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Ministère de l’Enseignement Supérieur & de la Recherche Scientifique

Université Ibn Khaldoun -Tiaret

Faculté des sciences appliquées

Département de Génie Civil

Polycopié de cours :

VOIRIES & RESEAUX DIVERS


(V.R.D)

Destiné aux étudiants de 3ème année Licence G.C.

Elaboré par : Abdelkader SAOULA


- Février 2024-
Avant-propos
Ce document qui est un support de cours (polycopié), intitulé «Voiries et réseaux divers
V.R.D», s’adresse aux étudiants de la troisième année Licence « LMD » option génie civil (G.C).
Dans cette matière, l’étudiant apprendra l'ensemble des ouvrages et des travaux
d'infrastructure relatifs à la réalisation et à l'aménagement des voies d'accès et de circulation
à la périphérie des constructions : voiries, trottoirs, pistes cyclables, espaces verts, éclairage
public, mobilier urbain, etc.

Ce polycopié de cours se décompose en quatre chapitres, dans le premier chapitre, la


définition, classement, caractéristiques de la voirie ; Le tracé des voies, la composition des
chaussées ; Les aires de stationnements, les voies piétonnes, les bordures de trottoir,…. seront
exposés.

Le 2ème chapitre sera consacré aux réseaux d’assainissement, principes et dispositions.


Les eaux à évacuer, quantité et qualité, les eaux pluviales, les eaux de ruissellement, les eaux
usées domestiques, les rejets industriels. Dimensionnement des canalisations, composition
des réseaux d’assainissement (les collecteurs et les canalisations, les regards, les cheminées
de visite, les branchements), les ouvrages de collecte des eaux pluviales et des eaux de
ruissellement, les ouvrages annexes font aussi l’objet de cette deuxième partie.

Les réseaux divers seront étendus dans le chapitre trois. Les réseaux AEP (besoins en eau,
le réseau de distribution, les branchements, le service et réserves incendie, le réseau de
distribution électrique, le réseau de distribution du gaz combustible ; le réseau de
télécommunication) seront présentés.

Finalement, les espaces verts font l'objet du chapitre quatre. La conception des espaces
verts, les composants des espaces verts, la gestion des espaces verts seront aussi développés.

[Link]

Février 2024
V.R.D

TABLE DES MATIERES :

Introduction générale.
0.1- DÉFINITION DES VRD……………………………….……………..……………….……………….….. 02

0.2- VRD ET URBANISME .………………………….……………………………………..………….……… 02

0.3- TERMES DE VRD ………….…….………….…………….………….………………………….………… 03

0.3.1. ESPACE COLLECTIF …………….…………….………………….…………….………………...…… 03

0.3.2. VRD ET ASSAINISSEMENT ….………….………….………….…….………………….…………. 03

0.3.3. VRD et AEP ……………………..…………………………………….…………….….…………..……… 04

0-3-4. VRD ET ÉNERGIE : (GAZ et ELECTRICITE)…………………………….……………...…… 04

0-3-5. VRD ET TELECOMMUNICATION ………………..…….………….………….………………… 04

0-3-6. VRD ANTENNE COMMUNICATIVE…….………….………….………….………….……..…… 04

Chapitre 1 : Les travaux de voiries.


I. GENERALITES ..…………………………….……………….…………………………….……………….….. 06

I-1.DÉFINITION…………………………....………………….………………………….……………….……… 06

[Link] DES VOIRIES URBAINES ….…………….………………………….………… 07

[Link] DE LA VOIRIE ….….…………….………………….…………….….....…… 09

I-4. LE TRACE DES VOIES ………….………….………….………..….…….………………….…………. 09

I-5. LES CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES DES VOIES …….…….….…………..……… 11

I-6. TERMINOLOGIE ROUTIERE………...………………………….………………….……………...…… 13

I-7. LA COMPOSITION DES CHAUSSEES ……………………….………….………….………………… 14

I-8. LES AIRES DE STATIONNEMENT …………..………….………….………….………….……..…… 17

I-9. LES TROTTOIRS & LES VOIES PIETONNES ………….………..………….………….……..…… 19

I-10. LES VOIES RESERVEES AUX ENGINS DE SECOURS….…….……………….....….………… 21

I-11. LA COLLECTE & L’EVACUATION DES EAUX SUPERFICILLES …………….....………… 23

i
V.R.D

Chapitre 2 : L’assainissement.
II. GENERALITES ……………….….…………………….……………….…………...……...……...…….…… 26

II-1.DÉFINITION …………………………………………….……….…………….………….………….……… 26

a- Les eaux à évacuer …………………….……….…………….………….…………………………………… 26

b- Les différents éléments constitutifs du réseau d’assainissement ……………………….. 27

1-Les collecteurs …………………….……….…………….………….………………….……….…….………. 27

2-Les regards …………………….……….…………….………….…………………………….……….……….. 27

3-Les cheminées de visite…………………….……….…………….………….…………………………….. 29

4-Les branchements …………………….……….…………….………….……………………………………. 29

5-Les ouvrages de collecte des eaux pluviales …………………….……….…………….…………. 30

II-2. PRINCIPES & DISPOSITIONS……………….……….…………………….….…….……...….….…… 31

II-3. CONCEPTION D’UN SYSTEME D’ASSAINISSEMENT ….…………..……….……….………. 32


a- Dimensionnement du réseau …………………….……….…………….………….…………………… 32
b- Facteurs qui influent sur la conception d’un réseau d’assainissement ………………... 33
II-4. DIMENSIONNEMENT DES CANALISATIONS (SYSTEME UNITAIRE).……….………. 33

1- Le débit des eaux usées …………………………………………………………………………………… 34

2- Le débit des eaux pluviales …………………….……….…………….………….……………………… 34

3- Dimensionnement des conduites (diamètre de conduite)………………………………….. 35

4-Exemple numérique ……….…………….…………….….…………………………………………......…. 36

Chapitre 3 : Les réseaux divers.


III-1. LES RESEAUX AEP (Adduction en Eau Potable) ……………………….…………………... 39

III-1-1- Besoin en EAU …………………………………………….……………...…………………….……… 39

III-1-2- Type de réseau de distribution …….………………………..……………..…………..….…… 39

1. réseau ramifié …………………………………………………………………………………………………. 40

2. réseau maillé……………………………………………………………………………………………………. 40

ii
V.R.D

III-1-3- les branchements ………………….…………….……………….……..………………….………… 40

III-1-4- Le service incendie …………….………………….………………………………………...……….. 41

III-2. LES RESEAUX DE DISTRIBUTION ELECTRIQUE …..…………..……….……..…………….. 42

1- Modes de pose de réseaux de distribution d'énergie électrique ………………………….. 42

2- Caractéristiques du courant distribué ………………………………………………………………. 43

3- Les différents éléments d'un réseau de desserte électrique ……………………………….. 43

4- Le réseau MT d’une opération et les postes ……………………………………………….…..….. 43

5- Le poste (transformateur ou de répartition) de distribution publique …………….…. 44

6- Le réseau BT ……………………………………………………………………….…………………………… 45

7- Branchement et comptage ……………………………………………………………………………….. 46

8- Recommandations techniques pour la pose en pleine terre ……………………………….. 46

III-3. LE RESEAU DE DISTRIBUTION DU GAZ COMBUSTIBLE……………..……………..…… 47

III-4. LE RESEAU DE TELECOMMUNICATION ……………………………………………………….. 49

Chapitre 4 : Les espaces verts.


IV-1. LA CONCEPTION DES ESPACES VERTS……………….…………………….…………………... 53

IV-2. LES COMPOSANTS DES ESPACES VERTS …..……….………………………….……….……… 54

IV-2-1. Le support ………………………………………….…………….……………….……………..….…… 54

a- la terre végétale …………………………………………………………………………………………….... 54

b- le substrat ……………………………………………………………………………………………………… 54

IV-2-2. Les végétaux (plantes) ...…….…………….……………………....……..…………….………… 55

IV-3. LA GESTION DES ESPACES VERTS ….………..………….…………….…………….………….. 56

Références Bibliographiques ……………….……………….……………….….……….……….….… 57

iii
Introduction générale

INTRODUCTION GÉNÉRALE

1
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Introduction générale

INTRODUCTION GÉNÉRALE :

Jusqu’à une époque récente dans l’histoire, les modifications qui s’effectuaient sur les
espaces collectifs étaient à partir des critères purement architecturaux et de confort ceci à fait
la consommation de l’espace était très abusives et le coût de l’habitat très élevé, la croissance
rapide de la démographie, et la révolution industrielle apparue à la fin de 19eme siècle, ont
traduit le fait que les habitants se regroupent dans des espaces très limités.

De telles difficultés ont poussé les gens à rationaliser l’utilisation de l’espace, séparer les
zones industrielles des zones agricoles et de celles à urbaniser, cette dernière qui fait l’objet de
cette étude devra recevoir des opérations d’urbanisation qui permettent la satisfaction des
quatre principaux objectifs :

 Recherche la meilleure intégration possible de l’opération dans son environnement


général (paysage naturel, milieu bâti, contexte socioéconomique) selon l’inspiration des
habitants.
 Limiter les coûts d’investissement sans pour autant négliger les problèmes techniques.
 Créer un cadre de vie satisfaisant pour les usagers.
 Assurer un développement équilibré et harmonieux des communes afin de satisfaire ces
quatre (04) principes, c’est toute une étude de faisabilité et de conception technique des
opérations pour cela on fait appel aux VRD qui a une influence directe et déterminante
pour atteindre les objectifs cités ci-dessus.

0.1- DÉFINITION DES VRD :

Devant tous les points cités ci-dessus, l’ensemble des techniques de conception, et méthodes
de calculs élaborés pour répondre aux quatre (04) principes précités sont l’objet des VRD. Ces
techniques interviennent dans la modification du terrain naturel (conception de la voirie et
bâtisse) et également l’implantation des différents réseaux destinés aux services publics (AEP,
Eclairage, Assainissement, … etc.).

0.2- VRD ET URBANISME :

Les concepteurs dans le champs d’application des VRD doivent intégrer dans leurs
réflexions et dans leurs choix, les véritables contraintes techniques et économiques liées aux
VRD ainsi à ne raisonner qu’en terme de sécurité et l’espace collectif en perdant de vue l’objectif

2
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Introduction générale

final de ce type d’opération d’urbanisme réalisé pour les habitants, un cadre de vie dont toutes
les conditions de sécurité et de confort sont réunies.

Inversement, les concepteurs de l’aménagement et de l’implantation doivent intégrer dans


leurs choix l’introduction des grands ensembles dans le cadre de vie qui satisfait les inspirations
des habitants, et conformément à la planification de l’urbanisme, ainsi à raisonner en terme du
confort et d’un aménagement de qualité.

Les réseaux divers sont principalement :

 Le réseau électrique ;
 Le réseau gaz ;
 Le réseau téléphone ;
 Le réseau d’AEP et d’assainissement ;

Et accessoirement :

 Le réseau d’éclairage public ;


 Le réseau de télévision par câble ;
 Le réseau d’internet.....etc.

0.3- TERMES DE VRD :

0.3.1. ESPACE COLLECTIF :

D’une opération à l’autre, il occupe de 30% à 60% de l’emprise de l’opération, il constitue


ainsi un élément essentiel d’un cadre de vie de traitement de l’aménagement de l’espace
collectif (Voirie, Espace vert, Aire de jeu, Aire de stationnement) est déterminant pour la qualité
de l’environnement d’un cadre de vie mais aussi en partie, au moins pour le développement de
la fréquentation et la diversité des activités qui s’y déroulent.

0.3.2. VRD ET ASSAINISSEMENT :

Les VRD interviennent dans l’assainissement pour l’étude des ouvrages ainsi que
l’implantation du réseau d’assainissement afin de collecter et de transporter et éventuellement
traiter puis la restituer en milieu naturel et dans un état satisfaisant, des eaux pluviales ou de
ruissellement et les eaux usées ou domestiques (eaux ménagères, eaux vannes, eaux
industrielles).

3
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Introduction générale

0.3.3. VRD et AEP :

L’eau est un bien public et indispensable à toute urbanisation et doit être disponible en
quantité suffisante pour assurer les besoins des populations. Les VRD interviennent dans son
champ d’application afin de répondre à ce besoin, par la conception et implantation de
l’ouvrage, devront répondre à ces exigences.

0-3-4. VRD ET ÉNERGIE : (GAZ et ELECTRICITE)

L’énergie est un élément très utile, la vie moderne y très attachée l’absence de cet élément
peut paralyser toute une agglomération même un territoire entre qui pourra avoir conséquence
indésirable sur l’économie inestimable. Aussi les VRD prennent en charge la conception et la
réalisation de tels réseaux afin de répondre aux besoins de la population.

0-3-5. VRD ET TELECOMMUNICATION :

De nos jours, la circulation rapide de l’information est très déterminante pour le


développement économique social, les réseaux de télécommunication s’avèrent très
indispensable. C’est les VRD qui conçoivent et réalisent l’implantation de la télécommunication.

0-3-6. VRD ANTENNE COMMUNICATIVE :

La réception des programmes de T.V ainsi que ceux de la radiodiffusion en modulation de


fréquence s’effectue traditionnellement par une antenne individuelle située sur le boit de la
maison. Lorsque la densité de l’habitat augmente cela donne un aspect inesthétique des
réalisations en outre elle est inefficace lorsqu’il se présent des difficultés de réception (obstacle
naturel…). La meilleure solution consiste à utiliser un réseau communicative de radio et
télédiffusion appelé couramment réseaux d’antenne communicative, les VRD offrent le moyen
technique et opératoire pour la réalisation d’un tel réseau.

Conclusion : Les VRD possèdent toute un arsenal de techniques qui permet d’urbaniser sur
espace minime le maximum d’habitation avec des conditions de vie les normales possible.

4
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les travaux de voiries

CHAPITRE 1 :
LES TRAVAUX DE VOIRIES.

5
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les travaux de voiries

CHAPITRE 1 : LES TRAVAUX DE VOIRIES.

I. GENERALITES :

L’idée d’une voie est née dans les temps anciens depuis que les gens se sont mis d’accord
naturellement pour emprunter les mêmes parcours pour accomplir leurs activités
quotidiennes. Cette idée n’a pas cessé d’évoluer à travers l’histoire compte tenu de l’évolution
du mode de vie des usagers. L’apparition des engins mécanique, a donné un grand pas pour la
réalisation des voiries, qui, à présent fait l’objet de toute une étude technique avant d’entamer
les travaux pour sa réalisation.

L’infrastructure routière est composée d’une voirie urbaine située à l’intérieur des villes et
d’un réseau routier interurbain et rural situé en dehors des périmètres urbains. La voirie
urbaine peut être arrangée selon les catégories suivantes : Autoroutes urbaines, Voie express
ou voie rapide, Boulevard, Avenue, Rue, Ruelle...etc.

I-1.DÉFINITION :

 La voirie est un réseau constitué d’un espace collectif qui est appelé à couvrir la circulation
des différents usagers (piétons, véhicules) avec une certaine fluidité.
 La voirie urbaine se définit comme l’ensemble des voies de communication, c-à-dire les
infrastructures nécessaires pour favoriser la circulation des biens et des personnes. Mais en
milieu, la voirie est un espace collectif avant d’être une infrastructure dédiée à la seule
circulation, un espace social qui organise l’espace urbaine.
 La voirie a pour objectif la desserte (le service) de zone urbaine, rurale, industrielle ou
commerciale, elle doit être étudiée de manière à remplir pleinement ce rôle. Le tracé
déterminé en conséquence, tout en garantissant la sécurité à tous les utilisateurs.
 La voirie participe également à l’aménagement des urbanisés : elle contribue à améliorer
l’aspect du paysage, qu’il soit urbain ou rural.

6
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les travaux de voiries

Figure : la voirie un système complexe et itératif.

 Les travaux de voirie portent sur l’ensemble des ouvrages réservés à la circulation de tous
les véhicules (voitures, poids lourds, transports en commun), des deux roues (vélo) et des
piétons, ainsi que les aires de stationnement.

[Link] DES VOIRIES URBAINES :

Les voies urbaines peuvent être classées selon trois (03) critères :

1. le trafic qu’elles reçoivent :

 Le trafic a une influence directe sur le dimensionnement de la chaussée et de sa fondation.


Par convention, il est admis que le trafic moyen journalier annuel est déterminé par
l’équivalence à un nombre de poids lourds.
 Une voirie est dite à faible trafic lorsque le nombre de véhicules qui y circulent est inférieur
à l’équivalence de 150 poids lourds par jours, soit environ 1500 véhicules par jour, tous
modèles confondus.

2. l’étendue des zones desservies :

 La voirie est plus ou moins importante selon les espaces qu’elle dessert, il en résulte une
hiérarchisation des voies qui sont dimensionnées en conséquence.

7
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les travaux de voiries

Figure : hiérarchisation des voiries.

 Les voies d’accès qui sont raccordées sur la voirie extérieure et permettent de pénétrer
dans le secteur concerné ;
 Les voies principales qui assurent la circulation à l’intérieur de la zone ;
 Les voies secondaires qui desservent les différents quartiers ;
 Les voies de desserte, selon qu’elles forment une boucle ou sont en impasse, permettant
d’accéder aux différents lots, le trafic automobiles y est faible et à vitesses réduite.

3. la typologie :

La typologie (type) des voies tient compte essentiellement de leurs caractéristiques


géométriques : configuration, largeur des chaussées, terre-plein central, présence de trottoirs
de bandes de stationnement...etc. Les voies peuvent entrer dans l’une des catégories suivantes :
 A chaussées indépendantes séparées par terre-plein central : chaque chaussée est réservée
à un sens de circulation, avec ou sans trottoir de part et d’autre et stationnement central ou
latéral ;

8
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les travaux de voiries

 A chaussées à double sens, avec ou sans trottoir de part et d’autre et stationnement central
ou latéral ;
 A chaussées à sens unique, avec ou sans trottoir de part et d’autre et stationnement
central ou latéral ;

Figure : typologie de voirie.

[Link] DE LA VOIRIE :

Les caractéristiques techniques des voies sont précisées en fonction des résultats de l’étude et de la
localisation : le tracé, la largeur, la présence ou non de stationnement le long de la chaussée, le profil en
long en indiquant les pentes et les points de récupération des eaux de ruissellement, le profil en travers
avec l’indication des pentes transversales, les caractéristiques mécaniques de la chaussée et sa
composition ainsi que les qualités de la fondation et du revêtement.

I-4. LE TRACE DES VOIES :

Le tracé en plan des voies est retenu de manière à concilier plusieurs impératifs :

 S’insérer dans le contexte général, dans le site, et s’adapter le mieux possible au relief du
terrain naturel, afin d’éviter des mouvements de terre importants ;
 S’insérer dans le tissu urbain lorsqu’il existe ;
 S’adapter au plan de masse ;
 Assurer une fluidité des différents flux sur les voies de distribution ;

9
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les travaux de voiries

 Eviter la monotonie (régularité) des voies de desserte, réduire la vitesse des véhicules et
améliorer la sécurité des usagers en créant des courbes en particulier lorsqu’elles ont des
fonctions multiples (circulation automobiles, cycliste et piétons) ;
 Adapter les rayons des courbes aux véhicules empruntant les voies : poids lourds, autobus,
etc. même en cas de circulation occasionnelle. Lorsque le rayon de courbure est faible de
l’ordre de 10 à 15m, il peut être nécessaire de prévoir une sur largeur.

Figure : Les courbes.

En conséquence, l’étude du tracé des voies prend en compte un certain nombre de paramètres
qui portent sur :

 La topographie du terrain ;
 La nature du sol déterminée par les études géotechniques ;
 Le trafic qu’elles doivent recevoir ;
 Le secteur et les différents points de servis : lotissement d’habitation ; groupe d’immeubles
d’habitation, zone d’activité tertiaire, zone commerciale, lotissement industriel....
 La sécurité des utilisateurs en dégageant une bonne visibilité, en signalant le passage et la
circulation des différents usagers par la création d’aménagements paysagers en bordure des
voies ;
 Le raccordement avec la voirie existante en tenant compte des possibilités de manœuvre
des véhicules du passage des autres utilisateurs.

10
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les travaux de voiries

I-5. LES CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES DES VOIES :

Un profil en long est la représentation d’une coupe verticale suivant l’axe d’un projet linéaire
(route, voie ferrée, canalisation, etc.). Le profil en long est complété par des profils en travers
qui sont des coupes verticales perpendiculaires à l’axe du projet.

A- Profil en long :

Figure : exemple profil en long d’une voie.

11
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les travaux de voiries

- Procédure de tracé d’un profil en long

B- Profil en travers :

Les profils en travers (sections transversales perpendiculaires à l’axe du projet) permettent de


calculer les paramètres suivants :

 la position des points théoriques d’entrée en terre des terrassements ;


 l’assiette du projet et son emprise sur le terrain naturel ;
 les cubatures (volumes de déblais et de remblais).

Figure : exemple profil en travers d’une voie.

12
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les travaux de voiries

Les profils en travers dimensionnent :

Il existe trois types de profils en travers : les profils en remblai, en déblai ou les profils mixtes.

C- Tracé en plan :
Le tracé en plan d’une voie est, avec le profil en travers et le profil en long, un des trois éléments
qui permettent de caractériser la géométrie d’une voie ou route. Il met en évidence les
longueurs des sections rectilignes et les valeurs des rayons de courbure dans les virages.

 Projection de la route sur le plan horizontal


 Le plan topographique sert de support au tracé (échelle : 1/500ème à 1/100ème)
 On représente l’axe de la route
 On reporte la position des profils en travers

I-6. TERMINOLOGIE ROUTIERE :

Figure : terminologie routière.


13
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les travaux de voiries

 L'emprise : partie du terrain appartenant à la collectivité et affectée à la route, ainsi qu'à


ses dépendances. L'emprise coïncide généralement avec le domaine public.
 L'assiette : de la route est la surface du terrain réellement occupée par la route.
 La plate-forme est la surface de la route qui comprend la ou les chaussées, les accotements
et éventuellement les terre-pleins.
 La chaussée : est la surface aménagée de la route, sur laquelle circulent les véhicules.
 Les accotements sont les zones latérales de la plate-forme qui bordent extérieurement la
chaussée.
 Les fossés sont creusés dans le terrain pour l'écoulement des eaux.

I-7. LA COMPOSITION DES CHAUSSEES :

La chaussée, au sens structural, est l'ensemble des couches de matériaux disposées pour
supporter la circulation des véhicules sur le terrain préparé.
- Fonction : transmettre les efforts au sol en garantissant des déformations dans les limites
admissibles.
On peut distinguer trois types de chaussée (en fonction de leurs structures et les matériaux
alors employés) :
a) des chaussées rigides qui répartissent les charges appliquées sur une surface très étendue
du sol support au moyen d’une dalle de béton;
b) des chaussées souples qui superposent au sol support plusieurs couches de matériaux
offrant de meilleures qualités mécaniques ;
c) des chaussées semi-rigides : C’est une chaussée dont la couche de roulement est constituée
de matériaux traités aux liants hydrocarbonés et une couche de base constituée de
matériaux traités aux liants hydrauliques ; elles sont rarement utilisées.

- La composition & le dimensionnement de la chaussée : (Epaisseur) sont déterminés en


fonction des paramètres suivants :

 La qualité du terrain en place formant la plate-forme et sa portance ;


 Le trafic supporté par la chaussée
 La résistance au gel

- Les différentes couches : En général, on rencontre les couches suivantes à partir du sol :
14
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les travaux de voiries

Figure : Les différentes couches d’une chaussée.


- Couche de forme : constitue un élément de transition mis en œuvre pour assurer une
certaine homogénéisation afin de mieux répartir les charges sur le terrain support.
- Couche de fondation : la construction de cette couche ne pose pas de problème particulier.
La plupart des matériaux routiers conviennent.
- Couche de base : la construction de cette couche doit faire l’objet d’une attention toute
spéciale. CF et CB ont pour objet essentiel de résister aux charges verticales et de répartir
convenablement sur le terrain les pressions qui en résultent
- La couche de surface : a pour objet essentiel de permettre l'absorption des efforts de
cisaillement importants provoqués par la circulation dans la partie haute de la chaussée. On
appelle "couche de roulement" celle qui est en contact direct avec les roues l'autre ou les
autres sont appelées «couches de liaison".

Lorsque le corps de chaussée doit être préservé contre certains effets, on interpose entre celui-
ci et le terrain une couche supplémentaire appelée sous-couche (entre C.F et C forme). Le rôle
de celle-ci peut être :

 soit d'empêcher les remontées d'argile dans la chaussée (anti-contaminante),


 soit d'assurer le drainage de la fondation (sous-couche drainante),
 soit de couper les remontées capillaires (sous-couche anti-capillaire),
 soit de lutter contre le gel (sous-couche anti-gel).

15
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les travaux de voiries

Figure : Les différentes couches d’une chaussée.

- Calcul de l’épaisseur de la chaussée : le type de la chaussée qui est souvent utilise est la
chaussée souple, qui est naturellement suffisamment résistante pour supporter le trafic
journalier, selon la nature du sol sur lequel elle est reçue, à cet effet la méthode CBR fournit des
résultats plus approches aux exigences d’une chaussée souhaitée.

Dimensionnement : l’épaisseur équivalente totale de la chausse est donnée par :

100 + 150√𝑃
𝑒=
I+5

Avec : e : épaisseur totale de la chaussée (cm)


P : charge maximale par roue (T) en général, p = 6,5 T
I : indice CBR (fonction du type de sol varie de 1 à 150)
Les valeurs de I sont :
- 90 à 150 (pierres cassées),
- 80 à 120 (tout-venant de carrière)
- 40 à 80 (fondation en gravier)
- 10 à 40 (remblai graveleux)
- 5 à 10 (argile sableuse)
- 1 à 5 (argile plastique)

Exemple : Sachant que :


- P= 6,5 tonnes (charge par roue)
- I = 7 (indice CBR)
- l’épaisseur équivalente : e = 41,40cm.

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L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les travaux de voiries

- L’épaisseur équivalente de la chaussée est de 46 cm


- L’épaisseur réelle de la chaussée est de 50 cm

Vérification : e équivalente = 46 cm > e min = 40,20 cm La condition est bien vérifiée, on retient
donc les épaisseurs suivantes : e = 50 cm.

I-8. LES AIRES DE STATIONNEMENT :

Constituent un complement indispensable de la voirie et des batiments. Plusieurs dispostions


peuvent etre retenues pour le stationnement des vehicules legers :

Stationnement
longitudinal

Stationnement à 90°
(perpendiculaire)

Stationnement à 45° Stationnement à 60° Stationnement à 75°

Figure : Les différentes aires de stationnement.

17
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les travaux de voiries

Dans une aire de stationnement on distingue :

 Allée (voie) d’accès : allée qui relie l’aire de stationnement à une rue ;
 Allée de circulation : partie d’une aire de stationnement qui permet à un véhicule
automobile d’accéder à une case de stationnement ;
 Allée de courtoise : allée qui sert à déposer ou à faire monter les passagers d’un véhicule
sur un lot occupé par un bâtiment.

Figure : Les composantes d’une aire de stationnement.


- Dimensionnement :

18
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les travaux de voiries

- Stationnement pour handicapés et vélos: 1% des aires doivent être réservées aux
personnes handicapées. 10% des aires doivent réservées au stationnement des vélos (une
aire comportant 25 à 50 cases doit avoir 5 espaces pour les vélos)

I-9. LES TROTTOIRS & LES VOIES PIETONNES :

1- Les trottoirs : Les trottoirs constituent un élément de liaison essentiel des réseaux
piétonniers car ils permettent d’isoler le piéton des dangers de la circulation routière. Ils
doivent être adaptés aux ressources de mobilité de tous et garantir une continuité de
cheminement.

Une largeur de trottoir de 2 m permet un croisement confortable et sûr entre deux piétons, y
compris ceux se déplaçant en fauteuil roulant ou avec une poussette. Par ailleurs, cette
dimension permet à une personne en fauteuil roulant d’effectuer un changement de direction
à tout moment.

A partir du niveau de fréquentation piétonne d’un trottoir aux heures de pointe et de la vitesse
maximale autorisée sur la route qui le côtoie, il est possible de déterminer quelle devrait être
sa largeur minimum :

2- Les voies piétonnes : la voie piétonne est un espace public dont l’usage est dédié aux piétons
séparés en permanence ou temporairement de la circulation routière. Le piéton y est prioritaire
sur tous les autres usagers autorisés à y accéder à l’exception des modes guidés de façon
permanente de transports publics.

19
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les travaux de voiries

Figure : La voie piétonne.

Leur largeur est déterminée en tenant compte un croisement aisé des flux de piétonniers. Elle
est de l’ordre de 2m à 2,5m, et elle est portée à 4m si la circulation de véhicules est admise à
titre exceptionnel. La hauteur libre est au moins de 2,5m.

Les matériaux retenus comme revêtement sont : les produits dits noirs (enrobé à chaud), les
produits dits blancs (dallage en béton), les pavages en béton (préfabriqués), pierres
naturelles...etc.

3- Les bordures de trottoirs : la séparation entre la chaussée réservée à la circulation et le


trottoir utilisé par les piétons est assurée par une bordure en pierre dure ou en béton. Par
rapport au fil d’eau du caniveau, la dénivellation est de l’ordre de 12 à15 cm, et réduite à 2cm
pour permettre le passage des personnes avec fauteuil roulant.

Figure : Les bordures de trottoirs.

20
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les travaux de voiries

4- Insertion des personnes handicapées : l’insertion des personnes handicapées répond à


des réglementations spécifiques.

Figure : Le passage des personnes handicapées.

I-10. LES VOIES RESERVEES AUX ENGINS DE SECOURS :

ces voies ont pour objet de permettre l’intervention des secours à proximité des bâtiments afin
d’atteindre tous les locaux. Elles peuvent être implantées parallèlement où
perpendiculairement à la façade du bâtiment (habitation, établissement,...), elles se subdivisent
en deux sections : les voies-engins et les voies-échelles.

21
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les travaux de voiries

A- Les voies-engins : les voies-engins sont réservées à l’accès.

Figure : Les voies engins.

B- Les voies-échelles : les voies-échelles permettent la circulation et la mise en station des


véhicules des pompiers munis d’échelles.

Figure : Les voies échelles.

22
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Les travaux de voiries

I-11. LA COLLECTE & L’EVACUATION DES EAUX SUPERFICILLES :

Figure : L’évacuation des eaux superficielles.


- Profil à écoulement en toit : est le plus utilisé.

Figure : L’évacuation des eaux superficielles (écoulement en toit).

23
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les travaux de voiries

- Profil à écoulement central en V: sont réalisés en béton les eaux sont pluviales sont
collectées au milieu et évacuées par des ouvrages d’assainissements (regard à grille).

Figure : L’évacuation des eaux superficielles (écoulement en V).


- Profil à écoulement latéral: sont utilisés lorsque les routes se trouvent à côté d’une
altitude (à flanc de coteau).

Figure : L’évacuation des eaux superficielles (écoulement latéral).

24
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
L’assainissement

CHAPITRE 2 :
L’ASSAINISSEMENT.

25
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
L’assainissement

CHAPITRE 2 : L’ASSAINISSEMENT

II. GENERALITES :

Un réseau d’assainissement a une triple fonction : la collecte de l’ensemble des eaux usées,
d’origine domestique ou industrielle et des eaux pluviales, leur transfert soit vers le milieu
naturel si les eaux ne sont pas polluées, soit vers une station d’épuration dans le cas inverse. Le
principe retenu pour le réseau d’assainissement a une influence non négligeable sur
l’environnement.

II-1.DÉFINITION :

L’assainissement est une technique qui consiste à évacuer par vois hydraulique les liquides (EU,
EP) le plus loin possible des zones d’habitants et d’activités sans porter atteinte à
l’environnement. Les ouvrages d’assainissement ont pour objet :

 la collecte et le transport des eaux usées et pluviales ;


 le traitement éventuel et la restitution dans le milieu naturel des eaux (EU, EP);
 la gestion des eaux
 la protection de l’environnement
 la protection contre les inondations

a) Les eaux à évacuer :

Les effluents sont :


 les eaux pluviales : il s’agit des eaux du ruissellement des toitures, terrasses, des
parkings et des voies de circulation. Le plus souvent, elles sont rejetées dans le milieu
naturel sans traitement.
 les eaux usées : on entend :
 eaux domestiques : ménagères (cuisine, lessive) et vannes (WC)
 eaux industrielles (usines).

26
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
L’assainissement

b) Les différents éléments constitutifs du réseau d’assainissement :

Figure : la composition du réseau.

Les ouvrages sont :


 Pour la collecte : avaloirs, regards de divers type, drains, ...
 Pour le transport : fossés, caniveaux, canalisations, ...
 Pour le traitement éventuel : station d’épuration, fosse septique, .......

1. Les collecteurs : les collecteurs sont considères comme des tuyaux à écoulements libre et
à joints étanches. On distingue :
 Collecteurs principaux ;
 Collecteurs secondaires ;
 Les canalisations de branchements ;

2. Les regards : permettent l’accès au réseau, son entretien, le raccordement des


branchements, la collecte des eaux. Ils se présentent sous différentes formes : simples, à
écoulement direct, avec une réserve en fond assurant la décantation des matières en
suspension, siphoïdes afin d’éviter le passage des déchets et la remontée des odeurs, ou
recevant un panier pour retenir les matières solides.

27
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
L’assainissement

Figure : les regards d’un réseau.

28
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L’assainissement

Figure : les formes des regards d’un réseau.

3. Les cheminées de visite: sont des regards permettent l’accès au réseau d’assainissement
et son curage. Elles sont implantées à des intervalles réguliers pour en faciliter l’entretien.

4. Les branchements : sont constitués des éléments suivants :


 Un regard de façade : situé en limite de propriété, recouvert par un tompan de
visite, son rôle est d’éviter Le passage des corps étrangers vers l’égout ;
 Canalisation de liaison ou de branchement ;

29
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
L’assainissement

Figure : les branchements d’un réseau.

5. Les ouvrages de collecte des eaux pluviales : avaloirs, les regards à grille, les caniveaux,...

Figure : Les ouvrages de collecte des eaux pluviales.

30
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
L’assainissement

Figure : Les ouvrages de collecte des eaux pluviales (caniveaux).

II-2. PRINCIPES & DISPOSITIONS:

 séparatif : 2 réseaux, un pour les EU et le second pour les EP ;

- Avantages :

- la station d’épuration est simplement dimensionnée (faible)

- fonctionnement efficace de la station d’épuration.

- Inconvénients :

- mise en œuvre du système séparatif (coût élevé)

- problème de raccordement

 unitaire : un seul réseau pour les EU et les EP (avec déversoir lors d’orages) ;

- Avantages :

- économique (coût plus bas)

- facilite de branchement et de mise en œuvre.

- Inconvénients :
- pollution relative du milieu récepteur

- perturbation du fonctionnement de la station d’épuration

 pseudo-séparatif : - un réseau EU où les EP individuelles (toitures, cours) sont recueillies,

- un réseau EP pour les eaux de ruissellements des chaussées et trottoirs.

31
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
L’assainissement

Figure : Les différents types de réseaux d‘assainissement.

II-3. CONCEPTION D’UN SYSTEME D’ASSAINISSEMENT :

Les étapes de conception d’un réseau d’assainissement sont :

a) Dimensionnement du réseau : les étapes de dimensionnement sont :

32
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L’assainissement

b) Facteurs qui influent sur la conception d’un réseau d’assainissement :

II-4. DIMENSIONNEMENT DES CANALISATIONS (SYSTEME UNITAIRE):

S’agissant d’un réseau unitaire, et à l’effet de procéder au dimensionnement du réseau


d’assainissement, et pour un tronçon appartient au bassin versant, on suit les étapes suivantes :
 Délimiter pour chaque tronçon du réseau les surfaces d’apport qui lui revient
 Evaluation du débit des eaux usées 𝑄𝑒𝑢 ;
 Evaluation du débit des eaux pluviales 𝑄𝑒𝑝 ;
 Débit total = débit des eaux usées + débit des eaux pluviales ;
 Dimensionnement de canalisation ;

Figure : Les rameaux d’un réseau d‘assainissement.


33
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L’assainissement

1- Le débit des eaux usées : Les débits des eaux usées sont estimes comme suit :
a- Débit moyen journalier:
n. c. (1 − a)
𝑄𝑚 = (𝑙 ⁄𝑠)
86400
 n : nombre d’habitant.
 c : consommation journalier estimée à 150 l/j/hab.
 a : coefficient d’abattement estime entre 20 et 30 % donc, a= 0,2 à 0,3.

b- Débit de pointe:
𝑄𝑒𝑢 = 𝑃. 𝑄𝑚 (𝑙 ⁄𝑠)

 p : coefficient de pointe.
2- Le débit des eaux pluviales : Les débits des eaux pluviales sont estimes à partir de la
méthode dite rationnelle qui est donnes par la formule suivante :
𝑄𝑒𝑝 = C. I. A

 Qep : débit d’apport d’un tronçon (l/s)


 A : air du bassin versant (ha)
 I : intensité pluviométrique (l/s/ha)
 C : Coefficient de ruissellement
- surface imperméable ………………………..0,9
- pavage à large joint ……………………..……0,6
- voie en macadam non goudronne.....…...0,35
- allée en gravier………… ...………………..…..0,2
- surface boisée...………….....………………..…..0,05

∑ 𝑆𝑖 . 𝐶𝑖
𝐶=
∑ 𝑆𝑖
Etapes à suivre :
- délimiter pour chaque tronçon du réseau les surfaces d’apport qui lui revient
- décomposer cette surface suivant la nature du revêtement qui est caractérisée par le
coefficient de ruissellement “ C ” :

34
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
L’assainissement

 parking + chaussée + trottoir + allées piétonnes ………….. C = 0,9


 espace vert …………………………………….....................…………….C =0,05

- calculer le coefficient de ruissellement de ruissellement pondéré :


∑ 𝑆𝑖 . 𝐶𝑖
𝐶=
∑ 𝑆𝑖
- l’intensité moyenne de précipitation de la région considérée (l/s/ha).
- Calculer le débit de pointe revenant au tronçon considéré par l’expression:
𝑄𝑒𝑝 = C. I. A

3- Dimensionnement des conduites (diamètre de conduite): Les collecteurs sont


dimensionnés par la formule de MANNING-STRICKLER.
a- Rayon hydraulique:
Soit une conduite de section “ S ” par laquelle transite un débit quelconque, on appelle rayon
hydraulique note “ Rh ”, le rapport de la section mouillée “ Sm ” au périmètre mouillée “ Pm ”,

Rh = Sm /Pm (m)
Avec : - Sm = surface mouillée ;
- Pm = périmètre mouillé ;

Cas particulier: si on considère que la moitié de la section est mouillée :


Sm = p.R²/2

Pm = p.R => Rh = D/ 4

Sm R 2 / 2
Rh    R/2
Pm 2 ( R / 2)
b- La vitesse d’écoulement :
Compte tenu des caractéristiques hydrauliques des effluents urbains, de la nature et la
disposition des conduites dans lesquelles s’effectuent l’écoulement, CHEZY a établi l’expression
de la vitesse d’écoulement comme suit :
𝑉 = C. √𝑅ℎ . 𝐼 (m/s)
Avec : - Rh : rayon hydraulique (m)
- I : pente de la conduite [m/m]
-C : coefficient de vitesse caractérise la nature de la conduite et les conditions de pose.

35
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L’assainissement

Dans les cas simples, la vitesse d’écoulement peut être déterminée par:
𝑉 = K 𝑠𝑡 . 𝑅ℎ 2/3 . 𝐼1/2 (m/s)
Avec : -Kst : coefficient de MANNING-STRICKLER, égale à :

 Paroi en terre : Kst =30.


 En buses métalliques Kst =40.
 Maçonneries Kst =50
 Buses préfabriquées en béton Kst = 80

C- Le débit de saturation :
Ce débit est donné par la formule de MANNING et STRICKLER :

𝑄𝑆 = 𝑉. 𝑆 = K 𝑠𝑡 . 𝑅ℎ 2/3 . 𝐼1/2. 𝑆𝑚 (m3/s)


Avec : - Sm : surface mouillée (m²).

4-Exemple numérique :
Soit à dimensionner un tronçon d’assainissement pour l’évacuation des eaux pluviales, La
surface d’apport qu’il lui revient est St dont :
 Piéton S0
 Parking S1
 Trott +chaussée S2
 Toiture S3
 Espace vert S4
Surface totale : St =S0+S1+S2+S3= 4561, 13 m²

∑ 𝑆𝑖 . 𝐶𝑖 0,9.4561, 13 + ,05.606, 25
𝐶= = = 0,8
∑ 𝑆𝑖 4561, 13 + 606, 25
Sachant que :
 I = 180 l/s/ha
 S = 4561,13+606,25 = 0,5167 ha
Alors le débit de pointe transitera le tronçon : Qep = 180.0, 5167.0,8 = 74,41 l/s

On a :

 Kst =80 (pour les buses)


 I : la pente de pose pour notre cas ; On a I= 3 %

36
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L’assainissement

𝑄𝑆 = K 𝑠𝑡 . 𝑅ℎ 2/3 . 𝐼1/2 . 𝑆𝑚 (m3/s)


2
𝑅 3 𝜋𝑅2
𝑄𝑆 = 80. ( ) . (0,03)1/2 . = 13,71 𝑅8⁄3
2 2
𝑄𝑆 = 13,71 𝑅8⁄3 = 74,41 . 10−3 (m3/s)
 R =0.141 m =141 mm

Le débit est assuré pour un diamètre D = 2R = 282 mm. Don on opte pour :

 D=300 mm

37
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Les réseaux divers

CHAPITRE 3 :

Les réseaux divers.

38
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Les réseaux divers

CHAPITRE 3 : Les réseaux divers

III-1. LES RESEAUX AEP (Adduction en Eau Potable):

III-1-1- Besoin en EAU :


L’objectif de l’adduction en eau potable est de répondre aux besoins, pour les différents usages :
domestique, industriel, arrosage des plantations, lavage et nettoyage des espaces publics, lutte
contre l’incendie.

Ces besoins sont quantifiés afin de définir les caractéristiques de distribution dans les zones à
aménager. La consommation moyenne des ménagers est de l’ordre de 150 litres par jour et par
habitant. Elle peut varier dans une fourchette allant de 100 à 300 litres par jour.

D’autre part, deux facteurs influencent la consommation moyenne :


 La période de l’année : la consommation mensuelle est affectée d’un coefficient correcteur
égal à 0,5 en hiver et 1,5 en été
 La période de la journée : le débit évolue dans la même journée (les heures creuses et les
heures pleines).

III-1-2- Type de réseau de distribution :

Figure : Les différents types de réseaux d‘AEP.

39
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Les réseaux divers

1. réseau ramifié :

Economique mais manquant de souplesse : une rupture prive d’eau tous les
branchements en aval.

2. réseau maillé

Ce système rend possible, par un simple jeu de robinets-vannes, l’alimentation


en retour et permet ainsi d’isoler uniquement le tronçon défectueux.

III-1-3- les branchements:

1 Réseau de distribution

2 Prise en charge avec robinet d'arrêt 1


3 5
3 Canalisation de branchement
2
4
4 Compteur avec robinet d'arrêt

5 Réseau de l'abonné

 Prise en charge avec robinet d'arrêt (2) : Système composé d'un collier fixé par serrage
sur la canalisation, sur lequel est posé un robinet d'arrêt permettant le percement de la
canalisation en service; ceci est utilisé pour les canalisations de petits diamètres («40
mm) mais, un système analogue permet des branchements en charge sur des diamètres
beaucoup plus importants. Le robinet d'arrêt, « quart de tour », est enterré et commandé
par une bouche à clé.
 Canalisation de branchement (3) : Elle est en PVC ou polyéthylène de 20 à 40 mm de
diamètre quel que soit le matériau.

 Compteur avec robinet d'arrêt (4) : Il marque la limite de prestation du service


gestionnaire (compteur compris) et est précédé d'un robinet d'arrêt de l'installation
privée. Il est gélif, comme le réseau, et il convient de le protéger. Il doit être installé en
limite du domaine privé et rester libre d'accès au service gestionnaire. Il est
recommandé l'installation d'un clapet, à l'aval du compteur, pour éviter les retours
d'eau.

40
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Les réseaux divers

Figure : Le principe d’alimentation en eau d’un groupe d’habitation.

III-1-4- Le service incendie :

Le matériel de lutte contre l’incendie est soumis à une réglementation stricte ainsi qu’à des
normes dont l’objectif est d’optimiser la fiabilité des appareils de lutte contre l’incendie en
toutes circonstances et pour une utilisation rapide par les services de secours.

La défense contre l’incendie peut être abordée de deux manières :

 Depuis l’intérieur des bâtiments à l’aide de dispositifs installés lors de leur construction ;
 Depuis l’extérieur en se raccordant sur des poteaux ou sur des bouches repartis ;

Le poteau incendie est un appareil de lutte contre l’incendie permettant le raccordement au-
dessus du sol du matériel mobile des services de secours avec un réseau sous pression. Il est un
appareil essentiel de la sécurité incendie dans le cadre d’une intervention contre un incident.

Le poteau d’incendie mesure environ un mètre de haut et identifiable par sa couleur rouge. Il
possède trois sorties symétriques (branchement des tuyaux) qui sont fermés par des bouchons.

41
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Les réseaux divers

Figure : Le poteau d’incendie.

Figure : Le branchement d’un poteau d’incendie.

III-2. LES RESEAUX DE DISTRIBUTION ELECTRIQUE :

1- Modes de pose de réseaux de distribution d'énergie électrique :

 le réseau aérien sur poteaux ou sur façades (se justifie difficilement dans les opérations
d'habitations);

42
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Les réseaux divers

 le réseau souterrain en pleine terre ;


 le réseau placé en ouvrage technique de surface (bordure de trottoir ou de caniveau).

2- Caractéristiques du courant distribué : Les ouvrages sont classés en 4 dénominations :


 Basse tension (BT) : 220 ou 380 V ou Ire catégorie : < I 000 V en alternatif ou I 500 V en
continu
 Moyenne tension (MT) : 3 à 66 kV ou 2e catégorie de 1 000 V à 50 000V
 Haute tension (HT) : 45 à 90 kV
3e catégorie: > 50 000 V
 Très haute tension (THT) : 150 à 400 kV

3- Les différents éléments d'un réseau de desserte électrique d'une opération


d'habitation :

1 2

3
4 bis
4
5
6

Figure : Les éléments d’un réseau de desserte électrique.

1 : la source d'énergie MT peut être un poste-source HT/MT ou un poste de répartition ou une


ligne MT.
2 : la structure de desserte MT 15 ou 20 kV intérieure à la zone.

3 : le poste de transformation MT/BT dont l'accès est réservé au concessionnaire.

4 : le réseau de desserte BT 220/380 V alimentant les abonnés.

4 bis: les armoires de coupure éventuelle.

5 :les branchements BT des abonnés

6 : les coffrets de comptage des abonnés.

4- Le réseau MT d’une opération et les postes :


Comme il a été dit avec le dessin précédent, avant de construire le réseau MT il est
nécessaire de connaître les disponibilités à proximité de l'opération :

43
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Les réseaux divers

 un poste transformateur HT/MT,


 un poste de répartition,
 une ligne MT extérieur ou intérieur à la zone à équiper
Le réseau MT d'une opération s'appuie au moins sur deux alimentations MT distinctes.

Structure coupure d’artère Structure double dérivation

Légende :
poste HT/MT ligne MT Selon les disponibilités et les besoins
certains ouvrages peuvent être
ligne MT poste MT/BT existants, à renforcer, à créer

Figure : Les éléments d’un réseau électrique MT.

5- Le poste (transformateur ou de répartition) de distribution publique : Leur puissance


est :

 160 kVa pour un poste sur poteau,


 100, 160 ou 250 kVa pour un poste en cabine ou préfabriqué en zone rurale,
 250, 400, 630 ou 1000 kVa en zone urbaine.
Leur rayon d'action est de 150 à 300m mais le nombre de postes et leur position
dépendent du calcul des chutes de tension en ligne sur le réseau BT.
Le lotisseur doit mettre à disposition du distributeur soit un local soit un terrain pour
installer le poste de transformation; la définition et les caractéristiques du local doivent
s'opérer d'un commun accord entre le distributeur et le lotisseur; il doit en outre être tel que :

 le concessionnaire puisse y accéder à toute heure ;


 les voies d'accès doivent être directes et permettre l'amenée de matériel par un camion
de 3 t ;
 les abords de la porte d'accès doivent toujours rester libres ;
 le poste doit être à l'abri des inondations et ventilé naturellement; (en général c'est le
concessionnaire, EDF qui fournit les plans du poste à réaliser) ;

44
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Les réseaux divers

 le tracé des canalisations BT et MT doit faire l'objet d'un accord avec le concessionnaire.
Ce poste est soit :

 isolé,
 accolé à un bâtiment,
 incorporé dans 1 bâtiment (immeuble collectif en centre urbain).

6- Le réseau BT :
Pour déterminer la section des conducteurs à mettre en place, il faut connaître :

 la puissance à transiter ;
 la longueur des tronçons entre le tableau BT du poste de distribution publique et
l'abonné ;
 la nature du câble à utiliser
La chute de tension DU / U ne doit pas excéder.
 5 % de la tension du réseau pour le tronçon allant du tableau BT du poste de
distribution publique à la boîte de dérivation ;
 1,5% de la boîte de dérivation au disjoncteur d'abonné.

4
3
Branchement
1
U/U<5%
2
Réseau BT

U/U<5%
1 Poste de distribution public

2 Boîte de dérivation

3 Comptage

4 Disjoncteur d'abonné

Schéma de branchement BT

Figure : Les éléments d’un réseau électrique BT.

45
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les réseaux divers

7- Branchement et comptage :

6 7
3 4 5
2

partie privée
1 Réseau BT 1
2 Boîte de dérivation
3 Organe de coupure
4 Compteur et accessoires
5 Disjoncteur
6 Tableau privé principal
7 Installation intérieure
Figure : Les éléments d’un branchement électrique.

8- Recommandations techniques pour la pose en pleine terre :


La pose du câble se fait de la manière suivante :
 ouverture de la tranchée ;
 pose en fond d'un lit de sable sur 10 cm ;
 pose du câble ;
 remblai en sable ou terre fine exempte de cailloux sur 20 cm de hauteur ;
 mise en place d'un grillage avertisseur de couleur rouge ;
 remblaiement.
>60cm

>60cm
>80cm
>100cm

grillage sable ou câble


terre fine électrique
avertisseur BT télécom
>20cm
>20cm
gaz
eau éclairage
>10cm
>20cm >40cm >80cm Autre canalisation
l
Tranchée commune
l fonction de l’engin de terrassement
et du nombre de câbles

Figure : Les techniques de pose des câbles dans les tranchées.

46
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Les réseaux divers

III-3. LE RESEAU DE DISTRIBUTION DU GAZ COMBUSTIBLE:

On ne s'intéresse là qu'au gaz distribué par un concessionnaire (SONELGAZ en l'occurrence).

a) Les différentes pressions utilisées :


 BP : basse pression, entre 9 et 37 mb (hPa) qui permet l'alimentation directe des
appareils domestiques ;
 MP : moyenne pression, entre 0,4 et 4 b (de 400 à 4000 hPa ou de 40 à 400 kPa)
nécessite l'emploi de détendeur régulateur ;
 HP : jusqu'à 67 b ; utilisée pour les réseaux de transport mais en aucun cas des réseaux
de distribution
b) Eléments d’un réseau de distribution de gaz :
1 : Prise de branchement: dispositif de raccordement entre
une conduite et un branchement.

2 : Dispositif de coupure ou d'obturation, interrompt le flux Détendeur


régulateur
gazeux dans une tuyauterie, on utilise un robinet 1/4 de tour
ou un robinet poussoir; ce dispositif doit être signalé, muni
d'une plaque d'identification et accessible en permanence au
niveau du sol

3 : Détendeur-régulateur : détend le gaz d'une pression


amont à une pression aval.
2 3 4
4 : Compteur de volume de gaz en m3, par contre un
coefficient de conversion, variable selon le pouvoir 1

calorifique, de l’ordre de 11.5 permet de transformer ce


volume en KWH

Figure : Les éléments d’un de distribution du gaz.

c) Consommations annuelles moyennes par logement individuel :


 1 usage (cuisine) : 1200 kWh ;
 2 usages (cuisine + installation d'eau chaude) : 5 à 6000 kWh ;
 3 usages (cuisine + eau chaude + chauffage) : 25000 à 45000 kWh.
d) Conception du réseau MP :
Avant de bâtir le réseau MP de l'opération, on doit connaître les possibilités du réseau
existant (situation, pression, débit possible…); un contact doit donc être pris avec le
concessionnaire et lui exposer :
47
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les réseaux divers

 Le lieu de l’opération ;
 Son importance ;
 L’usage souhaité
 L’estimation de débit horaire ;
Le tracé du réseau à créer doit emprunter des espaces accessibles pour permettre les
interventions; les canalisations enterrées peuvent être posées dans tout terrain privatif ou non
(avec convention de servitude si terrain privé) et sous n'importe quel revêtement. Elles sont,
en général, placées sous trottoirs, accotements ou espace libre.

- Les conduites seront dimensionnées en fonction du débit instantané.


- Matériau des canalisations : en général en polyéthylène.
- Réseaux en pleine terre :

en tranchée individuelle en tranchée commune :

ouverture de la tranchée, voisinage avec des câbles électriques


dressage du fond de fouille avec ou téléphoniques : e > 20 cm en
suppression des aspérités, pose croisement et > 40 cm en parcours
de la canalisation sur un lit de parallèle
sable de 10 cm, remblaiement
voisinage avec des canalisations
avec 30 cm de sable compacté,
d'eau potable : au moins 20 cm et gaz
pose d’un grillage avertisseur
au-dessus si possible
jaune, remblaiement avec 40 cm
au moins de terre. (voir dessin du réseau électrique)

>40cm

Grillage

avertisseur
>20cm

>10cm
Figure : La pose des canalisations de gaz dans les tranchées.

48
L3 G.C ENSEIGNANT : A. SAOULA
Les réseaux divers

III-4. LE RESEAU DE TELECOMMUNICATION :

a) Architecture du réseau de télécommunications : Les abonnés sont rattachés à des


bâtiments de desserte (Algérie télécom).

ligne terminale
Bâtiment de desserte
Répartiteur général (RG)
Liaisons aux divers
services : Transport Prises
distribution Réglette
Téléphone, points de distribution
Numéris, télex, sous répartiteur (SR)
lignes spécialisées

Figure : Les éléments d’un réseau de télécommunication.

 Le réseau de transport est l’ensemble des câbles multi-paires qui relient le commutateur
d'abonnés situé dans un bâtiment de desserte, au premier point d'éclatement de ces
câbles, appelé sous-répartiteur.
 Le répartiteur général sert d'interface entre les câbles de transport et les équipements
actifs du local de desserte.
 Le sous-répartiteur ou SR regroupe les lignes d'une même zone (5 à 500 abonnés) ; il est
installé soit dans une armoire située sur la voie publique, soit dans une chambre
souterraine, soit en immeuble, soit sur poteau.
 Le réseau de distribution est l’ensemble des câbles multi-paires qui relient le sous-
répartiteur à des points d'éclatement appelés points de distribution.
 Le point de distribution fait la jonction entre le réseau de distribution et les lignes
terminales.
 La ligne terminale comprend le câble individuel de branchement et l'installation
intérieure sur laquelle se raccordent les terminaux.

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Les réseaux divers

b) Réseau de desserte :

Figure : Les éléments d’un réseau dessert.

Éléments composants ce type de réseau :

 Le répartiteur général le plus souvent est à l'extérieur de l'opération.


 Les câbles de transport reliant le répartiteur général au sous-répartiteur.
 Le sous-répartiteur équipé de plusieurs têtes de câbles permettant la répartition des
paires en provenance du commutateur (câbles de transport) et des paires en
provenance des abonnés (câbles de distribution).
 Les câbles du réseau de distribution ;
 Les bornes pavillonnaires regroupant 5 ou 6 lots.
 Les branchements d'abonnés qui partent de chaque borne pavillonnaire.

c) Le sous répartiteur :
 Sur la voie publique, il a la forme d'une armoire étanche et fermant à clé; il est posé sur un
socle en béton; il doit être implanté dans le domaine public ou collectif à proximité d'une
chambre de tirage.
 En immeuble, il se présente sous forme d’un coffret métallique fermant à clé; il est installé
dans un local indépendant.
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Les réseaux divers

d) Les bornes pavillonnaires :


Elles abritent les points de distribution; elles sont implantées à côté des chambres de tirage
ou intégrées dans des infrastructures comme les éléments de clôtures ou les murs
techniques.
e) Les câbles en canalisation multitubulaire :
Pose en tranchée, elle peut être commune avec d’autres réseaux; il faut 0,80 m de charge
(sable et remblai) au-dessus de la canalisation sous chaussée, 0,50 m sous trottoir; un
dispositif avertisseur vert (grillage) est nécessaire au minimum 30 cm au-dessus des tubes;
les tubes sont posés au-dessus d'un lit de sable de 5 cm; 10 cm de sable les recouvre.
La distance minimum (horizontale ou verticale) avec un autre réseau est de 20cm.

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Les espaces verts

CHAPITRE 4 :

Les espaces verts.

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Les espaces verts

CHAPITRE 4 : Les espaces verts

IV-1. LA CONCEPTION DES ESPACES VERTS :

La conception des espaces verts est étudiée en fonction de l’implantation des bâtiments, des
voiries, de l’environnement, des besoins des utilisateurs, de la nature du sol. Il répartit les
végétaux, associe les couleurs et recherche les dispositions les mieux adaptées à la situation
géographique, à la nature du sol et à leur intégration dans le paysage, tout en conservant, dans
la mesure du possible, les arbres et arbustes existants. Cette dernière orientation peut avoir des
conséquences sur l’implantation des constructions.

Les végétaux sont choisis pour obtenir la meilleure adéquation avec l’objectif recherché dans
l’aménagement paysagé. De multiples créations sont possibles, sans oublier que l’échelle de la
végétation a une influence certaine sur la perception des dimensions de l’espace environnant :

Figure : La conception des espaces verts.

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Les espaces verts

 intégrer la zone aménagée dans son environnement végétal ;


 aménager une surface au sol en créant des jardins, des massifs floraux et des pelouses ;
 diviser les espaces à l’aide de haies (clôtures) plus ou moins hautes en utilisant une essence
unique ou en mêlant diverses essences ;
 marquer une allée ou une voie par une ou plusieurs rangées d’arbres ;
 regrouper les arbres et les arbustes afin de former des bosquets (bouquets);
 mettre en valeur un arbre caractéristique soit par son développement et par son port, soit
par sa forme ;
 composer un massif d’arbustes à fleurs ou non ;
 former un fond végétal de teinte uniforme ou variée selon la couleur du feuillage et selon
les saisons ;
 former un écran visuel afin d’isoler les zones résidentielles de secteurs industriels dont
l’aménagement laisse à désirer ;
 adoucir ou accentuer le relief du terrain à l’aide d’espèces, de hauteurs variables ;
 utiliser le relief du terrain pour aménager des terrasses retenues par des murs de
soutènement.

Les espaces verts sont souvent complétés par des équipements d’agrément pour les usagers,
tels que: bancs de repos, aires de jeux pour les enfants, éclairage, plans d’eau, etc.

IV-2. LES COMPOSANTS DES ESPACES VERTS :

Les espaces verts comprennent deux composants : le support et les végétaux.

IV-2-1. Le support: le support est constitué de deux milieux superposés :

a) la terre végétale : forme la couche superficielle du terrain naturel. Son épaisseur varie
entre 10 à 50 cm environ.

b) le substrat : est la couche sous-jacente de la terre végétale, dans laquelle les végétaux
viennent chercher les éléments utiles à leur croissance (substances minérales, eau matières
organiques...)

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Les espaces verts

Figure : Les composantes des espaces verts.

IV-2-2. Les végétaux (plantes):

Il s’agit de toute la couverture végétale. On peut rencontrer trois niveaux : des bosquets dont la
taille ne dépasse pas 1,50 m (ce sont généralement des couvres sols), des arbustes qui peuvent
s’élever jusqu'à 4 m de hauteur et des arbres dont la hauteur peuvent atteindre plus de 15m.

 L’arbre : l’arbre dans la ville, planté le long des routes, aux abords des canaux dans un jardin
ou d’un parc, joue des rôles multiples qui sont loin de se limiter à sa fonction esthétique. . Il
a un effet « antipollution », en été, les arbres apportent ombrage et fraîcheur et servent
d’écran contre les vents et les poussières.
 Les plantes grimpantes : Le décor végétal ne serait pas complet sans les arbustes appelés
« plantes grimpantes », elles sont utilisées pour leur caractère grimpant pour tapisser les
parois minérales et les sols contre l’ensoleillement. Les plantes grimpantes poussent droit
ou à ramper, elles se développent autour de leurs supports et s’y accrochent. D’une manière
générale les plantes grimpantes jouent un rôle protecteur, esthétique et offrent un abri
durant les jours ensoleillés d’été.
 Les haies : Au jardin, une haie a d’abord un rôle utilitaire : elle sert à délimiter, soit
l’ensemble du jardin, soit l’une ou l’autre de ses différentes parties. Contre le vent, elle est
plus efficace qu’un mur, ce dernier provoquant, derrière lui, des tourbillons souvent

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Les espaces verts

néfastes alors qu’une haie tamise le vent. On en distingue plusieurs types de haies : haies
basses (jusqu'à 1m de hauteur), haies moyennes (1à2m) et les haies hautes (2m et plus).
 Les rosiers : la rose est la fleur la plus appréciée par excellence, elle a plusieurs façons
d’attirer les regards des usagers : la couleur, le parfum et la forme.
 Le gazon : Le gazon est un tapis obtenu par une espèce ou une association d’espèces, dont
la hauteur ne dépasse pas 3-5cm à l’état naturel ou après tonte. Il présente l’aspect visuel
est compact, uniforme, homogène, à structure régulière, c’est un élément essentiel du jardin
d’agrément tant pour des motifs évoque et suggère la détente.
 La pelouse : En termes d’espace vert, la pelouse est définie comme un tapis étendu plus ou
moins régulier à dominante de graminées. La tonte est l’entretien dominant avec des soins
plus extensifs que dans le cas du gazon ; la composition floristique peut évoluer très
notablement dans le temps.

IV-3. LA GESTION DES ESPACES VERTS :

Il ne suffit pas d’effectuer des plantations, encore faut-il assurer un entretien regulier. A cet
effet, il faut maintenir une certaine harmonie entre les plantes et leur environnement : sol,
conditions climatiques...

 La croissance des végétaux : la croissance des végétaux est améliorée grâce à des
interventions mises au point lors de leur plantation ;
 La protection contre les maladies et les parasites : certaines plantes sont sensibles aux
maladies. Dans ce cas, un diagnostic s’avère nécessaire pour déterminer les causes et
apporter le traitement approprié.
 L’élimination des mauvaises herbes : qui sont les plantes dont la présence n’est pas
souhaitée, elles sont donc éliminées d’une manière ou d’une autre.
 L’évacuation des déchets : l’ensemble des déchets végétaux est rassemblé pour être
apporté dans une déchetterie.

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V.R.D REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES.

Références Bibliographiques

1. R. Bayon, "Voiries et réseaux divers", Editions Eyrolles.

2. Ministère de l’équipement, du logement, des transports et de l’Espace, " La


pratique des VRD ", Le moniteur.

3. Gérard Karsenty, "Guide pratiques des VRD & aménagement extérieurs", Editions
Eyrolles.

4. Gérard .P, "Guide pratiques du droit de l’urbanisme", Editions Eyrolles.

5. C. Peyronne et G. Caroff, "Dimensionnement des chaussées ", Presses des ponts


et chaussées.

6. G. Jeuffroy, "Conception et construction des chaussées ", Editions Eyrolles.

7. C. Régis, "Assises de chaussées ", Presses des ponts et chaussées.

8. C. Gomella et H. Guerrée, "Guide de l’assainissement dans les agglomérations


urbaines et rurales ", Editions Eyrolles.

9. M. Satin et B. Selmi, "Guide technique de l’assainissement ", Editions le Moniteur.

10. C. Gomella et H. Guerrée, "La distribution d’eau dans les agglomérations urbaines
et rurales ", Editions Eyrolles.

11. Ministère de l’équipement, du logement, des transports et de l’Espace,


"L’aménagement des espaces verts ", Editions le Moniteur.

12. F. Valiron: "Gestion des Eaux, Tome 2 Alimentation en eau. Assainissement "
Presses de l'école nationale des ponts et chaussées.

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