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RAPPELS ET NOTATIONS.

L’objet de ce problème est d’étudier les applications Lipschitziennes, non linéaires en général,
entre espaces vectoriels normés. Le problème est divisé en six parties. Les quatre premières parties
sont indépendantes.
- Dans tout le problème, on considère des R- espaces vectoriels normés, dont la norme sera notée
k . k s’il n’y a pas d’ambiguïté. La droite réelle R sera toujours munie de la valeur absolue | . |.
- Si X et Y sont deux espaces vectoriels normés et f : X → Y est linéaire continue, on note

k f (x)k
k f k = sup .
x∈X \{0} kxk

On dit que Φ : X → Y est une isométrie si kΦ(x 1 ) − Φ(x 2 )k = kx 1 − x 2 k pour tout couple (x 1 , x 2 ) ∈ X 2 .
On notera qu’une telle isométrie n’est pas nécessairement linéaire.
- Soit M un nombre réel positif. Une application F : X → Y est dite M -Lipschitzienne si

kF (x 1 ) − F (x 2 )k 6 M kx 1 − x 2 k
pour tout couple (x 1 , x 2 ) ∈ X 2 . Une application Lipschitzienne est une application qui, pour un cer-
tain M > 0, est M -Lipschitzienne.
- Un espace normé X est dit séparable s’il contient une suite dense, ou en d’autres termes une
partie dénombrable dense.
- Pour tout espace normé X , on note X ∗ l’espace dual de X , c’est-à-dire l’espace vectoriel des
formes linéaires continues de X dans R. Pour tout couple (x ∗ , x) ∈ X ∗ × X , on note x ∗ (x) =< x ∗ , x >.
Conformément aux notations ci-dessus, on note

| < x ∗, x > |
kx ∗ k = sup .
x∈X \{0} kxk
On rappelle que l’espace dual X ∗ muni de cette norme est un espace de Banach. On notera simple-
ment X ∗∗ l’espace (X ∗ )∗ .
- L’espace vectoriel engendré par une partie A d’un espace normé X sera noté vec t [A], et sa fer-
meture sera notée vect [A].
- Soit C une partie convexe d’un R-espace vectoriel X . On dit que g : C → R est convexe si pour
tous (t 1 , t 2 , ..., t n , x 1 , x 2 , ..., x n ) ∈ [0, 1]n ×C n tels que t 1 + t 2 + ... + t n = 1, on a
n
X n
X
g( ti xi ) 6 t i g (x i ).
i =1 i =1
n
- Soit n ∈ N∗ . On définit sur Rn la norme k(x 1 , x 2 , ...., x n )k1 =
X
|x i |.
i =1
- Soient Ω un ouvert de Rn , x ∈ Ω et g : Ω → R une fonction différentiable en x. On note {∇g }(x) la
différentielle de g au point x. Cette différentielle {∇g }(x) est donc une forme linéaire sur Rn .
- On rappelle le lemme de Baire : si P est un espace métrique\ complet et si pour tout entier j > 1,
V j est un sous-ensemble ouvert et dense de P , alors l’ensemble V j est dense dans P .
j >1
- On rappelle enfin que
p
Z
2
e −t d t = π.
R
.

2
I. PRÉLIMINAIRES

1. Soient E un espace vectoriel normé, F un espace de Banach, A une partie dense de E et f : A → F


une application M -Lipschitzienne. Montrer qu’il existe une unique application M -Lipschitzienne
fe : E → F telle que pour tout a ∈ A, on ait fe(a) = f (a) (pour x ∈ E , on pourra considérer une suite
(a n ) d’éléments de A qui converge vers x, et montrer que la suite ( f (a n )) est de Cauchy).

2. Soit n > 1. On définit γ : Rn → R par


n
γ(x 1 , x 2 , ..., x n ) = exp(−π( x i2 )).
X
i =1
n
a. Montrer que γ est intégrable sur R et que l’on a pour tout entier p > 1
Z Z
γ(u 1 , u 2 , ..., u n )d u 1 d u 2 ...d u n = p n γ(pt 1 , pt 2 , ..., pt n )d t 1 d t 2 ...d t n = 1.
Rn Rn

Soit f : Rn → R une fonction Lipschitzienne. Pour tout entier p > 1, on pose


Z
g p (x 1 , x 2 , ...., x n ) = p n γ(pt 1 , pt 2 , ..., pt n ) f (x 1 − t 1 , x 2 − t 2 , ..., x n − t n )d t 1 d t 2 ...d t n .
Rn
b. Montrer que la fonction g p est bien définie pour tout p > 1, et que la suite de fonctions (g p )p >1
converge vers f uniformément sur Rn .
c. Montrer que pour tout p > 1, la fonction g p est continûment différentiable sur Rn (on pourra
effectuer le changement de variable v 1 = x 1 − t 1 , ..., v n = x n − t n ).
d. Soit E un espace normé de dimension finie non réduit à {0}. On désigne par Li p 0 (E ) l’espace
des fonctions Lipschitziennes f de E dans R telles que f (0) = 0. Pour f ∈ Li p 0 (E ), on pose

© | f (x) − f (y)|
; (x, y) ∈ E 2 , x 6= y .
ª
k f kL = sup
kx − yk
Montrer que pour toute fonction f ∈ Li p 0 (E ), il existe une suite (h p )p >1 ⊂ Li p 0 (E ) de fonctions
continûment différentiables sur E telles que kh p kL 6 k f kL pour tout p, et telles que la suite (h p )p >1
converge vers f uniformément sur E .

II. ISOMÉTRIES ET LINÉARITÉ.

1. On munit dans cette question seulement l’espace R2 de la norme k(x, y)k∞ = max{|x|, |y|}. Soit
f : (R, | . |) → (R2 , k . k∞ ) définie par f (t ) = (t , si n(t )). Montrer que f est une isométrie non linéaire.

2. Soit H un espace préhilbertien, dont la norme est notée k . k2 .

a. Soient x et y deux points de H et t ∈]0, 1[ tels que kxk2 = kyk2 = kt x + (1 − t )yk2 . Montrer
qu’alors x = y.

b. Soient x 1 , x 2 et x 3 trois vecteurs de H tels que x 1 = x 2 + x 3 et kx 1 k2 = kx 2 k2 + kx 3 k2 . Montrer


qu’il existe un réel λ > 0 tel que x 2 = λx 1 (on pourra se ramener au cas où les (x i ) sont non nuls et
considérer les vecteurs normalisés ((kx i k−1 2 x i )).
c. Soit ϕ : R → H une isométrie telle que ϕ(0) = 0. Établir que ϕ(t ) = t ϕ(1) pour tout t > 0.

3
d. Soit Y un espace normé, et φ : Y → H une isométrie telle que φ(0) = 0. Montrer que pour tout
couple de vecteurs (x, y) dans Y et tout t > 0, on a φ(x + t y) = (1 − t )φ(x) + t φ(x + y).
e. Montrer que φ est une application linéaire de Y dans H .

III. DUALITÉ DES ESPACES NORMÉS

1. Soit X un espace normé, H un hyperplan de X , et u ∈ X \H . Soit h ∗ ∈ H ∗ de norme égale à 1.


Montrer que

sup [< h ∗ , h 1 > −kh 1 − uk] 6 inf [< h ∗ , h 2 > +kh 2 − uk].
h 1 ∈H h 2 ∈H

2. Soit a ∈ R tel que

sup [< h ∗ , h 1 > −kh 1 − uk] 6 a 6 inf [< h ∗ , h 2 > +kh 2 − uk].
h 1 ∈H h 2 ∈H

a. On définit x ∗ : X → R comme suit : pour tout (h, t ) ∈ H × R, < x ∗ , h + t u >=< h ∗ , h > +t a.


Montrer que x ∗ ∈ X ∗ et que kx ∗ k = 1.
b. Soit E un espace normé de dimension finie, et F un sous-espace vectoriel de E . Montrer que
pour tout x ∗ ∈ F ∗ , il existe y ∗ ∈ E ∗ tel que ky ∗ k = kx ∗ k et tel que < y ∗ , x >=< x ∗ , x > pour tout x ∈ F .

Dans toute la suite de cette partie, X désignera un espace normé de dimension infinie, supposé
séparable. On notera (x n )n >1 une suite dense dans X .

3. Soit x ∈ X .
a. Montrer qu’il existe une suite croissante
[ (E k )k >0 de sous-espaces de dimension finie de X tels
que x ∈ E 0 et tels que la réunion V = E k soit dense dans X .
k >0
b. Montrer qu’il existe v ∗ ∈ V ∗ de norme 1 tel que < v ∗ , x >= kxk (on pourra utiliser le III.2.b)).
c. Montrer qu’il existe x ∗ ∈ X ∗ de norme 1 tel que < x ∗ , x >= kxk.

4. Soit J X : X → X ∗∗ définie pour tout (x, x ∗ ) ∈ X × X ∗ par < J X (x), x ∗ >=< x ∗ , x >. Montrer que J X
est une isométrie linéaire.

5. a. Soit (x n∗ )n >1 une suite de X ∗ telle que kx n∗ k 6 1 pour tout n. Montrer qu’il existe une sous-

suite (x φ(n) ) de (x n∗ ) telle que


lim < x φ(n) , xk >
n→∞

existe pour tout k > 1.


b. Montrer que


lim < x φ(n) ,z >
n→∞

existe pour tout z ∈ X .


c. On pose < x ∗ , z >= lim < x φ(n)

, z >. Montrer que l’application x ∗ ainsi définie est une forme
n→∞
linéaire et que kx ∗ k 6 1.

6. Soit j : R → X une isométrie telle que j (0) = 0.


a. Soit k ∈ N. Montrer qu’il existe x k∗ ∈ X ∗ de norme 1 tel que < x k∗ , j (k) − j (−k) >= 2k.

4
b. Montrer que < x k∗ , j (t ) >= t pour tout t ∈ [−k, k].
c. En déduire qu’il existe x ∗ ∈ X ∗ de norme 1 tel que < x ∗ , j (t ) >= t pour tout t ∈ R.

IV. DIFFÉRENTIABILITÉ DES FONCTIONS CONVEXES

1. Soit f : R → R une fonction convexe.


a. Soient a < b < c trois nombres réels. Montrer que

f (b) − f (a) f (c) − f (a) f (c) − f (b)


6 6 .
b−a c −a c −b
b. Établir que pour tout x ∈ R, la dérivée à gauche f g0 (x) et la dérivée à droite f d0 (x) de f en x
existent, que f g0 (x) 6 f d0 (x), et que si x 1 < x 2 , on a

f g0 (x 1 ) 6 f d0 (x 1 ) 6 f g0 (x 2 ).
c. Montrer que f est continue, et que le sous-ensemble S de R constitué des points où f n’est
pas dérivable est fini ou dénombrable (on vérifiera l’existence de ψ : S → Q tel que pour tout x ∈ S ,
ψ(x) ∈] f g0 (x), f d0 (x)[).
d. Soit x ∈ R. On définit τ : R∗ → R par

τ(t ) = [ f (x + t ) + f (x − t ) − 2 f (x)]/t .
Montrer que τ est impaire et croissante sur R∗ , puis que f est dérivable en x si et seulement si

lim τ(t ) = 0.
t →0+

2. Soit C un sous-ensemble convexe de Rn tel que (−x) ∈ C pour tout x ∈ C , et F : C → R une


fonction convexe. On suppose que F (0) = 0 et que F est majorée sur C . Montrer que

sup F (x) = sup |F (x)|.


x∈C x∈C

3. Soit g : Rn → R une fonction convexe.


a. Soient x = (x i )16i 6n ∈ Rn et α > 0.
On note {e 1 , e 2 , ..., e n } la base canonique de Rn . Montrer que

sup g (x + h) − g (x) = max g (x + εαe i ) − g (x).


khk1 6α 16i 6n,|ε|=1

b. Montrer que g est continue en tout point x de Rn .

4. Soient k ∈ N∗ , 1 6 i 6 n, et t > 0. On pose

g (x + t e i ) + g (x − t e i ) − 2g (x) 1 ª
O k,i (t ) = x ∈ Rn ;
©
<
t k
et
[
Vk,i = O k,i (t ).
t >0

5
a. Montrer que l’ensemble Vk,i est ouvert.
b. Soit
∆i =
\
Vk,i .
k >1

∂g
Montrer que ∆i = {x ∈ Rn ; (x) existe}.
∂x i
c. Montrer que ∆i est dense dans Rn (on pourra utiliser la Question IV.1.c).

5. Montrer que l’ensemble

Ωg = ∆i
\
16i 6n

est dense dans Rn (on remarquera que chaque ensemble ∆i est une intersection dénombrable
d’ouverts).

n ∂g
6. Soit x ∈ Ωg . On définit la fonction G par G(y) = g (y) − g (x) −
X
(y i − x i ) (x).
i =1 ∂x i
a. Montrer que pour tout h ∈ Rn ,

|G(x + h)| 6 max G(x + εkhk1 e i ).


16i 6n,|ε|=1

b. En déduire que Ωg est l’ensemble des points de Rn en lesquels la fonction g est différentiable.

7. Soit k . k une norme sur Rn .


a. Justifier que k . k est convexe, que 0 6∈ Ωk . k , que pour tout x ∈ Ωk . k et tout t > 0, on a t x ∈ Ωk . k
et que {∇k . k}(t x) = {∇k . k}(x).
x
b. Montrer que pour tout x ∈ Ωk . k , on a k{∇k . k}(x)k =< {∇k . k}(x), >= 1.
kxk
c. Soit z ∈ Rn . Soit (x p )p >1 une suite de points de Ωk . k qui converge vers z. Montrer que

lim < {∇k . k}(x p ), z >= kzk.


p→∞

V. LE THÉORÈME DE FIGIEL

Dans cette partie, E désigne un espace normé de dimension finie N . Soit, dans les questions V.1
et V.2, un vecteur x ∈ E tel que kxk = 1. On suppose de plus que x est un point de différentiabilité de
la norme k . k de E .

1. Soit ϕ : E → R une application 1-Lipschitzienne telle que ϕ(t x) = t pour tout t ∈ R. Soit y ∈ E .
a. Montrer que pour tout t ∈ R∗ , on a

1 = |t ϕ(y) − t ϕ (ϕ(y) + 1/t )x | 6 kx − t (y − ϕ(y)x)k.


¡ ¢

b. En déduire que < {∇k . k}(x), y − ϕ(y)x >= 0, puis que {∇k . k}(x) = ϕ.

2. Soit F un espace normé séparable et soit φ : E → F une isométrie telle que φ(0) = 0.
a. Montrer qu’il existe f x∗ ∈ F ∗ de norme 1 tel que < f x∗ , φ(t x) >= t pour tout t ∈ R (on utilisera la
Question III.6.c)).
b. Montrer que f x∗ ◦ φ = {∇k . k}(x).

6
Pour x 0 ∈ Ωk . k , on considère plus généralement f x∗0 ∈ F ∗ de norme 1 telle que f x∗0 ◦ φ = {∇k . k}(x 0 ).

3. a. Montrer que pour tout z ∈ E \{0}, il existe un point x 0 ∈ Ωk . k tel que {∇k . k}(x 0 )(z) 6= 0 (on
utilisera la Question IV.7.c)).
b. En déduire qu’il existe des points x 1 , x 2 , ..., x N de Ωk . k tels que la famille des différentielles
{∇k . k}(x i ) 16i 6N soit une base de E ∗ .
¡ ¢

c. Montrer qu’il existe une base (z j )16 j 6N de E telle que

{∇k . k}(x i )(z j ) = δi , j .

D’après la Question V.2.b), pour tout 1 6 i 6 N , il existe f x∗i ∈ F ∗ tel que

{∇k . k}(x i ) = f x∗i ◦ φ.

On définit une application T : F → E par

N
f x∗i (y)z i .
X
T (y) =
i =1

d. Montrer que T est linéaire continue et que T ◦ φ = I d E .

4. On suppose dans cette question que vec t [φ(E )] = F .


a. Montrer que pour tout x 0 ∈ Ωk . k , on a

f x∗0 = {∇k . k}(x 0 ) ◦ T.


b. Montrer que kT k = 1 (pour y ∈ F , on pourra poser z = T (y) et utiliser la Question IV.7 .c)).

5. On suppose à présent que X est un espace de Banach séparable de dimension infinie. D’après
la Question III.3.a), on a
[
X= Ek
k >1

où (E k )k >1 est une suite croissante de sous-espaces de dimension finie. Soit Y un espace normé, et
soit Φ : X → Y une isométrie telle que Φ(0) = 0 et vec t [Φ(X )] = Y . On pose F k = vec t [Φ(E k )].
a. Montrer qu’il existe une unique application linéaire continue Tk : F k → E k telle que pour tout
x ∈ E k , Tk (Φ(x)) = x, et que kTk k = 1.
b. Montrer qu’il existe une application linéaire continue T : Y → X telle que T ◦ Φ = I d X , et que
kT k = 1.

6. Applications :
a. On munit R2 d’une norme arbitraire. Soit f : R → R2 une isométrie. Montrer qu’il existe une
base (ε1 , ε2 ) de R2 et une application Lipschitzienne ϕ de R dans R telles que pour tout t ∈ R, on a
f (t ) = t ε1 + ϕ(t )ε2 .
b. Montrer le théorème de Mazur-Ulam : si X et Y sont des espaces de Banach séparables, toute
surjection isométrique Φ : X → Y telle que Φ(0) = 0 est linéaire.

VI. LE RÉSULTAT PRINCIPAL

Soit X un espace normé séparable de dimension infinie. On désigne par Li p 0 (X ) l’espace vectoriel
des fonctions Lipschitziennes f de X dans R telles que f (0) = 0. Pour f ∈ Li p 0 (X ), on pose

7
© | f (x) − f (y)|
; (x, y) ∈ X 2 , x 6= y .
ª
k f kL = sup
kx − yk
On vérifie facilement que k . kL est une norme sur Li p 0 (X ), que le dual X ∗ de X est un sous-espace
de Li p 0 (X ) et que kx ∗ k = kx ∗ kL pour tout x ∗ ∈ X ∗ .

1. Pour tout µ ∈ Li p 0 (X )∗ , on note β(µ) la restriction de µ à X ∗ . Montrer que β est une application
linéaire continue de Li p 0 (X )∗ dans X ∗∗ et que kβk = 1.

2. Montrer qu’il existe une suite (x i )i >1 de vecteurs de X linéairement indépendants tels que
vec t [(x i )i >1 ] = X et kx i k = 2−i pour tout i .

On pose E k = vect [{x i ; 1 6 i 6 k}].

On considère l’unique application linéaire R k : E k → Li p 0 (X )∗ qui satisfait pour tout 1 6 n 6 k et


toute f ∈ Li p 0 (X )
Z
£ k
X k
X ¤
R k (x n )( f ) = f (x n + tj xj)− f ( t j x j ) d t 1 d t 2 ...d t n−1 d t n+1 ...d t k .
[0,1]k−1 j =1, j 6=n j =1, j 6=n

3. Soit f ∈ Li p 0 (X ). On note f k la restriction de f à E k . Montrer que si f k est continûment diffé-


rentiable, on a pour tout x ∈ E k
Z k
X
R k (x)( f ) = < {∇ f k }( t j x j ), x > d t 1 d t 2 ...d t k .
[0,1]k j =1

4. Montrer que

kR k k 6 1
(On utilisera la Question I. 2. d).

5. a. Montrer que si 1 6 n 6 k, on a

kR k+1 (x n ) − R k (x n )k 6 2kx k+1 k.


b. Montrer que pour tout x ∈ E k , la suite (R l (x))l >k converge dans l’espace de Banach Li p 0 (X )∗ .
[
6. On pose C = E k . La Question VI.5 permet de définir pour tout x ∈ C
k >1

R(x) = lim R l (x).


l →∞

a. Montrer que R est une application linéaire continue de C dans Li p 0 (X )∗ telle que kRk = 1 et
β ◦ R(x) = J X (x) pour tout x ∈ C (l’application β est définie à la Question VI.1).
b. En déduire qu’il existe une application linéaire continue R : X → Li p 0 (X )∗ telle que kRk = 1 et
β ◦ R = JX .

Soient Y un espace de Banach et Q : Y → X une application linéaire continue, telle qu’il existe
une application M -Lipschitzienne L : X → Y telle que Q ◦ L = I d X et L (0) = 0. On admettra que
l’équation

< S(x), y ∗ >=< R(x), y ∗ ◦ L >

8
où y ∗ ∈ Y ∗ et R est définie à la Question VI. 6. b) ci-dessus, définit une application linéaire continue
S : X → Y telle que Q ◦ S = I d X et telle que kSk 6 M .

7. Montrer que si X est un espace de Banach séparable, et s’il existe une isométrie Φ de X dans un
espace de Banach Y , alors Y contient un sous-espace vectoriel fermé linéairement isométrique à X .

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