen d’une population au cours d’une période. Il est mesuré
population. On calcule le produit intérieur par la différence entre le TCA du PIB réel « CE »et
brut réel par habitant, ou par tête en le TCA de la population « CD »
rapportant le PIB réel au nombre
d’habitants (à la population) d’un pays L’évolution du niveau de vie peut aussi être
donné. mesurée par la formule suivante.

Le PIB réel par habitant sert à : (PIB réel/h tn / PIB réel/h tn-1 -1 ) *100

 Mesurer le niveau de vie moyen de la Si TC du PIB réel > TC de la population  TC du


population de ce pays PIB réel par habitant est positif car CE> CD
 Etablir des comparaisons des niveaux
de vie entre des pays ayant des tailles  Le PIB réel augmente avec un rythme plus
de populations différentes. proportionnel que celui de la population 
Amélioration du niveau de vie moyen ***
 Ainsi, le pays ayant le PIB réel par Enrichissement de la population
37
S.Hamza S.Hamza
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habitant le plus élevé profite d’un Et l’inverse si TC du PIB réel par habitant est
niveau de vie moyen plus élevé. négatif signifie que Le PIB réel augmente à un
rythme moins élevé que celui de la population 
Dégradation du niveau de vie moyen ***
Appauvrissement de la population.

Ainsi si TC du PIB réel/h = 0

Croissance économique = Croissance


démographique.

Le PIB réel s’accroit avec le même rythme que la


population.  Stagnation du niveau de vie moyen

La croissance économique ne suit pas un rythme régulier. En effet d’année


en année l’activité économique connait des périodes d’accélération, de
ralentissement et parfois même de recul  la croissance économique est
donc un phénomène cyclique.

Le cycle économique est un phénomène répétitif, caractérisé par une


succession de phases de hausse et de baisse de l’activité économique. Il s’agit
des mouvements alternés et répétitifs de façon plus ou moins régulière,
d’amplitudes et de périodicité régulières.

Le cycle économique est composé de 3 phases et 2 points:

Une phase d’expansion La crise Une phase Une phase de La reprise


: de récession dépression :
c’est un mouvement conjoncturel c’est le point de Phase descendante Phase descendante point de retournement
retournement de la de courte période de court terme
tendance annonçant marquée par un inférieur de tendance
la fin de l’expansion ralentissement de
Phase ascendante marquée par une et qui débouche sur l’activité c’est le minimum cyclique
accélération de l’activité une récession ou une économique c’est une baisse ou
économique dépression. contraction du ou creux du cycle qui
niveau de l’activité annonce un nouveau cycle.
C’est le sommet du les grandeurs économique
les principales grandeurs cycle ou maximum économiques
économiques augmentent de plus cyclique. augmentent mais
en plus rapidement notamment le de moins en moins
PIB, l’investissement les profits, les rapidement (leurs taux de croissance Elle se caractérise par la

38
S.Hamza S.Hamza
54.847.240
revenus, la consommation…, leurs taux de croissance des grandeurs relance des
taux de croissance sont à la hausse, Elle se traduit par diminuent mais économiques
une chute des restent positifs), négatifs, donc les investissements et de la
investissements grandeurs consommation, une
aboutissant à une économiques sont réutilisation des capacités
chute de la en baisse : on assiste
demande. on assiste à une à une chute forte de de production
augmentation lente la production inemployées
du PIB, des
revenus, …

durant cette phase le


chômage se
développe, les
faillites se
multiplient, les
investissements
chutent c’est une
phase pessimiste du
cycle.

Section 2 : les sources de la croissance économique.

Croissance extensive Croissance intensive

L’accroissement des richesses provient de L’accroissement des richesses résulte de


l’augmentation de la quantité d’un ou des deux l’amélioration de l’efficacité ou de la
facteurs de production. productivité de l’un ou des deux facteurs de
production.
 La hausse de la durée du travail, de la
population active, de l’investissement de  par la valorisation du capital humain
capacité) l’investissement de productivité, une
meilleure organisation du travail, des
investissements en infrastructure 
productivité augmente.

TC de la quantité des facteurs > TC de la productivité la croissance est plutôt extensive

Si TC de la quantité des facteurs < TC de la productivité la croissance est plus intensive

Si TC de la quantité des facteurs = TC de la productivité la croissance est autant extensive que


intensive

Si TC de la productivité ≤ 0 la croissance est exclusivement extensive


39
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Si TC de la quantité des facteurs ≤ 0 la croissance est purement intensive

TC du PIB= Part de la PGF dans la CE en%=


Contribution du L en points %
+
Contribution de la PGF / TC du PIB * 100
Contribution du K en points de %

+
Contribution de la PGF en points de % Exp : part de la PGF dans la CE= 75%
Exp : Contribution de la PGF= 5 points de %.
 L’augmentation de la PGF contribue par
 La hausse de la PGF contribue à hauteur de 5 points à la 75% dans l’augmentation du PIB 
croissance économique.
croissance plutôt intensive.

NB :

La compétitivité est la capacité d’un pays ou d’une entreprise à maintenir


ou augmenter ses parts de marché par rapport à ses concurrents.

Elle peut prendre deux formes :

La compétitivité prix. (Coût) La compétitivité hors prix


(structurelle) ou « qualité »

C’est la capacité à conquérir des C’est la capacité à conquérir des


parts de marché en proposant des parts de marché indépendamment
produits moins chers que ceux des du niveau de prix, mais plutôt grâce
concurrents. Elle peut résulter de: à une meilleure qualité du produit,
baisse du coût de production. un meilleur service après-vente, à
une adaptation des produits aux
(Gains de productivité / Economies exigences de la demande, aux délais
d'échelle) de livraison…

40
S.Hamza S.Hamza
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 Comprendre la croissance économique revient à comprendre ses
origines. En effet, la croissance économique provient essentiellement
de deux sources :

* L’augmentation de la quantité de l’un ou des deux facteurs de


production travail et capital. « Croissance extensive »
* L’amélioration de leur l’efficacité productive. « Croissance
intensive »

I. L’augmentation de la quantité des facteurs

1. L’augmentation de la quantité du facteur du travail.  Une


population active plus nombreuse, de même qu’une durée de
travail plus élevée contribuent à la croissance économique.

Le travail.
C’est l’ensemble des efforts physiques et intellectuels fournis par un individu au cours de la
production en contrepartie d’une rémunération.

 La quantité du facteur travail dépend de l’effectif des travailleurs et de la durée


effective du travail.

a) L’accroissement de la population active occupée favorise la croissance


économique de différentes manières: (croissance extensive).

C ’est un accroissement du potentiel du facteur travail qui permet de mettre en œuvre des
ressources humaines plus importantes (plus de bras et de tète) participant à l’activité de
production ce qui peut contribuer directement à l’accroissement des richesses créées donc de
l’offre d’où croissance économique stimulée.
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Elle se traduit par un accroissement des C ’est une source d’augmentation de la masse
besoins à satisfaire. Cette augmentation de la salariale distribuée. Elle dynamise l’économie
demande est stimulante pour les producteurs car elle relance les grandeurs économiques :
qui seront amenés à offrir plus de leurs
produits. D’où une croissance économique  La consommation s’accroit suite à
plus poussée. l’amélioration du pouvoir d’achat.

 L’investissement privé est motivé suite à la


hausse de l’épargne.

 L’investissement public s’accroit grâce à la


collecte de plus d’impôts et de taxes qui
augmentent les recettes fiscales. (un effet
sur la demande globale)

b) L’allongement de la durée de travail stimule la croissance économique


« extensive », en effet :

L’allongement de la durée du travail se traduit Cet accroissement de la durée de travail


par un plus de temps consacré au travail par les s’accompagne par une distribution plus
travailleurs ce qui se traduit directement par importante de revenus de travail qui alimente
un accroissement de la production des la consommation, l’épargne et les recettes
entreprises, leurs profits aussi et par suite publiques pour accroitre la demande des
leurs investissements, ce qui dynamise la CE. ménages, l’investissement privé et public et
favorise la hausse de la production et par
conséquent la CE

une hausse des heures supplémentaires l’accroissement de la durée de travail permet à


contribue à réduire le coût total de l’heure l’entreprise de produire dans des délais plus
travaillée grâce à une répartition des charges courts ce qui améliore sa compétitivité
sociales sur un grand nombre d’heures structurelle et augmente les débouchés ainsi
travaillées, il en résulte une baisse des coûts que la production CE.
de production pour l’entreprise d’où meilleure
compétitivité prix, ce qui accroit les parts de
marché et entraine l’augmentation de la
production  CE
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2) L’augmentation de la quantité de capital est source de croissance


économique.

L’investissement est l’opération par laquelle les agents économiques


acquièrent des biens de production destinés à être utilisés dans plusieurs
cycles de production. (Acquisition de nouvelles machines, nouveaux
bâtiments). Il intègre aussi les investissements immatériels et les grands
travaux.
 Sur le plan national, on parle de la formation brute de capital fixe
(FBCF) qui regroupe aussi bien les investissements privés que publics.

 L’investissement est un flux qui permet de renouveler, d’augmenter


ou d’améliorer le stock de capital fixe existant dans une économie.

La hausse du stock de capital accroit les capacités productives de l’agent


producteur, en effet :

Action sur l’offre :

L’investissement de capacité est l’acquisition L’investissement constitue une source de


de biens de production qui permettent croissance économique par les externalités
d’augmenter les capacités productives. Ainsi, positives qu’il génère :
l’investissement de capacité (ou d’extension) a
un effet direct sur la quantité de l’offre, il Les externalités positives ou effets externes
permet d’accumuler de manière continue le positifs ou économie externe de production se
stock de capital et d’accroitre la capacité manifestent lorsque l’activité d’un agent
productive des entreprises. Celles-ci économique procure un avantage à d’autres
accroissent l’offre globale des biens et des de façon gratuite.
services et contribuent à la croissance Ainsi l’investissement peut profiter non
économique. seulement à l’entreprise qui supporte le coût
(investisseur) mais aussi à d’autres agents
économiques en leur permettant d’accroître
et/ou d’améliorer leur production
gratuitement.

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Exp : les investissements en recherche et
développement, dans le capital humain, les
réseaux de transport, de télécommunication…
se diffusent incontestablement sur l’ensemble
de l’économie en permettant aux entreprises
d’accroitre et d’améliorer leurs productions et
de maitriser leurs coûts de production.

Exp : IDE entraine un transfert de


connaissances et de technologie et par suite un
rattrapage du retard technologique sans
contrepartie monétaire.

Les effets d’entrainement : Un investissement génère des effets d’entraînement dans le cas où il
suscite d’autres investissements dans des activités ayant des liens de complémentarité (en
amont ou en aval) avec l’activité de l’agent qui investit, ils peuvent en conséquence accroitre
et/ou améliorer leur production.--> CE.

 L’investissement dans le domaine de l’agroalimentaire stimule l’activité des agriculteurs en


amont et des restaurateurs en aval.
 L’accroissement des activités de bâtiment dynamise l’activité des fournisseurs de matériaux de
construction, de boiserie, de plomberie (en amont)

 Ainsi, par ses effets d’entrainement, l’investissement peut contribuer à une augmentation
de l’offre d’autres investisseurs dans différentes autres activités. Il en résulte une
croissance économique plus importante.

Action sur la demande :

 Les dépenses d’investissement  L’augmentation de la demande de biens


correspondent à une demande de biens de d’équipement génère de nouveaux revenus
production durables (d’équipement) (profits, salaires, impôts) ce qui augmente la
adressée aux fournisseurs ce qui demande de tous les agents économique
encouragent ces derniers à produire (entreprise, ménages, Etat…)
davantage.

NB : c’est une demande des biens de

44
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production donc tout investissement
additionnel accroit la demande globale.

 L’investissement donne lieu à une création


de nouveaux emplois « résoudre le  L’investissement à travers l’amélioration de
problème de chômage » et distribution des la compétitivité accroit les exportations qui
revenus supplémentaires, ce qui favorise constituent une demande externe.
l’accroissement aussi bien la
consommation des ménages que l’épargne
qui stimule les investissements privés d’où
la croissance économique est stimulée.

 L’investissement génère des revenus supplémentaires par son effet multiplicateur. Toute
variation d’investissement entraine une variation plus que proportionnelle de revenus et de
dépenses de consommation stimulant la demande, ce qui incite les entreprises à accroitre
leur production CE.

Le multiplicateur d’investissement fonctionne de la manière suivante :

Une hausse de l’investissement provoque une augmentation plus forte (amplifiée de k fois) du
revenu national. En effet, l’investissement consiste à acheter des biens de production qui
rapportent des revenus aux propriétaires et aux salariés, ces revenus sont en partie consommés
et cette consommation crée de nouveaux revenus qui seront à leur tour dépensés en partie et le
processus continue. La force de l’effet multiplicateur dépend de l’attitude des ménages à
consommer leur revenu. Autrement dit, plus ils sont dépensiers, plus l’ampleur de l’accroissement
de l’investissement est visible et inversement :

 Plus la PmC est élevée, plus k est élevé et plus la variation du revenu (∆R) induite par celle
de l’investissement (∆I) est importante (et vice versa).

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S.Hamza S.Hamza
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Indicateurs Formules Interprétation


Taux d’investissement% FBCF / PIB N * 100 Si taux d’investissement en
Tunisie en 2015 = 23.8%
 Il représente l'effort
d'investissement d'un  En Tunisie, en 2005
pays. Son évolution est l’investissement représente
mesurée en points 23.8% du PIB.
(différence entre taux
d'investissement fin de
période et le taux
d'investissement début de
période)
Propension marginale à ΔC / ΔY PmC = 0.80 soit 80%
consommer « PmC » ΔY – ΔS
C tn – C tn-1  Le consommateur consacre
80% de l’augmentation de
1 – 1/K revenu à accroitre la
consommation.
Propension marginale à ΔS / ΔY PmS = 0.20 soit 20%
épargner (PmS) ΔY – ΔC
S tn – S tn-1 Le consommateur consacre 20%
de l’augmentation de revenu à

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1/K accroitre l’épargne.

NB : Pmc + PmS = 1
Variation de revenu (ΔY) K * ΔI Toute Δi entraine une Δ plus que
ΔC + ΔS proportionnelle de revenu « K
R tn – R tn-1 fois »
Multiplicateur 1 / PmS K= 3.548
d’investissement (keynésien) 1 / 1 – PmC La variation des revenus a été
«k» ΔY / ΔI multipliée « amplifiée » par 3.548
fois par rapport à la variation de
l’investissement, en ………….
durant la période …………………… .

Synthèse :
ΔY = k * ΔI **** K = 1 / PmS **** PmC + PmS = 1 **** ΔY= ΔC + ΔS

IDE ------------------------------------------------------------------------------- CE.

Les investissements directs étrangers (IDE) sont des flux internationaux de capitaux réalisés
sur le territoire du pays d’accueil par différentes modalités : ils constituent une entrée de
capitaux pour les pays hôtes et une sortie de capitaux pour les pays d’origine.

Les IDE augmentent le stock de capital Ils constituent une source de financement pour
technique dans le pays d’accueil, ce qui accroit faire face à l’insuffisance de l’épargne
la production intérieure et favorise donc la nationale (réduire le recours à l’endettement)
croissance. et libérer les ressources intérieures rares qui
deviennent disponibles pour d’autres projets
d’investissement.
Les IDE accroissent la productivité des facteurs Les IDE influencent les investissements
dans le pays d’accueil à travers les transferts domestiques à travers l’accroissement de la
de technologie, l’assistance technique et la concurrence, d’où meilleure compétitivité.
formation des travailleurs, des fournisseurs et
des entreprises implantées. En plus, le transfert
de technologie se substitue ou complète
l’effort de recherche et développement dans le
pays
Les IDE contribuent à l’intégration de Les IDE contribuent au développement de
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S.Hamza S.Hamza
54.847.240
l’économie d’accueil dans l’économie l’emploi et des revenus du pays d’accueil soit
mondiale en réduisant les importations qui directement par les activités nouvellement
sont remplacées par la production réalisée par créées, soit indirectement par les effets
la filiale implantée sur place et en développant d’entrainement et les externalités positives
les exportations, d’où l’amélioration du solde générés.
commercial du pays d’accueil.
Les IDE contribuent à l’accroissent les richesses créées (PIB) dans le pays d’accueil puisque leurs
valeurs ajoutées sont comptabilisées dans le PIB du pays hôte.

 La croissance économique provenant de l’augmentation de la quantité


des facteurs est qualifiée de croissance extensive.

ii. L’amélioration de l’efficacité des facteurs de production.

L’amélioration de l’efficacité générale des facteurs de production et de leur


combinaison, mesurée par la productivité globale des facteurs (PGF),
contribue également à la croissance économique. « Intensive »

Les déterminants de la productivité

L’investissement L’intégration du Une La mise en place Le


dans le capital progrès techniques : organisation d’un développeme
humain : du travail environnement nt de
plus efficace : favorable : l’infrastructu
re de base :
A travers les Ce sont des
Par le biais des investissements de facteurs qui Cet environnement A travers des
dépenses modernisation et les motivent désigne les facteurs dépenses
d’éducation, de dépenses de l’ouvrier et pouvant influencer publiques ce
formation, de recherche et améliorent la création et le qui stimule la
qualification, de développement, c’est l’efficacité rendement des hausse de la
santé, cela la conception et la des facteurs. entreprises et productivité
contribue à mise en œuvre d’idées englobe les facteurs du secteur

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S.Hamza S.Hamza
54.847.240
augmenter le et de la technologie sociaux, privé.
niveau de qui améliorent les économique et
qualifications et de biens et les services technologique.
compétences des ou qui rendent la
travailleurs qui combinaison
deviennent plus productive plus
productifs. efficace.

Rôle du KH dans la CE.

La valorisation du capital humain à travers des investissements dans la santé, l'éducation et la


formation. Par conséquent les travailleurs sont plus productifs d'où des gains de productivité
permettant la baisse des coûts de production et des prix  meilleure compétitivité prix.

Une main d'œuvre hautement qualifiée, innovante, créative, autonome, jeune, en bonne
santé… contribue à la diversification et la différenciation de l'offre d’où meilleure compétitivité
structurelle.

Des travailleurs dotés de compétences techniques élevées fabriquent des produits de


meilleure qualité alors une meilleure compétitivité hors prix.

Les salariés ayant un capital humain élevé sont plus efficace ce qui génère des gains de
productivité source de croissance.

Rôle de l’innovation dans la croissance économique

 L'innovation technologique permet de rendre la combinaison productive plus efficace.


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 L'innovation entraine une hausse de la productivité, autrement dit, une augmentation de la


production avec les mêmes intrants. Ce qui augmente directement la production de biens et
services.
 L'introduction du progrès technique s'accompagne d'une main d'œuvre qualifiée permettant
de produire plus en un moins de temps.
 Les innovations stimulent la croissance en améliorant la compétitivité des économies. En
effet, l'innovation contribue à améliorer la qualité des produits, les différencier et les
diversifier, ainsi que de baisser les coûts de production ce qui génère l'amélioration de la
compétitivité et stimule la hausse de la demande ainsi que l'offre.
 En augmentant la PGF, l'innovation est source de gains de productivité qui à travers leurs
effets sur les revenus et les prix favorisent l'augmentation de la demande globale ainsi que
de l'offre globale.

 L'innovation est un moteur essentiel du progrès économique, en bénéficient aux


consommateurs, aux entreprises et à l’économie dans son ensemble ce qui contribue à la
CE.

La contribution d’un environnement propice à la croissance.

 La croissance économique nécessite un environnement propice.

 Cet environnement désigne les facteurs pouvant influencer la création et le rendement


des entreprises et englobe les facteurs sociaux, politiques, économiques et
technologiques. En effet,

 Un environnement économique sain pour les entreprises encourage l’investissement


privé, ce qui est un facteur essentiel de la croissance et de la création des emplois.

 De plus un environnement social développé se traduit par une population active en bonne
santé, mieux éduquée bien formée donc plus productive et capable de contribuer à
l’amélioration de la compétitivité de l’économie d’où croissance économique.

Le développement de l’infrastructure constitue un pilier fondamental pour la croissance de la


production.

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 Contribuent à améliorer la santé et l’éducation nécessaires à l’amélioration de l’efficacité du


travail.
 Contribuent à l’amélioration de la productivité du secteur privé, génèrent des externalités
positives et des effets d’entrainement et accroissent l’investissement du secteur privé.
 Réduisent les coûts de production des entreprises privées (coûts de transport par exemple).
 Entrainent la création de nouveaux emplois et la distribution de revenus supplémentaires qui
augmentent la consommation et stimulent la production ainsi que la croissance.

 Ainsi le stock de capital public accroît la productivité globale des facteurs de production,
stimule l’activité économique et contribue par conséquent à la croissance économique.

La contribution des gains de productivité à la croissance économique.

Une augmentation de la productivité globale des facteurs de production


(PGF) se traduit par des gains de productivité dont la répartition peut
bénéficier à différents agents économiques et stimuler la CE.

Une partie des gains est versée aux Une partie des gains de productivité est
travailleurs sous forme d’augmentation de conservée par les entreprises sous forme la
salaires, et aux actionnaires sous forme de hausse des profits pour financer ses
hausse des dividendes ce qui se traduit par investissements (autofinancement) . Ces
une amélioration du pouvoir d’achat et une investissements vont à leur tour, accroitre la
augmentation de la demande des ménages. production, l’emploi, les salaires …et
Ceci favorise l’accroissement de la favorisent par conséquent, la croissance
production et stimule la croissance économique.
économique.
Les gains de productivité permettent une Une partie des gains de productivité est
réduction des coûts de production et par versée à l’Etat sous forme l’augmentation de
conséquent une baisse des prix, la baisse des recettes fiscales et de contribution sociales,
prix des biens et services se traduit par une ce qui lui permet de financer les
amélioration du pouvoir d’achat des investissements publics et les prestations

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S.Hamza S.Hamza
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consommateurs et une augmentation de la sociales entrainant d’ une part,
demande intérieure (C, G, I) et extérieure (X : l’augmentation de la production de biens et
exportation), ce qui stimule l’accroissement services publics et de l’emploi, et d’autre
de la production et donc la croissance part, la distribution de revenus et la hausse
économique. de la demande qui va à son tour, stimuler la
production et la croissance.

 La croissance économique provenant de l’amélioration de la


productivité des facteurs est qualifiée de croissance intensive.

Section 3 : le développement humain et la croissance économique.

Définition du D.H Objectifs du D.H


Le développement humain met Le développement humain vise à élargir les possibilités
l'Homme au centre de ses de choix de la population pour garantir les conditions
préoccupations. d’un avenir meilleur pour la population.

C’est le processus d’élargissement des Le développement de la population :


choix (possibilités) des individus, Toutes les sociétés doivent investir dans les domaines
mettant en avant la liberté de profiter : de l’éducation, de la santé, de la culture, de
l’alimentation… pour accroitre le stock du capital
 D’un niveau de vie décent humain permettant à la population d’être réactive
 De jouir d’une bonne santé dans la vie économique, politique et sociale ce qui
 D’être éduqué génère la multiplication de ses chances d’emploi,
 De mener une vie qui valorise d’améliorer les conditions de vie.
l’Homme.
Le développement par la population :
Il est de nature quantitative La population doit prendre des décisions qui lui
(croissance économique) et qualitative permettent de participer à la conception et à la mise en
(modifie durablement les structures place de stratégie de développement ( La démocratie
économiques, sociales, mentales…) sociale, culturelle, sanitaire, administrative,
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S.Hamza S.Hamza
54.847.240
participative…) c’est à dire la participation des individus
et des groupes l’élaboration des politiques publiques.

Le développement pour la population :

le développement doit satisfaire les besoins essentiels


de l’ensemble de la population (alimentation,
habillement, etc.), des services de base destinés à toute
la population sans discrimination en assurant la
sécurité sociale (santé, éducation, transport, loisirs,
distribution d’eau potable, etc.)

 Le développement humain est le reflet de la qualité de vie des hommes


au sein de la société dans laquelle ils évoluent, c’est donc un
développement de, par et pour la population, afin d’assurer une équité
intragénérationnelle

Mesure du D.H
Indicateur Le DH est mesuré par l'Indice du Développement Humain
(IDH) qui mesure le niveau moyen de développement
humain atteint par les pays. Sa valeur est comprise entre
O et 1; plus il est proche de 1, plus le niveau de DH est
élevé.
Dimensions L'IDH intègre 3 dimensions :
La santé « la longévité »: mesurée à partir de l'espérance
de vie à la naissance.

L'instruction « l’éducation » : mesurée à partir de 2


indicateurs : la durée moyenne de scolarisation et la
durée attendue de scolarisation.

Un niveau de vie décent : mesuré par le revenu national


brut par habitant. « RNB/h »

 Remarque : L'IDH est un indicateur plus large que


le RNB/habitant. Il permet de mieux décrire la
réalité économique et sociale d'un pays en
intégrant en plus le RNB/habitant (aspect
économique) et des indicateurs sociaux (santé et
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S.Hamza S.Hamza
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éducation)
Utilité L'IDH permet d'apprécier le progrès économique et social
d'un pays et d'effectuer un classement des pays selon leur
niveau de DH. Il permet de les classer en 4 catégories :

 Il permet d'évaluer le progrès socio-économique


réalisé dans un pays : c'est un compteur de qualité de
vie.

 Il permet de présenter une meilleure comparaison


dans le temps. –> Il permet de suivre l'évolution de
DH.

 Il permet de présenter une meilleure comparaison


dans l'espace.
 il permet de classer les pays en 4 niveaux

Limites de l’IDH L'IDH est une moyenne qui masque des inégalités :

 Il ne reflète pas les inégalités de niveau de vie


moyen.
 Il prend en compte, à part égale, les trois
dimensions : le niveau de vie moyen, le niveau de
savoir et la santé.
 Il ne tient pas compte des inégalités de genre.
 Il ne tient pas compte du degré de pauvreté.
 Il ne tient pas compte de nombreux aspects sociaux
du bien-être tels que : la liberté d'expression, la
malnutrition, l'accès à l'eau potable...
 Il ne tient pas compte des coûts environnementaux.

 Pour ces raisons, le PNUD a complété I'IDH à partir


de 2010, par d'autres indicateurs comme l'IIG.:
 L'IIG (Indice d'Inégalité de Genre) présente une
mesure composite des inégalités femmes-hommes
dans trois dimensions : (la santé procréative,
l'autonomisation et le marché du travail)  Plus il
est élevé, plus le pays est inégalitaire.

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NB :

Le RNB/h est assimilé au PIB réel par habitant c ’est un indicateur qui
permet de mesurer le niveau de vie moyen d’une population.

Limites du RNB/habitant

Est un indicateur imparfait pour apprécier le bien-être humain car :

 Il masque les inégalités puisque la croissance économique peut profiter à


certaines catégories au détriment d’autres catégories, or le PIB par
habitant ne renseigne pas sur la répartition des richesses produites au
sein de la population.

 Le RNB par habitant ne permet d’évaluer que la sphère économique, il


laisse de côté la sphère sociale.

La croissance favorise le développement humain :

La croissance économique est la condition nécessaire au développement car elle génère des
ressources financières qui seront en partie affectées efficacement et équitablement à la
satisfaction des besoins fondamentaux de l’ensemble de la population.

La croissance permet de distribuer Dégager les ressources nécessaires pour financier les
un revenu pour tous les agents investissements publics permettent de fournir des
économiques afin d’assurer un services de base comme la distribution d’eau
niveau de vie décent pour les potable, la santé, l’éducation, le transport, ce qui
citoyens et la couverture de leurs permet par conséquent à la population d’avoir un
besoins essentiels (besoins meilleur niveau d’instruction et de vivre longtemps
physiologiques, l’éducation, et en bonne santé.
l’habillement…) et l’élargissement
des possibilités de choix des
consommateurs.

 La croissance offre à la population les conditions propices au développement humain


qui est considéré comme un développement de la population, par la population et

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S.Hamza S.Hamza
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pour la population

La croissance menace le développement humain. « Les inégalités »

Les inégalités de revenus :


la croissance est source d’accroissement des richesses créées, cette dernière va être répartie
d’une manière inégalitaire, certains individus bénéficient d’une amélioration du niveau de vie
alors que d’autres sont marginalisés et appauvris, ce sont les exclus (oubliés) de la croissance.
Donc certaines catégories sociales demeurent dans un état de pauvreté à cause de la repartions
inégale des revenus. Ainsi, le fossé entre les riches et les pauvres se creux davantage.

L’inégalité devant l’emploi :

La croissance économique est créatrice d’emploi, mais elle est aussi destructrice d’emploi.
Tous les individus ne sont pas égaux devant l’emploi. Il importe de souligner que certains
travailleurs sont plus vulnérables que d'autres au chômage (forte vulnérabilité) d’où les
travailleurs occupent un emploi mais le risque de tomber au chômage est très élevé. C'est le cas
des jeunes travailleurs sans formation, les travailleurs peu qualifiés, les titulaires des contrats de
travail à durée déterminée (CDD) ... sont en effet, les plus exposés au chômage.

Ainsi, l'employabilité est plus faible pour certains actifs que pour d'autres (faible employabilité).
En effet, les chômeurs peu formés et non qualifiés ont plus de difficultés et leur chance de trouver
un emploi et de sortir de chômage est très faible.

Les inégalités de genre:

Les conditions de vie des femmes surtout africaines sont défavorables en comparant avec celles
des hommes dans la mesure où leur niveau de revenu reste bas, ainsi dans des emplois
précaires…

Des inégalités régionales


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S.Hamza S.Hamza
54.847.240
Les fruits de la CE sont repartis inéquitablement au sein d'un pays, ce qui engendre des inégalités
régionales. Des régions profitent des niveaux de vie élevés et des meilleures conditions de vie
(faible niveau de chômage, attire plus des investissements) alors que d’autres restent
marginalisées. (Faible niveau de vie, délaissées par les investissements).

Des inégalités entre les pays et l’aggravation de la pauvreté :

Le pays développé génère une croissance économique plus importante que celle réalisée par les
pays pauvres, du tiers monde. La croissance de la productivité n’était pas en faveur de tous les
pays du monde.

 La croissance économique génère des inégalités qui menacent la


population de satisfaire d’une manière efficace et équitable de ses
besoins essentiels et par conséquent elles empêchent la réalisation de
développement humain.

Section 4 : Le développement durable et la croissance économique

Les couts environnementaux :

La croissance économique qui désigne l’accroissement de la


production est à l’origine de la dégradation de
l’environnement et l’épuisement des ressources
naturelles.

La dégradation de L’épuisement des


l’environnement : ressources naturelles :

L’accroissement de la
L’accroissement de la production exige une
production entraine la utilisation excessive des
pollution suite aux rejets de ressources minières non
gaz toxiques et de déchets renouvelables (pétrole, gaz,
dans la nature (mer, air, charbon) ce qui génère leur
terre). De même, les activités épuisement. En outre, la
productives qui se hausse de la production
développent à un rythme entraine une
accéléré sont considérées surexploitation des

57
S.Hamza S.Hamza
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non seulement polluantes, ressources naturelles
mais aussi responsables du renouvelables (la
réchauffement climatique. déforestation, la
En effet, l’émission de gaz désertification…, raréfaction
à effet de serre élève la des ressources en eau, et met
température et les en danger la faune et la flore
niveaux des mers ce qui à cause des troubles
déclenche des catastrophes environnementaux provoqués
naturelles et un par la pollution et le
déséquilibre de réchauffement de la planète.
l’écosystème.

 C’est ainsi que la croissance économique met en péril le


pilier naturel « environnemental » ce qui compromet la
satisfaction des besoins des générations actuelles
et futures.

   Il est impératif de passer à une nouvelle conception du


développement qui ne se limite pas à l’accroissement du PIB et à la
satisfaction des besoins fondamentaux de la population sans trop se
soucier des contraintes sociales et environnementales qui pèsent
lourdement sur le bien-être.

Définition du D.D Les objectifs.


Le développement durable est un Une nouvelle vision du développement qui
développement qui vise la satisfaction des tient compte de deux dimensions « humaine
besoins des individus des générations et environnementale ».
présentes sans compromettre celle des Il vise à améliorer la qualité de vie de la
générations futures. population en renforçant les liens des Hommes
entre eux et avec leur environnement.
Il s'agit de créer des richesses qui améliorent à
long terme les conditions de vie des individus :

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S.Hamza S.Hamza
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 En répondant aux besoins des générations
présentes d’une manière équitable sans
compromettre ceux des générations futures.

 En préservant et en valorisant la
biodiversité et les ressources naturelles.

 En modifiant les modes de vie, de


consommation et de production

Les piliers du développement durable

Le développement durable est une vision globale de l’environnement à la fois


naturel, économique et social.  Le développement durable est basé sur 3
piliers indissociables :

Le pilier économique consiste à produire des Il vise à adopter des modes de production et
richesses pour mieux satisfaire les besoins de consommation durables sans préjudices
illimités des générations présentes et futures pour l’homme et l’environnement, cette
efficacité économique permet la réduction de la
pauvreté par la création d’emplois et la
distribution de revenus pour améliorer les
conditions de vie de tous les individus.

Le pilier social fait référence aux Il vise à assurer la cohésion sociale


notions d’équité et de respect des en luttant contre l'exclusion sociale
droits de l'Homme. et au respect des droits de l'Homme,
ainsi que la réduction de la pauvreté
et des inégalités, à de meilleures
conditions de travail.
il s'agit de l'équité sociale qui
garantit à tous l'accès aux ressources
et services de base (éducation, santé,
alimentation, logement...

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S.Hamza S.Hamza
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Le pilier environnemental renvoie à Il vise à préserver les ressources de
la protection de l’environnement, à la planète et maintenir l’équilibre
la gestion des ressources naturelles écologique sur le long terme à
et aux problèmes liés au travers l’utilisation des technologies
réchauffement climatique sur terre qui polluent moins, qui gaspillent
moins les ressources naturelles, la
recherche d'énergies renouvelables,
la lutte contre le déboisement et la
désertification, la protection de la
biodiversité et des forêts et la
promotion d'un mode de vie, de
production et de consommation
respectueux de l’environnement et
de la santé .

NB :

Equitable : Vivable : Viabilité :


Assurer à tout individu Mettre à disposition de Accroitre la production
ses besoins essentiels la population une cadre tout en respectant
avec une répartition de vie agréable et l’environnement, pour
égalitaire et juste des épanouissant dans un maintenir un certain NV
richesses au sein d’ une environnement aux générations
même génération et préservé et sain présentes sans
entre les générations . compromettre celui des
générations de demain

L’intersection entre les piliers du D.D

L’intersection entre la sphère économique qui se soucie de la création de


richesses pour améliorer les conditions de vie et la sphère sociale dont
l’objectif principale consiste à réduire les inégalités grâce à une répartition
égalitaire et juste de ces richesses au sein d’une même génération et entre
les générations.

 Dans ce cas, le développement assure une certaine équité


permettant une meilleure satisfaction des besoins essentiels pour
tous.

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S.Hamza S.Hamza
54.847.240
L’intersection entre la sphère sociale qui se soucie de la réduction des
inégalités et de l’exclusion intra et intergénérationnelle pour une meilleure
cohésion sociale et la satisfaction des besoins essentiels des populations via
l’investissement dans l’homme et la sphère environnementale qui vise à
préserver le patrimoine naturel sur le long terme dans l’objectif de léguer
aux générations futures au moins les mêmes opportunités offertes aux
générations présentes.  « Vivable »

 Dans ce cas le développement offre un cadre de vie agréable dans un


environnement sain permettant une meilleure vivabilité.

L’intersection entre la sphère économique qui se soucie de la création de


richesses pour améliorer le mode de vie des populations et la sphère
environnementale qui vise à préserver le patrimoine naturel sur le long
terme dans l’objectif de léguer aux générations futures au moins les mêmes
opportunités offertes aux générations présentes.

 Dans ce cadre, le développement durable est considéré comme une


question de répartition entre générations et de maintien d’un certain
niveau de vie pour ne pas hypothéquer les chances des générations
futures.
Ainsi, la viabilité est au cœur du lien entre économique et
l’environnementale  « viable »

Concilier croissance économique et développement durable :

Il faut changer les modes de consommation et de production. Plusieurs


solutions sont envisagées :

Les solutions envisagées pour concilier la croissance et le développement


durable sont :

.
 Le recyclage : la  La réduction des  La lutte contre les «
gestion efficace des déchets : la manière surconsommations »
ressources naturelles d’éliminer les
61
S.Hamza S.Hamza
54.847.240
communes. déchets toxiques et
polluants.

Mode de consommation durable :

La consommation doit passer d'un mode individuel à


un mode collaboratif ou l’accès et permis à tous :

Le consommateur doit adopter un comportement citoyen


et responsable  être respectueux de l'environnement
en tenant compte des intérêts des générations futures,
bénéfique pour l'économie, positif pour la société et
bon pour la santé.

C’est une économie qui permet une amélioration du bien-


être humain et génère une équité sociale, tout en
réduisant les risques environnementaux et la pénurie de
ressources. Elle est moins polluante et moins
consommatrice d'énergie ou carrément protectrice de
l'environnement.

Economie circulaire Economie sociale et solidaire


« ESS »

Pour dépasser le modèle de L'économie sociale et solidaire (ESS) est un


l'économie linéaire ensemble d'entreprises qui cherchent
(extraire-produire- concilier solidarité, performances
consommer- jeter), les économiques et utilité sociale.
économistes proposent
62
S.Hamza S.Hamza
54.847.240
l'économie circulaire. Elle L'ESS est assimilée à un outil de création
est basée sur la boucle « de richesses et d'emplois dans divers
produire-consommer-recycler- domaines et dans l'objectif de générer des
réutiliser-produire » revenus tout en tenant compte de la
permettant de : cohésion sociale et la préservation de
 Réduire le gaspillage l'environnement naturel.
des ressources et
l'accumulation des  Ces entreprises se caractérisent par le
déchets. fait que:

 Elle garantit le bien- - Elles sont organisées sous formes


être de la population par de coopératives, mutuelles et
la création de nouvelles associations.
activités génératrices
d'emplois et de revenus - Elles ont des objectifs sociaux et
additionnels permettant de économiques, environnementaux.
réduire la pauvreté et les
inégalités ainsi que la
hausse de valeurs - Elles pratiquent une organisation
ajoutées… démocratique et participative.

- Elles maintiennent des relations


coopératives, associatives et
solidaires entre travailleurs,
producteurs et consommateurs.

- Leurs bénéfices sont réinvestis


dans leurs activités et répartis
équitablement entre les membres.

 L'ESS contribue au DD dans la


mesure où elle participe à la
transformation des modes de
consommation, elle encourage à la
citoyenneté et s’oppose à la
surconsommation.

Mesure du développement durable


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L’IDH permet d Empreinte Biocapacité « E » ou Solde Ecologique
′estimer la durabilité écologique (EE) capacité biologique « SE »
sociale et Elle mesure Capacité de C'est la
économique. en hectares la Terre à différence
(hag) la fournir des entre la
quantité de ressources biocapacité et
surfaces renouvelables l'empreinte
terrestre bio et à absorber écologique
productive les déchets produisons,
nécessaires et les
pour émissions de
produire les gaz à effet
biens et de serre
services que produits par
nous les activités
consommons humaines.
et absorber
les déchets
que nous
produisons.

 L′empreinte écologique « environnemental » permet d'estimer


la durabilité environnementale.

Solde écologique (énergétique) =

Capacité biologique (offre)

Empreinte écologique (demande)

64
S.Hamza S.Hamza
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Si le solde est négatif : il s’agit d’un déficit écologique qui traduit la non
pérennité de la consommation humaine par rapport à la capacité limite
des écosystèmes.

Si le solde est positif : il s’agit d’une réserve écologique qui traduit la


pérennité de la consommation humaine par rapport à la capacité limite
des écosystèmes.

Thème 4: les grands déséquilibres macroéconomiques et le rôle de l’Etat.

l'activité économique est marquée par de grands


déséquilibres macroéconomiques rendant
nécessaire l'intervention de l'État à travers différentes
mesures.

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L’Inflation.

Section 1 : Qu’est-ce que l’inflation ?

Définition : Les critères pour définir l’inflation :

L’inflation représente un - L’inflation est générale : elle touche


déséquilibre macroéconomique, la totalité ou la majeure partie des
désigne la hausse continue et prix qui augmentent.
généralisée du niveau général des
prix. Elle se traduit par une baisse du - L’inflation est durable : la hausse
pouvoir d’achat de la monnaie c’est- des prix dure dans le temps.
à-dire une baisse de la quantité des
biens et des services que l’on peut - L’inflation est auto-entretenue : la
acheter avec un montant donné. hausse appelle la hausse

Distinction entre L’inflation, La désinflation, La déflation, La stagflation.

L’inflation: La désinflation: La déflation: La stagflation :

Augmentation durable du Augmentation Baisse généralisée et Forte inflation et une


niveau général des prix, qui se ralentie, généralisée durable des prix
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traduit par la baisse du PA et et durable des prix expliquée par une stagnation de la
de monnaie. « ralentissement de insuffisance de la production (à l’arrêt). Elle
l’inflation » demande des biens.
est accompagnée par un
chômage élevé
Un taux d’inflation positif et Taux d’inflation Taux d’inflation
croissant. positif et négatif.
décroissant (Baisse
du taux
d’accroissement du
niveau moyen des
prix, qui reste
positif.

 Baisse du PA des  Se traduit par


ménages et de leur  Les ménages un gain du
consommation ainsi la continuent à pouvoir d’achat
baisse des perdre du de la monnaie.
investissements des PA.  Les ménages
entreprises. reportent dans
le futur les
achats et les
entreprises
leurs
investissements
car ils
anticipent de
nouvelles
baisses des prix
ce qui ralentit
l’activité
économique.

Mesure de l’inflation :
L'IPC mesure les variations du coût de la vie. Taux d’inflation=
Il mesure les variations dans le temps des (IPCtn / IPCtn-1 – 1 )*100
prix moyens d'un panier fixe de produits
consommés habituellement par un ménage  C’est le taux de croissance en
type. pourcentage de l’IPC entre deux
En France en janvier 2000, IPC = 120.6 (1990 =100) années successives.

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 la moyenne des prix d'un panier de biens
et services consommés par un ménage type a - Taux d’inflation > 0  augmentation
augmenté de 20.6% (IPC-100) entre 1990 de l’IPC inflation hausse du cout
(année de base) et 2000 en France. de la vie.

Exp : taux d’inflation= 1.9% En Tunisie en


2022
 Le niveau moyen des prix d’un panier
de biens et services consommés par
un ménage type a augmenté de 1.9%
entre 2021 et 2022.

Les causes « les origines de l’inflation :

L’inflation par les coûts : L’augmentation des coûts de production peut


avoir plusieurs origines (La hausse des
salaires, la hausse des prix des matières
NB : L'inflation par les coûts donne naissance premières, de l’énergie et du coût des
à une spirale inflationniste  Boucle prix- équipements et produits semi-finis, la hausse
salaires. des charges fiscales ou financières...) Ainsi
cette, augmentation des coûts de production
Spirale inflationniste : phénomène se répercute sur les prix de vente car les
économique qui décrit la relation entreprises cherchent à maintenir leurs
dynamique entre les prix et les salaires. marges bénéficiaires.

L’inflation importée : Lorsque les biens de production et de


consommation importée enregistrent une
hausse de leurs prix cela peut entrainer une
hausse des coûts de production pour les
entreprises et ces dernières vont augmenter
les prix.

L’inflation par la demande : Provient d’un déséquilibre entre


l’offre et la demande c’est-à-dire
d’un excès de la demande par
rapport à l’offre. Ainsi l’excès de
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la demande peut provenir de
(l’augmentation de la consommation
des ménages, l’augmentation de
l’investissement privé,
l’augmentation des dépenses
publiques, l’augmentation des
exportations) et l’inélasticité de
l’offre peut être expliquée par
l’insuffisance des stocks de
produits finis ou par des
capacités de production
insuffisantes.

D’où l’excès de la demande sur


l’offre pousse les prix à
l’augmentation pour que
l'équilibre entre l'offre et la
demande se rétablisse.

L’inflation par la monnaie : suite à l’augmentation du stock de la


monnaie en circulation qui est trop forte par
rapport à la croissance de la production de
biens et services offerts. Cette création
excessive de monnaie sous forme de crédits
accordés aux agents se traduit par des
dépenses supplémentaires qui peuvent être
une source d’inflation si l’offre ne suit pas.
L’inflation liée au structure de marché :
En situation de concurrence imparfaite
« concentration des entreprises » (présence
d’oligopole et de monopole), les entreprises de
grande taille ont un pouvoir important dans
la fixation de prix élevés pour maximiser leurs
profits, ce qui a un effet inflationniste.

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Section 2 : effets de l’inflation et rôle de l’Etat.

Les effets de l’inflation :

Les avantages : Les inconvénients (es effets néfastes )


 Elle augmente les niveaux de salaire :  Elle dégrade le pouvoir d'achat des
l’inflation peut initialement augmenter les ménages surtout les plus vulnérables,
salaires en raison de l'augmentation des prix ayant des revenus faibles ou fixes, Cela
des biens et des services, ce qui peut conduire peut conduire à une augmentation de la
les travailleurs à demander des pauvreté et des inégalités sociales, Nous ne
augmentations de salaire pour maintenir leur sommes pas égaux devant l'inflation.
pouvoir d'achat.
 Elle conduit à un climat
 Elle encourage à augmenter la production : la d'incertitude économique, ce qui
hausse des prix peut constituer un affecte les décisions des agents
encouragement pour les entreprises, qui voient économiques. Ceci est défavorable
leurs profits croître ce qui améliore leur pour l'investissement d’où le
rentabilité financière. Elles seront plus ralentissement du taux de croissance
motivées à investir ce qui tend à faire de la production.
augmenter la production, l’emploi, les revenus
 Elle pousse l'Etat à augmenter le
et la demande ce qui stimule la croissance
taux d'intérêt afin de limiter la
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économique. création monétaire ce qui
 Elle réduit le coût réel de l’endettement en décourage l'investissement et la
fonction de la différence entre le niveau des consommation.
taux d'intérêt nominaux et le niveau général
des prix, en diminuant la valeur de la monnaie,  Elle pénalise l'épargne en
l’inflation allège les charges financières des entrainant une perte de valeur
agents emprunteurs (ménages et entreprises) des sommes épargnées et en
d’où l’investissement et la consommation sont diminuant le taux de rendement.
stimulés.

 L’inflation réduit le déficit budgétaire à travers


 Elle détériore le solde commercial,
la hausse des recettes publiques, en effet, si les
qu’une forte inflation réduit la
prix augmentent, les entreprises et les compétitivité de l'économie d’où les
consommateurs paient des impôts plus élevés
produits exportés trouvent moins
sur les revenus et les ventes, ce qui peut
d’acheteurs ce qui génère la baisse
augmenter les recettes fiscales de l’Etat.
des exportations. De plus, certains
produits étrangers deviennent
 La hausse de la consommation, moins chers que les produits
d’où l'inflation pousse les ménages à nationaux ce augmente les
dépenser plus aujourd'hui pour ne importations.
pas acheter plus cher demain.
Cela stimule la demande et l'activité  Une inflation trop élevée peut
économique. déboucher également sur une forte
hausse des salaires, ce qui réduit
la compétitivité des entreprises et
du pays.

Les intérêts désignent à la fois les coûts de l’emprunt et l’argent que


rapporte l’épargne.

Taux d’intérêt nominal : Taux d’intérêt réel :

Rendement en pourcentage de la Rendement en pourcentage de la


valeur nominale d’un prêt ou d’un valeur réelle d’un prêt ou d’un
dépôt. C’est le taux effectivement dépôt. C’est le taux d’intérêt
convenu et payé. nominal moins les effets de
l’inflation. Il permet de connaître le
coût réel d’un emprunt ou d’un

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placement.

Taux d’intérêt réel = Taux d’intérêt nominal – Taux d’inflation

Si taux d’intérêt réel < 0 => taux d’intérêt nominal < taux d’inflation

=> perte de pouvoir d’achat du capital initial ce qui incite à emprunter


c’est-à-dire encourage à l’emprunt car la valeur de la dette une fois
remboursée est plus faible que la valeur ou le pouvoir d’achat de la somme
empruntée. Mais pénalise l’épargne.

Si taux d’intérêt réel > 0  gain du PA du capital initial  décourage


l’emprunt mais favorise les épargnants.

Le Rôle de l’Etat.

Pour lutter contre l’inflation, le gouvernement dispose de plusieurs instruments :

Les actions « les mesures » Les inconvénients des actions

 Agir sur l’inflation par les couts et casser la  Le gel des salaires peut créer une crise
spirale inflationniste grâce à une politique sociale.
des revenus et de contrôle des prix.

 Geler les salaires et les prestations sociales

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ce qui permet de freiner la spirale
inflationniste.
 La fixation des prix plafonds peut conduire à
 Bloquer les prix c’est-à-dire plafonner les une pénurie d’offre en raison de la faiblesse
prix de certains produits pour empêcher les des profits prévus.
entreprises à fixer des prix excessivement
élevé.

 Limiter et réglementer les importations pour


réduire l’inflation importée.  L’Etat peut limiter les importations ce qui
réduit la disponibilité des produits et limite
les choix de consommation entrainant ainsi
l’augmentation des prix à nouveau.

 Inciter les entreprises à stabiliser les prix à


travers un politique salariale convenable ou
baissant les charges fiscaux et financières
(cotisations sociales, les impôts, taux
d’intérêt.

 Agir sur l’inflation monétaire grâce à une  La politique monétaire constitue un frein à
politique monétaire. la consommation et à l’investissement, d’où
La banque centrale fait augmenter le taux d’intérêt l’insuffisance de la demande des biens et le
ce qui va freiner la demande de crédit, réduire la ralentissement de l’activité économique.
masse monétaire et limiter l’inflation monétaire. (risque de pénurie d’offre et les recettes
fiscales issues de la TVA reculeront)
 Agir sur l’inflation par la demande grâce à
une politique budgétaire.
 Maitriser les dépenses publiques par
exemple geler les salaires et les prestations
sociales, limiter le nombre et le budget de
ministères ce qui réduit la demande globale
dans l’économie et limiter l’inflation par la
demande.

 Agir sur l’inflation par la demande grâce à


une politique fiscale.  La pression fiscale réduit la rentabilité des
 Augmenter les impôts et taxes ce qui peut entreprises et leurs investissements « car la
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freiner la consommation et la demande hausse des impôts accroit les couts des
externe. entreprises «
 L’accroissement de la TVA génère la hausse
des prix ce qui va amplifier l’inflation.

Le chômage

Section 1 : Qu’est-ce que le chômage ?

Le chômage est une situation résultant d’un déséquilibre sur le marché du


travail qui correspond au fait que l’offre de travail dépasse la demande de
travail, c’est une pénurie d’emplois ou sous-emploi. D’où les personnes
disponibles pour travailler ne parviennent pas à trouver un emploi rémunéré

Offre d’emplois < Demande d’emplois


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Offre de travail > Demande de travail

Le marché du travail est le lieu de rencontre entre l’offre du travail et la demande de


travail.

L’offre de travail ou demande d’emploi se La demande de travail ou offre d’emplois


réfère à l’ensemble d’individus qui sont se réfère à l’ensemble d’individus que les
prêts à offrir leur force de travail en employeurs (entreprises, administrations
contrepartie d’une rémunération à un publiques, associations…) sont prêts à
moment donné. Elle émane des actifs, ce embaucher pour une rémunération et à
sont des demandeurs d’emplois. un moment donné afin de réaliser une
production marchande ou non
marchande.

Indicateur Utilité
Taux de Mesure la part de la population en chômage dans la
chômage « d’inoccupation » population active.
 Le poids des personnes disponibles pour le travail,
Pop active inoccupée / pop active * 100 qui n'exercent pas mais recherchent un emploi,
dans la population active.

Taux d’emploi « d’occupation » Mesure la part de la population active occupée par un


emploi dans la population active.
Pop active occupée / pop active *  Reflète l'importance relative de l'emploi dans la
100 population

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Taux d’emploi + taux de chômage =100%


Taux d’activité « participation » Mesure la part de la population active dans la population
totale.
Pop active / pop totale * 100  Reflète le degré de participation des personnes au
marché du travail, qu'elles soient employées ou en
chômage.
La capacité d'un pays à mobiliser ses ressources humaines
pour produire des biens et des services.
Rapport de dépendance Mesure la part de la population inactive dans la population
économique active occupée.  Détermine le nombre d'inactifs pris en
charge par 100 actifs occupés
Pop inactive / pop active occupée *100
Si en Tunisie en 2023 :

Taux de chômage = 16.5% en 2023 en Tunisie, 16,5% de la population active sont à la


recherche d’une activité professionnelle rémunérée
Taux d’emploi = 83.5% en 2023 en Tunisie, 83.5% de la population active exercent
une activité professionnelle rémunérée.
Taux d’activité = 34.9% en 2023 en Tunisie, 34.9% de la population totale est
disponible pour travailler contre une rémunération.
Rapport de dépendance = En 2023, en Tunisie, chaque 100 actif occupé doivent
146% supporter les charges économiques et assurer la subsistance
à 146 inactifs.

Les formes (typologie) du chômage

Chômage conjoncturel Chômage frictionnel Chômage structurel


« cyclique » « naturel » « chronique »
C’est un chômage de courte C’est un chômage de courte C’est un chômage de
durée et involontaire. durée et volontaire. Il est lié longue durée et
Il est lié à la conjoncture aux délais d’ajustement de la involontaire. Lié aux
économique. Il est causé par main d’œuvre d’un emploi à changements des
le ralentissement de l’activité un autre. structures économiques et
économique à la suite de la à une difficulté

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mauvaise conjoncture, Il est Il est causé par la mobilité des d’ajustement entre l’offre
expliqué par l’insuffisance de travailleurs d’où des et la demande du marché
la demande de biens et travailleurs quittent du travail c’est-à-dire un
services entrainant une volontairement un emploi mauvais fonctionnement
réduction de la demande de pour en rechercher un du marché du travail
travail par les entreprises en meilleur. Il s’agit de la période (inadéquation entre
période de ralentissement de de la recherche d’un emploi qualification acquise et
l’activité économique. ainsi, il existe d’autres causes qualification requise) en
structurelles du chômage « la termes de formation de
politique du relèvement du connaissances…. à la suite
salaire minimum garanti, la d’un progrès technique.
générosité des indemnités de
chômage, les syndicats »

 C’est un déséquilibre  En raison de son


macroéconomique qui caractère volontaire,  C’est un déséquilibre
nécessite l’intervention c’est un déséquilibre macroéconomique
de l’Etat macroéconomique qui qui nécessite
ne nécessite pas l’intervention de
l’intervention de l’Etat l’Etat
.

Section 2 : conséquences du chômage et rôle de l’Etat.

Les conséquences du chômage.

Sur le plan économique :

 Le chômage peut avoir un impact sur les


finances des ménages, car les individus sans
emploi peuvent avoir des difficultés à
subvenir à leurs besoins « détérioration du
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NV) ce qui peut entraîner une baisse de la
consommation et donc de la demande
économique.

 Ressources sous ou non exploitées : Lorsque le taux de


chômage augmente, le taux d’utilisation des équipements
baisse par la suite la productivité du capital diminue ce qui
réduit les bénéfices des entreprises ceci affecte les
investissements, l’emploi et freine par la suite la croissance
économique.

 Le chômage représente aussi un manque à gagner en termes


de recettes fiscales et sociales car les chômeurs représentent
une force de travail non utilisée dans la production ainsi que
par le développement des activités souterraines (travail au noir…)

 L’augmentation du chômage contribue à creuser la dette publique par


la hausse des dépenses de santé (maladies physiques et psychiques
liées au chômage) le financement des plans emplois coûtent cher
(stages, formations…) , le versement des indemnités aux chômeurs
« l’allocation du chômage »  Les personnes sans emploi ne
contribuent pas à la croissance économique et peuvent
devenir une charge pour les finances publiques, car elles
peuvent être éligibles à des prestations sociales.

 La précarité de l’emploi et la vulnérabilité des travailleurs :


Certaines catégories comme les personnes peu qualifiées, les
jeunes, rencontrent des difficultés particulières d’insertion
professionnelle et se voient obligées d’accepter des
emplois offrant des conditions de travail défavorables (c’est-
à-dire développement des emplois atypiques tel que faibles
salaires, contrats de travail temporaires...), ainsi la vulnérabilité
des travailleurs (perdre leur emploi), car ils peuvent être les
premiers à être licenciés lorsque les entreprises rencontrent
des difficultés économiques

 Le chômage nuit à l’économie

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Sur le plan social :

 La perte du lien social : Le chômage peut conduire à l’isolement


social. Un individu peut se sentir rejeté par la société et, à terme,
remettre en cause sa « valeur » personnelle. De plus, la perte d’un
emploi s’accompagne de la perte du réseau et des liens
professionnels qui permettent de se socialiser.

 Perte de confiance: Le statut de chômeur est dévalorisant et influence


profondément l’image et l’estime que l’individu a de lui « perte
de confiance en soi par la perte des compétences » ainsi génère des
risques politiques et sociaux par la perte de confiance dans
l’efficacité des gouvernements.

 Problèmes de santé : Le chômage de longue durée peut avoir des


effets négatifs sur la santé mentale et physique de l'individu. Le
stress peut conduire à des troubles du sommeil, à une dépression et à
une mauvaise santé physique (maladies cardio-vasculaires…)

 Crime et délinquance : Le chômage peut entraîner une augmentation


de la criminalité et de la délinquance, car les personnes sans emploi
peuvent être plus enclines à commettre des actes illégaux pour
subvenir à leurs besoins.

 Exode rural : Le chômage croissant dans le milieu rural amène les


jeunes à émigrer vers les villes à la recherche d'emplois dans le milieu
industriel, ce qui aggrave les problèmes d’urbanisation et de
métropolisation de la campagne.

Le rôle de l’Etat face au chômage.

 Pour lutter contre le chômage, l’Etat procède à différentes


mesures :
 Des mesures directes. (Création d’emplois publics)
 Des mesures incitatives pour encourager les entreprises privées à la
création d’emploi.

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 Des mesures pour faciliter la formation et la réintégration des
travailleurs et de promotion de l’entreprenariat

Les mesures directes et incitatives :


 L’Etat utilise son budget pour créer de l’emploi dans le secteur public. Cela peut être
réalisé en augmentant les dépenses publiques pour financer des projets
d'infrastructure, des services publics ou des programmes sociaux qui nécessitent des
travailleurs dans la fonction publique.

 Des mesures incitatives pour encourager les entreprises privées à la création d'emploi.
Ainsi, l'Etat peut instaurer un climat favorable à travers la baisse du cout de travail
grâce à une baisse des cotisations sociales ce qui incite les entreprises à embaucher.

 L’Etat peut baisser les charges fiscales et financières ce qui permet aux entreprises
d’augmenter leurs profits et donc investir et créer des emplois.

 Le gouvernement doit subventionner les investissements surtout dans les régions les
plus défavorisées.

 Promouvoir les activités des ESS.

 L’Etat doit investir dans le capital humain pour améliorer la qualification de la


population active pour les secteurs de production qui ont besoin de travailleurs
qualifié.
 Développer l’infrastructure de base : d’une part attirer les investissements nationaux
et étrangers et d’autre part favorise la compétitivité des entreprises, stimule la
demande et par conséquent la production incitant ainsi les entreprises à investir et
créer de nouveaux emplois.

Indirecte :

Autres mesures prises par l’Etat dans le cadre de sa politique d’emplois :


Des mesures pour faciliter la formation et la réintégration des travailleurs et de promotion de
l’entreprenariat :
Les programmes publics d’emploi (PPE) sont conçus pour atténuer la cause structurelle du
chômage qui est principalement lié à une adéquation entre l’offre et la demande de travail.

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 Le PPE consiste à Fournir un revenu (indemnité ou allocation chômage) afin de
permettre aux chômeurs de se recycler et donc d’améliorer leurs perspectives sur le
marché du travail afin d’adapter la qualification des personnes inoccupées au marché
du travail.

Financer des programmes de formation et de réintégration pour aider les chômeurs de


nouvelles compétences afin d’améliorer l’employabilité des demandeurs d’emplois.

Stage d’initiation à la vie Contrat de réinsertion dans la Contrat emploi-


professionnelle (SIVP) pour vie active – CRVA pour les solidarité (CES) concerne
les nouveaux diplômés et en travailleurs qui ont perdu leurs toutes les catégories de
leur donnant une indemnité emplois ainsi, Le programme demandeurs d’emploi.
mensuelle, L’objectif du SIVP vise à améliorer les
est d’aider ses bénéficiaires compétences des travailleurs et Fournit des emplois à
à acquérir des compétences à les former (assure des haute intensité de main-
professionnelles afin de formations leur permettant d’œuvre dans des
faciliter leur intégration sur d’acquérir de nouvelles projets de travaux
le marché du travail. compétences) afin qu’ils publics
répondent aux nouveaux
besoins du marché du travail...

Assurer la promotion de l’entrepreneuriat :


Il s’agit promouvoir le travail indépendant et les petites entreprises en fournissant des
fonds pour l’entrepreneuriat. Par exemple, le programme « PAPPE », Il permet aux
promoteurs d’identifier de nouvelles idées de projets, de préparer un plan d’affaires et de
lui assurer l’accompagnement nécessaire pour réussir son projet.

Ce programme apporte aux futurs entrepreneurs les informations, la formation gratuite,


l’assistance technique ainsi que l’aide financière pour bien gérer leur petite entreprise :

NB : APPUI AUX PROMOTEURS DE PETITES ENTREPRISES » (PAPPE) :

 Ainsi, pour combattre le chômage, l’Etat dispose non seulement des


mesures directes et incitatives mais également d’autres actions de
formation, de réintégration et de promotion de l’entreprenariat.

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